Comment tout a commencé ?
Tout a commencé l'an dernier, en 2008, avec la découverte du surdouement de mon petit Zèbre, il avait alors 4 ans. La découverte étant le fait de l'insistance de sa grand-mère, ma mère...
Avec son papa, malgré les demandes récurrentes de la mamie, nous avions toujours refusé de le montrer à un psychologue. Il avait toujours été un petit garçon très vif & équilibré, sociable, câlin, sensible & donc nous n'en voyions pas du tout l'intérêt. Pourquoi aller voir un psy, quand on perçoit son enfant comme étant sans problème & tout à fait dans la norme (dans NOTRE norme... ça je ne l'ai compris que plus tard !) !??
Personnellement, je redoutais aussi que le fait d'aller consulter un psychologue ne le perturbe plus qu'autre chose, puisqu'il allait bien & ne manifestait aucune difficulté à nos yeux, pourquoi lui imposer cela ? Ne dit-on pas que le mieux est l'ennemi du bien. C'était là exactement notre point de vue sur la question.
Et puis un jour, nous avons cédé. Pourquoi ? me direz-vous...
Réponse n° 1, car l'insistance de ma mère peut être TRÈS TRÈS pénible parfois !
& qu'elle n'a eu de cesse de revenir à la charge.
C'est un fait, ça a été un élément déclencheur. Mais ce n'est pas l'unique raison de ce revirement de pensée.
Pour être tout à fait honnête, j'ai eu peur. Peur de passer à côté de quelque chose qui lui semblait si évident, à elle. Je me suis dit :
"& si le fait de ne pas voir cette évidence venait de moi, si le problème était au fond de MON côté ?!"
Si derrière ce que j'envisageais plutôt comme une gentille élucubration de la part d'une grand-mère très fière d'avoir un petit-fils de toute évidence curieux de tout (point qui ne faisait absolument pas l'ombre d'un doute ! Nous étions certains qu'il était intelligent !!!), se cachait une réalité fondée & palpable bien plus profonde que nous n'arrivions pas à déceler, nous, parents ???
Je ne voulais pas prendre le risque de me tromper & par la même occasion, de passer à côté de quelque chose de capital pour mon zébrillon.
Je ne voulais pas devenir une de ces mères qui ne doutent jamais & sont toujours convaincues de savoir ce qui est parfait pour leur enfant. D'autant que je doute toujours, de tout ! ![]()
Je ne voulais pas non plus regretter plus tard de n'avoir pas su reconnnaître ce que sa grand-mère agitait devant mes yeux. Pas plus que prendre le risque de ne pas offrir tout le bien-être possible à mon fils. Pour moi, il n'était pas en souffrance, mais après tout les parents sont-ils toujours les mieux placés pour déceler la souffrance qu'un enfant tente par tous moyens de camoufler ?!
Nous avons donc consulté une psychologue, spécialiste des enfants doués & des soucis scolaires (il n'en avait aucun - bien au contraire), à qui j'ai fait part de tout ce cheminement, & aussi des doutes qui étaient les nôtres, à son père & moi-même, quant à l'utilité de lui faire passer des tests. Je voulais la démarche transparente & honnête, puisqu'elle n'était pas réellement à notre initiative.
Notre fils a insisté, lui, pour passer un bilan. Il voulait vraiment le faire ! Il était catégorique.
Il le fit donc, avec beaucoup de joie & de bonne humeur.
C'est à ce moment précis, durant les 3 heures de la passation de ses tests, que j'ai consulté pour la toute première fois des infos sur les enfants "doués", "surdoués", "intellectuellement précoces", via ce merveilleux & terrible outil qu'est Internet. Et ce que j'ai lu brièvement m'a tellement fait peur (échec scolaire, solitude, tristesse, difficultés en tous genres, etc. ) que j'ai dit à son papa :
"C'est tellement négatif ! J'espère de tout coeur qu'il n'est pas concerné !"
Pendant 3 semaines, du jour de la passation jusqu'à l'entretien de restitution, nous n'en avons plus parlé à la maison, laissant tout ça un peu de côté. Refermant avec empressement ces sites alarmistes qui m'avaient affolée & rebutée.
Moi, vraiment très échaudée par ce que j'avais entre-aperçu sur certains sites-internet & forums, son père plutôt dans l'attente des résultats, & notre zébrillon paisible & serein, étant sorti du cabinet de la psychologue en me disant :
"Pff ! c'est des choses de bébé qu'elle m'a fait faire ! Tout était très facile, on n'a fait aucun travail !!!"
Deux jours avant le compte-rendu, le jeudi, il est devenu TRÈS agité (sans que je ne lui ai dit que l'entretien avait lieu le samedi) & ça a duré ainsi jusqu'au rendez-vous chez la psy. J'ai su par la suite qu'il était ravi & impatient d'entendre enfin le pourquoi & le comment du sentiment de différence qu'il éprouvait...
J'ai eu un double choc lors de la restitution.
- d'abord parce que la psychologue (pour ma taquiner, comme je lui avais expliqué mes lectures affolantes sur Internet) nous a dit d'entrée de jeu que nous allions devoir nous (re)plonger dans les sites & bouquins traitant du surdouement, puisque notre fils était très concerné par la chose
- puis second choc car je me suis reconnue dans le descriptif de la psy. J'ai subitement revu des épisodes de ma vie oubliés (pensais-je !) depuis longtemps. Et j'ai alors eu très peur que mon fils ne vive les mêmes difficultés que moi étant enfant & ado. Cette idée ne m'a pas quittée durant l'heure entière du compte-rendu
J'ai perdu ma voix une semaine durant, quelques heures à peine après l'entretien de restitution !!! tant j'avais été sonnée par tout ça, car beaucoup de questions du passé (de mon enfance, mon adolescence) sont remontées d'un seul coup, & tout s'est mélangé dans ma tête.
Reproches, de ne pas avoir vu plus tôt l'évidence qui se confirmait finalement, craintes pour mon fils, tristesse en repensant à mon enfance solitaire & relativement difficile
Je me suis très vite mise en quête, de manière compulsive (comme à mon habitude !) d'ouvrages, articles, sites, blogs sur ce thème. J'ai amassé le maximum d'informations & de façons d'aborder le surdouement & là... re-choc ! C'était bien moi.
Pour la première fois de ma vie, tout semblait prendre un sens, à la manière d'un puzzle dont j'aurais trouvé d'un seul coup les bonnes pièces, après avoir tenté en vain durant des années de l'assembler en forçant. Je savais le résultat de ce puzzle imparfait : quoique ressemblantes, mes pièces n'étaient pas les bonnes sur l'image qu'on m'imposait, & le résultat demeurait approximatif. Mais je m'y étais habituée... & puis il parvenait tout de même à faire illusion auprès des autres & je m'en contentais, à défaut d'autre chose.
Le zèbre est aussi un excellent caméléon devant les autres
(derrière, il en souffre & à force de se travestir, perd ce feu si particulier qui brule en lui...)
Tout ce que je n'avais jamais compris - le sentiment d'exclusion, de décalage, d'être extra-terrestre, de "survoler" les choses à vitesse grand V, etc. - s'expliquait & était écrit là, dans ce que je lisais. J'avais le sentiment très étrange qu'on avait écrit mes pensées, mon ressenti avec mes propres mots ![]()
Ceux-là même que je n'avais jamais confié à quiconque, que j'avais enfoui très loin au fond de moi & auxquels je n'avais plus repensé depuis de si longues années.
De même que certains chapitres du livre de Jeanne Siaud-Facchin sur les enfants me semblaient être en lien direct avec mon garçon. On eut dit qu'ils avait été écrits en l'obervant, lui ! Je le reconnaissais à travers chaque phrase, chaque détail.
Sentiment très troublant...
Beaucoup trop de questions m'étaient posées maintenant, il me fallait des réponses concrêtes. J'en avais besoin, je le savais. J'ai ainsi décidé de passer moi aussi un bilan, qui a confirmé ma nature de Zèbre. On pourrait dire que les Zèbres ne font pas des chevaux... ![]()
Et voilà comment nous avons mis un pied dans ce monde. Et comment depuis beaucoup de choses ont repris un sens, une place pour lui, pour moi, pour la famille toute entière.
Ce qui ne règle pas tout, bien sûr. Car avoir des capacités hors du commun ne signifie pas réussir tout ce que l'on touche. Au quotidien, de nouvelles difficultés voient le jour régulièrement. Mais on sait maintenant comment, sous quel angle, avec quelles "armes" les envisager & les combattre. Ce qui change tout... !





Bonjour O grand Zèbre…
Sans blague je survole au commencement et je me sens en lien même si mon zèbre à moi fait plutôt partie de Z a-sociaux.
J’ai lu J SF aussi, j’ai dévoré tout ce que j’ai pu trouver sur le net (seulement 10H après l’installation du modem!) et j’ai souvent eu les larmes aux yeux. Des flashs aussi du passé, très nets, et la désagréable intuition de ne pas savoir par où ouvrir le paquet Kdo offert le 24 décembre dernier (jour où mon Z a passé le bilan!).
Depuis, je suis out! autant mes rapports à mon zèbre s’applanissent, autant je me sens incapable de l’aider dans ses relations au reste du monde (école,CLSH : enfreindre la règle est sa loi!).
Il effectue actuellement un bilan psychomoteur à la suite duquel son père et moi reprendrons contact avec la psychologue qui l’a testé.
Pour ma part je me sens de plus en plus mal à l’aise avec ce que je suis devenue(?). Qui consulter pour faire « table rase »?
Merci pour votre blog. VO
Bjour, … & bienvenue au club !
Je comprends ts bien votre sentiment d’impuissance face à ce qu’il vit, face au monde extérieur.
Qui consulter ? je dirais un psychologue, en prenant soin de le(la) choisir très connaisseur(se) ds ce domaine (celui du surdouement).
Cela pourra sans doute non seulement vous aider ds votre mal-être personnel (« Pour ma part je me sens de plus en plus mal à l’aise avec ce que je suis devenue(?)’), mais également aider ds les rapports avec votre jeune zèbre ! Car qd on est mal avec soi-même, on peut difficilement aider l’autre… (d’autant + qd l’autre en question ressent ts fort ce malaise existant)
Merci zébrounet,
pour tes anecdotes tellement vraies et merci aussi aux zèbres et parents de zèbres qui s’expriment ici.On se sent effectivement moins seul!
J’ai changé le nom mais c’est encore moi, à propos de mon zébrounet asocial! Il a fini de passer son bilan psychomoteur et les « choses » se confirment. A suivre donc.
J’ai bien noté la nécessité de rencontrer un ou des psychologues « spécialisés » dans le surdouement mais concrètement, qu’est-ce qui permet d’être sûr de son choix? (O sale doute, quand tu nous tient…). Je vais tâcher d’y voir plus clair et de mettre sur off un certain temps (ce n’est pas si facile parfois!).
Je me répète mais MERCI encore, ça fait trop de bien de « lâcher » le trop plein sans craindre de passer pour une « tarée ».
A bientôt peut-être.
A au fait : comment en parler au corps enseignant là maintenant tout de suite????
Je blague, on va le faire à l’instinct pour une fois…
Ah les fautes, au secours : rectif « quand tu nous tiens »! Sorry…Gspr qu’il n’y en a pas d’autres!!! lol
Bonjour.. ou bonsoir, au choix du moment de la lecture
Pourquoi je suis venue sur ce site ? je cherche des parents de zebres. Moi-même zébre je n’ai pas encore eu le courage de faire tester ma fille de neuf ans. Je sais qu’elle réussie tout ce qu’elle entreprend à vitesse grand V. Et pourtant, aujourd’hui, si je viens là c’est que je me sens désemparée. Je suis allée voir son instit parce que je trouvais que les résultats étaient en baisse. Rien de catastrophique, juste des exercices qu’elle n’avait pas le temps de terminer dans les temps et un peu plus de remarques dans les cahiers. Je suis donc allée à ce Rendez-Vous dans le but de pointer les difficultés pour en discuter ensuite avec ma fille. Et là, j’ai reçu une grande claque… Son instit me dit qu’il n’y a aucun problème, au contraire elle est de loin bien au-dessus des autres et elle fera une excellente année l’année prochaine. Le souci se pose dans son comportement. Elle ne veut pas répondre alors qu’elle connait les réponses. Elle ne s’investit pas et fait le minimum alors qu’elle a de grandes capacités aussi bien en maths qu’en expression écrite (qu’elle n’aime pas particulièrement). Lorsqu’elle a fini son travail, elle a la possibilité de prendre des livres ou des magazines dans le fond de la classe. Mais c’est comme si rien ne l’intéressait. En rentrant à la maison elle était impatiente de savoir ce qu’il s’était dit. Quand je lui ai résumé la situation : pas de problème de connaissance mais une incompréhension de son institutrice sur son manque d’investissement, elle s’est refermée comme une huitre et a retenu ses larmes. Je lui ai demandé si elle s’ennuyait en classe et m’a répondu « non ». J’ai essayé d’ouvrir une porte en lui disant qu’elle pouvait répondre « oui ». elle m’a renvoyé en pleine face qu’elle avait aussi le droit de répondre « non ». Je suis donc désemparée parce que je vois bien qu’elle est en train de perdre son scintillement, qu’elle n’est pas épanouie. J’ai peur, en insistant, qu’elle se bloque. J’ai peur qu’en ne faisant rien elle perde encore plus confiance en la vie. Je vais m’arrêter là parce que je pourrais en écrire des pages !!! Bref, comment faire pour que sa bonne humeur revienne ? Elle n’a que neuf ans et est déjà dans la phase ado où tout est nul. Ca fait du bien de voir des sites où on se reconnaît. On sait enfin qu’on n’était pas « anormal ». Mais quand on sait ce que sont susceptibles de vivre nos enfants et ne pas savoir quoi faire, c’est difficile. Bon allez, y a toujours pire ailleurs !!! bonne journée ou soirée… Cathy
Bonjour Cathy,
La difficulté de vivre avec cette différence que l’on tait risque de lui gacher de bien belles années.
Avant de sauter le pas du bilan si tu ne t’en sens pas le courage, tu peux également adhérer à une association (AFEP par exemple) et essayer de faire une sortie en famille avec d’autres familles de l’AFEP.
Si son père ou toi, ou un grand-parent pense être zèbre ou zébrette, discuter avec elle des difficultés rencontrées dans votre enfance peut également l’aider à atténuer ce sentiment de différence.
Je ne peux que t’encourager à faire les tests: mon petit garçon a passé les tests à 5 ans. A l’époque , il était très mal dans ses baskets. Aujourd’hui, il a 9 ans, même si ces 4 ans n’ont pas été un long fleuve tranquille, il est heureux dans son CM1/CM2, avec une maitresse extra qui l’a aidé à vaincre sa dysgraphie et qui le valorise à chaque occasion y compris dans son sens de l’humour.
Pense que le résultat en vaut la chandelle pour elle, même si c’est dur pour toi.
Une hyperadaptée jamais détectée qui en souffre toujours à 40 ans!
Sophie
« Pour la première fois de ma vie, tout semblait prendre un sens, à la manière d’un puzzle dont j’aurais trouvé d’un seul coup les bonnes pièces, après avoir tenté en vain durant des années de l’assembler en forçant. Je savais le résultat de ce puzzle imparfait : quoique ressemblantes, mes pièces n’étaient pas les bonnes sur l’image qu’on m’imposait, & le résultat demeurait approximatif. Mais je m’y étais habituée… & puis il parvenait tout de même à faire illusion auprès des autres & je m’en contentais, à défaut d’autre chose. »
C’est exactement ce qui m’arrive, là, depuis quelques jours. Ça fait un drôle de choc. Faut que je fasse un bilan.
Enfin, quand j’aurais arrêté de pleurer…
Il y a des passages qui m’interpellent!
« [...] on perçoit son enfant comme étant sans problème & tout à fait dans la norme (dans NOTRE norme… ça je ne l’ai compris que plus tard !) !?? »
Tellement vrai! Les chiens ne font pas des chats! Dans ma famille, tout le monde est dans la norme… de la famille! On a finit par s’apercevoir que nous étions un peu hors normes, d’ailleurs.
Mais voilà… pour nos parents, nous sommes normaux, ou plus ou moins normaux… mais pour la société, c’est la catastrophe… Y’a un tel décalage, un tel malaise… personnellement, je me sens totalement démunie, j’ai l’impression d’avoir coupé mes ailes, moi qui réussissais tout quand j’étais gosse. Il n’y a plus cet éclat, et je change d’activité, je cumule, pour tromper un ennui enraciné qui ne veut pas partir. Et là, je sais plus quoi faire. Mes parents ont reconnu que ma petite sœur était surdouée. Pour moi je sais pas… Et je n’ai vraiment pas les moyens d’aller voir un psy. :/
En tout cas, et pour passer sur une note plus positive, j’aime beaucoup ce blog, découvert par hasard.
Bonjour,
En contactant l’afep tu auras des noms de psy qui pratiquent les test. 140 €. je ne connais pas tes moyens mais peut être le peu tu. Cela vaut le coup.
bonne continuation.
merci pour ce blog.je me sent moin seule . comme moi aussi je percevais mon enfant dans la norme je nai découvert que tres récemment alors qu il a déjà 9 ans ca précocité.destabilisé a ca oui je le suit.surtout quand apparemment comme beaucoup d entre vous je m apercoie que peut etre le décalage que je recent entre les autres et moi pourrais venir de la. échec scolaire révolte chronique qui prete a etre ridiculisé gout atipique ect.. non! mon enfant oui d accord, mais pas moi je me suis toujours considérer comme plus bete que la moyenne, ayant des difficulté a accomplir des taches qui parraissent simple a la plupart des gens, ne me donnant que des objectifs simple qui me parraissait accéssible a une « andouille » comme moi.bon aujourd hui je me rend a l évidence apres les fameux entretiens spy et les tests voila! alors maintenant on fait quoi? comme toujours mon moteur est la révolte alors je m insurje contre les méthodes que j ai rencontrer a l éducation nationale qui consiste a minimisé de surdouement d un enfant voir de le caché aux parents.la directrice de l école de mon fils ma dit « précoces bon enfin avoir de l intuition ne fait pas tous,moi je m occupe d enfant normaux je fait dans la normalité!! »avec ca je dois faire confiance a leur capacité a s occupé de mon enfant.en résumé mon problème aujourd hui est de trouvé un chemin ou guidé mon fils pour que celui ci ne perde pas l estime de lui comme je les perdu moi meme.pour qu il n échou pa dans les études comme j ai échoué et pour qu il trouve ca place aupres des autres et de cette société qui fait peu de cas de notre différence.
Bonjour,
J’ai 24 ans et je pense être un zèbre.
J’ai été arrêtée car mon médecin pensait que je faisais une dépression. Il faut dire que j’ai, depuis toute petite, des périodes de chagrins terribles, une ultra sensibilité que je ne m’explique pas, et la sensation de ne pas comprendre une partie de ce que je suis. Je consulte depuis peu une psychiatre que l’on m’a conseillée.
La révélation est venue d’une émission que j’ai regardée sur les enfants précoces, les témoignages des mamans décrivant leurs enfants ressemblaient beaucoup trop à ce que j’étais petite.
Je me suis empressée de faire des recherches sur Internet et j’ai trouvé des mots à mettre sur ce que je suis et ce que je ressens depuis toujours. C’est devenu une évidence!
Je n’osais pas en parler, de peur que l’on me prenne pour une folle, car même si j’ai toujours été excellente en classe, que j’en ai sauté une, qu’on m’a toujours décrite comme quelqu’un de très intelligent, de très vif et rapide, ayant un potentiel énorme, c’est une chose qui m’est difficile d’entendre car je ne me trouve rien d’excpetionnel, je ne suis pas un génie.. D’autant qu’une partie de moi est très (trop) sensible et fragile.
J’en ai tout de même parlé à la psychiatre que je consulte depuis quelques semaines, et surprise, elle ne m’a pas prise pour une folle prétentieuse, et m’a dit que ce sentiment d’avoir trouvé une clé de moi était fondé. Elle m’a dit qu’il ne servait à rien de passer des tests, qu’il était clair que je suis une surdouée/haut potentiel/zèbre (quel terme utiliser?), mais est-ce que le diagnostique d’une professionnelle et ma certitude suffisent? Faut-il tout de même passer un test?
Il existe peu de choses sur les adultes zèbres, j’aimerais savoir comment vous avez réussi à trouver votre voie professionnelle notamment. Avez-vous également des lectures à me conseiller? Ou tout autre conseil pour gérer ma nouvelle vision de moi?
Merci beaucoup pour votre aide.
Bonsoir Ofnice,
En tout premier lieu, lis un bouquin d’Arielle Adda, elle sait comme personne exprimer ce que ressentent les surdoués. Ta nouvelle vision de toi devrait t’aider à mieux comprendre les autres, notamment à comprendre ENFIN pourquoi tu as sans doute ce sentiment d’être toujours en décalage dans les conversations ou pourquoi tes centres d’intérêt diffèrent radicalement des centres d’intérêts généraux. Tu apprendras à être plus indulgente envers les autres et aussi envers toi même. Mais ta sensibilité extrême et ton inertie face aux choix resteront les mêmes quoi qu’il arrive, seule la « maturité » ou « l’expérience » te permettront de mieux gérer ce trop plein émotionnel et cette déroutante incapacité à choisir en ce qui concerne la voie professionnelle, un peu comme tout un chacun en somme. Suis ton instinct, ne te ferme aucune porte quand c’est possible et essaie (je sais plus facile à dire qu’à faire…) de transformer ta fragilité en force, de renverser la vapeur en somme. Ton émotivité n’a pas à être réprimée, juste contenue, elle peut sans doute devenir un atout et n’être pas seulement un boulet social. Penses-y.
Bien amicalement
Et puis tu peux aussi consulter le site douance.org , très complet sur la question de la douance, avec explications, théories et statistiques sur les tests de QI, beaucoup de références bibliographiques intéressantes, articles scientifiques ect….
Merci Rainbow pour ta réponse.
.J’ai passé le bilan la semaine dernière, et je suis bel et bien surdouée. Quel soulagement de comprende mieux qui je suis, certes différente, mais pas à moitié folle..!
J’ai lu deux bouquins: Petit surdoué deviendra grand et trop intelligent pour être heureux. Je vais m’attaquer sur tes conseils à Les doués d’Arielle Adda.
Comment as-tu vécu la nouvelle? As-tu également appris adulte que tu étais surdoué? Est-ce que tu avais des difficultés d’ordre perso ou pro dûes notamment au fait que tu es surdoué et que tu as réussi à surmonter mieux en connaissance de cause?
Est-ce que tu sais s’il existe des rencontres d’adultes ayant appris qu’ils étaient surdoués et qui echangent là-dessus? Car je cherche mais je ne trouve pas, sauf des réunions de parents, mais ce n’est pas au programme pour l’instant..
A très bientôt
bonjour
il existe un forum qui fait des rencontres de « zebres ». c’est zebra crossing, tu trouveras en cherchant sur le net.
le theme y est récurrent.
il y a aussi l’associtaion Mensa.tu peux y adherer si tu as passé un test qui te décris comme surdouée (ou avc un de leur test).
les gens y sont souvent très ouverts et sympas.
Bonjour,
je me permets juste de dire que j’ai tenté zebrascrossing et que j’en suis partie vite fait tellement je trouvais les gens pédants et péremptoires… je ne conseille pas du tout ce site si on n’a pas envie de faire un rejet total de la communauté des surdoués… Ce n’est que mon avis subjectif bien sûr mais j’en connais d’autres sur Fb qui ont eu la même expérience…
Et puis la seule idée d’une « communauté » de surdoués m’insupporte. Il y a sans doute autant que personnalité qu’il y a de HQI ds un groupe. Pq vouloir tt lisser, aseptiser ?
Bonjour,
J’ai parcouru quelques articles. Voici quelques remarques ici et là:
en biblio, je vous recommande beaucoup le bouquin « les magiciens du paradoxe » de philippe chamont qui a réussi dans le titre à résumer la profondeur de la « question précoce ». Je suis un précoce (je n’aime pas Siaud Fachin que j’ai rencontré et donc son appelation). Je reviendrais si vous le souhaiter sur les raisons de ce désamour non partagé par les parents mais largement partagé par les précoces qui l’ont lu. Elle a introduit cependant des aspects très importants comme la pensée en arborescence.
Concernant mon expérience personnelle, je ne peux que vous renvoyer sur cet article (http://candidatarien.wordpress.com/les-funambules/) que j’ai écrit et continue d’écrire. La seule façon de gérer au mieux sa précocité est le temps. La maturité. En outre, il faut se pencher avec attention sur le test qui dévoile les risques potentiels de l’enfant.
Mais surtout, ne jamais oublier qu’il existe des précoces heureux, que de plus en plus de précoces le sont, que celle ci est de mieux en mieux gérée et que aucun précoce n’est destiné à être malheureux ou à le rester.
Bonjour,
je decouvre vote site avec beaucoup de plaisir, de curiosite, grace a une maman zebre et de zebre.
Nous venons de decouvrir (enfin on le savait un peu « different ») que notre fils aine est « zebre » (j’adore cette expression!) et par la meme occasion que moi aussi!!
votre passage « Pour la première fois de ma vie, tout semblait prendre un sens, à la manière d’un puzzle dont j’aurais trouvé d’un seul coup les bonnes pièces, après avoir tenté en vain durant des années de l’assembler en forçant. Je savais le résultat de ce puzzle imparfait : quoique ressemblantes, mes pièces n’étaient pas les bonnes sur l’image qu’on m’imposait, & le résultat demeurait approximatif. Mais je m’y étais habituée… & puis il parvenait tout de même à faire illusion auprès des autres & je m’en contentais, à défaut d’autre chose. » me touche enormement dans le sens ou ce sont mes propres ressentis, mes propres mots!!! mais comment avez vous fait???
Tout comme Lanza, je pleure beaucoup depuis quelques jours, passages obliges apres une telle revelation!
Merci en totu cas de nous faire partager ces instants de vie que je vais m’empresser d’aller lire!
au plaisir de vous lire
C est toujours dur de repenser aux résultats ! J ai lu dix livres en 1mois , j ai pleuré durant des nuits …C était en 2009 mon fils n avait pas encore 4 ans . Comme pour vous c est mon père qui a insisté et il n est pas du genre à penser que ses petits enfants sont les plus beaux et les plus merveilleux. Nous avons réfléchi durant des mois …Heureusement que son papy l a vu je n aurai jamais vu sinon …
bonjour,
je suis maman d’un zèbre de 12 ans pour qui le collège est devenu son cauchemar et qui vit très mal sa précocité . Il vient de faire 1er entretien avec le pédopsychiatre pour l’aider à gérer sa forte émotivité . Mais nous sentons démunis devant sa solitude . Nous habitons loin d’une ville , dans un petit village où il y a peu d’enfants de son âge , qui le rejettent , nous avons pas de famille sur place , un petit budget et donc peu de distractions . Que faire , comment l’aider? maman qui se sent impuissante et désespérée .
bonne journée
Bsoir,
Que faire & comment l’aider ? 2 questions que ce très nombreux parents d’EIP se posent…
Que vous conseiller si ce n’est d’être très présente pour lui, de l’écouter (ou de trouver un psychologue, qu’il soit libéral en cabinet privé ou en CMPP par exemple). Bcp parler & le rassurer en lui expliquant qu’il n’est pas un extra-terrestre, que d’autres sont comme lui & que l’adolescence est un passage très difficile pour tout surdoué. Il faut être patient & ne pas perdre confiance : il aura sans doute la chance de trouver sur son chemin qq’uns comme lui (d’ici qqs années… peut-être au lycée ou à la fac ?).
Profiter aussi de ce formidable outil qu’est internet pour tenter d’entrer en contact avec d’autres zèbres, peut-être tout aussi isolés !?
Internet peut aussi être extrêmement utile pour nourrir l’intellect. en ayant peu de moyen (culture en tous genre, visites virtuelles de musées, etc.) quand on vit ds un petit village sans possibilité de se déplacer physiquement
Pas évident en ts cas à vivre, ni pour lui ni pour vous… Courage !
Bonsoir,
j’aime bien votre blog et votre façon claire de présenter les choses.
Moi-même mère de deux zèbres, (et possiblement une troisième de 3 ans, on attend qu’elle grandisse encore pour se poser la question), j’ai appris à me servir d’Internet en 1995 quand je cherchais désespérément des informations sur le sujet. Douance.org m’a été très utile à l’époque, ca il y avait peu de choses.
Nous avons fait tester notre fils à 8 ans, non pas pour savoir s’il était précoce, ça c’était sûr. Mais pour savoir de combien ! j’appelais ça « connaître l’étendue des dégâts », car plus le QI est élevé, plus les difficultés rencontrées peuvent être nombreuses. Le résultat n’a pas été vraiment une surprise, mais ce qui nous a étonnés mon mari et moi c’est que la psychologue nous parle de notre propre « précocité » lors du compte-rendu de restitution.
Et deux ans plus tard, nous avons fait tester notre fille, par acquis de conscience, parce qu’elle était plus discrète que son frère. Là nous avons été surpris par ses résultats, cette grande timide cachait bien son jeu !
Bonjour,
Je suis maman d’un zèbre de 8ans et demi, détecté à 6ans.
J’ai effectivement de gros doutes sur ma propre zèbre attitude. J’ai assisté récemment à une conférence d’Arielle ADDA et même si j’avais de forts soupçons, j’ai cru avoir une vraie révélation !!
Hypersensible, je déteste l’injustice. J’ai changé 4 fois de professions car je me lasse rapidement, et cette fois encore je me sens piégée : je suis fonctionnaire et bénéficie enfin d’une stabilité d’emploi après 15 ans de précarité, mais je n’ai qu’une envie tout lâcher car je me dessèche intellectuellement et surtout je suis contrainte de travailler avec des supérieurs incompétentes et malhonnêtes !!!
Mais je dois rester raisonnable car je suis garante de la stabilité de ma famille (J’ai également 2 autres enfants (fille et garçon jumeaux), de 4 ans et demi, peut-être zèbres ???). J’ai eu un très bon parcours scolaire et universitaire (BAC +5 en Droit). J’étais une élève brillante dans tous les domaines jusqu’en seconde, où là je me suis écroulée en maths !!! En 3ème j’avais une moyenne honorable de 13/14 avec une prof que je détestais et qui me le rendais plutôt bien. En 2nde, je me suis ratatinée avec une moyenne de 3,5 que je n’ai jamais quitté jusqu’au bac, que j’ai eu tout de même du premier coup et sans jamais redoubler, malgré un coefficient 4 en maths !!!. D’ailleurs, c’est ça mon problème, j’ai fait quelques tests de QI sur internet, pour voir et à chaque fois qu’il y a des questions avec des calculs ou avec les tables de multiplications ou divisions, je perds tous mes moyens et donc je plafonne à 115 ou 125 (quand il n’y a pas de maths) Alors est-il possible d’être douée et nulle en maths ??? Connaissez-vous des tests qui ne contiennent pas de calculs ???
Merci pour vos infos et votre aide
Bonjour!
Les tests de QI sur internet reflètent bien souvent des acquisitions scolaires (type division, multiplication…) et n’ont aucune valeur réelle.
La seule façon de savoir c’est de prendre RDV auprès d’un professionnel, c’est à dire d’un(e) psychologue clinicien ou neuropsychologue (qui aura une approche un peu différente, avec plus de recherche sur le fonctionnement cognitif, d’après mon expérience). Dans la WAIS (test « WISC » pour adulte mais j’ai un doute sur l’écriture), il n’y a pas de subtest type math mais seulement du raisonnement… Et de toutes façons quand un subtest est bcp plus échoué qu’un autre et entraîne un trop grand écart, on ne peut pas calculer de QI total ce qui n’empêche pas de conclure sur un haut potentiel (c’est tout l’intérêt de psy formés à ça, c’est que l’aspect clinique joue un rôle également très important).
En espérant avoir répondu à vos questions
Bon courage pour votre recherche
Fannette
Bonjour,
Tout d’abord merci pour ce blog.
Comme souvent pour les adultes j’ai découvert que j’étais un zèbre après avoir détecté mon enfant. Le livre trop intelligent pour être heureux m’a aidé à passer le pas pour faire le test chez un psy ! Les test sur internet me disais que j’étais pas top… finalement zèbre quand même.
Pour avoir un nom de psy, j’ai contacté l’afep de ma région qui m’a donné 2 noms de psy spécialisées pour mon fils. J’ai recontacté la même pour moi.
Enfin des infos précises sur soi… Ok ce n’est qu’un début, qu’en faire? Mais bon quelque chose de sur c’est plus confortable pour partir dans nos éternels questionnements…
bon courage à toutes et tous. Faites le test, vous en saurez plus sur vous ou vos enfants après quelque soit le résultat!
Wow Valad,
certains passages de ton texte ressemblent tellement à mon histoire que j’ai cru que c’était moi ou quelqu’un qui avait pompé sur moi!!!
Je me suis écroutée en seconde (bon, pas de manière aussi spectaculaire, mais je me sentais en échec scolaire et si je n’avais pas été dans des écoles très petites de l’étranger, je pense que j’aurais tout lâché avant le bac…), pourtant j’ai fait des études « brillantes » jusqu’à Bac +5 (j’ai dans mes cartons un sujet de thèse que je ne ferai jamais même sous menace de torture), je mets des parenthèses partout, je suis une passionnée de canassons et les tests sur internet ont toujours été une grande claque… Heureusement Arielle Adda était là lol!!
Mais vraiment, troublantes ressemblances!!!!
OUps, c’était à Zina que je voulais répondre…
Bonjour !
) alors que je suis un quadrupède rayé (moi qui suis passionnée d’équidés en tout genre ! ça c’est le « sabot ») !
). Le mérite de cet ouvrage, c’est de parler de la précocité chez l’adulte, ce qui n’est pas monnaie courante quand on se trouve concerné et qu’on n’a pas encore d’enfants ! Personnellemnt, c’est en le lisant (entre autre démarches) que j’ai commencé à cheminer et que je me suis décidé à faire les tests ! A présent, c’est un livre qui ne me quitte pratiquement plus ! Je le conseille donc pour ma part, même si le tableau clinique de ceux qui ne vont pas bien ou qui pourraient aller mieux (et c’est parfois (souvent?) le cas chez des adultes non dépistés me semble-t-il) !
Je viens, après un long parcours de réflexion, de faire les tests et pour moi, c’était un soulagement : « non, je ne suis pas tarée (au sens noble du terme !) ! » Bien au contraire : je n’ai juste pas été détectée et j’ai grandi au petit bonheur la chance, en mode caméléon (mot si juste !
Avant cela, c’était (et ça reste encore, car on ne se débarasse pas de ces travers facilement !…) « nombreux complexes, barre montée trèèès haute (sans jamais donner le meilleur de moi-même (enfin, si, d’après les Autres !) avec des études en veux tu en voilà, des échecs professionnels liés à mon décalage relationnel et à l’image que je renvoie (trop, c’est trop !), une facilité déconcertante à réussir tout ce que j’entreprends et pourtant, aucune satisfaction retirée, des questionnements permanents et surtout, LA remise en question… »
Alors, soulagement suite aux résultats oui, mais éphémère malheureusement, car je recommence mes interrogations incessantes ! Ah ! C’est la particularité de notre espèce me direz-vous ?!! Quand est-ce que s’arrête cette longue traversée du désert ?! Non, parce que ces petites bêtes si charmantes sont migrantes, mais elles ont besoin d’eau et de repos pour survivre ?!
Merci pour ce blog… C’est toujours un peu plus d’eau à mon moulin justement ! Car je pensais le but atteint, mais en réalité, ce n’est toujours que le début de la quête : il y a beaucoup d’arbres à abattre, de terrains à défricher pour découvrir cette jolie clairière en fleurs qui se cache au fond de nous… de moi ! Celle que je sens, que je pressens depuis si longtemps !…
Zina
PS : concernant le livre de Jeanne Siaud-Facchin, « trop intelligent pour être heureux ? », je serais moins sévère (même si le titre n’est pas franchement très gai !
Bonjour,
Grâce un article diffusé sur le site de la MAIF, je consulte ce site. Je suis heureuse de voir que ce site existe car il est si dur parfois de se sentir seul …
Mes enfants ont été testés comme précoces en début de primaire. Ils ont respectivement 14 ans et 12 ans et ont, en apparence, tout pour réussir : premiers de leur classe sans effort, quelques amis, des envies, des passions ou des projets qu’ils peuvent mettre en oeuvre. Les professeurs les encensent, les voisins les trouvent si bien élevés …
Mais quel parcours du combattant au quotidien !!! Pour nous parents, car il s’agit de les accompagner pour qu’ils ne vivent pas ce que nous avons vécu : une enfance et une adolescence faites de solitude et de tristesse, d’un sentiment de décalage par rapport aux autres, de ne pas être adaptés à la vie de groupe et de société ; accompagnement pour qu’ils puissent vivre « bien » leur différence.
Un parcours difficile pour eux, car ils dépensent, l’un et l’autre, à leur façon, une énergie démesurée pour s’adapter. Nous avons fait le choix de les mettre dans un collège « normal » et, heureusement pour eux, ils ont trouvé quelques copains ou copines qui, si ils ne sont pas obligatoirement des zèbres, ont eux aussi des difficultés relationnelles. Mais il n’empêche que tous les jours, c’est pour mon fils une galère de se lever du fait de la nausée face à l’ennui qui l’attend, face aux injustices qui ne manqueront pas de se produire. Ma fille, elle, rêve en classe ou dessine ou parle avec sa copine … C’est moins dur.
Ce qui est dur, aussi, c’est l’image que nous leurs donnons, nous parents : un niveau d’études élevé, la réussite sociale : nous avons tout pour être heureux … Nous sommes enviés, jalousés pour notre intelligence, notre capacité à réussir tout ce que nous entreprenons si on nous laisse les coudées franches. Mais nous ne sommes pas heureux : nous sommes minés par nos blessures de l’enfance, par le sentiment d’anormalité, par le fait que nous nous observons en permanence et que nous nous jugeons pour ce que nous faisons ou ne faisons pas, par notre hyper-émotivité qui pourrait nous faire passer aux yeux de certains psychologues pour des maniaco-dépressifs.
J’ai pleuré en lisant le livre d’Isabelle ADDA, j’ai souffert en lisant celui de J. Fiaud Sachin et je me suis demandé quelle place je pouvais trouver dans ce monde. Evidemment, je ne croyais pas être précoce même si je me reconnaissais. La précocité de mes enfants ne pouvait venir que de mon mari ! Je n’ai jamais osé voir un psychologue pour faire les tests. J’ai trop peur qu’il m’explique que je ne le suis pas. Alors, pour moi ce serait terrible car il n’y aurait plus aucun sens à ce que j’ai vécu et si il n’y a pas de sens c’est que je suis folle ? De temps à autre, quand mon mal à vivre bien est trop prégnant, je vais sur Internet pour me rassurer. J’ai fait les tests du site belge quand ils en faisaient encore passer. Récemment j’ai osé faire ceux de Mensa France et, comme je ne croyais pas avoir une analyse de mes résultats en ligne, je n’ai pas été bloquée … Vous devinez les résultats.
Dans mon boulot, je suis le vilain petit canard : je ne me plie que difficilement aux règles quand je les trouve injustes ou infondées, je supporte très mal la hiérarchie, l’incompétence de certains de mes collègues, le mépris de certains vis-à-vis de ceux qu’ils estiment être en leur pouvoir. Je n’accepte pas les compromis quand ils me paraissent malhonnêtes. En même temps, j’ai un tel besoin de reconnaissance. J’aimerais être parfaite dans ce que je fais ! Et je me remets en cause dès la moindre remarque, le moindre petit événement. Car si je ne suis pas la meilleure, c’est donc que je suis nulle ??? Le harcèlement moral et la marginalisation ont été mon lot.
Aujourd’hui je m’en sors et le livre de J. Siaud Facchin m’a beaucoup aidée. Je ne serai jamais un grand « professeur » (je suis enseignant-chercheur) ni un chercheur d’excellence mais j’ai une certaine reconnaissance de mes travaux. J’essaie de trouver ma place, j’essaie de vivre bien ma vie en appliquant les valeurs auxquelles je tiens : l’honnêteté, la tolérance, le respect en particulier. J’essaie de ne plus porter les problèmes des autres tout en ne m’isolant pas ; une amie qui fait des shiatsus m’a parlé de la différence entre se protéger et se préserver. Je trouve cela très intéressant. J’essaie de ne plus souffrir de ce sentiment de décalage et d’inadéquation en essayant de trouver des gens comme moi pour pouvoir échanger, voire faire des activités communes. Mais pas facile … J’irais bien à la Mensa mais je n’ose passer les tests officiels. Je ne serais pas reçue et pour moi ce serait un échec supplémentaire trop douloureux à porter en ce moment.
J’ai la sensation que tout ce discours est loin d’être une réponse ou, disons, que c’est une réponse auto-centrée. Merci à celle qui a fait ce site, merci à tous ceux qui ont témoigné car c’est en vous lisant que j’ai eu envie d’écrire. J’ai plutôt du mal à me livrer en temps ordinaire …
Bonjour,
Toutes ces blessures de l’enfance me semblent familières.
Le bonheur peut se ré-apprendre même si les blessures restent.
Un petit truc: à chaque situation, essayer de voir ce que cela nous apporte de positif.
Et si c’est trop dur, il ne faut pas hésiter à avoir recours à un professionnel. Quel plus beau leg pour nos enfants que de leur apprendre à voir le verre à moitié plein.
Un avantage des zèbres: adultes ou enfants ils aprennent très vite!
Je ne connais pas le shiatsu mais la méditation est également un outil très intéressant dans les moments difficiles.
Grâce à l’AFEP, nos enfants ont pu également participer à un cycle de sophrologie: cela les aide également énormément à gérer leurs émotions et à trouver un équilibre familial: lorsque les émotions débordent chez les parents (eh oui , ce n’est pas interdit!!) ou chez les enfants, les enfants se transforment en professeur de sophrologie… et tout le monde est plus détendu ensuite.
Bon courage!
Sophie
Oh, des Z’amis,
Moi aussi je me pose des questions en lisant vos remarques.
Moi aussi…peut-être zèbrette devenue grande, j’ai connu les longues heures de « j’ai qu’à profiter du soleil au fond de la classe et mettre mes questions en veille ». Jamais il n’a été question de tester quoi que ce soit. J’étais mignonne, ne posais pas de problème avant l’adolescence (et adolescente mes problèmes furent attribués à mon adolescence même) , me satisfaisais de faire ce qui était attendu de moi. Le but étant avant tout d’être « comme ». Et dieu sait que cela pompe une grande énergie parfois!
Maintenant j’ai deux garçons de 4 et 6 ans. Je les trouve normaux. Ils sont intelligents, oui. c’est heureux! ils sont curieux, oui, aussi, leurs questions débutent au réveil pour cesser le soir au coucher (le sempiternel : « bon maintenant ça suffit, on en reparlera demain! »). Je ne sais pas s’il sont sur-quoi que ce soit mais si c’est le cas, je voudrais leur épargner ce sentiment d’étrangeté et aussi la perte de temps et surtout surtout leur éviter de s’habituer à n’être que dans l’absence d’effort intellectuel. Parce que c’est ça aussi le risque, non? Ne jamais être confronté à la difficulté n’habitue pas à fournir beaucoup d’efforts. Pour quoi faire? Je crois bien être un exemple de zèbre mal dégrossie devenue grosse paresseuse. Car les habitudes sont tenaces!
La semaine dernière la maîtresse de mon fils aîné m’a suggéré de le faire tester. Une amie m’a confirmé que ce serait une bonne chose. Bon… si elles le pensent, et à plusieurs!… Mais après? C’est bien embêtant tout cela. D’autant plus que le second, pour différent qu’il soit me paraît bien pire que son frère.
Arghhh et si nous faisions juste comme si de rien n’était? Ce n’est peut-être qu’une construction mentale toute cette histoire de sur-douement (je ne parle que pour moi et mes enfants! je suis bien certaine que certaines personnes sont concernées).
A me relire, je crois bien déceler de la peur…
V
Bonjour,
J’aimerai savoir où je peux faire un bilan comme vous pour savoir si je suis aussi zèbre.
Je viens de lire le livre » je pense trop » de Christel Petitcolin et je me retrouve à chaque page; si bien que je peux comprend mieux mon décalage en toutes circonstances.
Merci,
Cordialement,
N.Varet.
Bjour,
Je vous recommande la lecture des quelques billets ci-dessous ds lesquelles je donne de nbreuses infos à ce sujet :
- http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/04/26/qui-consulter-pour-un-bilan-psychometrique/
- http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/04/25/les-tests-defficience-intellectuelle/
- http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/06/16/cout-dun-bilan/
- http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/07/14/pourquoi-passer-un-bilan-psychometrique-test-defficience-intellectuelle/
- http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2010/01/09/le-chiffre-rond/
- http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2010/09/22/notre-rencontre-avec-arielle-adda/
En espérant avoir pu vous aider
je viens de découvrir votre blog et je vous adresse mes bravos!!!
.tadaaaaaaaaaaaam! EIP….
il est super et je me retrouve dans vos textes.
Maman d’un petit zébre de 6 ans ( tout juste d’aujourd’hui ) testé pour hyperactivité , nous n’étions pas préparer au verdict même si….on s’en doutait
Depuis , comme vous le dite si bien: « Et voilà comment nous avons mis un pied dans ce monde. Et comment depuis beaucoup de choses ont repris un sens, une place pour lui, pour moi, pour la famille toute entière.
Ce qui ne règle pas tout, bien sûr. Car avoir des capacités hors du commun ne signifie pas réussir tout ce que l’on touche. Au quotidien, de nouvelles difficultés voient le jour régulièrement. Mais on sait maintenant comment, sous quel angle, avec quelles « armes » les envisager & les combattre. Ce qui change tout… !
C’est tellement vrai….
Vos mots sont trés touchant . Ils décrivent avec beaucoup d’amour la découverte des émotions qu ‘un petit zébre apporte .

Notre petit zébre nous épuise mais on l’adoooooooooooooooooore
Bien à vous et à votre petit zébre,
@micales pensées
iza
Bonjour et merci pour votre blog/support qui permet de ne pas rester seul
allez hop, rdv chez un psychologue (entretien d’une heure entre zébrinette et le psy) puis passage du test WPPSI III…QI 136 et là, un grand soulagement (pas par le chiffre mais par le diagnostic) nous allons mettre en place des moyens afin que zébrinette se sente mieux, rdv avec maitresse avec la présence de ma fille( maitresse un peu perdue mais très a l’écoute et compréhensive!) petite discussion avec ma fille « Ne t’inquiètes pas, nous allons trouver des solutions pour que tu sois mieux » Et bien , mine de rien…Elle va déjà un peu mieux, comme soulagée de quelques choses (style, ouf, enfin comprise !!!) Affaire à suivre…mais nous savons maintenant comment et pourquoi notre zébrinette fonctionne de cette façon et cela facilite automatiquement les relations! Elle est adorable mais épuisante et a toujours du mal a « débrancher » son cerveau, même le soir, il faut toujours la question qui « tue » avant de fermer les yeux…Dans tous les cas, je me suis informée et j’ai acheté de la doc en lien avec les enfants précoces, nous savons que cela ne sera pas toujours facile mais rien n’est jamais facile et l’essentiel est de savoir !!! Donc, si vous avez un doute : foncez, surtout si votre enfant présente des troubles relationnels (ou autres) et vous semble particulièrement éveilé, ne pas rester dans le flou et les questionnements, ne pas perdre du temps inutilement, surtout pour la santé, le bien-être de son enfant
Vive les zébres !!!! Encourageons les, ils en ont besoin autant que les autres!!!
ma fille de 3 ans et deux mois est une zébrinette ! Des tas de questions depuis plusieurs mois puis le refus d’aller à l’école,maux de ventre terrible, « Je t’en supplie maman, ne m’amène pas à l’école !!! » Mon dieu, quelle torture, surtout la voyant se retrograder une fois en classe, surtout se fondre dans la masse !!! l’isolement envers les autres enfants de sa classe et pourtant une enfant si vivante, si curieuse, dotée d’un humour remarquable, assoiffée de connaissance, voulant savoir lire depuis l’âge de 3 ans, passionnée de musique classique, d’astronomie…et là, une fois a l’école, si triste, si terne, si malheureuse
Exemple de questions qui tuent (juste avant de s’endormir) vers 4/5ans:
-Pourquoi l’océan est salé?
-Pourquoi les étoiles ne brillent que la nuit?
-L’infini est-ce la même chose que l’éternité?
-Comment capture t-on l’électricité?
Vers 6 ans:
-Un trou noir risque t-il de nous aspirer dans un avenir proche?
-Une météorite pourrait-elle faire disparaître l’humanité de la même façon que les dinosaures ont disparus il y a 65 millions d’années?
-Maman, tu aurais une représentation des Hécatonchires dans un bouquin?
-Je ne comprends pas pourquoi la plupart des gens croit en Dieu de nos jours et toi?
-Tu crois que Louis Pasteur était un enfant précoce?
-Tu crois que Georges Brassens a écrit « la mauvaise réputation » parce que sa maîtresse d’école ne le comprenait pas?
Merci, je vais commencer a chercher quelques réponses ! lol ! Pour le moment (3 ans et deux mois) nous en sommes à : Pourquoi le sang dans mon corps est liquide, pourquoi lorsque je bouge le mollet avec ma main je ne l’attends pas ? Pourquoi, personne ne vit sur les autres planète ? Pourquoi, on dit alors qu’il y a des martiens ? …Pourquoi lorsque je bois, l’eau va dans tout mon corps puis sort de la vessie (oui, oui !!!)…et j’en passe, passionnant, étonnant, percutant…gênant lorsqu’elle dit à d’autres enfants de son âge : « Hé ben, tu comprends ce que je te dis ou quoi ?!!! » puis se tourne vers moi et lance « Mamaaaan, pourquoi il comprend rien celui là ! »
Bonjour,
Je mets juste le premier doigt dans cet engrenage. Et ma première et unique question est : qui est-on si on ressent exactement ce perpétuel décalage et qu’au test on est normal ?
Qi plat, même pas l’explication d’être un zèbre !
je vous livre mon expérience et mon état des lieux. J’ai toujours su que j’étais « différente » mais je ne croyais pas être vraiment surdouée, avec des études moyennes et un itinéraire professionnel chaotique, j’ai retrouvé chez mon fils (15ans) ce même type de personnalité, avide de culture et paresseux, rebelle et élitiste, mais contrairement à moi nettement plus apte à avoir des copains(ines). En master à 50 ans à l’université en reconversion, je me suis rendue compte que je pensais vraiment très différemment des autres étudiants et pas que pour des questions d’âge, je suis la seule de ma promotion que le jury de soutenance a fortement encouragée à s’orienter vers un laboratoire de recherches universitaires… J’ai trouvé par hasard (?) le livre de JSF et je suis allée faire les tests dans son association, l’évidence s’est retrouvée noir sur blanc… Si j’avais su plus tôt ma vie aurait été tellement différente ! J’essaie depuis de convaincre mon fils de passer les tests de bonne foi (il est parfaitement capable de faire semblant de ne rien comprendre!) mais à 15 ans, il sait résister. Je voudrais quand même arriver à le mettre devant l’évidence, car il finit sa 3ème avec un modeste 14 de moyenne sans JAMAIS travailler (au mieux, il bâcle ses devoirs à l’interclasse) alors qu’il s’intéresse particulièrement à l’actualité, géopolitique et problèmes de sociétés avec des connaissances stupéfiantes (il lui suffit d’avoir entendu une fois sur France Inter la composition du Conseil de l’ONU ou la liste des pays de l’OCDE dans un magazine pour s’en souvenir définitivement) mais il peut aussi avoir 0 en espagnol parce que la prof ne lui plait pas… Je pense que le test lui permettrait de prendre conscience de son potentiel réel et de le déployer, mais je n’arrive pas à lui en faire percevoir les avantages : i craint surtout qu’on lui demande plus de résultats en cas d’évaluation positive. Une idée ?
Bonjour Véro,
Un petit élément de réponse en me basant sur ma propre expérience.
J’ai été « diagnostiquée » à 14 ans, je terminais moi aussi ma 3ème avec des notes honorables et sans avoir travaillé non plus, mais j’étais au bord de la dépression, d’où psy et test …
Cela m’a d’abord permis, comme à beaucoup, de m’apercevoir que j’étais normale, dans mon format de normalité.
Mais surtout, j’ai découvert par la suite qu’être précoce c’est sympa, mais ça ne veut pas dire surdoué, ça veut dire avoir un mode de réflexion entièrement différent des autres, plus efficace et rapide sur certains points MAIS qui a tendance à se perdre en circonvolutions, en sauts du coq à l’âne, en détails. Et ça il est bon de le savoir et de le corriger avant de se trouver dans des classes ou l’on ne suit pas parce qu’on ne SAIT PAS comment apprendre quand ça ne rentre pas tout seul.
Savoir concentrer sa réflexion, suivre une consigne ou un processus donné, ne pas digresser, autant d’éléments que j’ai eu toutes les peines du monde à intégrer parce que ça allait contre mon instinct qui m’avait pourtant toujours si bien servi, et qui se transformait tout à coup en boulet.
Mais finalement, le fait d’être « déclaré » précoce ne change rien vraiment. On est pas plus capable tout à coup, ni plus intelligent qu’à la minute précédente, et ça n’est pas forcément un avantage (ça peut même être un sérieux inconvénient…). Faire le test m’a permis de m’accepter, d’être normale et de me comprendre, mais mon frère a refusé de le faire et il s’en porte très bien, il sait qu’il est précoce, il n’a pas le besoin de faire le test.
J’espère que ce témoignage te sera utile, d’une manière ou d’une autre.
Bonjour,
Je n’ai jamais fait de test, mais je connais depuis toujours que mon décalage, présent, ancré et réel d’abord vécu comme un profond mal être, devait être une incroyable chance. J’ai du seul et sans l’aide de ma famille comprendre année après année, ce que je devais vivre, comment je devais le vivre et le développer. Après une adoslescence violente et difficile, mais d’une grande richesse intérieure, après un apprentissage de vie d’adulte aussi mouvementé que diverse en expériences émotionnelles souvent hors contrôle et intenses, des études supérieures de haut niveau en droit, puis en philo et la pratique de multiples techniques de développement personnels et connaissance de soi, tant occidentale qu’asiatique, je vis aujourd’hui entre 4 pays (France, Chine, Inde, Népal) ou je continue à suivre des cours de langue et d’autre connaissances, tant ma soif de connaitre était intense), dirige une entreprise à ma mesure, c’est-à-dire seul et créé à mon image (seule solution trouvait) et n’est trouvé de stabilité qu’intérieure. la rencontre avec des être exceptionnels en asie a été déterminant pour moi….
Bonjour,
J’ai 4 zèbres 15,13, 11 et 9. Déjà ce que je tenais à dire quand on a des doutes de ce genre sur son enfant (ma première) c’est d’arriver à cheminer et à dépasser le regard éventuel que les autres peuvent poser sur vous. « c’est qui celle là qui pense que son enfant est surdoué ? » Mon ainée savait déjà reconnaitre des mots simples et écrire son nom quand elle est entrée en PS. J’ai laissé courir. J’ai commencé à mettre le doigt dans l’engrenage quand ma n°3 est entrée en MS. Elle était tout le temps en colère. Elle ne tenait pas en place. Elle rapportait des dessins très sombres et en grande quantité (ce que je n’avais pas connu avec les précédents). On a consulté. Présompiton de précocité pondéré par un affectif très marqué. J’ai parlé en même temps de mon n°2 à la psy; lui disant la facilité à laquelle il répondait à des questions posées à sa soeur ainée de 2 ans de plus sans savoir d’où lui venait la réponse : « c’est venu comme ça ». La psy me dit de faire attention ue les enfants « intuitifs » risquent l’échec scolaire car ils n’apprennent pas à travailler. Bref, elle m’avait mis la puce à l’oreille. Mon fils rentre en CE1. Faisant ses devoirs à coté de sa soeur ainée (alors en cm1), il arrivait à faire ses problèmes de math avant elle. Demande saut de classe à mla maitresse et donc test de QI. C’est vraiement à ce moment que l’on a commencé l’engrenage. Test concluant l’enfant EIP. Nous decidons de faire tester sa soeur ainée (qui etait en grand doute sur ses capacités et en manque de confiance) sur les conseils de la psy. Resultat equivalent. Cela a permis à m fille de prendre conscience de son potentiel et de reprendre confiance en elle. Maintenant, elle est en troisième, c’est une excellene élève bien dans sa peau.
L’engrenage reprend avec la n°3 retestée en CE2 car toujours en décallage, très difficile à vivre par ces colères permanentes. Resultat équivalent aux 2 ainés. La psy me propose alors de la faire suivre par une sofrologue et une amie me prete le livre de JSF L’enfant surdoué. Ce fut une révélation. En 6 mois ma fille a appris à se contrôler, maintenant les colères sont du domaine du normal et ce livre ma ouvert les yeux sur le fonctionnement de mes enfants (surtout de celle-ci) que je n’abordais pas toujours sous le bonne angle. Nous avons décidé de tester la denière (déjà pour qu’elle ne nous reproche pas un jour de n’avoir pas fait pour elle ce que nous avions fait pour les autres) et pour confirmer ce que nous savions déjà.
C’est suite à tout ce cheminement qui a duré presque 7 ans (premier test en 2005) que je me pose des questions sur moi-même car je me retrouve beaucoup dans mes enfants. j’ai l’impression que ce processus m’a aidé à me reveiller et à prendre conscience de ce que j’étais enfant et de me dire mais si on avait fait pour moi ce que j’ai fait pour mes enfants !!!!!!
Je me rends compte que jusque dans le choix de mon premier métier, j’ai toujours choisi la solution de facilité. Actuellement, je suis mère au foyer. J’ai fait une tentative de formation par correspondance pour changer de métier que je n’ai pas menée jusqu’au bout car soumise à un délais. Mais maintenant j’ai l’impression de tourner en rond, d’être dans une cage, d’avoir loupé quelque chose. J’ai le sentiment d’être une EIP non detectée mais si je me trompais !!!!! Si je fais le test, qu’est-ce que cela va changer ?
Il est vrai que d’être avec des zèbres, c’est une grande satisfaction car même avec la dernière qui va avoir 9 ans, on n’a jamais vraiment eu l’impression de discuter avec des enfants et c’est en présence d’autres enfants du même age qu’on se rend compte que nos zèbres sont différents alors qu’entre nous, nous avons l’impression qu’ils sont « normaux », que tous les enfants sont comme ça.
Je sais, j’ai écris un roman mais si vous avez eu la patience de me lire, j’espère que notre expérience pourra vous aider et que vous pourrez répondre à mon questionnement.
Merci et courage à tous, ce n’est pas facile tout les jours dans un système où nos enfants sont obligés de s’intégrer.