Dyssynchronies & inhibition intellectuelle

Le psychologue Jean-Charles Terrassier a mis en lumière il y a quelques années ce que l'on appelle le syndrome de dyssynchronie (& qui n'a rien d'une maladie ;) ) qui touche de nombreux petits zèbres.

 

Dyssynchronie ? Mais que se cache-t-il derrière ce mot étrange & barbare, me direz-vous :?: :?: :?:

 

zebra_pony

La dyssynchronie est tout simplement l'expression d'un décalage dans les différents aspects de la personnalité de l'enfant surdoué.

 

Pour être tout à fait exact & précis, on ne parle d'ailleurs pas d'une dyssynchronie, mais de plusieurs formes de dyssynchronies possibles :up:

 

• La dyssynchronie dite "interne", qui se manifeste tant sur le plan  affectif que psychomoteur. Elle se repère facilement lors de la passation d'un test de QI (WPPSI ou WISC pour les enfants, selon leur âge) en ayant pour conséquence classique une écart important entre QI Verbal & QI de Performance.
Elle a pour conséquence visible une hétérogénéité entre le développement intellectuel d'une part (très rapide, très fluide) & d'autre part le développement affectif & psychomoteur (tous deux en décalage par rapport aux facultés intellectuelles de l'enfant).

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

Alors méfiance, il ne faut pas mal interprêter ce que je suis en train d'écrire, notez bien le "en décalage par rapport à l'aspect intellectuel de la personnalité".  Il ne s'agit donc pas d'une insuffisance dans l'absolu, mais bel & bien une insuffisance relative, c'est à dire à hauteur de leurs extraordinaires facultés sur le plan purement intellectuel.

 

Sauf problème psychomoteur avéré (qui, si c'est le cas, sera détecté au cours d'un bilan chez un psychomotricien - toujours vivement conseillé en cas d'hétérogénéité des indices, afin justement d'écarter tout problème de ce type), ces enfants doués ne sont pas en retard sur le plan moteur ou affectif, mais leur développement cérébral est si poussé & rapide que le reste a littéralement du mal à suivre. Les tests psychométrique mettent facilement en évidence cette différence, voire  sur certains enfants doués, ce gouffre qu'est la dyssynchronie interne.

 

:arrow: attention, il ne faut pas confondre "immaturité affective" (terme employé à tort & à travers par les enseignants comme certains parents à propos des EIP, là où il n'y a souvent qu'une hypersensibilité injustement taxée d'immaturité :!: ) & dyssynchronie affective qui, elle, s'explique parfaitement :-x

 

Prenons l'exemple d'un enfant HP de 10 ans : il peut avoir des capacités intellectuelles équivalentes à celles qu'aurait un enfant de 14 ans (ce qui ne veut pas dire qu'il aura la mentalité d'un enfant classique de 14 ans, entendons-nous bien ! Un enfant surdoué a un mode de pensée, un fonctionnement cognitif, qui ne sera jamais celui d'un enfant classique, même si ce dernier est plus âgé. Le surdouement n'est pas défini par une avance sur les autres sur le plan de l'instruction ou de l'apprentissage. Un EIP se positionne sur des échelles de compréhension, d’interprétation & de questionnements radicalement différentes d'un enfant dans la norme). Mais il peut aussi avoir un développement psychomoteur d'un petit enfant de 6 ans, & les besoins affectifs d'un enfant de 8 ans :-|

 

Ces disparités sont d'autant plus difficiles à vivre pour lui que, de par sa grande acuité, il en a souvent pleinement conscience. Et malgré qu'il sente qu'il n'est pas au même niveau selon les domaines, il se sent impuissant face à ce problème. 

 

Différences dans le développement intellectuel, affectif & comportemental de l'EIP

 

La psychologue Jeanne Siaud-Facchin considère pour sa part, & le dévelope dans ses deux ouvrages (voir la page "Biblio") qu'une différence de plus de 12 points (sur l'échelle de Weschler) est à considérer comme une hétérogénéité la sphère verbal & la sphère performance. Plus classiquement, les psychologues s'accordent à dire qu'au delà d'un écart-type (soit 15 points), il y a hétérogénéité.

 

La différence entre sphère verbale & sphère de performance peut se voir dans les 2 sens : verbal > performance ou performance > verbal.

 

Dans chacune des configurations, la signification ne sera pas la même.
Cette différence peut être grosso modo d'un écart-type (15 points), comme de beaucoup plus : une 20aine, une 30aine de points, voire plus de 50 points chez certains profils.
Là encore, seul le psychologue est en mesure d'analyser & d'interprêter chaque situation dans son contexte.

 

Ainsi prenons l'exemple d'un enfant qui obtiendrait les scores suivants (sur l'échelle de Weschler) :

- ICV de 145

- IRP de 120

 

Il aurait une hétérogénéité importante (de 25 points, soit bien plus qu'un écart-type), ce qui traduirait une dyssynchronie interne (après avoir écarté l'hypothèse d'un problème psychomoteur), le QI de raisonnement perceptif étant en effet plus bas que le QI de compréhension verbale... mais tout de même bien au delà de la moyenne absolue (qui est située à 100 !  ne l'oublions pas)

 

Ce genre d'écart n'est pas rare chez les personnes douées, bien au contraire.
Ainsi, ce chiffre de "seulement" 120 est malheureusement minoré par le score Verbal très élevé, mais n'en demeure pas moins important au regard de la moyenne établie (la norme fixée).
Il faut donc bien garder en tête qu'un enfant (comme un adulte) avec un tel score n'a aucun déficit par rapport à sa classe d'âge (c'est même l'opposé, puisqu'il surpasse de 20 points la moyenne :!: ).
Ce sont les inégalités internes entre les différentes sphères de sa personnalité qui créeront la sensation de décalage 8-O

 

 

• La dyssynchronie dite "sociale" est présentée par J-C Terrassier comme se manifestant entre l'enfant & son entourage (que ce soit le système scolaire, les autres enfants).

 

L'école n'est, en règle générale, pas adaptée à l'accueil des élèves qu'elle désigne du reste comme étant à besoins spécifiques, & pour cause : l'Education Nationale en France prône l'égalité des chances & a une forte tendance à occulter les différences de capacités intellectuelles.
Ainsi le système éducatif français a été crée pour convenir au plus grand nombre, c'est à dire à des enfants dans la norme, qui avancent à un rythme déterminé à l'avance. Les enfants étant hors norme, quelle que soit leur différence, posent souci dans ce système :-?

 

Les enfants doués, qui sautent des étapes seuls, & n'ont pas la même manière d'envisager les choses se sentent très rapidement isolés au milieu des autres. Ils finissent par s'ennuyer, se désintéresser de l'école, qui ne va pas à leur rythme, & qu'ils devancent sans cesse dans leurs découvertes.

 

De même, face à leurs petits camarades de classe, les enfants intellectuellement précoces subiront encore ce terrible décalage & en souffriront inévitablement. Certains feront avec & d'autres n'arriveront pas à surmonter cetts solitude.
Pas assez physiques ou pas intéressés par les jeux collectifs pour jouer avec les plus grands, trop avancés intellectuellement pour discuter avec les "petits"...  les EIP cherchent leur place en permanence face aux autres enfants :oh:

 

Quand ils le peuvent, ils choisissent bien souvent... les adultes !
Car malgré le rejet de certains adultes, qui ne voient pas pourquoi ces enfants atypiques ne se contentent pas d'aller jouer avec les autres, la population adulte reste malgré tout la seule avec qui les enfants HPI se sentent libres de discuter de sujets qui le passionnent.

 

La difficulté à intégrer un groupe d'amis est souvent grande. Le problème est amplifié à l'école quand le découpage des groupes se fait uniquement en fonction de critères d'âge !  Le meilleur camarade pour un enfant doué étant certainement un autre enfant doué. Mais encore faut-il avoir la chance d'en rencontrer un dans la classe, & à condition encore que cet autre HP soit dans le même "trip" que votre enfant.

 

J'ouvre une petite parenthèse pour ajouter une anecdote (par rapport à l'écriture initiale de ce billet en mai 2009) : le zébrillon a eu alors qu'il n'avait encore qu'un an d'avance & était en CE1, un autre garçon HP dans sa classe. Ils avaient le même âge, tous avaient un THQI... mais la ressemblance s'arrêtait là. Ils étaient diamétralement opposés dans leurs personnalités, dans leur façon d'être ou leurs passions. Le mien, très posé, très gentil & calme ne comprenait pas cet EIP vraiment très agité, qui frappait beaucoup (!), parlait très fort & ne tenait pas en place, tant dans la classe que dans la cour de récréation.
Finalement, l'année scolaire s'est déroulée sans qu'ils n'aient jamais sympathisé tous les 2 !!! :roll:

 

Je referme la parenthèse...
Conséquence directe de cette difficulté à s'intégrer & trouver sa place parmi les autres : l'inhibition intellectuelle :oops:

 

Ou comment renoncer à l'exercice d'une partie de son intelligence afin d'être mieux accepté des autres, ou en tous cas, afin de ne pas être plus rejeté encore par eux...

 

Si cette inhibition est identifiée rapidement & prise en charge, expliquée, soignée ; il ne s'agira pas d'une perte définitive du potentiel intellectuel. Seulement d'une baisse de tension si on peut dire, avec un déficit momentané & récupérable de l'efficience. Le risque étant malheureusement que cette inhibition passe inaperçue des années durant, & s'installe. Qu'elle ne laisse derrière elle de trop importantes séquelles dans la construction de la personnalité pour pouvoir recouvrer les capacités d'origine.

 

 

Mon zébrillon avait commencé à s'enfermer dans une inhibition intellectuelle qui a été mise en évidence par son 1er bilan psychométrique (Wppsi, passé à 4 ans & quelques mois).
La psychologue nous avait alors fait part de l'urgence de lui faire prendre conscience du fait qu'il ne serait pas mieux accepté par ses camarades de classe en sacrifiant une facette de sa personnalité & en inhibant de toutes ses forces ses facultés, ce qu'il s'épuisait à faire pour tenter de se mettre au niveau des copains.

 

 

Il va sans dire qu'il n'avait, en fait, aucune idée du niveau exact de ses petits copains d'école. Par conséquent, pour être certain de se fondre dans le moule & leur ressembler, il mettait la barre très très bas, & jouait à l'imbécile absolu, prenant exemple sur les enfants les moins évolués de la classe... & faisant pire qu'eux dans la cour (en classe, il savait déjà lire & commençait à s'ennuyer ferme) :-o

 

Le soir même de l'entretien de restitution (auquel il avait assisté, car nous pensons qu'il est primordial pour un enfant de savoir, pour se construire de façon sereine & harmonieuse), en remplacement de la traditionnelle histoire du soir au moment du coucher, je proposais que l'on reparle du rendez-vous chez la psychologue. Afin de réexpliquer ce qui aurait pu être mal interprété, mais aussi de commencer à lui faire intégrer la nécessité impérieuse de bien cerner pour accepter une différence aujourd'hui identifiée, & à laquelle on peut donner une identité, un nom.

 

 

Je me lançais donc dans une longue explication, au chevet du lit de mon loustic. Lui indiquant qu'il ne pourrait jamais faire l'unanimité chez ses camarades  ou les gens qu'il croiserait dans sa vie. Qu'il y aurait toujours des enfants qui viendraient vers lui & qui l'apprécieraient, comme d'autres qui le rejetteraient, quoi qu'il puisse faire ou dire. Mais qu'en tout état de cause il n'était pas indispensable pour se faire aimer de ses camarades de classe de travestir ce qu'il était, car il était différent & cela se voyait, se sentait, même en dépit de ses efforts pour ne pas le montrer.
Qu'au contraire, il fallait être soi-même, ne serait-ce que pour être bien dans sa peau & ainsi, avoir de véritables amis qui nous ressemblent & avec qui il est possible de partager des passions communes, des sujets de discussions intéressants.

 

 

Très attentif à mon discours, le zebrounet m'avait répondu ceci :

 

- Je voudrais vraiment pouvoir le faire maman, mais ma tête décide quelque chose & mon corps fait autrement.

 

A 4ans, la conscience de ces dyssynchronies comme des difficultés à les faire reculer était entière :hypno: :cry:

 

 

 

Liens relatifs aux dyssynchronies & à l'inhibition intellecuelle :

http://www.enfantsprecoces.info/versiontableau/1erspas/dyssynchronie.html
http://www.acsis-pm.org/517Anis.html
http://pedagogie.ac-toulouse.fr/garsep/gauvrit.htm#LINHIBITION__INTELLECTUELLE
http://www.douance.be/douance-troubles-inhibition-intellectuelle.htm

 

 

Et les ouvrages des 2 psychologues cliniciens cités dans ce billet :

 

         

 

 

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

75 commentaires à “Dyssynchronies & inhibition intellectuelle”

  1. Dune dit :

    MErci pour cet article !!
    A ma grande surprise, je cherchais des infos sur la dys. sociale pour mon petit homme de 4 ans, et j’y ai trouvé bien +. Car ce que vous décrivez est tout simplement MON histoire. Sauf qu’il y a 30 ans en arrière, il n’y avait aucune prise en charge pour s’accepter …
    Donc MERCI

  2. Marie dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article (et les autres !) avec un exemple qui reflète très bien ce à quoi je suis confrontée depuis peu.
    On trouve bcp d’articles dans lesquels des psychologues, dès lors qu’une dyssynchronie importante est relevée dans les scores obtenus au WISC (comme dans votre exemple 145/120), se refusent catégoriquement à calculer le QI qui n’aurait alors plus de sens et, se refusent à poser le diagnostic de précocité dans ce cas.
    Bref, le doute s’installe … Et on a peur de l’erreur de diagnostic pour un enfant chez qui le psychologue a calculé le QI malgré de gros écarts et conclu à la précocité, mais avec prudence, me semble-t-il …
    N’avez-vous jamais eu cette peur là ?

  3. Rainbow dit :

    Mon zèbre de 9 ans « souffre » de toutes ces sortes de dyssynchronies: sociales cela va de soi et entre nous, nous l’appelons souvent « Sheldon » comme le personnage de « The Big Bang Theory ». Ce décalage social vient aussi de son caractère et de sa personnalité. Sa soeur zébrelle n’a aucune difficultés à comprendre les conventions sociales, même s’il lui est difficile de s’y plier. Son frère ainé lui, ne les comprend ni ne les détecte et passe assez souvent pour un extra- terrestre aux yeux de ses pairs.
    Tous les deux souffrent aussi de dyysynchronies internes qui se traduisent notamment par une dysgraphie sévère pour lui et par une grande maladresse corporelle en général. Ceci n’ est malheureusement pas rééducable, seulement « contournable » et nous nous évertuons à mettre en place un parcours du combattant avec l’école et l’ergothérapeuthe pout compenser ce déficit neuromoteur LIÉ à son THQI. D’autres dyssynchronies sont légèrement envahissantes telles que les dysharmonies que je qualifierais d’émotionnelles. Pleurs et hypersensibilité sont notre quotidien ainsi qu’angoisses et stress permanents. Heureusement, il y a aussi la bonne humeur et la joie de vivre, mais pour le zébrillon, la bouteille est plus souvent à moitié vide qu’à moitié pleine….. :cry:

    • Gribouille dit :

      J’ai le modèle fille !
      La mienne souffre aussi de dyssynchronie : au niveau écriture, c’est catastrophique… Et un grand mal être corporel. Nous avons tenté de lui faire prendre des cours de natation, pensant qu’elle était prête… Grosse erreur ! Elle n’a pas peur de l’eau, mais est angoissée rien qu’à l’idée de ne pas avoir pieds…
      Et c’est pareil dans tous les domaines : Elle a sans cesse besoin d’être rassurée…
      Elle est en CE2, et se trouve grandement « handicapée » par son comportement et ses inhibitions !
      Mais comment faire pour qu’elle accepte d’avancer ? Comme elle dit elle-même  » Dans ma tête, ça va vite, mais dans mon corps, c’est le chaos ! »

  4. carine cantau-bourg dit :

    pfffffffffffffffffff et ben !!!!! je vois ma fille dans votre article ! ça fait tout bizarre ……

  5. Colin dit :

    Bonsoir à vous tous.
    Je m’appelle Colin.
    Voilà je n’ai jamais pu avoir de réponses à toutes les questions que je me pose (à qui les poser ?..) et vu que vous m’avez l’air de fin connaisseurs, je me lance!

    Voilà j’ai 18 ans, et j’ai fais deux test de QI à cause de ma scolarité atypique dès le plus jeune âge, et les deux ont révélés un QIT 133, avec 142 en verbal et 111 en performance. Voilà donc après, le grand classique.. (immaturité, ennui, situation social plus ou moins correct selon les établissements,,grand dégoût du système scolaire et des profs qui selon moi, et dès mon plus jeune âge, ne savent pas se mettre dans une relation d’humain à humain, mais dans une situation de constant rabaissement, se sentant toujours très supérieurs à des enfants de 5,8,12,17 ans…)

    Mais je me pose énormément de questions, je vais aller en médecine l’an prochain, mais j’ai peur que seul le QIP y soit favorisé… Mon intelligence me permet d’apprendre plus vite mes cours, mais en aucun cas de les appliqués plus vite qu’un autre.. En fait, il me permet entre autre de pouvoir partir trèèèès loin dans ma tête et souvent de partir en couilles bien comme il faut. J’ai eu comme tous ces zèbres dont vous parlez, cette scolarité atypique dès la maternelle…

    J’aimerai par exemple savoir si finalement, le QIV était plus important que le QIP ? Ou l’inverse ? J’ai même parfois l’impression (ça peut paraître con attention) que le QIP peut être « boosté » assez correctement grâce au QIV, mais malheureusement je ne connais pas exactement les spécificités de chacun.
    Pensez vous qu’un haut QIV puisse être utile pour des études médicales ? En dépit de la performance…
    Notez que je suis actuellement plus ou moins en échec scolaire en terminale S.. (passons le CP, CE1, CE2 ou j’étais une tête qui dormait et gérait), j’ai eu du CM1 à la seconde l’équivalent de 11-12/20 au niveau des notes, mais depuis la 1ere S ou le niveau c’est accentué, il n’est plus possible de « blablater » aux inters, et je m’en tire avec des 5,6,7.. Malgré de nombreux points d’avance grâce aux notes du bac français/histoire, je suis passé en forcing en terminale, et ma moyenne est terriblement catastrophique (mais bon, à savoir 1h de travail personnel par mois maximum, ainsi qu’une écoute en cours approchant bien souvent du zero absolu), la moyenne générale est de 7, peut être 8, en trichant…

    Si quelqu’un est dans mon cas, ou encore en mesure de répondre correctement (je cherche non ce qui me conforte, mais bien la pure vérité), j’ai des questions sans réponses à tour de bras, des questions sacrément tordus..

    Exemple: Est-ce grâce à mon haut QIV que je peux analyser des situations de la vie de tous les jours, alors que les autres n’y verraient que du feu, puis en tirer toutes sortes de logiques, et de correspondances avec d’autre faits qui concorderait avec ce que j’ai vu, tirer des conclusions, « partir très loin » (accentué sûrement par le fait que je suis souvent sous l’effet du cannabis). Et quand je « pars très loin », soit mon raisonnement était tout à fait correct, soit j’étais parti bien trop loin par rapport aux faits que j’ai vu, au fait que la personne en face n’ai pas du tout la même manière de penser,
    Est-ce mon QIV qui fait que quand j’ai un soucis, quand je me dispute par exemple avec ma copine, mon cerveau bout, et je suis littéralement obsessionnel.. C’est à dire que chaque seconde, lorsque j’ai un véritable problème, (au diable ici les cours, et autres, des vrais problèmes genre prise de bec avec la copine ou le meilleur ami, ou autre..) je retourne la situation et les problèmes dans ma tête, jusqu’à en voir chaque détail, chaque petite ficelle qui fait que, chaque petite chose que la moindre chose de m’ont problème inclut, ou découle… Jusqu’à être malade, jusqu’à en savoir beaucoup trop, jusqu’à sans faire péter le cerveau…
    Je suis littéralement hypersensible et j’ai beaucoup trop de questions que je n’ose que poser, au maximum, à mes parents, malheureusement ils ne sont souvent plus en mesure de répondre, ils répondent souvent un peu à coté quoi :(… Malgré tout le respect et l’amour que je leur porte.

    Je me répète, si quelqu’un pourrait VRAIMENT m’aider, genre je n’aimerais pas que vous balanciez des réponses au pif comme ça, car je ne veux pas commencer à croire des choses qui ne sont pas réelles, il est trop dur par après de tenter de me faire rendre raison… N’hésitez pas à répondre, voir si cela ne vous dérange pas, à me proposer de parler en privé.. Sans quoi je vais bientôt commencer à tenter de voir des psy, mais bon….. Merci à tous!!

    • Rainbow dit :

      Bon alors Colin, par quoi commencer:
      Je me reconnais beaucoup dans ce que tu racontes.
      Ma scolarité à moi jusqu’en 4 ème a été excellente, sans saut de classe, moyenne extra, et même quelques instits ont à l’époque affirmé à mes parents que j’étais surdouée (pour info j’ai 40 ans).
      À partir de la 4ème, les choses se sont corsées pour moi, notamment en mathématiques ou ma moyenne à chuté de 18/19 à 13/14, rien de bien dramatique, mais pour moi qui avait TOUJOURS été en tête dans toutes les matières, j’étais désormais souvent dépassée par des « bûcheurs forcenés » moi qui par par contre n’avais JAMAIS fourni le moindre effort pour obtenir de bons résultats. Et c’est là que le bas blessait finalement, je ne SAVAIS PAS travailler comme les autres. Eux en avait pris l’habitude dès leur plus jeune âge avec les enseignement répétitifs et hyper séquentiels, alors que mon esprit à moi retenait tout en une seule fois et vagabondait lors des sempiternelles répétitions via cette structure en arborescence si commune au HQI. Mais en 4ème, les connaissances n’ont plus suffit en math notamment (les matières littéraires, c’était toujours les doigts dans le nez) et les habitudes de travail, l’organisation, les démonstrations séquentielles et les apprentissages par coeur (identités remarquables et même les tables de multiplications) tout ça, je ne savais pas faire et j’ai commencé à ramer.
      Pour la faire courte, j’ai eu mon bac D (sciences physiques, math, sciences nat) avec 1/20 en mathématique coeff 4 autant te dire que merci les matières littéraires. Mais même en sciences physiques, mes résultats ont fini par baisser au lycée car je n’arrivais pas à intégrer les outils mathématiques de plus en plus nécessaires lorsqu’on avançait dans le programme.
      Je me suis inscrite en fac de sciences naturelles (biologie, géologie, zoologie, botanique, océanographie, paléontologie, planétologie, sciences physique, chimie) et je me suis éclatée. J’ai rencontré à la fac ENFIN des gens comme moi, qui sont devenus des amis « à la vie à la mort » et j’y ai rencontré l’homme de ma vie, avec qui des années plus tard j’ai engendré un zèbre perché à 155 totalement dysgraphique et hypersensible façon « bouteille à moitié vide », et une zébrette perché à 149 toalement dysgraphique, un peu dyslexique et hypersensible façon « bouteille à moitié pleine » avec des QIV crevant les plafonds du tests, mais tous les deux avec des dyssynchronies hyper marquées et handicapantes à l’école, d’autant qu’ils ne parviennent pas à se faire des amis.

      Tout ça pour te dire que je comprends. J’ai su il y a relativement peu de temps, lorsque je me suis intéressée plus sérieusement à la douance via ce blog et d’autres encore, que mon profils de surdouée qui se plante à partir du collège, était somme toute d’une banalité affligeante dans notre système scolaire totalement inadaptées aux HQI. Mais c’est comme ça, on ne peut pas revenir en arrière, il y a 30 ans, on ne parlait pas de ses choses là, vu que personnes n’en savait rien et maintenant que beaucoup savent, les choses changent TRÈS / TROP LENTEMENT et des milliers de HQI passent à la trappe du système scolaire depuis des décennies au nom de l’égalité des chances, paradoxe bien hypocrite s’il en fut, comme si tout un chacun pouvait parvenir à devenir un grand médecin ou un grand chercheur grâce à la seule école…..
      Alors de deux choses l’une: tu tentes médecine et tu verras bien si tu y arrives. Ne cherche pas trop du côté de ces histoires de QIV > au QI machin, je ne suis pas sure que quiconque puisse affirmer que tel ou tel QI peut te permettre ou pas de franchir le numérus closus. Il faut avoir à l’esprit que médecine et une filière ou la compétition est rude: peu d’élus, beaucoup de stress et énormément de travail qu’il va falloir gérer, organiser, optimiser et réussir à transformer en bons résultats.
      Si tu loupes, il existe de nombreuses voies scientifiques qui ne manqueraient pas de t’intéresser, c’est certain. Une année n’est jamais « perdue » de toute façon, on apprend de nouvelles choses sur soi et sur les autres, ont découvre de nouveaux horizons, de nouvelles gens, de nouveaux amis.

      Pour la gestion du stress et l’organisation du travail scolaire, je sais que Cogito’z (créé par Jeanne Siaud Facchin psychologue clinicienne sur les HQI, de renom ) organise des stages (payant bien évidemment) pour aider les anxieux, ceux qui doutent, ceux qui stressent aux examens à gérer tout ça. Je ne sais pas si ça marche, mais il y en a régulièrement. Cogito’z n’est dans doute pas le seul à proposer ce genre de choses, mais je t’avoue que tout ceci revient à chercher une aiguille dans une botte de foin.
      Il faut que tu te documentes sérieusement sur la question et que peut-être tu consultes un psy qui s’y connaît en douance et qui pourrait t’aider.

      Encore une chose: laisse tomber le cannabis. Je n’ai pas besoin de t’expliquer les effets psychotropes négatifs de ce genre de substance ainsi que le risque d’accoutumance qui en découle parfois et même souvent. Il me semble que la réalité et le quotidien sont suffisamment compliqués comme ça sans en plus les vivre au travers d’un filtre déformant et illusoire et qui en plus fait marcher une économie parallèle qui compte ses morts, comme à Marseille en ce moment par exemple.
      La vie réserve de bien belles surprises, sois en persuadé, même si des montagnes de difficultés et des abîmes d’incompréhension t’attendent comme tout un chacun. Mais là, on est tous logés à la même enseigne tu ne crois pas?

      • Droulez Swan dit :

        Bonjours, à vous tous ! (je n ai jamais passé de test de Qi par peur mais j y reviendrai)Je m’approche à grand pas des 18 ans je suis en premiere L et depuis le début d année je suis en « décrochage scolaire »… Tout les termes ont étaient pointés du doigt : dépression, phobie scolaire, agoraphobie …. Et j en passe. Pour faire un résumé de ma scolarité elle s est déroulé très facilement jusqu en 4ème jusque là on m avait proposé à deux reprises de sauté de classe mais je m y refusé, une fois en 4 eme j ai était totalement en opposition avec le système scolaire, je me suis teue à une moyenne de 12-13 mais je passais plus de temps à vouloir démontré que le système éducatif était bourré d erreur ,ce qui sucité auprés de mes prof de l admiration que de la haine(arrivant parfois même à des situations de violence physique mais j ai réussie a toujours prouvé mon innocence), je ne me plaisais pu en cours je cherchais donc une occupation cette année là j ai commencé mes déboires avec les excés d alcool et d’herbe (je vous rassure je n ai jamais était plus loin je n’y vois aucun intérêt). J ai eu mon brevet avec mention et je suis allez dans un lycée ou l on est « correctement encadré » (en clair il y a toujours quelqu un pour te filmer des tonnes de taff et un autres pour te sanctionné si ta perception des choses n est pas la même et où les débats doivent resté dans leurs vision des choses sinon elle devient incorrect à leurs yeux et ne se gênent pas pour la proclamer incorrecte au yeux de tous) car ma mère pensait que j avais besoin d apprendre à avoir un rythme de travail… Ce fut un échec total et ca ne m’a poussé qu à ne plus y allez que pour allé voir mon directeur et lui demandé « comment peux tu dire qu un enclos n est pas fais pour en sortir ? » … J ai donc redoublé et je suis donc retournée dans une école public où j ai été très très discret je me m intené à une moyenne de 12 sans aucun effort et un gros absenthéisme mais je ne parlais personne et étais désinterressé de tout, je suis passée en classe de première littéraire avec une certaine joie d avoir des personnes qui devaient théoriquement partagé quelques intérêt commun mais non.. À l exception des grand classique d une conversation : musique,cinéma,soirées.. Bah rien. J ai donc repris le train train quotidien du mec discret mais durant ma journée militaire ( JAPD) quelque chose c est passé, j étais tellement en désaccord avec les « gardiens de la paix » que j en ai fais une crise d angoisse, depuis je ne vais pu à l école ça doit faire 3-4 mois (j y fais des crises d angoisse a chaque fois que je m en approche)et ma psy ma suggéré l idée que j étais certainement un « enfant précoce » alors voilà pourquoi je vous ai écrit ce messages , cette idée m avait déjà traversé l esprit mais je pensais que de toute manière tant que je réussie à l école je me fiché de savoir si oui ou non je l étais, mais maintenant je ne vois cette supposition que comme la dernière possibilité d avoir une scolarité et les diplômes que j aurais souhaitais avoir depuis tout petit alors je me demande si mon parcourt mes crises d angoisse et autres pouvait en faites s expliqué non pas comme un décalage entre moi et mon environnement ou je suis le seul fautive de mon incapacité à m adapté alors que je devrait savoir le faire, ou si je suis simplement dans un environnement dont je ne peux tout simplement pas me forcer à être. Je voudrais savoir si mon parcourt ressemble à celui d’un enfant précoce qui n a jamais etais détecté ou simplement à celui d un gamin pommé ? Merci pour votre lecture désolé d avoir pris de votre temps et bonne journée à tous !

        • Enquêteuse dit :

          Bonjour Swan,
          Le meilleur conseil sue je peux te donner c’est de te renseigner auprès de la ANEIP de ta région en leur demandant des adresses utiles et des informations sur les Hauts Potentiels.
          Peut-être que ta psychologue est habilitée pour recevoir et tester des Haut Potentiels? Si c’est le cas, elle pourra répondre à bien des questions qui te passent par la tête. Tu peux également demander à l’ANPEIP de ta région s’ils recommandent la psychologue en question.

          Je suis en Terminale littéraire et je remarque également ce décalage que j’ai avec les autres du point de vue des intérêts. En effet j’ai moi aussi choisit cette filière avec l’option musique pour essayer de trouver d’autres personnes pouvant se rapprocher de ma passion. Mais en faisant ça j’ai laissé à la trappe les autres sujets qui m’intéressent, car eux ne jurent que par la musique/la danse, certains les langues et rarement la littérature, et ils ne montrent pas vraiment de grand intérêt pour la philosophie… Alors c’est sans parler des « matières » scientifiques!

          J’espère que tu vas pouvoir trouver une solution bien vite afin de pouvoir retourner au lycée et passer ton bac…

          • Mariluce dit :

            Avril 2017…
            J’aimerais savoir ce que vous êtes devenus, Colin, Swan, Enquêteuse?
            Dans ce billet sur les dyssynchronies et inhibition intellectuelle, c’est particulièrement ce qu’il advient aux personnes ayant cette inhibition intellectuelle qui m’intéresse.
            Je connais une jeune femme qui a eu à peu près votre parcours scolaire. Personne ne soupçonnait de HPI et la taxait d’immature. Ses résultats scolaires excellents, puis très bons, puis bons, puis… (sans vraiment de travail car elle savait pas travailler) ont débouché sur une enfilade d’échecs en université, associés à angoisses et phobies diverses, actuellement dépressive, contestant absolument pouvoir être HPI, refusant le test jusqu’à très récemment, mais l’ayant passé dans un état bizarre, au point que je pense que le test en sera faussé.
            Je pense que c’est en raison de son inhibition intellectuelle qu’elle est en échec… Qu’advient-il de personnes ayant ce profil? voilà ma question. Merci pour d’éventuels témoignages d’adultes concernés pour eux-mêmes.

  6. Je crois que les zèbres n’osent souvent pas agir ou se lancer dans la vie par peur d’échouer forcément vu toutes les questions qu’ils se posent et les réponses logiques qui en découlent mais finalement il faut oser et faire le grand pas , se lancer, bosser à fond pendant 5 ans non stop en gardant à l’esprit que 5 ans c’est rien dans une vie! En tout cas je reste persuadée d’une chose c’est que la seule vraie année scolaire pendant laquelle il faut bosser c’est la terminale car les zèbres ont une grosse capacité de travail plus qu’ils ne pensent, et en bossant sérieusement ils peuvent s’en sortir fantoche mais il faut en avoir conscience et ne pas avoir mal de sacrifier du temps agréable à bosser!!!!

  7. babbaluci dit :

    Colin, votre « appel au secours » est un cri du coeur qui vient des tripes. je constate qu’il suscite des réactions, j’ose le mot, « maternalistes ». J’y vais de mon petit mot paternaliste pour vous encourager.
    Ma fille cadette n’a jamais passé de tests, mais elle est très intelligente et présente des tares que nous appelons « hérédipères ». Genre personnalité border-line insaisissable, scolarité « normale » type descente de bob en zigzag, tendances maniaco-dép., pensée qui fout le camp dans tous les sens…
    Contre mon avis (c’est trop lourd!), elle a voulu faire médecine. A « doublé » une année pour soigner une grosse déprime. S’est entêtée et, grâce aussi à son compagnon, dans le même bateau, a enfin réussi. Un an après, re-déprime, en pleine grossesse. La mère et l’enfant se portent bien, merci. Elle exerce actuellement en pédiatrie et mène une vie « normale » grâce aussi au suivi psy et médocs.

  8. pascale dit :

    bonjour ,
    43 ans et mère d’ un eip , je suis probablement zébrée aussi et j’ ai fait médecine après un bac D donc je témoigne mais ça ne vaut que pour ce que c’ est … mon expérience : donc jusqu’en 4 ème sans saut de classe (mais repérée en cp par une instit qui l’ avait proposé à des parents qui ne l’ont pas souhaité) résultats brillants ,sans effort mais passant pour l’ élève sérieuse par excellence ; en 4 ème chute en maths mais quand même dans les 1ers ; 2nde dans un bahut de haut niveau et dégringolade : je ne savais pas du tout travailler mais passage en s et découverte à l’arrache du mot travail , excellente en terminale ( 19 en maths 18 en sc physiques ) sans gros effort mais enfin mieux organisée . 1 ère année de médecine obtenue grâce aux matières logiques ( maths , chimie etc…) , travail mais difficultés à mémoriser les tonnes de cours : j’ ai eu le concours du 1 er coup mais pas top classée ; J’ ai choisi dentaire et l’ ai terminé ; aujourd’hui j’ exerce cette profession avec une empathie et une méticulosité qui m’ ont conduit à un beau burn out mais ça c’est une autre histoire et est à relier à ce que tu décrivais : des multiples facettes d ‘un pb qu’on examine jusqu’à se faire exploser une durite et ne pas pouvoir en sortir qui sont mon lot quotidien …. pour le plus grand bonheur de mes patients qui bénéficient de mon mode de fonctionnement ainsi que mon psy ( j’ ironise mais il vaut mieux ce type d’ aide que des addictions nocives par définition ) . Alors essaie et n’ ai pas de regret !

  9. Tatiana dit :

    Encore un très bon article où je reconnais mon fils. 14 ans d’âge mental mais 9 ans affectivement, qui a encore besoin de câlins.
    Quant au côté « social », d’accord avec vous aussi, quoi que cette année, au collège, il a enfin des copains EIP et non EIP.
    Merci pour votre blog !

  10. diane dit :

    « Je voudrais vraiment pouvoir le faire Maman, mais ma tête décide quelque chose & mon corps fait autrement. »
    Vraiment merci pour cet article! Cette phrase je l’ai entendue et maintenant je la comprends tellement mieux…

  11. Fredauboulot dit :

    Je ne te suivais pas encore à cette époque (et n’avais même pas encore lu JSF, c’est pour dire mon ignorance en la matière ;) ) alors merci de l’avoir remis en lumière. Je dois t’avouer que je t’aime!
    Merci pour ce formidable article que je vais m’empresser d’imprimer et de garder sous le coude pour l’école, au cas où…

  12. Calade dit :

    Moi je cherche des explications ou témoignages dans le cas où icp >> icv. Le cas contraire est souvent abordé mais je n’ai rien trouvé sur le cas de ma fille (icv = 99 et irp = 132).
    Malheureusement la psy qui lui a fait passé le test m’a juste donné la grille avec les chiffres et un compte rendu de 10 lignes.
    Aujourd’hui elle va avoir 12 ans, en 6ème, douce rêveuse qui veut plaire à tout le monde…

  13. couline dit :

    enfin une explication…ma fille souffre de dyssynchronisme icv>irp et a imt eux meme >qit Bref comme l’a dit je ne sais qui ma fille c’est Sheldon!
    en faite ds les test meme ce qui nous a beaucoup aidé a comprendre notre fille ce sont les description faite par la psychologue lors des épreuves
    Merci pour cette mines d’info pas si facile a trouver

  14. MJ dit :

    Si ma famille pouvait lire cela :) :smile: merci Colin et courage la vie comporte de belles découvertes, surtout n’offre aucune minute de ton précieux temps (et argent) aux « fabricants de malheurs » . La vie est pour nous tous un sacré combat, saches bien cerner le tien afin de t’en trouver apaisé. Que la force et l’humour soit avec toi. MJ

  15. Kati dit :

    J’ai noté votre remarque:

    « L’école n’est, en règle générale, pas adaptée à l’accueil des élèves qu’elle désigne du reste comme étant à besoins spécifiques, & pour cause : l’Education Nationale en France prône l’égalité des chances & a une forte tendance à occulter les différences de capacités intellectuelles. »

    Ceci n’est nullement le fait de l’école ou même de la France. La société est constituée d’individu dont la majortité se situe dans la moyenne des capacités (intellectuelles et autres). La société est donc adaptée au plus grand nombre puisque construite par le plus grand nombre. Que l’on se trouve à une extrémté ou une autre de la courbe (soit trop peu soit trop doué) on se heurtera aux même difficultés d’intégration, de compréhension et de communication. Ceci est vrai à lécole mais aussi par la suite dans le milieu professionnel, familial…etc

    J’ai vécu ce problème moi-même. A l’époque (il y a plus de quarante ans), rien n’était fait pour nous. J’ai eu l’impression de vivre en enfer pendant toute ma scolarité et une partie de ma vie tant je ne comprenais pas le fonctionnement de mon entourage et leur « lenteur » intellectuelle que je mettais sur le compte d’une mauvaise volonté. J’ai toujours autant de problèmes à comprendre le comportement humain mais avec le temps, je me suis résignée et je végète sans exploiter mes possibilités. Je suis docteur en physique mais je ne sais toujours pas travailler.

    On m’a demandé hier de faire passer un test Wisc à ma fille de 4 ans. Je suis tombée de haut et j’ai atterri sur votre site. Je prie pour qu’elle réussisse le test c’est à dire qu’elle soit dans la moyenne. Je serais atterrée qu’elle soit obligée de vivre la même chose que moi même si, visiblement, les choses ont évoluée dans la prise en charge de ce handicap.

    Je reviendrais peut-êtret vous lire quand j’aurais les résultats. Votre texte m’aura aidé à comprendre ce qui se passe pour ces enfants différents aujourd’hui et je vous en remercie.

    Kati

    • A. Zebrounet dit :

      Juste un petit détail -> à 4 ans, il ne s’agit pas du Wisc, mais du Wppsi ;)
      -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/04/25/les-tests-defficience-intellectuelle/

    • Juliette dit :

      Bjr
      Je me retrouve dans votre témoignage, même parcours, hormis le fait que je n’ai pas le souvenir d’une école inadaptée, en tout cas ce n’est pas ce qui a été le plus pénible pour moi. Donc, après avoir nié l’évidence pour mes enfants pendant des années, j’en suis venue récemment à passer le test récemment moi même car même constat sur le travail et pleins d’autres choses et que l’urgence était peut plus pour moi. Résultat que j’ignorais : hpi tendance thqi avec suspicion de dyslexie (ah il parait que je compense, bilan en attente… ) et je verrais aussi bien un peu de syndrome d’asperger (ah alexandra, j’ai fait le est en ligne que vous indiquez sur votre site, beau cocktail des 3…). Bien sur à vérifier pour aspie, j’ai déjà assez à faire avec les 2 autres caractéristiques…
      Bref, j’ai tendance à raisonner comme vous sur l’école, voir mes commentaires déjà postés. Pour moi le résultat du test a été un soulagement (ah je ne suis pas folle…), une acceptation de ma façon de faire au travail et les autres (pleins de trucs en même temps, ne plus faire semblant d’être quelqu’un d’autre) et enfin surtout de mieux comprendre mes enfants dans leur fonctionnement et donc de pouvoir les aider à se construire.
      J’ai quand même envie de dire que c’est une chance d’être comme cela, même si j’ai encore des moments de doutes.
      Bonne journée

  16. Brution dit :

    Bonjour et merci de cet articlr.

    Qu’en est-il de l’écart important entre QI Verbal & QI de Performance chez l’adulte ? Observe-t-on là aussi une dyssynchronie (interne ou autre..) ?

    Cordialement

  17. Peter dit :

    Bonjour
    Concernant cette hétérogénéité du QI
    J’ai moi aussi ce type d »anomalie »!
    Cela m.a passionné depuis 3 ans, et j.ai beaucoup lu sur le sujet.
    En fait cette hétérogénéité est multipliée par 4 si Le QIT est à 130 et par 5 si le QIT est à 140.
    Dans la théorie de Piaget il s’agit d’une hétérogénéité de vitesse de développement des capacités intellectuelles/psychomotrices / sociales / affectives! car il s’agissait d’une conception uni modale de type constructiviste ou la seule variable possible était la vitesse de l’évolution,d’où le concept de dysynchronisme cher à Terrassier.
    Actuellement , cette vision apparaît comme dépassée en raison de l.aspect modulaire des fonctions « exécutives « du cerveau,ainsi que de la progression dans les connaissances en cognition.
    En fait , ces anomalies recouvrent le concept « modernes  » des Dys-fonctions exécutives .
    Si le QIV >> QIP cela correspond la plupart du temps (mais pas toujours) à une dys praxie (+/- visuo spatiale) avec une chute sur l’IRP ou les matrices et l’épreuve des cubes est très fortement chargée en visuo spatial
    Ce cas de figure est le plus souvent retrouvé dans le diagnostic des HPI
    Si l.IRP >> ICV on peut se retrouver dans un cadre de dyslexie 20% des cas dans une étude de M.Habib
    Enfin si IMT et IVT sont très bas, il faut envisager un possible TDAH
    T
    Les HPI hétérogènes sont un véritable défi pour le diagnostic de l’HPI car la chute très fréquente d.un ,deux ,voir trois indices fait chuter le QIT entre 115 et 125 .
    D’autres part, le HPI empêche le diagnostic des Dys- fonctions exécutives ,par compensation spontanée .
    Il n’on empeche que même avec une compensation excellente ,la personne gardera son handicap « invisible » avec des échecs inévitables, tout au Long de la vie.

    Enfin, pour Colin, aie surtout confiance en toi, et le courage de faire ce que tu as envie de ta vie .
    Ne te sous estime pas, c’est a-t-on âge qu’il faut prendre tous les risques!
    La réussite est plus souvent une question de persévérance que de QI!

  18. Lélé dit :

    Bonjour,
    Nous entamons une nouvelle année scolaire avec le filtre de la précocité pour interpréter certaines caractéristiques de mon fils de 11 ans.
    Profil hétérogène, Kabc avec un résultat séquentiel bien inférieur au simultané.
    Nous nous trouvons face à des problèmes de mémorisation vraiment préoccupants: il n’arrive même pas à fixer un numéro de téléphone…
    Évidemment, cela pose d’immenses problèmes de vocabulaire en langues sans parler du par cœur en général.
    Je suis à la recherche de pistes qui pourraient l’aider…
    Merci à tous,

  19. Séverine dit :

    Merci beaucoup pour ce site et les infos très poussées (on reconnaît la perfectionniste incapable de faire les choses à moitié ;-) ), dans lesquelles je me reconnais 25 ans en arrière et que je suis en train d’essayer de gérer avec mon bout de chou de 3 ans… Pas facile lorsque la maîtresse appelle « retard » le refus de faire bien par peur que ce ne soit pas parfait et la peur d’affronter 30 enfants : incapable de dessiner un bonhomme à l’école, refus de faire les activités en groupe, mais à la maison il commence à apprendre à lire (à sa demande) et a compris les principes d’addition et soustraction sans qu’on ne le lui explique…

    Pour répondre à Brution, je pense que le pb de dissynchronie perdure à l’âge adule, même si l’on peut « apprendre à vivre avec » : à 30 ans, je suis obligée de prendre sur moi pour parler à l’oral d’un sujet que je maîtrise pas parfaitement (je bafouille, cherche mes mots et semble empotée…) et je reste extrêmement hyper-sensible… Un médecin généraliste qui ne me connaît pourtant pas encore beaucoup m’a récemment décrit avec pertinence comme « un mélange étonnant d’une grande force de caractère et d’une très grande fragilité émotionnelle »… Peu de gens s’en rendent vraiment compte (je sais maintenant cacher mes émotions aux moins observateurs), mais c’est toujours ça ! Enfin, ça reste mon expérience personnelle, je n’en sais pas plus sur le sujet…

    A propos de Colin, je ne sais pas ce qu’il en est un an après votre billet. Sans vouloir être négative, votre expérience ressemble beaucoup à celle de mon petit frère. Il a été testé à 10 ans, il a explosé tous les scores de QIV (tests supplémentaires pour arriver à 165…), mais fort retard en graphisme (relativement au verbal bien sûr). Il rêvait d’être médecin. A 26 ans, il vient tout juste d’obtenir son diplôme de podologue (de justesse : il est passé au rattrapage avec comme commentaire « Vous n’avez pas à savoir cela, vous sortez de votre champ de compétence »…), et ce sera sans aucun doute un podologue extraordinaire. Il aurait été également un merveilleux généraliste (son rêve de petit graçon), mais malheureusement, le système français de concours n’est pas adapté à ce type d’intelligence… Il a eu le tort de refuser le suivi psychologique qui l’aurait peut-être aidé à passer ce cap du « concours bête et méchant » ; si je peux me permettre un conseil, ne restez pas seul, faites-vous aider et ayez confiance en vos rêves et capacités !

  20. Marc dit :

    Bonsoir à toutes et tous,

    Tout d’abord merci à l’auteur de ce blog pour toutes ces précieuses et passionantes informations.

    Les résultats de mon test (WAISC-IV) sont tombés aujourd’hui…
    Tout semblait clair au sortir du rdv, mais quelques heures plus tard, je m’y perds un peu… :-/

    Profil fortement hétérogène :
    140 < ICV < 153 (149 pour être exact)
    127 < IMT < 142
    113 < IRP < 125
    95 < IVT < 113
    Le QIT serait entre 130 et 140 mais "non exploitable" en raison des disparités de résultats (44 points).
    Mais en même temps ma psy m'a dit qu'il n'y avait pas de doute sur le "diagnostic"… ???
    Moi pas trop comprendre :D

  21. Marc dit :

    Oups… Mon message ci-dessus est parti « tout seul »

    Ce que je ne comprends pas vraiment c’est comment un résultat « non exploitable » peut permettre d’arriver à une certitude ?

  22. makstf dit :

    Bonjour à tous,

    Je me suis bien retrouvée enfant dans ces propos. Cela est rassurant ou pas, car ce décalage est toujours aussi présent dans ma vie, c’est compliqué d’avoir des « amis » mais surtout il est vraiment difficile d’avoir des contacts avec son entourage proche. Je n’ai pas d’enfant donc j’ai évité d’avoir à faire subir à un autre que moi toutes ces interrogations et le mal de vivre qui va avec.
    J’ai eu une conversation il y a peu avec une amie qui me disait que son fils est suivi, psychologiquement parlant, pour précocité et elle me rapportait qu’elle en était fière. Je l’ai un peu refroidie en disant qu’il n’y avait pas de quoi et que les difficultés commençaient…. Ai-je eu tort ? Peut-être mais mon rôle était d’en faire part…. Mes salutations sincères à tous.

  23. tchalette dit :

    bonjour à tous.
    ça y est le diagnostic est tombé pour mon fils (7ans 1/2)… mais je ne sais pas trop quoi en faire… après 2 mois de lecture, de recherches… je ne comprends pas encore tout…
    les résultats sont très disparates
    QI total 142
    QI verbal 153
    QI perceptif 132
    QI mémoire travail 115
    QI vitesse traitement 106
    il y a donc de très grandes différences (notamment entre le verbal et la vitesse de traitement)

    mon fils est très mal dans sa peau, je ne sais plus quoi faire pour l’aider… Il n’a pas de copain, ne veut plus aller à l’école, a des idées noires… (c’est ce qui nous a poussé à faire le test)

    la psy a demandé un passage anticipé en CE2 en cours d’année… la maitresse (qui a un double niveau CE1-CE2) lui a donné pendant 2 jours le travail des CE2 (de janvier) et comme il faisait des erreurs, elle a dit : » non, tu ne vas pas en CE2, tu reste en CE1″…
    n’aurait-elle pas dû lui donner du travail de début de CE2 (de septembre) ? car comment peut-il réussir des multiplication alors qu’il n’en a jamais fait ? il ne peut pas inventer des choses qu’il n’a jamais apprises…
    résultat, il dit que finalement c’est bien comme ça… mais ne veut plus aller à l’école…
    Je ne sais vraiment plus quoi faire pour l’aider… en plus il m’exaspère… en ce moment, il est à fleur de peau et les crises sont récurrentes et souvent violente (notamment concernant les devoirs…)

    quelqu’un a t’il un remède miracle, ou ne serait-ce un petit qqchose qui pourrait m’aider?

    merci d’avance
    la maman (un peu perdue) d’un petit zèbre

    • Pasaguiso dit :

      Bonsoir Tchalette,

      La lecture de votre message m’a beaucoup émue et je souhaiterais vous faire part de mon expérience si cela peut vous aider, vous réconforter et surtout vous apporter de l’espoir pour votre petit garçon.
      La dyssynchronie, je connais, pas tellement dans les chiffres de QI mais dans la différence du fonctionnement cognitif et maturité dite affective.

      Maman de deux enfants précoces dont un garçon détecté à l’âge de 5 ans et demi très précoce avec un QI de 148 puis 155 à 9 ans, test refait suite à des difficultés scolaires et notamment concernant l’apprentissage des leçons.

      Après un parcours très atypique, douloureux, je vous expliquerai en détails, si cela vous intéresse, et après déscolarisation pendant quasiment deux ans, il a décroché son bac à 16 ans et maintenant, en 2ème année dans son Ecole est très heureux et très épanoui.

      Tout cela, pour vous dire, de ne jamais lacher, il faut croire en leurs capacités extraordinaires mais on ne sait pourquoi, ne les mettent pas toujours en application.

      Si votre enfant a des problèmes avec les leçons, ce n’est pas qu’il n’a pas de mémoire, bien au contraire, mais c’est que ça ne l’intéresse pas, il faut lui proposer alors d’apprendre une leçon comme un jeu, peut-être en la découpant comme un puzzle pour qu’il en recolle les morceaux.

      J’ai essayé recemment avec ma fille de 15 ans en 1ère S, car elle avait du mal à mémoriser une vingtaine de dates en espagnol et bien d’une part nous avons appris avec des moyens mémotechniques simples, toutes les dates parfois complètes avec jours et mois et d’autre part après les avoir bien mémorisés, les évènements et bien en à peine 30 mn, elle avait tout appris avec une facilité déconcertante et du reste, moi aussi ! Qui me plaint de pas avoir une excellente mémoire !!!

      Surtout, ayez confiance des capacités de votre fils, chercher toujours la meilleure solution pour lui.

      Si vous voulez, je peux vous aider, car j’ai connu dix ans de galère, de 6 à 16 ans, avec mon fils qui pourtant a toujours été un magnifique et gentil petit garçon dont le seul problème était l’école et maintenant est un adolescent de bientôt 18 ans très bien dans ses baskets et très heureux d’avoir passé la période scolaire.

      Au plaisir de vous lire,
      A très bientôt,
      Cordialement,
      Pasaguiso

      • tchalette dit :

        bonsoir pasaguiso,
        merci pour votre soutien.
        j’attends les résultats du test fait avec l’orthophoniste + du test neuro visuel… et après je pense que je reprends contact avec la maitresse… mais je ne sais pas ce qu’elle va pouvoir faire.
        ça fait plaisir de savoir que votre fils s’en est sorti… j’espère que la crise avec mon fils ne durera pas 10 ans… car je ne suis pas sûr de tenir…
        il y a derrière un petit frère qui a actuellement 2 ans et que je soupçonne d’avoir un QI encore plus élevé que son grand frère…
        je sens qu’ils vont me rendre chèvre…
        encore merci
        à bientôt
        tchalette

        • Pasaguiso dit :

          Bonsoir Tchalette,

          Je suis très contente que vous ayez pu me répondre.

          De mon côté, je n’ai pu le faire avant, car je n’avais pas ce lien sur mon ordinateur bureau mais seulement sur mon ordi portable à la maison, désolée donc de ma réponse tardive. Je vais donc enregistrer ce lien pour pouvoir suivre notre correspondance.

          Je voudra

          • Pasaguiso dit :

            Désolée, mon message est parti tout seul ! Donc, je reprends …

            Je voudrais vous demander, mais sans nullement vous vexer, que fait votre petit garçon de 7 ans et demi en CE1 alors que le mien était déjà en milieu de CE2, ayant fait que deux années de maternelle;

            C’est peut-là, le noeud du problème, je pense que votre fils s’ennuie beaucoup et par conséquent, refuse les apprentissages qui sont trop faciles pour lui, attention les enfants précoces ne réagissent pas comme nous, adulte ou comme les enfants dans la norme ! Cela ne les intéresse pas, alors ils ne font pas !!!

            Je serais très intéressée de connaitre les résultats du test de l’orthophoniste car selon moi, mais je ne connais pas votre fils, il serait bon de le faire passer de classe au plus vite mais avec une aide immédiate soit par votre orthophoniste soit par un professeur particulier pour l’aider à rattraper le programme de CE1 et celui du 1er trimeste CE2 qui est tout à fait jouable avec un tel QI performance et verbal.

            Je vous aiderai avec plaisir, dites moi, quelle aide souhaiteriez-vous que je vous apporte ?

            Je travaille dans une grosse société de produits de puériculture pour bébés et jeunes enfants et je souhaiterais lancer un service sur le site de ma société pour aider des parents qui découvrent la précocité de leur enfants qui sont un peu désorientés. Juste pour savoir, seriez-vous intéressé par un telle offre, gratuite pour vous bien sûr, sur un site Internet ? Je l’ai proposé à ma société et attends leur retour.

            Merci beaucoup de votre réponse et n’hésitez pas à faire appel à moi.
            Je ne suis pas une spécialiste mais maman de deux enfants précoces et le vécu d’un long chemin, pour arriver à des ados épanouis et heureux de bientôt 16 et 18 ans.
            Donc, je connais pas mal de ficelles et souhaite partager avec tout parent qui me le demanderait mon expérience et mes conseils …..

            A bientôt, j’espère,
            Très bonne soirée.
            Pasaguiso

            • tchalette dit :

              bonsoir pasaguiso,
              je viens de retrouver votre message.
              merci pour votre soutiens.
              la psy a en effet demandé un passage anticipé en CE2… la maitresse ayant une classe de CE1-CE2, cela aurait été aisé… en janvier, elle a donné à mon fils le travaille des CE2 pendant 4 jours, sans aucune explication… alors quand la consigne dit « résout se calcul comme la fée magibille » mon fils se tournait vers moi, le soir en me disant, c’est qui cette magibille ? et je dois faire quoi ?
              Mon petit zèbre est certes doué, ce n’est pas un génie.. et la maitresse l’a fait crouler sous le travail pendant 4 jours puis elle lui a dit : « tu as bien vu, tu ne eux pas suivre en CE2, finalement ce serait mieux que tu reste en CE1″… alors mon fils a acquiescé…
              j’ai revu la maitresse… j’ai réclamé puis obtenu une équipe éducative… et là… j’ai cru me retrouver face à un tribunal..
              comme si on me jugeait pour une faute que j’aurais commise… il y a avait 8 personnes en face de moi. la directrice avait même fait venir quelqu’un de l’inspection pour me faire comprendre que si mon fils n’allait pas bien c’est que je lui mettais trop de pression sur le plan scolaire… la psy privée qui suit mon fils était présente… mais rien n’a fait… il entrera en CE2 en septembre prochain..
              je ne sais plus trop quoi faire à part obéir… en plus je suis maîtresse sur la même circonscription… alors c’est super dur d’avoir affaire à un supérieur hiérarchique, quand on a une réunion d’ordre privé…
              pour ce qui est du bilan orthophonique, c’était le même que la psy… il faut le faire passer en CE2..

              voilà, pour ce qui est de votre proposition d’aide, je suis preneuse,… mais je ne sais pas ce qu’on peut faire… on se retrouve face à un système encore trop souvent cloisonné… en nous (enseignante) ne sommes pas formées…

              chaque jours je m’inquiète pour mes enfants… le grands commence à aller mieux… il fait le minimum syndical et s’en contente… mais le petit frère entre à l’école en septembre… et lui… je pense qu’il est bien au delà de son frère… sauf qu’il n’est pas calme du tout… et je pense qu’il va retourner la classe si la maîtresse ne lui donne pas de quoi l’occuper intellectuellement. je craint les convocations à répétition (nous sommes dans un petit village et la maitresse a la réputation de ne pas aimer les enfants qui bougent…)

              à très bientôt j’espère
              pour des conseils pratiques..
              Tchalette

      • Muller dit :

        Bonjour,

        Comment ca s’est passé la déscolarisation pendant 2 ans de votre fils, car le mien vient d’avoir 15ans, il ne veut plus aller au lycée, quand il y va il n’y fait rien, il n’a pas d’amis. Je ne sais plus quoi faire. Votre fils, comment à t-il fait pour avoir son bac??
        Merci

  24. sarinette dit :

    Bonsoir,
    mon fils de 11ans en 6ème a un QIT de 148, une année d’avance et n’écrit aucune de ses leçons;
    il dit que lorsque les autres recopient la leçon, son corps est présent dans la classe mais pas sa tête. Il est ailleurs , construit des choses dans sa tête, rêve … il a 14de moyenne au second trimestre. Les profs se plaignent parce qu’il bavarde beaucoup et ne prend pas les leçons. Son père et moi ne savons pas trop comment lui faire comprendre que s’il continue il risque d’avoir des lacunes au niveau des apprentissages
    VOILA MA QUESTION: dans la mesure ou c’est un enfant très avancé dans sa compréhension, doit-on lui faire part des ses différences afin qu’il comprenne son fonctionnement; cela peut il l’aider à avancer et essayer de rentrer de le moule de l’éducation nationale?
    Merci pour vos réponses

  25. delphine dit :

    Bonjour
    j’ai passé le test à 31 ans et selon la psy de l’époque (et confirmée par celle d’aujourd’hui) je serai « surdouée » (j’insiste bien sur les guillemets !).
    Or quand on voit les résulats je ne comprends pas bien en quoi je serai «  » » »surdouée » » »
    QI verbal 126
    QI perf 92 !!!!! ouhai vous avez bien lu 92!!! ce serait à cause d’un important trouble attentionnel…
    le QI total est donc faussé soi disant… Du coups sur quoi se basent elles ces 2 psy pour dire que je suis « surdouée » : le 126?
    Merci beaucoup de vos réponses en « priant » sincèrement que vous répondiez…

  26. delphine dit :

    en tous cas pour les fautes je suis bien surdouée LOL LOL LOL

  27. Bonjour Delphine,

    je peux vous répondre simplement, d’après ce que j’en ai compris, en plusieurs points très logiques :

    – Tout d’abord le chiffre du QI limite « surdoué » a été fixé à 130, parce qu’il fallait bien une borne, mais il est de plus en plus admis que cette borne est sans doute un peu plus basse. Ce que l’on peut dire c’est qu’une personne d’intelligence standard n’arrivera jamais à dépasser cette borne de 130. Mais sous 130 et jusqu’à… (120, 118 ?) il y a une zone douteuse où, très certainement, se mélangent des personnes standard brillantes et des personnes « surdouées » qui ne scorent pas très haut.

    – Le deuxième point très important est que l’expression du haut potentiel (ou de la douance) ne se ramène pas, loin de là, à la capacité à scorer haut dans un test de QI – même si l’élaboration de celui-ci permet de pointer la chose avec beaucoup de précision. Une personne surdouée possède une manière de penser, de ressentir, de réfléchir, de considérer les choses très particulières (vous pouvez allez voir par là : http://www.hpcoaching.be/hp-coaching-ahp-caracteristiques.htm). Entre autres, la personne à haut potentiel est suffisamment intelligente… pour penser qu’elle ne l’est pas ! L’incapacité à percevoir sa propre intelligence, surtout quand elle n’a pas été accompagnée de résultats scolaires flamboyants et persistants, est une caractéristique classique des surdoués.
    Ainsi, un professionnel qualifié qui reconnaît ces caractéristiques lors d’un entretien, puis qui constate un résultat qui frise la barre des 130 va conclure que la personne fonctionne en mode haut potentiel. Parce que c’est vrai ! C’est vraiment une différence qualitative en plus d’être quantitative. Et ça ne fait pas de nous un génie, seulement quelqu’un de différent d’environ 95 % du reste de la population.

    – Dernier point important : les troubles associés. C’est un peu mon dada (enfin mon petit zèbre ^-^) parce que notre famille en est très richement dotée *~* . Ces troubles en dys (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysorthographie, dyscalculie) et les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité sont fréquemment associés (et rarement un seul d’entre eux, il est très fréquent qu’ils s’associent à 2 ou 3) avec le haut potentiel. Il existe certainement un lien neurologique, les scientifiques y travaillent.
    Il faut comprendre que les 4 indices du QI du test ont été étalonnés pour être homogènes. Une personne qui ne souffre d’aucun troubles comme plus haut scorera un chiffre semblable pour les 4 indices : par exemple 92/95/89/93, ou 105/107/103/102 ou encore 135/132/137/133 – ce qui permet alors de calculer une moyenne, bien que ce n’ait pas vraiment de sens de le faire.
    Mais s’il existe un écart très important entre certains indices (plus de 15 je crois, 30 c’est sûr !) cela signe une anomalie avec une certitude absolue. Il ne faut alors surtout pas faire de moyenne, ce qui ne correspondrait à rien du tout, et se baser sur le chiffre le plus haut obtenu pour estimer la personne, à la lueur de l’entretien. Sans handicap celle-ci aurait performé le même chiffre pour les 4 indices, ie le chiffre le plus haut.
    Chez des enfants à l’intelligence moyenne, ce trouble se voit très tôt, l’enfant est incapable d’effectuer certaines tâches, l’entourage s’inquiète très vite. Mais chez l’enfant à haut potentiel c’est le piège : son intelligence lui permet de compenser ; d’ailleurs personne ne songerait à s’inquiéter pour cet enfant par ailleurs si vif et si curieux / qui aime tant lire / qui est si bon en maths, etc. Mais la conséquence est de taille : le haut potentiel masque le handicap et le handicap masque le haut potentiel, en empêchant l’enfant de bien réussir à l’école, dans certains domaines particuliers ou un peu partout en diminuant tous ses résultats. Au final on a un élève moyen, alors qu’il a une intelligence supérieure ! Et parfois même, hélas, des échecs scolaires complets.
    Lors d’une passation de tests, une analyse fine des 4 indices permet de soupçonner certaines dys, mais il faut souvent des test complémentaires auprès d’autres professions (orthophoniste, psychomotricien) pour les déterminer avec certitude. En revanche, pour les troubles de l’attention, c’est directement visible, d’après ce que j’ai compris. La mémoire de travail est mauvaise (cette mémoire très courte, qu’on utilise pour se souvenir très brièvement, le temps d’accomplir la tâche) et la concentration est difficile, le moindre stimulus extérieur fait perdre le fil.
    N’avez-vous jamais été étiquetée d’étourdie, de tête en l’air ? Avez-vous besoin de multiplier les penses-bêtes, n’avez-vous pas le défaut d’oublier des RV malgré tout vos efforts d’organisation, de perdre des choses ? Vous sentez-vous incapable de retenir un numéro de téléphone qu’on vient de vous donner par oral ?
    Allez voir par là, sur le blog, vous nous en donnerez des nouvelles !
    http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/10/27/tdah-20-signes-chez-ladulte-qui-ne-trompent-pas-sympatico-actualites-octobre-2014/

    Voilà, j’espère vous avoir été utile ! :smile:

    (et… je me suis bien relue, pourtant je sais qu’après avoir posté mon message je retrouverai des fautes !! Bienvenue au club :-P 8) )

  28. pauline dit :

    bonjour

    Nous avons fait tester notre loulou car depuis le cp et il est en ce2 il a bcp de soucis à l’école , notamment pour se faire des amis , a se tenir tranquille en classe

    il est donc suivi par une psy qui nous a orienté vers sa collègue afin de pratiquer le test wisc IV

    la psy nous a donné les résultats à la fin du test
    ICV 140
    IRP 121
    IMT 121
    IVT 86
    elle nous parle de dysynchronisme
    elle nous a dit que ses résultats étaient trop hétérogène et que du coup il ne serai pas précoce mais qd mm elle nous a ensuite parlé de son score en ICV qui justifie un saut de classe car là il est ds la zone de précocité
    bref on a rien compris
    on a pas encore le bilan car elle nous a dit que ça prenait bcp de temps pour le faire
    si c’est si long pk nous avoir déjà communiqué les chiffres ?
    nous sommes perdus et encore plus inquiets
    merci de nous aider

  29. Ana dit :

    Je trouve pas ça très bien de donner les chiffres, comme ça sans le reste. IL me semble que votre loulou a un profils quand même très haut en verbalt. ON m’a dit pour mon loulou qu’il était surdoué qu’a L’irp également. Et il est moins haut que votre enfant, donc a la limite le doute est permis. Mais il a quand même pas mal de particularité du a son coté précoce, que l’on ne peut pas mettre de coté.

  30. Bonjour Pauline,

    je suis de l’avis d’Ana, moi aussi ! Et je pense qu’il n’est pas forcément question de dysynchronisme mais peut-être de « dys », de troubles de l’attention associés. La vitesse de traitement faible est fréquente mais la différence entre les deux 120 et le 140 pourrait être évocateur d’un trouble (voir mon message juste au-dessus du vôtre).
    Pour ma part j’ai préféré m’adresser à une neuropsychologue, pour être certaine d’avoir quelqu’un qui sache repérer les signes de troubles associés – vu que je les suspectais fortement chez mes enfants. La première psychologue que j’avais choisie n’avait pas du tout soulevé cette possibilité pour la première de mes filles testées, et j’ai continuer de chercher quelqu’un qui saurait faire la part des choses.

    « elle nous a dit que ses résultats étaient trop hétérogène et que du coup il ne serai pas précoce » => cette phrase est une aberration, la « précocité » (terme gauche et sujet à des mécompréhensions de la particularité vraie de l’enfant) ou plutôt le haut potentiel n’est pas à déduire si et seulement si les chiffres sont hauts ET homogènes !! Seul un enfant surdoué est capable de scorer 140 à un des indices !

  31. pauline dit :

    merci de vos réponses , ça fait du bien de ne pas se sentir seule face à notre enfant

    la psy qui suit notre loulou est neuropsy dc je pense qu’au vu des tests elle fera un bilan neuropsy

    on attend le compte rendu de la psy qui lui a fait passer le test mais je compte bien tout faire pour que mon loulou soit le mieux possible ds sa peau

  32. Lilikube dit :

    Bonjour,
    Voilà bien longtemps que je ne m’étais pas plongée dans l’univers des zèbres…
    Mon fils a été « testé » il y a plus de 12 ans. Son institutrice nous a fait part de ses « soupçons » quand a son potentiel et c’est la psychologue scolaire qui a procédé à l’évaluation. A l’époque je ne m’était jamais penchée sur le sujet. Je me souviens de ce matin de février glacial où mon petit garçon de 4 ans et demi, grognon n’avait pas voulu déjeuner et ne voulait pas aller à l’école. J’avais fait part de mes doutes à la psy : « Mais non vous verrez, tout va bien se passer »… Quelques semaines après arrivent les résultats. Nous avions rendez-vous avec la psychologue, l’institutrice et la directrice. Au dernier moment, nous n’avons été reçus que par l’équipe éducative, la psychologue ayant été appelée en urgence pour une cellule de soutien. Bref, on nous annonce que notre fils est précoce et qu’il doit passer une classe (le tout bien enrobé évidemment). En effet, les résultats étaient incohérents : QI verbal 89 (!) et QI performance 127. Autrement dit une dyssynchronie aberrante, on m’a expliqué que pendant le test, il préférait répondre qu’il ne savait pas plutôt que de risquer une approximation. Et malheureusement, j’ai fait confiance… Mon fils a donc sauté une classe (le CP sur les conseils de la psychologue). A partir de la, mon petit garçon qui était joyeux entouré de pleins d’amis et devenu étrangement calme, taciturne même et je n’ai pas réagi, les résultats étaient bons sans être excellents. Les notes ont baissées tous les ans. Il a suivi une scolarité plutôt moyenne jusqu’en seconde, c’est à dire l’année dernière. Son prof principal nous a dit que la meilleure solution était le redoublement… mon fils a accepté alors que pour ma part je ne le voulais pas car je pense que le redoublement ne sert à rien. Mais j’ai suivi son choix. Résultat une deuxième seconde aussi médiocre que la première….
    Alors aujourd’hui je me pose pleins de questions : n’aurait-il pas du refaire les tests dans de meilleures conditions ? Aurai-je du refuser se passage anticipé qui n’a rien apporté bien au contraire ? Je culpabilise énormément car je pense que mon inaction à gâché l’enfance de mon fils… Dois-je aujourd’hui lui faire consulter un psy ? Mon fils est plein de doutes sur ses capacités et pourtant je le retrouve tellement dans toutes les descriptions que j’ai pu lire. Cette petite phrase quand il avait 5 ans : « ce n’est pas de ma faute Maman, c’est ma tête elle va trop vite… »
    Merci pour vos conseils,
    Une maman complètement perdue

  33. Dominique dit :

    Le QI de mon fils n’a été testé que lorsqu’il avait 14 ans et a révélé une énorme dysschronie : 140 de QI verbal pour 80 de vitesse de traitement.

    Les choses n’ont pas toujours été simples. Des redoublements, un décrochage pour enfin redémarrer dans une filière technique (infographie) qui lui a fait reprendre goût à l’apprentissage dont il avait été dégouté par certains professeurs.

    Il pense même à poursuivre ses études pour devenir professeur de mathématiques … un prof qui ne dégouterait pas les élèves.

  34. Laura dit :

    Bonjour,

    Mon fils de 7 ans (CE1) a été testé par une Psy car je rencontrais de grosses difficultés à lui faire faire ses devoirs, cela pouvait prendre plus d’une heure et c’était très laborieux. Mon fils a toujours eu un profil très atypique mais au risque de vous choquer on le pensait juste un peu fainéant et surtout très immature (c’est ce qui revient tout le temps de la part des enseignants).

    Bref, voici ses résultats au WISC:
    ICV 138
    IRP 132
    IMT 142
    IVT 86

    Aux vues de ces résultats je suis complètement perdue. D’une part parce qu’il a des résultats plutôt élevé là où l’on pensait qu’il avait des lacunes (il a un bon vocabulaire mais la syntaxe laisse à désirer et une mémoire des noms catastrophique!) et d’autre part la disparité entre les 3 premiers indices et l’IVT me semble, vu ce que je lis, particulièrement atypique. Le compte rendu Psy évoque un gros problème d’impulsivité et la nécessité d’aller voir un Psychomotricien rapidement. Il parle d’une surdouance dans certains domaines sans parler de surdouance général. Ces résultats bien que difficilement compréhensibles laissent envisager un trouble cognitif qu’il faut identifier. Il a effectivement de grosses difficulté en écriture et il n’est pas à l’aise dans son corps mais je n’ai pas l’impression que ce soit pathologique. J’aimerais tellement comprendre son fonctionnement car je sais qu’il est en train de perdre confiance en lui et que lui-même se sent atypique sans pouvoir mettre des mots dessus. Je n’ose pas le considérer comme un vrai « HP » du fait de la disparité de ses résultats du coup je suis vraiment perdue…

    • Arwen dit :

      bonjour Laura,

      je pense que d’autres vous répondront et qu’ils seront peut-être plus au fait que moi, mais je vais quand même vous répondre avec mes connaissances :)

      Voyez déjà la page d’Alexandra sur le wisc et vous vous rendrez compte qu’il est très typique que l’indice IVT soit très en dessous des autres chez les eip.

      http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2013/11/25/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-wisc-iv/

      Votre enfant, au vue des résultats est indéniablement précoce (je suis pas psy, mais, je commence à avoir un peu de bagage en lecture sur le sujet :-D )
      Mais, il est possible qu’il est un trouble associé qui explique cette chute très forte!
      Là, je ne suis pas assez experte pour vous donner les bonnes pistes ! Mais je pense que ça vaut le coup de chercher !!!!

      Bon courage ; de toute façon HP n’est qu’une étiquette qui ne vous avancera pas beaucoup même si vous pouvez la coller !!! On attend en général le verdict en se disant que ça va résoudre quelque chose, mais on finit souvent par se dire : et après ?

      En cherchant ce qui le gène au niveau de l’IVT, vous avez une bonne piste pour l’aider…

      Amicalement

      Arwen

      • Arwen dit :

        hum, désolée :-D faute :-?
         » qu »il ait un trouble associé  » !!!!
        Et mes enfants qui sont en examen de français en ce moment, la honte !!! :-P

  35. Laura dit :

    Merci beaucoup de votre réponse Arwen. Je suis entièrement d’accord qu’en soi, l’étiquette précoce n’apporte pas grand chose. Néanmoins, cela nous permet néanmoins de nous documenter sur le sujet et d’essayer d’appliquer de nouvelles méthodes car jusqu’à maintenant, vu son profil, nous nous y prenions très mal. Je suis moi-même assez scolaire et j’insistais sur le rabâchage et la répétition, ce qui le plonge dans un ennui profond et le fait décrocher.

    Par ailleurs, le fait de mettre un mot sur les difficultés que nous avons (rapport assez conflictuel) nous a soulagé tous les trois (son père, mon fils et moi).

    Maintenant, à nous de trouver « ce qui le gène » comme vous dites, en espérant que la psychomot nous aide à cela. Mon fils a des résultats en dessous de la moyenne de la classe à l’école ce qui n’est pas gênant en soi mais il se décourage et n’exploite pas son potentiel. Comment parler de précocité à l’équipe pédagogique alors qu’on lui reproche d’être lent et de manquer d’attention?
    On va juste me rire au nez. Pourtant, reconnaitre sa spécificité, c’est lui permettre de mettre en valeur son potentiel.

    Bref, ce blog est une mine d’or, je n’ai pas fini de trainer dessus. C’est juste un bonheur de voir, même si les profils de vos enfants sont tous différents, que l’on passe par les mêmes difficultés et questionnements.

    Merci.

  36. cécé67 dit :

    Bonsoir,
    J’aurais quelques questions si vous avez la réponse un grand merci!
    L’hétérogénéité est- elle forcément un signe qu’il y a un Dys quelque chose ou un tdah? car si Terrassier et l’article du blog semblent dire que c’est courant chez les HP sans parler de pathologie associée, seuls les commentaires au dessus affirment que hétérogénéité= trouble pathologique à tous les coups. alors ou en est la recherche de ce coté là?
    merci!

    • A. Zebrounet dit :

      « L’hétérogénéité est- elle forcément un signe qu’il y a un Dys quelque chose ou un tdah?  »
      Pas du tt ;)
      Et les profils hétérogènes sont effectivement les plus répandus, y compris chez les enfants ds la norme intellectuellement parlant.

      C’est l’homogénéité qui est minoritaire :up:

      • cécé67 dit :

        Un grand merci pour votre réponse. Votre blog est vraiment une mine d’or et une grande ressource rassurante pour les parents.

        Apparemment le docteur O. Revol passe au crible avec irm les cerveaux d’enfants HP homogènes et hétérogènes ça révèlerait les mêmes différences qu’on peut observer cliniquement. L’impression que j’ai et c’est ce qu’on entend souvent dire c’est que les profils hétérogènes sont souvent en échec scolaire, les sauts de classe plus compliqué pour eux. Alors que les homogènes réussiraient mieux est-ce vrai?

  37. yochka dit :

    Voilà, j ai mon fils qui souffre d une dysphasie mixte. Il est en cm1, c un garçon très intelligent, travaille bien à l école, 15 de moyenne au 1 et trimestre. On lui a fait le wppsi3 vers ses 5 ans et les résultats sont les suivants: ICV 85 et IRPerformance 98. puis vers ses 7 ans le psy scolaire lui a fait passer le NEmi2 et l indice d efficience cognitive est entre 101 et 113Résultats tres heterogenes ses points forts sont la memoire le logique et le raisonnement avec des scores fort correspondant a un AD a 10 et 12 ans. Les epruves les plus chutés sont son adaptation sociale niveau cp pour copie de figure .et cette années je lui ai fais un test neuropsy chez une spécialiste et donc il a eu Le WISC IV
    iCV 94-81
    iRP 108-126
    iMT112-130
    iVT 80-100
    Apres le KABC
    Et les Notes composite :
    GV 133
    GIR 123
    Apprentissage différé 121
    GF 115
    Après le Nepsy 2 IU il a eu D excellentes notes En attention et mémoire et les fonctions exécutives et les gestes fonctions visiospatiales , il a chuté dans l épreuve du langage
    Voilà j ai besoin de comprendre tous ces chiffres
    Merci

  38. Edony dit :

    Bonjour
    Je viens de récupérer les résultats de la wppsi de mon fils (4,5ans) qui met en avant un énorme écart entre le qiv et le reste (148en verbal le reste autour de 100)
    Elle nous oriente vers une neuropsy afin d’affiner le test et voir s’il n’y a pas un déficit attentionnel ou dys qui pourrait expliquer cette dysharmonie. Elle ne propose pas de suivi car selon elle mon fils va bien.
    Cependant je venais la consulter par rapport à des petits soucis de comportement à l’école ou a la maison. Difficulté à trouver sa place, veut tjs être au centre de l’attention, parfois agité, très locale, très curieux, négocie tout, assez anxieux de sa performance. Et je ne vois pas trop en quoi aller faire encore un bilan pourrait être utile.
    Je pensais plus aller vers un psychomot mais j’aimerais votre avis.
    De plus , est-ce que seul le score important en qiv peut conclure à une précocité?
    Merci de votre retour

  39. Laura dit :

    La Psychomot juste en regardant les résultats au WISC de mon fils et leur hétérogénéité m’a dit d’emblée qu’il y avait certainement une Dys et une trouble type TDA. Mais maintenant qu’elle lui a fait le bilan, elle me dit que tout semble aller sauf problème d’équilibre. Bref, je ne comprends pas pourquoi un écart aussi important et pour rebondir sur ce que disait cécé67, on a l’impression que pour les professionnels, l’hétérogénéité est une anomalie dont il faut absolument trouver la cause. On m’a dit que ses problèmes à l’école venait de la, pourtant on ne sait pas expliquer une telle dysharmonie.

    Me conseillez-vous d’en rester la ou de continuer à creuser (neuropsy? Test de personnalités?)

    Merci!

  40. cécé67 dit :

    Edony Laura ça me rassure de trouver d’autres qui ont le meme souci que moi à comprendre!

    Laura tout dépend du type de difficultés rencontrées à l’école (et /.ou à la maison) et en fonction ça pourra etre bilan ortho, bilan neuropsy etc.

    Edony oui les derniers courants disent que si qi verbal +signes de comportements hp alors il y a HP.

  41. Edony dit :

    Laura
    Ton fils va t il être suivi en psychomot?
    Sinon a t il fait un bilan ophtalmo et orthoptique? Les difficultes visuelles pourraient expliquer la chute au score de vitesse de traitement.
    Tu peux tjs aller faire un bilan neuropsy plus poussé mais il faudrait qu’il y ait une possibilité de prise en charge derrière si besoin.
    Bon courage

  42. Laura dit :

    Bonjour,

    Le souci à l’école c ‘est surtout un gros problème de concentration. Le moindre stimuli le dévie de ce qu’il est en train de faire. Entre le moment où il a lu la consigne et le moment où il prend son stylo pour répondre, il s’est passé mille chose dans sa tête et il a déjà perdu le fil. C’est comme ça pour à peu près tout…

    La psychomot aimerait quand même le suivre même si elle a exclut toute DYS. C’est plutôt un suivi de « confort » je trouve mais il adore y aller donc on joue le jeu quelques séances pour « voir ».

    J’ai demandé un rdv avec la directrice + maitresse pour voir ce que l’on pourrait mettre en place pour l’aider à gérer son problème de concentration.

    Merci pour vos réponses!

    Laura

    • COMPIX dit :

      Bonjour,

      L’indice de vitesse de traitement évalue la mémoire visuelle à court terme, ainsi que l’attention et la coordination visu-motrice.
      Il s’agit de la capacité à inspecter rapidement et correctement des informations visuelles sImples, à les traiter de manière séquentielle et à les discriminer.

      1) cet item est le dernier mesuré l’enfant peut présenter des signes de fatigue
      2) cet item passe par une réponse graphique est très souvent moins réussis par les EIP du fait d’un décalage entre leur rapidité de raisonnement et leurs réponses graphomotrices.

      Il faut écarter tout problème visuel en cas de doute comme la difficulté de suivre une ligne en lecture de texte. Orthoptiste ?

      En ce qui concerne les enseignants, il faut un bilan rédiger par un psychologue clinicien ou neuropsy afin d’envisager la mise en place d’un PAP.

  43. Mayacool dit :

    Bonjour,
    Mes garçons (9 et 15 ans) ayant des difficultés scolaires, sociales et comportementales(et c’est pas faute d’éducation !), j’ai été amenée à les faire évaluer. J’attends actuellement les résultats pour mon plus jeune (l’aîné est HP) et sur les conseils de la neuropsy, je m’informe sur le sujet en lisant livres et blogs …

    Au fil des lectures et témoignages , j’identifie bon nombre de similitudes à mon propre parcours scolaire laborieux, et si je suis l’idée, je pourrais donc logiquement penser que je suis aussi HP.
    Pourtant, je n’ai vraiment pas le sentiment d’être différente des gens que je côtoie au fil des jours, quel que soit le domaine…
    Alors je me dis que, soit je vis dans un environnement où il y a une concentration exceptionnelle de personnes HP, soit il faut remonter la moyenne générale du test QI à 110, voire 115.
    D’où une remise en question du test QI et mon questionnement bien légitime me semble-il ☺

    Sur quelles bases définit-on que le QI moyen est de 100?
    Les mises à jour des tests se font à quel rythme?
    Comment est choisi le panel testé pour les mises à jour?
    ….
    Enfin, j’ai trouvé bcp d’infos concernant le syndrome HP mais pas de vraies pistes pour pallier les dysfonctionnements

    • Memepasmal! dit :

      Mayacool,j’ai souri en lisant votre post car moi meme je me pose aussi beaucoup de question,j’ai deux garcon,17 ans et 14 ans,17 ans jamais testé et tres scolaire ambitieux avec un esprit de compétitivité hors commun(sport étude )
      Mon second 14 ans testé suite GROSSE difficultés scolaire resultat HP/DYS/TDAH ,moi jamais testé mais d’après la psy qui suit notre fils des indices lui font penser que peut être je ferais parti des HP,je n’y crois pas du tout,scolarité chaotique,job moyen MAIS INDÉPENDANTE :-D , par contre mon mari est une tête LOL pour moi cela vient de lui,dessinateur,musicien,mathématicien,étude etc….bref tout ce qui m’a attiré chez lui je le retrouve chez mon petit en diffulte et incompris (à part moi,allez comprendre :roll: ),j’ai trouvé beaucoup de réponse grâce aux conférences et Site du Dc ALAIN POUHET et tdah France une mine d’or pour les néophytes.
      Mais avant,ON A BIEN GALERÉ pour avoir un diag!!!!!!
      Cordialement

      • Mayacool dit :

        Bonjour,
        Merci pour votre témoignage Memepasmal. Je pense aussi que mes enfants tiennent leur QI de leur père à qui tout réussi… et leurs difficultés de moi :-P
        Je vais faire un tour sur les sites que vous conseillez, cela sera déjà ça de pris!

        Et si quelqu’un peut m’en dire plus sur l’étalonnage des tests de QI, n’hésitez surtout pas!

        Belle journée à tous :)

  44. MURIELLE dit :

    Assistante sociale depuis 36 ans, je peux que constater que maintenant on s’intéresse à des enfants « différents ». Le vrai problème reste néanmoins le parcours pour diagnostiquer un enfant avec des dys, manque de professionnels, rendez-vous à pas de date et quand bien meme la diagnostic posé
    pas de place en CMPP, des professionnels dans le privé surchargés et pas accessibles financièrement à une grande partie de la population et pour cloturer le tout une grande majorité du corps enseignant absolument pas sensibilisé et formé. Ne lachez rien, persévérez et ne comptez que sur vous pour aider avec vos outils de parents, les blogs et beaucoup de patience, d’attente, votre enfant.

    • Memepasmal! dit :

      Bonjour ,pour compléter votre analyse malheureusement très juste en 2016 ,il faut aussi que ce Parent persévérant supporte la pancarte EMMERDEUR,AFABULATEUR,puis qu’il soit avocat avec une grande connaissance de ses droits grâce aux textes de loi souvent ignoré par l’institution,neuro :-x ,prof :roll: psy :-P ,cuisinier,couturier,taxi,ayant par la même occasion un travail à temps partiel et HYPER BIEN payé pour pouvoir accompagner ses enfants ,et à l’occasion etre MAMAN ou PAPA SUPER disponible pour donner tout l’amour dont l’enfant a besoin pour s’épanouir ,panser ses blessures qu’il aura cumulé durant sa scolarité ou la loi règne du côté des PLUS FORT,bref les aider à devenir des HOMMES heureux meme avec leur difference……ETRE PARENT c’est un métier……..si j’avais su,j’aurais choisi paléontologue LOL

  45. Édouard Doppler dit :

    Bonjour,

    Je suis un « cas social » de 40 ans, sur-diplômé et chômeur. Dans le cadre d’un rangement inopiné, je suis tombé sur les résultats de mes tests WISC-R passés à l’âge de 15 ans. J’obtiens en Note Verbale 146 et en Note de Performance 124, qu’en est-il de mon niveau ? Surdoué ou pas surdoué.

  46. Édouard Doppler dit :

    Vous ironisez ou pas ? Merci de répondre franchement. Si c’est possible.

  47. Édouard Doppler dit :

    Merci, je suis rassuré (un peu) alors maintenant. J’ai moins encore l’excuse de glandouiller comme je le fais, un glandouillage d’esthète à l’érudition cyclothymique constamment tiraillé entre un ego que je qualifierai modestement d’ontologique et un désespoir sincère (mais non létal), qui me plonge dans une inertie coupable. Bref. Pourquoi faire simple Kant on peut faire compliqué :roll: :roll:

    Merci à vous et bonne continuation.

    • Mayacool dit :

      Bonjour,
      Je me permets d’intervenir pour vous proposer la lecture du livre suivant :  » l’estime de soi pour aider à grandir » de Bruno Humbeeck.
      Peut être ce livre vous semblera fort « simple » dans son approche vu votre niveau d’érudition mais si vous y êtes prêt, il devrait cependant vous permettre d’envisager votre vie différemment ou en tout cas de vous donner des pistes en ce qui concerne, peut-etre, l’origine de votre « glandouillage ».
      Je vous le souhaite, en tout cas.

      • Édouard Doppler dit :

        Bonjour,

        Merci pour votre gentil message. Je vais mettre ce titre dans ma besace. Merci aussi de ne pas vous dévaluer en soulignant mon « érudition ». Je ne vais pas m’étendre sur le sujet, cela serait trop long et pas forcément intéressant, sur les deux plans précédemment suggérés. Je crois m’être un peu mal exprimé quand j’évoquais mon glandouillage. Il n’est pas le fruit d’un désœuvrement, mais d’un éternel inaboutissement. Je lis énormément et établis des connexions entre les divers éléments informationnels de mes lectures sans toutefois arriver à m’obliger à construire un récit (au sens large du terme) tangible ! Je n’ai presque rien publié depuis dix ans. Là non plus, je ne vais pas développer, cela me prendrait des heures… Ce n’est pas le lieu de tels épanchements égotiques. Quoi qu’il en soit, je me sens ici un peu en bonne intelligence, non pas avec les personnes que je ne connais pas, mais avec les états d’esprit qu’elles évoquent. C’est assez agréable pour un solitaire résiduel comme moi. Je sais aussi qu’au-delà du travail sur soi que nécessite le retour vers une meilleure confiance en soi, il y a d’autres pistes à explorer, comme la séparation d’avec ma compagne du moment. 10 ans de vie de couple, dix ans de trop. J’exagère à peine. L’incompréhension est presque total. C’est extrêmement pénible. Bref, merci à vous et bonne chance dans votre vie.

        • Mayacool dit :

          Bonjour,
          Rassurez-vous, j’avais parfaitement compris le sens de votre  » glandouille ». Je fonctionne de la même manière ☺ (lectures, recoupements…J’appelle ça ma toile cosmique )
          Vous pourriez peut être trouver un peu de sérénité en partant de l’idée que rien n’arrive par hasard , et que de toute difficulté, il y a du bon à tirer. Le principe du verre à moitié plein, quoi..
          J’ai appris de la vie qu’il n’est pas bon de se prendre le chou…Tirez de votre expérience désastreuse de couple, qqch de positif et vivez dans le présent. Emerveillez-vous simplement de la nature qui vous entoure, sans jugement mais dans le simple ressenti… Une partie de soi bien souvent occultée par le besoin de contrôle. ..
          Découvrez le bouton OFF de votre cerveau. Ca fait un bien fou!
          Mes enfants sont debout… A plus tard, peut être

  48. Édouard Doppler dit :

    Vous ne croyez pas si bien dire. Cependant, au risque d’en rajouter une couche, j’adhère à votre point de vue sur la nécessité d’appuyer sur le bouton Off. Encore faudrait-il savoir où il se trouve… pour appuyer sur son compagnon formel, On ! Je suis à la quête de ma mémoire perdue, ayant jadis appuyé sur le bouton Off justement. L’oubli comme thérapie est forcément provisoire…

    J’aime l’idée de « toile cosmique » qui me rappelle cet engouement enfantin (et non infantile) pour la voute céleste, dont je nourris encore parfois l’amère nostalgie.

    Tout est déterminé dites-vous ? Peut-être, après tout. J’ai toujours eu beaucoup de mal avec cette évidence, que j’aurais tendance à relativiser, par souci de conformisme un peu lâche ou d’auto-complaisance un peu poisseuse.

    Je pense souvent qu’à force de m’être complu dans le rôle du toquard détaché de tout, j’ai fini par incarner le personnage à la perefection au point de m’oublier moi-même. Non je ne suis pas schizophrène (lui oui, moi, non ). Autant en rire et avec bon cœur pour le coup. C’est une forme amusante de thérapie de l’instantanée, la vie n’étant qu’un jeu, après tout, mais un jeu sérieux.

    Je ne suis sans doute pas tombé par hasard sur un article portant sur la dyssynchronie (ni sur une oreille attentive), partagé, déchiré que je suis entre un trop plein débouchant sur l’inertie la plus totale et le vide intersidéral dissolvant toute idée, toute pensée…

    La solution est dans l’enfance. Cette enfance que cette société saccage sans vergogne, avec la complicité inconsciente de beaucoup de parents. J’aurais mille raisons d’être pessimiste, mais j’ai écarté il y a quelque temps déjà le nihilisme qui m’a rongé tout au long de mon existence. Il faut en effet être capable de concilier au quotidien l’abjection d’une société en phase terminale et l’amour immodéré de la vie et de ce qui reste de la Nature, saccagée à un son tour à un point inimaginable (pour la plupart des gens). J’aimerais laisser une impression positive. Quand ça me reviendra peut-être…

    Bonne journée à vous et prenez soin des vôtres.



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

Commenter cet article