Pourquoi je n’en parle pas dans la vraie vie ? (partie 2/2)
(
suite & fin du billet en 2 parties, commencé ICI )
Qu'est que j'appelle "la vraie vie"
Sans doute celle en opposition à la liberté relative offerte par le web. Celle qui, malheureusement, ne permet pas si facilement de faire tomber les frontières de toutes sortes (sociales, culturelles, géographiques).
Ceci dit, ne vous méprenez pas, je ne qualifie pas pour autant le Net de "fausse vie". Ça ne convient pas vraiment à la vision que je me fais d'Internet
Certains y voient là une formidable opportunité de se cacher derrière un écran de fumée & de vivre une vie virtuelle.
Personnellement je ne conçois pas ma relation au Net comme un exutoire, je suis moi dans la vie de tous les jours, comme sur la toile. Pas de tricherie ou de dissimulation dans ma façon d'aborder cet outil merveilleux, car il est à mes yeux un véritable outil de communication, au même titre que d'autres.
Le Net a néanmoins ceci d'extraordinaire (au sens littéral du terme) qu'il nous libère de nombreuses contraintes. Il simplifie énormément les relations en supprimant les convenances. Il rapproche & facilite le contact. Il permet d'aller sans détour au cœur des sujets qui nous intéressent & dont on a tapé les mots clé dans Google !
Les forums de discussion sont en revanche une des branches de la toile que j'affectionne le moins.
Ils sont souvent le théâtre d'échanges agressifs, stériles, répétitifs, mal compris, dans lesquels les insultes fusent & où le respect d'autrui n'a plus aucune raison d'être (étant radicalement anéanti par un sentiment d'impunité totale prodigué par la virtualité des intervenants, dissimulés derrière un pseudo).
Mais ceci est un autre problème...
Je préfère donc assurément les contacts directs, sans intermédiaire, que j'estime (peut-être à tort !?) plus francs, plus authentiques (ou en tous cas, moins biaisés) que les échanges via les forums ! Il y a pléthore de moyens de communication divergeant des forums : blog, emails, réseaux, messages instantanés.
Bref, pour en revenir à mon idée de départ, je disais donc que dans la vie courante, je n'en parle pas. Je ne fais jamais allusion - encore moins étalage - à mes zébrures. Je réserve ça à ce blog (
) & aux quelques personnes que je côtoie par rapport à ça via Internet.
Jamais, pas même à l'instant où j'ai pris conscience de mes zébrures, je n'ai jamais éprouvé le besoin (que semblent souvent avoir de nombreux Z) de rencontres physiques & "réelles" avec d'autres personnes douées.
Peut-être parce que je suis de nature très indépendante & solitaire ?
Ou encore parce que j'ai une famille (Zébrillon, Z'homme) ?
Peut-être bien les 2 à la fois
J'ai remarqué que de nombreux Z en recherche de rencontres rayées sont célibataires & sans enfant. Ceci expliquant sûrement en partie cela...
La prise de conscience du surdouement leur faisant probablement imaginer (à tort à mon avis !) que le remède à la solitude qui leur pèse tant réside dans le fait de trouver un(e) partenaire amoureux monochrome, ou encore trouver un groupe Z censé garantir une entente idyllique !!!
La question n'est pas tant célibataire ou en couple, avec ou sans enfant, mais plutôt "entouré par des gens avec qui l'on peut partager des idées" ou non.
C'est sans doute là que se jouent beaucoup de choses ! Car on peut être très entouré... & néanmoins seul dans ses pensées, sans personne susceptible de les partager, d'en discuter.
J'ai pour ma part la chance d'avoir sur le plan qualitatif des possibilités d'échanges & de débat avec mes proches.
Il m'a été donné de rencontrer sur la toile d'autres Z & de partager avec eux des discussions parfois passionnantes, parfois tout à fait banales.
Que ce soit par le biais de Facebook, de forums ou de ce blog, j'ai pu me rendre compte qu'il y avait bien sûr certaines similitudes dans les expériences de chacun, & même parfois de grandes surprises. Comme par exemple le fait de mettre ma machine à penser en "off"
Expérience très étonnante de lire des messages me disant "Ça alors, moi aussi !", quand on s'est toujours cru être la seule à faire ça...
Mais, il y a aussi de très nombreuses différences & dissonances. Et c'est bien normal ! Seulement celles-ci sont moins mise en évidence dans un premier temps, quand il y a une volonté manifeste de ne prêter attention qu'aux points communs, quand chacun est à tous prix en recherche de "compréhension", de "communion", de "famille zébrée".
Avant d'être surdoués, nous sommes tous des individus, uniques, possédant une zone d'ombre & de lumière, dotés d'une personnalité & d'une histoire qui n'appartient qu'à nous. Pourquoi donc vouloir se persuader que "le monde des zèbres" serait un univers merveilleux où chacun serait écouté & compris, un peu à la manière du pays des Bisounours
Si tel était le cas, cela impliquerait que le surdouement lisserait, gommerait littéralement les traits de caractère de chacun (pour ne pas dire "défauts"
) !
Le monde est divers & c'est en cela qu'il est merveilleux
Devenir M's, ça vous tente ? Je vous imagine, derrière votre écran
:
"Mais qu'est-ce donc
"
Hum !? Fan de Matthieu Chedid peut-être ???
Perduuuu ! Absolument rien à voir avec M, le fils Chedid
Devenir M's, ou Mensan, est le fait de devenir membre de MENSA. C'est une organisation internationale, fondée à l'origine à Oxford, Grande Bretagne, en 1946.
Elle regroupe en principe des gens faisant partie des 2% de la population, c'est à dire totalisant un score total de QI supérieur ou égal à 132 (sur l'échelle de Weschler).
Intriguée par ces tests d'admissibilité, donc je m'y suis inscrite. Pas par espoir d'y côtoyer d'autres surdoués, mais véritablement poussée par ma curiosité maladive (c'est un vilain défaut... je sais !
)
J'étais très exitée à l'idée de passer cet examen, je m'en étais fait une image calquée sur le WAIS, imaginant cette séance comme un petit moment de jeux stimulants & divertissants. Bref, un vrai bon moment en perspective, comme la passation de mon bilan avait été pour moi quelques heures très agréables.
J'étais loin du compte. Cela se présente de la manière suivante, 3 séries de :
- 40 dominos (20 minutes)
- 45 matrices (20 minutes)
- 11 pensées à interprêter (15 minutes)
La séance s'est révélée à mon sens fort décevante, car très ennuyeuse (pour ne pas dire rébarbative), ultra répétitive & simpliste. En clair : pas fun du tout & dans un esprit très vieillot, collant à la parodie des activités-type pour intello à lunettes double foyer !!!!!!
Autre point qui m'a contrarié & auquel je n'ai cessé de penser pendant cette longue & revêche séance : comment extraire de ces 3 seuls petits tests binaires un calcul de "QI" qui veuille dire quelque chose ![]()
Quand le WAIS-III est composé de 11 subtests obligatoires (+ épreuves optionnelles & bien souvent des tests cognitifs &/ou de personnalité), se déroule sur au moins 3 heures... il y a une différence de taille entre les 2.
Je n'ai finalement pas adhéré. Au fond je savais que je n'avais pas envie de faire partie d'un cercle fermé, pas plus à Mensa qu'ailleurs. Mais ma curiosité avait été piquée, & je voulais aller voir de quoi il s'agissait. J'aime expérimenter les choses par moi-même, j'ai besoin d'aller au bout de ma réflexion !
Personnellement je trouve la démarche d'adhérer à ce type de clubs non pas élitiste (quoi que... mais c'est là le fondement même des clubs sur ce thème ! On ne peut donc pas le leur reprocher) mais surtout terriblement réductrice...
Considérer l'autre pour un élément de sa personnalité sans le regarder dans sa globalité. Les membres ne sont pas des personnes à part entière, mais des percentiles.
Donne-moi ton QI & je te dirai si on peut être amis...
![]()
Je force sans doute un peu (beaucoup ?!) le trait... mais il y a quand même de ça dans l'esprit de l'organisation. On le ressent assez nettement en parcourant certaines pages de leur site ou certains sujets dans le forum assez édifiants.
En tous cas, ça ne cradre pas avec ma façon de considérer les gens. C'est à l'opposé de ma volonté humaniste !
De façon générale, je n'ai jamais ressenti le besoin ni même l'envie de m'enfermer dans un groupe. Au contraire, j'ai toujours eu horreur de ça, l'opportunité d'appartenir à une caste ne me séduit pas.
Rien n'a changé à ne niveau-là depuis que j'ai pris connaissance de mes rayures.
L'idée même de mouvement collectif me fait fuir (& alors que j'aime beaucoup la politique par exemple, pour ces raisons là, je me suis toujours refusée à adhérer à un parti). Entrer dans ce genre de cercle très délimité signe à mes yeux la fin de l'indépendance d'esprit.
Autre point à souligner & à prendre en compte dans le cas d'adhésion à un groupe, un club : le spectre des sectes, qui rode autour de tout ce qui a trait au "développement personnel". Certaines d'entre elles se sont emparé du sujet du surdouement, très à la mode depuis quelques années avec la sortie de nombreux livres sur le sujet. Par exemple, la secte "Kryeon" avec les "enfants indigos".
Il est donc primordial d'être très vigilant dans ce domaine. Plus encore quand on est fragile psychologiquement, ou déstabilisé parce qu'en plein doute !
Fermons la parenthèse, & revenons à nos moutons. J'ai dans l'idée que le clan nuit à la réflexion & à l'évolution personnelle. Et très sincèrement, le contact que j'ai eu avec certains membres lors de la session de tests n'a fait que renforcer cette conviction profonde
Je ne voudrais pas adhérer à un club qui m'accepte comme membre.
Groucho MARX
A propos de Mensa, je pense que quelqu'un se posant des questions sur un surdouement possible ne doit pas explorer en premier lieu cette piste. Passer cet "examen" & adhérer à l'organisation peut être intéressant, mais ne donnera aucune clé pour comprendre qui on est si c'est cela que l'on recherche avant tout.
Je n'ai rien contre ce club, & je pense que pour qui en ressent le besoin, ça peut être une expérience intéressante, voire enrichissante (ce n'est pas parce que moi je n'aime pas l'idée de groupe, qu'elle est en soi à exclure. Tout dépend de sa personnalité ! Ce qui convient à l'un peut ne pas aller à l'autre vice & versa).
Il y a certainement des gens qui se sentent très bien dans de tels clubs, & c'est tant mieux pour eux.
Mais je pense que c'est faire les choses à l'envers que de commencer par là quand on se questionne sur l'origine d'un sentiment profond de différence. Pour moi, il est préférable de commencer par un bilan chez un psychologue spécialisé dans le surdouement pour aborder la chose avec les meilleurs outils de compréhension qui soit.
Il est important de rappeler que seul un bilan complet & individuel passé chez un psychologue apportera de vraies réponses, une analyse fine de vos capacités, de vos points forts, de vos faiblesses, en intégrant les scores obtenus, mais aussi votre parcours, votre façon d'être, vos non-dits, vos difficultés.
Seul un véritable test Weschler ou K-ABC, réalisé en entretien avec un psychologue pourra garantir un résultat sans conteste. Les tests de Mensa (ou équivalent) n'ont strictement aucune valeur & les épreuves sont en nombre largement insuffisant pour permettre de parler d'un calcul sérieux de QI (sans parler du fait que les sessions sont collectives - seuls les tests Weschler ou K-ABC individuels sont cliniquement valides).
J'ai lu dernièrement quelqu'un écrivant en substance
- "Les tests chez un psy sont du vol. 350 ou 400 €uros pour se voir donner un chiffre, c'est très cher"
Pourquoi du vol ? Un psychologue a au minimum un Bac+5, voire Bac+8 (quand il a passé un Doctorat). La passation d'un bilan dure au bas mot 3 heures, & représente des heures de travail entre calcul, analyse, compte-rendu à rédiger (entre 5 & 6 d'après les informations que j'ai pu recueillir). Pourquoi ce travail, qui plus est lorsqu'il est de qualité, ne serait pas payé ?
Tout travail mérite salaire.
Je crois que ce qui me déplait souverainement dans ce type d'insinuations, c'est l'expression d'un soupçon de résultat qui serait conditionné par une rémunération. L'idée sous-jacente de l'attribution d'un gros QI, en contrepartie d'un chèque...
Le psychologue ne remercie pas un client en lui délivrant une jolie attestation de surdoué !
Il examine un patient & analyse ses traits de personnalité.
D'autre part, il faut cesser de faire des raccourcis en imaginant qu'un bilan chez un psychologue ne crachera qu'un chiffre !
Un bilan coûte cher, c'est vrai, mais il balaie & analyse un horizon de capacités très vaste, ainsi que les fonctionnement émotionnels, intellectuels, etc.
Et c'est en cela que la différence avec les séances de petits test collectifs est énorme. Pour le coup, sur la feuille du club, seule la mention "admis", ou "non admis" figurera. Alors cela ne coûte pas cher, certes (40 €uros) mais surtout, cela n'apprend rien !!!
C'est pourquoi je conseillerais à toute personne qui s'interroge sur ce plan là de ne pas se précipiter en 1er lieu vers ce type d'organisations ou d'associations, mais d'abord de prendre le temps d'apprendre à se connaître , à l'aide d'un bilan, qui sera nettement plus utile pour la suite & permettra d'envisager l'avenir avec de précieuses clés.
Rien n'empèche ensuite de faire la démarche d'adhésion à tel club ou telle association. Mais avant tout, penser à se connaître !






Bonjour,
J’ai lu cet article avec beaucoup d’intérêt !
Outre la réflexion, j’aime beaucoup le style et la pertinence des propos !
Merci
(il faudra que je fasse un bilan un jour, je suis toujours dans le doute quant à ma zèbritude !)
Merci François
Bonjour !
Je vous remercie d’avoir mis tout cela par écrit !
D’abord parce que ce sont des pensées difficiles à formuler, ensuite parce qu’elles me semblent très justes et importantes à (re-)signaler !! Autant d’idées qu’il ne faut pas perdre de vue à mon sens, et qu’il est agréable de voir partagées ! (je suis évidemment entièrement d’accord avec vous, sur tous les points évoqués dans cet article).
Je n’ai pas encore eu l’opportunité de faire un bilan (le courage d’affronter tout cela concrètement… question d’argent…) et je ne suis toujours pas sûre d’être surdouée, même si je me retrouve à 100% dans le livre de Jeanne Siaud-Facchin par exemple… ou dans tous les écrits (et discours) traitant sérieusement du sujet. Mais le terme de « surdoué(e) » me dérange, cela me crée une sorte de « dissonance cognitive » !!… D’où l’importance du bilan certainement…
Bref.
Merci pour vos articles qui brassent réflexions, doutes, analyses, sentiments, constatations… !
Camille.
(PS : puis-je me permettre le bonjour à François, ci-dessus ?)
J’hésite aussi à faire un bilan : Peur d’une déception si je ne suis pas zèbre, et peut-être plus, peur de découvrir que j’en suis un… avec tout ce que ça comporte…
Pour l’instant, je doute vraiment d’en être un, mais ce qui est troublant, c’est que la plupart des personnes s’étant révélées zèbres à l’issue d’un bilan, en doutaient avant !
(
Camille)
Et bien, je viens de faire la batterie de tests … Et je ne le regrette pas. Pour ceux qui hésitent … ça clos des tas de questions (et en ouvre d’autres !
)
. Je sais, ce n’est pas facile de comprendre
. C’est pourtant ce que j’ai vécu.
.
!!!!!!!
J’ai un potentiel à être rejeté important (mais en même temps, je ne cherche pas à être aimée non plus, alors …) . Mon conjoint me met une pression folle pour que je sois différente de ce que je suis. Je me suis perdue pendant de longues années, je pense. Ma mère n’a jamais accepté ma personnalité et a toujours tenté de me façonner.
Un jour, pensant que j’étais entrain de sombrer dans une maladie psychiatrique, j’ai rencontré un psychologue fabuleux.
Il a déterré les outils dont je ne voulais plus me servir et m’a dit : vous savez très bien qui vous êtes, vous n’avez pas besoin de moi. Je n’ai pas compris … je pensais juste qu’il essayait de me donner une image positive de moi même. J’ai continué à y aller quand les choses devenaient trop lourdes … il me confirmait ma lucidité – parfois terriblement effrayante – , et nous rigolions – fallait bien se détendre !- . Ou alors, j’y allais pour pleurer 45 min non stop … il me donnait les mouchoirs et me tendait la poubelle … c’était notre séance ! hi hi !!!!!
La rencontre avec ce psy a marqué ma vie, dans le sens où je suis née avec lui
La pression de mon conjoint pour que je sois dans la norme s’est amplifiée. Je n’ai plus accepté qu’on s’en prenne à ma personne (je ne fais de mal à personne, alors qu’on me laisse tranquille ; j’ai déjà beaucoup de mal à savoir qui je suis …). Mes enfants m’ont donné le goût de me dépasser, de franchir les interdits que l’on m’imposait pour me canaliser. Ca a été la seconde phase de la quète identaire …
Mais devant mes difficultés, il fallait bien que je sache ce qu’il se passait. Licenciements, 5 échecs à un concours … des difficultés avec mes enfants (qui ont des « troubles » qui ressemblent aux miens enfant), mon couple qui risquait d’exploser à tout moment, des analyses décallées qui révèlent la monstruosité d’une personne malheureusement proche que je veux fuir … Il fallait que je sache si j’étais « normale »
Aujourd’hui, je sais que je peux me faire confiance (même si je peux me tromper !). Et ça, c’est ENORME !
Mon conjoint a mal réagit à l’annonce, mais il me parle maintenant ! De choses de la vie courante. De notre quotidien. Sans reproche. Sans agressivité. Sans exiger de moi que je sois différente. C’est fou ! Je ne le reconnais pas ! je peux ENFIN me détendre
Je pense que ces tests sont salvateurs pour moi, pour nous, pour mes enfants.
Je vais enfin VIVRE !
« ce qui est troublant, c’est que la plupart des personnes s’étant révélées zèbres à l’issue d’un bilan, en doutaient avant » : je n’y avais jamais pensé pour moi !!!!!! Mais pour mes enfants, j’en suis certaine !
Gwen.
Je suis ravie d’avoir atteri sur votre blog qui apporte des éclaircissements, C’est vrai que les coûts pour un bilan , en plus des doutes, et de la peur de l’échec, ça rebute…
Et le témoignage de Gwen, je m’y retrouve.
Merci pour ce blog qui donne une ouverture…
Je vais très très mal !
Je croyais que tout irai mieux, mais non …
Je m’enlise. De l’air … de l’air, de l’air !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Encore une crise ???
J’attends avec impatience Potens (hi hi ! le billet sur le livre m’a donné envie) pour me changer les idées …
J’espère de tt cœur que la lecture de Potens vous aura apporté un gd bol d’oxygène & aura fait fuire, pour un temps au moins, les idées noires & le mal-être !!!
Courage ! Il faut svt du temps pour évoluer & construire une vie telle qu’on l’avait rêvée
Merci pour ce billet et plus generalement ce blog, instructif, pas prise de tete, j’aime beaucoup le style
J’ai 35 ans, maman de 3 enfants (dont un de 4 ans dont je suspecte des zebrures) et suis moi-meme en ce moment dans le doute… J’ai pris rdv chez un psy pour un bilan. Je flippe a mort, me demande ce que je vais bien pouvoir lui raconter sachant que je doute vraiment, je ne me vois pas du tout scorer a plus de 130 car je ne me sens pas du tout au niveau du test. Je me reconnais fortement dans certaines caracteristiques des adultes surdoues mais pas toutes donc j’ai peur de passer pour ce que je ne suis pas et au final n’avoir aucune reponse a toutes mes questions
Neanmoins j’ai besoin de savoir ce qu’il en est, je ne veux pas rester dans le doute et passer a cote de ca. Je ne sais pas si la psy que je vais voir est rellement competente pour depister les surdoues, adultes plus particulierement, on verra bien…
Bonjour,
Il faut y aller sans peur…
je l’ai fais moi aussi à 34 ans, (à la suite des bilans de mes enfants)et ça m’a beaucoup aidé. (bien sur ça ne regle pas tout! mais ça donne des réponses.)
bon courage!
Ni l’amitié, ni l’amour ne se décrètent. Ce sont des sentiments. L’intelligence est une capacité cognitive, un potentiel. Pas un sentiment. Dans ce sens, décider qu’on ne peut être ami ou amoureux qu’avec des personnes de même potentiel cognitif est une imbécilité.
On peut savoir de manière innée qu’on ne pourra jamais aimer quelqu’un de réellement méchant ou crétin, ou qu’une absence totale de curiosité et de culture est un no-go absolu. Ceci dit, quelqu’un qui ne serait pas d’une grande intelligence peut être d’une gentillesse et d’une gaieté telles que la vie à ses côtés est enthousiasmante ou que son amitié peut devenir un vrai remède à un mal de vivre. Simplement on n’aura pas forcément les mêmes intérêts, les mêmes activités. Boire un verre, baratiner manger un bon morceau, il n’y a pas besoin d’être sorti de X pour y prendre plaisir, même si soi-même on passerait sa vie sur ARTE ou dans les musées ou à lire ou à apprendre Une nouvelle langue tous les ans. S’il y a quelque chose que je retiendrai de mon grand-père et que je tenterai d’apprendre à mes enfants, c’est qu’on doit savoir faire son bonheur de peu de choses. L’aptitude au bonheur est LA qualité humaine à apprendre coûte que coûte.
Je suis tt à fait OK Fabrice !
Tt est dit (& bien dit)…
« S’il y a quelque chose que je retiendrai de mon grand-père et que je tenterai d’apprendre à mes enfants, c’est qu’on doit savoir faire son bonheur de peu de choses. L’aptitude au bonheur est LA qualité humaine à apprendre coûte que coûte. »
Et une fois que cela est dit ? on fait quoi ? Pour faire cela, que de chemin à parcourir avant ! Quelle zénitude il faut pouvoir atteindre pour en faire un langage au quotidien pour sois et ses enfants !
Cela peut être des années de travail pour pouvoir se connaître, faire avec ses qualités, ses limites, ses imperfections, avec la goût de la vie à la fois si simple, subtile, lumineux et… futile à l’échelle individuelle.
Apprendre l’aptitude au bonheur COUTE QUE COUTE : qu’entends-tu par là ?
Juste à propos des « M » :
Un ami qui en fait partie m’a simplement dit que cela lui a fait du bien de trouver autour de lui des gens avec qui il partageait -enfin- les mêmes centres d’intérêt et le même sens de l’humour. Je ne serais donc pas trop catégoriquement contre.
Cela se rapproche des sentiments de différence rapportés dans d’autres commentaires, et la nécessité de parfois être « caméléon », ou trouver des occupations (organisation, s’occuper des enfants, etc…) lors de soirées festives ou réunions familiales, pour dissimuler sa différence.
D’ailleurs, cela me fait penser à mon premier sentiment négatif quand j’ai appris qu’ici (je vis en Suisse allemande depuis 2 ans), dès l’équivalent de la 6ème, on met les enfants qui ont le potentiel de faire des études dans des classes labellisées «spéciales»
, avec tout le côté élitiste que cela comporte, et bien sûr les jalousies des parents dont les enfants vont en classes « normales ».
(Même si malheureusement, ces classes spéciales ne prennent pas en compte les spécifités des façons de travailler des Zèbres, mais c’est un autre sujet !).
Mais, quand mon fils y est antré et m’a dit : enfin des camarades de classes qui connaissent plein de choses et ont les mêmes intérêts que les miens, je me suis dit que je devais revoir mon jugement.
Bonjour,
Je dois vous dire d’entrée de jeu que je suis tout a fait d’accord avec vous… Ce qui est primordial est d’apprendre a se connaitre et s’accepter, de faire la publicité de sa zebrure est a mon avis comme signer son arrêt de mort, car on vous jugeras par ignorance, on vous enviera ou on vous jalousera et au risque de me répéter… Seulement par ignorance, moi même j’étais ignorante du sujet pendant des années, mes enfants m’ont ouvert les yeux sur ce que je sais aujourd’hui. Je crois que j’ai assez de vivre ce que je vis; syndrome de Cassandre qui me fait avoir l’air bisard au travail et ailleurs ainsi que de conjuguer avec le syndrome de l’imposteur qui me fait une boule a l’estomac au quotidien… Seulement le professionnels et les autres zèbres vous comrendront sans vous juger, en encore cela dépend du zèbre, je n’ai pas adhéré a Mensa pour les mêmes raisons que vous, je me retrouve dans ma famille ou je peux être moi même sans censure mais tel n’a pas toujours été le cas avec mon époux mais maintenant qu’il sait (il est zébré aussi) tout va tellement bien… On ne doit pas se révéler car on est un peu comme une famille de sorcier et les moldus peuvent voir d’un mauvais oeil cette différence…