Familles zébrées !?
La question se pose nécessairement
Quiconque s'intéressant au sujet des enfants ou des adultes zébrés (autrement dit, surdoués), est très vite amené à se demander si l'entourage - c'est à dire les parents, les éventuels frères & soeurs, les grands-parents, les oncles, tantes & autres cousins & cousines - est également concerné par ce "trop-plein intellectuel"
Le surdouement est-il d'origine génétique ?
En clair, peut-il se retrouver chez tous les membres d'une famille, ou au contraire, frappe-t-il totalement au hasard ? (gniark gniark !
)
Il y aurait apparemment une part certaine de transmission héréditaire des facultés intellectuelles. Ce qui se traduit bien souvent par des "familles zébrées", mais la loterie génétique a aussi sa réalité...
La question de la part d'inné & d'acquis dans les capacités intellectuelles est étudiée depuis longtemps, mais comme souvent sur ce type de sujets délicats, les avis divergent & on trouve plusieurs courants de pensée qui s'opposent.
Il semble aujourd'hui indéniable qu'une part d'hérédité soit imputable au niveau de quotient intellectuel. Comme il parait impensable de nos jours de prétendre (comme c'était encore le cas il y a quelques dizaines d'années) que l'environnement (milieu social, niveau d'études des parents, place des activités intellectuelles dans la famille) n'influe en aucune manière sur le potentiel intellectuel.
Il y a sans aucun doute un subtil mélange des 2, nous le savons aujourd'hui, mais l'interrogation principale réside plutôt dans la proportion de chacun de ces facteurs. Quelle est la part réelle d'héritage génétique & quelle est la part environnementale.
Je crois que la réponse à ces questions est loin d'être simple. Les spécialistes eux-mêmes étant en désaccord sur ces points précis, il serait en conséquence absurde & irrespectueux envers leur travail de se prononcer en quelques mots & de manière tranchée.
Dégageons plutôt quelques pistes de réflexion !
N'oublions pas que plus le score du QI est élevé, plus rare sont les individus obtenant ce chiffre. Ainsi, les messages de parents qu'on peut lire sur certains forums internet, prétendant que tous leurs enfants sont HQI & plafonnent à 150 me font toujours sourire.
Car si environ 2% de la population se situe au delà de 130 sur l'échelle de Weschler, à partir de 145 on dénombre à peine plus d'1 personne sur 1000 (le taux exact de la population pouvant obtenir un tel score étant de 0,13% ). Ce taux tombe alors à 0,025 % pour un score à partir de 150, soit seulement un peu plus d'1 personne sur 5000 !
Or il est peu probable qu'une fratrie entière, de 3 ou 4 enfants, soit concernée à un tel degré quantitatif
Il ne faut pas perdre de vue la réalité statistique de la répartition de la courbe en cloche.
Ce qui n'empêche pas pour autant de trouver des familles entières zébrées. Mais en réalité réparties plus en accord avec la silhouette de la courbe de Gauss, & dans lesquelles les scores seront - tout en étant au dessus de la barre de 125 / 130 - plus hétérogènes que les déclarations faites par certains sur le Net.
Un zèbre peut en cacher un autre.
Derrière un zébrillon, il y a souvent un ou des parents zèbres ![]()
Il n’y a en effet pas de raison pour que la contribution génétique intellectuelle, dans les groupes de personnes mentalement surefficientes ne soit la même que celle d'autres types de contributions génétiques. Les lois biologiques s’appliquent de la même manière que pour l'allure physique, la taille, la couleur des yeux, etc.
Ainsi nous ne sommes pas des clones de nos parents, mais chacun d'entre nous a hérité d'une part plus ou moins importante de leur bagage. Ce qui explique que dans bien des cas, un petit zèbre cache un ou des parents zébrés... voire plus ! (une famille monochrome
)
Il arrive assez souvent que le déclic se fasse lors du bilan de l'enfant, les parents prenant alors conscience qu'ils étaient identiques au même âge, & se reconnaissant dans les caractéristiques attribuées aux gens doués.
Concernant l'autre extrême de la courbe de Gauss : déficience intellectuelle. Voici quelques éléments intéressants, quand on garde à l'esprit que le nombre d'individus surdoués est proportionnellement équivalent au nombre d'individus déficients mentaux (en effet miroir).
Défini selon la classification internationale des maladies (F70-F79), 10ème révision Organisation Mondiale de la Santé 1993, reprenant le Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM III puis DSM IV) des experts internationaux réunis par l’American Psychiatric Association.
L’épidémiologie a montré depuis longtemps que les personnes affectées d’un retard mental (= "RM", c'est à dire QI de 50 à 70, soit 80% des retards mentaux) tendent à naître 9 à 10 fois plus souvent dans des familles où il y en a déjà, que dans la population générale (~17% contre ~2%) et que les pressions éducatives ne peuvent modifier, dans le meilleur des cas, que ~10 à 15% de ces niveaux intellectuels. Ce qui est prévisible au regard des études de la génétique comportementale.
Epidémiologiquement (Reed & Reed 1965-1973 : études sur 1450 parents et leurs 1931 enfants, comparés aux données de population générale) :
1-Si le père et la mère ont un niveau intellectuel moyen, et si ni l’un ni l’autre n’a un frère ou une sœur affecté d’un RM, alors le risque épidémiologique de RM pour l’enfant est de 0,53%.2-Si un oncle ou une tante de l’enfant est RM QI 50 à 70, ce risque est multiplié par 5.
3-Si un seul des deux parents (Père ou Mère) est RM, 20% des enfants sont RM.
4-Si les deux parents sont RM, 40% des enfants ont un QI<70 (contre 2 à 3% dans la population générale), 75% ont un QI <90 (dans la population générale 75% des individus, par définition, ont un QI>90).
Jacques BÉNESTEAU, psychologue clinicien
Et voici ce qui concerne le côté de la courbe qui nous intéresse ici : le surdouement.
Aucune définition n’est universellement reconnue. Le point de rupture, au delà duquel un individu est considéré dans la distribution normale comme "surdoué", est différemment situé selon les études. Surdoué n’a d’ailleurs pas de sens logique, pas plus que "précoce" car un vieillard dont le QI est toujours de 150 par rapport à son groupe est difficilement qualifiable de "précoce".
Certains fixent la rupture à +1DS1/3 (QI 120), ce qui intéresse 5% de la population. Si le point de rupture est à +2DS (QI 130 et plus), alors ~2.3% de la population est concernée à tous les âges. A +3DS (QI 145 et plus), ~0.15% (soit 1.5/1000). A +4DS (QI >160), 0.02% (soit 2 personnes sur 10 000).
On se trouve ici en présence de personnes dont l’efficience intellectuelle est significativement supérieure et c’est tout ce qu’on peut dire, du moins à ce niveau quantitatif.
La question est de savoir si la contribution génétique est, dans ces groupes, la même que dans les autres. La réponse est affirmative, il n’y a pas de raison qu’il en soit autrement, et encore une fois cette population fait partie du genre auquel les lois biologiques s’appliquent.La cohorte de Terman est connue ("Terman’s Termites"). Il s’agit d’une population de 1528 individus suivis depuis la fin de la première guerre mondiale. Le QI initial était >135 (moyenne 150), évalué par une méthode que l’on n’emploie plus (pas de QI standard, mais division de l’âge mental par l’âge chronologique). Je passe ici sous silence les étonnantes découvertes, accessibles dans la littérature spécialisée, que des équipes ont publiées grâce à cette cohorte.
Ce qui nous intéresse est ceci : d’abord, à partir de 6-7 ans, le QI est stable toute la vie malgré les imperfections des mesures pratiquées en 1918-1920, ensuite il y a beaucoup plus de chance d’avoir des enfants "surdoués", s’il y en a déjà un dans la famille, ou quand au moins un parent l’est, et encore plus quand les deux parents le sont eux-mêmes.
Il faut se souvenir que la corrélation entre les QI des parents est en moyenne de r+.30, ressemblance qui ne doit rien à la génétique : ils ne sont pas biologiquement apparentés (non consanguins), certes, mais ceux qui se ressemblent s’assemblent, pour le meilleur et pour le pire. Cet élément est toujours pris en considération dans les travaux. Il est clair qu’il existe une prédisposition que le, ou bien les géniteurs transmettent à leurs rejetons.
On est arrivé aujourd’hui à la troisième génération. Les 1571 enfants du groupe originel de Terman (qui est décédé en 1958) dont au moins un parent avait un QI de 135, ont un QI moyen (standard) de 133 (Oden 1968).
Des études sur les jumeaux montrent que quand un MZ est "surdoué" (QI>120) l’autre membre de la paire l’est également dans 62% des cas, contre 25% de concordance chez les DZ, ce qui est statistiquement significatif dans ces conditions (Thompson et al. 1993, Western Reserve Twin Project) et conforme aux autres études. Des techniques d’analyse statistique spéciales (DF analysis) ont trouvé aussi que plus des 2/3 des différences entre les QI des "surdoués" peuvent être attribuées à des facteurs non environnementaux, et enfin que, dans ce groupe, l’héritabilité H2 est de l’ordre de 67% (DeFries & Fulker 1985-1988).
Bien sûr les enquêtes réalisées dans ces populations, par définition peu nombreuses, moins imposantes aussi que celles portant sur les retards mentaux, sont encore en cours. Mais elles sont en conformité avec les données des recherches en génétique quantitative effectuées ailleurs, et avec les information de la psychologie du développement.
BÉNESTEAU, psychologue clinicien
Comme vu juste au dessus, en 1911, à l'université de Stanford, Lewis TERMAN commence à tester systématiquement des enfants. Dix ans plus tard avec le soutien de son université, il étend ses recherches & vise essentiellement les grandes villes.
La sélection porte sur 250 000 enfants. Et voici quelques points intéressants dans cette étude qui a duré plus de 70 ans
:
Terman voulait avant tout tracer le portrait « moyen » de l'enfant, puis de l'adulte doué. Résumons-en les principaux traits :
- Milieu familial : Le niveau socio-culturel est nettement supérieur à la moyenne : 29,1 % de pères « cadres ou professions libérales » contre 2,9 % dans la population de Los Angeles et San Francisco. Le niveau d'instruction, plus encore : le père ou la mère ont un diplôme supérieur dans 26,4 % des familles, contre 1 % environ de la population américaine. Les groupes ethniques sont inégalement représentés : les Italiens et Espagnols sont sous-représentés, les Noirs, quasi absents, alors que les Juifs sont deux fois plus nombreux que dans la population.
- Portrait intellectuel : Les enfants doués sont précoces : ils ont prononcé leurs premiers mots trois mois et demi plus tôt que la moyenne ; près de la moitié savaient lire avant d'entrer à l'école (dont 9 enfants, avant l'âge de 3 ans).
Ils sont bons élèves, mais, comme les autres enfants, ils ont des résultats variables selon la matière. Leur supériorité est moindre en niveau scolaire qu'en QI - mais en culture générale, elle est écrasante : aucun des 533 enfants Terman soumis au test d'«information générale » n'a eu une note inférieure à la note moyenne du groupe témoin. Même résultat dans le groupe « collégiens et lycéens ».
- Portrait physique : L'étude Terman tord le cou au stéréotype du surdoué rachitique. Ses sujets sont, au contraire, plus grands, et mieux portants, que la moyenne ; en gymnastique et sports, ils ne sont pas inférieurs aux autres. Ils ne sont conformes aux clichés que sur un point : ils sont plus souvent myopes...
- Caractère : Ici encore, les « Termites » s'écartent du cliché : ils sont aussi sociables, aussi populaires et aiment autant jouer que les autres. Seules différences : ils ont davantage de copains plus âgés ; ils jouent plus souvent à des jeux de réflexion ; et surtout, ils lisent beaucoup plus, et leur choix de livres est plus varié.
Terman a dressé une liste de vingt-cinq traits de caractère sur lesquels il demande aux parents et aux maîtres de porter une appréciation. Aux maîtres, il demande en outre d'évaluer de la même façon 500 enfants du groupe témoin. Le résultat est clair : le seul trait sur lequel les Termites sont inférieurs aux autres, c'est l'habileté manuelle. Leur supériorité est particulièrement nette sur les traits intellectuels (soif de connaissances, originalité...) et sur ceux qui décrivent la force de caractère (volonté, confiance en soi...); mais elle est également marquée dans les domaines affectif (optimisme, tendresse...), moral (honnêteté...), physique (santé, énergie...) et social (popularité, leadership...).
Parmi les autres apports des Genetics Studies, citons les plus intéressants :
- La comparaison entre garçons et filles : Les garçons sont nettement plus nombreux: 116 pour 100 filles dans le groupe expérimental à l'origine - et 183 pour 100 filles dans le groupe « collège et lycée ». A l'âge adulte, les carrières des femmes diffèrent sensiblement de celles des hommes : 42 % sont femmes au foyer ; aucune n'est ingénieur; 5 seulement, médecins (3). Enfin, chez les Termites comme dans la population, les femmes vivent plus longtemps : en 1991, 50 % des hommes et 35 % des femmes sont décédés (4).
- Les conséquences de l'accélération : Au moment où commence l'enquête, la seule mesure spéciale offerte aux élèves doués, c'est de sauter des classes ; mais alors, comme aujourd'hui, on craint que l'enfant se trouve ensuite isolé parmi des camarades plus âgés. Terman s'est attaché à étudier ce point. Lors du premier suivi, effectué deux ans après, il constate que les enfants qui ont sauté une classe ont d'aussi bons résultats et sont aussi bien adaptés que les autres (c'est un peu moins vrai pour les enfants qui en ont sauté deux). Il y revient plusieurs fois, et finit par conclure qu'on exagère peut-être le risque, dans les deux sens : d'une part, les enfants maintenus dans leur classe d'âge n'en souffrent pas tellement sur le plan scolaire, car ils apprennent tout seuls ; d'autre part, chez ceux qui sautent des classes, les problèmes d'adaptation sont souvent temporaires. Au total, il penche pour l'accélération - mais en précisant qu'il faut tenir compte de la maturité, physique et affective, de l'enfant.
- La réussite dans la vie : L'un des aspects les plus intéressants de l'étude de Terman est la comparaison qu'il a effectuée, en 1945(3), entre les 150 hommes qui avaient le mieux réussi professionnellement (groupe A) et les 150 qui ont le moins bien réussi (groupe C). Au départ, rien ne les distingue : même QI moyen, mêmes résultats à l'école ; mais, dès le collège, les A réussissent mieux, et la différence s'accentue au fil du temps, si bien que 90 % des A et 37 % des C obtiennent l'équivalent de notre DEUG. L'origine de cet écart, l'auteur la trouve dans l'environnement familial et dans le caractère. Les pères, les frères et soeurs des A ont fait des études supérieures trois fois plus souvent que ceux des C. Quant au caractère, les A sont jugés plus favorablement que les C sur tous les points, en particulier l'ambition, la confiance en soi et la persévérance. Le taux de divorce des C est deux fois plus élevé que celui des A.
Claudie BERT, journaliste spécialisée en sciences humaines. Extrait de l'article "Des enfants surdoués 70 ans après"
En conclusion, de nos jours de nombreux spécialistes s'accordent à penser que le QI est une des caractéristiques humaines les plus déterminées génétiquement, avec une corrélation positive allant de 0,4 à 0,8 !
Et même si l'environnement est extrêmement important, son influence semble en finalité moins importante que la part de transmission génétique. Ainsi, un environnement défavorable peut tout à fait détruire un potentiel (c'est un fait), mais à contrario un environnement favorable ne pourrait l'augmenter.
On ne devient pas surdoué !
Déf. de "corrélation" : intensité de la liaison qui peut exister entre 2 variables. Cela revient à résumer la relation qui existe entre les variables. Sachant que le coefficient de corrélation est toujours compris entre -1 & + 1 (en passant par 0,...).





cet article est très interessant.
, un HQI, (mon dernier, avec un wisc4 à 150 homogène), une maman entre les 2 pile poil
…..tout ça avec un papap testé ado à 145 (nous sommes divorcés pour l’anecdote, mais très bonnes relations), et un nouveau « copain d emaman » très certainement bien dans les sphères.
néammoins en effet je suis dans l’expectative concernant cette fameuse probabilité de familles avec hqi.
dans la mienne, déjà……on trouve 1 eip « de base » (si j’ose dire!!
e bien, rien qu’avec nous, on explose les stats….y’a un problème je crois.
Pourtant les faits sont là, les tests passés, les bilans explicites…..j’avoue que je commence à mêem avoir des doutes sur ces probabilités statistiques.
de plus, dans l’asso où je suis bénévole, combien de familles, attestée « surdoués carte famille », et quelquefois avec des qi à plus de 140……alors, que croire? que conclure?
j’ai déjà entendu une explication assez sommaire, que de tte façon sur ce type de forum/asso, on « regroupe » les persnne sconceerrnées, ce qui donne cet effet de quantité…mais bon.
étrange tout de même.
merci pour cet article en tout cas!!
Bjour Sany
« rien qu’avec nous, on explose les stats….y’a un problème je crois »
En tte franchise moi je ne trouve rien d’étonnant là dedans, & ça va d’ailleurs totalement ds le sens de mon billet
On sait ts bien qu’il y a une part d’hérédité ds le surdouement (comme ds la déficience intellectuelle). Aussi derrière un enfant doué, il y a très svt une famille (fratrie, parents, etc.) eux aussi concernés par la chose.
MAIS (c’est là où je voulais en venir ici & je trouve que votre com. l’illustre en effet très bien), ds ces familles « touchées » par le haut potentiel, il y a aussi ds quasi ts les cas des disparités. Ce qui est bien normal, au vu des stats !
Ex. : sur une famille de 4 personnes comme vous-même, votre ex-mari + vos 2 enfants, tout en étant tous au delà du seuil de 120 / 125, il y a des différences dans le degré de surdouement. Les scores sont étalés si je puis dire, & c’est tout à fait logique & cohérent avec
), qui statistiquement se produira sur 2 à 5% de la population (selon le seuil retenu) & votre HQI à 150 (qui ne touchera plus que 0,025% de cette même population), il y a une énorme différence de fréquence à laquelle on peut rencontrer de tels scores.
- la notion de familles zébrées
- l’évolution de la courbe de Gauss qui voit s’amincir à l’extrême les chances de croiser à score de 150 ou + dans la population.
Entre votre « eip de base » (pour reprendre vos termes
Compter un score de 150 ds la famille, OK. C’est rare, mais ils existent bel & bien !
Mais vous m’auriez dit « Nous sommes tous les 4 à 150″, comme on peut parfois le lire dans des messages ça & là sur des forums de discussion rassemblant personnes ne connaissant rien au sujet, ça aurait été plus que surprenant…
« combien de familles, attestée « surdoués carte famille », et quelquefois avec des qi à plus de 140……alors, que croire? que conclure? »
Conclure qu’il y a bien des familles entières concernées par le haut potentiel, & qu’en effet, il y a bien une part d’ordre génétique dans tout ça. Mais surtout ne pas perdre de vue que les stats st bien différentes selon que l’on parle de 130… ou de 150 par ex.
Mon zébrillon & moi-même dépassons aussi les 140, ce qui fait dans notre famille également, 2 personnes / 3 testées à + de 140 (le papa est ts certainement zébré lui aussi, mais n’a jamais passé de bilan, donc pas de chiffre connu. Mais il est possible qu’il soit lui aussi à + de 140, il n’y aurait rien d’étonnant là dedans à mes yeux).
Notez à quel point les stats dégringolent littéralement qd on passe de 145 (-> 0,13%, score déjà haut puisque considéré comme HQI, & « rare »), à 150 (-> 0,025%).
L’explication est là tte entière à mon sens. Parmi la population classée dans la catégorie surdouée, il est en vérité « commun » (si on peut dire !) de trouver des scores à 140. Mais nettement + rare de trouver des 150 & +
C’est en ts cas mon analyse…
Bonjour, je souhaiterais savoir si il peut y avoir des surdoués dans une famille où il y a un cas de consanguinité : mes grand-parents étaient oncle et nièce.
Je tiens à préciser que jusqu’à présent aucun descendant n’est défficient intellectuel ni de santé fragile ou de faible condition physique.
J’ai entendu dire que l’astraunaute de la NASA, Mickael Lopez Alegria, dont les parents seraient cousins entre eux, défend l’idée que la consanguinité n’est pas forcément lié à la défficience intellectuelle…
Merci de me répondre.
Chêne
Bjour,
Et bien je ne peux pas répondre à cette question de manière scientifique & formelle (n’étant ni médecin, ni généticienne !!!)
Il faudrait poser la question à qq’un de compétent dans ce domaine !
Je ne peux donner qu’un avis tout à fait personnel & n’ayant aucune autre valeur que celle du bon sens & de la logique.
Pourquoi le surdouement ne pourrait-il pas apparaitre dans une famille dans laquelle il y a eu de la consanguinité ? La déficience intellectuelle n’apparait pas QUE chez des sujets étant issus de consanguinité, ou de géniteurs eux-même déficients.
Ainsi, on sait que statistiquement il semble + probable :
- pour un enfant ayant des antécédents familiaux de déficience mentale, d’être lui aussi déficient
- pour un enfant ayant des antécédents familiaux de surefficience mentale, d’être lui aussi surdoué
Mais on sait aussi qu’il n’y a là rien de systématique !
Un enfant peut naître surdoué dans une famille sans ancêtres proches concernés. Comme il est aussi possible d’avoir un enfant mentalement déficient au sein d’une famille à QI dans la norme.
« J’ai entendu dire que l’astraunaute de la NASA, Mickael Lopez Alegria, dont les parents seraient cousins entre eux, défend l’idée que la consanguinité n’est pas forcément lié à la défficience intellectuelle… »
Idem pour le surdouement.
Ca me semble tt à fait évident ! Que la consanguinité PUISSE aboutir à une déficience intellectuelle est un fait. Mais cela ne veut pas dire pour autant qu’elle aboutit DANS TS LES CAS à ce problème !
C’est une possibilité, non une fatalité
En espérant avoir pu vous éclairer un peu,
Merci Zebrounet pour votre réponse.
Le « verdict » de la psychologue est tombé en juin 2009 : au WISC 4 notre fils aîné a obtenu une moyenne de 148. J’en ai eu les larmes aux yeux car j’avais lui des articles sur les difficultées des enfants EIP et je ressentais tout la charge qui pèse sur les parents pour faire de ces enfants des enfants heureux et épanouis.
Puis j’ai encore lu d’autres livres et découvert de notre fils était plutôt « cool » par rapport à d’autres enfants EIP…
Puis dans l’année qui a suivi, nous avons réfléchi mon mari et moi sur l’origine de la précosité intellectuelle de notre fils.
De toute évidence cela ne venait pas de moi (certainement cheval) ni du reste de ma famille (ânes je dirais sans méchanceté).
Par contre après réflexion on en a conclu de cela venait du grand-père paternelle (très érudit et totalement asocial). Puis mon mari a bien dû en conclure que lui aussi était zébré.
Donc on final l’hérédité masculine fait que nous nous retrouvons avec 3 zèbres dans la famille (1 seul testé) avec 3 modes d’intégration très différents : grand-père qui s’est toujours senti incompris (manque de sécurité affective dans son enfance) et qui malgré un entourage aimant à foiré sa vie, un père totalement intégré socialement qui a la vie et le métier qui lui plait (tout en discrétion, rien de tape à l’oeil), un fils que nous entourons de notre amour pour qu’il ait une bonne estime de lui tout en sachant sa différence et la nécessité qu’il aura à faire des efforts pour s’intégrer dans la société.
Nous avons également un second fils qui au contraire de l’aîné à beaucoup pris de moi (physique, caractère…) et dont nous ne savons que penser (cheval ou zèbre ?). Il a 5 ans et n’a jamais eu les capacités d’expression oral de son frère, mais a des associations de pensées très évoluées.
De plus il pose des questions parfois déconcertante : « Y-aura quoi après les hommes [sur terre] ? » ou lorsqu’il pense que nous nous réincarneront et qu’il me dit qu’il ne faudra plus que je remonte dans l’arbre duquel je suis tombé enfant quand je revivrais.
Fin de ma disgression
Merci de m’avoir lu
Bonjour,
Nous avons fait tester notre fille tout récemment et ma présence ici s’explique par le résultat « positif » à la question: « est-elle précoce ? ».
Bref, à la lecture de cet article, je trouve la phrase suivante un peu… « rapide en besogne » :
« Or il est peu probable qu’une fratrie entière, de 3 ou 4 enfants, soit concernée à un tel degré quantitatif Il ne faut pas perdre de vue la réalité statistique de la répartition de la courbe en cloche. »
Car si la courbe de Gauss est bien ce que vous dites, il reste que la probabilité conditionnelle s’applique sans doute à une fraterie entière. Je m’explique : si ma fille est EIP, alors la probabilité pour que son jeune frère le soit également est certainement supérieur à 2%.
Cela selon le même processus que votre fils et vous soyiez HQI est certainement plus qu’une simple coïcidence :-)
Euh, même témoignage sur l’explosion des stats dans mon cas : moi HPI au WAISP, mon compagnon aussi (pas d’enfants pour le moment, mais ça promet ! lol), mon père détecté enfant, ma mère tous les signes évidents de zébrage, ma soeur idem, ses trois filles détectées, mes deux frères ayant également tous deux l’allure de quadrupède à rayures !
En réalité, c’est ma soeur qui s’est intéressée la première à la question, avec sa première fille. Nos parents ne s’étaient pas penchés sur la question, trouvant notre évolution normale (les repères sont biaisés !). Comme quoi ce n’est pas toujours un avantage d’être entouré d’HP qui s’ignorent (ou presque !) !
« Les frères et sœurs ont en général à 5 ou 10 points près le même score dans le domaine mesuré. Le QI des parents est souvent à 10 points de celui de leurs enfants; même le QI des grand-parents peut être dans les 10 points de celui des petits-enfants. Nous avons étudié 148 familles et nous avons trouvé que 1/3 d’entre eux étaient à moins de 5 points de QI, plus de 3/5 étaient à 10 points et presque les 3/4 étaient à moins de 13 points. Quand un enfant de la famille est identifié comme surdoué, il y a de grandes chances que tous les membres de la famille soient surdoués ».
Extrait tiré d’une étude sur le THQI, « Ce que nous avons appris sur les enfants surdoués – 30ème anniversaire – 1979/2009″, menée par Linda Silverman, Ph.D., Directrice du Gifted Development Center (http://www.adulte-surdoue.org/2011/articles/traductions/ce-que-nous-avons-appris-sur-les-enfants-surdoues-30eme-anniversaire-19792009/)
Comme d’habitude, j’ai encore tout faux. Je suis l’OVNI de ma famille, j’ai beau chercher, j’en trouve pas d’autre, évidemment ça n’exclut pas qu’un aïeul ait été un peu surdoué sur les bords mais enfin rien de visible et d’identifiable. et puis surtout ils me traitent tous de tordue, d’originale, de rebelle, etc, ils prouvent tous qu’en fait ils ne comprennent pas ma manière de fonctionner ou de penser. On ajoute à ça le fait que je sois la seule gauchère (et déjà, naître gauchER dans une famille de droitiers c’est exceptionnel, mais gauchERE, c’est statistiquement aussi rare que mon QI à crever le plafond), et ça donne d’interminables questions existentielles quant à mes origines. Finalement, moi aussi j’explose les stats, mais dans le sens inverse des autres mdr. Je suis un THQI dans une famille complètement normale, on pourrait penser qu’un surdoué sorti de nulle part serait peut-être plus proche du 125 que du 160, j’ai tout faux. Et le pire, c’est que je n’ai justement jamais été stimulée, puisque parents, pédiatres, instits, proches, se sont évertués à me confiner à des activités strictement conseillées pour mon âge, jamais pour les enfants plus vieux (à mon grand dam d’ailleurs, mais mes discrètes manifestations pour que ça change n’ont jamais été relevées), alors que bébé je battais tous les records de précocité. Je vais fonder un club d’extraterrestre je pense…
Bon je précise que le revers de la médaille, outre les classiques épisodes de dépression existentielle, est que je souffre d’un gros problème d’inhibition tellement ancien que ça va être un sacré boulot de tout décoincer… ce qui d’avance me plonge dans des rechutes de mélancolie. J’imagine que c’est le prix à payer pour être l’énervante exception à toutes les règles générales…