Le saut de classe en questions

Aujourd'hui (31 octobre 2010), innovation ! Je poste un billet participatif sur le thème du saut de classe, du glissement de classe ou du décloisonnement :)

 

Pourquoi participatif me direz-vous ? Parce qu'interactif & basé sur la participation des lecteurs du blog ! :smile:

 

J'ai souvent des questions sur le sujet par e-mail & c'est un point qui soulève, à juste titre, de nombreuses inquiétudes dans les familles d'enfants surdoués (une lecture en diagonale des forums dédiés aux enfants intellectuellement précoces le met clairement en évidence).
Je pense aussi que l'expérience de tous est intéressante, même s'il y a autant de situations qu'il y a d'enfants (chacun étant unique, ayant son parcours, son histoire, son contexte, etc.). Lire les situations vécues par chacun est une bonne manière de répondre à des questions que l'on peut se poser dans ce domaine, car cela donne des éléments quant aux choses à faire ou aux erreurs à ne pas commettre.

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

Alors avant de commencer, clarifions un point : la différence entre saut de classe & glissement, qui reviennent tous 2 à un raccourcissement (ou une accélération) de cycle. Il existe aussi une 3ème solution : le décloisonnement (souvent en vue d'une préparation d'un saut ou d'un glissement, parfois pour pallier à une hétérogénéité dans l'avance prise selon les matières) :

 

- un saut de classe est un passage direct & sans transition vers le niveau supérieur auquel l'enfant aurait dû passer. Par ex. : un saut du CE2 sera décidé en fin de CE1, l'enfant fera sa rentrée directement en CM1.

 

- un glissement se fait en cours d'année scolaire, parfois de manière partielle ou aménagée (par ex. le matin en CP & l'après-midi en GS :arrow: voir la définition du décloisonnement !) ; ou de manière totale (par ex. l'enfant glisse en janvier de la MS à la GS & fait les 2 années de façon accélérée sur une seule année scolaire.

 

- un décloisonnement est un aménagement d'une ou de plusieurs matière(s), à un moment de la journée ou de la semaine préalablement défini (en fonction de la fréquence du décloisonnement) afin de s'adapter aux besoins d'un enfant en avance sur le programme. Ce dernier reste néanmoins inscrit dans sa classe d'origine & poursuit le reste des activités normalement. Par ex. un enfant de CP déjà bon lecteur qui bénéficierait d'un décloisonnement en français avec les CE1 chaque lundi & jeudi matin.
Le décloisonnement est souvent utilisé pour opérer un glissement en douceur, mais il peur aussi perdurer toute l'année, sans autre objectif que de coller au mieux aux besoins d'un enfant en avance dans une matière spécifique (ou dans plusieurs matière, mais de façon non-homogène ou insuffisante pour un véritable glissement).

 

 

 

Si vous voulez participer, reprenez le formulaire ci-dessous, complétez-le & envoyez-le moi sur zebrounet@gmail.com. Je posterai au fur & à mesure les participations reçues. Si plusieurs sauts ou glissements, précisez-le moi.
A vos claviers !!! ;)

 

Mises à jour du billet
:arrow: le 06 novembre 2010, une lectrice (Joanne :) ) m'a fort justement fait remarquer ce matin qu'il était dommage que dans cette "enquête", les autres solutions (& notamment le renoncement au saut de classe) soient laissées de côté.

Effectivement :idea: On peut parfaitement envisager un saut ou un glissement & pour une raison X ou Y, finir par y renoncer ou le remettre à plus tard. Et c'est également très intéressant d'avoir des témoignages allant dans ce sens.

 

Aussi, amis lecteurs du blog, si vous êtes dans ce cas, n'hésitez pas à suivre l'exemple de Joanne & à m'envoyer votre formulaire, je le publierai avec tout autant d'intérêt que les sauts & glissement ayant été finalisés.

 

:arrow: le 19 novembre 2010 : rectification du formulaire & insertion d'un paragraphe dédié au décloisonnement :smile:

 

Fille ou garçon ?
Age, mois & année de naissance, classe actuelle

Test de QI :
- réalisé ? oui / non
- résultat ? dans la norme (non précoce)  / EIP (enfant intellectuellement précoce)  / THQI (au delà de 145 sur l'échelle de Weschler)
- quel test ?
- réalisé par qui ?
- quel était l'âge de l’enfant au moment du test ?

Ecole :
- privée / publique / scolarisation à la maison
- avez-vous changé d’école pour le saut (ou glissement) ?

Motivation :
- des parents
- de l’enfant

Si saut :
- de quelle classe ?
- l’enfant avait-il les acquisitions scolaires de la classe sautée ? ou à quel degré ?

Si glissement :
- de quelle classe vers quelle classe ?
- à quel moment dans l’année scolaire ?

Si décloisonnement :
- entre quelles classes & pour quelle(s) matière(s) ?
- à quel moment dans l’année scolaire ?

A-t-il fallu l'intervention d'un tiers (commission d'appel, inspecteur de l'Education Nationale ?) Comment cela s'est-il passé ?

Éventuelles difficultés rencontrées :
- pour le saut, le glissement ou le décloisonnement en lui-même ?
- par l'enfant lorsque cela a été effectif ?

Votre coup de pouce / votre investissement (faible / important, précisez)

L'école a-t-elle préparé l'enfant à ce saut (glissement ou décloisonnement) par des aménagements particuliers ? Avez-vous été aidés, accompagnés ? (si oui, par qui ?)

Son intégration dans la classe s'est-elle faite sans souci ? oui / non (précisez si besoin)

Bilan aujourd’hui : globalement positif / négatif ? Pour l'enfant ? Pour vous ?

Avec le recul, qu’est-ce qui aurait pu être amélioré selon vous ? Quelles sont les éventuelles erreurs que vous ne commettriez pas aujourd'hui si vous en aviez la possibilité ?

Autres commentaires :

 

 

 

Voici donc les témoignages :round: :

 

ni saut ni glissement (bis)

 

glissement du CE2 vers le CM1 (bis)

 

saut du CE2 (bis)

 

saut du CE2

 

glissement du CP vers le CE1

 

saut de GS & décloisonnement CP/CE1

 

glissement du CE1 vers le CE2 (bis)

 

ni saut ni glissement

 

glissement du CE1 vers le CE2

 

glissement du CE2 vers le CM1

 

saut du CP

 

 

 

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20 commentaires à “Le saut de classe en questions”

  1. Chrodegang dit :

    Bonjour,
    je ne peux pas remplir le formulaire parce que je manque de pas mal d’infos, mais j’aimerais revenir sur un point que vous abordez en fin d’article: « Je m’en veux aussi (comme évoqué plus haut) de ne pas avoir pris l’initiative de demander un saut de classe dès la fin de la MS. Ce qui aurait eu pour effet d’empêcher la maîtresse / directrice de la nouvelle école de lui faire subir une année entière de GS à sa guise, la décision du saut ayant été prise dans cette hypothèse par le conseil de l’école précédente. »
    Je suis entrée en Petite section avec un an d’avance (la crèche était intervenue auprès de l’école apparemment, ils ne pouvaient me garder plus longtemps car je monopolisais trop d’attention et je détonnais trop auprès des autres), et à la fin de cette année-là, l’école avait PRECONISE le saut d’une deuxième classe (la Moyenne section donc, sans que ma mère ait à demander ou supplier, ce qui est remarquable et louable de la part de l’école en question). A cette époque, nous avons déménagé et je me suis retrouvée dans une nouvelle école qui non seulement a totalement rejeté l’avis de l’école précédente, mais encore a refusé de me prendre en moyenne section sous prétexte que j’étais du mois d’août et largement moins développée que les autres. J’ai donc été forcée de redoubler… la petite section!!!! Donc en fait les avis d’une école à une autre, ils en font bien ce qu’ils veulent. Bon, c’était il y a plus de vingt ans, donc peut-être que les choses ont changé depuis… en tout cas, ça a été le début d’une longue scolarité toujours plus ennuyeuse alors que j’ai de bons souvenirs de ma première petite section. Comme par hasard, dans le grand vide noir qui a remplacé mon année de redoublement dans mes souvenirs, une des seules images qui surnage est celle de la maîtresse me disant d’un ton méchant que mon dessin est un « dessin de bébé ». J’avais trois ans, et tout ce que je voulais c’était apprendre à lire – ce que j’avais déjà commencé à faire toute seule.
    Je suis aujourd’hui prof en primaire (prof de langue, pas instit) et je vois dans chacune de mes classes au moins cinq élèves qui s’ennuient parce que c’est trop facile pour eux, alors même que nous proposons des cours largement plus avancés que ceux des écoles classiques (ils passent les évaluations de fin de CM2 en fin de CM1). Sauf qu’on voit au comportement de ces élèves que ce n’est pas forcément un ennui lié à ma matière mais un ennui général, qui fait qu’ils arrivent dans ma classe en ayant complètement besoin de se défouler (c’est chouette de chanter Hokey Pokey mais d’intérêt pédagogique limité au bout d’un moment).
    Juger sur les compétences en anglais ne suffit pas puisqu’ici il y a certains élèves qui parlent anglais chez eux donc il est normal qu’ils aient de l’avance, beaucoup d’avance, mais cela ne signifie pas qu’ils en aient autant en classe principale. Je soupçonne cependant comme je l’ai dit que le même phénomène doit s’observer quand ils sont avec leur maîtresse. Je suis certaine qu’au vu de la teneur des programmes scolaires aujourd’hui, un saut de classe bénéficierait à plus d’élèves qu’aux seuls surdoués – ceux qui sont bien éveillés, travailleurs et appliqués n’ont pas besoin d’être hors-normes pour assimiler les programmes, mais ça n’engage que moi. Je lisais le livre de JC Terrassier récemment, dans lequel il parle du nombre d’élèves qui sautaient une classe il y a une trentaine d’années, nombre qui s’est spectaculairement effondré aujourd’hui. Au vu de cela, mon observation doit être à peu près sensée… Pauvres surdoués, pauvres enfants )-:

    • Zebrounet dit :

      Concernant le saut dans une autre école, je pense que les choses ont en effet évolué depuis quelques années, les règles sont devenues + claires mais aussi + strictes à ce niveau là, ce qui explique sans doute la chute du nombre d’enfants qui ont une ou plusieurs années d’avance.
      Une certitude : si une école X prend la décision d’une d’accélération de cycle pour un enfant (à condition que la décision soit validée par écrit, portée sur l’avis de passage en fin d’année – je ne parle pas d’un projet ou d’un accord seulement oral, il faut qu’il y ait trace de cette décision dans le dossier scolaire), une école Y ne peut revenir dessus. Cette dernière a obligation d’inscrire l’enfant dans le niveau validé par l’école X.
      Mais cela peut aussi desservir l’enfant, dans un cas comme le nôtre : manque d’infos, la famille ne demande pas le saut à l’école X (en se disant qu’elle en fera la demande à l’école Y, que ça revient au même), & patatras, l’école Y refuse ce saut au prétexte que l’enfant est nouveau, qu’elle veut le connaître avant, etc. La famille est coincée & ne peut forcer le saut, qui aurait dû être demandé à la bonne période (c’est à dire fin mai / début juin). Ne reste plus qu’à patienter jusqu’à la fin de l’année scolaire qui débute :-|

      Je partage entièrement votre constat sur le saut :( Et j’avais moi aussi été marquée par les chiffres donnés par J-C Terrassier !!!

  2. Chayotte dit :

    Bonjour,
    je répondrais volontiers à ce questionnaire dans quelques mois, quand on y verra mieux… Pour le moment, c’est le flou complet pour mon petit gars!!

  3. Zebrounet dit :

    Tiens, j’ajoute un petit qq chose que je viens de lire dans le bouquin de Todd Lubart (Enfants exceptionnels, précocité intellectuelle, haut potentiel & talent, aux éd. Bréal), page 222, à propos de l’accélération :

    « Ces mesures sont en diminution régulière depuis une 50aine d’années. Pour l’entrée à moins de 6 ans en CP, l’évolution des pourcentages est la suivante :
    1960 -> 20,1%
    1970 -> 5,4%
    1980 -> 2,1%
    1990 -> 1,8%
    1999 -> 1,2% »

    (puis, de la même manière, il donne les chiffres relatifs à l’entrée en CM2 avant 10 ans & explique le pourquoi de la baisse considérable de ces avancements scolaires)

    Cela fait écho à ce que dit Terrassier…

  4. Puppet dit :

    Bonjour !

    Je précise d’emblée que je n’ai ni passé de test de QI, ni sauté de classe. Je souhaitais cependant vous faire part de mon expérience scolaire qui m’a fait voir la nécessité, parfois, d’accélérer le cursus…
    J’ai découvert au collège que j’avais des facilités : sans l’avoir relu je pouvais réciter le cours dans son intégralité (avec chiffres, documents référents…) si le prof m’interrogeait une semaine plus tard, j’intégrais rapidement les idées et raisonnements. Avant l’ennui, le problème a plutôt été porté sur les autres. J’avais du mal à admettre qu’ils aient besoin de tant d’essais pour comprendre, et le premier souci c’était : comment aller à mon rythme sans paraître prétentieuse ? J’ai alors commencé à abaisser volontairement mon niveau : faire des fautes, à l’écrit comme à l’oral pour éviter que le cliché (si arrangeant) d' »intello » ne me colle à la peau. Je ne m’assumais pas. A la fin du collège, on peut dire que je me voyais sans avenir, je ne me sentais pas à ma place avec mes « amis », je n’avais pas pris la peine de réfléchir à un projet d’orientation. J’en viens directement aux deux dernières années de lycée qui ont été tumultueuses. J’ai été, en 1ere comme en terminale, malade pendant 1 mois et demi. J’ai ensuite joué avec ce facteur pour ne pas retourner en cours, je séchais, j’ai développé une hantise de l’école. Puis, à chaque fois, je revenais en tête de classe. Je n’avais pas d’amis dans ma classe, je participais beaucoup (pour éviter l’ennui, booster le cours ou soutenir les profs qui commencaient à désespérer). J’ai réussi à décrocher mon bac à 14 en révisant 10 jours à l’avance. Le soutien de quelques profs, qui me voyaient comme particulière m’a permis de persévérer.
    J’ai parfois été portée à croire que mes camarades comprenaient aussi bien que moi, mais qu’ils n’avaient pas envie, ou avait la « flemme » de répondre aux exigences des profs. Mais en les écoutant parler, en tenant compte des conseils desdits profs, je me suis rendue compte que ce n’était pas ça, le décalage. Aujourd’hui je suis en première année de fac. Les cours sont beaucoup plus stimulants, mais trop cadrés à mon goût (une fois que l’on sort du programme pré-établi, pouf, plus de réponse…). J’ai connu peu de profs qui prennent vraiment en considération les remarques/attitudes des élèves. La plupart s’en tient à rester sur leurs positions, sans prendre le risque de remettre en cause ce qu’ils pensent et/ou le système dans lequel ils sont. Aujourd’hui, majeure de frais, je pourrai me faire tester mais je ne suis pas certaine de le vouloir. Le principal est peut-être d’avoir réussi à me prouver que je pouvais faire les choses à ma manière. Je dévore à nouveau les livres.
    Je trouve cela « génial » (hii) que votre zèbre bénéficie d’un tel investissement de votre part. J’espère qu’il pourra continuer son cursus sans trop douter de lui, et qu’il parviendra à tracer SA route et non celle qu’on voudrait lui faire prendre (parce que c’est l’Etat, parce que c’est la « norme », c’est super, ça légitime tout…)

    Et puis continuez votre blog ! Je le trouve vraiment intéressant.

  5. ml dit :

    Bonjour votre billet est édité à point nommé mon fils de 6 ans 6 actuellement scolarisé en CP va glisser en CE1 d’ici la semaine prochaine. Sa psy a en effet trouvé qu’il était urgent pour son équilibre de passer tout de suite en CE1. Son comportement très indiscipliné son mal être important et son manque de travail étant du à sa scolarité…. Cette psy avait déjà insisté l’année dernière pour qu’il passe en CP en janvier ce à quoi nous nous étions opposés ainsi que l’école . Cette année cela est accepté mais j’avoue que cela me fait très très peur .;….
    Ce glissement va t il améliorer son comportement va t il arrêter de nous menacer de suicide et va til enfin vivre sa précocité avec sérénité ?????

    • Fabrice dit :

      « va t il arrêter de nous menacer de suicide »
      ouh!! à 6 ans??? Ca fait froid dans le dos!

    • Zebrounet dit :

      Bsoir,

      J’espère sincèrement pour lui & pour vous que ce glissement va grandement améliorer la situation ! Car comme le dit Fabrice, c’est en effet bien triste de lire le mal-être de ce petit bonhomme :(

      Petite question : pq l’an dernier vous êtes vous opposés (comme vous le dîtes) au glissement en CP en janvier ??? Pour quelles raisons, alors que la psychologue préconisait déjà en ce temps-là une accélération ?

      • ml dit :

        Bonjour nous avons refusé pour deux raisons …
        la première il venait de changer d’école après deux années de maternelle bien difficiles et commençait à peine à s’intégrer …. et vu sa difficulté à se faire des amis nous avons eu un peu .. de plus l’instit de CP y était totalement opposée … (elle ne le connaissait pas nous étions fin septembre)
        La seconde, en tant qu’orthophoniste, je considère que la grande section est une étape important dans le développement cognitif des enfants, tous les pré requis au langage écrit, travail de la conscience phonologique, débuts du graphisme ….. Et confiants nous avions cru l’nstit et la directrice qui parlaient d’un saut de CE2……
        Le problème actuel est qu’il est en souffrance à l’école depuis trop trop longtemps et qu’il est malheureux comme les pierres…pleurs tous les matins, angoisse et dire par provocation je pense que la vie ne vaut pas le coup d’être vécue et qu’il préfère mourir … et même si c’est de la provocation ce n’est pas normal dans la bouche d’un enfant d 6 ans et demi ….
        Depuis qu’il a appris qu’il va passer en CE1 il me semble plus serein mais attend ce changement avec impatience….. néanmoins il fait tout maintenant pour échapper à ses dernières heures de CP, hier il a décrété qu’il avait une otite !!!!
        Merci de me lire, ça fait du bien de vider son sac ….
        Bonne journée
        Marie Laure

        • ml dit :

          je me suis trompée c’est l’instit de GS qui s’était opposée au saut de classe, celle de CP cette année y est tout à fait favorable !!!

        • Fabrice dit :

          Provocation… …il faut éviter d’être alarmiste, c’est vrai, mais néanmoins des enfants précoces qui se sont suicidés à 8-9ans pour cause de dépression, c’est arrivé. C’est bien sûr extrêmement rare, mais le risque est non-nul. Où habites-tu? Si c’est dans un grand centre urbain, peut-être que la rencontre avec un autre enfant précoce aiderait ton fils. Certains organisent des rencontres et les enfants se sentent moins seuls.

          • ml dit :

            Bonjour Fabrice
            nous sommes adhérents à une association de famille de précoces … il s’est donc fait des copains et participe à des ateliers conçus pour eux (dessin, musique, théâtre…) et s’éclate comme un petit fou quand il y est et a même des copains !!!!
            .. quand à nous nous trouvons des oreilles attentives … et les groupes de parole nous font du bien.. nous nous sentons moins seuls et « normaux » … et c’est méchant à dire mais ça fait un bien fou de savoir que ça ne se passe pas forcément mieux ailleurs et parfois encore moins bien ….

  6. Rainbow dit :

    Notre fils aussi parlait de « se tuer » quand il était si mal à l’école en GS de Maternelle. Puis au CP avec la maîtresse qu’il ne pouvait plus supporter malgré tous ses efforts pour être gentil et « comme les autres », il avait toujours mal au ventre, mal à l’oreille… mais depuis le changement d’école et le glissement CE1 >>>CE2, il va à l’école volontiers, ne simule plus de maux en tout genre et ne parle plus d’en finir. Il faut reconnaître que même si ce n’est pas un boute-en-train, il est en bien meilleure forme psychologique depuis que tous ses changements lui ont été plus favorables. Et c’est lui qui les as souhaités, ces changements, ce n’est pas nous qui les lui avons imposés. Quand nous avons pris conscience de la profondeur de son mal- être (qu’il nous avait caché tant bien que mal pour ne pas nous alarmer) nous avons eu une semaine assez difficile d’interrogations et de réflexions pour essayer de trouver un « remède » adapté à ses maux et c’est lui qui l’a suggéré:
    « Maman change moi d’école s’il te plaît, je ne peux plus rester dans celle là, même si je change de maîtresse, ça sera pareil. Ils ont une idée sur moi et elle ne changera pas » m’a t-il dit en substance.
    Rien à voir avec un simple « caprice » d’enfant en somme. Nous l’avons écouté, nous lui avons donné les moyens de mettre en oeuvre ce changement, il s’est sentit soutenu et compris et cette année il va mieux et tout ce passe bien pour l’instant. Pourvu que ça dure !

  7. salersderienmaisCvache dit :

    Bonjour à tous,

    Merci pour ce site et pour vos témoignages. Je remplirai ce questionnaire dans quelques jours ou mois selon la tournure des événements…
    Je suis maman de 4 enfants dont 3 zèbres « reconnus » et un 4ème qui semble également appartenir à la même espèce. Même s’ils sont tous les 4 différents, il y a un signe caractéristique : ils s’ennuient à l’école…

    De spécialiste en spécialistes pour chercher des solutions aux soucis scolaires de l’aîné, nous avons fini par frapper à la bonne porte et nous sommes revenus soulagés d’avoir enfin une solution en ignorant qu’il s’agissait du début de nos problèmes…
    la psy a conseillé de faire sauté une classe à zèbre 1 : la rencontre avec les maîtresses s’est au début bien passée et elles envisageaient un saut de classe pour l’an prochain, tout en mettant en avant ses soucis scolaires et en étant assez incrédules sur les bienfaits de ce saut de classe. Elles restent dans l’idée que précoce=bon en classe…
    Un engagement a été pris : la différenciation… Mais on ne s’est pas vraiment comprises car elles pensent qu’il doit faire tout comme les autres et avoir du travail en plus … pour en enfant qui supporte de moins en moins l’école cela ne fonctionne pas. Résultat comme il n’est pas très rapide (pbm orthophonique pris en charge 2 fois par semaine) il n’a jamais rien de différents puisqu’il finit juste ce qu’il a à faire (souvent en 2 min quand il décide de s’y mettre)… avoir du travail en plus n’est pas une réelle motivation… C’est découvrir qui l’intéresse!!!!

    Les problèmes ont commencé lorsque nous sommes revenus avec le test de zèbre 2 : bilan de la psy : faire sauter 2 classes !!!!! erreur fatale : le dire aux maîtresses!!! maintenant on passe pour une famille d’allumés qui poussent leurs enfants….

    j’appréhende l’annonce pour zèbre 3… nous avons décidé d’attendre…

    on rencontre la psy scolaire dans 2 jours…

    bon courage à tout le monde

  8. JH dit :

    Vis-à-vis de l’école, ce qui a marché pour nous:
    -Valoriser l’école, les maîtresses, l’idée qu’on n’apprend pas seulement des notions mais des savoir-faire et des savoir-être. Valoriser la notion d’effort sur ce qui pose pb. Chez nous, c’était le comportement.
    -Ne pas aller voir les enseignants, attendre leur retour (qui arrive tôt ou tard avec un enfant-zèbre bavard comme le nôtre): dans le premier cas, choix de l’école de le faire aller en moyenne section l’après-midi quand il était en petite section. Puis plus rien pendant 2 ans si ce n’est des remarques sur son avance. Puis en entrée de CP, demande de la maîtresse de le faire tester, et demande du conseil des maîtres de lui faire sauter le CP à la suite du test et de la conclusion de la psy privée qu’on est allé voir.
    -Notre fils ne s’est jamais ennuyé à l’école maternelle alors qu’il a fait 4 ans d’école maternelle (il y est entré à 2 ans et demi). Il a appris à se faire des copains (pas évident au début), à accepter l’échec (graphisme), à faire du sport un élément essentiel de sa vie (on fait beaucoup de sport en cour de récréation en maternelle et en primaire). C’est vrai que du coup, pour lui l’école n’était pas l’endroit où on apprend des choses mais l’endroit où on est fier de réussir et l’endroit où sont les copains. A la maison, plein de supports pour sa curiosité. Des parents aussi curieux qui aiment à parler de tout et de rien.
    -A présent, il est en CE1, réussit très bien même s’il a l’impression d’être que dans les moyens de la classe à cause de son graphisme plutôt plus lent que les meilleurs élèves. Il adore toujours performer, en sport, en classe. Le comportement est pas trop mal, en progrès par rapport à la maternelle. On croise les doigts pour que les 3 années restantes d’élémentaire, il continue à bien se sentir, on sait que tout est fragile… S’il tombe sur un instit dur, le courant risque de moins bien passer.

  9. Lu dit :

    Tout d’abord merci pour la lecture de vos messages.
    Ici nous sommes en période de questionnement mais nos réserves sont fortes sur le saut de classe. Personnellement, nous avons bien toujours vu que notre fils était plutôt rapide sur tout au niveau de l’apprentissage mais il est heureux bien dans ses baskets en GS actuellement et adore l’école. Mais, la maîtresse nous a convoqué en nous disant que là d’un coup l’écart avec les autres s’était creusé de façon flagrante : sait lire, joue avec les chiffres a compris le principe des multiplications, côté soin, extrêmement soigneux , là elle m’a dit c’est de l’ordre du CE1… Elle a commencé à me parler de saut de classe et m’a expliquée qu’on commencerait par lui faire faire des tests. J’ai bien compris qu’elle était très inquiète pour l’année prochaine. Ici je lis vos témoignages mais les enfants sont encore enfants et après…? J’en ai parlé à plusieurs amis (homme) qui ont sauté une classe, petit ça leur a convenu à peu près mais arrivé à l’adolescence il l’ont très mal vécu. décalage affectif, puberté tardive… Du coup, nous sommes réservés sur le saut de classe. D’autant plus que nous vivons dans un secteur où au collège, les enfants peuvent être assez dur, donc un loustic qui arrivent dans un établissement avec 1 an d’avance au collège et qui se retrouvent avec des 3èmes qui ont 2 ans de retard, y’a comme des différences de gabarits… Je suis peut être de nature angoissée mais comme vous tous, je veux juste prendre les bonnes décisions car il s’agit du bonheur de nos enfants…

  10. POK dit :

    J’étais plutôt contre aussi en maternelle… Je me disais qu’il fallait qu’il profite des plages de jeux qu’offre la maternelle et renvoyais à plus tard un éventuel saut…
    Mais la souffrance en CP a été telle que la maîtresse nous a conseillé le saut en CE1 dès le début de l’année. Malgré la réticence initiale, ce fut une réussite. Aujourd’hui en CE2, il se sent bien comme les enfants de sa classe…

  11. Arwen dit :

    Bonjour,
    je profite depuis quelques mois de l’ensemble des informations de ce site. Merci à Alexandra.
    Je suis aujourd’hui confronté à un choix difficile. Peut-être que certains lecteurs pourront m’aider, je les en remercie d’avance.
    Voilà la situation : suite à beaucoup d’agitation en classe, un bilan psy a été réalisé sur mon petit dernier de 7 ans, actuellement en 2ème primaire (CE1) (oui, on est en Belgique) et il s’avère qu’il est THQI.
    Le choix a été fait de lui faire sauter une classe l’an prochain (son institutrice actuelle s’investissant pour répondre à ses besoins, il n’y a pas urgence !) Problème (pour le moment) réglé !
    Mais, j’ai également des ainés de 10 ans (un garçon et une fille), et, comme leur fonctionnement est très similaire à celui du petit, ils ont aussi passé un bilan : rebelote. (légèrement en dessous cependant)
    Il faut savoir qu’en Belgique, le primaire comporte 6 années : ils sont donc actuellement en 5ème (CM2) et ils doivent encore faire 1 an en primaire avant d’aller en secondaire pour 6 ans également.
    Il faut savoir aussi que si le saut de classe est facile en primaire, il est difficile voire impossible en secondaire ici…(il y a des examens tous les ans !!!)
    La psy a indiqué qu’il fallait songer à faire un saut de classe pour rentrer en secondaire directement l’an prochain.
    Ils sont clairement « sous-stimulés » à l’école et l’idée semble bonne. Ils ont l’air partant même s’ils regrettent de devoir quitter leurs copains.
    Le directeur, lui, nous met en garde au sujet de la différence d’âge et de la difficulté à s’intégrer avec d’autres qui n’auront pas les mêmes centres d’intérêts qu’eux … D’autant que mes enfants sont de décembre, donc déjà fort jeunes à la base, et pas particulièrement matures !!!
    Je sais que vous êtes nombreux a être (avoir été) concernés, peut-être que votre expérience pourrait m’aider dans mon choix !
    Merci

  12. ExpérienceSautdeClasse dit :

    Bonjour,

    Je reviens sur ce post car je dois dire que j’étais totalement sceptique sur l’idée du saut de classe. Je ne voyais pas ce que ça changerait pour mon fils, pensant qu’il fallait l’aider lui à aller mieux et qu’ensuite l’école irait mieux après. J’avais bien tort car il ne pouvait pas aller mieux s’il restait dans sa classe.

    Quand au mois de mai la maîtresse a décidé sous l’impulsion de mon mari de le faire passer en GS « pour voir », je me suis dit que le changement lui ferait certainement du bien (il était dans un tel état, plein de tics, replié sur lui, plus aucune curiosité et plus de participation à tt ce qui était scolaire,…). Mais ça a été beaucoup plus que ça. En 2 jours, finit les tics, j’ai retrouvé mon petit garçon souriant, ouvert, heureux, il a de nouveau participé en classe, ..). On me l’aurait dit que je ne l’aurais pas cru.

    Tout ça pour dire que SI, le saut de classe peut changer la vie d’un enfant !! Ca peut paraître évident pour certains, mais ça ne l’a pas été pour moi.

    Nous avons eu de la chance de tomber sur une maîtresse de GS vraiment géniale qui a su redonner confiance en l’école à mon fiston et je lui en suis reconnaissante. Après 2 mois en GS il va faire sa rentrée en CP en septembre et il est tellement content, il a même hâte (lui qui détestait l’école après l’avoir tellement attendue en fin de crèche).

    Je sais que tout n’est pas pour autant derrière nous et qu’il y aura peut être d’autres moments difficiles, mais aujourd’hui, grâce à cette expérience mais aussi ce blog et ses conseils de lecture, je nous sens beaucoup plus fort pour affronter tout ça !

  13. Caroline dit :

    Bonjour
    Mon fils a sauté le CP, ses institutrices de maternelle n’ont jamais voulu qu’il saute une classe avant et ce n’est que quand il est arrivé au CE1 que je me suis rendue compte à quel point cela l’avait épanoui et que les 3 années de maternelle lui avaient semblé longues pour ne pas dire interminables ( il pensait apprendre à lire et à écrire en PS).
    En Ce2 il est redevu agité comme en maternelle, sa maîtresse était fermée au dialogue, ne voulait pas lui proposer d’avantages de choses.
    Je lui ai proposé d’essayer une autre école de notre quartier en janvier, il était d’accord et à voulu changer pour de bon au bout d’une matinée alors qu’à l’écouter il ne voulait pas quitter ses copains (qu’il voit toujours au sport). Le niveau est plus haut, il n’est pas infantilisé comme dans son ancienne école, chose qu’il déteste au plus haut point. Il n’a pas sauté de classe mais à gagné en richesse d’apprentissage et de travail personnel (rallye lecture etc) et au niveau de la vie de classe.
    Il faut suivre son instinct des fois, mon entourage était sceptique et en a reconnu le bien fondé en quelques jours alors que j’ai eu pleins de remarques sur le changement en cours d’année… Quand ça ne va pas autant tester autre chose !
    Bonne continuation, je ne sais pas si le formulaire est toujours à remplir vu la date du post…
    Merci.



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