Les deux formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant
Un article vraiment très intéressant de Fanny NUSBAUM, psychologue & docteur en psychologie, relatif aux 2 formes d’expression du haut potentiel intellectuel chez l’enfant ! Elle y détaille ainsi un profil complexe & un profil laminaire
La littérature a longuement décrit le profil cognitivo-comportemental type de l’enfant à Haut Potentiel Intellectuel (HPI). Il s’agirait d’un enfant curieux, avide de connaissance, utilisant un vocabulaire riche, hypersensible, perfectionniste, animé de préoccupations métaphysiques et d’une appétence pour la compréhension de l’univers. On décrit aussi un enfant présentant une adaptation sociale chaotique, doté d’un fort esprit critique, facilement distractible, aux prises avec des difficultés de planification et une certaine intolérance à la frustration (Robert et al. 2010).
Ce portrait dépeint de façon étonnamment juste la majorité des enfants à haut potentiel intellectuel. Par ses symptômes facilement reconnaissables, il semble par ailleurs avoir pris une valeur rassurante, voire thérapeutique, pour nombre de familles, en leur permettant de passer de l’idée d’une problématique psychopathologique lourde et dégradante à celle d’une problématique cognitivo-comportementale beaucoup plus gérable et valorisante.
Par sa dimension à la fois atypique et reconnaissable, et par sa description de la majorité des enfants à HPI rencontrés, ce profil tend ainsi à être pris en exemple comme le seul tableau cognitivo-comportemental correspondant au haut potentiel.
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bonjour j’ai lu avec attention l’article et je suis mitigée
il y a vraiment une analyse très séparée des deux profils, et les conclusions concernant le profil HPI C ne sont pas très positives ni très encourageantes… on a vraiment l’impression du « mauvais » HPI (le C) et du « bon » HPI (le L)
un bon et un mauvais HPI, un peu simpliste comme idée , la réalité est sans doute beaucoup plus complexe que ça et la frontière entre les 2 , bien moins marquée . Ils sont aussi capables de s’adapter, ils faut les aider mais ça marche. bonne fin d’après midi
Je ne sais pas si l’auteure (je ne connais pas d’autres écrits d’elle, je ne sais donc rien de sa « position » sur le surdouement
) a voulu dépeindre un tableau simpliste en mettant le bon HPI d’un côté & le mauvais de l’autre. Je doute en réalité que ce soit là la finalité de son article (car effectivement, si tel était le cas, cela n’aurait pas gd intérêt & ne serait sans doute pas ts constructif ni positif. C’est certain !).
Moi j’ai ressenti cet article comme un simple état des lieux de 2 gds courants que l’on retrouve souvent chez les enfants surdoués. Je n’ai pas eu le sentiment que cette psy « condamnait » un courant ou en encensait un autre, & je ne crois pas qu’elle veuille dire (de par cet état des lieux) que les 2 courants sont radicalement distincts. Je suppose qu’en sa qualité de psychologue, elle a eu l’occasion de constater que la frontière entre les 2 types de personnalités est sans doute mince, voire poreuse !?? Mais je peux me tromper
Alors, en tant que HPI et maman de zébroïde, si je devais me mettre dans une case (ce qui serait bien réducteur) je me mettrais dans la case « complexe », ce qui de part ma nature provocatrice serait finalement plutôt positif pour moi.
Je classerais également mon petit HPI dans complexe.
Mais mon sens de l’honnêteté m’oblige à déclarer plutôt un savant mélange des deux, même si la domination reste du côté complexe.
La meilleure preuve pour moi, on parle d’HPI complexe dénué d’empathie …. ben j’aimerais bien, ma vie serait beaucoup plus simple !!!!
Moi je suis du même avis que Kroll, chez nous aussi le petit dernier est plutôt HPI-C mais il n’a pas mauvais caractère. La maman et la soeur sommes plutôt HPI-L même si pour ma part je me reconnais aussi beaucoup dans le profil C d’autant que j’ai une une scolarité brillante jusqu’en seconde environ avant de me rétâmer en mathématiques à partir de là ce qui ne m’a pas permis de mener les études scientifiques dont je rêvais à terme. L’empathie est pour moi presque quelque chose de handicapant quelque fois et bien que C, mon petit garçon ne semble pas en manquer….