Adulte surdoué, questionnements à propos du test

Il n'est jamais simple de sauter le pas du bilan psychométrique pour un adulte, quel que soit son âge, se posant des questions sur le surdouement :-|

 

Quiconque ayant été dans cette situation le sait : on est littéralement tiraillé entre l'envie, pour ne pas dire la nécessité, de savoir de manière certaine & une montagne de doutes & de craintes qui nous assaillent nuit & jour, sans pitié.

 

La machine à penser fonctionne à plein régime & ne laisse aucun moment de répit.

 

Ce n'est pour autant pas évident de pousser la porte d'un psychologue, surtout lorsque l'on n'en a jamais rencontré de sa vie. La question de comment le choisir se pose évidemment très vite, de manière brutale. Sur quels critères ? Vers qui me tourner pour quelque chose d'aussi délicat ? Ne vais-je pas avoir l'air ridicule à mon âge ? Ne va-t-il pas me trouver arrogant de m'autoproclamer "adulte surdoué" non détecté ??? :oops:

 

On pense toujours qu'il est bien présomptueux d'aller rencontrer un psy pour lui dire de but en blanc :

Je me crois surdoué & je veux être testé

 

On a beau avoir creusé le sujet, s'être gavé de lectures, de témoignages, d'émissions démontrant qu'un individu à haut QI n'a pas forcément fait de brillantes études après avoir passé le Bac à 12 ans, les mythes ont la peau dure. Les idées reçues, communément partagées par l'ensemble de la population non-initiée, remontent à la surface dès qu'il est question de se déclarer "possiblement à Haut Potentiel Intellectuel" :-?

 

 

Il y a en effet une énorme différence entre se penser à haut QI en le gardant pour soi... & oser le formuler, face à autrui (face à un psy en l'occurrence).

 

Verbaliser cette hypothèse ne se réduit pas à prononcer quelques mots. Psychologiquement parlant, la démarche est bien plus profonde, plus "coûteuse" ; & les conséquences qui en découlent font légitimement peur :!:

 

Par conséquences, il faut comprendre par exemple :

 

• risquer d'avoir l'air totalement ridicule dans sa manière d'exposer le problème (que dire ? quels mots employer ? "je crois être un ancien enfant précoce" ???)

 

• sous-entendre que tout le monde est passé à côté quand on était enfant (c'est donc une critique franche de son entourage étant enfant, à commencer par ses parents, par les choix - ou le refus de choix - qu'ils ont fait nous concernant. Ce qui chez certains adultes suscite un immense sentiment de gâchis, une frustration si vive qu'ils n'arrivent pas à surmonter cette colère :( )

 

• accepter que l'autre nous regarde à la lumière de cette nouvelle information alors même que l'on doute perpétuellement & que l'on ne sait plus qui on est... (les questions "est-ce véritablement la cause de mon sentiment de décalage", "se peut-il que je sois réellement si intelligent" sont omniprésentes & il faut gérer en plus l'idée que l'on se fait du jugement de l'autre)

 

• avoir pleinement conscience que le résultat ne sera peut-être pas celui escompté (l'idée très angoissante du "mais si je me trompais", "dans ce cas, je ne peux être que fou ?")

 

• se remettre en question sur un plan professionnel & être amené à faire l'amer constat que, peut-être, on n'a pas exploité des capacités hors-norme ("mais à mon âge, à quoi cela va-t-il me servir de savoir ?")

 

• se remettre en question sur un plan personnel : souvent les adultes en questionnement ont l'impression qu'un résultat "positif" (c'est à dire qui validerait la question de la douance chez eux) viendrait remettre en cause les fondements même de leur regard sur le monde. Tout serait à revoir, à reconsidérer, puisque ce monde qu'il jugeait parfois lent, depuis leur norme, serait en fait LA norme... & eux en seraient exclus. Cette idée fait souvent très très peur aux personnes voulant passer un bilan psychométrique. Elle peut être extrêmement paralysante :oops:

 

 

Faire la démarche d'aller consulter un psychologue en vue de passer un bilan & valider une hypothèse de surefficience intellectuelle c'est s'exposer.

 

Quitter son petit confort, ôter sa carapace (que l'on a souvent mis des années à se forger :hypno: ) est synonyme de vulnérabilité & donc, ce n'est jamais une décision simple à prendre. Et ce, même quand on est mal dans sa vie !

 

Car c'est ça qui est étonnant : ces questionnements, ces hésitations, se retrouvent chez TOUS les adultes : qu'ils soient plutôt dans une situation confortable ou à l'inverse pas heureux du tout :-|

 

Outre les questionnements que j'ai évoqué plus haut (liste non-exhaustive :-D ), se pose inévitablement pour un adulte la question du couple (ou des rencontres amoureuses passées & à venir)...

Comment mon couple va-t-il traverser cet épisode ? 8-O

 

Car se questionner sur sa personnalité profonde revient à se questionner sur sa vie entière, & par voie de conséquence sur celui ou celle qui la partage !

 

L'autre comprendra-t-il ? Est-il comme moi ? Mon couple survivra-t-il à l'annonce d'un QI de 140 ? Faut-il, pour être heureux former un couple de surdoués ou vaut-il mieux être différents pour bien s'entendre ?

 

A ce niveau-là, l'inconnu est sans doute encore plus angoissant lorsqu'il s'agit d'une femme qui veut être diagnostiquée.
Certains hommes ont des réactions à la limite de l'agressivité dans l'hypothèse où leur compagne soit douée. Prenant cette nouvelle (ou cette possibilité, selon le stade des découvertes de la dame) comme une attaque personnelle, qui viendrait le menacer directement dans leur virilité.

 

Dans leur esprit, une femme est nécessairement moins intelligente qu'un homme. C'est ce type d'idées reçues qui font que les filles sont exclues (voire s'excluent seules) des filières scientifiques post-Bac, qu'elles pensent être moins fortes en Maths, etc. Or, quand l'épouse ou la compagne de l'un de ces personnages se rend compte qu'elle est hors la norme, cela est généralement très mal vécu au sein du couple, &/ou de la cellule familiale formée.

 

En mars 2017 : Asperger & fière de l'être

 

 

Toutes ces questions sont autant de freins pour l'adulte qui présume de sa nature zébrée.

 

Passer le test (Wais IV dans sa version actuelle pour le test de Wechsler) & entendre l'analyse qui en sera faite est pourtant la seule & unique manière d'être fixé :up:

 

Il faut bien se dire que les lectures, les sensations de se retrouver pleinement dans les écrits ou les témoignages ne suffisent pas.
Elles permettent bien sûr de conforter l'hypothèse pour soi-même, souvent pour se donner le courage de faire la démarche d'un bilan, mais il faut impérativement faire valider cette théorie par un psychologue clinicien qui soit spécialiste de la douance.

 

Sans cette confirmation par un professionnel, l'hypothèse ne reste qu'au stade de la simple éventualité ; elle n'a donc pas plus de valeur qu'une intime conviction :dots:
Peu importe que ce soit pour soi-même ou vis à vis des autres, elle doit être validée par un psychologue spécialisé pour être revendiquée.

 

Le zèbre, tel que je l'ai désigné, correspond aux personnalités décrites dans ce livre, tant sur le plan intellectuel qu'affectif & ne peut s'appliquer à tous les hypersensibles, "cerveau droit", décalés...
Jeanne Siaud-Facchin, extrait de L'enfant surdoué : l'aider à grandir, l'aider à réussir (édition 2012)

 

 

A lire également ces billets, qui pourront compléter celui-ci :

 

- "Coming-out intellectuel"
- "Je soupçonne un Haut Potentiel Intellectuel chez mon enfant, par où commencer ?" (écrit pour les parents d'enfants que l'on pense HPI, mais dont certains passages pourront aider les adultes hésitant à sauter le pas du test) :)
- Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le WAIS-IV (test de QI pour adultes)
- "Comment est construit un test de QI ?"
- "Pourquoi je n'en parle pas dans la vraie vie" (en 2 parties, avec dans le 2nd volet une partie sur les tests de Mensa)
- "Questionnements parmi les plus répandus à propos de surdouement, tests, sauts de classe, …"

 

 

:idea: enfin je conseille aux adultes en questionnement ou se découvrant à haut potentiel intellectuel cet excellent livre, co-signé Arielle Adda & Thierry Brunel, sur la douance au travail :up:

 

Paru chez Odile Jacob en février dernier, "Adultes sensibles et doués. Trouver sa place au travail et s'épanouir" est le seul livre traitant des adultes surdoués dans la relation au travail.

 

Leurs difficultés quant à une bonne insertion professionnelle sont très rarement abordées dans la littérature spécialisée :-|
Cet ouvrage est donc d'autant plus intéressant qu'il traite d'un sujet peu mis en lumière...

 


Cliquez sur la couverture pour
plus de détails sur le livre

 

:arrow: ma critique de ce livre est à retrouver sur cette page...

 

 

Et plus classiquement, vous trouverez ces 2 très bons ouvrages qui parlent du surdouement chez l'adulte :

 

- l'incontournable "Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué" de Jeanne Siaud-Facchin

 

- le non moins intéressant "L'adulte surdoué. Apprendre à faire simple quand on est compliqué" de Monique de Kermadec

 

   

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158 commentaires à “Adulte surdoué, questionnements à propos du test”

  1. Plume dit :

    Bonjour,

    Tout d’abord, merci pour ce blog. Je voulais faire part de mon expérience. Si j’ai (encore) mené une recherche sur le sujet, c’est visiblement parce que je pense à passer le test, même si plusieurs éléments m’y ont fait renoncer jusque-là. En fait, je m’interroge sur la notion de psy « concerné » par la question. Quand on a déjà eu de mauvaises expériences (comme moi), comment ne pas avoir peur de confier toutes ses interrogations à un nouveau psy ? Il est très difficile en France (mes quelques recherches m’ayant montré que ce n’était pas le cas partout) de rencontrer des personnes ayant une approche – je dirais – « éclairée » des différences (douance, autisme…).

    En ce qui me concerne, j’ai vu quelqu’un pendant plusieurs années pour un souci en particulier, mais suis arrivée sur la fin à me poser la question du surdon (qui n’explique pas tout, mais bien des choses quand même). J’en ai fait part à cette psy (spécialiste TCC) qui n’avait pas l’air d’accorder beaucoup de crédit au livre de Jeanne Siaud-Facchin, insistait avant tout sur le chiffre à « obtenir » (il n’était pas question d’intervalle) et l’hétérogénéité possible des résultats. C’était plutôt présenté de manière tranchée (blanc ou noir, point). Toute la démarche censée accompagner le test ne me paraissait pas à l’ordre du jour (pas besoin notamment de « réévaluer » ce qu’elle savait de moi par rapport à la question du surdon, tout se jouerait dans le résultat objectif au test). Elle faisait pourtant passer des tests à des enfants et adolescents majoritairement, et m’avait d’ailleurs dit qu’elle devrait acheter la dernière version du test pour me le faire passer. C’est moi en fait qui était en demande et cela semblait l’ennuyer (visiblement, on peut être agacé par un patient qui trouve des documents spécialisés et vous en parle…). Je me posais des questions – que je me pose toujours d’ailleurs – sur la manière dont le test pouvait être affecté par le stress (quand on voit ça comme un examen, alors qu’on a tendance à l’inhibition intellectuelle dans ces cas-là ; quand on a du mal avec les tests comportant des chiffres, etc.).

    J’avais alors pris rdv avec une psy à Paris (dont j’avais obtenu les coordonnées sur un forum), me disant qu’une psy spécialisée sur ce sujet saurait répondre à mes questions. J’étais très stressée le jour du rdv et cette personne ne m’a pas du tout mise à l’aise (j’ai eu droit au contraire à une question très agressive dès le début, qui m’a même fait pleurer…). Elle a poursuivi l’entretien, alors que j’étais visiblement mal et c’est vrai que je n’ai pas eu la force d’y mettre un terme. C’était d’ailleurs quelqu’un qui faisait passer le test par une jeune assistante. J’ai fait un chèque d’un montant conséquent pour le test à venir et une fois sortie, j’ai réalisé que ça ne m’allait pas du tout et ai tout annulé.

    Du coup, après ces expériences malheureuses, je m’interroge sur la nécessité de le passer. Peut-être est-il mieux de rester avec cette quasi-conviction ? Mon conjoint est Asperger (confirmation assez récente et qui ne signifie pas nécessairement manque d’intégration sociale, contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, car le phénomène caméléon joue là aussi) et « suspecté » très fortement d’être surdoué (par la spécialiste consultée pour l’AA). Nos différences respectives nous semblent flagrantes, après en avoir longuement parlé. M’étant rendu compte qu’il faut vraiment tomber sur des personnes très sensibilisées à la question (surdouées elles-mêmes ?), je trouve qu’il n’est pas évident de se lancer, même s’il y a toujours cette idée qu’une confirmation mettrait fin au doute qui reste.

    Voilà, merci de m’avoir lue :)

  2. Wanderer dit :

    Bonjour et merci pour ce post,

    Cette « idée » m’est tombée dessus il y a quelques jours tout en ayant été présente depuis ma petite enfance (ma mère me soupçonnait des zébrures) !

    Depuis que cette éventualité me trotte dans la tête j’ai lu deux des livres principaux sur l’adulte surdoué (en 48h) et ai contacté ma psychologue que je rencontre régulièrement depuis deux mois…

    Pour moi le test me semble indispensable : j’ai maintenant un besoin « viscéral » de savoir, tout en ayant très peur du résultat… Je me sens différente, « à côté de la plaque » mais pas particulièrement intelligente sans me trouver « bête ».

    Ma mère me soutient dans ma démarche et à proposer de me donner une partie du montant du test étant donné qu’elle n’avait pas pu le faire lorsque j’étais enfant, ce soutien m’est très précieux !

    Je pense néanmoins que lorsque j’aurais le courage d’appeler pour un RDV (ma psychologue est en vacances et je la vois dans deux semaine pour parler de ce sujet en détail, elle peut m’envoyer vers un de ces collègues…) je vais me retrouver devant une grande peur : et si tout cela n’était qu’une erreur, un effet Barnum ?

    Merci en tout cas pour ce blog plein d’informations intéressantes !

  3. Missyaka dit :

    Bonsoir,

    La psy que j’ai vue pour faire passer le WISC à mon fils m’a clairement dit qu’elle ne serait surprise si j’étais moi-même « surdouée ».

    Elle a indéniablement attisé ma curiosité… (pourquoi ne pas passer ce test après tout ?) mais pour autant, je ne me sens pas mal dans ma vie au point d’avoir besoin de passer ce test. Je n’ai pas eu de difficultés scolaires (plutôt un parcours correct voire bon, mais les études m’ont très vite lassée par rapport à un contexte familial un peu pesant), j’ai un bon job, tout roule à peu près quoi,… Alors, je me pose la question : pourquoi savoir ?

    Hormis un manque de confiance en moi par moments qui, je pense, n’est pas plus singulier que ça, je me sens relativement « normale », « classique »…

    Mais alors, si je le passe juste par curiosité,… et ensuite ?
    Je me demande donc quel intérêt je pourrais avoir à le passer, surtout que ces tests ne sont pas gratuits…

    Auriez-vous des témoignages à ce sujet ?

    Merci beaucoup,

    Missyaka

  4. Juliette dit :

    ah, ca fait de la lecture avec ces 131 commentaires…..
    tellement vrai ce doute avant la passation. pour l’instant (environ 3-4 semaines) après, c’est pas franchement mieux. mais ca permet déjà de voir les évenements de sa vie autrement…..en pardonnant aux autres et à soi même?
    bonne journe à tous

  5. Galax dit :

    Courage, ce test ne peut que vous soulager! Ne soyez pas stressés: la seule différence entre avant et après le test, c’est ce que vous aurez appris sur vous!

  6. laura76 dit :

    Bonjour,
    Je l’ai fait! Ca y est après une année de j’y vais-j’y vais pas, j’ai enfin réussi à décrocher mon téléphone et hier j’ai passé le test.
    La psy m’avait avertie qu’elle n’avait pas la dernière version de la wais, je m’attendais donc à passer la wais3 mais il s’avère qu’en fait il s’agissait de la wais-r.
    Du coup je m’interroge sur la viabilité du test. Puis-je considérer le résultat comme étant fiable? ou dois-je m’attendre à une sous ou sur-estimation?
    Quelqu’un pourrait-il m’éclairer?

    • A. Zebrounet dit :

      Je ne comprends pas du tt pourquoi accepter ça ? :-o
      La Wais-R date de 1989 !!! Pour rappel, nous sommes en 2014… soit 25 ans après sortie de cette version :!:

      Pour répondre (une fois de +) à cette fameuse question (« J’ai passé un test ds une version obsolète, le résultat a-t-il malgré tout une quelconque valeur ? ») : la réponse est NON !
      Je l’ai pourtant écrit & répété je ne sais combien de fois. Seule la version en vigueur doit être passée, & aucune autre, en aucun cas, sous aucun prétexte.

      L’intérêt des test réside dans :
      – la standardisation
      – l’étalonnage

      Or un test qui n’est plus celui en vigueur fausse tt. Il n’a AUCUN intérêt :down:

      Alors honte à cette psy qui ose encore, de nos jours, faire passer une version qui n’a d’autre intérêt que de lui faire gagner de l’argent en lui évitant d’investir ds la version actuelle (qui est la Wais-IV ! depuis déjà 3 ans -> sortie en 2011) :-?

      Mais le souci vient aussi du fait que ce type (rares, heureusement) de psychologues trouvent des gens acceptant de payer pour un bilan qui ne sert en réalité à rien.

      Vraiment, je ne comprends pas que vous ayez accepté, alors même qu’elle vous avait avertie. Et même si la version avait été la Wais-III, le test n’avait plus de valeur en 2014 !

  7. laura76 dit :

    Il s’avère que c’est fait, que je lui ai donné mon chèque (qui représente pour moi une somme conséquente) et maintenant j’en fait quoi de mon résultat? Puis-je tout de même « m’affirmer » en tant que zèbre et m’autoriser à me reconnaître dans le livre de J. Siaud-Fachin et enfin avancer?

    • A. Zebrounet dit :

      « Il s’avère que c’est fait, que je lui ai donné mon chèque (qui représente pour moi une somme conséquente) »
      Je n’en doute pas, mais il aurait fallu refuser, tout simplement (& donc, s’informer !).

      « et maintenant j’en fait quoi de mon résultat? »
      Rien ! Clairement, il n’a pas de réelle valeur diagnostic. Il faut être honnête :(

      « Puis-je tout de même « m’affirmer » en tant que zèbre et m’autoriser à me reconnaître dans le livre de J. Siaud-Fachin et enfin avancer? »
      Je dirais que cela vous regarde. Mais une fois encore, ce bilan n’en est pas un & n’a aucune réelle valeur diagnostic.

      • juliette dit :

        Bon, Laura76 a déjà eu du mal à le passer ce test, c’est pas une étape facile à passer quand on doute de soi (si c’est bien cela?). Faut relativiser et pas l’assommer. un hpi avec wais-r en fait un non hpi avec wais-4 ? Franchement, cela n’est pas un signe de qc? d’une différence à comprendre et à mieux gérer?
        Quand je vais chez le médecin et que je fais des analyses, j’ai un diagnostic et je me « soigne ». Quand j’ai passé le test wais-4 avec une psy « réputée » et reconnue, j’ai eu des chiffres, avec un test de personnalité qui me déclarent thqi et j’en fais quoi de toute façon. un nouveau éclairage mais le diagnostic est pas très clair sur ce que je dois faire avec….. donc Laura76, continuez votre chemin et faites vous confiance et écoutez vous…..Ne vous enfermez pas dans un un seul test de qi au risque qu’on vous trouve tous les maux possibles…
        Bonne soirée

        • A. Zebrounet dit :

          « Faut relativiser et pas l’assommer. »
          Je n’assomme personne, je donne une réponse sincère & claire :!:

          « un hpi avec wais-r en fait un non hpi avec wais-4 ?  »
          Oui, c’est tt à fait possible. Un test datant d’il y a 25 ans n’a PLUS RIEN d’un test actuel. Si l’étalonnage est régulièrement refait, ce n’est pas par coquetterie, mais pas nécessité ! :down:

          « Ne vous enfermez pas dans un un seul test de qi au risque qu’on vous trouve tous les maux possibles… »
          De ttes manières, ce test (celui qu’elle a passé) n’a strictement aucune valeur. Donc effectivement, ça ou rien, c’est idem… Sauf que ça lui aura coûté 200 ou 300 euros !

          N’attendez pas de moi que j’applaudisse cette psy & que je dise à cette dame que son bilan est parfaitement valable. Mëme si mes mots peuvent sembler abruptes, ils st authentiques. Et encore une fois, il aurait fallu se renseigner préalablement & refuser, lorsque cette psy a eu « l’honnêteté » (si on peut dire !) d’annoncer qu’il s’agissait d’une version antérieure à celle en vigueur.

          • juliette dit :

            Merci Alexandra pour cette réponse et ces précisions. Effectivement faut certainement faire attention avec le test et sa validité. Même les diagnostics médicaux ont évolué en 25 ans. Je ne doute pas de votre avis et de la nécessité de refaire les tests. Je suis d’accord qu’il faut faire attention.
            J’ai juste pu m’imaginer le désarroi de laura76 et ai voulu lui dire de se faire confiance et de s »écouter….Même avec une chiffre (ou des chiffres), le chemin peut encore être long et pas si facile que cela.
            bonne soirée

  8. Marina dit :

    J’ai lu votre billet avec attention, arrivée par ici par rebonds suite à d’autres articles.
    Il s’avère que je me questionne un peu aussi. Ma fille de 3 ans et 1/2 a passé le test et nous sommes en train de voir comment envisager l’année scolaire prochaine.
    Et cela a soulevé des questions chez nous. Nous nous savons intelligents, oui. Parfois je trouve que je mouline plus vite que d’autres oui. Mais pas tout le temps d’ailleurs :)
    Je n’ai jamais eu de résultats exceptionnels, ne faisant que ce qui était nécessaire pour obtenir ce que je voulais, BAC, puis études supérieures…
    Je me reconnais toutefois dans certaines descriptions, sentiment ressenti, etc. Mais ma question à laquelle votre billet ne répond pas, c’est : A quoi ça sert de se faire tester à l’âge adulte?
    Ce n’est pas quelque chose que l’on met dans le CV, et puis je suis déjà en poste et ne cherche rien d’autre (enfin si, mais en interne à ma société je trouverai bien de quoi m’occuper et m’intéresser). Je vois déjà une psy pour des soucis plutôt émotionnels, est-ce que retourner la voir en lui posant cette question sera bien reçu? Oui je me sens un peu présomptueuse et sûrement ridicule. Cela n’a pas l’air d’handicaper ma vie au quotidien, au contraire je dirai.
    Ce n’est que de la curiosité, pour être en phase avec soi-même?
    Je me souviens d’ado j’avais acheté un petit livret avec des tests de QI, j’aimais bien m’amuser avec ça, et les résultats étaient souvent flatteurs, mais je ne les faisaient pas avec le stress de la montre, plutôt comme des petits jeux.
    Voilà pour l’état de mes réflexions sur le sujet. Mais je crois qu’en tout cas j’ai bien compris que si je passe un test, je prendrai celui en vigueur!! ;-)

  9. Marchal dit :

    Je voudrais répondre sur plusieurs points: D’abord un plein accord avec Alexandra sur l’approche d’un test, les questions à se poser, les hésitations, craintes, interrogations et douleurs parfois qui doivent être explorées avant toute passation; d’accord également avec le rejet de tests anciens qu’aucun psychologue digne de ce titre ne devrait oser employer.
    Quant au test lui-même: s’il est vrai que les résultats sont souvent moins clairement explicites chez l’adulte que chez l’enfant (plus difficile d’atteindre un chiffre élevé et suffisamment homogène puisque la vie s’est chargée aussi de modifier, accentuer ou désamorcer certaines de nos fonctions cognitives), je dirais que la vraie valeur de ce test est d’amener le sujet à comprendre la manière dont il fonctionne, relever les compétences « vivantes », celles « oubliées », et les points d’achoppement, souvent émotionnels, qui vont peut-être nuire aux résultats quantitatifs. Tout cet aspect qualitatif est essentiel dans le rendu au sujet, et permet d’explorer les domaines émotionnels et imaginaires. C’est aussi ce qui peut être mis en perspective avec la vie personnelle et professionnelle.
    Je dirais enfin qu’il ne s’agit pas de catégoriser de façon rigide: être ou non HPI, mais analyser ensemble ce qui relève d’une pensée « différente », ce qui peut confirmer le sentiment ancien de décalage, et surtout les forces vives du sujet lui permettant de prendre (enfin ?) sa dimension. A ce titre, il m’est arrivé d’interrompre un test qui n’aurait pas été probant pour, avec l’accord de la personne, travailler sur des tests différents, sur des compétences ciblées, des intérêts, le tempérament. Passionnant et exigeant travail avec l’adulte requérant avant tout autant de bienveillance que de rigueur. Mais aussi merci aux adultes qui nous font assez confiance pour mettre en jeu une partie de l’image qu’ils ont d’eux mêmes.

  10. Bonjour,
    J’ai lu l’oeuvre ‘Trop intelligent pour être heureux’ (je l’ai acheté et le livre est venu par courrier, du Paris à São Paulo, en 2009), j’ai pleuré en découvrant tout mon fonctionnement et tout mon parcours ver ma vie, en voyant des images du passé et mon souffrance, dès petite. C’est sûre que ce que j’apperçois, et mon monde, ils sont merveilleux, et ça m’a donné des soulages dans les instants de la vie. Toujours, dans mon enfance et l’avenir, je me sentais à côté, différente, et je me coupais, je forçais une adaptation, les personnes ne comprenaient pas mon être, j’étais au même temps pleinement affective, le coeur toujours ouvert. J’ai traduit le livre presque sans arrêt! du français pour le portugais. J’ai aujourd’hui l’âge cronologique de 42 ans.

  11. chris dit :

    Bonjour
    Cela sert-il à quelque chose d’aller passer le test alors qu’on est inhibé par de fortes doses d’anti-dépresseurs et d’anxiolytiques ?

    • Rainbow dit :

      Une chose est sure: un état dépressif peut altérer les scores des tests psychométriques. Je ne pense pas m’avancer beaucoup en disant que les scores seront minorés ( en aucun cas majorés cela tombe sous le sens). Il vaut mieux être dans un état « normal » c’est à dire sans fièvre par exemple. Quelqu’un qui aurait une fièvre de cheval aura sans doute de moins bons résultats et cela se comprend.
      Je pense que si les médicaments que vous prenez vous permettent de « fonctionner » normalement intellectuellement parlant, il ne doit pas y avoir de raison pour qu’ils altèrent les résultats du test. Par contre, s’ils vous « abrutissent » ou vous « endorment », ce ne sera pas très pertinent. Un neurologue ou un psychiatre vous répondrait clairement, il s’agit là d’une question médicale et pas seulement d’ordre psychologique.
      Par contre je vous pose cette question: votre état anxieux et dépressif n’aurait-il pas à voir avec ce sentiment de décalage avec les autres que tous les HPI évoquent ?…

      • CarolineW dit :

        Bonjour,
        Au sujet de ce « mal-être » existentiel, du décalage mentionnés si souvent et que manifestement beaucoup – trop ! – d’entre nous ressentent, je m’interroge.
        Je fais partie de cette catégorie. Cependant, pour ce qui me concerne, je ne sais faire la part des choses entre l’histoire et les traumas qui me sont propres et ce qui pourrait être imputable à mes zébrures.
        L’annonce des résultats n’a rien changé dans ma conception du monde, des Autres. Je me sens toujours aussi seule, décalée ( voire folle par moments) et la vie pour moi est une longue épreuve ponctuée d’ennui ( Dieu merci nous sommes mortels, je n’ose imaginer l’horreur dans le cas contraire  )
        J’en arrive à la conclusion que cet état larvé de dépression que j’ai toujours connu vient essentiellement d’une enfance difficile ( ce que les rayures ne risquent pas d’arranger ! ).
        Je souhaiterai entamer une psychothérapie mais avec un spécialiste qui connait et traite les Z adultes.
        Malheureusement ces profils ne sont pas légions. Quelqu’un aurait-il une adresse du côté de Cannes/Nice ?
        D’avance merci.

  12. Cha dit :

    Et bien tout d’abord, merci. Merci de tenir ce blog.
    Suite à l’insistance de mamie, et aux problèmes flagrants de compréhension avec ma fille, et aussi à la fameuse question d’une copine à laquelle je pensais répondre non « t’as de doute pour Minimoi? » … En fait je n’ai pas réussi à répondre non. Parceque je cette question finalement je me la posais peut être mais sans m’en rendre compte. Bref, Recherches intensives… Et rdv pris chez le psy agrée par l’AFEP au « pire » elle zèbre, au mieux on aura des pistes pour réussir à se comprendre …
    Et force est de constater que … J’ai pleuré. De lire, toutes ces descriptions, ces ressentis, ces transcriptions de MA vie, de MON enfance… De mes doutes…
    Alors en quelques semaines, je suis passé par pas mal d’états. je doute, et en même temps, je crois, que je ne serai plus libre de mon cerveau tant que je n’aurai pas sauté le pas. Je me suis dis, si Minimoi est une zebre, alors peut être que je passerai le test. En fait non, je ne pourrai pas attendre. Je ne peux plus, je pense prendre rdv dès le retour de vacances de la psy. Même si je vais aborder le sujet avec la mienne au prochain rdv. Mais j’ai peur qu’elle me prenne pour une folle…
    J’ai besoin de savoir si je suis normale … Dans le sens où les zèbrures expliqueraient mon sentiment de décalage permanent… ça me souagerait, de savoir que « c’est à cause de ça que je suis comme ça, en fait c’est normal »… Et en même temps à part à ma maman, je ne voit pas à qui en parler. Mon frère lui a passé les test, au collège, parce qu’il « décrochait » mais moi, qui me suis toujours évertuer à ne pas faire de vagues… Rien. Et en même temps ça fait peur un peu… Je me dis que je suis peut être passé à côté de beaucoup de choses, si on m’avait aidé à comprendre qui j’étais. Bref, de toute façon à part ce fameux test, il n’y a que mon instinct pour le moment.

  13. Lou007 dit :

    Mesdames,
    Je vous lis, tour à tour…
    Une chose me frappe : À celles qui expriment le questionnement du « à quoi cela me servira t- il de savoir que je suis surdouée? Tout va bien dans ma vie etc »
    Vous le savez parfaitement. Autrement, pourquoi venir discuter sur un forum dédié aux zèbres?
    Il n y a que vous qui avez la réponse à cette question. Mais une chose est sûre, viscéralement, cela vous travaille. Assumez! :-)
    (écoutez- vous aussi, trop nombreuses sont les questions sans réponses, ou bien pour seule réponse, des questionnements sur soi. On avance pas beaucoup…)
    À vous mesdames, passez par les auteurs de livres, eux-mêmes psychologues(et avertis sur le sujet!) pour être sûre de passer les tests avec les bonnes personnes .

    Que vous trouviez votre harmonie.
    Cordialement,
    Lou007

  14. Tweety971 dit :

    Je ne suis pas plus avancé sur mon état en ayant lu ce billet mais je vous remercie quand meme pour toutes ces infos. Sachant qu’on m’a parlé de ca hier et que je n’ai fait aucun test aupres d’un psychologue spécialisé dans le domaine, j’ai déjà vu une psychothérapeute mais n’ayant pas continué à suivre ses seances a long terme nous n’avons pas ete sur ce terrain là, nous en étions a parle de mon hyper sensibilité elle me trouvait tres intelligent et ne comprenais pas pourquoi j’étais en echec dans ma vie. Disons qu’une personne qui m’est proche m’a reconnu a travers un article de presse sur le sujet et me voila a faire des recherches et tomber grace a une autre personne, sur ce site ( j’étais tombé sur celui d’une certaine Raymonde Hazan initialement ) et me mettre a le lire avec curiosité. Je me sens totalement perdu, totalement embrouillé, qui suis je? Je me posais des questions pour mon fils. Ma soeur fait partie de ces enfants précoces détecter des le plus jeune age. Et effectivement je me pose pas mal de questions a en remettre encore une fois toutes ma vie en question. Je sens que je ne vais pas dormir encore ce soir.

  15. Maria dit :

    Bonjour,
    Depuis toute petite, je suis différente, je dors très mal (dormir sans se reposer et sans jamais arrêter sa pensée, vous connaissez ?). Aucune compréhension entre mes parents et moi, ni entre l’école et moi, ni avec l’entourage, déceptions en chaîne au travail, en amitié… Résultat : à 38 ans, je me sens seule, rejetée, et malgré mon désir d’adaptation aux autres. Au terme de l’exercice de plusieurs métiers qui m’ont profondément dégoutée, j’ai repris mes études et je m’éclate, j’ai enfin trouvé où je peux m’épanouir, sauf que la plupart de mes profs n’arrivent pas à suivre. Du coup, je galère pour trouver un futur directeur de thèse, car je publie déjà dans des revues de haut niveau scientifique et que ça fait peur. J’ai souvent pensé au suicide. Je me retrouve toujours prisonnière de la même équation : j’essaie de m’adapter aux autres et je suis malheureuse ou alors, si j’essaie d’être moi, je bute sur le rejet social. Que faire ? J’ai passé des tas de test de QI sur internet et pourtant j’obtiens un niveau inférieur à ma moyenne (autour de 98). Je suis nulle en maths (c’est ce qu’on m’a toujours dit), mais Je ne comprends pas la disparité qui existe entre la vitesse, la profondeur (la tyrannie !!!) de ma pensée (en forme de « systèmes ») et ces résultats ! Je suis totalement perdue. Si vous pouvez m’aider alors, merci x 100000000000 !!!!!!

    • Joelle dit :

      Maria, il faudrait commencé par passer un bilan auprès d’un psychologue (ce qui n’a rien à voir avec les tests sur internet). Leur de la restitution/explication des résultats le psy pourra vous donner des clefs concernant votre mode de fonctionnement. Le décalage existe de toute façon avec la plupart des gens. Il faut parfois s’accommoder mais sûrement pas tomber dans le déni de sa personnalité. Et parfois rencontrer quelqu’un de semblable. Ne perdez pas courage … Vous en valez la peine c’est le monde qui n’est pas prêt à accueillir çes singularités !

  16. Petrus dit :

    Bonjour,
    Merci pour cet article, qui m’a décidé à passer le pas très prochainement, à 35 ans, alors que je suis en questionnement depuis… mes 15 ans.
    Bravo de manière générale pour la qualité de ce blog et des informations qu’il fournit.
    Sur ce billet, attention néanmoins à ce passage :
    « C’est ce type d’idées reçues qui font que les filles sont exclues (voire s’excluent seules) des filières scientifiques post-Bac, qu’elles pensent être moins fortes en Maths, etc.  »
    Il s’agit à mon sens d’un cliché, ne correspondant plus à la réalité (ou alors la présentant de manière fallacieuse). Oui, les filles sont minoritaires dans des filières de type informatique, mécanique, électronique, génie thermique, etc… mais elles sont majoritaires en génie chimique, encore plus en génie agronomique, et enfin quand on va vers la médecine/pharma (surtout après le couperet du concours) c’est encore « pire » en terme de déséquilibre. Le summum selon moi étant la médecine vétérinaire avec des promos parfois à 80% de filles. Cette histoire des filles qui fuient les sciences est fausse, c’est juste que les filières ne sont pas féminisées dans les même proportions.
    Bien à vous, Petrus

    • Rthr dit :

      Je pense que l’auteur fait ici référence aux filières prépa (MP, PT, P, …) et écoles d’ingés, où c’est en effet très largement le cas. Seule la prépa bio réussie à attirer la gente féminine. On a juste mis du bleu sur les sciences mortes et du rose pour celles vivantes, et les enfants suivent les couleurs de leurs poupées …

  17. Jo dit :

    J’ai passé ces fameux test suite à ma fille qui a été décelé précoce.
    Un beau cadeau empoisonnée qui m’interroge depuis sur pas mal de choses.
    La première des choses à laquelle j’ai pensé a été:  » elle a fait une erreur de casting »
    J’ai été depuis le primaire en échec scolaire et ma scolarité prit fin en 3ème… avec 4 changements de collège.
    Donc oui peut être que les tests sont ce qu’ils sont mais ça ne m’a pas avancé pour autant.
    J’ai l’impression d’être un sorcier sans son livre de sorcellerie ;))))

  18. LittleWitch dit :

    Je m’interroge beaucoup, ce billet me parle énormément, et pourtant je me sens en décalage dans le sens où je ne suis pas une adulte qui se découvre aujourd’hui et qui n’arrive pas à trouver sa place. C’est-à-dire que j’ai eu une bonne scolarité (bac à 16 ans 1/2, agreg à 21 ans, doctorat à 25 ans), je fais le métier dont je rêvais (prof en lycée) et même si on me trouve souvent « trop impliquée, incapable de faire les choses à moitié même des choses sans importance a priori » et que ça fait souvent sourire mes collègues, je suis bien intégrée parmi eux ; de plus, j’ai une vie familiale plutôt épanouie.

    Ado, j’ai vu une psychiatre pour de gros soucis relationnels (harcèlement au collège-lycée, dépression nerveuse, phobie scolaire et agoraphobie), qui m’a juste affirmée que j’avais forcément un QI très élevé et qu’un test était inutile (on parlait très peu de précocité à l’époque, c’est-à-dire il y a environ 15 ans… je n’en connaissais pas les caractéristiques ! j’en avais juste conclu qu’en échange, j’étais franchement immature affectivement avec toujours mon doudou dans mon lit à 16 ans). J’ai travaillé sur mon hypersensibilité et mes angoisses sans trop comprendre pourquoi j’étais comme ça, à me poser sans cesse des tonnes de questions et à m’angoisser pour un oui ou un non. Je me suis construite une carapace vis-à-vis de l’extérieur pour faire semblant d’être « normale ». (Pas avec ma famille proche parce qu’ils sont tous « bizarres » aussi :roll: donc je ne me sentais pas incomprise avec eux).

    Seulement voilà, on a fait tester mon fils qui s’est avéré être précoce (ce dont je me doutais depuis longtemps, il me fait énormément penser à mon petit frère) car ses 2 premières années d’école ont été très compliquées (en échec sur les attentes scolaires, mais commençait à apprendre à lire seul) et tous nos questionnements pour lui m’ont refait me questionner sur moi. Et je me demande « et si ma psy s’était trompée à l’époque ?? je n’ai pas fait de tests, c’était juste une intuition rien de plus ! » Mon frère ayant été testé précoce petit, il tient peut-être juste ça de lui (qui a aussi eu beaucoup de mal à s’adapter au système scolaire tandis que moi non).

    Au lycée, je m’occupe beaucoup des EIP. Comment dois-je me positionner ? Je les comprends si bien parce que je suis bien formée et informée, ou parce que je suis aussi comme eux ? Ca paraît égoïste et prétentieux dis comme ça… Est-ce que je me demande en fait si je suis aussi intelligente qu’eux ?? Est-ce que cela serait gênant sinon ??? (dans mes études, j’ai pourtant rencontré des tonnes de personnes bien plus intelligentes que moi sans que cela ne me pose de pb.)

    Et est-ce que j’ai le droit de me poser autant de questions alors que j’ai dans l’ensemble « réussi ma vie » ? Tant d’autres sont vraiment malheureux et dans des situations compliquées, moi non.
    Et pourtant, je ne me sens jamais vraiment bien, toujours à la limite du burn-out et m’énervant trop facilement.

    Alors est-ce que je vais quand même sauter le pas et me faire tester ??? Un jour peut-être, si j’ose… ce n’est pas gagné… Parce que si la réponse est que j’ai un QI parfaitement normal, j’aurais alors construit toute ma vie sur une erreur de diagnostic… (et donc que je dois vraiment être un peu folle). Et si c’est oui, alors est-ce que ça changerait vraiment quelque chose ?…

    J’ai hésité à partager tout ça ici… mais si ça se trouve, je ne suis pas la seule à être « heureuse mais …» et à me poser ce genre de questions…(mais j’ai préféré changer de pseudo… c’est plus facile sans le prénom :-? )

    Merci pour ce blog en tout cas !! Merci mille fois !!!



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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