Adulte surdoué, questionnements à propos du test

Il n'est jamais simple de sauter le pas du bilan psychométrique pour un adulte, quel que soit son âge, se posant des questions sur le surdouement :-|

 

Quiconque ayant été dans cette situation le sait : on est littéralement tiraillé entre l'envie, pour ne pas dire la nécessité, de savoir de manière certaine & une montagne de doutes & de craintes qui nous assaillent nuit & jour, sans pitié.

 

La machine à penser fonctionne à plein régime & ne laisse aucun moment de répit.

 

Ce n'est pour autant pas évident de pousser la porte d'un psychologue, surtout lorsque l'on n'en a jamais rencontré de sa vie. La question de comment le choisir se pose évidemment très vite, de manière brutale. Sur quels critères ? Vers qui me tourner pour quelque chose d'aussi délicat ? Ne vais-je pas avoir l'air ridicule à mon âge ? Ne va-t-il pas me trouver arrogant de m'autoproclamer "adulte surdoué" non détecté ??? :oops:

 

On pense toujours qu'il est bien présomptueux d'aller rencontrer un psy pour lui dire de but en blanc :

Je me crois surdoué & je veux être testé

 

On a beau avoir creusé le sujet, s'être gavé de lectures, de témoignages, d'émissions démontrant qu'un individu à haut QI n'a pas forcément fait de brillantes études après avoir passé le Bac à 12 ans, les mythes ont la peau dure. Les idées reçues, communément partagées par l'ensemble de la population non-initiée, remontent à la surface dès qu'il est question de se déclarer "possiblement à Haut Potentiel Intellectuel" :-?

 

 

Il y a en effet une énorme différence entre se penser à haut QI en le gardant pour soi... & oser le formuler, face à autrui (face à un psy en l'occurrence).

 

Verbaliser cette hypothèse ne se réduit pas à prononcer quelques mots. Psychologiquement parlant, la démarche est bien plus profonde, plus "coûteuse" ; & les conséquences qui en découlent font légitimement peur :!:

 

Par conséquences, il faut comprendre par exemple :

 

• risquer d'avoir l'air totalement ridicule dans sa manière d'exposer le problème (que dire ? quels mots employer ? "je crois être un ancien enfant précoce" ???)

 

• sous-entendre que tout le monde est passé à côté quand on était enfant (c'est donc une critique franche de son entourage étant enfant, à commencer par ses parents, par les choix - ou le refus de choix - qu'ils ont fait nous concernant. Ce qui chez certains adultes suscite un immense sentiment de gâchis, une frustration si vive qu'ils n'arrivent pas à surmonter cette colère :( )

 

• accepter que l'autre nous regarde à la lumière de cette nouvelle information alors même que l'on doute perpétuellement & que l'on ne sait plus qui on est... (les questions "est-ce véritablement la cause de mon sentiment de décalage", "se peut-il que je sois réellement si intelligent" sont omniprésentes & il faut gérer en plus l'idée que l'on se fait du jugement de l'autre)

 

• avoir pleinement conscience que le résultat ne sera peut-être pas celui escompté (l'idée très angoissante du "mais si je me trompais", "dans ce cas, je ne peux être que fou ?")

 

• se remettre en question sur un plan professionnel & être amené à faire l'amer constat que, peut-être, on n'a pas exploité des capacités hors-norme ("mais à mon âge, à quoi cela va-t-il me servir de savoir ?")

 

• se remettre en question sur un plan personnel : souvent les adultes en questionnement ont l'impression qu'un résultat "positif" (c'est à dire qui validerait la question de la douance chez eux) viendrait remettre en cause les fondements même de leur regard sur le monde. Tout serait à revoir, à reconsidérer, puisque ce monde qu'il jugeait parfois lent, depuis leur norme, serait en fait LA norme... & eux en seraient exclus. Cette idée fait souvent très très peur aux personnes voulant passer un bilan psychométrique. Elle peut être extrêmement paralysante :oops:

 

 

Faire la démarche d'aller consulter un psychologue en vue de passer un bilan & valider une hypothèse de surefficience intellectuelle c'est s'exposer.

 

Quitter son petit confort, ôter sa carapace (que l'on a souvent mis des années à se forger :hypno: ) est synonyme de vulnérabilité & donc, ce n'est jamais une décision simple à prendre. Et ce, même quand on est mal dans sa vie !

 

Car c'est ça qui est étonnant : ces questionnements, ces hésitations, se retrouvent chez TOUS les adultes : qu'ils soient plutôt dans une situation confortable ou à l'inverse pas heureux du tout :-|

 

Outre les questionnements que j'ai évoqué plus haut (liste non-exhaustive :-D ), se pose inévitablement pour un adulte la question du couple (ou des rencontres amoureuses passées & à venir)...

Comment mon couple va-t-il traverser cet épisode ? 8-O

 

Car se questionner sur sa personnalité profonde revient à se questionner sur sa vie entière, & par voie de conséquence sur celui ou celle qui la partage !

 

L'autre comprendra-t-il ? Est-il comme moi ? Mon couple survivra-t-il à l'annonce d'un QI de 140 ? Faut-il, pour être heureux former un couple de surdoués ou vaut-il mieux être différents pour bien s'entendre ?

 

A ce niveau-là, l'inconnu est sans doute encore plus angoissant lorsqu'il s'agit d'une femme qui veut être diagnostiquée.
Certains hommes ont des réactions à la limite de l'agressivité dans l'hypothèse où leur compagne soit douée. Prenant cette nouvelle (ou cette possibilité, selon le stade des découvertes de la dame) comme une attaque personnelle, qui viendrait le menacer directement dans leur virilité.

 

Dans leur esprit, une femme est nécessairement moins intelligente qu'un homme. C'est ce type d'idées reçues qui font que les filles sont exclues (voire s'excluent seules) des filières scientifiques post-Bac, qu'elles pensent être moins fortes en Maths, etc. Or, quand l'épouse ou la compagne de l'un de ces personnages se rend compte qu'elle est hors la norme, cela est généralement très mal vécu au sein du couple, &/ou de la cellule familiale formée.

 

En mars 2017 : Asperger & fière de l'être

 

 

Toutes ces questions sont autant de freins pour l'adulte qui présume de sa nature zébrée.

 

Passer le test (Wais IV dans sa version actuelle pour le test de Wechsler) & entendre l'analyse qui en sera faite est pourtant la seule & unique manière d'être fixé :up:

 

Il faut bien se dire que les lectures, les sensations de se retrouver pleinement dans les écrits ou les témoignages ne suffisent pas.
Elles permettent bien sûr de conforter l'hypothèse pour soi-même, souvent pour se donner le courage de faire la démarche d'un bilan, mais il faut impérativement faire valider cette théorie par un psychologue clinicien qui soit spécialiste de la douance.

 

Sans cette confirmation par un professionnel, l'hypothèse ne reste qu'au stade de la simple éventualité ; elle n'a donc pas plus de valeur qu'une intime conviction :dots:
Peu importe que ce soit pour soi-même ou vis à vis des autres, elle doit être validée par un psychologue spécialisé pour être revendiquée.

 

Le zèbre, tel que je l'ai désigné, correspond aux personnalités décrites dans ce livre, tant sur le plan intellectuel qu'affectif & ne peut s'appliquer à tous les hypersensibles, "cerveau droit", décalés...
Jeanne Siaud-Facchin, extrait de L'enfant surdoué : l'aider à grandir, l'aider à réussir (édition 2012)

 

 

A lire également ces billets, qui pourront compléter celui-ci :

 

- "Coming-out intellectuel"
- "Je soupçonne un Haut Potentiel Intellectuel chez mon enfant, par où commencer ?" (écrit pour les parents d'enfants que l'on pense HPI, mais dont certains passages pourront aider les adultes hésitant à sauter le pas du test) :)
- Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le WAIS-IV (test de QI pour adultes)
- "Comment est construit un test de QI ?"
- "Pourquoi je n'en parle pas dans la vraie vie" (en 2 parties, avec dans le 2nd volet une partie sur les tests de Mensa)
- "Questionnements parmi les plus répandus à propos de surdouement, tests, sauts de classe, …"

 

 

:idea: enfin je conseille aux adultes en questionnement ou se découvrant à haut potentiel intellectuel cet excellent livre, co-signé Arielle Adda & Thierry Brunel, sur la douance au travail :up:

 

Paru chez Odile Jacob en février dernier, "Adultes sensibles et doués. Trouver sa place au travail et s'épanouir" est le seul livre traitant des adultes surdoués dans la relation au travail.

 

Leurs difficultés quant à une bonne insertion professionnelle sont très rarement abordées dans la littérature spécialisée :-|
Cet ouvrage est donc d'autant plus intéressant qu'il traite d'un sujet peu mis en lumière...

 


Cliquez sur la couverture pour
plus de détails sur le livre

 

:arrow: ma critique de ce livre est à retrouver sur cette page...

 

 

Et plus classiquement, vous trouverez ces 2 très bons ouvrages qui parlent du surdouement chez l'adulte :

 

- l'incontournable "Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué" de Jeanne Siaud-Facchin

 

- le non moins intéressant "L'adulte surdoué. Apprendre à faire simple quand on est compliqué" de Monique de Kermadec

 

   

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167 commentaires à “Adulte surdoué, questionnements à propos du test”

  1. fannette dit :

    c’est tellement vrai… !! :(

  2. Chrodegang dit :

    Héhé, attention! C’est pas si vrai que ça! Quand j’ai poussé la porte du cabinet de ta psychologue favorite, je pensais qu’effectivement je n’y couperais pas. J’ai pourtant été dispensée de bilan psychologique, en particulier du fameux test de QI. Par la suite, un autre psychiatre m’a grillée en quelques minutes alors que je m’étais efforcée de ne pas le crier sur tous les toits, pour voir justement.
    Pour être précise, je pense que l’étape indispensable est d’aller consulter un spécialiste, de verbaliser tout cela comme tu dis. Le bilan… il s’avère nécessaire ou moins en fonction des profils. Le deuxième psychiatre par exemple m’avait conseillé de commencer par tenter de combattre mes inhibitions, mes fantômes, mes soucis (qui s’identifiaient sans l’aide du bilan). Avec le recul, je ne peux leur donner tort, à tous les deux. J’ai un parcours très typique, un profil qui disons ne prête pas au doute, apparemment. De toute façon, je n’arrive à nouer des relations amicales quasi qu’avec des surdoués. Tout dépend donc essentiellement de notre profil et du spécialiste qu’on va consulter… Ce que la visite de confirmation (on va l’appeler comme ça) m’a apporté, ça a été la possibilité de dépasser cette désagréable phase de doute en dents de scie du fait qu’on n’est pas aveugle, mais en même temps plein de doutes, à tort ou à raison (souvent à cause de clichés, pour moi c’était le fait de m’être écroulée au niveau des études par exemple). Depuis que j’ai vu des spécialistes, je m’interdis de douter, si j’ai un souci qui m’ébranle je me plie à l’exercice de trouver autre chose que le doute d’être surdouée. Mine de rien, ça permet d’avancer pas mal. D’autre part, ça permet de pouvoir s’affirmer vis-à-vis des autres. Dans un monde idéal ça ne devrait pas être leur problème mais j’en ai vraiment eu marre que certains proches me harcèlent à ce propos. Ils étaient surdoués eux-mêmes…

    MAIS pour le coup, je pense qu’aller faire son pèlerinage chez un spécialiste du sujet est une étape incontournable, même, (ou sauf?) si on est le nouvel Einstein!

    • Zebrounet dit :

      Oui je sais qu’Arielle Adda ne préconise pas forcément la passation de la Wais ;) Mais tous les psy ne st (malheureusement !) pas aussi doués & fins qu’elle. C’est précisément parce qu’elle est TRES connaisseuse (& personnellement concernée) qu’elle peut sans souci se permettre d’identifier un HQI avec un simple échange. Aussi je crois vraiment que c’est une chose à laquelle les psy + traditionnels ne doivent pas se risquer :-| (pour le bien de leurs patients)
      Par validation, j’entends (comme tu le dis) essentiellement une confirmation par un vrai spécialiste. Pas tant par le score d’un test de QI, mais par une personnalité clairement zébrée & validée comme telle par un avis expert (& non pas en se contenant de sa seule & unique intuition :oops: ).

    • Nina dit :

      Merci pour votre témoignage ! Auriez vous une adresse de bon psychologue, éventuellement spécialisé dans la douance, à me conseiller sur Paris ? Un choix délicat à faire… Merci !

  3. unemaman dit :

    c’ est fou comme vous exprimez bien les sentiments ambivalents que cette question suscite !
    maman d’ un zèbre  » breveté » , la ressemblance de nos réactions est troublante , je me suis toujours sentie décalée par rapport à mes contemporains et m’ oblige ( depuis le diagnostic de mon fils) à regarder en face ce que j’ ai mis ma vie à enterrer au fond du jardin . Pour mon époux , pas de doute , il n’ y voit qu’ une confirmation éventuelle de ce qu’ il a toujours considéré comme faisant partie de ma personnalité ( ce qu’il appelle mes bizarreries avec tendresse ) et s’ amuse de voir à quel point la pomme est tombée près du pommier … nous laissant, note fils et moi , souvent nous « marrer » et nous opposer avec les mêmes armes (éreintant) .
    De fait , étant plutôt du style à aller au fond des choses jusqu’à épuisement et en même temps me méfiant d’ un orgueil intellectuel ( à quoi bon d’ ailleurs en l’ espèce ) souvent dévorant malgré un parcours scolaire pas si génial que ça par rapport à des  » tronches en maths » dont je n’ étais pas, je ne vois pas de solution valable à part une identification en bonne et due forme . J ‘espère que vous m’ aurez suivie néanmoins , malgré mes explications tortueuses et …. un peu torturées :-x

    • stéphane dit :

      Bonjour,
      Je crois qu’on vous a très bien compris ! :)
      Et
      Ma question est également comme nombreux d’entre vous : faut-il passer le test ou pas… Ca me tiraille. le fait est que l’explication « zèbre » est, comme beaucoup ici je suppose, une explication qui s’avère pertinente à bien des égards, qui explique beaucoup de choses, et qui soulage, avouons-le.
      De ce point de vue le fait de se savoir zèbre « aide », évidemment. Personnellement, je me suis longtemps posé la question de savoir pourquoi je me suis toujours senti « à part » (sans être solitaire d’ailleurs). Folie ? obsession ? sur-activité ? hyper sensibilité ? finalement oui ! un peu de tout ça (la folie en moins tout de même) ! N’empêche… c’est beaucoup plus simple pour décoder certaines choses (les relations humaines par exemple)… et dieu sait qu’on aime décoder les choses :-P
      et puis j’ai moins peur désormais de laisser marcher la « machine cerveau » (vous savez ? celle qui s’arrête jamais)…
      Je me comprends mieux en somme…

    • claudine dit :

      Bonjour,
      Maman d’un garçon de plus de 6 ans catalogué par les maîtresses successives de hyperactifs, présentant des troubles du comportement ou précoce selon …. nous avons obtenu une journée pour bilan en milieu hospitalier pour nous aider à démêler tout ceci.
      Bref, nous attendons la synthèse définitive mais TDAH semble être le verdict -sachant que l’autre hypothèse de précoce ne peut être évaluée car « en l’état actuel l’enfant est trop agité et l’on ne pourra évaluer son niveau qu’après mise sous Ritaline » …. là j’ai la machoire sur les genoux ….
      Vous dites que votre enfant est un zèbre brevété pouvez-vous m’indiquer vers quel spécialiste d’un bilan intellectuel je pourrais me diriger pour avoir tout de même une idée de ce à côté de quoi nous pourrions passer au lieu de se jeter sur une emphétamie préconisée par les psy hospitaliers …

      Merci par avance, Nous habitons le 93

  4. Zébrou dit :

    Coucou tout le monde,
    j’ai pris beaucoup de plaisir à vous lire car comme vous je pense, j’ai eu ce sentiment que quelqu’un écrivait pour moi…

    @unemaman : quand vous écrivez « J ‘espère que vous m’ aurez suivie néanmoins , malgré mes explications tortueuses et …. un peu torturées » je trouve que beaucoup de choses sont résumées la dedans! Au contraire, j’ai trouvé votre récit, claire, drôle et subtile. Ca correspond parfaitement à ma manière de m’exprimer, de fonctionner et d’interagir avec mon entourage.

    D’ailleurs, effectivement, je m’aperçois que mes amis les plus proches ont pas mal de rayures aussi… :)

    Concernant le test, le fait valider par un expert ce que j’ai toujours ressenti a été un soulagement crucial, me voila prêt à avancer et les résultats sont aussi rapides que surprenants : rien de tel que d’être bien dans ses souliers et de s’assumer, sans forcément rechercher une reconnaissance extérieure…

  5. Carole dit :

    Quel plaisir de tomber sur ce coin de « zébritude »! Cet article (les autres aussi, d’ailleurs!) m’a fait tout particulièrement sourire. Mon expérience est quelque peu différente mais les interrogations restent les mêmes… Je suis arrivée en psychothérapie à 20 ans pour dépression, et à la fin de la première séance, on m’annonçait que toutes mes angoisses, etc, étaient parfaitement logiques étant donné cette… « précocité ». Cela fait 4 ans maintenant, il m’a fallu presque un an pour accepter l’hypothétique éventualité que peut être, c’était envisageable, et bien entendu vu cet état d’esprit je n’ai jamais passé de WAIS. De temps en temps, je me pose la question : est ce que j’aurais du demander à le faire, ou pas? Et le fait que je sois en M2 de psychologie (cognitive, certes, mais bon) n’arrange pas les choses, puisqu’on a déjà pas mal étudié les tests entre la Licence et le M1, même si c’était surtout le WISC… Ma psy a fait un travail remarquable et je salue vraiment son professionnalisme, je lui fais confiance sur le diagnostic, mais c’est vrai que du coup j’ai comme l’impression de ne pas être totalement légitime. D’ailleurs, les très rares fois où j’ai parlé du sujet avec des collègues, les 2 premières questions étaient 1) Ohhh t’as combien? 2) Mais t’étais en échec scolaire??
    Voilà… Autant vous dire que maintenant, on ne m’y reprendra plus!! Et pour l’anecdote, j’aimerais beaucoup si j’ai un peu de temps avant le commencement de ma thèse (si elle commence un jour!) faire un stage professionnalisant dans des écoles spécialisées pour petits zèbres, pour obtenir le titre de psy, et why not, me spécialiser dans ce domaine aussi intéressant que complexe…

  6. Wanda dit :

    Bonjour
    Quelqu’un recommande-t-il un psy en Ile de france (75 ou 92) à qui je pourrai demander de passer le test svp ? J’ai presque 30 ans et n’ai jamais été officiellement déclarée précoce. Un psy m’a juste annoncé voir « un décalage entre ma précocité intellectuelle et mon immaturité affective » quand j’avais 15 ans.
    A l’époque, je n’ai pas compris. aujourd’hui, je pense que ce qu’il a pris pour de l’immaturité affective était ce trop plein d’émotions qui semble caractériser les zèbres.
    Un psy consulté récemment dans le 78 quand je me suis lancée (après de nombreuses hésitations et pas en arrière) a tout simplement refusé que j’évoque le sujet, coupant court en me répondant que tout le monde a ses particularités. j’ai peur de retenter l’expérience, mais je veux savoir, quel que soit le résultat.
    PS : un grand merci pour ce blog et les commentaires, que je découvre. j’ai l’impression d’être enfin normale tellement je me trouve dans ce qui est écrit.

  7. Je ne comprends pas quel est l’intérêt de passer ce test à l’âge adulte. Est-ce que ça apporte une quelconque amélioration dans sa façon de gérer les difficultés qu’on rencontre de toutes façons?
    Je comprends très bien pourquoi c’est important pour un enfant dont toute l’éducation est encore à faire, Pour un adulte qui a peut-être déjà rencontré tous les écueils d’un enfant surdoué non diagnostiqué, cela n’apporte-t-il pas que des regrets?
    C’est une vraie question. Plusieurs personnes (psy, coachs sensibilisés à la question, etc) ont soupçonné cela chez moi, mais qu’est-ce que ça peut faire maintenant que j’ai poussé mes études au plus haut que je pouvais mais que ça ne m’a pas permis de m’intégrer harmonieusement dans la société?

    • Boum dit :

      Bonjour à vous tous, Zébrés « Officiels » ou « Officieux » ou « Ressentis ».
      Tout d’abord, Bravo et merci pour ce Blog, il y a bien quelques espaces de discussions sur le sujet, mais quelquefois un peu trop sérieux… la diversité nourrit notre réflexion, nos humeurs…

      Je rebondis sur la remarque de l’Intello du dessous, car suis aussi obsédée par le doute, tiraillée par le « j’y vais, il faut le faire – J’y vais pas, ça sert à rien ! »
      Ultra curieuse comme un Zébre, j’ai envie de savoir, envie de poser ma valise de doutes, d’errance, de questionnement sur le monde où nous vivons et que je trouve tellement bizzarre ! Et puis à 45 ans, je me dis: ma vie est faite, je ne rembobinerai pas la bande, alors à quoi bon ?? OUI, une lecture de mon parcours atypique, OUI, une lecture de ma personnalité, mais après, qu’est-ce que celà changera au fait que j’ai inhibé mes ressources, dévalué mes prétentions et mes compétences, pourtant repris mes études et refait ma vie professionnelle à 40 ans ?!
      Non cela ne changera rien à ma vie, car si même si mon « pré-senti » se confirmait, cela ne me donnerait pas pour autant les clés de la communication avec les autres, la quiétude d’esprit la nuit et le jour, le mode d’emploi du bouton « OFF » pour que la pensée s’arrête et que la vie se simplifie !!!
      Pour ma part, si zébrée je suis, je le vis plus comme vous l’aurez compris comme un handicap plutôt qu’un don!
      Donc l’idée « des difficultés de toute façon » et « de n’apporter que des regrets » me parlent aussi… Pour cela le point de vue de « l’intello d’en dessous » est contributif, même si j’espère encore que quelqu »un me convainque de pousser la porte …
      A l’ambivalence, ca donne le mal de mer, et le mal de tête !!
      Bien amicalement
      Boum

      • Bridge dit :

        Bonjour,
        Vous avez l’air de soupçonner fortement des rayures, sans oser la démarche « test »… je pense que le fait de savoir apporte une certitude et permet vraiment de creuser le sujet. Et d’avancer.
        J’ai décidé pour ma part de faire le test pour arrêter de me poser la question. Ma fille étant une « zébrounette », je me suis renseignée sur les comportements liés… et je me « suis vue ».
        Me sentant ridicule, car ne me considérant pas comme intelligente ni brillante, j’ai hésité longuement avant de me décider. J’ai fait le test il y a quelques semaines, et pour être sincère, cela fait du bien de savoir.
        Savoir que je ne fais pas « exprès » de sauter d’un sujet à un autre. Savoir que cette empathie non contrôlable et cette hyper-sensibilité n’est pas « ma faute ». Arrêter d’avoir honte de ressentir fortement les choses, d’être « intuitif ».
        Quant à moi, j’avoue que je vis sur l’axe « pas de regrets, je fais des choix et je les assume »…
        Si vous posez la question, je pense que c’est parce que vous avez besoin de savoir. Sinon, vous ne seriez même pas sur cette page… Bon courage, et tenez nous au courant ! ;-))

  8. Wanda dit :

    il me semble (enfin je l’espère) que ce test peut permettre de me comprendre (et m’accepter) enfin dans toutes mes composantes. bien sur, on peut l’avoir géré et ne pas en voir l’intérêt une fois adulte. Moi j’ai l’impression d’avoir été privée d’une composante de moi même, d’être passée à coté de qui je suis vraiment jusque là, même si j’ai géré et ai réussi ce que je voulais. J’ai besoin de savoir qui je suis, pour pouvoir me comprendre, avec cette facette là, qui est peut être justement le fil conducteur. je ne compte pas le regarder au travers du passé, en me disant comme tu le dis que j’aurais pu vivre ça autrement (jene veux rien regretter, ça s’est passé comme ça, on ne peut pas refaire le passé), mais bien pour l’avenir. ok je suis ça, je vais en tenir compte, pour moi ! je n’en ai pas parlé autour de moi et je crois que je n’en parlerai pas. j’ai juste besoin d’être sure, pour arrêter de douter en me disant « nan mais sérieux, pour qui je me prends ! » ou « est-ce que je en fuis pas autre chose en me focalisant là dessus ? ». car depuis que j’ai compris ça, je suis plus sereine car moins intransigeante avec moi même puisque je me connaîs mieux (non je ne suis pas à l’ouest, voire dingue. je fonctionne juste différemment d’autres personnes. je peux donc apprendre comment fonctionnent les autres en les écoutant et échangeant avec eux et fonctionner avec eux là avec chacun ses modes de fonctionnement, là où je me sentais souvent mal à l’aise avant car décalée, en jugeant à chaque fois que c’était de ma faute car j’aurais du savoir comment fonctionner puisque eux le savaienent déjà tous). par ce test, je cherche justement la sérénité intérieure qui me permettra l’intégration harmonieuse dans la société que tu évoques. un peu à l’image des hommes viennent de mars et les femmes de vénus sur les modes de fonctionnement hommes/femmes…

  9. Bonjour Wanda
    Pardon, mes interrogations n’étaient pas du tout en réaction à ta volonté de faire le test. Je suis dans les mêmes interrogations que toi, c’est plutôt à ceux qui ont passé le test que je voudrais demander ce que ça change après, si ça améliore les choses.
    Et aussi, que se passe-t-il si finalement le test ne révèle rien de spécial?
    En fait, j’ai lu le livre de Jeanne Siaud Facchin sur les conseils d’une amie qui avait pris conscience de sa « zebritude » et qui reconnaissait des choses chez moi. Et comme toi, ça m’avait un peu apaisée.
    Mais de là à vouloir passer le test pour de bon, je ne sais pas ce que ça apporte. La question est peut-être même de savoir ce que je perdrais si finalement ce n’était que des idées…

  10. Wanda dit :

    j’avais bien compris :). je voulais juste t’apporter mon avis personnel car je me suis posé cette question pendant très longtemps après être tombée sur ce livre et j’aurais aimé être guidée (car après l’apaisement, j’ai eu une phase de doutes « et si tout ça n’était qu’une fuite ? »). maintenant, je préfère savoir une bonne fois pour toutes et classer ce sujet là (enfin, je sais que le résultat en ouvrira d’autres, mais conscients au moins :)). mais ce n’est que mon choix en fonction d’un certain contexte et parce que je sens que je suis prête.
    si d’autres ont passé ce test, je suis aussi preneuse de ce qu’il vous ont apporté.

  11. Un autre. dit :

    Je viens de tomber sur ce site par le biais d’un article, et je dois dire que je le trouve très intéressant.
    Pour ma part je me suis toujours senti en décalage certain avec le reste du monde, j’ai lamentablement échoué ma scolarité (même pas le Bac), de cette résultante il convient de dire que j’ai énormément souffert d’une dépréciation personnelle. J’ai bien tenté de rencontrer une psychologue mais rien n y a fait surtout lorsque cette personne n’avait pour expression orale que le mot : argent (en fin de séance).
    J’ai finalement compris que je devais apprendre par moi-même et j’en ai conclu que l’apprentissage doit être synonyme de plaisir, d’où le fait que les fondements mêmes de l’éducation nationale aujourd’hui sont à transformer de façon radicale, je crois à un enseignement de base (apprendre à écrire, compter), puis plus rien de tout ça. Pour preuve le fait d’avoir arrêté prématurément ma scolarité ne m’a jamais handicapé. Dois-je rappeler que l’intelligence (dans des temps plus anciens) était rapportée au Coeur : Apprendre par Coeur, par « LE » Coeur. De nos jours, il n’est plus question de mettre cet ingrédient dans quelque recette que ce soit, nous sommes dans l’ère du verseau ou du cerveau. Malheureuse époque que nous traversons la.

    Tendrement à vous tous ^^

  12. boutros dit :

    Bonjour,

    De nombreuses personnes affirment être surdoué. Je ne sais pas si je le suis, je me suis souvent posé la question.
    J’ai vingt ans, fait des études que j’aime mais je suis très souvent senti en marge. J’ai toujours apprécié d’être entouré d’adulte, depuis que je suis au collège. J’ai été hypersensible mais j’arrive aujourd’hui à me contrôler. Avec des amis, dès qu’ils se sentaient mal, j’étais là, présent, à les appeler, à me déplacer, je me sentais utile. Je suis aussi très curieux, m’intéresse à de nombreuses choses. En cours, par exemple, je réagis sans cesse, souvent avec justesse, mais de temps en temps décalé. J’ai toujours le sentiment que le cours ne va pas assez loin et je pose alors des questions très précises afin de répondre à mon soif de savoir. On parle d’hyperactivité, je ne sais pas si c’est le cas mais c’est vrai que je me disperse pas mal. J’ai crée une association au sein de ma faculté, par exemple, participe à des activités au sein de ma communauté religieuse (je suis catholique). Le seul problème, c’est que j’ai des problèmes de raisonnement, même si cela s’est amélioré avec le temps, je ne vais pas forcement au fond des choses. Etudiant en droit, cela me pose des difficultés même si cela se tend à s’arranger. Dernière précision, mes amis proches, ceux avec qui je m’entends bien, sont, je le pense, surdoué. Ils ont sauté une ou deux classes et ont fait des parcours spéciaux. Ils sont pleinement épanouis et je suis totalement lorsque je suis avec eux….

  13. Gaia Nova dit :

    surdoués – HPI – zèbres – coloriés – spéciaux – hors norme – bizarres – marsiens – autistes …..
    Bonjour !

    Merci pour tous vos commentaires et exposés qui me font me sentir à la maison.
    > J’ai accueilli, à 51ans, incrédule, la nouvelle de ma zébritude avec toutes les résistances et interrogations que vous pouvez vous imaginer. Ca fait deux ans que je découvre et apprecie toujours plus ce cadeau de la vie. En effet, j’ai lu tout doucement les bouquins et quelques blogs, tous ces témoignages dans lesquels j’ai retrouvé un peu de moi, et j’ai compris que je n’etais pas « tarée ». Quand j’ai vu le film « Temple Grandin » j’ai bcp pleuré et su que j’etais peut-etre un peu près de l’autisme… Aujourd’hui, Je passe par une phase de transition qui me permet d’accepter et laisser vivre des pendants de ma personnalité complètement enfouis (ma personnalité toute entière je pense), déniés au service de l’intégration à la société.(je joue dans la cour des caméléons). J’ai découvert que l’inhibition peut aller jusqu’à « l’inversion identitaire » (comprendre : vous avez un extérieur super adapté et personne à l’intérieur !!). Donc oui, une extrême sensibilité allant de l’empathie à la précognition (de quoi passer pour une folle ou rester muette), une estime de soi fragile, compensée par la force et la pugnacité, pour relever la tête après chaque gamelle. Je ne mâche pas mes mots, mais je voudrais vous dire que quelque soit l’age, chaque jour nous est donné pour nous améliorer. N’est-ce point la quête d’une vie ?
    > Passer le test ? pour obtenir un chiffre et se trouver sur une courbe établie dans un système neuro-standart ? oui, celà certifie que vous appartenez à un groupe de gens, ça donne du sens, mais ça ne résoud rien en soi. C’est juste le début d’une nouvelle aventure.
    Si il y a quelque chose d’important dans ce test, c’est la personnalité du professionnel qui doit vous accompagner avec compétence et bienveillance. Il se doit de prendre le temps pour vous préparer et vous expliquer ce que vous allez rencontrer. Car pendant que vous passerez le test, certains d’entre vous se confronteront avec leur système de pensée, souvent reformaté pour cause d’adaptation, des inhibitions, des émotions limitantes. C’est déjà un travail sur soi, dans lequel certains se sont fracassés car accompagnés de manière inadéquate. Choisissez bien votre psy et si possible quelqu’un de « concerné ».
    > J’ai trouvé du réconfort et de la joie de vivre à rencontrer d’autres zèbres lors de réunions, venus pour échanger, se découvrir. Il y avait de la simplicité, de l’humilité, de l’humanité.
    L’impression que ces gens étaient humains à 200% !

    • Ivanne dit :

      Bonjour Tous,
      Je suis super émue en fait, et les mots me manquent en vous lisant… C’est par hasard que je suis tombée sur des écrits sur les zébrées. J’ai aujourd’hui 35 ans, et cela fait certainement presque autant de temps que je suis en exil, l' »étrangère » dans un monde où je n’ai eu la chance de rencontrer aucun semblable. Douée dans plein de domaines, créativité et coeur débordant, et en même temps « jamais comme il fallait », « trop », « inadaptée », « à côté »sucitant tour à tour l’admiration et le rejet, sans comprendre. J’en ai fait des efforts pourtant, pour essayer de gommer les imperfections, disons plutôt pour être acceptable. Mais à un moment où à un autre ça m’échappe….mon cerveau en constante ébulition me joue des tours. Je vais focaliser par exemple sur un détail anodin, et louper le gros éléphant rouge que tous forcément ont vu! Et je passe pour une courge autiste à qui on pardonne en soupirant « parce qu’elle est comme ça » …! Honte et culpabilité perpétuelle; impuissance à être COMME IL FAUT. Depuis que je suis toute petite j’ai cette image, l’impression d’être dans un grand ballet; où chacun a sa place et semble danser naturellement et sans aucun questionnement la même chorégraphie. Et il y a moi… qui lutte de toute mes forces pour imiter le mouvement, tous les sens aux aguets, complètement éffrayée à l’idée d’être démasquée: « non mais là celle là! Elle est pas des nôtres! En fait elle fait semblant!!! Houououuoou……! ». Bah oui mais rien n’est une évidence pour moi, et je ne parviens pas à emprunter les sentiers battus, malgré toute ma bonne volonté. Je sens des couleurs et une intensité très forte vibrer en moi, mais je suis souvent désespérée de ne pas trouver d’échos, de résonnances à l’extérieur. Alors je masque, je me plie en deux pour pouvoir vivre un peu avec les autres. Ne pas trop déranger surtout, ne pas sortir du rang. C’est épuisant ce prix à payer pour ne pas être seule.
      Bref, je suis heureuse de vous lire.
      Peut être vais je enfin pouvoir me comprendre et de donner un sens à cette existence si contrastée et chaotique.
      Et j’avoue que je ne pose même la question de faire ou non les tests. C’est oui tout de suite et malgré mon appréhension de me prendre un gros mur. Je veux être fixée, enfin.
      Ma seule appréhension est de trouver le bon intelocuteur, et là je compte sur vous pour me guider’ :-).
      Je vis en Bretagne, mais s’il faut pour cela monter à plusieurs reprises à Paris, je le ferai sans problème.
      POurriez vous me conseiller quelqu’un ?…..

      Au grand plaisir de vous lire.

      iVANNE

  14. Ma petite usine dit :

    Pour apporter l’eau de mon moulin, à « faire le test… ou pas ? ».

    Pour situer le débat, je suis fille unique, de parents « agés » (baby-boommer, encore que vu leur traditionnalisme, j’ai du mal à leur ajouter ce qualificatif) avec mère autoritaire super angoissée… Une psy me suit depuis une bonne quinzaine d’année… J’ai même du mal à me souvenir si c’était avant ou après la mort de mon père… Elle m’a suivi dans un certain nombre d’épreuves, va-t-on dire avec quelques suspensions de temps en temps (améliorations temporaires)…

    Entre temps, j’ai eu des enfants, et ces derniers temps le comportement du grand (8 ans) occupe beaucoup nos discussions (enfant très sensible, comme moi d’ailleurs). Ca fait plussieurs fois qu’elle me dit que le grand semble très intelligents, mais à ma dernière scéance (le vendredi avant le WE de la pentecote) elle a fini par me dire qu’elle me prèterait un livre (qu’elle devait déjà le prèter à une aute patiente) dont le titre comportait « enfant surdoué » (pas retenu le titre, seul le mot s’est imprimé sur mon petit cerveau).

    Il faut dire que je sais qu’elle est elle-même mère de 2 enfants précoces, et que, qu’il y avait un membre du bureau de la crèche, dont les 2 filles sont dans ce cas, et qui m’avait parlé des difficultés). Donc le mot avait une signification particulière pour moi.

    Donc tout le WE de Pentecote, j’ai observé… Effectivement mon fils est ultra curieux et pose peut-être même des questions bizarres pour la plupart des gens (mais pas pour moi pour êtte franche).

    Ex : dimanche matin au petit dej (tard, on était à un mariage la veille) : première question « Quelles baleines ont déjà disparu » (reformulation approximativede ma part)… Moi ne voyant pas du tout de quelle baleine il pouvait parler, vu que moi, j’étais encore dans l’ambiance mariage et que j’e ne voyais pas le rapport, vu que la robe de la mariée n’avait pas de baleine – serieux, moi j’ai pensé aux baleines de gaines et soutiens-gorges, allez savoir pourquoi). Autre ex hier soir : en arrivant à table, comme un cheveu sur la soupe « mais, est-ce que les anglais ont déjà fait une révolution »/

    Comme j’étais en congés mardi, et que ca fait quand même pas mal de temps que la psy me dit que c’est un enfant très intelligent et que les enfants très intelligents étaient souvent extrèmement sensibles et émotifs, j’ai commencé à regarder sur le net à quoi ca pouvait ressembler un enfant précoce (C’est le terme que j’ai toujours employé jusque là, finalement je ne l’aime pas trop). Je n’ai pas forcément été convaincue pour ce qui est de mon asticot, mais par contre certains trucs m’ont interpellés… sur mon propre cas… (notamment le fait qu’il s’agit d’enfants très solitaires)

    Ca me turlupinait bcp, donc j’ai continué au boulot en fin de semaine dernière, dans un moment d’ennui… Et vendredi j’ai attéri sur ce site… J’ai commencé avec le sujet « comment tout a commencé »… Et je suis allée de découverte en découverte, de flash en flash… avec comme, flash suprème « les parenthèses » : je ne sais plus qui (malheureusement) disait que qu’il(elle) mettait des parenthèses partout, et en un clin d’oeil, j’ai compris que c’était à mettre en rapport avec l’intelligence arborescence, (sur laquelle je n’avais encore rien lu… – mais comme vous aurez constaté les parenthèses ça me connait), pour finir avec des larmes d’émotion, avortées par un; zut je suis au boulot (sous-entendu, ils vont encore se dire que je suis folle). MAis la curiosité a été trop forte, je suis revenue aujourd’hui (pas le temps ce WE).

    Bref, revenons à nos moutons (enfin zèbres), je m’identifie comme zèbre… Depuis j’attends avec impatience de retourner voir ma psy (samedi prochain) et je réfléchis à comment aborder le sujet avec elle (et oui, pour moi ca reste prétentieux de pouvoir se penser zèbre – je n’ai pas osé en parler à mon compagnon, j’ai seulement abordé le sujet concernant notre fils).

    J’attends d’autant plus que quand mon généraliste (et nénamoins époux de ma psy) m’a proposé de la consulter (car il ne voyait pas pourquoi à 25-30 ans, j’atais aussi dépressive), j’ai été la voir en lui disant que je ne savais pas ce que ca ferait mais que j’avais un pb à résoudre : depuis que j’étais toute petite, j’avais toujours des petits boutons sur le visage que je grattai/arracahais jusqu’au sang, que quand j’ai eu une dizaine d’année, ma mère m’a quand même emmené voir un dermato qui, pour tout diqgnostic lui a dit de consulter un psy (Le fait est qu’elle a réussi à me débarrsser de cette espèce d’auto mutilation).

    Bref depuis tout ce temps je cherche pourquoi, je suis comme ça (dépressive, pas à l’aise avec les autres, etc…), essayant d’explorer mon enfance (et c’est là qu’arrive la cerise sur le gateau), car mon principal souvenir d’enfance, c’est d’avoir peur des autres enfants… de rester toute la maternelle, puis encore en primaire collé à l’adulte qui surveille la cours. Pour compléter ca, une de mes cousins m’a toujours dit que quand j’étais petite j’avais toujours l’air triste.

    Donc, quand je considère la situation, je ne sais pas si j’irai un jour me faire diagnostiquer, mais j’aurai très peur de ne pas être finalement zèbre (même si je suis probablement un zèbre pas très intelligent, j’ai vraiment l’impression de penser comme un zebre et du coup ne pas être adapté au monde qui m’entoure), car j’ai vraiment l’impression d’avoir trouver l’origine de toutes mes difficultés et que ces 15 ans (ou plus) de recherche personnelle ont enfin abouti à quelque chose…

    Oui, donc, on peut redouter de ne pas être un zebre !!!

    Quoi qu’il en soit, pour l’instant, je vais commencer par essayer de faire tout ce que je peux pour que mon fils se sente bien, mais déjà en considérant la situation comme ça (les zebres ne font pas des chevaux), cette dernière semaine a été plus cool pournous deux…

    Je pense que je reviendais vous parler de ma scolarité (sans trop de pb d’ailleurs) et de ma mini copie conforme de 8 ans : pour l’instant vous êtes mes seuls confidents !

    Merci pour vos discussions…

  15. Suspecté de Zébritude dit :

    Bonjour,

    Ma femme a suspecté notre fils de précocité ce qui nous a conduit à lui faire faire des tests dont nous aurons les résultats officiels la semaine prochaine. Les résultats officieux donnés sur le pas de la porte comme un ressenti par la psy étant que nous avons bien fait de consulter. Dans la foulée j’en ai profité pour lire un bouquin sur la précocité que me conseillait mon épouse. Après cela, le doute m’est difficilement permis. Nous sommes probablement 2 dans la famille. Je viens donc de prendre RDV pour me faire tester.
    Je suis dans un état de totale confusion. Ce pourrait-il que toutes les difficultés relationnelles rencontrées durant ma vie ne soit pas normales ? Il semblerait que oui. N’est-il pas normal d’essayer de se mettre en « transe » pour que les réponses aux exercices de maths viennent toutes seules ? Il semblerait que non.
    A la culpabilité de n’avoir pas soupçonné quelque chose chez mon fils s’ajoute celle d’être assez orgueilleux pour m’auto-diagnostiquer surdoué. Et de plus, pourrais-je être assez con pour ne pas mettre rendu compte que je suis surdoué si je l’étais vraiment? Bien trop de questions qui me font vraiment chier.
    Je ne peux cependant pas refouler cela dans le cas où mon fils serait effectivement précoce. Je ne pourrais pas l’accompagner correctement si je ne suis pas au clair avec moi-même.
    C’est un moment de terrible interrogation. L’édifice que j’ai construit pour pouvoir vivre avec les autres m’apparaît maintenant comme un emprisonnement volontaire, certes salutaire mais sclérosant.
    Soit je souffre d’une quelconque névrose, soit je suis surdoué et mon incapacité à entretenir des relations naturelles et simples avec les autres se justifierait en plus de ma scolarité en roue libre. Est-il possible d’obtenir le bac sans jamais avoir travaillé ? Je vous le demande.

    C’est un monde nouveau qui se profil devant moi si le test est positif, un défis stimulant mais aussi effrayant. Je vais devoir déconstruire plus de 30 ans de conditionnement pour bâtir quelque chose d’inconnu avec des matériaux qui restent à inventer.
    Ma plus grande peur est de ne pas y parvenir complètement ou assez vite et de ne pas pouvoir assister mon fils. Ma seconde peur est de découvrir dans quelle mesure j’aurais pu m’automutiler pour survivre au sortir de l’enfance en passant à l’adolescence. Ce moment ayant été encore pire que l’école primaire où mon problème a du être masqué par le fait que la classe allait du CE1 au CM2. Ceci m’évitant de trop m’ennuyer en cours.

    Je ne peux me permettre aucunes erreurs car je ne pourrais pas tolérer que mon fils ait à supporter les mêmes souffrances que moi pour parvenir à l’âge adulte.

    Cerise sur le gâteau, ce week end au moins 5 personnes nous ont fait remarquer que notre fille de 5 ans était très éveillée.

    On est pas dans la merde !!!!

    • Rainbow dit :

      Mais non, tu ne devras pas tout déconstruire dans le cadre de tes relations aux autres et non je ne pense pas que tu sois névrosé. C’est juste qu’une fois que tu auras la certitude de ta zébritude, tu verras les choses sous un autre angle, tu comprendras mieux justement pourquoi tu as bâtis ces relations « sclérosantes » et tu verras que c’était juste ta façon de t’adapter au mieux « à la moyenne ambiante ». Bien sûr, cela ne règle pas tout de le savoir car les moyens resteront toujours « moyens » et auront toujours du mal à saisir ton mode de fonctionnement. De même, il ne sert à rien de « se vanter » auprès d’eux en expliquant par exemple avoir obtenu le bac sans jamais avoir travaillé pour cela quand d’autres ont bossé si dur justement parce que que cela sera perçu comme de la vantardise alors que cela n’est pourtant que la stricte vérité, mais cela te permettre aussi d’arrêter de culpabiliser, ce n’est pas de ta faute si ton esprit est ainsi fait et ce n’est pas de la faute « des moyens » s’ils ne le perçoivent pas ainsi. La discrimination revêt bien des formes et ce qui est différent fait souvent peur aux autres….
      Mais sachant tout ça, tu pourras aider ta fille et ton fils à être un peu plus facilement eux-mêmes parmi la multitude puisque tu pourras leur faire part de ce que toi tu as vécu et ressentit sans pourtant savoir pour ta propre zébritude.
      Et puis, cela te sera plus facile de reconnaître un autre zèbre à la fulgurance de son raisonnement ou à l’emploi de certains mots quand d’autres considéreront qu’ils parlent « comme un livre ».
      Le savoir, c’est comme si enlevait un filtre qui « floutait » la réalité. Elle n’en sera pas pour autant plus belle ou plus laide, mais elle sera au moins plus limpide…..

      • Rainbow dit :

        Et puis, en ce qui concerne le fait que tu n’aies pas remarqué la précocité de ton fils, mon mari et moi pensions que les autres enfants de la classe de maternelle de notre petit garçon étaient débiles ! :-x Il nous semblait inconcevable que le notre soit plus intelligent 8-O , nous n’avions pas d’autre enfant référent dans notre cellule familiale et c’était ça notre normalité à nous 8-O , alors forcément, les enfants des autres étaient débiles ou attardés…. :roll: L’annonce de la précocité de notre fils a donc re-cadré nos impressions. Nous avions bien senti le décalage mais pas dans le bon sens ! ;)

        • Chrodegang dit :

          Pareil, aujourd’hui que je suis prof je suis constamment éberluée par la différence entre mes élèves et moi enfant et je dois vraiment faire l’effort de m’auto-rappeler que c’est moi qui suis hors-norme, pas eux qui sont débiles… Et parfois quand même j’ai du mal à me croire! (mais non, je ne le leur dis pas, chuis pas comme ça)

        • Suspecté de Zébritude dit :

          Bonjour à tous et merci pour vos réponses et commentaires.

          Je viens compléter mon témoignage pour tous ceux qui vivraient la même situation que moi.
          Mon fils est effectivement un zèbre mais de façon assez hétérogène puisqu’il a atteint le niveaux maximal d’un ou deux subtest et est resté en dessous de la moyenne sur un autre subtest. Il est tout de même en plein dedans.

          Pour ma part, j’ai passé le test et je me retrouve avec des résultats hétérogènes très supérieur à la moyenne assez similaires à ceux de mon fils en un peu moins bien.

          L’annonce des résultats de mon fils a eu lieu quelques heures avant que je passe moi même les tests. J’ai été extrêmement inquiet de voir qu’il était aussi au dessus de la moyenne d’autant plus que la psy à commencer par énumérer les test les plus réussis avec une équivalence en age. Quand votre mioche a 8 ans et que son esprit fonctionne comme celui d’un ados de 15 ans ça vous fait un choc. Tout cela a ensuite été pondéré par les commentaires de la psy qui pense que son intégration n’est pas compromise sous condition que nous soyons vigilant dans son accompagnement.

          Mon sentiment après ce test à été un grand soulagement. Je suis effectivement différent des autres mais pour une raison identifiée. Et surtout, je suis en mesure de comprendre ce que vit mon fils et de l’aider. C’est un TRES grand soulagement pour un père.

          En ce qui concerne l’expression de mes facilités de travail, ça fait bien longtemps que je me cache derrière une façade de bosseur. J’ai remarqué au collège que finir une interro le premier n’était pas très bien vu!!!

          Pour ceux qui hésitent à passer un test, rester dans l’ignorance n’est jamais une bonne idée.

          Pour la petite anecdote : à la fin de mon test, la psy m’a glissé qu’il serait judicieux de tester aussi ma femme au regard des réactions qu’elle a eu lors de l’annonce des résultats de notre fils. J’ai personnellement toujours trouvé ma femme totalement hors du commun mais l’amour est un filtre qui ne permet pas beaucoup d’objectivité. Elle a elle même émit l’idée de passer ce test il y a un petit moment. Elle vient de prendre son RDV. Comme le fruit ne tombe jamais très loin de l’arbre, nous testerons aussi notre fille.

          J’espère que mon témoignage pourra en aider certains.

          • Rainbow dit :

            « J’ai personnellement toujours trouvé ma femme totalement hors du commun mais l’amour est un filtre qui ne permet pas beaucoup d’objectivité »

            Il se trouve que la corrélation du QI entre époux est Quasiment identique à celle entre des membres d’une même fratrie et supérieure à celle de demi-frères et soeurs, seuls les jumeaux monozygotes ayant une corrélation encore supérieure ou la corrélation entre parents et enfants ( qui est toutefois moindre que pour les jumeaux, du à la forte héritabilité de l’inteligence ou de ce que d’autres nommeraient « des traits de caractères »).
            En fait, en vertu de ce vieil adage qui dit que « qui se ressemble s’assemble », je crois pour ma part que le véritable amour est au contraire un filtre plein d’objectivité, surtout quand le couple est solide et durable. Ne dit-on pas que l’on s’est « reconnu » tout de suite quand on tombe amoureux?
            Un collègue avec qui j’évoquais cet idée trouvais que ma « conception » de l’amour manquait de magie, de merveilleux et de poésie si je considérais froidement le fait de la corrélation des QI ( en plus des goûts et des couleurs qui eux ne se discutent pas) . Je lui ai répondu qu’à mon sens, véritable magie ne résidait pas dans l’idée « romantique » de l’amour, mais plutôt dans le fait du merveilleux hazard ( qui n’est pas si hazardeux que cela quand j’y pense, même si je ne crois évidemment pas au déterminisme, mais j’ai connu mon mari à la fac et pas dans un rayon de supermarché) qui nous a permis de trouver notre moitié parmi la multitude….

            Tu devrais consulter le site douance.org qui est très bien documenté et qui se réfère à des études scientifiques publiées. Le bouquin de Judith Rich Harris  » Pourquoi nos enfants deviennent ce qu’ils sont » (uniquement disponible d’occasion et à ce jour non réédité en France) te permettra de mieux comprendre la part d’héritabilité et la part de l’éducation ( inné et acquis) dans le développement d’un individu. Elle a obtenu le prestigieux prix Georges A Miller de l’American Psychological Association en 1997 pour cet ouvrage. Elle aussi s’appuie sur des études sérieuses et cela reste un ouvrage de référence en psychologie dans les pays anglo- saxons. Dans la préface, elle explique notamment pourquoi et comment elle a écrit ce livre et l’on se rend compte à quel point son parcours est atypique et d’autant plus remarquable….

  16. Françoise dit :

    Moi j’aurais peur qu’en passant le test, il me donne un QI en dessous de la moyenne…

    • Zebrounet dit :

      Oui, c’est aussi une inquiétude partagée bcp d’adultes qui envisagent de passer un bilan ! Et c’est humain d’y songer, c’est parfaitement logique, puisqu’on ne s’est jusqu’à présent jamais vu comme « particulièrement intelligent » (c’est le propre des adultes HQI qui s’ignorent…). Ainsi rien n’empêche de s’imaginer moins intelligent que la norme ! :oops:

      Ds le même registre il y a la peur, lorsque son enfant a été détecté HQI ou THQI, d’être moins élevé que lui sur l’échelle de Wechsler, sans nécessairement être en dessous de la moyenne d’ailleurs, seulement moins haut que ce dernier… La psy de mon fils, lorsque j’avais évoqué ttes ces craintes à l’époque, m’avait expliqué que la peur pour un parent de se voir expliqué qu’il plafonne à 110 de QI par ex., qd son enfant est à 145 peut évidemment se révéler être un réel frein dans la poursuite des démarches d’un bilan :!:

  17. PetLover dit :

    Bonjour à tous,

    je vous ai tous lu avec beaucoup d’attention et je dois avouer que je suis un peu en colère. Certains disent d’avoir rencontré A. Adda et que sur simple entretien elle a compris si oui ou non vous étiez hp??? Que sur simple entretien elle vous a « dispensé » de passer le test car au vu de cet entretien elle avait déjà tous les éléments en main pour dire si oui ou non vous étiez HP? Je suis furax d’une telle chose. D’abord parce que dans son bouquin que j’ai parcouru rapidement elle dit elle-meme, comme Siaud-Facchin, que le test est important pour savoir, puis ensuite dans son cabinet elle se comporte comme ça? Deuxièment, comment peut-on alors vanter l’importance et la fiabilité de tel test si seul un entretien suffit pour elle pour faire son diagnostic? troisièment je suis hyper dégoutée d’avoir payer 95 euros pour avoir à peine rencontré une collaboratrice (jeune) de Siaud-Facchin qui ne s’est pas mouillée pour me dire si oui ou non elle me croyait HP mais a juste terminé l’entretien (où elle a du dire 2 mots et 3 voyelles): je vous crois HP. Donc cela me fait venir encore plus le doute que 1) ou elle a du penser que je ne l’étais pas sinon elle m’aurait pas dit de faire le test 2) ou bien elle pensait peut-etre que je l’étais mais elle ne voulait pas se mouiller car pas assez d’expérience pour se lancer dans le diagnostic. C’est franchement du n’importe quoi tout ça! Moi je me dis: mais comment ils ont fait les Leonardo da Vinci, les Mozarts et Co à survivre sans avoir payer 250 euros pour faire un test qui leur aurait dit qu’ils étaient géniaux????? Et dans l’antiquité, comment ont survécu les HP de l’époque sans le fameux WAIS??? Je suis vraiment super en colère!!!!

    • Zebrounet dit :

      Je comprends votre colère, mais il me semble important de préciser certains points :

      – Arielle Adda est une psychologie émérite, elle-même HQI, qui travaille ds ce domaine depuis + de 30 ans (ce qui n’est PAS le cas des collaboratrices d’autres psy qui « délèguent » le travail en chargeant de ttes fraîches diplômées – qd il ne s’agit pas de stagiaires – des entretiens & des passations de bilans). Son expérience & sa connaissance ts pointue du sujet lui permettent de repérer un haut potentiel intellectuel chez un adulte qui veut savoir s’il est ou non surdoué. Chose que tout le monde ne peut pas se permettre…

      – A. Adda ne pousse pas au test POUR LES ADULTES ! En ce qui concerne les enfants, elle procède TJRS à un bilan complet (QI + personnalité). Attention donc à ne pas mettre tout le monde ds le même panier, ce serait injuste & faux.

      – votre expérience est certes frustrante, mais c’est malheureusement qq chose qui arrive à bcp de gens :( D’où la nécessité de bien choisir le psychologue à qui vous vous confierez. Personnellement, je déconseille sur plusieurs billets de ce blog les psy qui passent par des assistants ou qui ne procèdent pas eux-même à l’intégralité du bilan, tout comme les gds centres dits « spécialisés » :down:
      Je pense (ça n’engage que moi) qu’il faut tjrs leur préférer qq’un qui prendra le temps de vous recevoir personnellement, avec un accueil à dimension humaine (ce que fait Arielle Adda ! une des rares psy ts médiatiques à tout faire par elle-même), qui va apprendre à vous connaître pdt les heures passées avec vous & qui donc tiendra compte de tt cela pour le compte-rendu qu’il rédigera lui-même :up:

      – « je suis hyper dégoutée d’avoir payer 95 euros pour avoir à peine rencontré une collaboratrice (jeune) »
      Je pense qu’il aurait fallu se renseigner & faire le tour de qqs autres cabinets avant d’accepter un tel tarif (effectivement exorbitant pour un simple entretien préalable :-o ) pour un entretien d’1 heure (ou peut-être moins…).
      Sachant qu’un bilan adulte (incluant premier entretien d’1 heure + passation + entretien de restitution & compte-rendu écrit détaillé) coûte en moyenne 250 / 300 euros. Un simple entretien ne doit pas coûter plus de 50 à 60 euros !

      Je pense réellement que votre ts mauvaise expérience est imputable à un TRÈS mauvais choix de professionnel. Peut-être faut-il aussi vous questionner sur vos attentes réelles. Pq avoir consulté qq’un sans savoir ce qui allait se dérouler ? (en questionnant la secrétaire, & en expliquant ce que VOUS attendiez de cette entrevue – puisque cette psychologue n’a de ttes évidences pas su répondre à vos besoins).
      Dernier point : avez-vous exprimé ces mécontentements (& ces questions) à la psy qui vous a reçu pour la modique somme de 95 euros ? C’est à elle qu’il faut exposer cette frustration & ces doutes qt à sa réponse :)

      • PetLover dit :

        je me suis renseignée et comment!!!! j’ai 44 ans et j’ai repris mes études en psychologie, j’ai parcouru bcp de livres, de sites, de blog, et Cogito’z est UN des points de références en la matière avec A. Adda. La secrétaire m’a certifié que la psy était à la hauteur… que demander de plus???? Je sais qui est A. Adda mais elle est dorénavant IMPOSSIBLE a contacter et elle aussi délègue maintenant car elle est surbookée. Et je considère que meme si elle a l’expérience (et j’en suis convaincue), cela remet en question le fait que le test pour adulte soit si indispensable: il suffit de rencontrer A. Adda et elle saura vous dire si oui ou non vous etes HP! Combien de cabinets de psy se font des fortunes alors sur le dos de gens en demande auxquelles ils ne sont pas capables de répondre et donc il laisse « parler » le test!???? C’est cela qui me choque.

        • Zebrounet dit :

          Se renseigner = rechercher des avis émanant de personnes ayant consulté ces centres, avoir des retours (positifs ou négatifs) d’autres patients.
          Se fier à ce que dit la secrétaire… c’est forcément insuffisant (pensiez-vous réellement qu’elle allait vous dire « Non non, la psy pour laquelle je vous donne RDV est incompétente & sans expérience » !? :( Bien sûr que non, quand bien même ce serait le cas, aucune secrétaire ne s’amuserait à faire cela – ou alors elle ne garderait pas bien lgts son poste ;) ).

          A. Adda ne consulte plus pour les adultes. Car elle est overbookée & surtout, comme elle fait tt par elle-même, sans assistant ni intermédiaire ni secrétaire (non, elle ne délègue rien !), un bilan pour un enfant lui demande BCP de travail. Elle est donc contrainte de refuser les adultes & d’avoir une longue liste d’attente pour les enfants.

          Mais il existe bien d’autres alternatives ds des cabinets à échelle humaine :-D

          « Combien de cabinets de psy se font des fortunes alors sur le dos de gens en demande auxquelles ils ne sont pas capables de répondre et donc il laisse « parler » le test!???? »
          Tous les psy ne demandent pas 95 euros pour une simple consult ;) Vous avez donc contribué à ce business en vous adressant clairement à la mauvaise personne.
          Je suis navrée & comprends votre déception, mais c’est un mauvais choix que vous avez fait. Encore une fois, ts les psy ne sont pas à mettre ds le même panier & il ne suffit pas de demander à une secrétaire si son employeur est compétent ou sérieux pour faire un bon choix.
          Nbreux st les cabinets qui ft les choses avec conviction & transparence. Encore faut-il aller les consulter…

    • anne dit :

      Bonjour,
      je viens ajouter ma petite rivière à ce fleuve de témoignage.
      Après beaucoup de doute et d’interrogation j’ai fini par pousser la porte d’un centre de J.Siaud-Facchin. J’en suis ressorti en larmes (vraiment … je pleurais comme une madeleine dans une avenue de la capitale). Comme vous j’étais tombé sur une jeune psychologue avec laquelle je n’ai ressenti aucune empathie et qui m’expliquait que je devrais revenir passer le test avec une 2° personne et que ce serait avec elle(la première) que le bilan de conclusion serait fait… mais que très certainement quelque soit le résultat, elle me recommandait un suivi pour gérer mes émotions….Je n’y suis pas retournée….
      J’ai contacté Arielle Adda qui m’a répondu très aimablement au téléphone, a accepté de me recevoir tout en m’avertissant au préalable qu’elle ne réalisait plus de bilans pour les adultes. Elle m’a ainsi orientée sur une autre psy (Geneviève Duchêne) qui le réaliserait, si je le souhaitais, avant ou après l’avoir rencontrée elle-même… c’est moi qui choisirai.
      Mon premier réflexe a été la peur et je ne voulais pas me rendre au test… et puis finalement, le rv avec Arielle Adda étant loin, je me suis jetée à l’eau, j’ai passé le test avant d’y aller.
      Aujourd’hui, je sais que je suis THQI, cela n’a rien changé à ma vie, cela me donne juste un éclairage supplémentaire. J’essaie d’appprendre à gérer mon mal-être avec cette dimension nouvelle et de renouer avec la part de moi que j’ai réussi à enterrer très profondément probablement très jeune. J’ai très certainement grandi dans une famille de zèbre (un troupeau je devrais dire) alors je m’en suis plutôt bien sortie… mais avec très souvent un sentiment de décalage…
      Alors un chiffre en soi ne sert pas à grand chose à 40 ans, Mais la confirmation de ne pas être anormale (ou nulle comme je me le formulais auparavant) mais différente de la majorité est une connaissance qui vaut le coup. Et je dis bien CONFIRMATION, car je pense qu’un adulte qui se pose la question après s’être documenté, connait bien au fond de lui la réponse.
      Bien à vous tous et merci à zebrounet pour ce superbe site

      • anne dit :

        J’ajoute… après avoir lu tous les échanges suivants… que Mme Duchêne m’a donné immédiatement un RV pour passer le test car c’était clairement ma demande. Elle a donc réservé le temps nécessaire et annoncé la couleur tarifaire par téléphone.
        Bien sûr en début de RV , nous avons discuté des mes motivations et du contexte qui m’amenait là, bref, elle a validé mes attentes… mais nous avons bien déroulé le test dès le 1° rv puisque je n’avais plus d’hésitation (je n’ai pas dit peurs :roll: ). Je ne pense pas que le fait que je la contacte, orientée par Arielle Adda, ait eu une quelconque influence sur cela. J’aurai appelée sans reco, cela aurait été pareil.
        Il existe donc bien des psy qui répondent aux demandes qui leur sont faites immédiatement.

        Simplement certains discours marketing sont très bien ficelés :(

        • Françoise dit :

          Bonjour
          Je confirme pour Madame Duchêne. Je l’ai appelé et elle m’a donné un RV assez rapidement (2semaines) et après une discussion sur le pourquoi de ma demande, j’ai passé le test dans la foulée.
          En plus, elle travaille en même temps et elle m’a donc donné le résultat dès la fin et m’enverra par courrier le bilan détaillé.
          Ce qui m’a bouleversé car positif mais ça c’est une autre histoire.
          Merci en tous les cas pour ce blog qui m’a permis de me lancer et de faire la démarche.
          Bonne Journée
          Françoise

  18. PetLover dit :

    Pardon, il y a une erreur de frappe. La psy a terminé son entretien en me disant: pour le savoir vous devez passer le test. Point barre!!!

    • Zebrounet dit :

      Et bien alors où est le problème ??? Si vous vouliez passer un bilan… & qu’elle vous propose un bilan !? Tout va pour le mieux non !? :-?

      • PetLover dit :

        Non, je crois que vous ne m’avez pas bien lu. C’est justement pas ça que je voulais. Moi je voulais parler de mes questionnements, de mes découvertes sur moi, avoir un avis…. etre soutenue… etre aiguillée… et justement c’est moi qui ai dit d’emblée à la psy que je ne voulais pas passer le test car je ne suis pas du tout convaincue de son efficacité et de sa viabilité (et là on entre dans un autre discours sur lequel je pourrais écrire des pages…). Et j’ai fait cette démarche dans ce sens, car partout on peut entendre et lire que le WAIS n’est jamais fait passé avant de faire un premier entretien au préalable. J’ai donc suivi le protocole. Mais si c’était pour m’entendre seulement dire: seul le test peut vous aiguiller, alors j’aurais directement pris rdv pour passer le test et c’était fait. Mais comme ce n’est pas possible…. On a vraiment l’impression qu’on vous vole vos sous (durement gagnés). Car pour moi l’entretien ce n’est pas fait pour conclure: faites le test et basta! Mais bien de conseiller…. d’aider les gens en premier à comprendre. Et apparrement, c’est tout à fait faisable sans passation. Voilà d’où vient ma colère!

        • Rainbow dit :

          Tout travail méritant salaire, et sachant qu’un bilan nécessite plusieurs heures (1h d’entretien préalable, 3 ou 4 heures de tests, 1 h d’entretien de restitution), de consulation d’abacs et de rédaction du compte rendu, 250 ou 300 euros ne me semblent pas excessifs, pas plus en tout cas qu’un restaurant gastronomique ou qu’un billet aller retour en première classe en tgv pour Paris depuis Marseille. Le hic, c’est que ce n’est pas rembousé, surtout si l’on cherche simplement à en savoir plus sur soi-même, mais la sophraplogie ne l’est pas non plus, pas plus que le yoga, la psychanalyse j’en passe et des meilleures.
          Là où je ne vous suis pas du tout c’est lorsque vous vous adressez à un centre spécialisé dans la « détection des HQI » mais que vous refusez de passez le test sous prétexte que ‘lentretien préalable était trop cher, que Mme Adda n’a pas le temps de vous recevoir alors qu’elle « se permettrait » de vous délivrer le sésame sans passer par une batterie de tests psychometriques qui ont objectivement fait leurs preuves tant scientifiquement que d’un point de vue historique dans la psychologie. Vous ne vous êtes pas tournée vers la psychanalyse ou nimporte quel psy lambda parce que vous avez bien compris que cela ne servait à rien et vous êtes tournée vers « ceux qui savent ». Alors ok, des centres comme celui de Siaud-Facchin comportent bien des défaut, ok, c’est une petite jeune qui devait vous faire passer le test, mais elles sont effectivment compétantes et bien que le premier bilan passé par mon fils n’est pas été aussi étayé que le second qu’il a passé chez un neuropsychologue du var, il a eu le mérite au moins de pointer sa précocité (même si sous-estimée) et d’insister sur ses fragilités psychologiques ainsi que ses angoisses.
          Je crois que c’est cela, le noeud de votre problème, les tests vous angoisses et vous rendent, pardonnez-moi, un peu agressive. Peut-être devriez-vous tenter dans un premier temps les tests d’entrée à Mensa? L’enjeu psychologique serait peu- être-étre moins violent pour vous…..

          • Zebrounet dit :

            Je partage entièrement ton point de vue ! Et effectivement, Mensa serait sans doute une bonne alternative :up:

          • PetLover dit :

            oui je deviens très vite agressive quand on ne comprend pas (ou on ne veut pas comprendre) ce que je cherche à dire et le pourquoi de ma colère. Je n’ai jamais dit que 250 euros c’était cher pour un test, je dis que 95 (obligatoire pour avoir accès au droit de passer le test) ça l’est et que ça ne les mérite pas. Ensuite, non, je ne suis pas d’accord. On ne va pas forcément dans un centre « spécialisé QI » pour faire les tests mais d’abord pour pouvoir parler et se sentir écouté. Mensa je connais bien et très peu pour moi. J’ai fait chez eux leur pré test il y a 12 ans et ils m’avaient conseillé de faire le test définitif. Mais je n’adhère absolument pas à leur association un peu « ghetto » grosses tètes.

            • Rainbow dit :

              Je comprends volontiers cette « rage » de ne pas être compris par les autres, mais c’est aussi souvent parce qu’on oublie qu’ils ne sont pas forcément sur la même longueur d’onde ou que leur cheminement de pensée est à des années lumières du nôtre.
              Moi aussi le côté « ghetto matheux » de Mensa ne me branche pas des masses, mais je suggérais ça comme un pis aller à ce fameux WAIS qui semble tant vous stresser.
              Quand à l’écoute psychologique, le mieux c’est de vous tourner comme l’a dit Zebrounet, vers un cabinet plus petit, en prenant soin de vous renseigner pour savoir si le ou la psy est au fait de la précocité, car c’est bien, il faut l’avouer, le parcours du combattant pour trouver « la perle rare » tant la psychologie ( et tout ce qui tourne autour) est peu encadrée en France.
              Peut-être devriez-vous vous adresser à l’ANPEIP de votre secteur (Association des Parents d’Enfants Intellectuellement Précoces) car eux pourront sans doute vous indiquer un thérapeute compétent. Toutefois, il vous faudra sans doute adhérer à l’association pour au moins une année, ce qui fait que le renseignement ne sera pas gratuit, mais au moins cet argent servira t-il à des activités ou des sorties pour les enfants EIP de votre département. De même, rencontrer de tels parents, souvent EIP eux-aussi même s’il ne s’agit évidemment pas d’une généralité, vous permettrait peut-être d’échanger vos impressions et votre vécu et ainsi d’avoir l’écoute que vous souhaitez sur ces choses qui vous tracassent. J’y ai adhéré personnellement une année, le temps de prendre les contacts qui m’intéressaient, mais j’avoue que je n’ai pas réitéré car le côté « ghetto de parents EIP » ne me plaisait pas non plus. Cela aurait peut-être été différent si j’avais nourri quelque sympathie pour quelqu’un, mais cela ne s’est pas produit et puis comme je l’ai écris un peu plus bas, je ne ressens pas particulièrement le besoin d’avoir le point de vue des autres en ce qui me concerne, je pense assez bien me connaître.
              Par contre, je regrette davantage de ne pas avoir plus souvent des échanges « In Real Life » tels que ceux que nous avons sur ce blog….

        • Zebrounet dit :

          « Moi je voulais parler de mes questionnements, de mes découvertes sur moi, avoir un avis…. etre soutenue… etre aiguillée…  »
          […]
          « Mais si c’était pour m’entendre seulement dire: seul le test peut vous aiguiller, alors j’aurais directement pris rdv pour passer le test et c’était fait. Mais comme ce n’est pas possible…. On a vraiment l’impression qu’on vous vole vos sous (durement gagnés). Car pour moi l’entretien ce n’est pas fait pour conclure: faites le test et basta! Mais bien de conseiller…. d’aider les gens en premier à comprendre. »

          OK ! (j’avais compris l’inverse ds votre 1er message !? :-? )
          Je comprends, mais encore une fois, si ce que vous vouliez était une écoute, + qu’un bilan, il aurait fallu s’adresser à qq’un d’expérience. Un psy travaillant depuis lgts avec des surdoués & étant, par conséquent, en mesure de répondre à vos attentes.
          On ne peut pas exiger de qq’un qu’il donne ce qu’il ne peut pas donner ;)

          Je m’explique : lorsque mon zébrillon était tt petit, un jour où il était malade & alors que vous veniez d’emménager ds une nvelle région, je l’ai emmené chez un médecin. Ce dernier l’examine brièvement & commence à pondre une ordonnance géante avec antibios, etc. Je l’arrête & lui explique que je ne donnerai pas ce traitement de cheval pour trois fois rien, que mon fils ne prend jamais d’antibios, mais qu’il n’est soigné – les rares fois où il n’allait pas – par homéo.
          Il me répond « Mais comment voulez-vous que je fasse, je ne suis pas homéopathe ? ». Effectivement ! J’avais été bien bête de m’adresser à un allopathe, mais surtout, je lui demandais l’impossible. Il n’avait pas appris à soigner autrement qu’avec des antibios, ma requête était donc absurde :( Mais lui n’y était pour rien finalement.

          Tout ça pour dire que si vous vouliez un psy avec de la bouteille, qui prenne le temps d’échanger avec vous, sans brandir immédiatement le test en guise de réponse, vous vous y êtes mal prise. Cette psy ne savait sans doute pas proposer d’autre solution que le bilan, tt comme le toubib ne savait pas proposer autre chose qu’une ordonnance chargée d’antibios comme remède.

  19. Giotto dit :

    « dans son bouquin que j’ai parcouru rapidement » !
    et bien voilà la réponse, vous n’avez rien compris ! On ne survole pas un tel livre on le médite, on l’analyse !
    Il est tout à fait possible de poser un diagnostic de surdoué sans test. Il faut tout simplement une grande expérience, une écoute de l’autre, et une grande intelligence.
    Comme dans tout domaine « il y a des guerres de chapelles » et je trouve INADMISSIBLE de prendre la cause des enfants précoces pour en faire un « business ».

  20. Rainbow dit :

    Personnellement, je n’ai jamais fait le test, je n’en ressens pas particulièrement le besoin. J’avoue que la curiosité me pique quelquefois quant au « chiffre » mais j’ai toujours d’autres façons d’utiliser l’argent que coûterait un tel test et les enfants sont priritaires en ce qui concerne les dépenses familiales. Il me semble que je l’ai toujours su, depuis ma plus tendre enfance et je n’en ai jamais conçu un mal-être ou au contraire une fierté quelconque. J’en ai plus souvent qu’à mon tour été frustrée dans mes rapports avec les autres, notamment enfant. Je m’adressais alors préférentiellement à des adultes, masculins si possibles car les femmes ont toujours eu plus ou moins la facheuse tendance à me taper sur les nerfs tant leurs centres d’intérets principaux ( mode et potins) m’ont toujours prodigieusement inintéressée. Lesp etites filles ne m’intéressaient pas non plus le moins du monde et j’ai toujours préféré jouer aux légo et aux plémo plutôt qu’à la poupée. Le collège et le lycée ne m’ont pas apporté plus de satisfaction en terme d’amitiés mais certains profs de sciences notamment compensaient fortement ce « manque » et je préférais essayer de leur plaire par mon travail scolaire plutôt que de plaire à mes congénères en parlant des flirts ou de maquillage. A la fac de sciences, je me suis tout de suite sentie dans mon élément « intellectuel » et je me suis fait tout plein d’amis (masculins pour la plupart) et rencontré mon mari. Nos relations amicales de la fac perdurent et son même les seules que nous entretenions. Nos autres relations intellectuelles » satisfaisantes »

    • Rainbow dit :

      Se trouvent toutes dans le cercle famillial oÙ d’un côté comme de l’autre nous avons un ingénieur en informatique, un Dr en Géologie, un polyglote (14 langues), des dr en pharmacie, des professuers de littérature, langues et histoire, un ingénieur béton…..
      Je me sens en perpétuel décalage avec les gens avec qui je travaille mais n’en conçois pas parti ulièrement d’amertume, même si c’est parfois exaspérant d’attendre que les autres comprennent ce que vous avez percuté depuis longtemps. Enfin, c’est comme ça et ce n’estcpas autrement….

      • karen dit :

        Attention, le statut social n’est pas une garantie pour faire partie des zèbres :) Je connais des ingénieurs en aéronautique qui sont de parfaits imbéciles :) Et je doute que tous les révisionnistes du FN soient HP car l’intelligence répugne à voler si bas :)

        • Zebrounet dit :

          Et à l’inverse, il y a aussi nbre de HQI chez les criminels (parfois auteurs de crimes sordides) ;)
          Les surdoués ne st pas tous ingénieurs ou docteurs, pas + qu’ils ne st tous « gentils », équilibrés & bien intentionnés :(

          • Rainbow dit :

            Certes, mais dans les cascprésent, ce n’est pas une question de statut social à mon avis, mais bien de HQI.
            Attentionaussi au fait de croire que des doctorats ou des diplômes d’ingénieur élèvent forcément le milieu social ou soient gage de hauts revenus, c’est souvent bien le contraire…..

            • pascale dit :

              c’ est amusant , cette évocation du passé : cela ressemble à mes souvenirs :-P
              pour notre part , c’ est bel et bien mon ami de fac,ingénieur et zèbre de son état , père d’ une zébrelle de 7 ans qui a évoqué pour la 1 ère fois la possibilité pour mon fils devant son mal être et après les lectures ad hoc de l’ éventualité de cette piste et c’ est parce que ma confiance en lui est grande que nous avons consulté …. Son épouse nous a appelé pour nous soutenir le jour des résultats tant le thqi a été assommant et libérateur à la fois .
              Depuis nos 2 zèbres sont toujours aussi connectés Wi-Fi dès qu’ ils se voient que leurs aïeux ! Quant à moi et mon époux , nous ignorons si notre place est en Tanzanie ou pas : papa est technicien avec parcours scolaire chaotique et dyslexie , je suis dentiste et ancienne bonne élève sans vagues ni éclats . ….

  21. Ma petite usine dit :

    Test ou pas test, that is the question !

    Pour l’instant, lors de mon dernier RDV chez la psy, nous n’avons pas évoqué le sujet..(ni pour adulte, ni pour enfant), j’ai seulement « vidé mons sac » quand à tous ces ressentis bizarres/difficultés qui pourraient être expliqués par une zébritude éventuelle, zébritude sur laquelle elle ne s’est pas vraiment prononcée (mais comme vous le disiez, à part la tester, comment savoir vraiment ?), soulignant seulement que grand nombre de parents se découvrent zébrés en découvrant la zébritude de leurs enfants.

    Mais elle m’a aussi rappelé que mes différences étaient bien réelles de par mon éducation et qu’il était impossible de les nier. Compte-tenu des boulversements intérieurs que la possibilité de zébritude a déclenché en moi-même, je reste persuadée que c’est une partie de ma personnalité, mais j’envisage beaucoup plus la zebritude comme un composante qui s’ajoute à un vécu global que comme un élément central. Comme me l’a dit la psy, j’ai un diplome « honorable » (même si on m’a dit que j’aurai pu faire mieux) et un travail interessant et donc je n’ai pas gaché mon intelligence, contrairement à certains qui se sont trouvé en situation de gâcher ce potentiel et qui a l’âge adulte peuvent en ressentir, j’imagine, une grande frustration, une grande colère ou un grand découragement. Donc, ça ne change pas grand chose à mon équilibre. Bref, si l’occasion d’être testée se présente, je le ferai, mais probablement sans trop de craintes maintenant : j’attendrai le résultat plus comme une info supplémentaire que comme une nouvelle définition de moi-même.

    Bref, il me semble que quand on souhaite écoute et conseil, le bon chemin est probablement un/une psy capable, avec qui discuter de sa vie et de ses difficultés et voir comment on peut avancer… en faisant le test ou pas, plutôt qu’un centre spécialisé qui ne considérera que cet aspect de la personnalité et de l’histoire. D’ailleurs, je suis assez curieuse de savoir comment les adultes testés en viennent au test, en dehors du cas où ils se sont trouvés des points communs avec leur enfant fraichement diagnostiqué.

    Ce que j’ai retenu de mon dernier entretien, c’est qu’il vaut mieux concentrer ses efforts sur les enfants pour qui la pièce n’est pas encore jouée. Aussi, je pense qu’à la prochaine scéance, je vais poser la question du test pour les enfants. Ca m’interesse d’autant plus que si n° 1 présente de fortes caractéristiques ( très forte sensibilité, doublé d’un amour de tout ce qui explique, sauf concernant les sujets qui pourraient être sources d’angoisse – exit du c’est pas sorcier sur le soleil , comme celui sur la civilisation maya : il n’est pas capable d’écouter sereinement une hypothese envisageant la fin du monde – trop anxieux)…. Je me suis encore égarée. Donc disais-je, si N°1 a une forte probabilité d’être concerné mais ne rencontre pour l’instant pas de problème scolaires, sa petite soeur de 5 ans et demi, qui ne semble pas particulièrement sensible, qui pose des questions mais sans plus, m’interpelle. Elle ne veut plus aller à l’école et dit s’ennuyer en maternelle et ne trouve aucun copain à son gout (ils l’enervent tous). Elle sait quasiment lire mais guerre mieux qu’à Noël : elle dit que comme elle avait compris comment ca marchait, elle ne voyait pas l’intérêt de perseverer. J’ai assez peur qu’elle s’ennuie au CP.

    Je profite de ce message pour vous remercier tous de contribuer à ce blog : je viens d’attaquer le livre de Jeanne Siaud-Facchin qui est fort intéressant, mais par vos témoignages vous parvenez à donner une image sensible et imagée (je ne sais pas si mes mots arrivent à traduire ma pensée) , de la zébritude qui est tout à fait complémentaire des informations qui se trouvent dans les livres.

    • Bridge dit :

      Bonsoir,
      J’interviens par rapport à votre « n°2 » qui s’ennuie en maternelle… je pense qu’il serait intéressant pour vous de rencontrer, en amont, le directeur ou la directrice de l’école pour discuter avec lui/elle de ce risque d’ennui pour votre enfant.
      En effet, pour avoir vécu cette situation, il me semble important que l’enfant soit bien encadré par un enseignant sensible au sujet, capable de donner du travail complémentaire à votre fille ou de lui proposer de passer quelques heures par semaine dans une classe de CE1 (notre fille a eu cette chance en math et en français).
      L’autre possibilité serait qu’elle intègre une classe double niveau, CP/CE1, voire envisager un saut de classe ? Il ne faut surtout pas laisser votre enfant s’ennuyer sinon elle ne voudra plus aller en classe.

      Nous sommes passés par ces phases et l’envie d’aller à l’école n’était plus du tout présente et occasionnait des crises de refus… Certains enfants zébrés ont besoin de beaucoup plus de « nourriture intellectuelle » que d’autres zébrés (je parle d’expérience, mes deux filles sont très différentes). Le discours créé avec l’enseignant a vraiment été positif. Et pour l’une des enseignante très réticente, la pression exercée par la psychologue scolaire et le directeur de l’école a permis à ma fille d’avoir des fiches de travail de logique/pb en plus.

      Bon courage pour la scolarité de vos enfants, et pour vous… je découvre également mon appartenance à ce groupe de « zèbres » et j’ai tout à découvrir, mais je suis un peu dans la même situation que vous : une jolie famille, un conjoint qui tient bon ;-), et une vie professionnelle à peu près épanouie… tant que l’on me propose des défis ;-))

      • Ma petite usine dit :

        Merci de votre réponse :) !

        Pour mon grand, je suis à peu près rassurée : pour son entrée en CE2, il garde sa maîtresse de CE1, qu’il adore et qui l’adore (il est curieux de tout : un vrai plaisir, dit-elle !) ! Seul bémol, ce sera pour une double niveau « dans le mauvais sens », un CE1/CE2… Mais connaissant l’exigence de la maîtresse, je ne pense pas qu’il va s’ennuyer. En plus, il semblerait qu’elle ait posé ses conditions pour le double niveau et sur les 11 élèves, elle s’est gardé au moins ses 3 meilleurs élèves (dont un enfant ayant un an d’avance, et toujours en tête de classe).

        Pour n°2, nous verrons bien : sachant que la pire des solutions est d’être dans un CP simple, mais avec comme maîtresse la mère d’une de ses petites copines depuis la crèche, qui d’une part, fut (avec bonheur) la maîtresse de CP de notre premier et que nous connaissons d’abord comme une maman de la crèche, avant de la connaitre comme instit (donc discussion plus simple, si besoin de discussion) ; La solution intermédiaire serait d’être avec une autre instit en CP/CE1 (a priori pas d’actualité) et la dernière (solution rêvée) , que la mère de la petite copine ait finalement opté pour le CP/CE1 avec sa fille et la notre ! Nous attendrons la rentrée pour le savoir ! on peut garder un peu de suspens tant qu’il n’y a pas d’angoisse.

        J’en profite pour noter que chez nous, les sauts de Grande Section/CP sont fréquents : si un élève sait lire ou bien est prêt pour apprendre, l’adaptation adéquate est proposée aux parents. Ca existe encore.

        En attendant, nous partons en vacances avec notre provision de « c’est pas sorcier » sous le bras (premier jour sans école aujourd’hui et démarrage de la journée à 8H30 par une supplication pour pouvoire regarder « un c’est pas sorcier » immédiatemetn tout de suite) et irons nous inscrire à la Bibliothèque de notre village de villegiature en arrivant !

        Bonnes vacances à tous, en espérant que ce sera pour tous l’occasion de trouver plein de sujets de curiosité à satisfaire !

    • karen dit :

      Je partage votre avis, la zébrétude reste une composante et non un élément central de la personnalité mais elle prime lorsqu’il s’agit d’expliquer tel ou tel comportement.

      Attention à votre fille, soyez à son écoute lorsqu’elle évoque son ennui car il risquera de se transformer en dégoût total. Ma fille vient de passer l’année à se faire rabaisser par son enseignante, qui voulait fermer le clapet de cette insolente dont les méchants parents passent leur temps à lui bourrer le crâne de connaissances qui ne sont pas de son âge :( La petite a développé un tel stress, une si grande anxiété que son éducatrice qui l’a eue en mai a pensé qu’elle était asperger de par ses tics nerveux. J’ai consulté une psy qui l’a évaluée , elle n’est ni aspie ni TDAH comme voulait me le faire croire son enseignante. Elle est tout simplement THQI, la psy n’en revenait pas de sa rapidité de traitement de l’information, sans compter qu’elle l’a impressionnée en définissant le terme héraut alors qu’elle lui demandait juste ce qu’était un héros (elle a eu 4 ans en mai).

      L’aventure nous a coûté 900 $, 1h d’entretien, 2h pour les tests, 1h pour le compte-rendu., 3h pour la rédaction d’un rapport de 5 pages (j’avoue que cet aspect m’a contrariée, je mets 1h pour écrire 4 pages de ma thèse en combinant les recherches etc, donc soit elle est lente, soit cupide :) Selon elle, la petite aurait pu aller plus loin que le test donc elle nous conseille de la faire tester à nouveau à 7 ans. J’irai sûrement ailleurs :) Mais je ne regrette pas cette dépense car au final, je me sens plus armée pour l’aider à se défendre contre la bêtise de ceux qui voudront la dénigrer parce qu’elle leur semble « bizarre » ou atypique. C’est vrai qu’une enfant de 4 ans qui s’exprime avec un vocabulaire très châtié (elle nous reprend si on utilise des mots familiers !) et discute du protocole de Kyoto peut déranger, j’ai aimé l’anecdote raconté par Tessa Kieboom, celle du monsieur qui accuse la mère de vouloir faire de son enfant une encyclopédie vivante alors qu’elle ne fait que répondre aux questions de son enfant. C’est ce que je vis depuis que ma fille sait parler. J’avoue avoir été gênée parfois de parler de lymphocytes T dans le bus mais elle est ainsi, avide de tout savoir et tout comprendre.

      La psy nous a conseillé de ne pas surinvestir la sphère intellectuelle pour se raviser ensuite et nous dire que le fruit ne tombe jamais loin de l’arbre et que cette avidité de connaissances lui vient de notre exemple. Il est vrai que je préfère lui faire écouter Beethoven plutôt que Star Académy, non pas parce que cela fait chic mais tout simplement parce que ce sont nos goûts naturels !

      Je n’irai pas me faire tester, je préfère également miser sur les enfants. Je veux leur apprendre avant tout à affronter la vie avec joie et courage car malgré toutes ses vicissitudes, il y aura toujours du beau en ce monde. Il y a tant de choses à découvrir et à comprendre, une vie ne suffit pas, inutile de la gâcher à s’arrêter aux mesquineries de ceux qui s’enferment dans le carcan des apparences. Je me suis toujours sentie en dehors du temps, comme si l’âme humaine était une réalité atemporelle. J’ai construit ma compréhension du monde à partir des théories philosophiques humanistes, d’où mes nombreuses déceptions. Non, les gens ne sont pas aussi passionnants et aussi complexes que les personnages de mes romans préférés. Ils ne réfléchissent peut-être pas tous aux mêmes problèmes ontologiques mais pour 10 insipides, il y aura toujours 2 ou 3 passionnés avec qui on peut se nourrir spirituellement ou intellectuellement parlant. Mon expérience m’a démontré qu’ils ne sont pas tous doctorants mais parfois de simples fermiers.

       » La réponse est dans un brin d’herbe » me disait un professeur que j’adorais. L’humilité face au savoir nous ouvre bien des portes et ce qui importe avant tout, c’est de cultiver chez nos enfants le respect de soi, des autres mais aussi le sens de la dignité humaine. Ce sont des valeurs qui m’ont aidée tout au long de mon parcours, elles m’ont été transmises par tous ces auteurs que je considérais comme des amis qui me réconfortaient quand la mesquinerie ambiante devenait trop insoutenable.

  22. jeanne dit :

    Bonjour a tous,
    Je suis moi aussi en plein questionnement sur mon éventuelle « zébritude ». Comme je l’ai lu dans de nombreux témoignages, je me suis moi aussi toujours sentie décalée, incomprise, et j’ai toujours eu de grosses difficultés avec mon entourage familial, amical et aujourd’hui professionnel, sans jamais vraiment comprendre pourquoi.
    Je suis tombée tout à fait par hasard sur des sites décrivant le HP et je me suis totalement reconnue dans les descriptions. j’ai également acheter des livres sur le sujet, qui m’ont remplie d’émotions diverses: du réconfort ( je ne suis pas seule, des solutions existent pour vivre mieux ses différences), de colère(pourquoi personne ne me l’a t il dit avant) et surtout d’une grande grande envie de savoir plus, de comprendre mieux pour me prendre en main différemment.
    Aujourd’hui je voudrais avancer , me réconcilier avec mon cerveau que j’ai si souvent voulu anesthésier, griller, débrancher, me reconstruire et me réparer, apprendre à appréhender mes particularités dans ma vie quotidienne, mon rapport aux autres, mon travail…Expliquer à mes parents qui souffrent de ne pas me comprendre.
    Je crois que le premier pas serait de passer les fameux tests , de rencontrer un psychologue spécialisé.
    J’habite en province, existe t il un listing des psychologues pouvant faire passer les tests et ayant une expérience dans le domaine?
    Dois-je envisager d’aller sur Paris pour cela?
    En vous remerciant de votre aide.

    • Bridge dit :

      Bonjour,
      Vous pouvez vous rapprocher de l’AFEP http://www.afep-asso.fr / secretariat@afep.asso.fr, ils vous donneront les coordonnées de la personne responsable de votre région qui saura le mieux vous orienter.
      Où habitez vous en province ?
      Bon courage pour vos démarches :)

  23. Dom dit :

    Bonjour,

    Et tout d’abord merci pour ce blog, riche et utile…
    Vous qui êtes depuis plus longtemps que moi dans la savane, sauriez-vous me renseigner ?
    J’ai la quarantaine, 2 enfants zèbres. Après leur avoir apporté des années de soutien, et une période de refus de voir la réalité, j’ai fini par aller le passer ce Wais. La psychologue m’a confirmé clairement qu’il était temps que j’accepte mont statut de zèbre moi aussi. Dur, après toutes ces années, de faire sa mue et d’accepter ses rayures… Pourtant les subtests sont tous très bien réussis…Tous sauf ce fichu IVT ! J’ai « foiré » (102) le code et le symbole… D’après la psy, ça serait en partie due à ma vision (lunettes et pb de fatigue oculaire). De plus l’écriture a toujours été horrible chez moi…

    Est-ce qu’un tel écart entre les 3 subtests et l’IVT ne met pas en doute le résultat final ?
    Est-il possible de repasser (dans quelques temps (après ma visite chez l’ophtalmo et mes séances de rééducation chez l’orthoptiste) uniquement le subtest IVT ? Cela me permettrait de mieux travailler mes points faibles en cas de nouvel « échec ».

    Merci d’avance de vos conseils

    • Bridge dit :

      Bonjour,
      Je me permets juste, en tant que non professionnelle, d’apporter mon témoignage.
      En effet, l’une de mes filles, reconnue zèbre THQI, a également « échoué » au test des codes (a obtenu « seulement » 101)
      Deux explications selon la psy : la récurrence de la tâche a rebuté ma fille (trop répétitif et comme les zèbres n’aiment pas tourner en rond elle s’est lassée…), et des gros problèmes d’hypermétropie (lunettes).
      Cependant, vu le comportement et les autres résultats de mon enfant (environ 145), il est incontestable qu’elle est zèbre. Et comme c’est « grâce » à elle que j’ai ensuite consulté pour ma 2ème et pour moi-même… (2 autres zèbres :) )
      Ce témoignage peut peut-être vous rassurer sur votre « zébritude ». La difficulté est maintenant « d’accepter » les résultats
      :)

      • Dom dit :

        Merci de ton message Bridge
        En effet, le plus dur est d’accepter les résultats…Pour l’instant je suis dans ma période « déni »… Mais je travaille dur pour en sortir :-x Me connaissant, c’est pas gagné… :)

        • Bridge dit :

          Je connais bien le déni, ma 1ère réaction a été de songer que la psy n’était peut être pas compétente, ou que les tests n’étaient pas les bons, ça m’avait semblé « simple » et je pensais que tout le monde était capable de faire ça, de calculer rapidement, d’observer les détails infimes …
          C’est étrange de se rendre compte qu’en fait, même du haut de mes 36 ans, j’avais la naïveté de croire que tout le monde raisonnait comme moi …
          Je parle pour moi et non pour mes filles, j’ai accepté le résultat sans pb pour elles ; :-D

          Je ne comprenais pas juste pourquoi moi j’étais dotée d’autant d’empathie et que je vivais les peines avec les autres ! La seule raison pour laquelle je me suis convaincue d’aller passer les tests, c’est parce que ma 2è a été reconnue zébrée alors que très angoissée, pas confiance en elle, pas de facilités « flagrantes » comme l’aînée… mais une vraie éponge émotionnelle, comme moi ! C’est ce coté qui qui m’a convaincue de consulter, sinon je serais toujours dans l’ignorance !
          Avec le recul, je me rends compte de pas mal de choses, et je pense que ça sera de même pour vous.
          Par exemple, j’étais un peu la seule à remarquer les détails non cohérents d’un film (tiens, il avait l’ombre en face et là elle est sur le côté), ce qui avait le don de faire rager ceux qui essayaient de suivre le film parce que je souhaitais leur expliquer les incohérences… LOL
          Je me remémore régulièrement d’autres anecdotes comme ça, et je comprends mieux… non seulement mes réactions, mais également l’exaspération de mes proches !
          Cela dit, je pense qu’il est important de considérer que nos zébrures ne sont qu’une composante de notre personnalité. Tout comme notre signe astrologique, la signification de notre prénom ou pourquoi pas l’influence des planètes en fonction des croyances de chacun :-D mais surtout, notre éducation, notre vécu, nos valeurs, bref, nous sommes un tout de ces éléments. Et il faut en prendre et en laisser !!
          Bon courage, Et surtout… bon travail :-D

      • Fleurette dit :

        Bonjour à tous.

        Ouf ça me rassure beaucoup ce que je lis ici. J’ai presque 40 ans, j’ai passé la WAIS 4 il y a peu de temps, QIT 129, et au vu de mon parcours pour la psy, il n’y a pas photo, je suis surdouée.

        Pour l’indice de vitesse de traitement, je n’ai eu que 10/19 aux symboles. La psy était étonnée de cette « lenteur » comparé à la rapidité de l’ensemble des tests, mais ne m’a rien dit de plus. Par contre une autre psychologue que j’ai contactée m’a tout de suite demandé si j’étais astigmate et si j’avais des lunettes (j’ai dit oui, de repos, pour lire ou devant l’écran). Or je ne les avais pas le jour du test!! quel dommage! d’après elle, ça fait remonter les scores.

        De plus, le post de Bridge m’apprend que ça peut aussi venir de l’hypermétropie, il s’avère que je suis aussi hypermétrope.

        Pour lIVT du code, j’ai eu 13/19.

        Bref c’est rageant de me dire que j’aurais pu avoir 130 facilement. Je sais, ce n’est qu’un point, mais quand on est perfectionniste, ça compte… ça me donne envie de repasser les tests, il parait qu’il faut attendre au moins un an, le problème c’est que je me souviendrai dans un an des questions de culture générale et que je peux facilement donner toutes les bonnes réponses à présent, donc « c’est de la triche ».

        Qu’en pensez-vous? Merci d’avance pour vos réponses.

        • Zebrounet dit :

          Je comprends parfaitement votre frustration, mais dites-vous bien que 129 ou 130, c’est idem ;)
          A savoir qu’il y a tjrs un intervalle d’erreur, & que le score (total) n’est qu’une photo d’un instant T. Si vous aviez passé ce bilan ds un mauvais jour, vous auriez peut-être eu 125, comme vous auriez pu avoir 133 avec vos lunettes ou ds un jour de gde forme & de gde détente.

          Citation du psychologue belge Jacques Grégoire, auteur des versions francophones des tests de Wechsler :
          « On s’accorde généralement pour considérer qu’un intervalle de confiance incluant 90% des résultats possibles est approprié pour la plupart des évaluation.
          Si, par exemple, un sujet a obtenu un QI total de 96 (score observé), il y a 90% de chances que son véritable niveau intellectuel (son vrai score) se situe dans l’intervalle de confiance qui s’étend de (96-5,99) à (96+5,99), c’est à dire de 90,01 à 101,99. Nous pouvons arrondir ces valeur et noter l’intervalle de confiance (90,102). »

          Je vous conseille la lecture de ce billet que j’ai publié, chose marrante (dt je me suis rendue compte en recherchant le lien), il y a pile 3 ans :-D
          http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2010/01/09/le-chiffre-rond/

  24. Chris, maman qui se questionne énormément... dit :

    Oh la la… Je ne sais comment commencer…
    C’est la deuxième fois que je visite ce blog (merci d’ailleurs! Il me semble très intéressant!) et j’y reviens aujourd’hui car une infirmière/formatrice/collègue et présidente d’une association concernant les « dys » etc m’a vivement conseillée d’aller faire « tester » mon fils de 9 ans.
    Je vais relater rapidement son histoire: Mon petit bonhomme était un bébé que l’on pouvait juger « difficile », avec des crises de colères mémorables entre 18 mois et 4 ans, une intégration scolaire plus que compliquée en maternelle (les instits en avaient un peu « bavé »…), au point qu’un médecin à bout de nerf tant mon fils hurlait dans sa salle d’attente m’avait dit qu’il fallait à tout prix que je consulte, car ce n’était pas « normal », il était « hystérique », etc. Bref! S’ensuivirent alors (moi à l’époque complètement choquée par les propos du médecin généraliste, morte d’inquiétude, et obsédée par le comportement de mon fils) prises de rendez vous avec le cmp du coin, le pédiatre, la psychologue et puis l’orthophoniste. Mon garçon en effet n’est rentré dans la parole qu’en début de cp, vers 4 ans. Soupçons d’autisme, regard fuyant, jeux « obsessionnels », dans sa bulle, etc: nous avons failli nous engager dans toute une batterie de tests (après des tests de vue, d’audition, d’épilepsie) pour diagnostiquer un éventuel trouble de la personnalité… Et puis finalement, nous avons stoppé tout ça. Mon fils avait droit à une chance après tout (je m’étais même inspirée de quelques outils de la pédagogie Montessori pour tenter de « l’éveiller ») , il commençait enfin à parler à ce moment là. Sa psy (7 ans de suivi psy pour mon fils) pense aujourd’hui qu’il était fort possible qu’il ait traversé une période dépressive que tout un contexte familial difficile pouvait aussi expliquer à l’époque… Reste cependant un certain « décalage » avec les enfants de son âge… 6 ans d’orthophoniste pour écarter aussi tout problème de dysphasie ou autres… Un retard scolaire rattrapé de manière fulgurante (il ne parlait quasiment pas à l’entrée du cp,, a appris à lire sans difficulté, l’ instit qui me disait qu’il avait beaucoup de vocabulaire et une culture générale importante: ce dont je ne m’y attendais pas vraiment…). Et puis, il a fait son petit bonhomme de chemin jusqu’en cm1 aujourd’hui, et à chaque fois, à chaque rencontre avec ses instits, des appréciations du genre: il est rêveur, distrait, perd tous ses crayons, écrit mal et trop lentement, a du mal à s’organiser, mais une intelligence fine, subtile (d’après l’orthophoniste également), beaucoup de curiosité et d’intérêt pour des sujets divers (notamment en sciences, histoire, géographie, environnement, hum, aussi jeux vidéo…). J’ai droit à un portrait d’enfant intelligent, capable de réflexions parfois « bluffantes », plein de ressources (mais les résultats scolaires ne sont pas faramineux). Bref!
    Me voilà retournant la question dans tous les sens, mon esprit qui fait des liens sur tout et je ne veux pas dire n’importe quoi, mais tout.
    Et comment j’étais petite fille? Enfant d’immigrés qui parlaient peu le français (quoique mon père est devenu très fort dans sa langue d’accueil…), et pourtant qui a su lire toute seule, 1ère de la classe en primaire, des facilités énormes sans travailler, je comprenais les leçons de français de façon quasi instantanée, parfois intuitivement, hyper sensible, comme mon fils, une conscience accrue des injustices, de l’empathie… Je ne vais pas m’éterniser… J’ai toujours plus ou moins pensé que j’avais des capacités (une mémoire d’éléphant selon des instits), mais j’ai également beaucoup souffert de me sentir différente… Des problèmes familiaux avec ma mam n’ont pas arrangé le tout avec une TS à l’âge de 17 ans… 10 années quasi de dépression. Heureusement, une rencontre, l’immense bonheur qui m’a frappé de plein fouet à la naissance de mon ainée, que je crois possédant des « facilités » aussi. Une petite dernière fille de 3 ans 1/2 et qui m’impressionne par la richesse de son vocabulaire, par sa subtilité déjà…
    Enfin voilà, témoignage un peu longuet, pas très construit (pardonnez-moi) mais tout ça pour dire que j’ai bien envie de passer ces tests de QI, de les faire passer à mes enfants, mais j’hésite aussi… Que faire? (difficulté énorme à faire des choix en ce qui me concerne …) Sont-ils contraignants? J’ai peur que ce soit « lourd » pour mon garçon. Que me conseillerez-vous? Que pensez-vous de notre histoire? Ce qui m’embête, c’est que la psy de mon fils ne m’a jamais évoqué cette possibilité, mais elle m’avait dès le départ expliqué qu’elle était plutôt dans l’analyse (type freudien) et qu’elle se méfiait de toutes ces nouvelles « étiquettes » concernant les enfants dys, etc.
    Je suis en train de me dire qu’il ne sert sans doute strictement à rien de raconter ma vie, que vous allez me dire de me rapprocher d’une association, etc, mais quelque part, voilà ma conscience quelque peu soulagée… Encore merci pour ce blog et ces commentaires très enrichissants (bien que je n’ai pas eu le courage de tout lire…)
    Chris, maman qui se prend beaucoup la tête!

    • Rainbow dit :

      A mon sens, il vaut toujours mieux savoir qu’être dans le doute. Lorsque l’on sait, le chemin semble plus clair et les solutions se profilent à l’horizon, même si cela ne simplifie pas le parcours pour autant, mais au moins les choix sont faits et les décisions prises en connaissance de cause.
      Pour ma part je crois qu’il faut absolument éviter les psy à la sauce freudienne ainsi que les Cmp pas très spécialistes du haut potentiel et s’adresser plutôt quand on en a les moyens à un psy ou un neuropsy bien au fait du sourdouement.
      Courage à vous et documentez vous vous même, ça vous permettra de répondre aux questions qui vous travaillent et qui font que vous vous prenez la tête…..

  25. Chris, maman qui se questionne énormément... dit :

    Bonjour Rainbow et merci pour votre réponse rapide!
    Oui sans doute avez-vous raison de dire qu’il vaut mieux savoir que de rester dans le doute (même si dans l’absolu, quelles certitudes pouvons-nous avoir?), mais je me demande si passer ces tests seront vraiment utiles… Je suis allée voir rapidement sur le site de Mensa, je ne sais à quoi ressemblent exactement les tests psychologiques mais j’ai essayé de faire les tests que l’asso propose. Ils ne m’ont pas semblé insurmontables mais certaines questions m’ont ennuyé gravement… Je n’ai pas tellement envie de faire subir à mon fils plusieurs heures de tests. J’ai peut-être tort.
    Vous pensez que les psy à la sauce freudienne sont à éviter et pourtant, cette psy a toujours été formidablement à l’écoute, une psy que j’ai trouvé très humaine et qui a certainement aidé mon fils, après tant d’années, à exprimer ses ressentis, à savoir prendre position, à se situer…
    En lisant tous ces témoignages, j’ai presque l’intime conviction d’être quelque peu zébrée (sinon, comment aurai-je pu obtenir mon bac, ma licence sans travailler plus que d’autres… comment aurai-je pu réussir mes 8 examens dernièrement en master, en étant maman de trois enfants, en travaillant à côté, en relisant mes cours 2 semaines avant? (j’ai repris des études récemment, dans les sc du langage)… Parler de la pluie et du beau temps avec les mamans du village m’ennuie, et certainement qu’elles me trouvent un peu « space »… Les relations sociales en effet n’ont pas toujours été mon fort, parce que très peu de monde s’intéressent aux sciences humaines, à la philosophie, à la didactique des langues et des cultures, aux langues et aux cultures, à la linguistique, aux plantes sauvages et comestibles, aux arts, à la littérature, aux problèmes de société, d’éthique, d’environnement, à l’agriculture biologique (mon compagnon produit des légumes bio, et lorsque nous sommes arrivés dans le village où nous vivons, mon dieu le regard des autres…) etc. Mes intérêts très variés (j’ai toujours eu un grand appétit de savoirs) ne font pas partie des intérêts des personnes « communes »… A mes enfants je parle d’intelligence du coeur, je parle de respect de soi et des autres, je leur souhaite de devenir ce qu’ils sont et ma plus grande peur est en effet qu’ils souffrent comme j’ai pu souffrir, mais parce qu’il n’y avait personne pour me guider… Mon père est sûrement un peu zébré aussi, (appris à jouer de la guitare, du piano, de la batterie, le français seul, est un as aux jeux d’échec, etc), ma mère qui n’est jamais allée à l’école a réussi à apprendre à lire et à écrire seule (le vietnamien langue d’origine), mon compagnon était ultra doué dans les matières qui l’intéressaient (biologie notamment), il réussit très bien ses cultures légumières, est un fin observateur de la nature qui le passionne, joue aussi aux échecs (avec son fils par ailleurs): donc avec tous ces antécédents, comment ne pas me dire que mes enfants sont peut-être des petits zèbres en puissance?
    L’utilité des tests donc? J’ai parlé hier à mon fils, je lui ai dit que quand il était petit, je m’étais beaucoup inquiétée et que c’est pour cela qu’on avait consulté psy, orthophoniste, etc. Je lui ai dit que je pensais à lui faire faire des tests pour savoir s’il était plus « intelligent » , s’il était un enfant dit « précoce »… Mon fils a retenu ses larmes tout le long, c’est que toutes ces inquiétudes passées, il les a ressenti fortement, c’est qu’il était ému de notre discussion, ému de m’entendre lui dire que je l’aimais, etc. Mais, en lui parlant, je me suis trouvée ridicule. Il m’a demandé pourquoi? à quoi ça sert de se savoir plus « intelligent » que d’autres? Pourquoi un test pour prouver qu’on est « précoce »? Ses yeux me demandaient « douterais-tu de mon intelligence? Ne serai-je pas assez intelligent à tes yeux? Et si j’étais bête? Je t’ai toujours trouvé très intelligente maman »… Purée, ça fait drôle! Je lui ai dit que je savais qu’il était un garçon intelligent, sensible et qui avait surtout ce petit plus dont je ne doutais pas, c’était son intelligence « du coeur »… Et que ce qui m’importait le plus est qu’il soit heureux.
    Donc pour en arriver où tout ce discours?
    Me voilà piégée par cette pensée dite « arborescente » ou foisonnante qui fait que j’ai tendance à m’éparpiller?
    Tout ça encore pour dire que je devrais prendre le temps de me renseigner encore, de me documenter avant de prendre une décision en concertation avec lui, avant de prendre aussi une décision en concertation avec mes autres enfants…
    Voilà voilà, j’ai encore trop parlé et comme à mon habitude, je me demande si je ne dis pas des bêtises, si l’on me comprend bien… A cette fichue confiance en soi, la plus difficile à bâtir peut-être dans toute une vie…

    Par contre, autre chose, cette pensée dite en arborescence me fait penser à internet, à ces hypertextes, qui nous permettent de faire de nombreux liens, au système des moteurs de recherche, aussi à la technique du remue-méninge, celle que j’enseigne parfois aux étudiants pour trouver des idées… C’est drôle! …Y’a-t-il des études ou des livres qui font cette analogie? je serai bien curieuse de savoir!

    • Rainbow dit :

      En ce qui concerne les tests psychométriques réalisés chez des psychologues ou neuropsychologues, il faut savoir qu’ils n’ont rien à voir avec les tests logico mathématiques de Mensa. Mes enfants, au deumeurant très différents l’un de l’autre, ont adoré passer ces tests qu’ils ont trouvé très amusants et ils étaient déçus ( et ce, à 2 ans d’intervalle) à l’idée que les tests chez le psy étaient terminés, ils en auraient bien fait davantage !
      L’utilité de ces tests, si vous et vos enfants ne ressentez pas le besoin de les passer pour vous même car vous SAVEZ déjà que vous fonctionnez différemment ( ni mieux, ni moins bien mais autrement, en arborescence et tout le bataclan) sera quand même nécessaire pour soliciter des sauts de classe si le besoin s’en fait sentir ou pour expliquer le fonctinnement bien particulier de votre progéniture à l’école. Il ne faut pas oublier que la GRANDE majorité des gens n’y comprend rien ou ne connait du haut potentiel que les stéréotypes pitoyables que cet excellent blog que je qualifierais d’utilité publique, combat au quotidien. Les tests psychométriques tels que les WIISC ou le K-ABC ne mesurent évidemment pas l’inteligence du coeur mais permettent d’aider face aux normaux pensants qui sont bien souvent « bêtes et méchants » face à la différence qu’elle soit ou non intelectuelle. Bien sur, les individus dans la norme ne sont pas tous de cet acabit, mais il suffit parfois d’une seule personne réfractaire rencontré sur sa route pour que le parcours devienne plus que difficile, qu’il s’agisse de profs, d’autres élèves, de parents d’élève ou de n’importecqui d’autre. Les tests doivent être passés chez des neuropsychologues ou des psy cliniciens , les freudiens ne feront pas passer ces tests, ce n’est ni de leur formation, ni de leur philosophie à moins qu’ils n’aient suivi un cursus scientifique et bien souvent même les décriront et entretiendront le doute en conseillant l’introspection et en mettant en cause l’éducation alors que la façon dont on a été éduqué n’a rien â voir la-dedans ( c’est comme l’homosexualité, on l’est ou on ne l’est pas, et les relations avec votre maman n’ont rien à y voir comme l’ont prouvé des décennies d’études scientifiques.

  26. A quo iça sert de savoir ?
    Je me pose encore la question , pour moi adulte de 46 ans.
    Mais pour un enfant, ça sert à le connaitre, ses points forts, ses points faibles, pour arriver à l’aider au mieux.
    Ce n’est pas pour connaitre un chiffre de QIT, mais pour connaitre ses composantes..

    Quant au fait que ce soit rébarbatif, ce n’est pas du tout ce que propose Mensa, et les enfants, quand ils sont volontaires pour les passer, trouvent ça plutôt rigolo et voudraient continuer, même après la fin…

    D’autre part, ces tests sont un échange avec la psy, ce n’est pas le bac seul derrière son bureau.
    Et ma foi, la mienne en a un super souvenir…

    L’hypertexte… j’ai fait des études d »ingénieur en informatique, à une époque où le Net ‘était pas dans les foyers… L’Hypertexte était un balbutiement, un sujet d’études… quel plaisir :-)) :-P

  27. Chris, maman qui se questionne énormément... dit :

    Merci pour vos réponses, je vais continuer à y réfléchir. Ce qui me tracasse le plus, concernant mon garçon, c’est surtout son problème avec l’écriture qui peut devenir un handicap pour lui, j’en ai peur. Le fait aussi que ce n’est pas un petit garçon « scolaire », faire des autodictées par ex l’ennuie au plus haut point, en effet, alors que discuter de l’univers, de la vie, de la mort, de la religion même, c’est incroyable mais voilà des sujets dont il est féru… Vous voyez où je veux en venir…
    Vous avez raison Rainbow de souligner que c’est un fonctionnement « différent qui caractérise les personnes à potentiels, sans parler d’intelligence ou autre. De mon côté, je suis très intéressée par la psychanalyse, d’où peut-être mon point de vue aussi et mes hésitements. Encore merci à vous!

    • anne dit :

      Bonjour Chris,
      il ne faut pas négliger l’apport des tests sur la connaissance de son enfant quand celui-ci a des difficultés.
      Je peux donner en exemple ma nièce, dont les parents se sont demandés à plusieurs reprises (tous les 2 ans) si elle n’était pas surdouée… puis ont reculé pour les tests. Il a fallu qu’ils se posent la question une 3° fois (elle était en CM2), et que je leur avoue que ce sujet m’angoissait à titre personnel, pour qu’ils se décident à faire passer le test à leur fille (son père m’ a dit ensuite que la vue de ma détresse l’avait complètement décidé à tout faire pour éviter cela à sa fille).
      Cette enfant est effectivement un petit zèbre…. mais surtout ce qu’a permis de détecter le test, c’est un problème orthoptique…. il fallait rééduquer non pas ses yeux mais son cerveau pour interpréter correctement certaines informations visuelles!!!!
      Aujourd’hui, ce petit zèbre est en 5°, toujours hyper sensible, elle a toujours certaines difficultés bien identifiées, mais elle a gagné en sérénité et elle fait une très bonne scolarité.
      Bien à vous

  28. Chris, maman qui se questionne énormément... dit :

    oh la faute… je veux parler d’hésitations…
    au plaisir de vous lire, je reviendrai pêcher des informations. En attendant, je vais contacter une neuro psychologue qui exerce par ici et lui demander plus de renseignements… voir aussi ce que me dit la psy plus « freudien »…

  29. Anonyme 4 dit :

    Hello.
    Diagnostiqué + (wais) comme ils disent sur certains forum… (drôle de carte de visite). Hier. Avec des scores moyens. Bizarre, tous ces chiffres… KO debout. A la fois évident et inacceptable. KO debout, vraiment ! Hébété. Mais :

    A l’intention de Chris, maman qui se questionne énormément… :

    Un peu KO certes, mais suffisamment lucide, ayant lu par hasard votre commentaire en levant les yeux, pour vous mettre en garde immédiatement : la psychnanalyse est une pratique délirante, sectaire et par conséquent potentiellement dangereuse. Je ne veux surtout pas lancer là une polémique. J’ai aimé les quelques témoignages et commentaires que j’ai lu sur ce site qui m’ont plutôt apaisé (car, vous l’aurez compris, j’ai quelques soucis – dont le premier est sans doute que je suis un glandeur car j’écris sur des forum au lieu de bosser). Je ne voudrais franchement pas troubler cette paix, dont j’ai besoin – mais ça, ça me regarde. Je vous donne juste mon avis. Renseignez-vous. Du Freud, j’en ai lu (3 bouquins, ce n’est pas non plus énorme, cela dit mais bon, ça donne déjà une idée de la … du… disons, discours, du bonhomme). Vous pouvez en lire (je vous donne les 3 « miens » : Psychose, névrose et perversion – apétissant n’est-ce pas ? c’est bien du Freud ! ça vous mettra tout de suite dans le bain ! -, Malaise dans la civilisation, Totem et Tabou). Mais lisez également et absolument Le livre noir de la psychanalyse (attention, c’est un livre très dur, certains témoignages sont bouleversants) . Ensuite, vous vous ferez votre avis. Autre chose : les psychanalystes se f… éperdument des surdoués. (êtes-vous homosexuel ? Votre mère ceci, votre père cela, votre copine ceci, cela, vous avez un complexe d’Oedipe non résolu etc. Voilà tout ce qu’ils savent dire et tout ce qui les intéresse. La surdouance ? Une notion scolaire, sans intérêt etc. etc. Je vous épargne le pire. Vous l’aurez compris – je sais, j’emploie trop souvent cette formule pourrie – c’est du vécu… A propos de sexualité, de perversion etc. Si vous ne savez pas ce qu’est devenue la propre fille de Freud (qu’il a donc psychanalysée lui-même), renseignez-vous, vous ne serez pas déçue. Sincèrement : n’allez pas là-dedans ! Pour vous, votre mari et vos enfants ) Pire (je poursuis mon discours, non pas bordélique comme on pourrait le croire, mais au contraire, magnifiquement arborescent ! – en fait, ça me fait ch… tous ces trucs de « surdoués » – cela dit, c’est moins malsain que Freud, je pense), pire disais-je : le fonctionnement particulier des « surdoués » fait que la psychanalyse leur est particulièrement néfaste et donc déconseillée, (précisément à cause de ce fonctionnement arborescent ultra-rapide). Je confirme et j’ajoute que j’ai également vu des gens, dont je pense qu’ils n’étaient pas surdoués, sombrer totalement suite à une psychanalyse. Une horreur. Enfin, faites vous votre propre opinion, c’est mieux. Mais ne soyez pas trop crédule quand même quant aux miracles du bon docteur Freud ! Encore une fois, Lisez le livre noir.

    Voilà voilà…
    Je retourne à mon hébétude. Prenez soin de vous et ne faites pas n’importe quoi svp !

    • Rainbow dit :

      Pour dédramatiser mais pour aller TOTALEMENT dans ton sens, il faut lire le sketch de Pierre Desproges sur la psychanalyse (je crois qu’il est quelque part sur ce blog) ou même mieux, visionner le sketch sur You Tube !

    • POK dit :

      J’ai moi aussi halluciné en lisant la Thèse de Caroline Goldman qui m’avait été conseillé comme psy pour mon fils. Elle a eu la bonne idée de publier sa thèse sur Internet et j’ai eu la bonne idée de la parcourir avant de prendre RDV. Sans être spécialiste du sujet, sa théorie psychanalytique m’a semblé totalement farfelue. En deux mots sans doute trop simplistes, mon fils était surdoué à cause de moi!
      Résultat: mon fils a vu une autre psy, comportementaliste, et il va très bien…

  30. Anonyme 4 dit :

    Mon commentaire était sans doute trop virulent. Si vous le supprimez, ou en supprimez une partie, je ne vous en voudrai pas. Je voulais juste mettre en garde cette maman. La curiosité peut parfois mener dans des endroits dangereux. Je m’excuse, je ne suis pas très rigolo !

    • Zebrounet dit :

      Non, je ne « modifie » jamais les commentaires ;) Je les valide… ou pas, mais ne les retouche pas.
      Il fallait simplement attendre que j’ai le temps de le valider :up:

  31. Caro13300 dit :

    Grâce à ma fille ainée, diagnostiquée EIP, j’ai enfin trouvé ce dont je « souffrais » depuis ma plus tendre enfance…je sais que « je le suis », mes lectures sur le sujet me le confirment, et pourtant j’ai peur de passer la porte d’un cabinet psy, peur des résultats du wisc 4, moi qui ait si peu confiance en moi…et si ces derniers ne confirment pas ce haut potentiel, que vais-je devenir? Comment vont s’expliquer cette différence ressentie depuis toujours, cette hypersensibilité émotionnelle qui me ronge, ce besoin de ne pas decevoir en se « fondant dans la masse » pour ne pas se sentir différente des autres, ces troubles obsessionnels (faire le ménage, nettoyer tout et tout le temps…), cette maladresse permanente, ce besoin de vivre dans le futur et le passé sans jamais penser au moment présent, ce cerveau qui pense tout le temps et prêt à exploser?…
    J’ai peur…et j’ai tellement envie de savoir « vraiment »…comment trouver le bon interlocuteur, celui qui « comprendra »?…

    • Suspecté de zebritude dit :

      Bonjour, si vous avez lu tous les commentaires, vous connaissez mon histoire. Sinon je peux vous assurer que j’étais un peu dans le même état que vous avant de passer les tests. je les ai passés et le soulagement de savoir enfin à été immense, salvateur.
      Passez les tests. Au pire, mais j’en doute, vous aurez un résultat négatif et vous aurez éliminé une voie vers la guérison et le mieux être. Plus probablement, vous aurez un résultat positif et vous saurez enfin.

      Ne restez pas dans le doute. Ça vous rongerais maintenant que vous entrevoyez une explication.

      Adressez-vous à une anpeip pour vous conseiller un psy spécialisé si besoin et faite ce test.

  32. Cogito ergo sum dit :

    Bonjour , je vais commencer par le début : ado révolutionnaire est très mal dans sa peau ,a 14 ans violente crise d angoisse avec une impression de folie vivant entre rêve est réalité pendant quelque année , bref suite à ça période auto mutilation sur mes bras ,tentatives suicides ( qui n était qu un appel au secours ) pas une réel volonter de mourir , au contraire . Ensuite anorexie et ensuite boulimie . Suite a tout ses symptômes j ai chercher pourquoi se mal être , avec le sentiment d être constamment seule … En tapant tout ses symptôme et des recherche sur internet me voilà peut être surdoué , bien sur je n ai pas vu Que cela mais les autres explications me sont moin favorables je l avoue mais je me suis retrouvé véritablement dans cet état d esprits que sont les Surdouée , j ai acheter le livres il i a 2 ans trop intelligent pour être heureux je l ai lu pleurer puis jeté en ças ou une personne serai amener à le découvrir . Peur des moquerie ( voilà que tu te crois surdouée maintenant ) je ne voulais pas l entendre alors j ai tout renier . Bon je vien de le racheter et je remet à pouvoir penser que peut être oui je suis pas la peut etre pas la plus nulle et que oui peut être mes valeur et ma façon d être ma lucidité me font défaut mais au au final je n ai peut être pas si tord . Envie de passer le test , le tout est de faire le premier pas n est ce pas ? Voilà mon premier .

    • pascale dit :

      « encore un petit effort  » dit papa escargot à son petit alors qu’ils montent le dernier talus qui leur découvrira la mer et leurs amis , au bout d’ une année de voyage ,saison après saison et difficultés après difficultés .
      Ce propos est tiré d’ un album du père castor que j’ ai souvent lu à mon jeune zèbre et qui reste un code familial pour dédramatiser lorsqu’ il doit affronter une épreuve angoissante pour lui .
      Alors je vous souhaite la même chose : montez , regarder derrière le talus , il y a forcément une vue qui mérite vos efforts .
      Amicalement

    • anne dit :

      j’ai commencé à me documenter et lire les livres de Arielle Adda et J.Siaud-Facchin en me cachant derrière ma nièce pour justifier leur présence dans la maison… et cela faisait au moins 6 ans que les tests Mensa m’intriguaient en sous-plan….
      Pourtant habituée des psys…Il m’a fallu du temps pour franchir la porte des tests…
      Mon père a découvert mon « score » par hasard plus d’1 an et demi après les tests… et je n’en ai jamais parlé à ma mère… ce n’est pa sla peur des moqueries… mais la peur d’une incompréhension renouvelée qui me retient….
      Savoir peut permettre de dédramatiser le passé mais cela ne peut pas l’effacer ni effacer ses traces émotionnelles.
      Savoir peut permettre d’expliquer pour pouvoir enfin se tourner vers l’avenir et exploiter sa singularité.
      Votre témoignage témoigne de beaucoup plus qu’un seul pas… alors…
      « encore un petit effort » dit papa escargot…..
      Amicalement

  33. Nanou dit :

    Tomber par hasard sur votre blog … que c’est agréable ! :roll: Suite à un Nième décrochage et une Nième remise en question de ma vie, de ce que je veux faire, de ce que je peux faire, de ce que j’ai fait, et j’en passe, je suis allée voir un psy sur conseil de mon médecin. En effet, torturée comme à mon habitude jour et nuit, j’ai éclaté en pleurs dans son cabinet … :( Me voilà donc à chercher des réponses à des questions toujours plus nombreuses depuis plusieurs mois lorsque, peut-être pour la première fois de ma vie j’ai entendu ce que ma mère me disait depuis plusieurs années sans vraiment l’entendre : sa conviction que j’étais une enfant précoce, mais sans savoir ce que ça engendre. Après avoir fait l’autruche, je me suis réellement penchée sur ce que l’on mettait derrière ce terme, et j’avoue que lorsque mon psy a utilisé le mot de « surdoué » à la place de « précoce », je me suis de suite dit que ce n’était pas pour moi, car je ne suis pas plus intelligente que les autres (imaginaire collectif, quand tu nous tiens !!!) ! J’ai pensé que pour la majorité des parents, leur enfant est le plus beau, le plus intelligent, et qu’une parole de maman est valorisante, mais peu objective. Il y a donc 2 semaines, en évitant d’en parler à nouveau à mon psy par honte et pour éviter un éventuel jugement, j’ai acheté le livre « Trop intelligent pour être heureux ». J’ai tellement honte que j’ai même caché à mon conjoint mon achat et cette lecture. Et là, ça a été une explosion de sentiments et d’émotions, de réflexions, de mise en relief avec mon passé, ma vie présente, mes proches et comme votre post l’indique un torrent de doutes : est-ce que me faire tester peut-être utile ? Est-ce que je peux en parler directement à mon psy sans qu’il se dise que je suis ridicule ? Est-ce que je me transferts dans ce que j’ai lu pour me rassurer ou bien est-ce réellement une des preuves que je serais alors « surdouée », moi qui suis autant à côté de la plaque à certains moments ? Tout ça pour dire que je me retrouve vraiment dans ce que vous avez exprimé, car j’ai besoin qu’une personne extérieure pose clairement les choses et en même temps j’ai peur de me tromper et que ce soit un échec, voir une humiliation : comment ai-je pu envisager un seul instant que je puisse être un de ces « zèbre » ? Enfin voilà, je voulais vous remercier de mettre des mots sur ce que je vis et de le comprendre. J’espère vraiment réussir à trouver comment éclairer mon intuition, bien que cela reste difficile à aborder … il faut simplement que je lutte pour ne pas fuir cela afin de rechercher la facilité (continuer à se fondre dans la masse sans jamais réellement y arriver ) et que j’aille jusqu’au bout :roll:

  34. fred dit :

    salut a tous d avance desole pr les fautes ecrire n a jamais ete mon truc; je n est pas d enfant j ai 35 ans de galere derriere moi et me vois ravis de vous entendre tous. je viens aujourd hui meme de me confronter a ma reel personnalite le sachant depuis bien longtemps et ayant comme tous enfouis cette nature qui est mienne ce decalage avec les autres suffisament profond pr que personne ne la vois(mais on peu mentir au autres mais pas a sois meme).et puis je vous trouve, enfin j ai le courage de dire stop. parcours scolaire lamentable, education qui ne collais pas a mes attentes, vie sentimentale allant dechecs en echecs et ce n est rien de le dire tout etais decuple puissance dix a ce sujet et encore aujourd hui, et miraculeusement depuis que j ai arrete les cigarettes qui font rire je me surprant a lire des livres et pas n importe quoi de la physique quantique a la cosmologie la relativite etc..ce qui ma toujours passionne mais que je n avait jamais ose ne serais ce que survole.(et oui je suis chef de chantier plombier,sur c est un beau metier)et grasse a vous et aussi une longue reflexion de mon insignifiante existance je decide de devenir l homme que je suis vraiment. mais voila pour tout vous dire j ai un peu peur du test et de sont resultat meme si j en avait deja fait un a la tele ouais je sais c est pas une reference. Je craint d etre decus et en meme temp je l attend avec impatience. en tout cas je tenais a vous remercier car de parcourir ces pages ainsi que celle d autre site ma conforte dans ma decision et pour le coup et de tout coeur je vous embrasse tres fort.

    • Il n’est jamais trop tard pour devenir celui que l’on est, celui que l’on souhaite être.
      Bon cheminement…

      • fred dit :

        merci cehval a rayure je n en suis qu au debut d ailleur l assurance et la determination que je rescent me fait terriblement peur car je n est jamais connus ca auparavant pour ce sujet dumoins . je pense que j aurais besoin de revenir ici souvent avant le test mais aussi apres et si jamais qlq un sens l envi de me conseiller ou de me soutenir je suis preneur !!

  35. fred dit :

    bonjour a tous, je suis en train de lire le livre de monique de kermadec l adulte surdoué . j en suis au chapitre du faux self et je doit dire que j appréhende. étant partie au début pour faire le test pensant que cela me serait bénéfique pour me révéler ou plutot me relever(pour peu que je sois un zèbre et pas un ane), je m aperçois que la tache s avère etre beaucoup plus ardue. je savais que je m étais voilé la face pour le bien commun mais la il y a peu etre plus de boulot que prévus ou pas d ailleurs. car j éspère quand meme ne pas mettre trompé a ce point mais ça je ne pourrait le savoir qu en allant consulter. en bref je voulais savoir comment cette déconstruction bien que nécessaire c etait passé pour vous et a tous ceux qui souhaiteront me repondre je les en remercie d avance.

  36. Aimée dit :

    Bonjour, merci pour ton site. merci merci merci
    J’ai passé le test wais et comme c’est tres heterogene (ecart de 34 pts entre 2 resultats) ma psy n’a pas voulu me donner son avis si oui ou non je suis hp.
    J’AI BESOIN DE SAVOIR pour enfin accepter que je suis pas tordue mais juste differente.
    j’ai vu dans un des commentaires kon te parlait d’une psy qui n’a pas besoin des tests pour detecter un hp.
    est-ce possible d’avoir ses coordonnees ?
    ce message n’est pas nessecairement a mettre en ligne. tu peux aussi me repondre en privé.
    je te remercie de ta reponse meme si tu ne peux me donner ses coord.
    amicalement

  37. fred dit :

    Bonsoir a vous si quelqu’un regarde encore ces pages.Je désespère qu’il y en ais;j essaye en vain de trouver des gens a qui m adresser;je me suis inscrit sur un site (Z C) pour discuter avec d’autres personnes ; pour changer d’air comme ont pourrais dire . J’en ais besoin , j ai fait la démarche d aller a cogito z et de passer le test (début fevrier seulement) ça n’a pas été simple croyez moi , et comme je ne suis pas très bon en informatique j ai quand mème reussi a m inscrire mais n arrive pas a communiquer a cause du mot de passe que j ai pourtant correctement rentré mais qui ne veut rien savoir . Alors je me tourne vers vous une fois de plus pour exprimer mon « mal ètre  » j en est assé. au finale il n y as pas tant de personnes que ça a qui je peu parler de tout ça ou elles sont occupées ce que je conçoit parfaitement . Voila,j aimerais vous voir plus souvent parcourir vos discutions et y participer mais je ne vois pas ou il n y as qu’ici ou c’est simple ; ou l’on puisse posé les choses sans rentrer un mot de passe voir deux merci pour ce site encore une fois .

    • Zebrounet dit :

      Je suis heureuse que mon blog soit pour vous un lieu où vous puissiez partager à propos du surdouement :)

      Pour les questions de perte de mot de passe, sur tout forum, il est possible de se le faire renvoyer (ou de réinitialiser) par e-mail. Rien n’est jamais définitivement perdu donc ! ;) Il vous suffit, lors du panneau d’identification de cliquer sur « Mot de passe perdu » :up:

      Sinon, ZC a aussi un groupe sur FaceBopk (groupe que je gère & dont je valide les entrées :) ) -> http://www.facebook.com/groups/zebrascrossing/

      • fred dit :

        :) merci beaucoup zebrounet, mais j ai réelement la poisse avec ces trucs. Au travail il hallucine car quand je m’en sers ça bug et quand c’est un autre ça marche tout en faisant exactement pareille . meme chose pour les tel portables ou bien une montre a quarts(elle s arrete quand je la porte ), OH NON EN PLUS D ETRE POTENTIELLEMENT UN ZEBRE J SUIS AUSSI UN MUTANT !!!! mais merci quand meme je vais persévérer ! :hypno:

        • Bridge dit :

          Alors pour la peine je suis obligée d’intervenir…
          Les montres… ah ces objets potentiellement utiles !
          Ado j’en ai porté pas mal et mes proches hallucinaient quand les aiguilles tournaient à l’envers ! Si si ! Je le dis avec beaucoup d’humour car j’ai encore du mal à le croire … mais j’y étais ! lol
          Et pour répondre à la question non posée : je n’ai jamais bu ni fumé de substances hallucillogènes lol.

          Quant aux tél portables, ils me causaient des maux de tête quand je restais plus d’1/2h en ligne, mais j’ai découvert que c’était lié à une hypersensibilité aux ondes … j’ai donc changé de tél portable pour en prendre un avec un DAS très faible.
          Je découvre donc que je ne suis pas seule mutante !!

          • fred dit :

            bonsoir a tous ! je viens de lire cette réponse et suis réelement ravis de savoir qu ils y en a d’ autres(bien que je ne souhaite pas de malheurs a autruis) je savais qu il y avait eu des etudes sur l hypersensibilité aux ondes ce qui m avais rassuré sur mon état.et donc bridge je confirme,tu n’est pas seule pour te donner un autre exemple quand je passe a proximité d une ligne a haute tension voir en dessous je ressent une sensation trés étrange comme du magnétisme sauf que cela me fait presque tourner de l’oeil !!! et dans ces cas là je doit m’éloigner au plus vite.je suis pour le coup ravis d’avoir pus parler de ça et merci pour tout(encore une fois).

            • fred dit :

              et pardon pour le tutoiementc’est l euphorie du moment !!

            • Enidan dit :

              Bonjour à vous tous,

              avec délai pour ce message… moi aussi je dérègle les montres (et autres machines lorsque je stresse?) Je suis capable également de me coller de la monnaie et même une cuillère sur le front entre les sourcils. (ma fille aussi) :?: Mais on ne le fait pas trop en public.

              Puis, nous sommes possiblement une petite famille de zèbres, également. :) (mais seule notre fille aînée à passer le test pour pouvoir aller à l’école un peu plus tôt= dérogation.) Pour notre garçon, je n’ai pas osé le faire évaluer car je ne voulais pas qu’il soit trop petit « physiquement » par rapport aux autres. (prévenir l’intimidation?)

              Mon mari a sauté deux années en cours de scolarisation. Il est passé du système français au système canadien (québécois). Mais il en a bavé au niveau de l’intégration « sociale » passant d’un milieu « protégé » à un milieu un peu plus « dur ». (aïe!) Il s’est plus amusé en dehors de l’école et a toujours eu des fréquentations avec des personnes plus âgées que lui. Il est doué en musique mais aussi au niveau manuelle. (perfectionniste) Puis pour moi, eh bien, je viens juste de le réaliser.

              C’est comique comment on peut se sentir différent des autres une bonne partie de sa vie et sur ce blog tellement semblable… (lol!) Je n’y suis pas trop habituée. J’espère toutefois qu’il n’y aura pas un lion pour nous mordre une fesse! (comme Marty, le zèbre dans Madagascar)

              En terminant, notre garçon se sent un peu seul… Il me demande parfois mais ils sont où les autres comme nous? En attendant, il joue de la guitare électrique et espère en trouver un peu plus dans sa prochaine école. Je me sens un peu coupable car présentement, je me suis isolée afin d’essayer de comprendre pourquoi je ne suis pas aussi emballée par le vie.

              Merci d’avoir osé créer ce lieu…
              Cela fait du bien même de l’autre côté de l’océan. :)

  38. Catherine dit :

    Bonjour, je découvre ce blog suite à mes recherches sur les « zèbres » expression que j’ai découverte dans psychologie magazine, j’ai d’ailleurs très envie d’acheter le livre « Trop intelligent pour être heureux » et en même temps je me dis à quoi ça sert de remuer le couteau dans la plaie. Mes études ce sont arrêtées au Bac, mon travail ne me passionne pas. Je n’ai pas passé de test QI officiels, mais il y a environ 10 ans je me suis amusée mais très sérieusement à faire les test de l’émission « QI le grand test » j’avais eu un resultat de 134 (chiffre qui correspondait à la moyenne du groupe des étudiants, à savoir qu’ils avaient fait différents groupes selon certaines catégories professionnelle ou autres) j’en ai déduit que tous les étudiants avait un très bon QI et que moi j’avais raté ma vie. j’ai souvent du mal à comprendre les autres et en même temps j’arrive à lire en eux à ressentir ce qu’ils sont et parfois je préfererais ne pas me rendre compte de certaines choses. On m’a souvent dit que j’avais un caractère alambiqué, dès que j’ai un projet en tête j’ai l’impression de passer en mode accéléré etc… dès qu’il y a un problème il faut que je le solutionne vite c’est comme ça dans ma vie personnelle et ma vie professionnelle, au Lycée quand on avait 4 heures pour faire un devoir je le faisais en 1 h 30 si la matière m’interressait, tout le problème est qu’il faut que ça m’intérresse et pourtant j’ai souvent l’impression que je suis inculte. Je vais arrêter mes élucubrations, j’envie ce qui trouvent leur chemin et la chance qu’à petit zèbre d’avoir des parents qui ont su le découvrir … Si vous avez des pistes pour m’aider je suis prenante.

    • fred dit :

      bonsoir Catherine,pour moi la seule piste que l’on doit suivre a mon sens,c’est la petite voie qui nous parle interieurement et qui dit que l’on doit faire ce que l’on semble nécessaire. ce n’est juste que mon avis qui n’est pas forcément de bon conseil mais pour le coup, moi c’est ce que j’essaye de retrouver;(les choses que l’on sais avoir tardé a s’avouer,par crainte,par incertitude ou par peur tout simplement)ce que l’on met de coté finis toujours par resurgir tot ou tard (encore une fois ce n’est que mon opinion)j’éspère que ça ira pour vous comme pour tout ceux qui sont comme nous, dans le doute perpétuel.

  39. Chris dit :

    Bonjour,
    merci beaucoup pour toutes ces infos et pour la passion avec laquelle vous l’animez.
    Je me suis découverte zébrée grâce à la lecture de différents ouvrages, dont « Je pense trop » de Christel Petitcollin, qui est assez rarement mentionné. Je cherche un psy compétent en région lyonnaise, non pour passer un test, mais pour m’accompagner. Je n’ai pas envie pour l’instant de passer par l’une des associations locales. Pouvez-vous m’aider ?
    Merci par avance.

  40. Circé dit :

    Bonsoir!

    Depuis trois jour je dévore littéralement les blogs/sites/articles que je peux trouver concernant le « syndrome de précocité », ou les zèbres.. J’ai même été faire un tour du coté de MENSA -je garde par ailleurs une certaine réserve quant à leur groupe-.

    Bref, tout a commencé quant mon compagnon, persuadé que je n’étais pas « normale », s’est mis en tête de me chercher une « maladie ». Mercredi dernier, un « JE SAIS!!!! TU SOUFFRES DE PRÉCOCITÉ!!! » m’a sortie de mes tentatives désespérées pour comprendre un phénomène de coalescence…. D’abord blasée, j’ai accepté de me renseigner, afin de lui donner satisfaction et par preuve de bonne volonté. Finalement intriguée, puis très rapidement touchée par beaucoup de témoignages, j’ai pris la décision de franchir le pas, et donc le test.

    Mais là je m’interroge, comment trouver le « bon psy' » ? Y a-t-il un annuaire des spécialistes en france ? (j’ai cherché sans résultats) Je suis actuellement en Haute-Garonne, sur Toulouse.. donc si l’un/l’une d’entre vous aviez un contact, je suis preneuse !
    De mon coté j’ai interrogé un de mes amis, psy justement. Il est mitigé. A son sens j’entre parfaitement dans le cadre, mais je ne colle pas avec un profil de problème d’intégration, ou de dialogue, ou encore social, pour résumer d’Asperger. Du coup, j’ai encore plus de doutes, tous les zebres sont-ils qualifiés d’Asperger ?
    -à la décharge de mon ami, il m’a avoué avoir une grosse représentation de ce que/qui je suis, et donc n’être pas forcement compétent me concernant!-

    Bref, test, pas test…mais surtout avec qui ?

    • Chrodegang dit :

      Bonjour Circé,
      non non et non, tous les surdoués n’ont pas de soucis du côté de l’intégration sociale, heureusement! J’en connais qui ont de gros cercles d’amis qui gravitent autour d’eux, qui sont des chefs-nés, qui font la fête trois fois par semaine même quand ce n’est plus de leur âge. Il faut vraiment les titiller pour qu’ils acceptent d’avouer qu’ils se sentent seuls malgré tout et encore, ce n’est pas le cas de tous. Le souci d’intégration est fréquent mais pas central au diagnostic.

      Bon courage!

      • Circé dit :

        Après de nouvelles lectures, de nouveaux témoignages… oui, c’est finalement ce qui m’est apparue (je dois être un peu du genre de votre ami, mais c’est peut être encore de mon âge :smile: ).

        Quoiqu’il en soit merci pour votre réponse, qui ne fait que confirmer!

        De mon coté, faute d’avoir trouvé concernant les adultes, j’ai finalement pris contact avec l’ANPEIP du Tarn-et Garonne, même si il ne s’occupe en principe que des enfants et adolescents, je suppose, et j’espère, qu’ils sauront me conseiller…

        • pascale dit :

          je confirme : mon zèbre de 8 ans est super fort en relations sociales ( comme si il s’ agissait d’ une matière): plein de copains depuis la maternelle , capacité de fonctionner en groupe , délégué de classe , décrit comme bon camarade et des  » fiancées » admiratives mais en même temps si il s’ est construit un self adapté aux relations scolaires ,il le fait de façon volontaire et analytique et se sent seul au milieu de la foule , ça c’est ce qu’ il nous exprime quand il veut bien se confier .Pour le moment il n’ a pas trouvé LE copain ou L’ ami avec lequel on est vraiment soi même :oops:

      • fred dit :

        bonsoir Circé,toujours dans l hypothese ou je serais zébré,je confirme que meme trés entouré et ayant un poste d encadrement de chantier le sentiment d etre seul est récurrent.le test est,a mon sens nécessaire pour savoir exactement ce qu il en est. Pour ma part je m’aperçois qu il y auras du boulot dérrière mais ça c’est tout a fait personnel;(chacun vois midi a ça porte comme ont dit). j en saurais plus après fevrier . bon cheminement circé la route est peu etre longue mais je crois que ça vaut le coup !

        • Circé dit :

          En effet, test effectué avec une psy (conseillée par l’ANPIEP justement), en trois séances, « statut » de THQI confirmé… Dans le même temps j’ai fait un test MENSA (qui n’a vraiment pas grand chose à voir, hyper axé mathématique), et confirmé également.

          Du coup je n’ai pas vraiment de recul sur l’évènement (résultats reçus il y a 15 jours), mais je sens poindre comme un sentiment d’équilibre, et quoiqu’il en soit, même si cela me surprend encore, je me sens effectivement « rassurée ». Moi qui m’était construite en arguant d’une différence que j’assumais, finalement je me retrouve bien aise d’avoir un soupçon d’explication sur cette fameuse différence.

          Rien que pour ça, je ne saurai que trop le conseiller à tous (de passer le test!).

          Et pour tous ceux qui cherchent dans leur région, demandez conseils auprès des associations (ANPEIP, AFEP …)! Ils vont donneront sans doute les adresses des psy, et quitte à aller en voir un, autant qu’il soit un minimum au courant, concernant la précocité.

  41. Zoran dit :

    Bonjour,
    Je n’ai pas fait le test officiel qui évalue au point près « l’intelligence » (oui, vous pouvez y lire une pointe d’ironie), j’ai été détecté hp par des psychiatres à différentes époque de ma vie, des tests cliniques donc. Aujourd’hui la (mauvaise) médecine a tendance a s’en remettre aux machines pour établir des diagnostics, il ne serait donc pas étonnant que dans l’avenir l’évaluation du potentiel intellectuel s’affranchisse paradoxalement de l’élément subjectif de l’analyse, autrement dit l’analysant lui-même, son maillon faible. Ici les chiffres parlent plus que les individus, il s’agit d’obtenir plus de 130 ou 135, voire plus de 145 pour les plus ambitieux. On ne se fait plus une idée sur pièce, mais sur un score, pas de doute nous somme bien dans une époque compétitive, où la personne testée se réjouit d’être « surdouée ». Personnellement je trouve cela très curieux, les deux thp et hp que je connais (de mon cercle familial et amical) et moi, nous avons tous la conviction de vivre une malédiction , un enfermement dont on ne sortira jamais, il n’y a vraiment aucune joie à être hp, même quand on a la chance comme je l’ai, d’avoir un métier adapté a ce qu’on est.
    Lire les gens, les situations instantanément sans faire usage de réflexion, c’est être dans un espace où l’on est seul, où l’intersubjectivité est toujours problématique. J’aurai préféré de loin passer par les mêmes tâtonnements, connaître les joies des progrès durement acquis, les errances solitaires qui débouchent vers des lieux peuplés. Et pas cette brutalité permanente qui surgit n’importe quand, n’importe comment et isole des autres.
    Alors a ceux qui ont « raté » le test, réjouissez-vous, la vie vous tend les bras !

  42. Mélanie dit :

    Bonsoir,
    J’ai lu avec intérêt l’article principal et quelques-uns des commentaires (y en a bcp!) :-P Effectivement, je trouve qu’il est indispensable de passer le test pour pouvoir éliminer l’infime minuscule doute qui nous taraude depuis si longtemps! Personnellement, j’y ai réfléchis pendant environ 2 ans avant de me résoudre car je me trouvais quand même pompeuse. Il a fallu que j’attende le truc qui m’a fait me dire: « Ca cloche, je dois faire quelque chose! » J’ai pris mon téléphone et j’ai appelé 2 psy pour un premier RV et seulement parler de ce décalage. Avec ds l’idée de passer ce test. D’ailleurs dans les pages jaunes il était indiqué qu’ils le pratiquaient tous les 2. Ce n’était bien sûr pas un hasard. Puis l’une des deux après un bref échange m’a demandé si j’avais déjà passé des tests de précocité. J’ai répondu non. Elle m’a donné un RV et un livre à lire « trop intelligent pour être heureux ». J’ai passé le test et je ne doute plus. De ce que je suis, de ce que je ressens et de la légitimité de mes sentiments et émotions. Je ne doute plus de mon mode de raisonnement, de ma large vision des choses… De ce côté-là c’est reposant. Je peux m’imposer comme je suis. Mais aujourd’hui: je suis taraudée quant à la voie que je vais suivre. Je veux exploiter mon potentiel intellectuel et non pas me contenter de me dire « je suis une tronche! » Donc je vais mettre en place les stratégies nécessaires à la maîtrise de mon cerveau et surtout de ma mémoire que j’ai étouffé, par peur de ne pas réussir à me rappeler malgré mes efforts. Je ne sais pas m’en servir. Je vais développer ce don que la Nature m’a donné. Je vais me rapprocher de ce que Jeanne S.-F. décrit comme étant des surdoués répondant aux clichés des surdoués (ceux qui réussissent) Mais le hic: comment trouver ma voie? Où me diriger? Continuer ma profession mais y a pas de boulot dans cette branche (insertion professionnelle et je suis au chômage)? Changer de métier et encore tout reprendre à zéro? Je suis animée par un objectif qui est de lutter de façon très active pour une cause qui me tient particulièrement à cœur. Par quel bout m’y prendre?
    Pfff, ça tourne, ça tourne, ça tourne! Je sature de toutes ses interrogations. Je veux aller vite car j’ai l’impression d’avoir déjà perdu beaucoup de temps. J’ai 30 ans et je n’ai rien fait à part un enfant.

    • fred dit :

      Bonjour mélanie, je me permet un petit commentaire en rapport au votre et par rapport a ma situation;perso ce qui me passione c’est les sciences astro physique,cosmologie , quantique…bien loin de ma profession(chef de chantier) j ai decidé de me prendre par la main tout seul comme un grand, j ai lus tout d’abord des ouvrages de »vulgarisations » sur différent sujets(passionnant) puis voyant que j’arrive au bout j’ai decidé de creuser le vaste sujet qui m’intéresse (physique quantique)pour cela et au vus de l’ampleur de la tache et du niveau de mes connaissances très restreintes sur le sujet,je doit reprendre au niveau mécanique classique,mécanique newtonienne,algèbre,pour accéder a un premier livre dit « le cohen »qui me permettra de commencer qlq chose de plus serieux . Tous ça pour dire (de ma modeste fenetre)que qlqe soit ce que vous avez envie de faire,prenez
      votre temps;qoi qu’il en soit au stade ou nous en sommes nous avons deja beaucoup de chance de pouvoir nous axer sur des choix qui nous conviennent et surtout qui nous passionnent,voilà et bon courage pour le reste.

      • erial dit :

        Ah…. le « Cohen-Tannoudji »!!! J’avais ADORE étudier ce livre!!! Vous verrez, il est vraiment très agréable à lire, un régal!!! :) En vous souhaitant une bonne lecture… ;)

    • Circé dit :

      Bonsoir Mélanie!

      De mon coté, et ce avant de « découvrir ma zebritude » (cf message précédents, j’ai passé le cap, et les tests, avec psy et MENSA histoire de voir, positif, très, les deux), n’était pas satisfaite de mon train-train quotidien, j’ai décidé de reprendre mes études il y a 2 ans… J’avais alors 32ans, un master en génétique dont je ne faisais rien -étant réceptionniste dans un hotel, cherchez l’erreur-, et une accumulation de petits jobs.

      Résultat, je termine mon (second) master en écotox dans quelques mois, et je vais sans doute faire une thèse, ou passer les concours d’ingénieurs de recherche.

      Bref, tout ce blabla pour dire qu’il n’est JAMAIS trop tard pour entreprendre quoique ce soit. Et que RIEN, n’est une perte de temps (encore moins faire un enfant parait-il). Vous trouverez forcement une, voir plein de voies qui vous conviennent. Personnellement je ne suis pas contre l’idée de me spécialiser encore sur autre chose (énième master ?), toujours dans le domaine de la bio, ma prédilection… Et je ne vois pas ce qui m’en empêcherait même passé 40ans.

      • Sany Meï dit :

        c’est très juste..découvrir en douance à l’age « adulte », c’est aussi se sentir soudain « boosté » pour avancer ds des domaines auxquels on aurait pas songé…se sentir soudain « légitime » ds son envie de mouvement, d’enrichissement intellectuel…comme circé j’ai avec la « decouverte », repris des études (enfin en même temps pour etre precis), et passé le bac que je ‘n avais jamais eu a 32 ans…puis un DEUST en metiers de documentation, (juste pour le plaisir car aucuns débouchés..)puis travaillé en cdd puis cdi suite a un concours interne reussi très peu de tps apres…bien sur la vie en va autrement et j’ai du abandonner mon poste (inaptitude a cause du SA.découvert en même temps..)..mais aujourd’hui a pres de 40 ans, je vais reprendre des etudes, reorienter ma vie encore, et encore, parce que j’aime ca, et je me sens » capable »….(en ayant fais cette année une pause bébé, (je vais accoucher ds moins de 2 mois) pour une tite 4è très attendue et inesperée)…..ben je me dis, totu vaut la peine, bien sur…le test, cette découverte est un fabuleux coup, de booster pour qui se sent « ilegitime » ds sa vie….tout est possible avec de la gnake et u peu de confiance en soi, peu importe l’age. 8)

      • mensouviensplus oups dit :

        si cela vous intérresse ,je peux vous donner le nom de ma psychologue clinicienne qui est tres spécialisée dans ce domaine ,

  43. mensouviensplus oups dit :

    bonjour
    si je peux rajouter mon avis et mon expérience personnelle
    pour ma part, j’ai quasi 52 ans et je savais etre surdoué 2 ans d’avance jusqu’en seconde medecine du premier coup j’ai appris 3 ou 4 métier sur le tas a coté de ma propre spécialité
    mais je ne m’autorisais pas à le reconnaitre
    enfin j’ai au moins deux enfants sur 4 avec le meme profil incompréhensible pour ma femme par exemple
    (meme si les deux autres sont plus adaptés à la norme sociale et travaillent bien voir mieux en classe)
    le test de qu m’a montré la problématique sous jacente avec un qi au plafond sur le plan verbal mais le qi performance a 30 points en dessous en raison d’une dyspraxie visuo spatiale passée inapercue dans une famille ou tout le monde fonctionnait quasi à l’identique!!
    de ce fait ,le qi révele surtout un mode de fonctionnement puisqu’il interroge différentes habiletés mentales et il peut permettre justement de faire des diagnostics d’handicap sous jacents faisant souffrir la personne porteuse de ce trouble spécifique d’apprentissage qui de nos jours peut se faire remédier vers 6-7 ans car on compte jusqu’à 25% de dys-(lexie,praxie,calculie ,etc) chez les hqi
    d’ou pour moi l’utilité de faire le qi non pour se gargariser du niveau atteint mais pour savoir si on fonctionne avec un mode linéaire avec un qi performance du meme niveau ou en large retrait.
    autant le qi verbal ne peut etre franchement amélioré sauf en cas d’inhibition intellectuelle profonde voir de dépression sous jacente autant en travaillant les habiletés necessaires à la réalisation du qi performances en cas de distorsion importante QI V > QI perfor
    on peut améliorer la mémoire de travail ,la qualité de l’encodage de mémoire ,les stratégies visuelles, etc
    donc ce n’est absolument pas inutile de faire ce test qui est un équivalent de prise de température du cerveau humain,et si on est en dérapage permanent, cela permet de rectifier la barre.
    je fais une remédiation depuis bientot 2 ans et je sens enfin un bénéfice dans ma vie quotidienne (et ce n’est pas torop tot!!)
    la psychologue m’as raconté qu’elle suivait deux artistes dans la meme configuration que moi avec QIV>>qip et qui en étaient réduites à survivre avec l’allocation adultes handicapés
    c’est dire qu’il s’agit d’un handicap lourd à vivreparfois s’il est diagnostiqué tardivement!! :-?
    pour moi en médecine questionnement égale vérification de l’hypothése
    aprés on parle d’autre chose si on s’est gouré
    au moins on sait ou on en est!!!
    ps:meme si j’ai mis 1 an et demi à me décider… :-D

    • Envolee dit :

      Bonjour,

      Il me semble que j’ai un profil très proche (icv au plafond, irp 35 points en-deça) mais sans diagnostic de dyspraxie posé par le psy (il faut dire que j’attends encore le rapport écrit…). Votre psy a-t-elle pris en compte d’autres éléments que le qi pour poser le diagnostic ?

      Et surtout, pourriez-vous en dire plus sur la « remédiation » que vous pratiquez ? Merci !

      Ca m’intéresse, parce que, dyspraxique ou pas, surdouée ou pas, des fois je me sens tellement bête, pire, complètement perdue ;)
      Par exemple face à un plan (comme une poule devant un couteau), ou à certains problèmes « logiques » (or ça m’arrive souvent dans mon métier). Je pense que j’ai mis en place toute une artillerie de compensation (extérieurement tout va bien… et les gens tombent des nues en me découvrant parfois incapable de certaines choses si simples), mais je l’ai fait inconsciemment et maintenant j’ai du mal à identifier ces stratégies (or les repérer me permettrait de redresser la barre, plutôt que de doubler le biais pour essayer de retomber sur mes pattes).

  44. isa dit :

    bonsoir
    dans l’attente du résultat de mon test (dans trois jours…) je me promène sur la toile et découvre votre blog que je reviendrai lire avec grand plaisir :)
    Isabelle

  45. abou dit :

    La semaine dernière, je ne connaissais pas le terme «zèbre» autrement que pour parler d’un équidé à rayures… Je regardais un documentaire sur Youtube sur les pouvoirs parapsychiques, ce qui m’a amenée ensuite à visionner un documentaire sur les enfants surdoués (cherchez le lien…). Je croyais trouver un truc concernant des gamins de de 13 ans et demi avec des doctorats en astro-physique, mais j’ai été surprise de constater la description réelle d’un enfant surdoué, et j’ai ensuite fait une recherche google, comme à chaque fois qu’un sujet m’intéresse et que je veux l’approfondir (c’est à dire tout le temps), et j’ai découvert des sites parlant de l’adulte surdoué, ce fameux «zèbre». En lisant la description, que ce soit au niveau du mode de pensée, et au niveau émotionnel (faible estime de soi, curiosité exacerbée, hypersensibilité etc.), je me suis reconnue. Ayant toujours été plutôt dans mon monde, je mettais ça sur le compte de l’esprit artistique, c’est ce que ma mère m’a toujours dit, mais je parvenais difficilement à comprendre pourquoi et surtout comment expliquer cette impression de vivre constamment dans ma tête. Des trucs que j’ai souvent dit : «J’ai l’impression de vivre davantage à l’intérieur de moi que dans le monde réel» «Je voudrais pouvoir déposer mon cerveau quelque part et l’oublier.»

    Depuis, je lis des tas de trucs sur le net concernant la surdouance, je coupe mes recherches en utilisant plutôt des termes comme «vivre dans sa tête» «pensée arborescente» etc, tout pour pas utiliser le terme surdouance afin de trouver quelque chose d’autre qui expliquerait cette manière d’être. Mais la majorité des liens m’amènent vers des articles ou des fils de discussion parlant de surdouance.

    Cette idée m’obsède depuis bientôt deux jours et c’est exactement comme décrit dans ce billet. Outre mon sentiment de décalage avec le monde, je retrouve dans mes souvenirs des situations où on me qualifiait de «mystérieuse», dans mon monde, trop intelligente, on m’a reprochée «d’étaler mes connaissances» alors que je croyais dire des choses que tout le monde savait, on m’a soupçonnée de tricherie parce que je terminais des travaux rapidement, pour des travaux de sessions ou autres, je terminais vite, croyant avoir une mauvaise note parce qu’autour de moi, les gens prenaient le double du temps pour finir, mais au bout de compte, je me retrouvais avec des meilleures notes… Petite, j’avais rapidement compris la notion de perspective et je dessinais facilement des formes pleines en 3D alors que mes camarades devaient encore dessiner deux carrés et en relier les sommets. D’ailleurs, j’ai su tenir un crayon sans doute vers l’âge de deux ans, à 5 ans, ma mère a du dire au prof de maternelle de me laisser aller au dessin parce qu’elle tenait encore à nous enseigner à dessiner à un stade que j’avais dépassé, tellement que je revenais à la maison en disant que le dessin c’était ennuyant (alors que c’est la chose que j’aimais sans doute le plus faire au monde). J’ai assimilé les règles de français comme une éponge, je les applique sans y penser (je suis quand même pas à l’abri des fautes de frappes quand même, surtout que j’écris vite pour suivre le cours de ma pensée) et je n’arrive pas à les expliquer (personne comprend jamais quand j’essaie d’expliquer quelque chose de toute façon). Une fois, à 11 ans, je ne sais plus pour quel travail en équipe, on avait décidé que notre signe distinctif serait une étoile à 5 branches, et empoignant règle et compas, un camarade se lance, en le voyant aller, je lui dis «Tu vas faire ça comme ça?!… elle sera pas parfaite ton étoile.» Il me tend les accessoires et me dit en gros de faire mieux, je suis soudain assaillie d’un doute affreux, qu’est-ce qui m’a pris, je sais pas comment faire non-plus… Ben merde, j’ai commencé avec une ligne droite et tout s’est enchaîné, à ce moment là, j’ai fini l’étoile à 5 branches parfaite sans exactement savoir comment j’ai fait. Je me suis toujours amusée davantage toute seule qu’en groupe : je revenais de la maternelle et ma mère me demandais si je voulais aller voir mes amis, je lui répondais «Non, j’ai vu assez de monde pour aujourd’hui». Je posais des questions du genre «Peut-on se noyer dans un nuage?» «Quand on a un terrain à soi, il nous appartient jusqu’où quand on creuse?». Je disais des phrases complètes avant d’avoir 1 an.

    Mais quand j’ai fini de chercher les points qui concorderaient, soudainement, je trouve tout un tas de points qui me font penser le contraire et à quel point je suis prétentieuse de penser que le qualificatif de surdouée puisse m’être attribué. Du genre que je n’ai pas su lire avant qu’on me l’apprenne à l’école. Je n’ai pas d’attrait particulier pour les mathématique et c’était ma matière la plus faible à l’école. Je prend du temps à lire des livres parce que j’en lis plusieurs en même temps, je perd ma concentration quand un sujet ne m’intéresse pas. Et puis je pense à tous les moments où pu dire des inepties dans ma vie, me disant maintenant que c’est sûrement pas un surdoué qui aurait dit ce genre d’ânerie. Et je lis d’autres témoignages de gens qui sont zèbres ou pensent l’être et je me dis «oulà… ces gens sont bien plus intelligents que moi, je ne suis sûrement pas comme eux». Je me suis inscrite sur le forum Zebra Crossing, et après ma présentation qui est moins exhaustive qu’ici, des gens m’ont dit que je collais au profil et que je ressemblais à d’autres gens fréquentant le forum, mais malgré ça, je me sens encore et de plus en plus comme une imposteur, et c’est d’ailleurs toujours le cas quand les gens disent que je suis intelligente, je dis que c’est pas vrai que je suis seulement curieuse. : je ne suis pas allée à l’université, j’ai fait deux DEC au cégep (au Québec, études post-secondaire avant l’université), sans réussir à me trouver un emploi, maintenant, je suis une formation en secrétariat, où leurs stupéfactions devant mes bonnes notes me donnent l’impression d’être une extraterrestre ou à l’école secondaire. Je ne veux pas aller à l’université car je ne veux pas me concentrer sur une seule matière, et aussi, j’ai toujours été intéressée par de nombreux domaines d’étude, mais pas tellement par un métier. Je déplore que les apprentissages de métiers «sur le tas» n’aient pratiquement plus cours…

    En discutant avec ma mère, je pose des questions détournées pour savoir si je suis normale ou pas. Je lui ai demandé justement si elle avait parfois l’impression de vivre dans sa tête, de penser que le monde n’était pas fait pour elle, elle m’a dit qu’à mon âge elle le sentait, mais que ça s’est amélioré en vieillissant, elle a ajouté que peut-être ça me prendrait plus de temps parce que je suis une artiste. Elle m’a confirmé qu’elle aussi se dit qu’elle arrêterait bien de penser parfois, et qu’elle avait souvent ressenti un décalage entre elle et les autres concernant certaines connaissances acquises par sa grande curiosité… Alors je me demande si je suis normale finalement ou si ma mère serait aussi un zèbre qui s’ignore… raison pour laquelle, outre le fait qu’elle soit ma mère, j’ai toujours tendance à aller vers elle pour discuter de choses que les autres ne comprennent pas à mon égard. Parfois elle comprend, mais pas toujours… Toutefois, bien que j’adore mon père, en discutant avec lui, je ne peux m’empêcher de penser qu’il a une pensée linéaire et que c’est pour ça que nos discussions ne peuvent aller plus loin…

    Bref, je suis perdue.

  46. Emmanuel dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce blog trouvé par hasard.

    Après 4 ans, 3 psy, un diagnostic bipolaire et pas mal de cachet pour m’assommer je crois que je vais peut retourner chez mon psy (le dernier le bon celui qui a arrêter les cachetons^^).

    Bref on verra, mais j’ai juste un peu pas envie de recommencer tous depuis le début…Je commençais tout juste à accepter que j’étais pas fou mais bipolaire.

    Enfin bref, tout ca pour dire que je vous remercie, j’ai peut être enfin une piste pour mieux me comprendre et une qui semble me correspondre vraiment et enfin avancer.

    • babbaluci dit :

      Bienvenu au club! Ex-cyclothyme, ex-maniaco-dép’, bipolaire moi-même, bientôt « d’humeur variable », selon l’évolution du langage political correct, je me senscomme une licorne à zébrures au milieu de ce troupeadans

      • babbaluci dit :

        :oops: Fausse manoeuvre! Je reprends, Emmanuel. Bienvenu au club! ex-cyclothyme, ex-maniaco-dépressif, actuellement bipolaire mais peut-être bientôt « d’humeur variable », suivant l’évolution du langage politiquement correct, je me sens un peu comme une licorne à rayures au milieu de ce troupeau de zèbres. J’ai été « stabilisé » au lithium à l’âge de 40 ans, après avoir essuyé quelques tempêtes (des grosses vagues : HAUT-et-puis-Baaaas, si tu vois) et une trajectoire d’électron libre. Attention! Je ne dis pas que le lithium c’est la panacée universelle. Ni qu’être « stabilisé » soit la meilleure solution pour tous. Si tu as trouvé un bon psy (et qu’il ait arrêté les « cachetons » est un bon signe), garde-le. J’espère avoir encore de tes nouvelles.

  47. david183729 dit :

    Bonsoir,

    je suis aussi zébré que vous ! Mais mon parcours est plutôt atypique par rapport au votre, et je suis actuellement à un carrefour de ma vie, à mes 22 ans. J’ai besoin d’un conseil très rapidement, car le feu va bientôt passer au vert et il y a une file immense de voitures qui risquent de klaxonner si je ne résous pas ce problème expressément. Par contre il faudra lire le bourbier d’infos qu’il y a en-dessous, quoique nous sommes entre zèbres dans cette réserve protégée, et nous aimons creuser :)

    Je savais que j’étais différent depuis ma plus tendre enfance, on m’a fait passer de la GS au CP. Mais j’étais trop agité pour avoir de bons résultats à l’école primaire (sûrement lié à une hyperactivité). Le collège se passe très bien, mon « hyperactivité » m’a laissé tranquille, j’ai de très bons résultats, avec un collège avec peu d’élèves, donc une ambiance protectrice et une bonne intégration du jeune moi, On me disait déjà « surdoué », curieux, ce qui explique que j’ai de bons résultats, mais pas le reste de mon « comportement », ce qui me rend bizarre, pas en adéquation avec les autres, pas avec de vrais amis, je ne partage pas mon vrai moi avec les autres collégiens. Personne dans ma vie sentimentale, comme depuis le jour de ma naissance. Quand j’essayais de parler de ce qui m’arrivait à l’intérieur, une importante émotion accompagné de pleurs jaillissait. Bref, la honte.
    Le lycée se passe aussi bien, avec de vrais amis mais qui ne sont pas des zèbres, pas de petite copine car pas attirant et bizarre, ce sont tous de pimpants chevaux qui savent tenir une conversation qui intéressera l’auditoire, pas comme le rayé qui traîne son « boulet » de connaissances, vu comme une personne qui aurait envie de se la péter en exposant à tout va ses connaissances, alors que c’est ce maudit cerveau qui foisonne d’idées et de pensées qui ne veut pas penser comme les autres !

    Bac scientifique en poche, je rentre dans le plus dur de ma jeune vie : le post-bac. Un prof de lycée me conseille une école d’ingénieurs, qui s’avouera être (je ne l’ai appris qu’ensuite) une prépa intégrée d’école d’ingénieurs. Moi qui n’avait jamais fait d’effort important pour ma réssité scolaire, car avant « ça venait tout seul » ou « je savais faire », je suis tombé de très haut, une chute vertigineuse où je me suis senti très très seul avec en concurrents des chevaux pur-sang. Rien ne me motive pour travailler plus que ce que me fournit ma curiosité. J’ai alors arrêté de suivre les cours à partir d’avril car c’était trop, je me prenais mauvais note sur mauvaise note qui n’étaient chacun de piques pour venir m’achever le moral.
    Je me suis rabattu sur un cursus DUT puis en licence, qui a été très adapté à mon niveau, il n’y a par contre toujours pas d’amis zèbres ou d’amies zébrettes qui seraient venus rendre ces 3 années parfaites. Ces années sont restées « bonnes » sans plus. Il fallait toujours s’adapter à ce qu’aimait les autres : le foot, les sorties, etc. Je me disais : « A quand les discussions pleines de sens sur des domaines comme la politique, la biologie, l’astronomie, la littérature, l’histoire, la géographie ? »

    J’ai ensuite continué sur un master après mes 3 ans passés en DUT de chimie, j’étais dans les meilleurs de ma promo. Je pensais avoir les capacités pour rejoindre un cursus de master en université, toujours en chimie. Mais mes résultats sont très moyens cette fois-ci, alors que je fournis la même quantité de travail qu’avant. Ca m’a déprimé et ça me déprime encore beaucoup que ces notes, qui vont servir aux autres pour juger mon niveau, soient aussi peu représentatives de mon potentiel.

    Pendant toutes ces années, la zèbre attitude est restée enfouie en moi, se contentant largement de ce que l’enseignement m’apportait pour l’esprit, et les résultats suivant avec, mais maintenant cette Belle Epoque est finie. Mes résultats sont moyens en master, voire même nuls pour ma 5e année (je suis dans les derniers).

    Avant-hier s’est déroulée la présentation de mon stage de 5e année. Cela a été une catastrophe, je me suis pris la plus grande claque que j’ai jamais eue, je n’avais pas d’intelligence selon cet homme. Et comme je n’avais que ça pour me rassurer dans la vie, car côté coeur et amitié avec des zèbres, c’est le calme plat depuis 22 ans. La réaction émotionnelle ne s’est pas fait tarder, chez moi j’ai bien pleuré toutes les larmes de mon corps, ça ne me rendra pas adapté à leur monde, ou ça ne me donnera pas une meilleure note, ou ça ne m’amènera pas un(e) zèbre(tte) avec de l’expérience dans ma vie.

    Ma façon d’écrire n’est pas cohérente, d’après mon jury. Les zèbres pas adaptés font de très mauvais chevaux, et c’est par les multiples confrontations zèbre-cheval qu’on rend les zèbres dépressifs. Merci les chevaux, merci de ne pas nous comprendre, dirais-je ?

    Je me sais déjà pas adapté au monde du travail (pas assez de défis), et maintenant voilà que le monde de la recherche scientifique me tourne le dos. Voilà mon carrefour. Le spectre de mon année d’école d’ingénieurs revient me hanter. Mais cette fois-ci je me connais mieux qu’à ce moment-là.

    Bref, après ce choc, j’ai décidé d’aller voir un psychologue, je n’y connais rien dans les spécialités des psychologues qui sont au mieux adaptées pour m’aider, je n’ai appris que depuis peu ma précocité totalement dévoilée, et je n’ai découvert ce forum que hier.
    Je me moque de passer le test, je le sais déjà que je suis un zèbre. Je cherche juste à ce que ma façon de penser soit au mieux exploitée dans mon travail dans la chimie, ce qui me permettra de vivre une vie future plus épanoui qu’avant. Mais je ne sais pas comment exploiter ce potentiel, car je n’ai pas appris avant à m’en servir au mieux auparavant. Mon potentiel ne fait que me faire faire des recherches sur Google par ma curiosité insatiable…

    Je voudrais que d’autres jeunes adultes précoces me fassent part de leur expérience, si ça leur est arrivé. Aussi, si vous avez des informations sur les associations aidant les zèbres, ou les psychologues adaptés à la résolution des problèmes de zèbres (pas un vétérinaire par contre), je suis très intéressé par tout ça. Je suis originaire de Lozère et j’étudie actuellement à Lyon jusqu’à la fin du mois pour information, si vous connaissez un spécialiste proche de Lyon ou en Lozère je suis à votre écoute :)

    PS : j’ai bien dû avoir 3 ou 4 fois les larmes aux yeux en écrivant ça !

    • Camille et les zuccettes dit :

      Salut David,
      La première chose est de trouver un psy spécialise en zebritude, sinon effectivement tu te confrontes à la dure réalité de ne pas être compris même sur le chemin de la connaissance de soi. Ensuite je te conseille un site : adultes surdoués.fr. Tu pourras y échanger des idées, tes ressentis, et surtout comprendre et constate que tu n’es pas le seul dans ton cas…. Et pourquoi pas trouver une zebrette !! Bonne continuation et informe toi bien sur la surdouance : ce que je croyais être de grosses difficultés et une souffre de souffrances ce révèle être une richesse infinie au sein de ma tribu de zebrettes !!!

  48. Bonjour David

    Pour un psy, il faut surtout en trouver un spécialisé en zébrures. Sur Lyon il y a le cabinet BAK qui est plutôt (re)connu. D’autres sûrement.

    « Je me sais déjà pas adapté au monde du travail (pas assez de défis) ».. oh la la.. c’est bien définitif comme jugement. Le monde du travail est multiple et on peut y trouver de quoi relever des défis.

    Après c’est sûr qu’il est préférable de l’aborder en accord avec soi-même, à défaut d’être en accord avec les autres.

    La savane est pleine de Zébrettes. Laisse toi le temps de la rencontrer (mais il est important, de l’expérience d’Arielle Adda, dont la conf ici pourra résonner en toi http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2013/06/27/conference-arielle-adda-au-chuv-de-lausanne-sur-invitation-de-lasep-juin-2013/comment-page-1/#comment-29319 il faut qu’elle soit aussi rayée que toi..)

    Enfin, ce n’est pas parce qu’un jury n’a pas trouvé la clé pour te comprendre que cela change quelqu echose à ta valeur intrinsèque. Les échecs doivent servir à nous faire avancer.Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort… alors choisis le côté de la force!

    Quant aux larmes… désolée… à 46 ans je n’ai pas de solution efficace…
    Mais j’ai appris à vivre avec, l’hyperémotivité fait partie de moi, et j’essaie sans toujours réussir de gérer dans le monde professionnel. Dans la sphère privée.. le Gars commence à s’y faire à défaut de comprendre (après 25 ans de vie commune).

    En tout cas, tu prends la bonne résolution d(aller en parler avec un psy SPECIALISE

    ps: les associations de référence sont l’AFEP et l’ANPEIP dont tu trouveras les coordonnées sur le net.

  49. babbaluci dit :

    Bienvenu au club, toi aussi, David. On dirait que c’est la saison où mûrissent les jeunes étalons zèbres. J’ai 3 fois ton âge, mais tu me rappelles beaucoup de choses. Certaines ont changé, d’autres pas. Au fait, la chimie, c’était mon premier amour de jeunesse. Les contingences de la vie m’ont fait bifurquer. L’avis d’un vieux croulant : à travers toutes les vicissitudes et les tempêtes, tes succès et tes échecs, tes bonheurs, tes larmes et tes désespoirs c’est TOI et c’est TA vie aussi.

  50. fred dit :

    Bonjour a tous et à toutes. Il y a quelques temps j ai poster quelques uns de mes doutes sur ces pages, je suis allé faire le test et résultat: je ne fait pas parti du troupeau. le « score » n’a pas été mauvais mais pas celui escompté. Je sais que je me suis sabordé car je prenait à l’époque quelques comprimés en rapport à mon état…que j’ai stopper net quinze jours avant de peur de fausser le dit test (quel bonne idée !! ) et aussi, accessoirement, parce que j’ai toujours fonctionné comme ça pour les « interro » (allez comprendre..) Du coup je me retrouve avec la certitude d’être différent des autres, un engouement toujours aussi intense pour les matières que j étudie (voir les autres commentaires ci-dessus), une curiosité débordante, un cerveau que je n’arrive toujours pas à mettre sur off, des émotions exacerbées; bref tout les « symptômes » mais pas le reste. Je ne sais plus quoi faire ni vers qui me tourner, j’ai été pendant quelques séances voir un psy pas vraiment adapté à ma demande ou disons plutôt que je lui ai dit ce qu’il voulait entendre et puis basta; je creuse coté vie sentimentale alors que cela pourrait être « simple »; en somme tout va de travers et je n’arrive plus à gérer, sans parler du fait que j’ai terriblement honte d’avoir eu la prétention de faire parti des vôtres, même si malgré tout une petite voix me dit qu’avec tout ce que j’ai collecté sur le sujet et le ressentie que j’ai, je ne me suis pas trompé(cela peu paraître prétentieux mais c’est vraiment ce que je ressent) . Je me tourne une fois de plus vers vous; perdus et navrer de vous saouler avec tout mes petits soucis qui ne sont certes rien par rapport à d’autres mais j’ai besoin de conseils. Devrait je persister dans la savane, devrait je abandonner l’idée d’être un zèbre définitivement,( même si ce n’est pas une fin en soit ), devrait je repasser un test, devrait je consulter. Autant de questions sans réponse et à ceux qui voudront bien m’éclairer ou qui ont connus les mêmes embuches je les remercies d’avance pour les quelques mots qu’ils auraient envie d’écrire à ce sujet.

    • Camille et les zuccettes dit :

      Il est fortement nécessaire de trouver un psy spécialisé en rayures, capable de comprendre et décrypter tes résultats. Les résultats d’un test ne résument pas toute ta personnalité. La médication est souvent mal appropriée aux zèbres. Se tourner vers des specialites est essentiel. Bonne continuation Fred.



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