À propos de l’entente enseignant dans la norme / enfant surdoué…

On voudrait tous que nos zébrillons aient une vie douce, belle, passionnée :hearts: Ce vœu de réussite & de bonheur est inévitablement associé à une scolarité réussie, facile, sans heurt qui les amènera vers des études épanouissantes.
Pourtant, le chemin scolaire d'un enfant à haut potentiel intellectuel est souvent loin d'être un long fleuve tranquille :(

 

Depuis que je tiens ce blog (je l'ai ouvert début 2009 ;) ), pas une fois je n'ai reçu un témoignage m'affirmant :

 

Tout roule, nous n'avons jamais été confrontés au moindre souci...

 

Tous les enfants doués, tous sans exception - même les meilleurs élèves - ont eu tôt ou tard, à différents degrés, des soucis avec l'école. Que ce soit avec d'autres enfants méchants dans la classe, dans la cour ou à la cantine, comme avec des parents d'élèves envieux d'une image d'Épinal, ou pire, avec un enseignant clairement hostile :-|

 

De la même manière, chaque adulte surdoué trouvera sans le moindre doute dans ses souvenirs, parfois enfoui très loin dans sa mémoire, comme autant d'épisodes sensibles & douloureux que l'on voudrait oublier ou effacer, ne serait-ce qu'un exemple d'incompréhension &/ou d'injustice dont il a été victime, émanant du corps professoral :(
Pour certains il s'agira d'un instituteur qui l'avait accusé de triche alors qu'il rendait une rédaction jugée trop mature & trop fine pour pouvoir être de lui ( :dots: ), pour d'autres un prof de sciences qui regardait d'un air suspect l'interro réussie haut la main par un élève beaucoup trop distrait d'ordinaire pour être si doué, ou encore un enseignant qui balayait d'un revers de main ce qu'il percevait comme un mensonge, quand un de ses écoliers lui affirmait qu'il avait fait sans mal les devoirs de maths de son grand frère.

 

En tant qu'adultes zébrés, nous avons tous au moins une anecdote de ce genre à raconter :-? Il est finalement totalement utopique d'espérer que les jeunes zébreaux puissent échapper à ces situations. Il y a fort à parier qu'ils subiront plus ou moins les mêmes choses à un moment ou à un autre de leur vie scolaire, car si le monde a évolué sur de nombreux points en l'espace de 20 ou 30 ans ; l'humain est resté le même, lui, avec ses faiblesses.
Les sentiments de jalousie ou de crispation que ressentent malheureusement quelques enseignants lorsqu'ils sont face à un élève intellectuellement surefficient sont intactes, malgré l'apparition des téléphones portables, d'internet. Toutes ces nouvelles technologies ne rendent pas les gens plus ouverts & compréhensifs.
Ainsi les brimades & la manière dont se traduisent l'hostilité à la douance sont logiquement elles aussi identiques en tous points à celles que nous avons connues. Le sentiment profond d'injustice qui traversera le jeune surdoué à ce moment-là sera lui aussi le même que celui que nous éprouvions à l'époque, lorsque nous étions à sa place :cry:

 

Une explication à cette défiance ressentie par certains enseignants à l'égard des enfants doués... Comme me le faisait très justement remarquer la psychologue Arielle Adda, alors que je lui parlais d'une institutrice particulièrement austère & dévastatrice que mon zébrillon avait eu en maternelle, un instit' ou un prof qui possède un QI tout à fait dans la norme (c'est à dire compris entre 90 & 110) n’aura pas forcément la capacité à comprendre un enfant surdoué.
Il suffit de transposer ce que représente un écart de 30 points dans le sens opposé pour mesurer l'étendue du fossé qui sépare alors les capacités intellectuelles de celui qui tient le rôle de professeur & de celui qui à la place de l'élève pour réaliser. La différence est la même que celle existant entre un déficient mental qui aurait un quotient intellectuel de 70, & un individu lambda ayant un quotient intellectuel parfaitement dans la moyenne, plafonnant à 100. C'est dire si les possibilités d'être sur la même longueur d'onde sans fournir le moindre effort sont faibles ! :-?
Imaginez alors ce que cela implique quand l'élève en question est THQI (à partir de 145 de QI). Il peut y avoir jusqu'à 60 / 70 points d'écart selon que le professeur soit à 90 sur l'échelle de Wechsler 8-O Ce n'est plus un fossé qui les sépare, mais un authentique gouffre...

 

 

Quelle est l'image renvoyée à cet enseignant, terriblement normal en terme de d'efficience intellectuelle ? Immanquablement celle d'un enfant qui cherche à le titiller, qui veut le coincer avec ses questions pointues tombant en cascade & ses prises de parole intempestives. Mais aussi celle d'un enfant dont les parents sont convaincus avoir la 8ème merveille du Monde, & qui vont menacer le bon déroulement de son cours LOL

 

Les enfants doués ont souvent la langue bien pendue & n'hésitent pas à relever toutes les incohérences qu'ils notent dans les démonstrations, les attitudes & les affirmations des adultes ; ce qui ne manque généralement pas d'agacer ces derniers qui considèrent que l'enfant a sa place & ne doit en aucun cas en bouger. Or se faire reprendre par un élève, quand bien même l'élève aurait raison sur le fond, n'est pas admissible !
Ainsi les réflexions du jeune HQI seront à n'en pas douter jugées déplacées & feront naître une forme d'animosité qui empêchera définitivement toute relation saine & neutre.
Très vite, l'enseignant qui est dans ce schéma mental prendra le petit HQI en grippe. Lui se sentira harcelé par cet élève pénible & en perpétuelle ébullition d'idées :-x Le jeune surdoué de son côté se considérera mal-aimé (il aura raison, même si à mon sens le rôle d'un enseignant n'est pas d'aimer ses élèves... il identifiera instinctivement cette sévérité qui lui est entièrement réservée), ce qui le minera & rendra plus difficile encore toute entente avec ce professeur.

 

Comment faire entendre & accepter alors à un enseignant qui, dans un cas comme celui-là, a sans doute beaucoup travaillé pour suivre des études supérieures (peut-être d'ailleurs sans faire d'étincelle :!: :?: ) & pour qui le travail scolaire a été un effort intense, une douleur, qu'un de ses petits élèves s'ennuie (sans manifester un gros effort apparent) & qu'il a besoin de plus ?

 

Là où la norme, dans l'esprit de cet enseignant, sera de consacrer des heures de dur labeur pour apprendre & progresser péniblement, de trimer une année par classe ; le jeune EIP saura, sans avoir avoir appris ni spécialement travaillé. Pis encore : il le dira (ce qui est tout bonnement insupportable pour ce type de prof).

 

Le parent venant par la suite expliquer le phénomène à cet enseignant, plaidant de toutes ses forces la cause de son zébreau en espérant un saut de classe, un glissement ou à défaut en quémandant un décloisonnement voire un simple enrichissement sera vertement reçu ! :hypno:

 

Le professeur accueillant ces explications (pourtant aussi innocente que maladroite tentative de désamorçage de bombe en vue d'éviter une implosion pressentie par les parents comme imminente...) telle une nouvelle attaque. Encore un nouvel affront le renvoyant à son propre parcours, à la différence flagrante entre son élève & celui qu'il a lui-même été, l'amenant à entrer en compétition avec cet enfant dont il ne saisit pas la manière de fonctionner & qui est, à son avis, finalement bien vaniteux.

 

Loin de moi la volonté d'être alarmiste. L'histoire ne se termine pas forcément mal, rassurez-vous ! :oh: D'ailleurs nous, adultes que nous sommes, avons réussi à nous en sortir, même si pour beaucoup ce fut au prix d'une certaine insouciance dans le rapport à l'autre & à l'école.
Nous avons aussi, j'en suis sûre, tous eu au moins un instituteur ou professeur merveilleux qui nous a marqué, donné foi en l'apprentissage.

 

Mais, est-il réellement possible d'empêcher que ce cycle ne recommence avec les générations actuelle & future ? Maîtriser le sujet du surdouement suffit-il à ce que jamais, nos enfants à rayures ne vivent ceci ?

 

Aujourd'hui les sujets sur les enfants intellectuellement précoces sont très fréquents dans les médias (presse écrite, presse web, télévision), or je constate qu'en dépit de ces articles régulièrement publiés, les idées reçues ne sont pas toutes tombées, loin de là. Les enseignants ne toujours pas formés & par voie de conséquence, ils ne sont véritablement au courant de ce qu'est réellement un enfant doué que lorsqu'ils sont concernés eux-mêmes ou par le biais de leurs propores enfants :oops:

 

Il faudrait je crois que la question de la douance soit abordée de manière beaucoup plus simple qu'elle ne l'est parfois dans les IUFM (brièvement & depuis peu), à savoir en l'associant généralement à "enfants à problèmes", ou en tous cas qui vont en poser dans la classe !!! Ce qui donne inévitablement un a priori extrêmement négatif au futurs enseignants quant à la question des EIP...
Alors nous pourrions peut-être avoir des enseignants apaisés vis à vis de cette particularité, qui ne craindraient plus d'être mis en difficulté ou gênés dans leur travail. Ils accepteraient dès lors sans doute plus volontiers de prendre en compte ces enfants-là dans leur spécificité, sans entrer dans un conflit personnel qui, malheureusement, n'a pas lieu d'être.

 

 

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56 commentaires à “À propos de l’entente enseignant dans la norme / enfant surdoué…”

  1. Severine dit :

    Analyse tout à fait juste. Et doit-on le préciser, le problème ne s’estompe pas forcément à l’âge adulte, au contraire! La vie professionnelle peut être rude et sans doute encore plus pour ceux qui, n’ayant pas été dépistés dans leur enfance, n’ont pu mettre en place des stratégies relationnelles adaptées (car heureusement elles existent).

    • Zebrounet dit :

       » le problème ne s’estompe pas forcément à l’âge adulte, au contraire! La vie professionnelle peut être rude et sans doute encore plus pour ceux qui, n’ayant pas été dépistés dans leur enfance, n’ont pu mettre en place des stratégies relationnelles adaptées »
      C’est tellement vrai ! :( Les mêmes problèmes se répètent svt, les enjeux st certes différents à l’âge adulte, mais les sentiments de rivalité sont identiques.

  2. isabelle dit :

    il est impossible, et même pour les enfants qui ne sont pas surdoués, de n’être jamais confronté au moindre souci… chaque personne en rencontre forcément son lot, et tout n’est pas à mettre sur le compte de la douance
    de plus des difficultés à surmonter sont nécessaires pour forger un enfant, le tout est qu’elles soient « surmontables »
    j’ai rencontré des enfants surdoués pour qui cela se passait bien, des adultes aussi…. bien sûr il faudrait que cela soit le cas pour tous, j’espère que l’on progresse en ce sens

  3. geraldine dit :

    bonjour

    je parcours ce blog depuis qu’une amie m’a parlé de la définition du « zèbre » son fils ayant été « testé »!
    je suis particulièrement ravie de lire si clairement écrit ce rapport particulier entre l’enseignant et l’enfant « doué »…
    je suis en pleine interrogation depuis que mon fils (que je ne considère pas comme « doué » mais peut-être plus vif d’esprit que ses camarades!) est au CP.
    Il a réussi en quelques semaines à endosser le rôle du bagarreur, et en plus « il était le seul lecteur de la classe » dixit la maitresse presque comme une tare monstrueuse!
    Laquelle maitresse se débarrassait rapidement du « ^problème » en me conseillant de le mener voir un psy.
    Lequel résume la situation ainsi : »tu es très beau, très intelligent etc etc et donc les autres » et mon fils de compléter « sont jaloux de moi »; Mathys m’appelle Monsieur Je sais tout parce que je connais souvent les réponses en classe » gloups!
    je précise que fiston n’a pas la grosse tête! mais a de plus en plus de soucis vis à vis de l’autorité et revient de plus en plus souvent en verbalisant un sentiment d’injustice pour ce qu’il subit de la part de la maitresse (punitions diverses)…

    mon, entourage me conseille de le faire tester; la psychomotricienne puis le pedopsy n’en ont jamais parlé; j’ai peur qu’on lui colle une nouvelle étiquette (lecteur, bagarreur, et en plus adopté de couleur! ça commence à faire!)…

    merci. je vais continuer à parcourir ce blog…

    • Séverine dit :

      Vaut-il mieux savoir une chose qui nous concerne de près, ou ne pas la savoir?
      Savoir, c’est pouvoir agir. L’ignorance n’est jamais la solution.

    • Zebrounet dit :

      A 300% d’accord Sérevine ! ;)
      Rester dans l’ignorance ou choisir d’occulter un problème (un questionnement & sa réponse possible) n’est pas une bonne chose.

      Concernant le pb de l’étiquette collée, je comprends ts bien votre inquiétude, mais je crois perso que tt ça est affaire de regard posé sur l’enfant. Une étiquette c’est avant tt la considération que l’on a, elle n’existe que par SON propre regard. Il faut donc se poser la question : est-ce que savoir si mon enfant est HQI changerait mon regard sur lui ? Cela influerait-il sur nos rapports ?
      Dîtes-vous bien qu’il demeurera le même avant & après bilan psychométrique. S’il est en effet surdoué, il l’a tjrs été. Il l’est en ce moment même, seul le fait d’en avoir connaissance change la donne. Mais lui ne sera pas différent.
      A vous de veiller à ce que le regard que l’on pose sur lui soit « entier » & ne de limite pas à une seule facette de sa personnalité (qui, même si elle est importante & à considérer comme telle, ne résume pas toute la personne qu’il est).

      Ici vous pourrez écouter une exc. émission radio qui insiste bien sur ce point justement : http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2012/01/26/lenfant-surdoue-rcf-janvier-2012/ :)

    • emma dit :

      géraldine!! je suis dans le même cas que toi!!! ma fille est en cp et depuis le début de l’année est dans un mal être! le maitre nous a dit de la faire tester…elle est HIP…son maitre ne veut entendre et dit maintenant qu’il ne nous a jamais dit ça!!! de la faire tester! il la prise en grippe depuis le début…tout ce qui est dit dans cet article se retrouve chez son maitre! et en plus il rajoute que c’est parce que nous l’avons stimulé!!! etc…ma fille est adoptée aussi! nous sommes ensemble depuis 3 ans et demi…ouf! je ne suis pas seule alors!!!
      surtout n’hésites pas! s’il est mal à l’école, si tu sens un mal être, fais le tester chez une psychologue clinicienne, si tu es de france tu peux te renseigner auprès de l’afep…car ensuite tu comprends mieux la façon de faire de ton enfant…et tu pourras l’aider…mais savoir c’est aussi se dire « on va devoir faire quelque chose pour lui!!! »…
      je me bats en ce moment pour trouver une autre école!!!!
      si tu veux tu peux me contacter par mail: emmamenard@free.fr
      à bientôt!!!

      Emma

  4. geraldine dit :

    merci de vos réponses!
    effectivement nier la différence ne l’enlève pas.
    et aussi d’accord avec le fait que précoce ou pas, il est le même enfant…
    je crois que j’ai peur s’il s’avérait « précoce » :roll: alors qu’en fait ce serait peut-être une réponse à son décalage actuel (que je mets sur le compte d’un certain « éveil » mais peut-être me trompe-je!)
    (j’ai aussi peur d’être prise pour une prétentieuse si j’osais poser la question?…)

  5. Chrodegang dit :

    Je suis d’accord avec les propos d’Isabelle… bien que je ne le souhaite à personne, je pense que tout élève est confronté un jour ou l’autre à un prof avec lequel ça ne colle pas du tout. Souffrir fait partie de la vie et cela s’apprend, d’une certaine manière, aussi. Après le souci est que, si ça se reproduit d’année en année, là on fait perdre à l’enfant tout repère puisqu’il s’inscrit perpétuellement dans une relation conflictuelle avec la figure d’autorité qu’on lui impose.
    Ce que je vois, c’est que si l’on veut que des profs qui ne pourront jamais être sur la même longueur d’ondes que leurs élèves surdoués fassent quelque chose pour eux, il faut leur imposer clairement quoi, comment, pour qui, dès le départ. Le rapport Delaubier, même ma CPE et son acolyte le psy scolaire ne savant pas ce que c’est. Et ils n’iront ni le lire, ni l’appliquer, parce que ces gens-là, ils appliquent ce qu’on leur dit d’appliquer lorsqu’ils sont en formation, sans poser de question, point barre. C’est triste de dire cela mais je crois que c’est la seule solution possible (ce qui est en totale contradiction avec ma vue personnelle du métier d’enseignant, qui s’apprend sur le terrain, pas en prenant des notes abstraites dans un TD…).

    • Zebrounet dit :

      « si l’on veut que des profs qui ne pourront jamais être sur la même longueur d’ondes que leurs élèves surdoués fassent quelque chose pour eux, il faut leur imposer clairement quoi, comment, pour qui, dès le départ. Le rapport Delaubier, même ma CPE et son acolyte le psy scolaire ne savant pas ce que c’est. Et ils n’iront ni le lire, ni l’appliquer, parce que ces gens-là, ils appliquent ce qu’on leur dit d’appliquer lorsqu’ils sont en formation, sans poser de question, point barre.  »
      OUI !!!!! :up:
      Un gd gd oui, bien qu’il faudrait que ce ne soit pas le cas. Mais ça l’est, c’est une réalité & non une exagération.

  6. Dom' dit :

    Je suis maman d’une EIP, ma mère et ma sœur sont du même acabit ;-) et instit.

    Les propos que vous tenez sont sans doute plus fréquent dans le secondaire… Mis à part le fait que le phénomène est peu connu des enseignants et à tort (l’instit de ma fille n’a jamais rien vu sur trois ans de maternelle, à part les problèmes de comportement en GS), le nombre d’instits ou de profs complètement bornés et « destructeurs » n’est pas du tout la généralité, même s’il y en a en effet comme partout. Moi-même je me suis faite humiliée par mes profs de maths et de physique du secondaire, qui n’avaient d’yeux que pour les élèves très forts dans ces matières… et malheureusement je n’en étais pas dans ce domaine. Chaque élève a son lot d’injustice… malheureusement, et ça craint je suis d’accord.

    En tant qu’enseignante, je n’ai pas été formée concernant les enfants précoces du temps où les IUFM existaient (car il n’existent plus depuis deux ans, les bac + 5 + concours étant catapulté directement dans les classe…). Il est clair que le souci vient de le non-formation, plus que du reste.

    D’autre part, pour schématiser on est bien d’accord, sachant qu’une personne entre 100 et 110 ne terminera des études supérieures qu’au prix de grands efforts, et que des personnes avec un QI entre 90 et 100 vont jusqu’au bac mais ont des difficultés à aller bien au delà, je dirais que la majorité des enseignants recrutés à bac +4 + concours et aujourd’hui bac + 5 + concours est un peu au-dessus de 90 tout de même, non? ;-) Il n’y a pas non plus 50 points de différence… je crois que c’est avant tout la manière de penser qui est différente et déstabilisante pour certains profs un peu dépassés (en primaire ça va… ;-) et de mauvaise foi.

    Comme vous l’aurez compris, je trouve votre article un peu exagéré sur pas mal de points, même s’il y a du vrai évidemment.
    La majorité des enseignants « dans la norme » sont plutôt ouverts à toutes les infos sur les EIP et comprennent. Ceux qui ne le sont pas sont des buses et cela ne tient pas particulièrement à leur statut d’enseignant ;-). CQFD.

    J’espère, avec ce post, ne pas trop me faire taper sur les doigts ;-)

    • Zebrounet dit :

      Je ne crois pas exagérer car je ne dis pas qu’il y a des hordes de profs & d’instits dangereusement obtus & destructeurs ;)
      Mais je crois que, même si comme partout il y a des enseignants ts chouettes, je pense aussi que d’autres (plus rares mais bel & bien existants) peuvent faire d’énormes ravages, particulièrement dans les 1ères années de scolarisation (« Les propos que vous tenez sont sans doute plus fréquent dans le secondaire » -> au contraire selon moi… ).

      Les témoignages d’enfants surdoués qui ont subi les foudres d’un instit buté & méchant dans leur vie sont légions. Or, il en suffit d’en… Un seul enseignant, sur l’ensemble d’une scolarité, peut réellement bousiller un enfant hypersensible & manquant de confiance en lui. C’est une réalité & ce n’est pas grossir le trait me semble-t-il de le souligner.

      Il y a un monde entre ce dt vous parlez (des profs qui « cassent » de mauvais élèves, car comme vous le dîtes, ils ne voient que les bons) & ce dt il est question ds ce billet (des profs &/ou instits’ qui « cassent » un élève parce qu’il est différent & ne correspond pas à ce qu’il connait – indépendamment des résultats de l’enfant). Je parle ici de réaction agressives & défensives d’enseignants qui ne peuvent admettre qu’un élève n’entre pas ds le seul moule qu’ils connaissent ! :oops:

      Qqs petites remarques pèle-mêle :
      1° tous les enseignants se sont pas fraîchement sortis de la fac. Bcp n’ont pas un niveau Bac+5 (DEA ou Master 2), la plupart des instits’ ont tout juste une licence, & pour les plus anciens (qui exercent encore), à peine le Bac !

      2° avoir un Bac+ 5 n’implique pas être ouvert, compréhensif ni même (pour moi) avoir un niveau intellectuel dit « supérieur » (bien garder à l’idée que 2% de la population disposent de capacités dépassant les 130, tous âges confondus). Pour connaître assez bien le milieu des profs, j’ai même le sentiment que ce n’est pas une profession particulièrement curieuse & intellectuelle dans son ensemble (je parle ici d’enseignants 1er & 2éme degré – l’univers des maîtres de conf. est bien différent… )

      3° en gros, 70% des gens ont un QI compris entre 85 & 115. Un QI de 90 ou de 100 est donc TRÈS courant & tt notre système éducatif est fait pour cette majorité. Les études leur sont adaptées. Il est donc selon moi complètement faux d’affirmer que « des personnes avec un QI entre 90 et 100 vont jusqu’au bac mais ont des difficultés à aller bien au delà ». Mais non, ces personnes st dans l’exacte moyenne (le QI moyen en France est de 94 !) & notre nociété est construite sur cette norme :-|
      Donc un enfant qui plafonne à 150 aura bien un écart de 50 à 60 points avec qq’un tournant à 90 ou 100 de QI ! (les tests actuels peuvent évaluer des individus jusqu’à 160). Et le quelqu’un en question peut être celui ou celle en charge de son apprentissage dans une matière ou sur une année durant.

      4° « la majorité des enseignants « dans la norme » sont plutôt ouverts à toutes les infos sur les EIP et comprennent » : non, clairement non pour moi :roll:
      Au contraire, une infime partie des gens saisissent de quoi il est question & s’y intéressent vraiment. Moins encore sont OK pour recevoir des infos, lire des livres ou des études sur le sujet !!! Les enseignants n’échappent pas à cette règle, les réflexions dans les salles des profs le démontent largement…
      « Ceux qui ne le sont pas sont des buses et cela ne tient pas particulièrement à leur statut d’enseignant » : sur ce point nous sommes d’accord :) Qu’ils soient enseignants ou non ne conditionne effectivement pas leur intérêt ou leur compréhension du sujet, & des « buses » on en trouve dans ttes les professions & ds ts les niveaux sociaux.

      • Chrodegang dit :

        De toute ma scolarité, je n’ai eu qu’une enseignante clairement hostile, en deuxième année de petite maternelle. Toutes les autres ont été plutôt admiratives… mais n’ont jamais rien remarqué non plus. Et je pense que, plus qu’une population enseignante hostile (qui a pour seule mérite d’afficher clairement ses principes et de se camper dessus, ce qui fait qu’au moins on sait à qui on s’adresse et qu’on doit trouver une solution le plus vite possible), c’est la population enseignante ouverte, mais mal ou peu renseignée, qui peut se révéler globalement la plus nocive. J’en entends des trucs!!! « N… la FAUSSE surdouée ». Pourquoi? Parce que, bien que N. ait fait son bilan chez une psy, elle « ne fait rien de mieux que les autres ». Dans la session spéciale EIP pour les CP, elle « lit deux lignes là où les autres en lisent six ». Les surdoués? « Pour moi, c’est une mode ». Un enfant qui a un comportement étrange (même sans parler de douance)? « Après je cherche pas plus loin, il travaille bien en classe, c’est le principal ». Le problème quand on en sait un peu sur les EIP, qu’on voudrait bien aider, c’est qu »on n’a pas été formé » (moi ça me fait toujours tomber des nues, ce type de propos, comme si on ne pouvait pas se former tout seul…), ou qu’on se permet de former des avis avec le peu d’infos qu’on a. Sauf que, former un avis c’est, évidemment, être très critique et douter un max (et ça, je pense que c’est une conséquence directe du système scolaire français). Et vous pouvez toujours tenter de rectifier le tir, de mettre les choses au clair: vous n’avez pas le dernier mot car ce que vous dites est interprété comme votre avis seul, pas comme la transmission d’un savoir acquis de source sûre. La personne qui a dit devant moi: « Pour moi, les surdoués, c’est une mode », j’avais envie de lui dire qu’elle n’a pas d’avis à avoir. Sinon je peux aussi dire: Pour moi, les dyslexiques c’est une mode, pour excuser les cas de débilité, parce qu’ils font tout moins bien que les autres dans ce cas! Et qui connaît un peu les dyslexiques saura tout-de-suite à quel point ce serait dégueulasse et faux de dire cela.

        Donc bref, les enseignants clairement hostiles, ils font beaucoup de dégâts, mais je pense que les enseignants pas clairement hostiles en font peut-être plus., parce qu’ils vous diront toujours oui-oui avec un grand sourire, mais ne feront pas grand-chose de concret, seront persuadés qu’il faut être patient avec vous parce que vous êtes un énième parent gaga de sa progéniture, et il ne sera jamais plus hostile à votre enfant qu’un autre, mais il s’efforcera malgré tout de le faire rentrer dans le moule. J’ai une collègue qui vient d’arriver de France, avec des jumeaux en CM1. Les deux ont deux profils complètement différents mais sont aussi clairement EIP. Le garçon a tendance à se plaindre qu’il s’ennuie en classe, que c’est trop facile. Qu’en disent les parents (instit et prof)? Un peu de modestie! Je ne sais pas moi, un enfant de CM1 qui se plaint que c’est trop facile alors qu’il est élevé dans un milieu qui forcément a le plus grand respect pour le corps enseignant, comment peut-on penser qu’il manifeste un manque de modestie plutôt que la stricte vérité??? Ca en dit long, malheureusement.

        • valad dit :

          Absolument d’accord avec toi, Chrodegang : « je pense que les enseignants pas clairement hostiles en font peut-être plus., parce qu’ils vous diront toujours oui-oui avec un grand sourire, mais ne feront pas grand-chose de concret, seront persuadés qu’il faut être patient avec vous parce que vous êtes un énième parent gaga de sa progéniture, et il ne sera jamais plus hostile à votre enfant qu’un autre, mais il s’efforcera malgré tout de le faire rentrer dans le moule.  » C’est exactement ce que vivent mes 3 enfants zèbres !!! Le pire étant pour l’aîné, 9 ans actuellement en CM1, pour lequel a été signé un PPRE, après intervention de la référente académique EIP, dans l’objectif de le préparer à passer les évaluations de fin CM2, pour justifier un passage anticipé en 6ème !!! On pensait donc que la cause était acquise avec sa nouvelle enseignante souriante et « bienveillante » et bien patatras, lors de l’évaluation de ce fameux PPRE, alors que le zèbre avait atteint 80% des objectifs contractualisés dans ce PPRE, l’instit « sympa », jette devant le zèbre :  » Vous êtes vraiment certaine de vouloir l’envoyer au collège l’année prochaine ? Car moi, je ne ne l’y vois pas du tout : il va se faire bousculer par les élèves et les profs de collège, ils se contrefichent des PPRE et ne feront aucun effort pour s’adapter à votre fils !! Cela sera à lui de s’adapter et franchement vu son manque de maturité, moi je ne prendrai pas la décision de l’envoyer à l’échec !!! Et puis, pour ce qui me concerne, je sais que la référente recommande de privilégier des exercices à trous en raison de sa lenteur à l’écrit, mais bon ça m’oblige à reprendre tous mes polycopiés, et franchement, je n’ai pas le temps et au collège de toute façon, ça sera pire !!! » Vous imaginez les dégâts causés chez le zèbre, qui était bien évidemment en larmes !! Et le lendemain matin, donc mal à la tête, fièvre et pleurs pour ne pas aller à l’école !!!! Et dans un autre genre, mais même démarche : le cas de mes 2 autres zèbres (jumeaux fille et garçon) de 5 ans en GRANDE SECTION de Maternelle, détectés officiellement en fin de Moyenne Section chez un psy de ville, après en avoir averti les enseignants dès la PETITE SECTION, compte tenu du précédent familial (cf. Zèbre aîné !!) (les enseignants eux avaient détectés des difficultés de langage et de comportement !!!! ) (On croit rêver !!!) Re-intervention de la référente académique et re-sourire des enseignants pour conclure finalement que pour le saut de classe, il est urgent d’attendre. Ils vont bien-sûr passer l’année prochaine en CP et alors seulement ils pourront glisser en CE1, dans la mesure bien évidemment où ils seront lecteurs !! Mais quid, justement de l’apprentissage de la lecture ??? Et bien, rien de particulier ne sera mis en place cette année en GRANDE SECTION puisque finalement on commence à apprendre à lire en CP !!! Bref, vos enfants sont soit-disant surdoués ? et bien qu’ils le prouvent, qu’ils montrent qu’ils savent lire et compter avant les autres mais ne compter pas sur nous pour leur apprendre avant les autres !!!!
          Donc oui, je confirme le pire c’est ce type d’enseignants, soit disant bienveillants et faussement compréhensifs !!!

        • Zebrounet dit :

          C’est très juste ce que tu écris !!! :(

          • Chrodegang dit :

            C’est le genre de situation qui me confirme dans mon idée première: mélanger tout-le-monde dans une classe, c’est super mignon comme espoir, mais matériellement irréaliste. Parce que je m’en souviens, de ma classe de GSM l’année dernière… Je ne vois pas comment l’instit aurait pu aider un loustic à apprendre à lire, à moins de lui laisser du temps pour qu’il apprenne seul, ce qui non seulement ne conviendrait pas forcément à tout Z, mais encore pas non plus à une instit (nous sommes littéralement formatés à contrôler chaque étape d’un apprentissage, malgré le discours du « faire de l’élève l’acteur de son apprentissage » – en réalité tout travail est morcellé en un tas d’étapes, les réponses rendues prédictibles par la facilité des exercices, pour donner l’impression que l’élève découvre seul). Donc, pour un zèbre, personnellement, je pense qu’il faut pousser à l’ouverture de classe spécialisées (comme les instit le répètent souvent, c’est impossible de différencier constamment ses cours pour toutes les spécificités possibles d’une classe, parce qu’on a besoin de vivre aussi!!), ou se tourner vers le système Montessori, voire le tutorat (l’enfant peut toujours socialiser lors d’activités de loisir). Là où je pense qu’on va droit dans le mur, c’est en exigeant à chaque instit (qui n’est légitimement pas à chaque fois HP) face cours à des élèves classiques, qui eux déjà ont des disparités de niveau, à des élèves dys-, des élèves en situation sociale difficile qui fait qu’ils ont aussi besoin d’attention, des élèves TDHA, handicapés physiques, moteurs, etc. Sérieusement? Comment peut-on exiger cela? Parce qu’il faut passer du temps à étudier les spécificités de chaque profil, ça nécessite de la recherche, un investissement en bouquins souvent, EN PLUS de préparer les cours qui devraient être différenciés? Mais faut embaucher des machines dans ce cas!!! Parce que la classe dans laquelle il y a un HP, elle contient aussi au moins deux élèves en retard, souvent un élève « bizarre » mais on ne sait pas pourquoi (et il y a plein de parents qui sont dans le déni total), la moitié d’enfants tellement pourris gâtés qu’ils ne savent pas respecter la parole d’autrui (il y en a qui viennent m’interrompre en pleine évaluation individuelle malgré des consignes claires et répétées, qui se lèvent, qui parlent tout fort…), un élève dans la lune, enfin je vais pas vous faire un dessin, être en classe ça peut vite virer au marathon. Les instit ne peuvent pas prendre sur eux tous les cas de figure possibles, en même temps. Les discours démago du style « tous les élèves ont leur place à l’école », je suis désolée mais c’est pousser les parents à prendre les instit pour des bonniches wonderwomen qui devraient sacrifier leur vie à la tâche et encore, en se prenant les foudres des parents d’enfants dont elles ne pourraient satisfaire au top les besoin. Ouvrir des classes spécialisées, et pas que pour les HP, c’est une nécessité!! Après, c’est sûr que ça pose un problème matériel: il faut trouver des enseignants prêts à se spécialiser, des locaux, des fonds, etc. Argh, problème insolvable!

        • Séverine dit :

          C’est à la fois inadmissible et l’expression de la réalité: le collège est très souvent très cruel pour les les HP, bien plus encore que le primaire. Les profs ont tendance à apprécier et récompenser la conformité à la norme, ils connaissent moins les élèves que l’institutrice, et le harcèlement passe plus facilement inaperçu. Donc la 6e oui, pas n’importe où.

      • Séverine dit :

        Je confirme l’absence d’ouverture et de réceptivité: j’ai eu beau produire des circulaires de l’Education nationale elle-même sur le sujet (car il en existe), j’ai eu droit aux réflexions habituelles: « mais s’il est surdoué, pourquoi n’est-il pas en tête de classe? » et « avec 30 enfants par classe, on ne peut pas s’adapter à chaque cas particulier ». Refus également de prendre en compte la dysgraphie et d’accepter des devoirs dactylographiés.

      • Rainbow dit :

        Au risque de me faire mal voir, je pense que tous les niveaux Bac + 5 ne se valent pas et ne sont en rien représentatifs du QI de ceux qui ont atteint ces niveaux.
        Un bac+5 en marketing/publicité est-il équivalent à un bac + 5 en mathématiques? Un Bac + 5 en Histoire/ Histoire de l’art et-il équivalent à un diplômé de médecine? Je ne suis pas certaine que les uns auraient réussis à avoir le diplôme des autres quand bien même ils auraient beaucoup travaillé pour cela.

        Quand on songe que en plus, une grosse partie des EIP arrêtent l’école avant le bac parce qu’ils décrochent?
        A mon travail, j’en ai l’exemple tous les jours : l’un de mes collaborateurs les plus influents ne possède pas le bac et a arrêté l’école en première. Pourtant, c’est la personne la plus cultivée de la boite, il a vu beaucoup de films, lu énormément de livres et s’intéresse à un niveau bien supérieur au simple amateurisme à tes tas de sujets très différents les uns des autres. Il a l’esprit vif et un humour très particulier et est bien souvent critiqué à mots couverts par ses collègues qui ont plus d’années d’études et qui sont envieux de sont statut.
        Une de mes jeunes collègues possédant un bac + 5 en communication ne connaissait pas un mot tel que « trépanation » venu un jour dans une conversation et fait preuve d’une confiance en elle exaspérante dans le travail alors même qu’elle est est parfois dans l’erreur mais toute convaincue de sa compétence confortée par son niveau d’étude.
        Tout ceci pour dire que oui, dans les niveaux supérieurs au bac on trouve d’avantage de forts QI, mais que ces forts QI se répartissent de façon plus homogènes dans les disciplines scientifiques. Evidemment, loin de moi l’idée de dénigrer les disciplines littéraires ou autres, mais il n’est pas hérétique de dire que le niveau de compétence atteint par certains n’est pas forcément en corrélation avec leur QI……

        • Zebrounet dit :

          En vitesse ( :) ) : je suis d’accord ! Je partage largement ton avis :up:

        • Guil dit :

          Et bien moi j’ai constaté exactement l’inverse : les étudiants de fac de science ne connaissaient pas Dostoievski, ni Michéa, ni Bourdieu, et ne connaissaient même pas le terme « antinomie » : bref, de sombres crétins ! Je pense donc que les hauts QI sont mal répartis et qu’ils se trouvent majoritairement en Lettres et Sciences humaines…

          • enfantterrible dit :

            merci pour ce commentaire ! En DEA de philo (bac +5 en sciences humaines donc…) nous avons participé à une « enquête » et nous avons été « testés ». La moitié des effectifs étaient THQI :-P

            • A. Zebrounet dit :

              Ne perdons pas de vue que, pour avoir la moindre valeur, un test d’efficience intellectuelle doit être :

              – passé de manière individuelle (les tests collectifs sont de fait exclus & non-reconnus comme valides)
              – être l’un de ces 2 tests -> une des 3 échelles de Wechsler (Wppsi, Wisc, Wais en fonction de l’âge du sujet) ou le K-ABC

              Et d’autre part, que seul 0,13% de la population correspond à ce que l’on définit comme « THQI » (c’est à dire QI total homogène >145) ;)
              Aussi, même en fac (que l’on se base sur un niveau M2 voire même des doctorants), ce chiffre ne grimpe pas à 50% des étudiants :roll:

              -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/zebre-definition)/

  7. casous dit :

    Bonjour,

    et comment faites-vous avec un enfant qui se conforme à ce qu’on veut ? et qui est donc de plus en plus terne et triste (voir violent à la maison) car il efface qui il est au fur et à mesure ?

    J’ai eu une discussion musclée mais positive avec le directeur et le maître … ils sont OK pour un projet scolaire personnalisé ! mais ils attendent nos solutions car ils ne savent pas que proposer !

    Alors que faire avec un zèbre dont le seul souhait est d’être comme les autres ? Il a eu 6 ans avant-hier, il se sent différent mais il en souffre et lui tout ce qu’il veut c’est des amis et être comme les autres !
    et pour l’instant en GS il a mal au bras car il se crispe sur son crayon et donc il a peur et refuse d’aller au CP ou CE1 (une des solutions du maître) !
    Le directeur dit également que ses connaissances qu’il a perçu et ses attirances ne répondent pas à ce que l’école lui proposera car l’école est là pour les apprentissages de base … il n’a pas tord … mais auriez-vous des idées pour ce p’tit bonhomme qui se réfugie actuellement dans son cadeau d’anniv rush hour où il s’éclate à passer d’un niveau à l’autre en moins de 3mn ?? jeu qui c’est certain n’est pas forcément scolaire ;)

    … d’une grande maman zèbre qui souffre pour son p’tit zèbrillon et qui aimerait lui offrir ce qu’elle n’a pas eu sans savoir ce que cela peut être …

  8. melimelo dit :

    Bonjour,
    « rush hour » est un jeu que l’on retrouve dans beaucoup d’école!! Attention à ne pas généraliser.
    Les enseignants ravageurs, ils le sont aussi bien pour les enfants HP que pour les autres. Il faut parfois écouter lessouvenirs d’école des non-HP. On peut être enseignant, HP et onapte à prendre en compte la déffiréence de chaque individu dans une classe et pas seulement celle des HP.
    Je pense que la capacité d’un enseignant à comprendre un enfant ne vient pas du tout de « l’efficience  » de son intelligence, c’est à dire du QI, qui , je le rappelle mesure l’intelligence verbale te logico-mathématique. Elle vient plutôt de son intelligence intrapersonnelle et interpersonnelle (cf la théorie des intelligences multiples de H Gardner).
    Ne mettons pas face HP et non HP, cela ne fera que renforcer les conflits. Chaque partie a à faire l’effort de comprendre l’autre partie: les enseignants, le fonctionnement particulier d’un enfant HP (et d’un enfant particulier) car ils ne fonctionnent pas tous de la même façon, les parents d’HP, l’enseignant qui a 30 personnalités et fonctionnements cognitifs différents à gérer sans aide. Adapter chaque partie d’un cours prend énormément de temps et différencier sa pédagogie n’est pas simple et demande énormément de temps, même cela est clairement plus satisfaisant pour tout le monde.
    Pa

  9. melimelo dit :

    Bonjour,
    je suis gênée par certains propos tenus.
    Tout d’abord, en clin d’oeil au post précédent, rush hour, est un jeu que l’on trouve maintenant dans de nombreuses écoles!

    Ensuite et c’est le plus important,
    Les enseignants ravageurs font des dégâts sur les élèves HP, mais aussi sur les autres. Il faut aussi écouter les souvenirs d’école des non-HP.
    Le fait qu’un enseignant ne puisse pas , ou ne fasse pas l’effort de comprendre un enfant, ne dépend pas de son QI (qui évalue l’ intelligence verbale et l’intelligence logico-mathématique), mais plutôt de son intelligence intra et interpersonnelle (cf la théorie des intelligences d’H Gardner) et surtout de sa santé psychologique.
    N’opppsoons pas HP et non HP. Cela ne fait qu’envenimer le débat.
    Chacun a un effort de compréhension à faire envers l’autre: l’enseignant pour comprendre le fonctionnement cognitif d’un enfant HP (d’un enfant en particulier, car ils sonnt tous différents) et les parents d’HP pour comprendre les difficultés d’un enseignant à gérer 30 personnalités et profils psycologiques différents sans aide dans sa classe
    Différencier sa pédagogie demande énormémement de temps et tout le monde n’a pas ce temps disponible (vie de famille par exemple le soir et le week-end) pour faire cela même si c’est plus satisfaisant pour tous.
    Enfin apprendre l’humilité à nos enfants est une bonne chose, tant que l’on ne confond pas humilité avec humiliation ou introversion. . Apprenons à nos enfants à vivre avec tous, HP et non HP. C’est cela la vraie vie! Cela demande l’effort des parents pour comprendre les contraintes d’une classe, et l’effort de l’enseignant pour essayer d’enrichir son cours pour certains, de le faciliter pour d’autres, sans oublier l’attention sur la méthodologie pour certains élèves et la gestion de certains comportements pertubateurs (parfois dus à de réels soucis psychologiques) pour d’autres.
    Désolée pour ce coup de gueule, mais enseigannte et mère de 3 enfants HP (ceratins ont sauté une classe , d’autres non), je voudrais qu’on ne s’attache pas seulement à la différence des HP, mais à celle de chaque enfant. Beaucoup d’enfants s’ennuient à l’école, ce n’est pas forcément parce qu’ils sont HP, beaucoup d’enfants ont ressenti des moments de souffrance (querelles dans la cour, échec, incompréhension de l’enseigant), cela ne dépend pas du QI.
    Si, en tant que parent d’HP, nous nous acharnons à revendiquer la différence de nos seuls enfants , par rapport aux autres, nous allons droit dans le mur. Militons plutôt pour la reconnaissance des particularités de chaque enfant.

    Bonne réflexion à tous.

    • Zebrounet dit :

      Je n’ai pas le temps de développer, mais juste une petite remarque qui me semble importante :arrow: mettre en avant les différences de chaque individu revient finalement quelque part à nier les particularités des personnes HQI !
      Bien sûr que chacun est unique, & bien sûr que chaque enfant est à prendre en compte avec sa propre personnalité, ses spécificités, qu’il soit dans la norme ou hors norme (dans le surdouement, comme dans les TED ou le retard mental). C’est évident & mon billet ne va d’ailleurs pas à l’encontre de ce fait. Mais en quoi militer pour « la reconnaissance des particularités de chaque enfant » ferait avancer la prise en compte des surdoués dans l’Education Nationale ? 8-O
      Perso, je ne vois pas…

      • karen dit :

        Je suis d’accord avec MeliMelo, la véritable intelligence ne se mesure pas seulement au QI. Votre article me met mal à l’aise car il dénote un manque de modestie, vous faites preuve d’une certaine condescendance envers les enseignants. Penser qu’un enseignant est hostile à un élève parce que ce dernier a 50 points de plus que lui, c’est prétendre une supériorité chez ledit élève. Or, tout le monde sait que la différence est qualitative et non quantitative. Que faites-vous de l’expérience de vie de l’adulte face à l’enfant HP ou THQI ? Les enseignants que vous mentionnez existent bel et bien, j’en ai rencontré, mais ces personnes ne devraient pas exercer cette profession qui demande beaucoup d’empathie pour comprendre les besoins de TOUS les élèves.
        Je trouve votre site très intéressant mais parfois vous vous contredisez :) J’ai beaucoup ri en lisant le post sur la conversation de votre zebrounet avec l’infirmière…J’imaginais la tête de l’infirmière en question, qui a dû le trouver bien impertinent :)
        Ma fille a commencé à parler à 8 mois,à 14, elle nous demandait de lui dire le nom des lettres. À 2 ans, elle a commencé à lire d’elle-même certains mots. Je la ferai tester prochainement car à 3 ans, elle s’ennuie terriblement en classe et commence à déranger la prof :) Elle voit tout de suite les failles des adultes et je puis vous assurer que l’hostilité peut être présente dans l’entourage même de l’enfant. C’est une enfant ultra sensible qui semble avoir un sixième sens pour capter les émotions des autres et elle en souffre parfois
        J’essaierai de lui apprendre à gérer sa différence et à accepter celles des autres car nous sommes tous des êtes uniques. J’aimerais qu’elle sache que la différence, quelle qu’elle soit, est source d’enrichissement et que nous pouvons apprendre de tous. En aucun cas, je ne voudrais qu’elle se sente supérieure. Elle rêve de devenir astronaute, désire sauver la Terre de la pollution et les enfants pauvres dans le monde. Je lui apprends à respecter de la même façon la jeune fille qui nous sert au resto et le médecin qui la soigne. Tout ceci pour dire que je ne me permettrai jamais de penser que l’enseignant hostile est jaloux de l’intelligence de l’enfant face à qui il se sent inférieur :) C’est tout simplement une personne bornée qui n’aime pas son travail et se retrouve frustrée face à un esprit critique qui perçoit ses failles.

        • Zebrounet dit :

          Je pense que vous interprétez mal mes propos car il n’y a pas une once de prétention dans ma façon de regarder le monde. Mais (un grand mais), une profonde lucidité.
          Pour info -> j’ai vécu 29 ans de ma vie sans savoir que j’étais zébrée & mon regard a tjrs été aussi lucide sur la nature humaine.

          « Or, tout le monde sait que la différence est qualitative et non quantitative »
          Une personne HQI présente, quoi qu’on en dise, une différence quantitative mise en évidence par des scores largement au dessus de la moyenne. Il faut arrêter de lisser les choses au point de les vider de leur sens premier :oops: Ce politiquement correct devient absurde à la fin. Qq’un ayant 140 de QI aura un QI quantitativement plus élevé qu’une personne dans la norme ET aura une manière différente d’utiliser son intelligence.
          Si le QI ne fait pas tout, dans le sens où qq’un peut être surdoué tout en étant en dessous des 125 / 130, un score au delà de 130 met bel & bien clairement en évidence une surefficience.

          De plus, dans les études qui mettent en parallèle un échantillon d’enfants (ou d’adultes, peu importe) doués & un échantillon dans la norme, il est très intéressant d’observer les scores obtenus à chaque subtest. L’échantillon « doué » se démarque tjrs, dans tous les subtests exception faite du code.
          Alors il ne faut pas tout ramener à un chiffre, qui peut être minoré par le stress, la dépression, le manque de confiance en soi par ex., mais il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse & le diaboliser.

          Ou alors il serait même inutile de discuter douance :roll: Autant dire nous sommes tous différents, nous sommes tous doués & tt va pour le mieux dans le meilleur des monde.
          Mais à ce compte-là, n’attendez rien de l’Education Nationale, car elle ne pourra jamais s’adapter à chaque élève si on regarde la situation sous cet angle.

          Par contre, dire qu’il existe certains types d’enfants, présentant généralement les mêmes pbs &/ou les mêmes besoins (selon qu’ils aient un certain type de raisonnement, un handicap, un TED) est plus utile pour avancer. C’est
          1° une réalité (mais, si je peux me permettre, votre miss est encore bien jeune pour que vous n’ayez été réellement confrontée à ces « pbs ». Vous n’êtes pas encore entrée dans ce monde dont vous ne connaissez que la théorie :-| )
          2° un impératif pour que les enfants THQI qui souffrent dans un système scolaire qui ne leur est adapté puissent vivre mieux leur parcours

          • karen dit :

            Loin de moi l’idée de remettre en question votre lucidité ou de diaboliser les HP ou les THQI ( je n’aime pas le terme de surdoué ou surefficience, l’idée de supériorité a fait et fait encore malheureusement assez de dégâts.)
            Je suis enseignante au primaire, dans un système éducatif certes plus souple puisque je vis au Québec où il existe des écoles publiques alternatives, des écoles internationales ou bien à vocation scientifique. J’ai Bac +8 puisque je possède un doctorat et deux maîtrises mais je préfère enseigner au primaire car pour l’instant, c’est là que je me sens utile. Je travaille dans un milieu très défavorisé et à ma façon j’essaie de pallier les injustices qui pèsent sur ces pauvres enfants trahis par la vie. Tout ceci pour vous dire que les enseignants obtus dont vous parlez n’ont pas leur place dans l’enseignement donc leur Qi n’a rien à avoir avec leur mesquinerie. Vous pourriez rencontrer les mêmes esprits fermés dans les hautes sphères intellectuelles. Personnellement, j’évolue également dans le milieu universitaire car il m’arrive de donner des conférences, pour mon propre plaisir, et croyez-moi j’en rencontre des imbéciles, même s’ils ont bac +8 !!
            J’ai effectué ma scolarité en France. Enfant d’ouvriers immigrés analphabètes, je faisais l’admiration de la plupart des profs qui me prêtaient leurs livres pour satisfaire mon insatiable curiosité. Je n’ai en tête que le souvenir de deux profs extrêmement méchants (l’un avait grondé la deuxième de classe parce qu’elle n’arrivait pas soit-disant à me détrôner :( l’autre m’avait humiliée parce que je regardais la leçon suivante de maths, lassée de faire des exercices identiques :(
            J’avais surtout des problèmes avec mes camarades qui m’en voulaient de réussir sans réviser :( Mais je m’en suis sortie, c’est ce qui s’appelle la résilience.
            Pour terminer, je voudrais juste préciser que l’on connaît le Qi de Einstein mais non celui de Beethoven, Marguerite Yourcenar ou bien Paul Ricoeur et bien d’autres qui apportent à l’humanité en toute modestie :)

            • Hypathie dit :

              Je suis desolee mais personne connais le QI d’Einstein! Grossière erreure qui fait croire que performance=qi. ;-)

              • Zebrounet dit :

                En effet, ce type d’estimations a vu le jour en 1926 avec une étude (TRÈS contestable à mon sens) sur des les facultés intellectuelles de célébrités ayant vécu du XVème au XIXème siècle (personnalités qui excellaient dans certains domaines). La psychologue auteure de cette « étude », Catherine Cox, avait estimé leur QI d’après les écrits & travaux qu’ils avaient pu laisser.
                J’ai d’ailleurs écrit un billet récemment sur ce sujet : http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2012/01/02/quotient-intellectuel-suppose-de-celebrites/ ;)

      • Dom' dit :

        Ben parce qu’il n’y a pas que les surdoués qui sont dans la mouise malheureusement… et qu’il y a plein de particularités (et on ne parle pas de personnalité ici, mais de particularités dans les apprentissages) à prendre en compte dans une classe de 26 (ou de 33 ;-) à double niveau (ou à 5 niveaux, ça arrive aussi), quand dans la classe il y a un HQI, un probable dys pour lesquel on doit adapter tous les supports, une élève handicapé mental avec AVS (pour lequel on doit carrément prévoir autre chose), et un autre qui a deux ans de retard mental et des séquelles liées à une grande prématurité… et encore je ne parle pas de ceux qui ont juste des difficultés « normales ».
        Ce n’est pas le portrait d’une classe hypothétique que je dresse, c’est celui de MA classe. Alors certes je me forme, je lis, je cherche… mais aucune vraie formation ne nous est donnée (y compris en formation continue) que ce soit sur les HQI, sur les dys, sur l’élève handicapée que j’accueille (trisomie 9, ça vous dit?). Ça en fait des particularités. Et c’est aussi passionnant.

        Militer pour la reconnaissance des particularités de chaque enfant, c’est militer pour des classes moins chargées afin qu’effectivement les enseignants aient le temps de fabriquer d’autres support et d’individualiser tout en pouvant dormir un peu ;-), que ce soit pour le HQI ou pour les autres.

        Militer pour la reconnaissance des particularités de chaque enfant, c’est militer pour qu’en formation INITIALE, avec des spécialistes, on nous parle de chacune de ces particularités et qu’on nous donne des pistes, afin que nous en sachions un peu plus en arrivant dans les classes.

        Après y’a toujours les buses, sans bon sens, sans cette autre intelligence si nécessaire, dans tous les domaines et toutes les catégories de personnes, on est d’accord.

  10. gene dit :

    et pourtant ça existe bel et bien ces instits et profs qui ne supportent pas les HPI . Wilfried y a été confronté en primaire , 2 ans la même instit en CE1 et CE2 un cauchemar . Elle a cassé Wilfried , lui a ôté toute confiance en lui , et a véhiculé parmi les élèves de sa classe une image négative de Wilfried peureux et pleurnichard ceux sont ses termes qu’elle m’a clairement dit au cours d’une conversation très houleuse que nous avions eu . Le problème c’est que ces brebis galeuses ne sont pas sanctionnées et il est très difficile de le prouver . J’ai lu que tout le monde est confronté à la souffrance un jr ou l’autre et qu’il faut s’y préparer . Exact , mais est ce que l’on va à l’école pour souffrir? drôle d’idée , en principe c’est pour acquérir des connaissances scolaires servant à avoir des diplômes censés nous ouvrir les portes du monde du travail . Il faut distinguer savoir scolaire et connaissances . Les HPI ont beaucoup de connaissances mais ne sont pas adaptés à certaines méthodes scolaires et surtout certaines pédagogies . On peut exceller dans une matière et être un très mauvais prof . Transmettre un savoir , ça ne s’improvise pas . C’est pour cela qu’à mon sens , c’est sur la capacité à être un bon pédagogue que l’on devrait recruter les instits et profs et un peu moins sur les diplômes qui eux ne sanctionnent qu’un savoir théorique . Il y a de bons enseignants qui font bien leur boulot , il ne faut pas noircir le tableau et le HPi qui fonctionne beaucoup à l’affectif , appréciera même si le cours n’est pas particulièrement pointu . C’est le cas pour Wilfried , il aime bien une prof , ces cours sont simplistes pour lui mais sa bienveillance fait qu’il y va avec plaisir . A contrario , il a une prof qui a un très haut niveau mais qui est très déplaisante en classe et il y va parce qu’il faut y aller. Si je peux me permettre une suggestion , surtout aux enseignants , pourquoi ne pas donner à L’HPI , quand il a finit avant les autres , un livre à lire , lui permettre de faire un travail sur ordi , que sais je au lieu de le brider ! Ce n’est quand même pas sorcier et ça permet de s’occuper des autres et lui aura moins l’impression de s’ennuyer . Mes profs faisaient comme ça au collège et je n’avais pas cette impression de ne rien apprendre !!! Et si les autres élèves sont jaloux ou protestent , au, prof de faire la discipline , c’ est aussi son travail n’en déplaise à certains !!!! bonne soirée

  11. casous dit :

    Pour ma part, je suis d’accord pour reconnaître les difficulté des enseignants, le besoin de pouvoir vivre tous ensemble avec tous nos différences !

    Seulement je ne vais pas prêcher pour tous les enfants ! de façon très égoïste, j’aimerais déjà aider MON fils !! et le deuxième qui suit derrière ;)
    Voilà .. je reconnais la nécessité de pouvoir penser à tous, ce que je fais dans mon boulot où je me bats pour beaucoup d’enfants souvent en retard ou avec des besoins spécifiques !

    Mais là je prends conscience depuis peur que je fais pour mon fils ce que j’ai dû toujours faire : s’adapter, perdre qui il est pour accepter de ressembler aux autres !!

    Il a ses défauts, il a ses faiblesse, il n’est nullement supérieur à quiconque ! Seulement l’école est faite pour la moyenne donc tend à lisser les différences … et j’ose espérer pouvoir faire bouger les choses en osant dire que j’aimerais que l’on regarde mon fils tel qu’il est et qu’on l’aide à grandir pour qu’il puisse se faire des amis, qu’il puisse éviter l’échec scolaire car il s’étiole actuellement à l’école !

    QUand un enfant est attiré et s’entend bien en cour de récré avec les CM mais qu’il est impossible de les inviter à la maison car les maman disent que l’écart d’âge est trop grand … ou que les maman envoient à la place le p’tit frère pensant qu’on a confondu les prénoms des fils … cela met à part !

    Comme Zebrounet, je n’ai appris ma zébritude qu’à 30 ans ! pourtant dépistée petite mais sans qu’on en fasse quoi que ce soit …
    J’ai souffert durant 30 ans, je n’ai pas réussi à m’intégrer et à être moi car personne n’a pris le temps de me montrer cette différence et comment je pourrais du coup mieux me comprendre pour être mieux avec les autres !

    Alors osons cette différence ! sinon à force de nous lisser, nous serons clonés et un jour même ça cela ne suffira plus :(

    • karen dit :

      Je dois avouer que je me sens décalée par rapport à toutes vos interventions sur les profs en France. Après tout, je travaille dans un système où la pédagogie différenciée est un credo, voire un devoir. Il est vrai que je n’ai que 19 élèves, des allophones qui apprennent la langue à une vitesse très hétéroclite et honnêtement, si je devais faire le même cours pour tous, je souffrirais de voir les bons piétiner,ou les plus faibles se noyer. J’ai 4 niveaux par classe et je travaille en atelier. Sans doute qu’avec 30 élèves, ce serait différent et c’est vrai que dans ce cas, il vaut mieux ne pas mêler des élèves ayant un retard mental avec un THQI et 4 ou 5 troubles de comportement car ce serait vite le cauchemar pour le prof.
      C’est vrai aussi que chacun prêche pour sa paroisse et que je réagis parce que je suis enseignante, je connais la réalité des besoins différents en classe. Mes valeurs éducatives se rapprochent davantage de la pédagogie Montessori car je pense comme elle que chaque enfant a un potentiel que nous devons développer en respectant son rythme d’apprentissage.
      Ces profs qui humilient les enfants doués, dont la vivacité d’esprit passe pour de l’impertinence, sont les premiers à humilier d’une autre manière les plus faibles et je pense même que c’est bien pire car ces derniers ressentent en même temps que l’agacement le mépris. Donc, le problème ne vient pas d’un écart de Qi mais bien de l’incompétence de ces mauvais pédagogues qui sont justement jugés sur leurs connaissances théoriques et non leur intelligence émotionnelle. !

  12. Séverine dit :

    Il me semble en effet que l’enseignement est devenu très rigide: je me souviens très bien qu’en primaire, quand l’institutrice reprenait l’explication d’une notion que j’avais comprise, je prenais un livre et attendais qu’elle passe à un autre sujet! Elle ne prenait pas ça comme une atteinte à son autorité ou une critique de ses qualités d’enseignante!

  13. Mère de deux zèbres de 19 et 21 ans (et peut-être d’une autre de 3 ans, on verra), je peux vous dire que des classes multi-niveaux accueillant des enfants de tous âges, tous types de développement intellectuels ou porteurs de différents handicaps, ça existe en France. Pas beaucoup, et ça coûte cher : c’est une école Montessori… Testé et approuvé chez nous, ça a permis de limiter les dégâts pour nos enfants.

  14. Sany dit :

    bonjour
    *perso je me susi faite une sorte de raison depuis longtemps deja.
    avec le recul et l’anayse des années qui suivent la decouverte de la douance, on commence a prendre autre chose comme repère les diverstés humaines d’abord.
    bref,; en fait ds le parcours de mes loulous, et notament de mon ptti thqi le plus « complexe » a faire entrer ds le moule EN, il y a eu des gens supers, des gens…moins ouverts…
    le glissemtn ce2/cm1 a clairement été un echec, du aussi au fait que malheureusemtnla toute jeune instit (l’age n’a pas d'(importance mais la il se trouve qu’elle etait jeune) a detesté la facon d’etre de mon fils de suite…et e lui a fait comprendre très vite. aucun accompagnement, pas de bienveillance et j’avais beau lui expliquer que le mal etre de loulou et els mots et comportements qui en resultaient n’allaient pas vers elle personnellement maidi vers l’ecole, elle ne l’a jamais comrpis (alors que devant moi elle etait tout sourire, avec des ouioui je voiiiiis » (et derirere elle a demoli le glissement, )
    elle a un chemin immense a faire pour prendre du recul vis a vis de certaisn comportemnts d’eleves.

    d’autres ont été supers, j’e ai croisé ds la rue notamment un qui ‘ma alpagué un matin, pour me dire vous vous souvenez?…il etait rempacant en mater….) votre fils m’a ouvert les yeux. il a été un vrai defi pour moi…depuis j’ai decide de m’occuper d’enfants en dificulté ds des classes spécifiques..dite lui bien que je me souviens de lui hein!..et qu’il etait… chiant, ça oui..mais attachant!… » j’etais très emue. une autre maitresse (gs) a ét attentive et a offert une carte postale de peinture (la passion du moment de loulou) a la fin del’année avec in pêti mot gentil….certains ouvrent les voies, d’autres les referment..pas facile!! :-|

    mais totu est quesiton de personne avant tout.
    chacun, prof ou eleve a son histoire et son parcours…ca colle, ou pas….. :)
    mais ça me parle.

    (et aujourd’hui le petti père est ds un super dispo eip ( ds classes normales)ou les personnes responsables sont extras, avec son année d’avance qu’il assume bien, et s’epanoui our la première fois depuis ……pour la première fois a l’ecole! ;-) dnc les bonnes personnes existent il faut tomber dessus… 8)

    • Rainbow dit :

      Je suis bien d’accord avec vous, mais l’école de la République (vous savez:Liberté, Egalité, Fraternité) devrait être la même pour tous, ça ne devrait pas être une question de bonne ou de mauvaise personne….

  15. Mel dit :

    Bonjour,

    Je poste pour la première fois ici (et pour la première fois tout court sur la toile). Juste pour dire que j’aime beaucoup ce blog, ainsi que les commentaires de celles et ceux qui le suivent. Et puis aussi pour dire que je dois être naïve au plus haut point puisque j’avais RDV hier avec la maitresse pour lui présenter le résultat du test de ma fille et que j’étais persuadée d’être bien reçue, comprise. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle connaisse les particularités de ma petite zébrelle, mais j’espérais au moins quelques mots gentils, rassurants et qu’elle m’assure de sa bienveillance à l’égard de ma poulette. Ca n’a pas été le cas, et je dois malheureusement avouer ne pas avoir été à la hauteur. J’avais pourtant pris des notes grâce à tous les témoignages que j’ai pu lire ici. Je n’ai pas su défendre les intérêts de ma fille, et la seule perspective que j’ai à présent c’est « attendez le CP, ça devrait bien se passer, ce n’est pas une classe si difficile pour les enfants ». A croire qu’elle ne m’a pas écoutée. Elle aurait pu au moins, puisqu’elle a refusé de lire le test parce qu’elle n’avait pas « la tête à ça ce soir » et puis de toute façon elle a besoin que le psy scolaire lui dise ce que c’est que ce test. Le plus difficile pour moi a eu lieu après le RDV, lorsque nous avons croisé la directrice en sortant : « tiens, on a la petite… qui serait précoce selon ce test, hihihi! » et elle a ajouté « oh et puis elle est de fin d’année en plus!… vous en avez de la chance… je blague hein! » Tout ça sur un ton ironique et condescendant… J’étais médusée, je n’ai pas su quoi répondre… j’ai honte de m’être laissée traiter comme ça mais je n’y étais pas préparée. Malgré tout ce que j’avais pu lire de négatif sur les enseignants, j’étais persuadée d’avoir affaire à quelqu’un d’ouvert.

    Je me rends compte de la longueur de mon message, j’en suis désolée, mais je vous remercie de m’offrir un espace pour raconter tout ça, ça fait du bien.

    Je vous souhaite à toutes et tous ainsi qu’à vos enfants de trouver le bon chemin, propre à chacun, et surtout d’y croiser de bonnes personnes. Je continuerai de vous suivre comme je le fais déjà depuis plusieurs semaines. A bientôt!

    Mel

    • Rainbow dit :

      On est si démuni n’est ce pas devant toute forme de discrimination. :oops: Car c’est bien de discrimination qu’il s’agit même si les responsables n’en ont même pas conscience. Leurs convictions erronées sont basées sur des préjugés. :-x Et ces préjugés naissent de la désinformation, du manque d’information et du manque de formation, notamment chez les professionnels de l’enfance et de l’enseignement. C’est pour cela que des blogs tels que celui-ci sont si utiles, ils sont formateurs et informent si l’on a la curiosité et l’ouverture d’esprit nécessaire pour cela. Pour ceux qui en sont dépourvus, c’est à l’état de mettre en place une politique de l’école qui prenne en compte les différences des élèves ET de leurs enseignants. C’est à l’état de FORMER des profs sur ces différences quelles qu’elles soient. :!:

      Et moi ça me rend triste pour vous que vous ayez du subir cela alors même que vous veniez chercher aide et soutien. :( Je suis tentée de dire « Bienvenue au club ». Mais ça me désole.
      Courage, le système « D » comme nous l’expérimentons tous plus où moins dans nos cas, ça marche aussi, mais ça prend du temps et de l’énergie alors que cela pourrait être si simple…..

    • Chrodegang dit :

      Quand je lis des trucs comme ça, limite je trouve qu’il faudrait porter plainte. MAis de quel droit a-t’on le droit de railler comme ça???

      Par contre, là où je suis pas complètement d’accord, c’est de dire que c’est à l’Etat de former les gens. Ok, il faut dire aux futurs profs un certain nombre de choses (encore que, ça fait deux ans que je suis prof, j’ai été catapultée dans quatre classes et j’ai appris sur le tas, c’est mon département qui m’a prise en charge et ça leur paraissait parfaitement normal). Dans n’importe quel autre métier, en cas d’os, on se bouge le cul pour se renseigner soi-même. Les enseignants n’échappent pas à la règle, c’est à chacun de se renseigner de son propre chef en fonction des besoins (personnellement, je pense que cataloguer théoriquement une interminable série de troubles et caractéristiques et autres maladies, handicaps, syndromes et particularités alors qu’on n’a même pas encore été confronté à une classe et que donc tout ça reste abstrait, c’est inutile. On en aura oublié la moitié avant la certification). Or il existe bel et bien des stages de formation sur les enfants à besoins particuliers, même moi à Maurice j’en ai eu un (rapide). Mais qui parmi l’assistance a noté l’email du conférencier, à part moi, qui connais DEJA le sujet? Désolée mais il n’allait pas passer dans les rangs pour vérifier!!! En France, il y a un tas d’assos qui proposent des conférences, des sites, des contacts etc. C’est pas les occasions de se former qui manquent. Si on le veut, c’est à portée de main! C’est la société entière qui doit se décoincer le derrière et arrêter de nier à tout prix les différences intellectuelles. Un exemple pour moi frappant: l’autre jour, un article circulait concernant le refus du collège Henri IV de scolariser un élève handicapé moteur. Connaissant cet établissement, effectivement, il avait beau être à 200 m du domicile de l’enfant, il n’était franchement pas adapté à son accueil. Mais tout-le-monde s’indignait et y allait de son commentaire sur les aménagements possibles, pour UN élève handicapé, en trouvant tout naturel de hurler à la discrimination. Un enfant précoce, l’école peut lui rigoler au nez en toute impunité, si ça paraît dans les media, il y aura toujours quelqu’un pour dire qu’après tout, c’est limite bien fait pour sa trogne, à ce prétentieux.

      Le problème dépasse largement le cadre de la formation initiale (et je suis bien placée pour dire qu’elle sert à peu de chose, cette formation). Il concerne tout des modalités de recrutement des futurs profs à la mentalité des autres parents et citoyens. Je pense qu’avec les rapport Delaubier, les différentes circulaires, l’Etat a fait sa part de boulot compte tenu de tout ce qu’il a à gérer (et c’est pas un secret que ça part complètement en sucette). Maintenant, c’est aussi au corps enseignant, dont je fais partie, de se bouger l’arrière-train… ou de changer de métier si ça nous défrise tant que ça.

      Bon, je sais que c’est un peu en contradiction avec d’autres messages, mais j’avoue aussi que mes collègues me saoûlent à attendre que l’Etat soit leur maman et leur fourre tout cuit dans le bec. C’est pas la mentalité que devrait avoir un enseignant… Donc, il faudrait recruter des gens différents, avec un autre concours…

      • « Un enfant précoce, l’école peut lui rigoler au nez en toute impunité, si ça paraît dans les media, il y aura toujours quelqu’un pour dire qu’après tout, c’est limite bien fait pour sa trogne, à ce prétentieux.  »
        Hélas ! :(
        Pour ma part, j’ai essayé de faire avancer les choses en informant les enseignant(e)s de mes enfants, en leur prêtant mes livres, et en leur faisant bien remarquer que mes enfants n’étaient pas une exception et qu’il y en avait d’autres dans leurs classes (école Montessori et collège privé avec une section « européenne »). Par contre j’ai regretté d’en avoir informé l’institutrice de CE2 du public que je pensais apte à comprendre, parce que visiblement elle en a parlé au reste de l’équipe enseignante dont une aide, une sorte d’ATSEM pour les primaires, qui a balancé quelques remarques perfides à ma fille qui pourtant ne ramenait jamais sa fraise.

  16. unemaman dit :

    je suis navrée de lire ces lignes ! Malheureusement nous devons tous bricoler des solutions et souvent faire des choix qui ne seront pas soutenus par le système .Ni encouragements , ni compréhension de manière générale mais , au compte goutte , au fil des rencontres , on trouve des enseignants bienveillants , parfois concernés , accueillants , des parents d’ élèves gentils et ouverts . Pour le moment , hors des associations (de parents et interprofessionnelles) , il est difficile de savoir comment notre enfant va être perçu et reçu , et nous avec, par l’ école ,les autres enfants ,les relations amicales et familiales.
    Tout ceci à cause de l’ ignorance et du déni auxquels s’ ajoutent l’ absence de formation .
    L’ émission d’ hier soir n’ aura à ce sujet pas fait bouger les lignes ( tant les situations de ces enfants étaient choisies( mélangeant Aspergher et haut potentiel) et présentées pour faire du sensationnel ,sans évoquer en profondeur les problèmes et particularités moins spectaculaires de la majorité des zèbres tels que les dys , leur sensibilité , leur humour , etc … .
    Bon courage à tous néanmoins , il y a quand même des moments de grâce , mais pas institutionnels :-?

  17. unemaman dit :

    Asperger , so sorry

  18. Sany dit :

    perso je n’ai pas éét choquée par le melange (meme si le fond de l’emission etait bof.)
    car chez nous on est asperger et hpi,….
    et j’ai reconnu vaiment bcp de mon dernier ds le petti aspie. (ils avaient des traits communs, hors bien sur les 4 années d’avance (le mien n’en a qu’une) , certaiens choses etaient assez proches…gestuelle, angoisses de l’echec…
    (on remarquera que les qi « très elevés » ont tendance a s’aprocher plus facilement des TED de ce type, une recherche serait a faire sur le sujet…)

    pour l’emission en elle eme, certes je susi assez d’accord, des profils très. « audimats ».

  19. Agnes dit :

    Bonjour,
    Je viens de decouvrir votre blog de zebres, bravo car il faut du courage pour dire haut qu’on est zebre et qu’on a des enfans zebres. Je suis une des rares momans dont les enfants THQI vont bien et n’ont pas de problemes, mais j’ai la chance d’etre aux US dans des ecoles Montessori avec regroupement. Je crois qu’il y a un reel besoin de formation des profs/instits en France pour accepter tous les enfants tels qu’ils sont. Bravo pour ce blog qui j’espere fera bouger les choses

  20. Gorlanne dit :

    Bonjour,

    Zèbre moi-même, maman de zèbre et professeur des écoles, ton article m’a beaucoup touché.
    Effectivement en tant qu’instit, nous n’avons AUCUNE formation psychologique, AUCUNE formation sur les enfants HPI (et extrêmement peu sur les enfants handicapés : DYS, autiste et autres que nous accueillons pourtant dans nos classes…)
    Dans le rapport avec les enseignants tout est donc questions d’individus, d’ouverture d’esprit, de capacité à se remettre en question et à accepter que l’on ne sait pas tout…
    En tant que maman de Z, j’ai eu affaire à des instits qui étaient complétement butée (et qui ont même réussit à me faire douter !) et à d’autres au contraire qui ont anticiper les besoins de mon bonhomme.
    En tant que professeur des écoles, j’ai eu des zèbres dans mes classes (certains déjà diagnostiqués, d’autres pour qui c’est moi qui est « alertée » les parents). Ce sont des élèves qui se gèrent très bien dès qu’on prend en compte leur spécificités : appétit de découverte, vitesse de compréhension, quasi impossibilité de faire des choses « bêtes et répétitives », parfois grande difficultés avec l’écrit (pour certains proche de la dysgraphie ou carrément refus d’écrire…
    Pour ma part je différencie énormément mon enseignement pour prendre en compte ces zèbres mais aussi, à l’opposé, des élèves en grandes difficultés d’apprentissages; et j’ai une affection particulière pour les classes multi-niveaux qui facilitent les glissements et les sauts de classe. Cette année j’ai une classe de cycle 3 (CE2-CM1-CM2) avec un zèbre qui est (administrativement) en CE2, mais fait du CM1-CM2 (sauf pour l’écriture!), un autre enfant qui a l’âge d’être en CM2 mais pour qui on attend une place en CLIS et qui fait du CE2 adapté (vers le bas). Tous mes élèves ont chaque jour 3/4 d’heure de travail sur plan (exercices individualisés en fonction de leur capacités) et 1/2h de travail d’étude personnel. Tous adotrd ce temps puisqu’ils travaillent sur un projet qu’ils choisissent eux même en ce moment j’ai 4 élèves qui nous préparent une pièce de théâtre, d’autres qui font des exposés, d’autres qui lisent les livres qui leur plaisent (sans avoir de fiche de lecture, de questions ou de présentation à faire, juste pour le plaisir!) … Mon HPI lui est en train de construire les solides de Platon !

  21. CarolineW dit :

    Bonjour,

    Je suis partagée sur la façon d’approcher l’école.
    L’expérience de mon fils ne va, malheureusement pas, dans le bon sens:
    Si le saut de classe s’est déroulé sans problème ( trop facile, j’aurais dû me méfier :oops: ) cette année de CE2 s’écoule cahin-caha; pas d’amis, pas mal de mesquineries et coups bas de la part des « copains » et surtout …
    une maitresse que je sens injuste et de parti-pris. Pêle-mêle
    – le traiter de « bébé » publiquement
    – les remarques dans le carnet du type: Au vu des tes capacités, peux mieux faire ( Sans commentaires …)
    – Stabiloter les quelques points faibles pour passer sous silence Tout ce qui va bien
    Une succession de petites mesquineries.
    Bref, si je pense que l’école est comme toute micro-société, constituée de gens biens et d’autres moins biens , cette année nous sommes tombés sur la 2eme partie de la population.

    • konrad dit :

      Ah oui, et c’est surprenant quand vous avez toujours eu des instit’ bienveillants et plutôt à l’écoute des enfants, ayant une volonté de s’adapter à chaque enfant, de se trouver tout à coup confronter à l’un de ceux pour qui l’école c’est marche ou crève…
      C’est selon nous heureusement pas la majorité des instit.

      C’est seulement notre 7 ieme instit’ (sur 3 enfants) et là surprise! Deuz est confronté à une personne qui ne voit que le négatif. En CP, il lit depuis 1 an, adore les maths, à tout le temps VERT sur tous ses exercices… et pourtant, quand on rencontre son instit’, c’est « votre enfant n’écoute rien, il rêve, n’est pas avec nous, … Il ne me dérange pas mais c’est pour lui, ca va lui poser des problèmes vous savez. Il perd tout, oublie d’enlever son manteau, veut faire d’autres exercices au lieu de faire comme tout le monde… Je ne veut pas qu’il saute une classe, il est très immature ! « . :-/

      On n’a eu AUCUN, je dis bien AUCUN point positif . .. On n’a non plus jamais évoqué le saut de classe de nore coté. On ne le demande pas. Bref, C’était à pleurer.
      Pourtant dans un double niveau, il ne lui ai rien proposé pour s’occuper. Et il aura sans doute le même instit l’an prochain en CE1… Ca va être long… Heureusement pour lui, il a des amis et se contente des bons moments à la récré.

  22. superbes rayures dit :

    Moi pas de chance sur 8 années scolaires une c’est déroulée dans le calme et la tranquillité et même pas une entière puisque cette super instit était à mi-temps…..
    Perso une peu fataliste à présent..avec l’école.

  23. Tess dit :

    Bonjour,

    Je lis ton article avec deux perceptions différentes qui se confrontent. Tu as raison, mais…

    En tant qu’adulte HP, je suis d’accord avec ce que tu écris. J’ai vécu moi aussi les années horribles où un professeur a décidé que tu es une menace pour la bonne marche de sa classe et te le fait sentir.
    Par contre…
    J’ai désormais ma propre classe, mes propres élèves, et de l’autre côté du bureau, je peux te dire que malheureusement, les EIP seront encore longtemps en difficulté à l’école, tout comme toutes les minorités d’élèves à profil particulier. Les problèmes sont légion dans l’école actuelle: peu de moyens humains et matériels, formation des professeurs trop courte au vu du curriculum à couvrir.

    En deux ans de formation à l’IUFM:
    – 1 cours de 2h abordant les différents troubles dys
    – 24 h de cours concernant la maternelle sur l’ensemble du curriculum
    – 0h de cours sur l’hyperactivité
    – 0 mentions des EIP
    Les IUFMs font ce qu’ils peuvent et s’en sortent plutôt bien au vu de la mission impossible qu’ils se sont vus attribuer.

    Ajoutez à cela que les écoles contiennent encore un nombre non-négligeable d’enseignants de la plus vieille génération, formés dans les écoles normales 20 ans avant que le concept d’EIP soit seulement reconnu par l’Education nationale (2002).

    L’école et les enseignants manquent de moyens et restent dans une logique d’éducation de la masse populaire à moindre coût, laissant ipso-facto ceux qui s’écartent de la masse (dys, EIP) sur le bord de la route, malheureusement.

    Concrètement, ça veut dire quoi?
    Ça veut dire que dans une classe de 30 élèves, il y a statistiquement, en arrondissant au supérieur, 2 EIP, 2 dyslexiques, 2 dyspraxiques, 2 hyperactifs, 1 dysphasique, soit plus d’un quart de besoins spécifiques, le tout à gérer sans avoir été formée à aucune de ces spécialités. Je te passe l’ajout des asthmatiques dont tu ne dois pas oublier la ventoline, des intolérants au lactose, au gluten, des épileptiques. Je te passe ceux (1/4, au mieux) qui n’ont pas acquis dans les classes précédentes ce qui leur permet de comprendre le contenu du programme que tu es obligée (même si’ils ne peuvent pas comprendre au vu des bases qui leur manquent) de leur enseigner.

    Une autre donnée rentre en ligne de compte: il existe une catégorie de parents d’élèves qui n’assument pas que leurs nounous s’appellent « Télévision » et « Playstation », et qui cherchent dans les spécificités (les concepts d’EIP et d’hyperactivité, notamment) une étiquette à coller sur leur enfant et qui les dédouanerait de leur désengagement parental.
    La crédibilité des vrais parents d’EIP et d’hyperactifs est malheureusement mise à mal par cette catégorie de parents.

    En conclusion, quelques petits conseils:

    – Avant d’aller au front parler à la maîtresse, prenez bien le temps d’observer son attitude dans ses échanges avec votre enfant; cela vous montrera par quel angle aborder les spécificités de votre enfant

    – Si vous devez l’informer du HP de votre enfant, venez au rendez-vous avec un document d’information sur les EIP, qui en donne une vision débarrassée du critère émotionnel que vous, en tant que parent, aurez du mal à mettre de côté (surtout si vous êtes vous-même zébré(e))

    – A partir du moment où vous avez discuté avec la maîtresse, si l’échange s’est bien passé, vous êtes rentrés dans une sorte de contrat tacite: elle vous a écoutés, elle accordera une attention spécifique et/ou des adaptations à votre enfant, à vous d’être des parents d’élèves modèles et de respecter son travail: elle doit pouvoir compter sur votre présence en cas d’incident avec votre enfant, elle ne doit pas avoir à vous demander deux fois de signer ou de rendre un document (si elle a mené le travail d’adaptation jusqu’au bout, elle a peut-être rempli des dossiers administratifs longs et pénibles à remplir pour que votre enfant saute une classe, soit décloisonné dans la classe supérieure, elle n’a pas besoin, en plus, d’avoir à vous demander trois fois pour récupérer le document avec votre signature).

    – N’oubliez pas que si elle a 30 élèves, cela veut dire que seulement 3,3% de son temps est à dédier à votre enfant et à ses parents.

    En conclusion, n’oubliez pas que votre enfant est dans un système d’éducation de masse, et que même si vous n’approuvez pas la maîtresse de votre enfant, c’est peut-être elle qui a écrit ceci:

    http://www.charivarialecole.fr/il-est-precoce-trop-immature-pour-sauter-une-classe-a107512690

  24. tregor dit :

    Bonjour,
    Ce message est long. Il est écrit avec moins de colère que ce qui a été vécu je vous en souhaite une bonne lecture et j’attends avec impatience vos réactions diverses et variées
    Je viens écrire à la suite de ce post parce qu’il est un mélange de toutes nos difficultés actuelles avec notre petite dernière âgée de 7 ans et en CP: Pas dans la norme, la maîtresse qui n’a rien vu sauf ce qu’elle n’a pas encore et une directrice hostile au saut de classe « parce que ça ne se fait pas », les cases, le moule.
    Nous avons attendu ses 7 ans pour faire passer le WISC IV dans de bonnes conditions.
    123 / ICV / 140 = 135
    122 / IRP / 140 = 135
    118 / IMT / 135 = 130
    110 / IVT / 130 = 124
    136 / QIT / 149 = 145
    Voilà pour les résultats, sans ambiguité dans la classification Zèbre :-)

    Avant d’aller plus loin sur ma dernière, je souhaite préciser le contexte:
    Je suis dans l’institution Ecole à un endroit où j’ai pu accompagner de nombreux sauts de classe, y compris sans WISC IV, avec une réelle énergie auprès des équipes pédagogiques concernées par le changement de cap et toujours avec un grand succès et surtout un réel accompagnement des parents et un témoignage de confiance en direction de l’enfant/élève impliqué dans son propre parcours. Le dernier est » un double salto avant » d’une jeune élève arrivée en 5è (2013) qui a intégré une seconde à la rentrée suivante ( 2014) en intégrant la 4è fin novembre et sans faire de 3è qui intégrera avec succès une 1ère S à la rentrée prochaine (2015).Avec une modification manifeste des équipes du regard sur la différence .
    Par ailleurs, si je me suis occupée des zèbres des autres, je me suis un peu occupé des miens,tardivement, mon grand n’a pas fait de 6è à la rentrée, s’est retrouvé en 5è et est enfin épanoui, n’est plus angoissé et se révèle à chaque instant alors que son hypersensibilité était perçue comme une totale immaturité et une absence d’autonomie. Il est presque enfin en phase et a dépassé le niveau scolaire qu’il montrait en CM2 en prenant le temps d’investir « son corps » dans la section rugby en plus des cours obligatoires.Il s’est « libéré ». Et son QIT n’était pas évaluable du fait d’une profonde anxiété.Il va bien mieux,plus d’angoisse ou le moindre refus de se rendre à l’école (qu’il a parfois « séchée ») .

    Ma seconde n’a pas fait de CM2. Elle est arrivée en 6è pour fêter ses 10 ans fin novembre :-). Elle est déléguée de classe,son niveau scolaire est excellent, s’est fait des copines plus âgées après un passage où elle était appelée « Mathilda » . QIT 145 avec un IVT faible. Pour rien au monde nous ne regrettons ces choix de sauts, même si pour notre fille un second saut de classe était indiqué dans le bilan pour qu’elle soit en phase,que de son côté elle l’envisage, nous restons prudents.
    Notre 3è est ce « vilain petit canard »qui s’est vécu comme tel jusqu’à cette rentrée scolaire où la réelle bienveillance et le lien entretenu avec le maître l’a transfiguré. Il a su le mettre au défi à chaque instant en étant capable de le canaliser sur son énergie: Il a subit des humiliations si fortes de la part de l’une de ses maîtresses l’an passé qui ne nous ont pas donner d’autres choix que de le sortir de l’école avant qu’il ne sombre et qu’on le perde. Cela l’a apaisé et lui a permis de sortir d’une qualification quotidienne de « je suis un nul, je suis un incapable, je ne sais rien faire ».L’éloigner de son école a permis, grâce à une nouvelle maîtresse attentive de passer du marasme à « je peux recoller à la route scolaire » parce qu’elle l’a pris « tel qu’il est ».Nous lui sommes infiniment reconnaissants.
    Le travail mené par le maître cette année est au delà de ce que chacun d’entre nous peut attendre d’un enseignant ou alors c’est exactement cela que l’on recherche.Première information capitale: Ce maître est l’époux de la directrice d’école, il a les CE2, CM1 et CM2.Nous avons une sincère gratitude à son égard.
    Notre fils a restaurer son estime de lui-même et reprend sa place et comme par ailleurs c’est un brillant élève maintenant cela convient à l’école. Il ne veut pas entendre parler de la moindre modification de son parcours, il se sent enfin au bon endroit, au bon moment. c’est un enfant pour lequel le conseil de ritaline par une maîtresse a été évoqué et pour lequel nous sommes allés jusqu’à un bilan de psychomotricité alors même qu’il était nageur à 4 ans avec une bonne pratique de l’escalade, à la demande de l’école.Des questionnement de troubles de l’attention, d’hyperactivité, d’asperger ont été interrogés.
    Un petit gaucher qui s’est imposé d’écrire de la main droite qui a refusé d’écrire et de lire tout en étant considéré comme d’une rare impertinence à remettre en question les propos de la maîtresse de CE1. En changeant d’enseignant il a changé de posture.Plus personne ne nous parle du moindre trouble. Nous supposons que puisqu’il se sent respecté il a pu devenir respectable :-).

    Le parcours est déjà bien long avant d’arriver à la petite dernière, n’est ce pas?
    Le tout contient pourtant en moins de 12 mois entre les tests du premier et celui de la dernière :-)
    Nous avons demandé un RDV à la maîtresse de notre dernière vendredi avec un objet indiqué de scolarité accélérée.Nous ne savions pas qu’elle serait équipée ( ligotée ?) par la directrice.
    Et bien, nous ne sommes pas prêt de l’oublier mon époux et moi!
    Nous étions 4: Mon époux, la directrice, la maîtresse ( CP-CE1) et moi.
    J’ai évoqué la nécessité d’accélération de parcours au regard de l’absence de travail fourni par notre fille(devoirs du soir au chrono et sans efforts) et sa difficulté à se faire des copines de par son décalage (elle pratique l’humour depuis longtemps par exemple) J’ai posé le concept de différence et nous avions fourni une copie du wiscIV que nous souhaitons verser à son dossier médical confidentiel.
    Alors là la directrice est montée dans les tours en indiquant que notre fille n’est pas du tout brillante, que rien n’est remarquable chez elle, elle fait comme tout le monde, qu’en plus elle n’a pas 20 partout et que tout va très bien pour elle. Qu’elle n’aurait « jamais imaginé cela de notre part », que l’on mettait notre fille sur un piedestal sur lequel elle n’avait pas à être, qu’elle avait bien « un élève brillant en CP qui lui était forcement précoce », qu’en plus notre fille était plutôt lente et que sa graphie n’était pas parfaite. En plus le CE1 est une classe incontournable en grammaire et en conjugaison, qu’elle ne savait pas parfaitement lire à l’arrivée en CP, rien ne motive donc ce saut.En plus, que fait-on des enfants qui arrivent au bac avec un ou deux ans d’avance, cela peut entraver de brillantes études : « moi, mes enfants, je n’aurai jamais fait ça, pourtant ils font de brillantes études et ils sont parfaitement épanouis ».
    Vrai: ma fille ne savait pas parfaitement lire en arrivant au CP. Elle a voulu apprendre en moyenne section, dans des grandes crises jusqu’à 22h30, inconsolable. Je lui ai dit que l’école m’avait expliqué qu’il y a un temps pour tout et que c’est au CP qu’elle le ferait. que ma réponse n’était pas négociable. Cette réponse de colère a dû être intégrée.Fin septembre de la rentrée de CP elle lisait parfaitement :-)
    Vrai: elle n’a pas 20 partout.Juste 18 ou 19.Les questions sont souvent répétitives, la poésie connue en une seule lecture ou écoute, elle va à l’école pour s’occuper, faire comme les autres et ne pas se faire remarquer. A la maison elle récite des multiplications qu’elle n’a pas apprise à l’école « ce n’est pas au programme », comprend des films pour une autre tranche d’âge et bien sûr a un niveau de maîtrise sur Minecraft élevé, là où ses camarades de classe ne savent pas encore que cela existe. C’est une passionnée de la nature, avec un niveau avancé de connaissance des espèces, capable de leur donner un nom mais aussi un sexe en fonction de certains déterminants. Vous pouvez la laisser aller aux champignons depuis longtemps et manger une omelette comestible en toute sécurité :-). Pour ce qui est des jeux de stratégie, je ne développe pas, ce n’est pas la peine.elle sait bien sûr nager depuis ses 4 ans et fait preuve d’une dextérité fine élevée. Ce qui me fait de la peine, c’est que l’école ne le voit pas et ne sorte pas des acquis scolaires incontournables année après année.
    De notre côté nous pensons « à la sous-réalisation » et les risques que cela présente. Son parcours scolaire est actuellement une sorte de file d’attente .En CE1 l’an prochain, elle serait la plus âgée avec un double niveau de CP.Après, il faut de bons élèves dans chaque classe…
    Nous avons été blessés par cet entretien car nous venions en paix avec une accélération en vue d’un meilleur épanouissement de notre fille. Nous ne nous positionnons pas sur la performance scolaire, cela n’est pas une priorité dans les valeurs que nous souhaitons développer.
    Nous sommes perçus comme des parents pédants, glorifiant un test considéré sans la moindre valeur par la directrice.C’est du grand n’importe quoi pour elle
    Qu’a dit la maîtresse ? quand elle a pu parler bien sûr car elle n’a que peu profité de cette possibilité, la directrice la coupait dès qu’elle ouvrait la bouche!
    Elle n’a rien vu. Mais elle a entendu notre demande et nos inquiétudes Elle fait la différence entre brillant et précoce même si elle a reconnu qu’elle ne maîtrisait pas le concept. elle a fait part de ses craintes « techniques » pour la grammaire et la conjugaison, pour la multiplication et le rythme.Elle nous a aussi indiqué qu’elle serait plus attentive au regard de ce que nous lui apportions et du bilan lui-même qu’elle souhaite comprendre.C’est un début, non?
    J’ai fait plusieurs propositions à la directrice: une entrée en CE2 à la rentrée, un glissement en cours d’année de CE1 vers le CE2. Elle m’a répondu que cela ne s’était jamais fait que d’ailleurs cela ne se faisait pas. Là, j’ai sans doute monté de plus qu’un ton et je lui ai demandé si elle savait qu’il y avait des textes officiels qui obligeaient l’accompagnement des enfants précoces dans l’école, que par ailleurs, dans notre département, les EIP étaient accompagnés par le même service que les enfants handicapés parce que eux aussi avaient des besoins spécifiques auxquels ils sont en droit de prétendre.Je suis allé trop loin, elle n’a sans doute jamais lu un seul texte à ce sujet malgré sa position institutionnelle et elle a répondu « si en plus maintenant on doit accompagner les enfants brillants ». Je crois bien qu’elle n’a pas vraiment saisi la notion EIP que pour elle, un précoce c’est un brillant et celui-là il a besoin de personne puisque c’est un tout pour elle d’être brillant à l’école.Elle est dans la performance scolaire, nous sommes dans l’épanouissement et le besoin de notre fille d’accélération, d’approfondissement et d’enrichissement pour qu’elle ne se conforme pas et qu’elle prenne(enfin?) plaisir avec les apprentissages!
    Dialogue de sourds.
    Quoi qu’il arrive, elle nous laisse le choix et n’ira pas contre. Mais dans quelles conditions? pour notre fille? Est ce que la différence au 20 ne sera pas soulignée à chaque instant ou « je vous l’avais bien dit », « ces parents là prennent leurs fille pour une prodige », « quelle éducation (nous y avons eu le droit aussi).

    C’est aussi un témoignage de parcours de parent de zèbre qui exerce dans l’institution.C’est pas facile d’être parent, parent de zèbres, parent de zèbres aidant naturellement les enfants zèbres des autres et de se trouver dans une situation à ce point infantilisante par l’institution qui nous explique par la voix d’une directrice que l’on fait n’importe quoi avec notre enfant avec l’appui d’un test qui est soupçonné d’avoir été dirigé et rédigé par nos soins (véridique: j’ai été obligée de lui expliquer que oui les parents sont présents au début, que notre fille, n’ayant pas le permis, nous étions obligés de la conduire au rdv et que par ailleurs, notre fille, au regard de son âge, n’était pas en mesure de donner certains éléments permettant la contextualisant de la situation familiale par exemple. La maîtresse a ri, pas la directrice :-).
    Nous venons vers vos réflexions suite à ce long message pour peser le pour et le contre.
    Nous sommes en terrain hostile scolairement mais en CE2, notre fille aurait le même maître que notre fils et il est vraiment très bien. Il est aussi l’époux de la directrice et nous ne connaissons pas son avis sur la question :-).
    Nous sommes donc un peu perdus au delà de la colère et nous avons sans doute besoin de quelques réflexions pour choisir la solution la moins mauvaise possible pour notre fille qui a son idée (CE2) mais n’a pas souhaité la développer devant 4 adultes vendredi avec une directrice qui nous suspectait de téléguider les réponses…
    Par avance, merci à vous de vos réponses, ce site est une richesse de mutualisation pour tous et j’en profite pour remercier sa créatrice d’avoir eu le courage de lui donner le jour!

  25. UNIVERSALZEBRA dit :

    Analyse très pertinente!
    J’ajouterai pour ma part qu’on oublie souvent que l’enfant THQI est exposé aussi à tous les autres problèmes socio-économiques qui viennent se cristalliser dans ce lieu symbolique (synonyme de l’égalité en droit) qu’est l’école..
    .J’en citerai un parmi d’autres: la discrimination quelle qu’elle soit. »VIOLENCE SYMBOLIQUE »! disait Pierre Bourdieu)

    Assistons-nous à la reproduction du shéma de traitement des enfants surdoués?L’école se modernise certes,mais est elle en progrès? Les comportements ont-ils progressé? Sommes nous encore au stade, où le PRINCIPE est la « tolérance » et l’EXCEPTION « l’acceptation de la différence d’autrui »?

    Je vais vous parler de mon expérience personnelle d’enfant THQI d’origine « étrangère ».(Je suis d’origine tunisienne mais FRANCAIS)
    Mes parents étaient analphabètes (ne sachant ni lire, ni écrire en arabe comme en français) et de confession musulmane. (pourtant non affirmée.Ma mère ne portant pas le voile et souhaitant une intégration parfaite…).
    Autant vous dire que ce qui s’annonçait comme une chance géniale pour ma famille est vite devenue un cauchemar car c’était difficile à l’époque pour moi et mes parents de se plaindre et qu’il fallait se soumettre et s’effacer, surtout ne pas faire de bruit pour réussir….la méthode sous-marin!!!

    (Quels ingrats!!!?Si vous n’êtes pas content, retournez dans votre pays!)
    Je me souviens encore de la condescendance de la directrice et la maîtresse vis à vis des personnes d’origine Africaine , subsaharienne ou portugaise (la pire: celle envers mes parents car elle me touchait directement!)ou encore les suspicions de tricheries quand j’étais le seul à avoir la réponse car  » ce n’est pas possible….les arabes, musulmans, les noirs n’ont rien produits d’intéressants dans l’histoire….peuple arriéré,voleur et violent etc » et parfois « j’ai compris.Ils répètent sans réfléchir.Ils ont cette habileté animalière.Un peu comme le perroquet.J’ai vu dans des reportages que les singes et les ânes pouvaient mémoriser puis mimer le comportement humain…. »

    Encore aujourd’hui j’y repense….(vu le contexte électoral!) à ce discours suprématiste…colonial…qui revenait comme un leitmotiv ….je me souviens d’un camarade autiste THQI vu comme un demeuré dont la mère était handicapée.. »quelle idée d’avoir un enfant!??? »…..et des commentaires assassins de ceux qui étaient normalement censés nous protéger et élever nos « petits esprits ».

    Enfin si les problèmes s’arrangent pour quelques-uns, pour d’autres ,ceux-là s’accentuent dans les études postérieures et notamment universitaire. (J ‘ai mal vécu l’arrogance de certains chargés en « DROIT » et ce discours élitiste, élite dont sont exclus certains surdoués…perçus comme des handicapés, des gens déviants du « droit » chemin par exemple….On oublie souvent mais un enfant a plusieurs soucis, la surdouance n’est pas facile à gérer tout comme les autres problèmes du quotidien ou de la vie.(ex parents au chômage,enfants n’ayant plus qu’un parent,parents ou enfants malades etc….).Faisons l’addition de tous ces problèmes et mettons nous à la place de ces enfants (pour certains très lucides et très critiques) sur le jugement de l’école en rapport avec cette idéal de MERITOCRATIE et d’OUVERTURE D’ ESPRIT dont on nous parle tant!

    .Je me souviens qu’enfant J’avais une profonde haine de l’école ,perçue comme hypocrite car étant le lieu de reproduction des inégalités d système ,malgré les déclarations politiques (plus grandes sont les espérances,plus terribles est la déception!), adulte j’en garde encore des séquelles….heureusement je ne confond pas erreurs du système (mieux vaut penser que c’est une erreur!) avec la diversité des personnes qui composent la société française.

    LA SOCIETE DOIT REGLER SES PROBLEMES mais il faut éviter que ceux-ci s’exportent à l’école (il faut protéger les enfants !!!Le fait qu’il y a de la discrimination fondée sur l’intelligence ou l’orientation intellectuelle supposée d’un élève…ça c’est dangereux!)



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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