Les maux inavoués des adultes surdoués (Le Monde, mai 2012)

Les maux inavoués des adultes surdoués (Le Monde, mai 2012)Ce matin le journal Le Monde publie, dans son édition du dimanche 13 & lundi 14 mai 2012, un article sur les adultes surdoués dans lequel est mon blog cité :-D

 

J'ai eu la surprise, car je ne savais pas que cet article paraitrait, ni que Les Tribulations d'un Petit Zèbre figureraient dans les références ;)

 

Belle surprise s'il en est :roll:

 

Les maux inavoués des adultes surdoués (Le Monde, mai 2012)

 

 

L'article, signé Sylvie Kerviel & intitulé "Les maux inavoués des adultes surdoués", se trouve page 21 & recueille notamment plusieurs témoignages d'adultes surdoués, comme de parents d'EIP :up:

 

On y trouve aussi quelques mots des psychologues spécialisées dans le surdouement Jeanne Siaud-Facchin & Monique de Kermadec.

 

Voici le papier :

 

Contrairement aux idées reçues, posséder une intelligence exceptionnelle n'est pas une garantie de bonheur et de réussite.

Un sentiment de soulagement, de reconnaissance, et une reprise de confiance en soi. C’est ainsi que beaucoup d’adultes, tardivement diagnostiqués surdoués, décrivent ce qu’ils ont ressenti lorsqu’ils ont pu mettre un mot sur leur « différence ». Car, contrairement aux idées reçues, posséder une intelligence exceptionnelle n’est pas une garantie de bonheur et de réussite. Pas facile en effet de vivre en se sentant en permanence en décalage avec les autres, jugés trop lents, conformistes et sans fantaisie; de supporter leurs moqueries, leur gêne, voire leur effroi face à une manière de penser, de réagir ou de s’exprimer différente.

La « surdouance », mot barbare utilisé pour désigner une intelligence hors norme et qui se caractérise par une curiosité insatiable, un mode de raisonnement arborescent (fonctionnant par association d’idées), une hyperactivité, une hypersensibilité,voire une extralucidité, concernerait environ un million d’adultes en France, selon les spécialistes.
Si certains surdoués vivent très bien avec leurs aptitudes, d’autres sont en grande souffrance, se voient comme des marginaux, sont blessés de lire dans le regard des autres leur étrangeté.

"Avoir un QI élevé, ce n'est pas tellement être quantitativement plus intelligent que les autres, mais surtout avoir un fonctionnement qualitativement très différent au niveau intellectuel", souligne Jeanne Siaud-Facchin, auteure de Trop intelligent pour être heureux (éd. Odile Jacob, 2008). La psychologue surnomme affectueusement ses patients "les zèbres", animaux avec lesquels les surdoués partagent grâce et gaucherie. (pour comprendre le sens de ce terme, voyez mon billet "Pourquoi le nom de "zèbre" ?", NDLR)


Cliquez sur la couverture pour ouvrir
les détails de Trop intelligent pour
être heureux ? L'adulte surdoué

C'est le cas de Geneviève Broutechoux, 52 ans, qui s'est résignée à quitter la France pour tenter de mener une vie meilleure en Angleterre où, dit-elle, "on considère les gens pour ce qu'ils font et non pour ce qui se dégage d'eux". Diplômée d'HEC, elle a occupé en France plusieurs postes sans vraiment réussir à s'épanouir. "Je ne me suis jamais sentie à l'aise au sein d'une équipe. Cela m'irrite de constater que l'on n'évolue pas au même niveau." Diagnostiquée surdouée récemment après des années de psychothérapie pour tenter de trouver "ce qui cloch(ait)" en elle, Geneviève a reçu cette révélation comme "une reconnaissance".

C'est en lisant le livre de Jeanne Siaud-Facchin puis celui de Monique de Kermadec L'Adulte surdoué (Albin Michel, 2011) qu'elle a compris d'où venait son mal-être. "Je me suis reconnue complètement dans les profils et les parcours retracés dans ces ouvrages", témoigne-t-elle. Un temps, elle projette de rejoindre l'association Mensa ("la table", en latin, qui regroupe des personnes à haut potentiel intellectuel et compte environ un millier d'adhérents en France), dans l'espoir de pouvoir dialoguer avec des gens susceptibles de la comprendre. Mais finalement y renonce.


Cliquez sur la coverture pour ouvrir
les détails de L'adulte surdoué, apprendre
à faire simple quand on est compliqué

A Londres, elle travaille actuellement dans le secteur de l'analyse d'opinions. "Je suis fine, je comprends très vite ce que les gens sont sans qu'eux-mêmes le sachent", dit-elle, doutant cependant de conserver ce poste longtemps. "Rien ne dure, à cause du décalage que je ressens entre moi et les autres", confie-t-elle. Sa vie sentimentale est également chahutée : "C'est difficile de rencontrer un homme réellement à la hauteur." Quand elle regarde en arrière, elle dit ressentir "une immense détresse" : "On peut souffrir d'une mauvaise estime de soi tout en étant certain d'être quelqu'un de bien", résume-t-elle.

"Les adultes que je reçois ont longtemps vécu avec leur différence secrètement, comme un aspect négatif de leur personne dont ils ne pouvaient parler, témoigne Monique de Kermadec. Lorsqu'ils découvrent qu'ils ne sont pas seuls, qu'ils ne souffrent pas d'une pathologie psychiatrique, c'est pour la plupart l'occasion d'un redémarrage", poursuit la spécialiste.

C'est souvent lors d'une consultation pour leur enfant que des adultes découvrent leurs "surdons". En effet, si l'on diagnostique aujourd'hui très tôt les enfants à fort QI, ce n'était pas le cas il y a une trentaine d'années.

"Lorsque le psychologue a détaillé le fonctionnement de Mathilde, j'ai eu l'impression de retourner vingt-cinq ans en arrière, quand moi-même, enfant, je faisais des crises parce que je comprenais tout mais n'arrivais pas à répondre aux attentes des autres. J'ai fait le test peu après Mathilde. Il s'est avéré que je suis un surdoué qui s'ignorait", rapporte Clément, ingénieur trentenaire, père d'une fillette de 5 ans, qui a souhaité conserver l'anonymat.

Depuis, il fréquente beaucoup les sites et forums spécialisés (notamment http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/, site créé par une mère partageant la surdouance avec son enfant). Il espère que le diagnostic précoce de Mathilde lui évitera une scolarité "chaotique" comme la sienne, jalonnée de redoublements et de passages dans le privé en dépit des "très grandes compétences" dont témoignent ses livrets scolaires.

Ce décalage entre des capacités supérieures à la moyenne et la difficulté à se conformer à des directives perturbe parfois tellement les études que l'élève se voit contraint de les arrêter. Adulte, il gardera un sentiment de frustration d'être passé à côté d'une belle carrière, "de ne pas avoir pu trouver sa place", explique Monique de Kermadec.

Agé de 19 ans, Léonard (il a choisi de se dissimuler derrière ce nom emprunté à un personnage de théâtre qu'il affectionne) a eu une scolarité douloureuse mais, depuis qu'il se sait surdoué, il s'investit avec "davantage de confiance" dans sa prépa HEC. Lorsque l'on rencontre ce fin jeune homme au regard clair, on est touché par la passion qui l'anime et le soin qu'il met à chercher le mot juste pour raconter son histoire.

"Déjà petit on me disait que je parlais comme les adultes. D'ailleurs je n'étais bien qu'avec eux", dit-il. Très tôt des interrogations l'obsèdent : "Suis-je marginal ? Suis-je plus bête que les autres ?" Emotif, il "absorbe la souffrance des autres comme une éponge". En classe, on lui reproche d'être "trop cérébral", de "trop se disperser". Il mène néanmoins son chemin cahin-caha, redouble sa 1re, décroche son bac. La révélation, à 18 ans, de sa surdouance a agi "comme un coup de fouet", même si une insatisfaction demeure : "Je pense toujours que je pourrais faire mieux", dit-il, avouant traverser encore des phases de dépression.

"Le regard porté sur les enfants surdoués a beaucoup évolué ces quinze dernières années, observe Monique de Kermadec. J'espère que pour les adultes, confrontés à une certaine méfiance quand ce n'est pas du rejet, il va désormais pouvoir évoluer aussi favorablement."

* * *

Repères
Surdouance (ou surdouement)
: mot venu du Canada désignant un haut potentiel intellectuel.

QI : quotient intellectuel, qui se mesure à l'aide de divers tests évaluant les capacités intellectuelles globales d'une personne et son aptitude à s'adapter à des situations ou difficultés. Les résultats s'échelonnent de 0 à 150, la note de 100 étant considérée comme la moyenne. Au-dessus de 130, on considère que l'on possède un haut potentiel. Il existe des adultes surdoués dans toutes les classes sociales. S'ils semblent plus présents dans les milieux favorisés, c'est qu'ils ont plus de chances d'être diagnostiqués.

Sur Internet : Douance.com ; Douance.be ; Les-tribulations-dun-petit-zebre.com ; Mensa.fr

 

 

Plus intéressant encore que l'article en lui-même, les commentaires (la plupart du temps affligeants) laissés par les lecteurs ! :(

 

En voici une petite sélection... ça en dit long sur l'hostilité affichée par certaines personnes à l'égard de l'idée même de HQI.

 

Mais ces propos ne sont pas des exceptions, ils sont le reflet de l'état d'esprit de nombre de gens que l'on retrouve un peu partout (équipe enseignante, famille, amis).

 

Il faut bien garder à l'esprit qu'oser afficher un HQI (pour soi, pour un enfant), c'est s'exposer (ou l'exposer lui) à ce type de réactions bêtes, méchantes & agressives. Et ce n'est pas toujours évident à vivre ! :cry:

 

areuareu 14/05/2012 - 19h56
Même plus besoin de les tester! On saura dès lors qu'un élève redouble, qu'il est un surdoué et les parents rassurés, pourront dire à leurs chérubins "continue comme ça mon enfant ". Et au lieu d'être punis, les voici félicités, récompensés. Reconnaîtra-t-on dorénavant, un bon enseignant aux nombres de redoublants. ( C'est peut-être pour cela que l"équipe UMP s'attendait à être réélue ?!...)

 

jour de cendre 14/05/2012 - 16h52
J'ai eu des centaines d'élèves, je n'ai jamais vu de surdoués. Qu'ils aient fait l'ENS, l'X ou HEC , ils n'étaient pas surdoués. Ils étaient doués, très doués, pas plus. En revanche j'ai vu des élèves très doués plus ou moins inadaptés au monde dans lequel ils vivaient et qui le supportaient plus ou moins bien. Ce mythe de la "surdouance" est une "colossale plaisanterie". Elle permet à des parents dont les enfants sont en échec d'accuser l'Ecole de ne pas avoir détecté le génie de leur rejeton

 

Ph F 14/05/2012 - 11h53
Le problème c'est les parents qui leur donnent la grosse tête et se grisent. Tout être doit se mettre à la portée des autres, nous avons tous des intelligences différentes. Certains surdoués l'oublient, ils sont surdoués et handicapés ! Même surdoué, il faut rester modeste. Je ne parle pas ici des parents qui transforment leur pseudo-surdoué d'enfant en bête de cirque.

 

 

POUR retrouver la PAGE en ligne de l'ARTICLE :arrow: c'est ici !

 

 


 

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

:idea: & voici quelques articles du blog pour mieux comprendre de quoi il s'agit lorsqu'on parle d'enfants (ou d'adultes !) surdoués (... ou zèbres, ou (T)HPI, ou intellectuellement précoces, HP, etc. Tous ces termes ne sont que des synonymes :up: ) :

 

✔ sur les adultes (T)HPI :

 

- "Florilège de préjugés autour de la douance & des adultes à Haut (ou Très Haut) Potentiel Intellectuel"

 

- "Comment reconnaître un adulte surdoué ? L’avis de Monique de Kermadec (Marie-France, mars 2017)"

 

- "Peut-on être à la fois surdoué & touché par le syndrome d’Asperger ?"

 

- "Moi, surdoué ? Vous plaisantez ! (Migrosmagazine.ch, août 2012)"

 

- "Adulte surdoué, questionnements à propos du test"

 

- "Les adultes surdoués : quel épanouissement ? (RCF Méditerranée, janvier 2016)"

 

- "Ces drôles de zèbres (France Culture, novembre 2015)"

 

- "[VIDÉO] Pauline de Saboulin Bollèna, une surdouée qui s’ignorait (Mille & une Vies, octobre 2016)"

 

- "Coming-out intellectuel… faut-il parler de son surdouement ?"

 

- "Ces femmes qui souffrent du syndrome de l’imposteur (LeFigaro Madame, septembre 2015)"

 

- "Adultes surdoués : comment gérer la différence ? (L’Express, février 2014)"

 


 

✔ sur les tests :

 

- "Qui consulter pour un bilan psychométrique ?"

 

- "Coût d’un bilan psychologique ?"

 

- "Comment est construit un test de QI ?"

 

- "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc" (test psychométrique pour enfants en âge scolaire)

 

- "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wais" (test psychométrique pour grands ados & adultes)

 

- "Le chiffre rond !?"

 

- "Petit lexique en lien avec le surdouement à l’usage des néophytes"

 


 

✔ sur les enfants (T)HPI :

 

- "Florilège d’idées reçues sur les enfants intellectuellement précoces"

 

- "Les 6 profils d’enfants intellectuellement précoces"

 

- "Je soupçonne un Haut Potentiel Intellectuel chez mon enfant, par où commencer ?"

 

- "Et si elle était surdouée ?"

 

- "Codes implicites"

 

- "Questionnements parmi les plus répandus à propos de surdouement, tests, sauts de classe, …"

 

- "Quels livres choisir sur le surdouement ? Et pour quel public ?"

 

- "Être parent d'enfant intellectuellement précoce..."

 


 

✔ enfin ma sélection personnelle des meilleurs ouvrages, selon les attentes & la position de chacun :

 

- "Quels livres choisir sur le surdouement ? Et pour quel public ?"

 


 

 

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29 commentaires à “Les maux inavoués des adultes surdoués (Le Monde, mai 2012)”

  1. Sandrine dit :

    Cet article du Monde m’a permis de découvrir votre site, avec beaucoup d’émotions.
    Maman d’un Zebre de 16 ans, je me suis retrouvée dans beaucoup de vos posts.
    Entre l’incompréhension des enseignants qui ne comprenaient pas pourquoi il lisait parfaitement en GS alors que nous ne le faisions pas travailler, le saut de classe, son attirance pour le monde des adultes, puis enfin ce test qui nous a rassuré, nous pauvres parents, mais aussi qui m’a permis de mettre des mots sur mon propre malaise, tant dans mes etudes que dans mon monde pro (car j’ai été testée par la suite, comme une zebrette aussi).
    Certes, ce n’est pas facile au quotidien, il n’y a pas de mode d’emploi, mais c’est aussi un bonheur de partager toutes ces choses au quotidien avec son enfant, le voir finalement trouver son equilibre.
    Message d’espoir pour tous les parents, aujourd’hui mon zebre à 16 ans, il est en terminale scientifique, a des reves pleins la tete pour son futur. Bien sur , il faut etre présent, pour continuer à les enrichir (c’est fou ce qu’ils en ont besoin), etre là pour leur rappeler que malgré les facilités, il faut travailler, leur faire comprendre le gout de l’effort, et aussi que chacun a des dons, si ce n’est pas à l’ecole, c’est dans une activité artistique ou sportive….
    C’est ce que j’ai essayé d’inculquer au mien, qui est resté dans un etablissement scolaire traditionnel, mais ouvert à ces enfants précoces, qui a accepté de ne pas le faire simplement « sauter » mais plutot de suivre trois années en deux, dans des classes à double niveau…. moins de stress, pas l’impression d’etre un zombi, ni de perdre ses amis d’un coup.
    Alors bon courage à tous, et merci pour ce site.

  2. Anonyme dit :

    Petit témoignage faussé :

    Article très sympathique, on pourrait croire que je fais partie de ces gens là mais pas du tout.
    Aujourd’hui, 19 ans, en dépression et en attente de voir un psychologue en CMP, une profonde estime de soi, un échec scolaire que j’ai garanti toutes ces années depuis mon enfance et aucune aide de l’extérieur mis à part le fait qu’on me dit de bosser à l’école, j’ai adoré entendre ça à chaque rendez-vous parents-professeurs. Des parents qui vous traite de fous alors que l’extérieur ne le pense pas, c’est très contradictoire. Pas d’amis IRL pour se redonner confiance et ni même sortir jouer avec eux, ce n’est pas concevable personnellement. Que peut-on dire de plus ?

    • Francoise dit :

      Pourquoi dites-vous que vous ne faites pas partie de ces gens-là ? Voyez un psychologue ou un médecin psychiatre et posez la question.
      Quand à votre orientation, cherchez des voies qui vous conviennent, ce ne sont pas forcément celles auxquelles vous pensez. Ainsi les études trop théoriques ne conviennent pas forcément aux personnes douées, contrairement aux idées reçues, car leurs problèmes de concentration sont parfois insurmontables. Ils trouvent parfois un grand bonheur à des études plus appliquées qui demandent les qualités qu’ils possèdent : pas de concentration continue, donc, mais une compréhension rapide des problèmes, un excellent esprit de synthèse, plus que d’analyse. Et une bonne perception des autres et de leurs attentes.
      Mon fils a vécu des années difficiles, en particulier à votre âge qui est vraiment délicat, mais il s’en est sorti. Disons qu’il a basculé du tiers d’enfants doués qui sont en échec scolaire total au tiers qui fait des études « moyennes ». Et surtout, surtout, il est heureux ! Bon courage à vous !

      • Anonyme dit :

        En tout cas le temps est vraiment très très long même s’il parait au contraire, très rapide.. le temps d’attendre, d’avoir une patience énorme pour croire que l’on va nous aider et ne rien faire pendant tout ce temps.

  3. Marie dit :

    Merci également pour cet article qui m’a permis de découvrir le site du petit zèbre … qualificatif le pllus approprié que j’ai trouvé pour désigner mes petits neveux.
    Les commentaires sont également très intéressants, certains représentent un condensé de l’état d’esprit qu’un zèbre de base peut rencontrer dans son univers professionnel.
    Parmi les principales causes de l’échec des intelligences supérieures, il faut souligner l’interaction étroite entre l’affectif, le social et l’épanouissement de l’intelligence. Il est impossible de donner envie à quelqu’un de révéler son intelligence s’il est assuré de rencontrer l’hostilité, voire la haine.

  4. kyrilluk dit :

    C’est vrai qu’il s’agit d’un article interessant parce qu’ecrit en France. Je suis la presse Anglo-saxone et il faut dire que les Francais ont vraiment du mal avec deux types de personnes: les personnes riches et les personnes tres intelligentes. Peut etre parce que cela va a l’encontre du mythe republicain de l’egalite…
    On qualifie de douer les personne ayant un QI>30 ce qui correspond a 2 pourcent de la population. Cela veut donc dire qu’il y a un peu plus de 1 millions de personnes douees en France. La plupart ne consultent pas des psy et n’ont pas de problemes d’integrations. Donc a mon sens l’article fait une generalite ce qui est le probleme d’une minorite.

  5. lilou dit :

    Bonjour,

    j’ai un ami proche qui se trouve dans cette situation (hyper intelligence, hyperactivité -besoin d’investir de nombreux champs en sport, arts, connaissances scientifiques…), grande émotivité, parcours scolaire chaotique, manque de stabilité…), quels sont leur besoin quelle attitude adopter (ou celles à éviter) avec lui? Qu’est-ce qui leur procure le plus de souffrance et en quoi leur entourage peut les aider ? Merci,

    • taz dit :

      Tous les zèbres sont différents, difficile de donner des conseils pertinents sans connaître le votre.
      D’autant qu’un « ami proche » est une indication assez vague sur la nature de votre relation surtout sans précision de vos âges ;)
      Vous pouvez peut-être commencer par la page Bibliographie de ce blog. Cherchez au fil de vos lectures à mieux cerner le profil de ses rayures, en particulier s’il est un zèbre neurotypique ou un Aspeger. Ca me parait le plus déterminant sur une relation.
      Bonne chance, lui a déjà celle de vous avoir !

      • Lilou dit :

        Merci de votre réponse, la relation n’est pas vraiment définie… :) pour l’âge 35-40 ans. C’est vrai que ça a son importance vu que ces problématiques devaient être moins bien « abordées » à l’époque même si aujourd’hui je vois bien que les choses sont loin d’être au point. A priori il y aurait un (bon) livre dans la bibliographie consacré aux adultes : « Je pense trop : comment canaliser ce mental envahissant ». Je vais commencer par ça. Merci encore,

        • taz dit :

          A cet âge, il doit bien se connaitre et savoir ce qu’il veut et ne veut pas.
          N’oubliez jamais que les zèbres ont besoin de solitude comme d’oxygène, sont peu malléables et que vous aurez de multiples occasions de vous sentir délaissée ou frustrée qu’il ne fasse « pas assez » d’efforts pour prendre en compte vos attentes.
          Murmurez à son oreille pour le rassurer et ne cherchez pas à lui passer de bride.

          • Lilou dit :

            Comme beaucoup d’hommes en somme : murmurez à l’oreille, oxygène et pas de bride LOL . Je pense être en mesure d’y arriver :) d’autant plus facilement que je commence à avoir, grâce à ce blog, des éléments pour comprendre un peu mieux sa situation. Merci !

  6. Ernest dit :

    Bonjour,

    J’ai pensé discuter avec cette chère dame appelée Geneviève Broutechoux et citée dans cet article du Monde dont on rapporte certains propos. Je lisais l’article cet après-midi à l’extérieur sous le soleil avant de le relire maintenant chez moi et de finalement me mettre en tête de visiter ce site aussi cité, plutôt que de demander les coordonnées de Mme Broutechoux — mais que je refuserai pas si on me les donne pour pouvoir converser par lettre —.

    Tout d’abord, je voudrais exprimer mon sentiment par rapport à cette population à très fort potentiel intellectuel, ou plutôt à très grande qualité intellectuelle. Bref, je reviendrai sur la dénomination, la qualification. Irrité par toute la science comportementale comme la psychologie, la sociologie, etc. consistant à mon sens à faire de l’être humain plus une théorie — à des fins plutôt politiques — qu’une discussion, je m’excuse d’avance si je peux paraître ferme et opposé à vos idées.

    Je ne me sens aucunement rattaché à la catégorie de « surdoués » dans laquelle l’article place les personnes dont on décrit les sentiments et les expériences. Mais je me rattache cependant à ces sentiments et ces expériences. Je crois que c’est un mensonge de se dire différent par catégorie. Nous sommes différents. Pas en catégorie, mais, justement, en expériences et sentiments, car nous sommes des Individus. Je pense que nous ne naissons pas avec ce type de pensées. Chaque être humain à sa naissance est placé dans un contexte qui selon moi dirige sa pensée. De l’environnement, de l’image des parents, de leur voix… l’infime élément est susceptible de caractériser la pensée d’un individu.

    En ce qui concerne ma « personnalité », je puis dire que j’en possède sûrement une en conformité avec « une curiosité insatiable, un mode de raisonnement arborescent (fonctionnement par association d’idées), une hyperactivité, une hypersensibilité — note : accompagnée d’une « sur »-empathie —, voir une extralucidité » et autres. Je pense que le silence et la solitude dans lequel j’ai été plongé en partie par des parents immigrés parlant mal le français ou une soeur « handicapé mentale » suite à des traumatismes, m’a placé dans un environnement libre. L’observation qui m’a été donnée de faire par ce silence et cette solitude a contribué à la réflexion — pouvant être consciente ou inconsciente — qui m’a elle donné les éléments pour être cette « personnalité ». Et je place ce terme entre parenthèse car je ne crois pas que ce soit un bon mot. Je pense seulement qu’il fasse utiliser les termes « expériences, réflexion, solutide etc » ou bien d’introspection et de rétrospection.

    Maintenant, pour en venir à ce que ma vie est, pour témoigner au sujet des « maux » : Je haie ce système social totalement déshumanisé, désolidarisé, au profit d’une vie socio-capitaliste comparable à une ferme, un camp de travaux forcés. Détrompez-vous, j’étais aussi heureux. La solitude et le silence était mon plus grand bonheur afin d’apprécier notre environnement et les gens. Tout cela jusqu’à ce que je me mette à discuter et à véritablement prendre conscience du « conformisme » — comme cela est dit dans l’article — socio-capitaliste nous réduisant et faisant taire notre conscience, la véritable. J’ai commencé à m’impliquer.

    Maintenant, je n’ai pas de religion, alors nous pourrions tout relativiser…

    Depuis 3 mois, je passe mes journées à porter ce mal énorme au centre de mon corps, ce que l’on appelle communément « mal de coeur ». Je me couche et me lève avec le même sentiment après avoir eu l’expérience de la perte de ma mère. Elle me manque, mais ce n’est pas le souris. Le soucis, c’est l’importance de la vie. Et personne n’a l’air de la comprendre. Elle n’est pas seulement temporelle — le temps est tout ce que l’on ait —, mais dans sa beauté. Il suffit de lire un journal, de voir une sdf avec un bébé dans les bras, de lui parler, de savoir le bon nombre de parents travaillant 50h chacuns pour subsister — sans vivre —, et avec une bonne dose d’empathie et de temps à leur consacrer, vous comprendrez que nous sommes dans une ferme, et que cela me fait terriblement mal. Je suis dans l’une des meilleurs écoles d’ingénieurs et c’est très amusant de se payer 40h de travail par semaine pour un bout de papier, un diplôme. Bref, trêve de plaintes, ce n’est pas très productif.

    Cela dit, je ne conteste pas le fait qu’il puisse y avoir une part de génétique à cela. Mais de mes expériences, ma condition est arrivée par mes activités — et j’insiste sur ce terme — comme la lecture, la solitude, l’empathie, l’implication, l’ouverture, la complaisance… toutes les valeurs qui m’ont été dictées d’avoir au fil de mes expériences familiales et publiques.

    Bref, ça tourne au pathos. J’en termine là.

  7. Syssy-Zebrette dit :

    Encore une fois, les gens font des amalgames. Tous les zèbres ne sont pas en échec scolaire ! zèbrette et maman d’un zèbre, la plus grosse difficulté est la vitesse de pensée et son arborescence, par rapport aux personnes dites « normales ». La fulgurance de l’esprit et son absence de repos sont à mon sens ce qui nous distinguent réellement de ceux dont le QI est réputé dans la moyenne. En plus d’être zèbre, il nous faut donc être caméléon et nous adapter sans cesse à la lenteur de notre environnement…. J’ai la chance d’avoir quelques spéciemens zèbres dans mon entourage amical, ça permet d’élever les débats à hauteur de l’intelligence dont nous sommes pourvus et qui est parfois un cadeau empoisonné…

  8. Syssy-Zebrette dit :

    et désolée pour les fautes de frappe / et la conjugaison malheureuse « ce qui nous dinstingue », les caractères du pavé « commentaires » sont minuscules et j’ai fait l’économie et de mes lunettes, et de la relecture !!

  9. Douce chaleur ressentie a l’evocation d’une cause possible a un malaise persistant ressenti depuis longtemps, Je ne sais pas bien associer des mots a cette question.
    A moins que le syndrome du zebre soit plus un mismatch entre attente affective et attente intellectuelle ?
    L’association de surdouance et d’hypersensibilite a pourtant eveille mon attention ; j’avoue ressentir tres fort la souffrance des autres, Mais je ne me situe pas comme ‘oublie’ sur la route de l’intellect (je suis professeur d’universite, ce qui ne prouve rien en soi …).
    J’ai essauye de cliquer sur le pointeur « et moi alors ? » mais n’ai pas eu la patience d’attendre que la page se charge : il y a un blocage ?
    Bien a vous
    JJM

    • Zebrounet dit :

      « J’ai essauye de cliquer sur le pointeur « et moi alors ? » mais n’ai pas eu la patience d’attendre que la page se charge : il y a un blocage ? »
      Non, simplement une énoooooorme vague de visites hier suite à l’article du Monde (+ de 40 000 visiteurs différents ont parcouru le blog dans cette seule journée :-D ), ce qui a occasionné qqs bouchons aux heures d’affluence.

      Voici le lien vers la page en question : http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/05/31/et-moi-alors/

  10. Eric dit :

    Zèbre, je viens de découvrir ce mot en lisant l’article qui m’a conduit vers votre site et je comprends bien des choses.
    Dyslexique, j’ai eu nombres de problèmes à l’école tant avec les profs (avec lesquels je me bagarrais souvent verbalement pour défendre mes idées) ainsi qu’avec les autres élèves.
    D’ailleurs j’ai eu des problèmes avec l’autre en général étant toujours affublé de bizarrerie.
    J’ai laissé tombé mes études car je n’y trouvais guère d’intérêt, puis j’ai fait une formation pour adulte où j’ai découvert que j’étais surdoué (je n’ai pas peur du terme) dès lors tout a changé.
    J’ai découvert que mes « amis » n’en étaient pas, que j’étais avec eux par confort.
    J’ai changé d’habitudes de vie, d’amis, je me suis mis à écouter ma curiosité et au final, je suis un ingénieur sans diplôme.
    J’ai souvent l’impression d’avoir loupé quelque chose car je pourrais être tellement plus. Mes parents aussi pensent qu’ils auraient dû faire quelque chose. Me trouver une école plus spécifique…
    Mais pour tout dire, grâce à mon parcours atypique j’ai une vie magnifique, j’écris des livres, j’ai un boulot intéressant et je vais me marier (à 35 ans). Je sens encore ce décalage avec le quidam mais il s’efface devant mon parcours et aujourd’hui j’assume qui je suis.

    Je vous remercie pour votre site qui a l’avantage de ne pas victimiser les surdoués (comme on sait si bien victimiser tout et n’importe quoi à notre époque) mais bel et bien de faire un constat sans concession de nos parcours, différents certes, mais qui rappelle à chacun d’entre nous que les différences existent, qu’il ne faut pas les oublier ou les effacer mais apprendre à vivre avec. Peut-être que des gens « normaux » finirons par comprendre avec le temps.

    • Rainbow dit :

      Que les gens « normaux » comprennent? Ce n’est pas gagné! Par contre, on trouve très souvent beaucoup de compréhension chez les gens qui vivent au quotidien avec quelqu’un de différent: handicapé moteur, autiste, débile, schizophrène, malade chronique….. C’est la différence qui nous rapproche car elle nous met devant les même problêmes quotidiens: rien n’est prévu dans nos sociétés « civilisées » pour ceux qui sont différents. C ‘est marche ou crêve car un peu à l’image de ce que dit Ernest, nous sommes dans une ferme ou même une usine dans laquelle nous devons tous trimer et si possible nous reproduire pour gagner notre pitance et assurer les retraites avec notre descendance. Pas toujours simple dans ce cas d’accompagner ses enfants face au système scolaire qui vous propose un rendez-vous le mardi à 16h30 vous obligeant ainsi à prendre un jour de congé qui ainsi grignotés tout au long de l’année manquent cruellement lors des grandes vacances pour faire des choses sympa avec eux.
      Et même s’il faut bien « s’insérer » et « prendre sa place » dans la société, j’ai toujours l’impression que cela profite toujours aux mêmes et que seuls quelques uns parviennent à tirer leur épingle du jeu sans le faire forcémment au détriment des autres….

  11. Stef dit :

    Ouf jour de cendre tu parles au passé, un(e) enseignant(e) de moins sur le terrain qui ne connaît rien aux HP … des dégâts en moins !

  12. olivhood dit :

    Paradoxalement, j’ai appris beaucoup sur moi (et nous) depuis le peu de temps que je bosse avec des autistes.

  13. Mémoire dit :

    Bonjour ,

    Malheureusement pour moi je n’arrive pas à lire l’intégralité de vos post mais il ne faut pas mal le prendre disons que le problème vient de moi , et pas que sur des articles , mes livres aussi parcqu’il y a beaucoup trop d’informations alors je lit en diagonale . Aujourd’hui je fait un pas car je pense que je suis concernée . J’ai lu une fois un de vos articles sur les particularités d’un zebre et je me suis reconnue sur tout les point même si j’avais quelque part toujours un doute. Mais je ne sais pas comment m’y prendre. Honnêtement je vit un vrai calvaire morale et psychologique. Même récemment sur un lieu de travaille j’ai réalisé à quel point ma compréhension était différente . Et mon analyse aussi . Je suis maman d’un petit garçon autiste. Et tout les jours je cherche des solutions pour aider mon fils mais la il s’agit de moi et c’est encore plus complexe. Au depart je pensais que peut-être je devais me renseignée sur le TDAH mais parfois quand je lit un peu vos post je me dit que je devrais prendre mon courage à deux mains et demander de l’aide . Je n’arrive plus à chercher car ma tête est pleine . Mais j’ai besoin d’avancer et de clarifié. Pourriez-vous s’il vous plait me conseiller?
    Merci

    • Je pense que le souci vient de votre navigateur (non à jour) ;)
      En réessayant depuis un ordinateur, ou avec un autre navigateur sur votre smartphone ou tablette, cela fonctionnera :up:

      Vous trouverez sur le blog, notamment dans cette catégorie (http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/category/adultes-thpi/ sur laquelle il y a actuellement 103 articles), de nombreux papiers & billets :)

      Alexandra

      • Mémoire dit :

        Bonjour :)

        Merci pour vos indications mais vous m’avez mal comprise. Mon navigateur tout comme le site fonctionne très bien . Il ne s’agit pas d’un problème technique , je parlais de ma condition personnelle et des difficultés que je rencontre en général depuis des années et cet article m’y fait pensé . J’irais volontiers regardé le lien que vous m’avez donné . Justement je recherche les premières étapes pour savoir comment on s’y prend pour faire des testes . Savoir si je suis au bon endroit . ( Voila pourquoi je parlais du TDAH et de mon fils autiste)

        Merci quand même :)

        • Ah OK, en effet, je n’avais pas compris vos mots dans ce sens ;)

          Ce billet vous aidera pour les démarches liées aux tests :arrow: http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/07/17/je-soupconne-un-haut-potentiel-intellectuel-chez-mon-enfant-par-ou-commencer/ (il s’adresse aux parents, mais est transposable sans souci pour les adultes eux-mêmes concernés) :)

          Alexandra

          • Mémoire dit :

            Merci beaucoup :) J’ai l’habitude (oui cela arrive très souvent^^’) J’espère trouvé de bonne piste merci encore :)

  14. Thorynque dit :

    C’est vrai que les commentaires sont édifiants! C’est triste de se rendre compte que la différence est toujours mal perçue, parce que les gens ne cherchent pas à comprendre, et passe directement à l’étape jugement. Et il doit y avoir un certain mal-être aussi, pour être aussi agressif envers ceux qu’on pense (à tort) PLUS intelligents. Bien que ce ne soit qu’une interprétation erronée, c’est incroyable le rejet que le sentiment d’infériorité provoque. Moi-même, quand je rencontre qqn de plus cultivé que moi, je ressens une pointe de jalousie, et de l’agacement, mais cet agacement, c’est envers moi, pas la personne, que je le ressens. Pourquoi devrais-je lui en vouloir de savoir plus de choses que moi? Alors je suis vexée, certes, mais admirative. Pas agressive, ni condescendante. Je ne me dis pas qu’elle devrait être modeste, au contraire, je profite de son savoir pour agrandir le mien.
    C’est la même chose avec la surefficience. Au lieu de la rejeter par manque de compréhension, on tente de comprendre, et on en profite pour s’enrichir au passage.
    Je peux discuter de ce sujet avec la famille (4 HP sur 11 membres), mais pas avec tous. Ma mère, bien que compréhensive, se prétend toujours « sous-douée » quand le sujet est abordée, et ma soeur n’y voit que prétention. Au travail, de même, certains sont assez ouverts pour s’intéresser avec une sincère curiosité au sujet, quand avec d’autres, je n’aborde même pas le sujet, connaissant leurs habitudes à vivre à juger le monde à travers des clichés.
    Donc, comme toujours, on s’adapte. C’est parfois frustrant quand, arrivée à 30 ans, on comprend enfin le pourquoi de notre façon de penser, que cette révélation, cette explication, bouleverse tout, répond à tout, et qu’on voudrait crier sur les toits « je sais qui je suis et pourquoi je suis comme ça », mais qu’on sait que ça ne provoquera que rejet, moqueries et insultes.
    Alors on joue le caméléon, et c’est frustrant, fatigant. On s’attache aux gens qui valent la peine, et on essaie de trouver un équilibre pour ne pas sombrer dans la dépression et d’aller trop loin. Mais c’est terriblement difficile. Si les journées sont souvent simples et monotones, les fulgurances de lucidité font mal.
    Bon courage aux zèbres et parents, amis, proches de zèbres. Et je souhaite à tous ceux qui ne comprennent pas de pouvoir se renseigner, d’ouvrir un peu leur esprit, de tenter de comprendre avant de juger. Se renseigner avant de se faire une opinion. Et pas que sur la surdouance. Toutes les informations méritent un peu de réflexion avant d’être ingérees et recrachées telles quelles. Ça s’appelle le sens critique, et le sens commun. C’est malheureusement peu partagé…

  15. Lydia dit :

    Vendredi dernier j’avais rdv au collège de mes enfants. Tous 2 zèbres, l’un étant dys et harcelé, qui refuse d’y retourner. Une professeure, bienveillante et intéressante, appréciée des enfants, me disait : « vos enfants sont spéciaux, c’est sans doute dû à votre mode d’éducation, ils ne parlent qu’avec des adultes. L’aîné a trouvé des interlocuteurs plus âgés dans la cour ».
    Voilà, même cette dame, qui semble faire son travail avec coeur, et qui a de l’expérience, ne sait pas ce qu’est un enfant surdoué, ne sait pas le reconnaître.
    L’institution scolaire accuse les parents quand les enfants ne rentrent pas dans le moule.
    Et elle n’est pas capable de savoir qu’un enfant n’est pas ce qu’un parent en fait par l’éducation.
    Je l’ai laissé dire. On était là pour parler du cadet dont les problèmes vont au-delà.
    Je précise que l’infirmière était présente, et qu’elle a lu les bilans.
    Comment trouver un établissement compatible ?

    • LittleWitch dit :

      Bonjour,
      Ne jetez pas la pierre à des enseignants de bonne volonté, qui, malgré leur méconnaissance du surdouement, essaient de comprendre et d’aider vos enfants… Vous dites que cette prof est « bienveillante et intéressante, appréciée des enfants ». Mais elle montre sa méconnaissance du sujet (ce qui n’est pas sa faute !!!…) et finalement, elle « semble faire son travail avec coeur », et semble seulement…
      Je conçois que vous soyez fatiguée et malheureuse de cette situation, mais n’oubliez pas que la majorité des enseignants prennent leur travail à cœur même s’ils ne connaissent pas toutes les particularités de tous les enfants. Dans votre travail, combien de professionnels sont-ils spécialisés dans tous les domaines connexes à leur propre spécialité ? Dans le cas que vous présentez, il me semble que la bienveillance est déjà plutôt un bon point. Elle a cherché une explication qui lui semblait cohérente par rapport à ce qu’elle connaissait. Je ne pense pas que ce soit une accusation quant à votre mode d’éducation (très rares sont les enseignants qui critiquent ouvertement l’éducation… ils peuvent le penser, mais déontologiquement, c’est le chose que l’on ne dit pas… sauf si, comme ici, ce n’est très probablement pas une critique de sa part). Quant à l’infirmière,, elle est probablement aussi peu formée que cette professeure.

      • LittleWitch dit :

        Oups, c’est parti avant que je ne finisse et relise… tant pis…
        Donc : trouver un établissement où tous les enseignants sont formés sur la surdouance me semble mission impossible.

        Si ça ne colle pas pour vos fils, peut-être rechercher un établissement plus petit avec des équipes plus à l’écoute ? Mais même les établissements estampillés « EIP » n’ont que quelques enseignants réellement formés (les autres le sont à raison d’une demi-journée par ci par là, mais ils sont formés sur autre chose !).

        Désolée de cette réaction, mais je vois énormément de commentaires négatifs sur le travail des profs, qui se font taper de tous les côtés, même quand ils essaient de faire leur boulot au mieux…

        Bon courage à vous et vos fils !



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