Les maux inavoués des adultes surdoués (Le Monde, mai 2012)

Ce matin le journal Le Monde publie, dans son édition du dimanche 13 & lundi 14 mai 2012, un article sur les adultes surdoués dans lequel est le blog cité :-D

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

J'ai eu la surprise, car je ne savais pas que cet article paraitrait, ni que Les Tribulations d'un Petit Zèbre figureraient dans les références ;)

 

 

L'article, signé Sylvie Kerviel & intitulé "Les maux inavoués des adultes surdoués", se trouve page 21 & recueille notamment plusieurs témoignages d'adultes surdoués. On y trouve aussi quelques mots des psychologues spécialisées dans le surdouement Jeanne Siaud-Facchin & Monique de Kermadec :)

 

Contrairement aux idées reçues, une intelligence hors norme n’est pas une garantie de réussite

Un sentiment de soulagement, de reconnaissance, et une reprise de confiance en soi. C’est ainsi que beaucoup d’adultes, tardivement diagnostiqués surdoués, décrivent ce qu’ils ont ressenti lorsqu’ils ont pu mettre un mot sur leur «différence». Car, contrairement aux idées reçues, posséder une intelligence exceptionnelle n’est pas une garantie de bonheur et de réussite. Pas facile en effet de vivre en se sentant en permanence en décalage avec les autres, jugés trop lents, conformistes et sans fantaisie; de supporter leurs moqueries, leur gêne, voire leur effroi face à une manière de penser, de réagir ou de s’exprimer différente.

La «surdouance», mot barbare utilisé pour désigner une intelligence hors norme et qui se caractérise par une curiosité insatiable, un mode de raisonnement arborescent (fonctionnant par association d’idées), une hyperactivité, une hypersensibilité,voire une extralucidité, concernerait environ un million d’adultes en France, selon les spécialistes.
Si certains surdoués vivent très bien avec leurs aptitudes, d’autres sont en grande souffrance, se voient comme des marginaux, sont blessés de lire dans le regard des autres leur étrangeté.

 

 

POUR lire l'ARTICLE dans son INTÉGRALITÉ :arrow: le journal Le Monde du 13 & 14 mai 2012 est à retrouver en kiosque ! :up:

 

 

MISE à JOUR :arrow: l'article est aujourd'hui en ligne sur le site du Monde c'est ici !

 

Plus intéressant encore que l'article en lui-même, les commentaires (la plupart du temps affligeants) laissés par les lecteurs ! :(
En voici une petite sélection... ça en dit long sur l'hostilité affichée par certaines personnes à l'égard de l'idée même de HQI. Mais ces propos ne sont pas des exceptions, ils sont le reflet de l'état d'esprit de nombre de gens que l'on retrouve un peu partout (équipe enseignante, famille, amis).
Il faut bien garder à l'esprit qu'oser afficher un HQI (pour soi, pour un enfant), c'est s'exposer (ou l'exposer lui) à ce type de réactions bêtes, méchantes & agressives. Et ce n'est pas toujours évident à vivre ! :cry:

 

areuareu 14/05/2012 - 19h56
Même plus besoin de les tester! On saura dès lors qu'un élève redouble, qu'il est un surdoué et les parents rassurés, pourront dire à leurs chérubins "continue comme ça mon enfant ". Et au lieu d'être punis, les voici félicités, récompensés. Reconnaîtra-t-on dorénavant, un bon enseignant aux nombres de redoublants. ( C'est peut-être pour cela que l"équipe UMP s'attendait à être réélue ?!...)

 

jour de cendre 14/05/2012 - 16h52
J'ai eu des centaines d'élèves, je n'ai jamais vu de surdoués. Qu'ils aient fait l'ENS, l'X ou HEC , ils n'étaient pas surdoués. Ils étaient doués, très doués, pas plus. En revanche j'ai vu des élèves très doués plus ou moins inadaptés au monde dans lequel ils vivaient et qui le supportaient plus ou moins bien. Ce mythe de la "surdouance" est une "colossale plaisanterie". Elle permet à des parents dont les enfants sont en échec d'accuser l'Ecole de ne pas avoir détecté le génie de leur rejeton

 

Ph F 14/05/2012 - 11h53
Le problème c'est les parents qui leur donnent la grosse tête et se grisent. Tout être doit se mettre à la portée des autres, nous avons tous des intelligences différentes. Certains surdoués l'oublient, ils sont surdoués et handicapés ! Même surdoué, il faut rester modeste. Je ne parle pas ici des parents qui transforment leur pseudo-surdoué d'enfant en bête de cirque.

 

 

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20 commentaires à “Les maux inavoués des adultes surdoués (Le Monde, mai 2012)”

  1. Sandrine dit :

    Cet article du Monde m’a permis de découvrir votre site, avec beaucoup d’émotions.
    Maman d’un Zebre de 16 ans, je me suis retrouvée dans beaucoup de vos posts.
    Entre l’incompréhension des enseignants qui ne comprenaient pas pourquoi il lisait parfaitement en GS alors que nous ne le faisions pas travailler, le saut de classe, son attirance pour le monde des adultes, puis enfin ce test qui nous a rassuré, nous pauvres parents, mais aussi qui m’a permis de mettre des mots sur mon propre malaise, tant dans mes etudes que dans mon monde pro (car j’ai été testée par la suite, comme une zebrette aussi).
    Certes, ce n’est pas facile au quotidien, il n’y a pas de mode d’emploi, mais c’est aussi un bonheur de partager toutes ces choses au quotidien avec son enfant, le voir finalement trouver son equilibre.
    Message d’espoir pour tous les parents, aujourd’hui mon zebre à 16 ans, il est en terminale scientifique, a des reves pleins la tete pour son futur. Bien sur , il faut etre présent, pour continuer à les enrichir (c’est fou ce qu’ils en ont besoin), etre là pour leur rappeler que malgré les facilités, il faut travailler, leur faire comprendre le gout de l’effort, et aussi que chacun a des dons, si ce n’est pas à l’ecole, c’est dans une activité artistique ou sportive….
    C’est ce que j’ai essayé d’inculquer au mien, qui est resté dans un etablissement scolaire traditionnel, mais ouvert à ces enfants précoces, qui a accepté de ne pas le faire simplement « sauter » mais plutot de suivre trois années en deux, dans des classes à double niveau…. moins de stress, pas l’impression d’etre un zombi, ni de perdre ses amis d’un coup.
    Alors bon courage à tous, et merci pour ce site.

  2. Anonyme dit :

    Petit témoignage faussé :

    Article très sympathique, on pourrait croire que je fais partie de ces gens là mais pas du tout.
    Aujourd’hui, 19 ans, en dépression et en attente de voir un psychologue en CMP, une profonde estime de soi, un échec scolaire que j’ai garanti toutes ces années depuis mon enfance et aucune aide de l’extérieur mis à part le fait qu’on me dit de bosser à l’école, j’ai adoré entendre ça à chaque rendez-vous parents-professeurs. Des parents qui vous traite de fous alors que l’extérieur ne le pense pas, c’est très contradictoire. Pas d’amis IRL pour se redonner confiance et ni même sortir jouer avec eux, ce n’est pas concevable personnellement. Que peut-on dire de plus ?

    • Francoise dit :

      Pourquoi dites-vous que vous ne faites pas partie de ces gens-là ? Voyez un psychologue ou un médecin psychiatre et posez la question.
      Quand à votre orientation, cherchez des voies qui vous conviennent, ce ne sont pas forcément celles auxquelles vous pensez. Ainsi les études trop théoriques ne conviennent pas forcément aux personnes douées, contrairement aux idées reçues, car leurs problèmes de concentration sont parfois insurmontables. Ils trouvent parfois un grand bonheur à des études plus appliquées qui demandent les qualités qu’ils possèdent : pas de concentration continue, donc, mais une compréhension rapide des problèmes, un excellent esprit de synthèse, plus que d’analyse. Et une bonne perception des autres et de leurs attentes.
      Mon fils a vécu des années difficiles, en particulier à votre âge qui est vraiment délicat, mais il s’en est sorti. Disons qu’il a basculé du tiers d’enfants doués qui sont en échec scolaire total au tiers qui fait des études « moyennes ». Et surtout, surtout, il est heureux ! Bon courage à vous !

      • Anonyme dit :

        En tout cas le temps est vraiment très très long même s’il parait au contraire, très rapide.. le temps d’attendre, d’avoir une patience énorme pour croire que l’on va nous aider et ne rien faire pendant tout ce temps.

  3. Marie dit :

    Merci également pour cet article qui m’a permis de découvrir le site du petit zèbre … qualificatif le pllus approprié que j’ai trouvé pour désigner mes petits neveux.
    Les commentaires sont également très intéressants, certains représentent un condensé de l’état d’esprit qu’un zèbre de base peut rencontrer dans son univers professionnel.
    Parmi les principales causes de l’échec des intelligences supérieures, il faut souligner l’interaction étroite entre l’affectif, le social et l’épanouissement de l’intelligence. Il est impossible de donner envie à quelqu’un de révéler son intelligence s’il est assuré de rencontrer l’hostilité, voire la haine.

  4. kyrilluk dit :

    C’est vrai qu’il s’agit d’un article interessant parce qu’ecrit en France. Je suis la presse Anglo-saxone et il faut dire que les Francais ont vraiment du mal avec deux types de personnes: les personnes riches et les personnes tres intelligentes. Peut etre parce que cela va a l’encontre du mythe republicain de l’egalite…
    On qualifie de douer les personne ayant un QI>30 ce qui correspond a 2 pourcent de la population. Cela veut donc dire qu’il y a un peu plus de 1 millions de personnes douees en France. La plupart ne consultent pas des psy et n’ont pas de problemes d’integrations. Donc a mon sens l’article fait une generalite ce qui est le probleme d’une minorite.

  5. lilou dit :

    Bonjour,

    j’ai un ami proche qui se trouve dans cette situation (hyper intelligence, hyperactivité -besoin d’investir de nombreux champs en sport, arts, connaissances scientifiques…), grande émotivité, parcours scolaire chaotique, manque de stabilité…), quels sont leur besoin quelle attitude adopter (ou celles à éviter) avec lui? Qu’est-ce qui leur procure le plus de souffrance et en quoi leur entourage peut les aider ? Merci,

    • taz dit :

      Tous les zèbres sont différents, difficile de donner des conseils pertinents sans connaître le votre.
      D’autant qu’un « ami proche » est une indication assez vague sur la nature de votre relation surtout sans précision de vos âges ;)
      Vous pouvez peut-être commencer par la page Bibliographie de ce blog. Cherchez au fil de vos lectures à mieux cerner le profil de ses rayures, en particulier s’il est un zèbre neurotypique ou un Aspeger. Ca me parait le plus déterminant sur une relation.
      Bonne chance, lui a déjà celle de vous avoir !

      • Lilou dit :

        Merci de votre réponse, la relation n’est pas vraiment définie… :) pour l’âge 35-40 ans. C’est vrai que ça a son importance vu que ces problématiques devaient être moins bien « abordées » à l’époque même si aujourd’hui je vois bien que les choses sont loin d’être au point. A priori il y aurait un (bon) livre dans la bibliographie consacré aux adultes : « Je pense trop : comment canaliser ce mental envahissant ». Je vais commencer par ça. Merci encore,

        • taz dit :

          A cet âge, il doit bien se connaitre et savoir ce qu’il veut et ne veut pas.
          N’oubliez jamais que les zèbres ont besoin de solitude comme d’oxygène, sont peu malléables et que vous aurez de multiples occasions de vous sentir délaissée ou frustrée qu’il ne fasse « pas assez » d’efforts pour prendre en compte vos attentes.
          Murmurez à son oreille pour le rassurer et ne cherchez pas à lui passer de bride.

          • Lilou dit :

            Comme beaucoup d’hommes en somme : murmurez à l’oreille, oxygène et pas de bride LOL . Je pense être en mesure d’y arriver :) d’autant plus facilement que je commence à avoir, grâce à ce blog, des éléments pour comprendre un peu mieux sa situation. Merci !

  6. Ernest dit :

    Bonjour,

    J’ai pensé discuter avec cette chère dame appelée Geneviève Broutechoux et citée dans cet article du Monde dont on rapporte certains propos. Je lisais l’article cet après-midi à l’extérieur sous le soleil avant de le relire maintenant chez moi et de finalement me mettre en tête de visiter ce site aussi cité, plutôt que de demander les coordonnées de Mme Broutechoux — mais que je refuserai pas si on me les donne pour pouvoir converser par lettre —.

    Tout d’abord, je voudrais exprimer mon sentiment par rapport à cette population à très fort potentiel intellectuel, ou plutôt à très grande qualité intellectuelle. Bref, je reviendrai sur la dénomination, la qualification. Irrité par toute la science comportementale comme la psychologie, la sociologie, etc. consistant à mon sens à faire de l’être humain plus une théorie — à des fins plutôt politiques — qu’une discussion, je m’excuse d’avance si je peux paraître ferme et opposé à vos idées.

    Je ne me sens aucunement rattaché à la catégorie de « surdoués » dans laquelle l’article place les personnes dont on décrit les sentiments et les expériences. Mais je me rattache cependant à ces sentiments et ces expériences. Je crois que c’est un mensonge de se dire différent par catégorie. Nous sommes différents. Pas en catégorie, mais, justement, en expériences et sentiments, car nous sommes des Individus. Je pense que nous ne naissons pas avec ce type de pensées. Chaque être humain à sa naissance est placé dans un contexte qui selon moi dirige sa pensée. De l’environnement, de l’image des parents, de leur voix… l’infime élément est susceptible de caractériser la pensée d’un individu.

    En ce qui concerne ma « personnalité », je puis dire que j’en possède sûrement une en conformité avec « une curiosité insatiable, un mode de raisonnement arborescent (fonctionnement par association d’idées), une hyperactivité, une hypersensibilité — note : accompagnée d’une « sur »-empathie —, voir une extralucidité » et autres. Je pense que le silence et la solitude dans lequel j’ai été plongé en partie par des parents immigrés parlant mal le français ou une soeur « handicapé mentale » suite à des traumatismes, m’a placé dans un environnement libre. L’observation qui m’a été donnée de faire par ce silence et cette solitude a contribué à la réflexion — pouvant être consciente ou inconsciente — qui m’a elle donné les éléments pour être cette « personnalité ». Et je place ce terme entre parenthèse car je ne crois pas que ce soit un bon mot. Je pense seulement qu’il fasse utiliser les termes « expériences, réflexion, solutide etc » ou bien d’introspection et de rétrospection.

    Maintenant, pour en venir à ce que ma vie est, pour témoigner au sujet des « maux » : Je haie ce système social totalement déshumanisé, désolidarisé, au profit d’une vie socio-capitaliste comparable à une ferme, un camp de travaux forcés. Détrompez-vous, j’étais aussi heureux. La solitude et le silence était mon plus grand bonheur afin d’apprécier notre environnement et les gens. Tout cela jusqu’à ce que je me mette à discuter et à véritablement prendre conscience du « conformisme » — comme cela est dit dans l’article — socio-capitaliste nous réduisant et faisant taire notre conscience, la véritable. J’ai commencé à m’impliquer.

    Maintenant, je n’ai pas de religion, alors nous pourrions tout relativiser…

    Depuis 3 mois, je passe mes journées à porter ce mal énorme au centre de mon corps, ce que l’on appelle communément « mal de coeur ». Je me couche et me lève avec le même sentiment après avoir eu l’expérience de la perte de ma mère. Elle me manque, mais ce n’est pas le souris. Le soucis, c’est l’importance de la vie. Et personne n’a l’air de la comprendre. Elle n’est pas seulement temporelle — le temps est tout ce que l’on ait —, mais dans sa beauté. Il suffit de lire un journal, de voir une sdf avec un bébé dans les bras, de lui parler, de savoir le bon nombre de parents travaillant 50h chacuns pour subsister — sans vivre —, et avec une bonne dose d’empathie et de temps à leur consacrer, vous comprendrez que nous sommes dans une ferme, et que cela me fait terriblement mal. Je suis dans l’une des meilleurs écoles d’ingénieurs et c’est très amusant de se payer 40h de travail par semaine pour un bout de papier, un diplôme. Bref, trêve de plaintes, ce n’est pas très productif.

    Cela dit, je ne conteste pas le fait qu’il puisse y avoir une part de génétique à cela. Mais de mes expériences, ma condition est arrivée par mes activités — et j’insiste sur ce terme — comme la lecture, la solitude, l’empathie, l’implication, l’ouverture, la complaisance… toutes les valeurs qui m’ont été dictées d’avoir au fil de mes expériences familiales et publiques.

    Bref, ça tourne au pathos. J’en termine là.

  7. Syssy-Zebrette dit :

    Encore une fois, les gens font des amalgames. Tous les zèbres ne sont pas en échec scolaire ! zèbrette et maman d’un zèbre, la plus grosse difficulté est la vitesse de pensée et son arborescence, par rapport aux personnes dites « normales ». La fulgurance de l’esprit et son absence de repos sont à mon sens ce qui nous distinguent réellement de ceux dont le QI est réputé dans la moyenne. En plus d’être zèbre, il nous faut donc être caméléon et nous adapter sans cesse à la lenteur de notre environnement…. J’ai la chance d’avoir quelques spéciemens zèbres dans mon entourage amical, ça permet d’élever les débats à hauteur de l’intelligence dont nous sommes pourvus et qui est parfois un cadeau empoisonné…

  8. Syssy-Zebrette dit :

    et désolée pour les fautes de frappe / et la conjugaison malheureuse « ce qui nous dinstingue », les caractères du pavé « commentaires » sont minuscules et j’ai fait l’économie et de mes lunettes, et de la relecture !!

  9. Douce chaleur ressentie a l’evocation d’une cause possible a un malaise persistant ressenti depuis longtemps, Je ne sais pas bien associer des mots a cette question.
    A moins que le syndrome du zebre soit plus un mismatch entre attente affective et attente intellectuelle ?
    L’association de surdouance et d’hypersensibilite a pourtant eveille mon attention ; j’avoue ressentir tres fort la souffrance des autres, Mais je ne me situe pas comme ‘oublie’ sur la route de l’intellect (je suis professeur d’universite, ce qui ne prouve rien en soi …).
    J’ai essauye de cliquer sur le pointeur « et moi alors ? » mais n’ai pas eu la patience d’attendre que la page se charge : il y a un blocage ?
    Bien a vous
    JJM

    • Zebrounet dit :

      « J’ai essauye de cliquer sur le pointeur « et moi alors ? » mais n’ai pas eu la patience d’attendre que la page se charge : il y a un blocage ? »
      Non, simplement une énoooooorme vague de visites hier suite à l’article du Monde (+ de 40 000 visiteurs différents ont parcouru le blog dans cette seule journée :-D ), ce qui a occasionné qqs bouchons aux heures d’affluence.

      Voici le lien vers la page en question : http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/05/31/et-moi-alors/

  10. Eric dit :

    Zèbre, je viens de découvrir ce mot en lisant l’article qui m’a conduit vers votre site et je comprends bien des choses.
    Dyslexique, j’ai eu nombres de problèmes à l’école tant avec les profs (avec lesquels je me bagarrais souvent verbalement pour défendre mes idées) ainsi qu’avec les autres élèves.
    D’ailleurs j’ai eu des problèmes avec l’autre en général étant toujours affublé de bizarrerie.
    J’ai laissé tombé mes études car je n’y trouvais guère d’intérêt, puis j’ai fait une formation pour adulte où j’ai découvert que j’étais surdoué (je n’ai pas peur du terme) dès lors tout a changé.
    J’ai découvert que mes « amis » n’en étaient pas, que j’étais avec eux par confort.
    J’ai changé d’habitudes de vie, d’amis, je me suis mis à écouter ma curiosité et au final, je suis un ingénieur sans diplôme.
    J’ai souvent l’impression d’avoir loupé quelque chose car je pourrais être tellement plus. Mes parents aussi pensent qu’ils auraient dû faire quelque chose. Me trouver une école plus spécifique…
    Mais pour tout dire, grâce à mon parcours atypique j’ai une vie magnifique, j’écris des livres, j’ai un boulot intéressant et je vais me marier (à 35 ans). Je sens encore ce décalage avec le quidam mais il s’efface devant mon parcours et aujourd’hui j’assume qui je suis.

    Je vous remercie pour votre site qui a l’avantage de ne pas victimiser les surdoués (comme on sait si bien victimiser tout et n’importe quoi à notre époque) mais bel et bien de faire un constat sans concession de nos parcours, différents certes, mais qui rappelle à chacun d’entre nous que les différences existent, qu’il ne faut pas les oublier ou les effacer mais apprendre à vivre avec. Peut-être que des gens « normaux » finirons par comprendre avec le temps.

    • Rainbow dit :

      Que les gens « normaux » comprennent? Ce n’est pas gagné! Par contre, on trouve très souvent beaucoup de compréhension chez les gens qui vivent au quotidien avec quelqu’un de différent: handicapé moteur, autiste, débile, schizophrène, malade chronique….. C’est la différence qui nous rapproche car elle nous met devant les même problêmes quotidiens: rien n’est prévu dans nos sociétés « civilisées » pour ceux qui sont différents. C ‘est marche ou crêve car un peu à l’image de ce que dit Ernest, nous sommes dans une ferme ou même une usine dans laquelle nous devons tous trimer et si possible nous reproduire pour gagner notre pitance et assurer les retraites avec notre descendance. Pas toujours simple dans ce cas d’accompagner ses enfants face au système scolaire qui vous propose un rendez-vous le mardi à 16h30 vous obligeant ainsi à prendre un jour de congé qui ainsi grignotés tout au long de l’année manquent cruellement lors des grandes vacances pour faire des choses sympa avec eux.
      Et même s’il faut bien « s’insérer » et « prendre sa place » dans la société, j’ai toujours l’impression que cela profite toujours aux mêmes et que seuls quelques uns parviennent à tirer leur épingle du jeu sans le faire forcémment au détriment des autres….

  11. Stef dit :

    Ouf jour de cendre tu parles au passé, un(e) enseignant(e) de moins sur le terrain qui ne connaît rien aux HP … des dégâts en moins !

  12. olivhood dit :

    Paradoxalement, j’ai appris beaucoup sur moi (et nous) depuis le peu de temps que je bosse avec des autistes.



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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