Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc (IV)

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc (IV)Dans les 100aines d'emails que je reçois chaque semaine, 2 sujets reviennent toujours :!:

 

Une bonne partie concerne les soucis relatifs à l'école (reconnaissance du surdouement, aménagements, sauts de classe) & l'autre touche aux fameux tests de QI.

 

En France, seuls 2 types de tests sont reconnus & validés pour mesurer l'efficience intellectuelle (notamment par l'Education Nationale, lorsqu'il faut demander une prise en compte de la précocité intellectuelle de l'enfant) :

o le K-ABC

o les tests de Wechsler

 

Ces derniers sont les plus largement utilisés par les psychologues & ils se déclinent sous 3 formes, en fonction de l'âge du sujet :

- le WPPSI, qui est la forme pré-scolaire du test. Il s'adresse aux enfants de l'âge de 2 ans & 6 mois, à 7 ans & 3 mois

- le WISC, qui concerne les enfants de 6 ans à 16 ans & 11 mois

- le WAIS, qui s'adresse aux jeunes & aux adultes, de 16 ans à 79 ans & 11 mois

 

Ainsi pour les enfants, le WPPSI & le WISC sont utilisés, selon leur âge. Certains enfants, compris dans la fourchette 6 ans / 7 ans & 3 mois, peuvent aussi bien passer le WPPSI que le WISC, mais dans ce cas-là, il est toujours préférable de passer un WISC ! :up:

 

Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement car le Wisc est beaucoup plus complet & fin dans l'analyse des atouts comme des difficultés de l'enfant que peut l'être le Wppsi. Il analyse avec précision les différentes composantes de l’intelligence.

 

Autre raison : ce sera LE test exigé par l'Education Nationale & par les écoles spécialisées en cas de demande d'aménagements, de sauts ou glissements de classe, d'intégration de classes EIP, etc.
Pour ces même raisons, lorsque l'enfant n'a passé qu'un Wppsi étant petit, il est toujours fortement conseillé de lui faire passer un Wisc par la suite (pour avoir une photographie la plus précise possible de ses capacités cognitives, & pour avoir de quoi argumenter face à l'école).

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc (IV)

 

C'est la raison pour laquelle je vais aujourd'hui vous parler du WISC, échelle d’intelligence de Wechsler pour enfants & non du WPPSI ! Il est par voie de conséquence LE test de référence pour les enfants ;)

 

Les tests sont révisés grosso-modo tous les 10 ans, & la version actuelle en vigueur en France pour le Wisc est la 4ème édition (d'où le nom Wisc-IV), depuis 2004.
Ce qui signifie que toutes les versions antérieures (Wisc-III, par exemple) ne doivent plus être utilisées en passation depuis cette date.

 

Or en 2013 encore il y a des psychologues qui se permettent de faire passer des bilans en utilisant le Wisc-III (je viens même de voir le cas en janvier 2014 d'une jeune psy faisant des bilans avec le Wppsi-R, c'est à dire dépassé depuis 2002, soit 12 ans !!!) :-|

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

Il faut bien comprendre qu'un bilan réalisé avec le Wisc-III après 2004 n'a strictement aucune valeur.

 

Peu importent les arguments du psy, peu importent ses moyens, il se doit s'il propose de faire des bilans psychométriques d'avoir la dernière version en date. Surtout quand celle-ci a aujourd'hui plus de 10 ou 12 ans... :-P

 

Renseignements pris auprès de l'ECPA & après recherches complémentaires de mon côté, il n'y a malheureusement rien (aucun cadre juridique, j'entends) qui puisse obliger un psy à utiliser la version actuelle d'un test.
Rien, si ce n'est sa "conscience professionnelle", dixit l'ECPA (cela semble presque ironique !? :-o )

 

Dans la mesure où en France il n'y a pas d'Ordre des psychologues, chacun est libre de faire comme bon lui semble (c'est pourquoi il y a tant de soucis avec les psychologues scolaires bien souvent, en terme de comptes-rendu notamment).

 

Méfiance donc amis lecteurs ! Renseignez-vous bien avant de vous lancer dans un bilan psychologue (qui a non seulement un coût pour la famille, mais aussi un incidence sur l'enfant). Tous les psy ne sont pas dotés d'une éthique professionnelle irréprochable & lorsque certains parents se font avoir avec une version qui n'a plus lieu d'être depuis des années, ils se retrouvent sans moyen de pression, puisque la loi n'impose rien au praticien du point de vue de la version d'un test.

 

Un délai de 2 ans est à respecter entre la passation de 2 tests identiques de même version (entre 2 Wppsi-III, 2 Wisc-IV, 2 Wais-IV) ! :hypno:

 

La répartition des résultats se fait selon une courbe de distribution normale de l'intelligence (également appelée courbe de Gauss).
La moyenne est établie à 100, avec un écart-type de 15 points :)

 

Courbe normale de distribution de l'intelligence (création originale des Tribulations)

Courbe de distribution normale de l'intelligence (création originale des Tribulations)

 

La répartition est la suivante :

 

- 2,5% de la population présente un QI Total ≤ 70 & donc, un retard mental (dont 0,13% présente un QI Total ≤ 55)

 

- 95% de la population présente un QI Total compris entre 70 & 130 (de l'intelligence faible à l'intelligence supérieure, en passant par la norme, norme qui peut être moyenne basse ou moyenne haute)

 

- 2,5% de la population présente un QI Total ≥ 130 & donc un haut potentiel intellectuel (dont 0,13% présente un QI Total ≥ 145, pouvant être qualifié de Très Haut Quotient Intellectuel. Soit à peine plus d'1‰. Ce taux tombe alors à 0,025% pour un score à partir de 150, soit seulement un peu plus d'1 personne sur 5000 !)

 

 

Le Wisc-IV a été étalonné sur 1100 enfants & adolescents. Il se passe sur une durée allant de 60 à 80 minutes en moyenne, pour les subtests principaux ; mais un bilan psychologique ne comprend pas qu'un Wisc, il faut y ajouter des tests de personnalité (type TAT).
On compte bien souvent 3 heures de passation avec un enfant pour avoir le temps de tout faire sereinement :smile:

 

Ce test est bâti sur 10 subtests principaux, & 5 subtests qui ne sont qu'optionnels. En effets ces subtests complémentaires peuvent très bien ne pas être passés par votre petit ; ce sera laissé à l'appréciation du psychologue. Il faut aussi savoir que les substitutions, lorsqu'elles ont lieu, doivent être motivées par une raison précise qui doit être notée sur le compte-rendu.

 

L'apparition de notes additionnelles permettant de détailler davantage le profil de l'enfant, si besoin, par la prise en compte de la vitesse d’exécution pour le subtest "Cubes" (les fameux cubes de Kohs), les stratégies de présentation spatiale pour le subtest "Barrage", la différence entre les performances au subtest "Mémoire des chiffres" à l’endroit ou en ordre inverse, etc. est également quelque chose qui n'apparaissait pas dans le Wisc-III

 

Ces subtests sont notés par notes standard allant de 1 à 19, leur moyenne étant fixée à 10 & leur distribution étant comme suit :

- de 1 à 6 : déficitaire (= inférieur à la norme)

- 7 : faible

- 8 à 12 : compris dans la norme

- 13 : fort

- 14 à 19 : supérieur (on considère cependant que le seuil du surdouement s'exprime dans ces scores de subtest lorsque ≥ 16)

 

L'ordre d’administration des subtests est toujours le même. Il est défini par le manuel de passation du Wisc-IV & chaque subtest commence toujours avec un exemple. Puis l'enfant doit appliquer le principe mis en avant par cet exemple, & évoluera dans le subtest par niveau progressif de complexité des items (les items étant les questions à l'intérieur de chaque subtest) :up:

 

Illustration du Wisc-IV (création originale des Tribulations)

 

Le QI Total (= QIT), également appelé QI global (limité à 160) s’obtient à partir de 4 indices :

◈ l'ICV (Indice de Compréhension Verbale), qui est limité à 155

◈ l'IRP (Indice de Raisonnement Perceptif), qui est limité à 155

◈ l'IMT (Indice de Mémoire de Travail) , qui est limité à 150

◈ l'IVT (Indice de Vitesse de Traitement) , qui est limité à 150

 

 

:idea: il est important de souligner que le QI Total est une note composite, totalement distincte de la somme des notes standard !

 

Une lectrice pensait (légitimement, au vu de la façon dont le psychologue qui a bilanté son fils a rempli la feuille qui lui a été remise) que le QI Total de son garçon était de 167... or il est plafonné sur échelle de Wechsler à 160 & surtout, il ne s'agissait là que de l'addition des notes standard.

 

Les 4 indices du Wisc-IV

 

Il arrive fréquemment que le QI Total ne soit pas interprétable. Pourquoi ?
Et bien parce que le psychologue considère alors les résultats des indices comme étant hétérogènes. C'est à dire que l'écart entre eux est trop élevé pour qu'un QI Total ait un sens & soit représentatif des véritables capacités cognitives de l'enfant.

 

Attention, il est TOUJOURS calculable, mais il n'aura tout simplement pas de sens. En cas d'hétérogénéité, il sera non significatif. Il n'y a donc aucun intérêt à le donner puisqu'il ne reflète pas les véritables capacités cognitives de l'individu :!:

 

A partir d'un écart de 15 points (un écart-type en fait), il est communément admis qu'il y a "hétérogénéité" dans les résultats. Si l'écart est de 0 à 14 points, on parlera alors de résultats "homogènes" & le QIT sera calculé sans problème. Mais surtout, plus important encore, il aura une valeur, un sens :roll:

 

Il faut cependant veiller à ne pas comprendre l'homogénéité comme un impératif d'écart faible entre les 4 indices :-?
On prend principalement en compte l'écart existant entre l'ICV (Compréhension Verbale) & l'IRP (Raisonnement Perceptif). Il est effectivement extrêmement fréquent d'avoir un IVT (Vitesse de Traitement) bien plus faible que les 3 autres indices.

 

De même il n'est pas rare, lorsque certains indices plafonnent (c'est à dire atteignent le seuil maximum mesurable), d'avoir d'énormes écarts entre l'indice le plus haut & l'indice de plus bas des quatre :-o

 

Par exemple, des profils de ce type sont assez fréquents chez les EIP :

ICV 155
IRP 130
IMT 118
IVT 103

 

Dans ce cas précis, les 25 points séparant l'ICV de l'IRP ne permettent bien entendu pas de calculer un QI Total qui puisse être représentatif.

 

L'analyse du psychologue se basera donc sur d'autres points, les résultats à observer pouvant être :

- le niveau global par le biais du QI Total, à la condition donc que les 2 principaux indices soient homogènes (QIT qui, je le répète une fois encore, n'est pas une moyenne arithmétique, mais un score global compensé !!! :-x En d'autres termes, il est une moyenne statistique)
- les niveaux spécifiques par le biais des indices
- les notes standards à chacun des subtests (qu'ils soient obligatoires ou optionnels)
- les points forts & les points faibles de l'enfant (à savoir la répartition des notes standards par rapport à la moyenne du sujet, dans chaque domaine)
- les notes additionnelles
- l’analyse qualitative & clinique (attitude de l'enfant face aux épreuves, face à la difficulté)

 

Dans le cas de résultats hétérogènes (voire très hétérogènes), le psychologue essaiera de comprendre la cause de ces écarts & s'il ne parvient pas à définir ce qui est à l'origine, il conseillera probablement de faire d'autres bilans (comme un bilan orthoptique, psychomoteur, orthophonique afin de faire un tour complet de l'enfant). Ces bilans complémentaires peuvent aussi être requis en cas de suspicion de troubles associés (Dys, TDA / TDA-H, TED, etc.) :oops:

 

Il existe en outre 2 indices que l'on pourrait qualifier d'alternative au QI Total :

o l'IAG (Indice d'Aptitude Générale)

o l'ICC (Indice de Compétence Cognitive)

 

Le psychologue pourra ainsi calculer l'IAG ou l'ICC s'il estime que ceux-ci pourraient apporter quelque chose au bilan :up:

 

Pour l'IAG, il s'agit d'une note composite optionnelle, calculée à partir de la note standard des 3 subtests obligatoires de l'ICV & des 3 trois subtests obligatoires de l'IRP. Sa moyenne est établie à 100 & son écart-type est de 14,99.
Son intérêt : obtenir une note globale moins sensible à la mémoire de travail & à la vitesse de traitement que peut l'être le QI Total. On recommande notamment son calcul pour les enfants souffrant d’atteintes neuropsychologiques affectant la mémoire ou le temps de réponse. L'utilisation de l'IAG permettrait, selon ses partisans (dont fait partie le Pr Jacques Grégoire, docteur en psychologie & responsable de l'adaptation française de cette nouvelle version du Wisc), une estimation plus stable & plus représentative du facteur g, rendant mieux compte du niveau de compétence intellectuelle.

 

Jacques Grégoire précise cependant :

 

Pour constituer une information utile au diagnostic, il est nécessaire que l'IAG représente une mesure suffisamment homogène & différenciée du QI Total. Si ce n'est pas le cas, l'IAG est une mesure de peu d'intérêt.

 

De même, l'ICC se calcule avec les subtests obligatoires de l'IMT & de l'IVT !

 

 

A noter que certains psychologues en France préfèrent exprimer les résultats en rang percentile ! Vous trouverez dans ce billet tout ce qu'il faut pour décrypter cette présentation des scores :up:

 

Autre point qui peut dérouter les parents : de plus en plus de psychologues choisissent de donner les résultats chiffrés dans un intervalle de confiance.

 

Il peut être de 95% comme de 90%, selon le choix du professionnel. Ce qui a le grand défaut à mon sens de compliquer encore un peu plus la lecture du bilan par des non-initiés en les noyant sous de multiples chiffres tout en ne se mouillant pas trop (pour le psy) :-|

 

Ainsi un QI global de 142 qui sera exprimé dans un intervalle de confiance de 95% se présentera de cette façon : QI compris entre 133 & 146. Le même QIT de 142, s'il est présenté dans un intervalle de 90% ira de 134 à 145 :dots:

 

 

 

 

Pour aller plus loin je conseille vous ce livre, extrêmement bien fait, par le Pr Jacques Grégoire : "L'examen clinique de l'intelligence de l'enfant. Fondements et pratique du WISC-IV".

 


Cliquez sur la couverture pour ouvrir
les détails de ce livre

 

 

:arrow: ainsi que la conférence privée de l'ASEP Suisse donnée à Lausanne en juin 2013 par la psychologue Arielle Adda qui aborde en détails le Wisc-IV :-D

 

 

Mise à jour du 08 novembre 2014 : j'ajoute cet EXCELLENT ouvrage, signé Eric Turon-Lagot ! Véritable livre-outil incontournable & précieux (que je n'avais pas lu au moment de l'écriture de ce billet) : "WISC-IV : Une mesure des manifestations de l'intelligence chez l'enfant" :up:

 


Cliquez sur la couverture du livre pour ouvrir les détails de
"WISC-IV, une mesure des manifestations de l'intelligence
chez l'enfant. 2ème édition revue & complétée"

 

 

:idea: & vous retrouverez sur cette page ma critique de ce livre sur le "WISC-IV" :)

 

 

 

 


 

 

🚩 je suis l'auteure de ces trois livres parus aux éditions Eyrolles. Deux témoignages que voici :

- "Les Tribulations d'un Petit Zèbre. Épisodes de vie d'une famille à haut potentiel intellectuel", sur la douance ( = précocité intellectuelle, surdouement, zébritude, haut potentiel intellectuel, surefficience mentale ;) )

 

- "Asperger & fière de l'être. Voyage au cœur d'un autisme pas comme les autres", sur le syndrome d'Asperger & le combo Haut Potentiel / Asperger. Un regard unique en France sur les liens entre TSA & haut potentiel intellectuel ❤

 

          
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Et un troisième opus, dans un style très différent, "L'Enfant atypique. Hyperactif, haut potentiel, dys, Asperger... faire de sa différence une force", sorti en juin 2018 :roll:

 


Cliquez sur la couverture pour ouvrir les
détails de "L'Enfant atypique. Hyperactif, haut potentiel,
dys, Asperger... faire de sa différence une force"

 

 

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578 commentaires à “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc (IV)”

  1. Madalaine dit :

    Merci beaucoup de cet article détaillé ! Ici pas de soucis pour l’école puisque miss est en IEF mais ,mais….Grosse difficulté à trouver un/e psy ayant de quoi faire passer le WISC IV et …le WAIS….Une psy nous a été par Mme de Kermadec mais elle n’a aucune batterie de tests….. Mais pourquoi ne trouve -t-on pas de liste de psys formés et possédant ces batteries de tests , hein…Pourquoi …? Mais merci !! :-)

  2. Garcia dit :

    Merci ! Grâce à ça, je pourrais déchiffrer le bilan de ma fille ! bien qu’en fait, je suis sûre que ma psy va nous l’expliquer tout comme il faut, lol ! ça me permettra, du moins, d’y revenir de temps en temps !

  3. Pauline dit :

    Je vous remercie pour cet article détaillé. Je peux mieux appréhender les résultats de mon fils qui sont plutôt hétérogènes. Je vous remercie aussi pour votre blog très complet.
    À bientot

  4. Fanny dit :

    Bonjour, merci pour cet article . Mon fils a fait un WISC à 7 ans (il a 10 ans à ce jour) Ses résultats n’étaient pas interprétables car hétérogène. L’indice de compréhension verbale était la plus haute avec 150 et la mémoire de travail la plus basse avec 121. Ce qui fait un écart assez conséquent. Cependant aucun autre bilan n’a été proposé pour comprendre ce manque d’harmonie; alors que dans votre article vous parlez de possible problèmes périphériques comme un dys ou autre (un de ses frère est dyspraxique mais non EIP). Pouvez vous m’en dire davantage sur les éventuelles troubles possibles liés à un bilan très hétérogène? . Dans un bilan QI es t il possible de prendre en compte les dys? car cela n’a pas été fait à l’époque pour son frère.
    Merci par avance, si vous avez des réponses!!

    • Vertedeterre dit :

      Dans le cas de la présence d’un Trouble Déficitaire de l’Attention / Hyperactivité les deux derniers indices (MT et VT) sont clairement chutés (peuvent descendre jusqu’à 70/80) mais dans votre cas le score est dans la sphère « supérieure (121) », il n’y a pas de soucis à se faire concernant un TDA/H. Pour ce qui est de la dyspraxie c’est l’indice de raisonnement perceptif (le subtest cubes en particulier) qu’il faut regarder, il est en général chuté; il évalue aussi les capacités visuo-constructives et visuo-spatiales donc il peut révéler des troubles neurovisuels à confirmer avec un orthoptiste. Visiblement ce n’est pas non plus le cas de votre enfant. Il me semble que pour qu’un indice soit révélateur d’un « trouble associé » il faut qu’il illustre un échec spécifique, donc un score très bas. La dyslexie peut être pressentie si l’indice de mémoire de travail est touchée de manière significative (

    • Vertedeterre dit :

      Désolée la fin du post s’est perdue dans les méandres numériques …
      je disais que pour la dysléxie l’IMT étant fortement touchée (

    • Vertedeterre dit :

      Décidément mon ordi me fats des misères !!! je ne sais pas pourkoi le contenu de la parenthèse ne veut pas s’afficher : il fallait lire (inférieur à 100).
      Voila pour mon expérience de maman d’un ptit gars de 10 ans TDA-HP avec dyslexie fortement compensée par son Haut Potentiel !

    • TURON-LAGOT dit :

      Je lis tardivement votre post, et je pense qu’une précision est importante :
      1-votre enfant a moins de 9 ans et pour exclure le diagnostic de TDA, les indices MT et VT PEUVENT être chutés, mais, contrairement à ce que je lis, le fait qu’il dépassent 120 ne doit absolument pas exclure un TDA… Dans ma pratique, je rencontre un nombre non négligeable d’enfant TDA dont les scores en MT et VT sont situés dans la « norme », voire au dessus de 110.
      Les échelles cognitives sont des outils très riches, trop souvent mal utilisés, mais ils ne peuvent permettre de poser un diagnostic, que ce soit pour les DYS, le TDA ou l’autisme de haut niveau. Même le haut potentiel nécessite une habitude (et même cela n’est pas toujours suffisant…).
      2- Pour la dyspraxie, l’indice de Raisonnement perceptif n’est pas vraiment pertinent (l’épreuve des CUBES n’est d’ailleurs pas suffisante…), et il faut tenir compte d’autres éléments.
      3- Des résultats hétérogènes sont TOUJOURS interprétables ! Le psychologue qui a fait passer le bilan doit être à même de vous donner tous les détails (cliniques notamment) et les analyses (les hypothèses) qui doivent être faites à partir des résultats.

      Ce que je lis sur l’interprétation des résultats des échelles de Wechsler me donnent l’impression que l’on n’a pas dépassé les conceptions du WISC III et de ce que l’on supposait en 1995…

  5. bastien dit :

    Bonjour,
    Je lis vos articles avec toujours autant de plaisir et d’intérêt, et ils me permettent ,par leur rigueur, de progresser dans la compréhension du surdouement.
    Celui-ci amène la question suivante: si le WISC-IV date de 2004,à quand la cinquième édition ,le WISC-V ?
    Les tests étant révisés tous les 10 ans environ , on peu penser à 2015 ?
    Merci de votre réponse.

    • naliam dit :

      Réétalonnage en cours oui, car nous avons « prêté » notre fils pour cela il y a environ deux mois…et il me semble compilations des résultats d’ici la fin d’année. alors peut etre courant 2014 ?!

  6. missyaka dit :

    Bonjour,

    Mon fils vient de passer un test WISC 4.
    J’attends le RDV d’analyse de la psy mais j’ai pu apercevoir rapidement les résultats obtenus par mon fils et il me semble avoir vu : 144 (sûr) – 120 (quasi-sûr) – 108 (quasi sûr) – 98 ou 89 (pas sûr ??) (et un QIT à 128 : sûr)
    Je sais cependant que :
    – avec des résultats aussi hétérogènes, le QIT n’est pas vraiment fiable
    – la note de 144 correspond à son IRP

    La majorité des EIP ont plutôt une note élevée dans le ICV.
    Pour mon fils c’est l’inverse.
    Mon fils est dans la moyenne pour l’ICV (je ne sais plus à quelle note correpond son ICV) mais sa note est de toute façon nettement en-dessous de son IRP

    Je n’arrive pas à savoir ou comprendre le sens de ce résultat….
    Pourriez-vous m’éclairer un peu, en attendant le bilan de la psy ??

    Merci d’avance

    • A. Zebrounet dit :

      Je pense réellement qu’il serait sage (& pertinent) d’avoir la patience d’attendre le compte-rendu de la psychologue qui a procédé à la passation. Car cette restitution ne sera pas seulement sous forme de résultats chiffrés, mais (si elle fait bien son travail) au contraire une véritable ANALYSE du bilan de votre enfant. Les scores des indices st importants, mais plus encore les résultats de chaque subtest ainsi que l’attitude de l’enfant.

      C’est tt ceci qui a un immense intérêt, pas simplement des nombres dt on a réussi à capter avec plus ou moins de fiabilité la hauteur :up:

      • missyaka dit :

        J’avoue que je suis impatiente, c’est vrai… :oops:
        Mais ça me prend la tête…. re :oops:

        La psy m’a dit brièvement que mon fils était un enfant extêmement intéressant, très en avance mais qu’elle avait besoin (évidemment) de peaufiner et compléter ses analyses par rapport à l’attitude qu’il avait eue, par rapport à sa façon de réaliser les tests…. Il y a de la précocité, m’a-t-elle dit, mais elle ne m’a pas dit si oui ou non il était précoce… Du coup, je suis perdue… entre la notion de « il y a de la précocité » et « il est précoce »

        J’avais aussi apporté à la psy des choses qu’il avait faites qui m’avaient interpellée : un plan de notre appartement (façon enfant, mais avec l’ensemble des pièces) ainsi qu’un coloriage magique qu’il a créé tout seul (il avait fait un dessin, qu’il a découpé en petites cases numérotées avec une référence à la couleur à utiliser). Quand elle les a vus, la psy a dit : « c’est très impressionnant ».

        Petite précision : mon fils a 7 ans.

      • missyaka dit :

        Petit complément :
        Elle n’a pas fait passer tous les tests (je veux dire les 10 dits « obligatoires ») à mon fils
        Elle estime que s’ils ne sont pas faits, ce n’est pas grave car ils ne changeront pas le résultat final….
        Je trouve ça un peu bizarre, même si j’ai la sensation qu’elle est très compétente dans ce qu’elle fait…

  7. missyaka dit :

    (rhhhhaaaaa si je mets pas tout ça va pas aller :) !!!) Elle en a fait 8 sur les 10

  8. Maricath dit :

    Bonjour, j’aimerais profiter de ce post pour poser une petite question à celles et ceux qui ont l’expérience d’avoir fait passer ce test à leur enfant… J’ai rdv dans 3 semaines pour ma fille qui a eu 6 ans il y a tout juste un mois, et j’ai sollicité ce test car je vois ma fille (en CP, sachant qu’elle est de fin d’année et donc déjà parmi les plus jeunes) très largement en avance des travaux faits en classe, et qui demande à la maison beaucoup d’explications et de travail supplémentaire (opérations du niveau de la classe au dessus, dictées, par exemple) car l’école lui semble très facile apparemment. Etant moi même THQI (diagnostiquée adulte, mais avec une scolarité faite avec 2 ans d’avance malgré tout), je préfère prendre les devants et savoir ce qu’il en est pour ma fille afin de pouvoir agir en conséquence. Mais la psy que nous devons voir me dit qu’il est possible que son jeune age (tout juste 6 ans) soit un souci pour le WISC 4, et qu’elle pourrait être un peu juste sur le plan du développement psychomoteur (pour les cubes, etc, m’a-t-elle dit). Qu’en pensez vous ? Le WISC 4 est-il en fait plus adapté à des enfants plus âgés ? Je me demande si je dois reporter le test de ma fille pour avoir des données plus fiables… au risque de louper l’opportunité d’un saut de classe au bon moment si c’est cela qu’il lui faut …:-( ?- Merci de vos avis et retours !

    • A. Zebrounet dit :

      « Mais la psy que nous devons voir me dit qu’il est possible que son jeune age (tout juste 6 ans) soit un souci pour le WISC 4 »
      ???

      Dès lors qu’elle a 6 ans révolus, elle peut passer un Wisc-IV :!: Je suis d’autant plus dubitative quand à cette remarque que les items sont strictement fonction de l’âge, par intervalle ts serré de 3 mois (un enfant de 6 ans & 1 mois n’aura pas le même degré de difficulté qu’un enfant de 6 ans & 5 mois par ex.) :-?

      Donc qu’elle soit du début, de la fin de l’année, qu’elle ait tt juste 6 ans ou 10 ans ne change rien -> elle sera comparée à un échantillon de sa classe d’âge exact ! :up:

      Cependant, & je finirai sur ce point, si la psychologue ne le comprend pas… ça me semble étrange (pour ne pas dire mauvais signe).
      Est-elle réellement connaisseuse du surdouement ? (bcp se disent connaisseurs, mais il ne suffit pas d’avoir investi ds une mallette de Wisc pour être spécialisé & compétent :( ) !

  9. Famille à rayures dit :

    Bonjour j’ai pris Rdv avec Arielle Adda pour avril de cette année ( il y’a de cela très longtemps) pour les 6 ans de mon fils car il est du 18 … avril. Donc il semble en effet que la date de naissance n’ait pas un impact décisif sur la passation du test. Votre psychologue à l’air effectivement mal renseignée! Et j’ai justement hâte qu’il ait 6 ans pour savoir à quoi m’en tenir. Il a déjà sauté une classe et est déjà niveau ce2 en maths ( il est moins motivé par les multiplications au dessus de 5 quand même car il doit faire plus d’efforts pour trouver les résultats mais comme il s’amuse à calculer tout seul il va à son rythme) et vu que son grand frère et sa grande sœur son thqi je suis curieuse de voir comment il se positionne car ils sont tous les trois complètements différents. Bref la psy doit comprendre que le but du test ce n’est pas la note totale mais vérifier comment se positionne l’enfant dans sa classe d’âge justement pour mieux le comprendre, détecter des « troubles » et l’aider si nécessaire . Et souvent un enfant hqi est toujours largement au dessus de la moyenne même si c’est le sous test le moins bien réussi. Sauf si pb grave. Et je vous encourage à lui faire sauter une classe si vous pensez que c’est ce qu’il lui faut mais le test n’est pas obligatoire pour cela.

  10. Maricath dit :

    Merci de vos réponses… Cela me perturbe un peu car la psy en question m’a été recommandée par Arielle Adda (elle même ayant une liste d’attente de presque un an…je ne me voyais pas attendre autant, et je me disais qu’elle recommandais forcément des personnes de confiance :?: !), et c’est avec cette psy que j’ai moi-même passé le WAIS 4 il y a qq mois… En fait son discours exact était de me demander si ma fille me semblait en avance certes sur les activités intellectuelles, mais cela de façon « homogène » avec le reste (écriture, graphisme, motricité, coordination… si j’ai bien compris) ou non. Comme ma réaction a plutôt été de dire que l’écriture et le dessin c’était franchement moins ca :roll: , elle m’a dit que ce pouvait être plus fiable / plus idéal d’attendre 6 mois pour le faire… Me voilà pleine de :?: :?: :?: :?: !!!!

    • A. Zebrounet dit :

      Oui donc elle n’a pas dit en fait que « son jeune age était un souci pour le WISC 4 » ?! Elle vous a dit que l’idéal serait d’attendre encore qqs mois :-|
      Ce n’est pas du tout la même chose…

      • Maricath dit :

        OUh la oui pardon, la citation n’était effectivement pas du tout juste, et mon interprétation est un peu trop passée par là :oops: – Néanmoins, elle m’a dit (pour le coup je mets les guillemets) : « 6 ans depuis 1 mois, c’est donc tout juste – il se peut que cela soit un peu juste sur le plan psychomoteur ». D’où mes interrogations… et mon interprétation (sûrement un peu hâtive)

  11. Famille à rayures dit :

    Il est vrai que nos enfants ne sont pas réputés pour leurs « amour » de l’écriture. Mon fils refusait encore de tenir un stylo en septembre donc il a vu une graphotherapeute en décembre qui l’a complètement débloqué au niveau de l’écrit. Je pense qu’il aurait radicalement raté le sub test vitesse de traitement car il ne l’aurait certainement pas fait alors que maintenant je suis au moins sûre qu’il le passera car il ne rechigne plus à écrire ni à dessiner. Avant il avait une hantise de l’écriture c’était viscérale. Le changement est incroyable! Donc la maturité motrice et affective de l’enfant peut effectivement leur jouer des tours et peut être plus qu’aux enfants du même âge qui constituent l’échantillons représentatifs dont l’émotivité est moindre ce qui peut influer sur les résultats des enfants d’une même classe d’âge? Cela peut être une possibilité???

  12. Maricath dit :

    Oui effectivement, je pense que cela peut être de cet ordre. J’ai pris le parti d’aller voir la maitresse de ma fille ces jours-ci, afin de lui parler de ses demandes de travail supplémentaire, et voir comment elle réagit. Si elle réagit bien et se montre partante pour « lui en donner un peu plus », je me dis que le test pourra peut être facilement attendre un peu… Le plus fou c’est que ma fille est dans une classe à double niveau ! Ca serait tellement facile de lui faire suivre le programme de CE1…mais j’avoue que j’appréhende un peu la réaction de la maîtresse !

  13. Lucie dit :

    Bonjour à vous ! Merci déjà pour cet article très détaillé qui m’a déjà un peu rassuré.
    En effet, je vais prochainement passer un « bilan psychométrique », d’après les termes de la psychologue que j’ai rencontré. Je voulais vous poser quelques questions, puisque je suis une angoissée de nature.
    D’abord, à part le Wisc-IV, existe-t-il d’autres tests pour moi qui ai 15 ans ? Comme ma psy ne m’a donné le nom du test et que je voulais lui redemander plus tard, je voulais être certaine de ne pas me faire avoir. Je veux dire, que si elle m’annonce un Wisc-III ou tout autre chose douteuse, je saurais que qu’il faudra que je fuis à toute vitesse ! :roll:
    Et puis, j’ai rencontré cette psy par l’intermédiaire d’un CIO (centre d’informations et d’orientation) où elle travaille et je voulais savoir si, en général, ce genre de centre était « sérieux ». Je m’étais renseignée, et je sais qu’il existe malheureusement des cas où les psy ne réalisent pas si bien que ça les tests… :-? Je me doute bien qu’il y a des exceptions partout et que vous ne pourrez pas m’assurer avec certitude que tout sera parfaitement fait, mais je voulais vos avis tout de même, pour savoir si ça reste faisable ou s’il faut absolument que ce soit un psy « privé » (je crois que ça se dit comme ça) pour ce genre de test, bien que ce soit payant, je me trompe ?
    Bref, j’espère que vous pourrez répondre entre autre à mes interrogations !
    Merci à vous pour votre énorme travail, ça fait vraiment du bien de trouver un site comme celui-ci lorsqu’on se pose des questions sur ce sujet si peu traité (de façon correcte, évidemment).
    A bientôt j’espère ! :-D

  14. Missyaka dit :

    Bonjour

    J’ai le rendez-vous de bilan avec la psy finalement samedi matin.
    Mon fils est donc effectivement précoce.

    Je lui ai demandé si ses défauts d’attention pouvaient être liés à un TDA et elle m’a clairement répondu que non. Ils sont uniquement dus à un manque de motivation et m’a alors fait part qu’il était important de songer à un saut de classe avant la fin du primaire.

    Autre point à travailler : lui faire entendre qu’il y a un intermédiaire entre le « je sais » et le « je ne sais pas », car dès qu’il ne sait pas immédiatement une réponse, il ne cherche pas… et à tendance à répondre au hasard.
    En lui expliquant qu’il pouvait prendre un peu de temps pour réfléchir, la psy a obtenu de très bons résultats à des questions de subtests pour lesquelles – au départ – il avait d’emblée dit un « je ne sais pas » parce qu’il n’avait pas immédiatement la réponse.

    Elle préconise aussi des séances d’orthophonie car mon fils a une pensée qu’il exprime en image et il a du mal à la transcrire en paroles (parfois il en « bégaye » ).

    J’ai sinon acheté un livre sur la précocité que vous conseillez sur ce blog , et que je trouve très intéressant (« L’enfant surdoué : l’aider à grandir, l’aider à réussir » de Jeanne SIAUD-FACCHIN), dans lequel je retrouve énormément des traits de mon fils…

    J’ai sollicité auprès de la maîtresse un 1er rendez-vous pour lui faire part de l’analyse dans les grandes lignes.
    Un second rendez-vous aura lieu – je l’espère – avec la maîtresse et la psy (cette dernière m’a proposé de se rendre disponible pour rencontrer la maîtresse ou l’équipe éducative) afin de parler des aménagements à envisager pour l’épanouissement scolaire de mon fils.

    De mon côté, je commence un travail d’apprentissage : comment fonctionne mon fils et comment en tenir compte pour son épanouissement général. :)

    Merci pour ce blog, que je trouve très intéressant (je vous suis désormais sur Facebook) :)

    • TURON-LAGOT dit :

      Il me semble avoir lu que la psychologue n’a fait passer que 8 des 10 subtests obligatoires à l’obtention d’un score total. Pour vous rassurer, sachez que, comme toutes les échelles composites, il est bien évidemment possible de ne passer que certains des exercices de la batterie, notamment pour évaluer certains troubles spécifiques.
      En n’ayant pas fait les 10 subtests, il n’y aura pas de score total mais ce n’est pas embêtant.
      Par contre, pour conclure à une précocité, il me semble obligatoire d’avoir fait passer les 6 subtests de l’IAG (à savoir CUBES, MATRICES, IDENTIFICATION DE CONCEPTS, SIMILITUDES, VOCABULAIRE et COMPRÉHENSION). Sans ces 6 éléments, la conclusion peut être moins précise.
      Si les scores supérieurs à 125 concernent ICV et/ou IRP, votre enfant présente manifestement un haut potentiel intellectuel (sans aucun doute possible).

    • Elvi67 dit :

      Bonjour, votre commentaire date mais peut être lisez vous toujours vos messages. Votre message m’a interpellé car il reprend mot pour mot ce que la psy a dit de ma fille. Pas de trouble de la concentration mais un problème de motivation. Je m’interroge quand même sur ce point comment peut-on si aisément différencier les deux et être si radical dans l’exclusion d’un TDA. Avez-vous eu plus d’infos sur ce point? Merci d’avance

      • Méme pas mal! dit :

        Bonsoir Elvi67
        Je me permet de répondre ayant un garçon HP /tdah diagnostique par un neuro du centre référent des troubles des apprentissages et passer inaperçu par le psy qui a fait passer le QI.le chemin a été loooooooong.

        Bon courage

  15. Philippe dit :

    Bonjour à tous ou Ia orana comme on dit ici.
    tout d’abord merci pour ce site qui nous aura permis de comprendre certaines choses.

    Notre fils de 10 ans (CM2) a toujours été depuis sont plus jeune age un fana des livres et des Atlas.
    il savait lire et écrire en fin de maternelle, et l’année de CP n’a pas été profitable, en effet, l’institutrice(à 1an de la retraite) voyait en lui, un petit bonhomme pleurant à chaque contrariété, peu sûr de lui, pas mûr.bref, un gamin qui ne rentrait pas dans le moule qu’elle avait défini
    dès le CP, la question s’est donc posée de lui faire passer une classe, mais nous avons été aiguillés vers le RASED et la psychologue scolaire, les enseignants et la direction nous ont dit que ce n’était pas la peine, qu’il n’était pas mûr.
    à la maison, il se contrariait très vite et dès qu’il rencontrait un échec, il se mettait à pleurer et perdait tous ses moyens.
    nous avons donc contacté une psychologue privée avec qui il a travaillé sur la perception qu’il avait de lui dans le monde qui l’entoure.
    les séances se sont bien passées et notre fils progressait, il arrivait à relativiser, à apprendre de ses échecs.
    le CE1, CE2 et CM1 se sont bien passés, mais toujours avec une impression qu’il s’ennuyait en classe (il en a fait part à plusieurs reprises à ses instit, et quelque fois à nous) au gré de ses angoisses, il a fallu reprendre des séances avec la psychologue pour « vider son sac à malheurs » comme il disait.
    L’arrivée à Tahiti n’a pas été très facile car il fallait quitter les 3 ou 4 bons copains de métropole, il avait peur de ne pas en retrouver ici. il en a bien entendu retrouvé !
    aujourd’hui il est suivi épisodiquement par une psychologue avec qui ça se passe très très bien, et cette dernière et son institutrice nous ont demandé de réaliser des tests psychologiques et psychotechniques.
    depuis ce jour, notre fils est joyeux comme tout, comme si il allait enfin pouvoir prouver quelque chose
    Les tests (WISC 4) ont été réalisés pendant les fêtes de Noël, nous avons fait le debriefing avec la psychologue ce samedi.

    nous sommes restés bouche Bee. la psychologue voit en lui une très très fort potentiel, et un enfant surdoué, nous demandant d’intervenir très rapidement pour que notre fils passe en 6eme, même en cours d’année (début 2eme trimestre)

    aujourd’hui l’instit et la psy poussent dans le même sens pour faire évoluer la situation et ne pas brider notre fiston, mais le directeur ne le voit pas d’un même oeil(ça ne se fait pas en milieu d’année, et l’anglais, vous y pensez ?). l’inspection d’académie elle (prévenue par l’inscrit) n’est pas forcement contre.(nous avons rendez-vous jeudi)

    j’ai une impression d’un grand gâchis, d’avoir privé notre fils de 3 ans de vie normale alors que nous pensions qu’il n’était pas « mûr »,nous avions tout faux.
    à 10 ans, la psychologue lui donne un quotient de maturité affective d’un enfant de 14ans(+).

    même si ce ne sont que des chiffres, (et je n’aime pas mettre les gens dans des cases) les résultats semblent là.

    ICV: 155
    IRP: 146
    IMT: 127
    IVT: 118
    ce qui donnerait d’après les calcul de la psychologue une QIT de 160

    Même si je suis persuadé qu’un passage en classe supérieure serait un plus, une ouverture supplémentaire pour lui,
    -PENSEZ-VOUS QUE SAUTER UNE CLASSE EN COURS D’ANNEE(ET EN CM2) SOIT UNE ERREUR ?
    -NE VAUT-IL PAS MIEUX ATTENDRE LA FIN DU CM2 ET SAUTER LA 6EME?
    -FAISONS NOUS FAUSSE ROUTE EN ESSAYANT DE SUIVRE LES INDICATIONS DE L’INSTIT ET DE LA PSY?

    Merci pour vos éclaircissements

    Philippe
    un papa quelque peu perdu !

    • Stéphane dit :

      Il faut arrêter de se poser des questions sur la maturité….. ça ne veut rien dire, et c’est souvent une excuse pour ne pas prendre de risque, et dans ce domaine ça peut coûter cher….

      Nos zèbres se débrouillent très bien.

      Educateurs, ou accompagnateurs avec mon épouse, d’une zébrelle (née en 2002, dans votre ordre 155-148-133-146), totalement harcelée, et isolée en primaire, ignorée par le système DESEDUCATION NATIONALE.
      nous l’ avons volontairement projetée en sixième (saut du CM2),malgré l’avis défavorable de l’institutrice et de la directrice de l’Ecole ( on a tout entendu : elle n’est pas mûre… bla bla bla, elle n’est pas surdouée….bla bla bla…. je connais bien les surdoués, j’ai de l’expérience Blabla bla effectivement son instit était vieille….et avait de l’expérience pour les commandes à la redoute et chez dacron, et damart).

      Après WISC IV, et intervention du rectorat, direct en sixième. Très bonne moyenne scolaire, mais ennui dès le premier trimestre. Second et troisième trimestre; identique en terme de résultats scolaires sans travailler mais réapparition du harcèlement et de l’isolement.

      Saut de la cinquième…. arrivée en quatrième (2013-2014). Excellent premier trimestre (elle travaille, trois livres ouverts, musique allumée, sa série préférée en cours sur son ordi, elle consulte ses mails et sa messagerie tout ça en même temps bien sûr. Elle commence à s’ennuyer en maths et en physiques (janvier 2014)… on travaille les fonctions et la trigonométrie.
      Fibonacci, sa suite… qui fait le lien entre l’architecture, LES MATHS , la physique, et l’organisation du vivant….hors des heures de cours.

      J’ai déposé pour la première fois, ma Pauline à un anniversaire en 2013…..elle a reçu une invitation…..incroyable….

      Attachez votre ceinture….Si vous commencez à vous poser des questions, vous n’avez pas fini. Or nos zèbres et zébrelles ont besoin d’assurance, de fermeté, de certitudes. Les questions ils se les posent…. j’ai beaucoup de réponses, toutes prêtes, à ses questions.

      Quand j’ai des doutes je les garde pour moi.

      Alors J’ai trouvé une réponse générale….. ON FONCE..;; on la suit, on la soutient on lui donne confiance….RIEN DE PIRE POUR EUX QUE L ENNUI;;;;;;

      PS: je ne la mets pas au collège, pour qu’elle se socialise… fadaises de quelques barbus post 68…. je l’envoie pour qu’elle apprenne.
      Si elle s’ennuie et qu’elle veut apprendre, elle peut le faire à la maison. Ses copains ? répartis en fonction de ses activités scolaires et péri-scolaires….

    • TURON-LAGOT dit :

      Tout d’abord : Stéphane a parfaitement raison : la maturité n’a aucune raison d’être prise en compte dans les apprentissages scolaires. Imaginez : certains enfants sont capables, avant l’heure, d’apprendre à lire, à compter, et manqueraient de « maturité » pour apprendre plus ?
      Pour être intervenu pour la formation d’enseignants du primaire qui rencontraient des difficultés pour réguler les relations des enfants dans la cours de récréation du primaire, j’ai pu constater que les enseignants attendent essentiellement que la régulation des conflits se fasse par les enfants eux-mêmes, sans leur apprendre à le faire (la fameuse et fatale phrase : « Débrouillez-vous tous seuls, vous êtes grands… »)
      Le manque de maturité est régulièrement opposé à tout saut de classe ou transition en double niveau mais : qu’entend-on par « maturité ? Qu’attend-on de la « maturité » ?
      Un enfant qui a envie d’apprendre ne peut pas être bridé sous des prétextes de « principe de précaution ». Dès lors que les compétences cognitives sont avérées, il faut tout mettre en oeuvre pour aider l’intéressé à progresser.
      Pour ce qui est du total « calculé » par votre psychologue, il est très exactement de 151 si les résultats que vous donnez sont correctes (ce score n’est, par contre, pas une synthèse pertinente si les scores aux différents exercices sont trop hétérogènes).

  16. Maricath dit :

    Bonjour ! J’ai déjà posté plus haut, il y a quelque temps, sur ce sujet, mais je récidive, car je serai heureuse d’avoir vos avis et retour d’expérience… Je suis sur le point de faire tester ma fille qui a 6 ans et 1mois1/2 (pour être précis !) – A priori j’étais partie pour le WISC 4, mais voilà qu’une psy contactée ce jour me dit qu’elle le fera si je le souhaite, mais qu’à cet age là, elle préfère faire passer le WPPSI, car pour elle la première grille statisitque du wisc (càd de 6 ans à 6 ans et 3 mois), tout comme la dernière d’ailleurs, ne sont pas vraiment pertinentes. De plus, elle me dit que le test est beaucoup plus long et que du coup ca peut être trop difficile pour un enfant de 6 ans. Je commence à être « larguée » !! Je n’ai pas donné suite à cette psy (qui m’avait été recommandée par l’AFEP !), mais j’aimerais beaucoup avoir vos retours /avis. Pour l’instant j’ai rendez-vous dans qq jours avec une autre professionnelles qui m’a fait plutôt bon effet, mais je ne sais plus que penser… Il s’agit de Huguette Hostyn : si quelqu’un a un retour cela m’intéresse ! Merci d’avance…

    • A. Zebrounet dit :

      Alors perso, je vous conseillerais de refuser la passation du Wppsi !

      Pourquoi ? Parce que l’EN demande un WISC pour prise en compte de la précocité intellectuelle d’un élève. Il serait donc vraiment dommage d’imposer un Wppsi (qui est BCP moins précis & fin que le Wisc) à votre fille alors qu’il y a ttes les chances pour que l’école impose le Wisc pour tout aménagement, prise en compte ou saut de classe. Or, passer un test n’est pas anodin, c’est stressant, fatigant. Aussi autant passer d’entrée de jeu le BON test, & ne pas aller vers le test pour enfants en âge pré-scolaire.

      D’autre part, si vous souhaitez faire bilanter votre miss, j’imagine que c’est pour avoir une idée de ses capacités cognitives. Comme je le disais au dessus, le Wpssi, s’il est fiable, est une version allégée du test… car destiné aux petits enfants, avant qu’il sachant lire, écrire, etc.

      Qd l’enfant est à cheval entre 2 âges sur le plan du Wppsi & du Wisc, il faut tjrs préférer le Wisc :)

      • maricath dit :

        Merci beaucoup de votre avis ! C’est vraiment dingue cette jungle des psy « spécialisés bilans » qui ne sont pas d’accord entre eux sur tous ces sujets…on finit par ne plus savoir à qui faire confiance, qui croire ! Enfin, celle que je vais aller voir pour le WISC, Huguette Hostyn, m’a été indiquée par Arielle Adda…j’espère que je me sentirai en confiance !

    • Nathan dit :

      Bonjour,

      Madame Huguette Hostyn m’a été conseillée par Madame Adda. J’ai lu que vous aviez eu à faire avec elle…En êtes-vous contente rétrospectivement ?

      Je suis étonnée que tout se passe en un seul rdv…

      Merci de votre aide.

  17. maricath dit :

    Bonjour ! Désolée, je vois que mon commentaire/ ma question posté(e) il y a quelques jours ne passe pas en modération ? L’avez vous bien reçu, ou pose-t-il problème ? Merci d’avance ! Bonne journée

  18. Maricath dit :

    Bon alors voilà les nouvelles, bilan passé ! J’ai été surprise de la passation, quasi aucune discussion avant même si très aimable, mais il faut dire que je lui avais envoyé un mail assez détaillé présentant la situation de ma choupinette et son caractère, qu’elle avait sous les yeux… Puis une heure pour la passation du WISC 4, noté à la main (sans logiciel), et elle a pu nous fournir immédiatement les résultats chiffrés et le « diagnostic » (suivra l’envoi d’un compte-rendu en bonne et due forme…) Au final : 132/135/127/124, soit un QIT de 144 selon ce qui nous a été dit.
    Par contre je ne suis pas sûre d’avoir été hyper performante dans la communication auprès de ma choupette (qui était présente pendant toute la restit, mais me dit après suite à mes questions de « qu’est ce tu as compris de ce qui s’est dit » ? réponse « pff, rien.. ». Ca plus grosse crise de décompression de sa journée ce soir, qui fait qu’elle s’est endormie avant son dîner…si quelque part il y a des conseils utiles sur « comment parler à son enfant de son diagnostic de zebritude », je suis preneuse !!!!
    Merci encore et bonne soirée

    • TURON-LAGOT dit :

      Bonjour Maricath,
      Je ne lis votre post que tardivement, et constate que vous n’avez pas eu de réponse.
      J’en essaye une..
      La durée de passation me semble correcte (90 n’est qu’à titre indicatif et moyen ; pour les plus jeunes enfants, la durée est souvent plus courte).
      Que tout ait été fait « à la main » ne pose pas de souci (l’informatique n’est pas garant de sérieux même si cela limite les erreurs).
      Pour aider votre fille à mieux comprendre ces résultats (absolument pas accessibles à des enfants de moins de 10 ans sauf à y mettre des formes adaptées), je vous propose de reprendre les particularités de chaque épreuve et de les mettre en parallèle avec les scores obtenus, sachant que les scores compris entre 7 et 13 sont attribuables à la « normalité », c’est-à-dire une performance commune avec la majorité des enfants (en réalité 68,2%).
      Au delà d’un score de 13, on est dans des scores forts, et au-delà de 16 dans des performances particulièrement remarquables.

      Maintenant, soucieux de précision, il me faut vous indiquer que les recherches actuelles (depuis 10 ans déjà tout de même…) attirent l’attention sur le fait qu’un score de 12 chez un enfant à haut potentiel peut relever d’un trouble particulier, d’une éventuelle difficulté qu’il faut confirmer (ou pas).

  19. Dolo dit :

    Bonjour,

    Mon fils vientde passer un wisc. Le total est de 128 avec un gros écart entre ICV (140) et IMT (98); est-ce à dire que la psychologue n’aurait pas du faire de calcul de QI total ? Qu est ce qui pourrait expliquer cette différence ? Est-ce que je devrais entreprendre d autres tests ?

    • lamiae dit :

      Bonjour,

      Habituellement c’est le décalage ICV-IRP qui peut déranger lorsqu’il est supérieur à 12 points.
      L’IMT en décalage par rapport à l’ICV et l’IRP est parfois une piste pour suspecter un Trouble de l’attention (TDA). Mais c’est l’anamnèse menée par votre psy qui peut le conduire à vous orienter vers cette piste.

      Cordialement

      • TURON-LAGOT dit :

        Tout à fait d’accord.
        Le « calcul » peut toujours être fait (ce n’est d’ailleurs absolument pas un calcul…) : c’est juste que ce total peut, dans votre cas notamment, ne pas avoir d’intérêt pour constituer une synthèse pertinente du bilan.
        Le total, rappelons-le…, est toujours obtenu : c’est juste que dans le cas de résultats trop disparates il n’est pas représentatifs de la globalité des performances, il ne synthétise pas correctement le protocole.
        Je cite toujours le même exemple en conférence : si un enfant obtient 2 puis 18, la moyenne de 10 n’a, en fait, ABSOLUMENT aucun sens. Un autre enfant ayant 9 et 11, la moyenne de 10 a, ici, un sens bien réel et correspond bien à une moyenne qui résumerait les performances.
        Si les indices ne sont pas des moyennes, leur interprétation relève du même type d’analyse.

        Si Dolo doit faire d’autres bilans, c’est suite à l’analyse des résultats déjà obtenus. Qui peut vous expliquer les résultats : le ou la psychologue qui a fait passer le bilan…

  20. Marie dit :

    Bonjour à tous/toutes

    J’ai parcouru vos commentaires concernant vos petits zèbres, leur score et leur éventuel saut de classe. Je viens vous solliciter pour une question : je ne suis pas pour ma part mère d’un p’tit zébré mais psychologue et je suis actuellement un enfant très attachant de 9 ans pour qui je fais des démarches afin de le faire sauter de classe (il est en CM1, la mère et moi voudrions qu’il passe en CM2 après les vacances de mars pour rentrer en 6ème à la rentrée). Le problème est qu’actuellement, ça se passe très mal dans son école : harcelé par ses camarades, détesté par son institutrice (que j’ai eu au téléphone cette semaine et qui me soutient qu’il a à peine le niveau CM1 et qu’un saut de classe est « aberrant »). Je n’ai aucun doute sur la précocité de l’enfant qui présente tous les signes cliniques mais l’un des problèmes est que ce n’est pas moi qui ait réalisé le wisc 4, mais une psy scolaire. Or, sur la conclusion, elle indique « on ne peut pas parler de précocité » car l’enfant a un QI hétérogène. Comme beaucoup de précoce, il a un IMT (102) et un IVT (94) plus bas que l’ICV (138) et l’IRP (135).
    La mère et moi sommes sûres de notre fait, c’est un EIP mais comment convaincre une équipe éducative braquée et bouchée ?? J’ai fait une lettre et doit contacter directement la directrice lundi mais je me demandais comment se passait les sauts de classe en cas de refus de l’école ? Est-ce facile de saisir le rectorat ? ET au vu de cette conclusion du WISC en demi-teinte, est-ce que ça ne va pas compliquer les choses ? De mon côté, je ne peux pas lui faire repasser le Wisc car il l’a passé il y a moins d’un an…

    • tanleb dit :

      Bonsoir
      J ai déscolarisée ma fille de 7 ans ….2 jours mais ça les a fait réagir. Durant ces 2 jours ma fille c est refait une santé, j ai eu un rdv le 2eme jour avec l’ien, soutenue par ma psy et un réel besoin de protéger ma fille contre une enseignante qui n a que le titre pour elle, j ai obtenu plus qu’un changement de classe….un changement d école pour une classe a double niveau (supérieur):-)
      Si vous y croyez battez vous :-D
      Rien ne vaut le sourire et le ben etre d un enfant

      • Marie dit :

        Merci pour votre réponse.
        Malheureusement, la marge de manoeuvre de la maman est très réduite. L’enfant a déjà changé d’école en cours d’année parce que ça se passait mal dans l’école précédente (il a un problème de praxie et est donc très lent ce qui a apparemment agacé l’équipe éducative).
        Par ailleurs, la directrice défend ) mort son actuelle institutrice (genre « elle est très expérimentée, elle a toujours été très appréciée par les autres parents, elle n’a jamais eu AUCUN problème avec qui que ce soit avant aujourd’hui »…sous entendu : c’est donc forcément la faute de l’enfant :-x ).
        J’ai demandé une réunion éducative, j’espère que notre avis (professionnels + maman) sauront convaincre ces gens de mauvaise foi… :oops:

        • compix38 dit :

          Bonjour,

          la première démarche serait peut être d’échanger avec la psy scolaire, la deuxième est de solliciter le référent eip de l’académie qui fait souvent office de correspondant handicapé.

  21. TANLEB dit :

    Merci !
    article très enrichissant et complet.
    une question me vient lorsque vous parlez de durée, le test doit il se faire en une seule fois ?
    ma fille qui vient d’être diagnostiquée nous a dit qu’elle avait déjà fait ces exercices avec la psy scolaire ?!! mais un de temps en temps !!
    Ayant la même attente (comprendre le fonctionnement de notre enfant) étant notre but nous avons quand même fait le test avec la psy privé mais est ce nécessaire ? (les résultats sont homogènes nous a t elle dit, nous attendons le bilan écrit)
    quel valeur ont ces 2 tests ? comment devons nous réagir ?
    bien à vous et encore merci !

    • Marie dit :

      Le test se fait normalement en une fois, éventuellement en 2 si les deux passations ne sont pas espacées de trop de temps (moins d’une semaine entre les deux). Lorsque le test (ou certaines parties) ont déjà été administrés, il faut attendre minimum un an avant de le repasser pour éviter qu’il y ait un effet d’apprentissage (l’enfant se souvenant des épreuves, celles-ci n’ont plus aucune valeur discriminative).
      Pourquoi la psy scolaire a-t-elle fait passer des épreuves par-ci par là ?? Prendre une épreuve indépendamment des autres n’a pas (ou peu) de valeur.

      • TANLEB dit :

        Merci pour votre réponse.
        Le bilan est tombé ; GRACE à la psychologue que ma fille a « choisi » et GRACE à laquelle ma fille s’est dévoilée.
        Maintenant à nous de jouer.
        Pour ce qui est de la psychologue scolaire, nous attendons des réponses…

  22. stef 34 dit :

    bonjour à tous
    aujourd’hui j’ai besoin de vos lumieres, depuis plus de 3 ans je me bat contre l’école de ma fille, pour leur faire admettre, qu’elle est superieur à la norme et qu’elle s’ennuie à l’école voir en échec. je tombe que sur des instits avec des énormes oeilleres et des oreilles bouchées. donc pour en avoir le coeur net je viens de lui faire passer le WISC et les résultats sont tombés hier… QI 147 !!!
    ma fille à 7 ans est en CP parceque née début janvier (ce qui n’arrange pas les choses) et en plus pour couronner le tout elle est très grande (1.30m). elle a beaucoup de mal à se faire des amies puisqu’elle est dans des délires et des demandes qu’elle seule peut comprendre! en gros sans être méchante elle joue qu’avec des filles qui ont un QI « d’escargot » comme ça elle peut les manipuler! elle a eu une période ou elle avait des tics pleins le visages qui ont heureusement disparus. maintenant que j’ai ses résultat en mains je ne sais pas quoi faire et je suis complètement déprimée, au lieu d’être ravi.
    éclairez moi, SVP merci

    • TURON-LAGOT dit :

      Bonjour Stef,
      Les éléments que vous donnez sont très intéressants et précieux.
      Je pense cependant que pour bien vous aider il vous faudrait consulter un spécialiste des troubles du comportement (possiblement au sein d’un centre référent pour les troubles des apprentissages).
      Normalement, vous devriez en trouver un dans votre région.

  23. Famille a rayures dit :

    Bonjour, mon fils a été détecté à 6 ans suite a la demande de sa maitresse qui ne supportait pas son langage permanent. Il travaillait très bien savait lire en gs et avait une culture générale assez démesurée ( par aux enfants de son âge). Bref un fois le test passé la psy scolaire refuse le saut de classe pour immaturité puis refus du conseil des maîtres pour inexistence de preuves de surdouement scolaire ( il était dans les premiers mais rien ne lui permettait de montrer ses capacités c a d tout comprendre vite et surtout tout était naturellement retenu ). Bref j’ai été jusqu’à la commission départemental et la j’avais face a moi des parents aussi nombreux que des enseignants. Donc là les parents étaient en admiration quand je leur parlais de lui alors que les enseignants eux m’ont parlé de sa très petite taille, de son âge car de fin d’année etc. Bref malgré tout il a sauté sa classe et ce surtout parce qu’il travaillait bien et que son qi thqi laissait entrevoir des capacités de facilités scolaires. Bref aujourd’hui il travaille tjrs très bien n’a pa plus d’amis mais juste un ou deux il est plus heureux en classe c’est sure mais à côté il joue de deux instruments au conservatoire et apprend l’anglais tout seul. L’avantage d’avoir poussé aussi loin ma demande de saut de classe est que pour son petit frère cette réussite a permis son saut de classe direct et maintenant je me tâte pour un 2ème saut de classe car lui est de début d’année mais le pb du comportement des autres enfants face aux camarades ayant site des classes me freine. Bref si nous êtes persuadées qu’elle réussira ce saut de classe alors accrochez vous et insistez!!!

  24. Lili dit :

    Bonjour, mon fils vient de passer le test Wisc Iv (Qi 139) il a un I C V de 153, un I R P de 116, un I M T de 121 et un I V T de 116. Mais je vois dans les com précédents que quand il y a trop d’écart, on ne peut pas interpréter le test! Je suis un peut perdu!!!

    • TURON-LAGOT dit :

      Lili,
      On DOIT TOUJOURS interpréter les résultats d’un bilan psychométrique.
      Imaginez bien qu’un « spécialiste » passant environ 2 heures avec un enfant et qui serait « incapable » de vous rendre compte de quoi que ce soit ?!!
      Le praticien est tenu par le code de déontologie et sa conscience professionnelle de restituer l’ensemble des résultats, des scores, de façon compréhensible (pas de jargon toléré !). Il peut éventuellement être plus concis, lapidaire et technique pour les compte-rendus à destination d’autre psychologues, de commissions (CDO, MDPH par exemple).
      TOUS les résultats sont porteurs d’information, quand bien même ils seraient « hétérogènes »… Il est au moins tenu de faire des hypothèses.

  25. COMPIX38 dit :

    Bonsoir,

    j’ai la même interrogation que Lili, les résultats de mon fils de 7 ans sont très haut en ICV : 155 et IRP:151 mais plus bas 112 en IMT et moyen en IVT: 93.

    Quels enseignements en tirer pour l’aider au mieux.

    Il a déjà sauté une classe….

  26. Marie dit :

    Pour compix et Lili : en fait, ce n’est pas qu’on ne peut pas interpréter le test lorsque les indices sont hétérogènes, mais c’est juste qu’il faut éviter de calculer le QI total car celui-ci n’aura pas beaucoup de sens. Par exemple pour votre fils Compix, si on vous donnait un QIT, celui-ci ne rendrait compte ni de ses hautes performances en ICV et IRP, ni de ses « difficultés » en mémoire de travail et vitesse. Ce QIT ne serait donc qu’une espèce de moyenne sans signification. Aussi, il vaut mieux ne pas le calculer mais seulement indiquer les 4 indices dans le compte-rendu. Ce sont d’ailleurs ces indices qui sont intéressants pour comprendre l’intelligence de l’enfant et éventuellement décider d’une prise en charge. Le QI total n’apporte lui, pas grand chose (hormis une étiquette, pas toujours pertinente…).

    Le souci (entre parenthèse) qui se pose chez des enfants précoces ayant des indices hétérogènes est que d’une part, ils ne sont parfois pas considérés comme précoces par les psy scolaire ou les écoles sous le prétexte que « on peut pas calculer le QI total ! » ou « le QI total est en dessous de 130 » alors même que la précocité peut se révéler à travers deux indices seulement (+ une foule de signes cliniques comme l’hypersensibilité, l’exigence, les angoisses existentielles, etc). L’autre souci est que certains indices sont souvent chutés chez les EIP, notamment l’IMT et l’IVT. Or, comme les résultats à ces indices restent malgré tout dans la moyenne (comme pour votre fils Compix), des prises en charge ne sont pas proposées puisqu’on considère que l’enfant n’a pas de souci (« il est doué dans certains domaines et dans la moyenne pour d’autres »). Mais la réalité est plus complexe : en fait, ce décalage va (généralement) créer un déséquilibre chez l’enfant, qui aura par exemple une intelligence fluide et un raisonnement de très très bonne qualité mais qui sera ralenti dès qu’il faudra écrire ou concentrer son attention sur des tâches répétitives. Du coup, il risque de mettre en place des stratégie d’évitement (refus des tâches où il a plus de difficultés) ou de se décourager lorsqu’il ne réussit pas une tâche qu’il comprend bien par ailleurs tout simplement parce qu’il est un peu lent, etc, etc. C’est donc important d’identifier les domaines où il a plus de difficultés, même si « il est dans la moyenne ». Cela permettra de cibler précisément ses besoins pour ne pas que des difficultés structurelles s’installent. C’est clairement le cas de votre fils Compix, le décalage entre ICV et IVT est massif, on peut penser à des troubles de l’attention par exemple. La personne qui a fait passer le Wisc ne vous a pas fait un compte-rendu ? Votre fils a-t-il des difficultés en classe, non explicables au vu de sa précocité ?

    Pour Lili : les indices de votre fils sont un peu plus homogènes malgré un indice de compréhension verbale très au dessus de la moyenne. La sphère verbale est souvent très investie chez les EIP, ce qui n’est pas un problème tant que les autres aspects du fonctionnement cognitif ne sont pas désinvestis. Avez-vous repéré des difficultés spécifiques chez lui ?

    Marie
    Psy libérale

    • COMPIX38 dit :

      Bonjour,
      tout d’abord je vous remercie pour votre réponse.
      la psychologue qui a fait passer le WISC4 à mon fils nous a établi un compte rendu mais certains points reste à éclaircir notamment sur l’IVT .
      Elle a défini un QI total de 146 ? ce qui importe peu.
      Au niveau scolaire il se dit dérangé par le bruit dans la classe, il a des clignements des yeux (il dit avoir les yeux qui piquent), il a des absences lorsqu’il s’agit de faire les devoirs(troubles de la concentration).
      Les résultats scolaires sont correct mais pas au niveau de son potentiel.
      Un bilan par un orthoptiste ainsi qu’une période de rééducation ont été réalisé mais peut être qu’il reste des troubles neurovisuels ? lecture non fluide par moment alors que les mots sont connu.
      Il touche à pas mal de choses (sport, danse, dessin…) mais rien ne semble le passionner.
      Il préfère subir les écrans….
      Qu’elle serait selon vous la prise en charge adéquate ?

    • TURON-LAGOT dit :

      Une fois n’est pas coutume : c’est un ravissement de lire les post de Marie ! Je suis content de lire vos commentaires qui précisent parfaitement les choses.

  27. Dumbo dit :

    Bonjour,

    je n’ai pas de compétences particulières à ce sujet, mais je passe par là et j’ai eu des expériences très profitables avec une psychomotricienne, pour les soucis suivants : grandes difficultés à écrire / difficultés d’attention / émotivité extrême avec crises de larmes « spastiques » (même enfant que celle concernée par l’écriture, mais des années après, adolescente).
    Mes enfants n’avaient pas été alors repérés comme HP, bien qu’ils le soient sans doute (affaire en cours) mais leurs maîtresses, attentives, m’avaient conseillé de les faire aider par une psychomotricienne.
    La « nôtre » est charmante, très attentive et apaisante, d’un excellent contact, autant avec les enfants que les adolescents. En ce qui concerne l’enfant qui avait de grandes difficultés à se concentrer (8 ans environ à l’époque, les devoirs prenaient un temps fou, elle n’arrivait pas à « s’y mettre ») un ensemble de 10 séances avaient suffit et les résultats avaient été spectaculaires !

    Bon courage !

  28. Marie dit :

    Les éléments que vous donnez Compix (dérangement, distraction, se lassant vite) viennent corroborer l’hypothèse d’un trouble de l’attention. Si vous voulez en être sûr, il existe des tests aussi pour ça comme le Nepsy version 2 (la 1ère version ne teste pas les troubles de l’attention) mais qui dit test dit encore des frais et aucune assurance d’avoir un suivi derrière.
    Les troubles de l’attention sont une nébuleuse complexe, souvent traité par médicaments (Ritaline). J’aurais donc tendance à vous conseiller d’aller d’abord vers des prises en charge douce pour commencer.
    Le conseil de Dumbo ci-dessus est donc un très bon conseil : orientez-vous dans un premier temps vers une psychomotricienne qui pourra proposer un protocole d’aide pour votre enfant.

    Bonne continuation à vous

    • COMPIX38 dit :

      Merci à Dumbo et Marie pour vos réponses.

      Je vais prendre contact avec une psychomotricienne dans un premier temps on verra ce que cela lui apporte…

      • Rainbow dit :

        Sans vouloir contredire Marie, tous les enfants surdoués presentent des troubles attentionnels sans pour autant dénoter une pathologie. Si le bilan psychologique de votre enfant ne le met pas clairement en évidence ( et effectivement, il existe des tests aussi pour cela, c’est pour ça qu’un psy serieux fera passer un bilan complet et pas simplement un test de QI) il n’est donc pas atteint de TDHA ( trouble du déficit de l’attention hyperactivité) et envisager la ritaline à ce stade semblerait bien excessif, d’autant que si votre enfant était hyperactif, vous vous en seriez rendu compte depuis bien longtemps croyez moi !
        Les enfants surdoués peuvent sembler infinimment distraits parfois, à côté de la plaque ou quasi absents quand on leur parlent mais leur fonctionnement particulier en est la cause: en effet leur pensée en arborescence les conduit dans des raisonnements interconnectés de façon complexe et pas par étape comme la majorité des gens. On dit que leur raisonnement est difficile à suivre parce que quand on leur parle de quelque chose, quelques secondes plus tard ils vous parlent de quelque chose qui n’a, à première vue aucun rapport avec le sujet initial, mais qui, si on prend le temps de leur demander pourquoi et comment ils en sont venus à aborder cela, peut paraître plus clair, même si cela semble tout de même inattendu ou l’exception. C’est pour cela qu’en classe, certains d’entre eux sont vite lassés par un cours qui serait construit étape par étape ( pour les normaux pensants) alors qu’eux même ont déja sauté à la conclusion ou au sujet suivant naturellement. Un exemple: si j’évoque son prochain anniversaire avec mon zèbre, je ne serai pas surprise s’il me parle dans la seconde qui suit de la prise de la bastille et de la révolution française, simplement parce qu’il est né un quatorze juillet et que je sais que ce genre d’association est instantané dans son esprit. Il est parfois difficile de les mobiliser à rester sur un sujet précis, simplement parceque chez eux, ce sujet en appelle d’autres par interconnection d’idées. Cela n’a rien à voir avec de la dissipation, tout au plus peut-on qualifier cela de  » hors sujet » et c’est quelque chose qui peut facilement leur jouer des tours en français par exemple.
        Ils sont aussi très sensibles de tous leurs sens: nez fin, voire ultra fin, ouïe fine, goût exacerbé, peau ultra sensible ( étiquettes qui démangent, impossiblité de porter du synthétique pour certains), yeux sensibles à la lumière ( port de solaire recommandé pour mes zèbres, sous peine d’affreuses migraines), les bruits de l’école peuvent effectivement les pertuber et les fatiguer davantage que les non HQI. Il faut avouer, et ce ne sont pas les enseignants qui diront le contraire, que le niveau des décibels peut être impressionnant dans une cours d’école…
        Mais tous on la capacité de se concentrer de façon impresionnante sur un sujet donné et pour un temps qui peut- être remarquable, dès lors que le sujet les passionne ou simplement les interresse.
        Il est vrai aussi que comme tout les interresse souvent, il leur est difficile voire impossible de faire un choix et de se focaliser plus particulièrement sur quelque chose. C’est aux parents de les aider dans ces choix en connaissance de cause, en pensant à ses goûts, en proposant des activités qui mettrait le focus sur un sujet en particulier pour l’aider à s’y tenir.
        Pour ce qui est de  » subir » les écrans, le problème c’est que son esprit fonctionne comme internet, par arborescence, interconnection et simultanéïté, c’est donc normal qu’il les privilégie. La encore, c’est le rôle des parents de l’amener vers d’autres supports tels que les livres par exemple. Le miens ne jurait que par la télé et l’ordi et quand il s’est « plongé » dans la lecture, on peut dire qu’il n’a plus jamais repris son souffle… :roll:

        • TURON-LAGOT dit :

          Rainbow,
          Sans vouloir être définitif dans ma réponse, il n’est pas du tout exact de dire que « tous les enfants surdoués présentent des troubles attentionnels sans pour autant dénoter une pathologie ». NON, un grand nombre d’enfants à haut potentiel ne présentent aucun trouble attentionnel, et lorsque l’attention est difficile, il s’agit « TOUJOURS » d’un trouble (plus ou moins gênant) à prendre en considération et ne pas en faire une « normalité »…
          La NEPSI ou la Tea-Ch peuvent préciser les formes du trouble attentionnel. Maintenant, le diagnostic de TDA ne peut, actuellement encore, se faire que sur la base d’une évaluation comportementale, faite par un psychiatre ou un pédopsychiatre.

          Pour ce qui est des alternatives à la Ritaline, pensez tout de même que le trouble neurologique à l’origine du TDA n’est pas vraiment accessible à des prises en charge « douces »… Les TCC (par exemple) donnent de bons résultats, mais un soutien médicamenteux reste pertinent (même s’il est évidemment préférable de retarder autant que possible l’âge de la prise d’un traitement).

          • rainbow dit :

            Oui quand je parlais de troubles attentionnels non pathologiques, j’aurai du dire plus simplement que les enfants précoces sont « distraits », « tête-en l’air », sautent facilement du coq à l’âne, tellement absorbés par un sujet qui les intéresse qu’ils sont parfois comme retirés du monde et peuvent chantonner ou marmoner sans s’en rendre compte, qu’ils « gigotent » beaucoup en classe lorsqu’ils s’ennuient, lorsqu’ils sont dyspraxiques pour détendre leurs muscles des bras crispés par l’effort, ils bavardent souvent en cours pour expliquer aux autres ou parce qu’ils s’embêtent un peu…ect ect … Tous ces comportements exaspèrent souvent les enseignants à plus forte raison si l’enfant présente TOUS ces traits particuliers en même temps et s’il a un tempérament un peu indépendant ou rebelle, l’enfant est vite étiqueté par le corps enseignant comme un enfant « hyperactif ».
            C’est en cela qu’il faut être vigilant et faire passer des tests qui valideront ou non cette hyperactivité comme l’explique MARIE en parlant de la NEPSY. Car un enfant distrait qui dérange qui se lasse vite n’est pas à coup sûr hyperactif mais peut-être simplement précoce comme évoqué plus haut. Dans le premier cas, l’enseignant se décharge de toute responsabilité: il ne peut rien faire pour lui, il est insupportable il lui faut de la ritaline, dans le second cas, ça l’emm….(passez moi l’expression) car il faut dans le pire des cas qu’il adapte sa méthode d’enseignement à un gamin qui lui met son nez dans ses contradictions avec ses questions embêtantes….(attention ne déformez pas mes propos: TOUS les enseignants ne sont pas comme cela, mais c’est malheureusement un profil trop souvent rencontré dans les conflits qui les opposent aux EIP et à leurs parents).

            • TURON-LAGOT dit :

              Rainbow,
              les précisions que vous donnez vont bien dans le sens d’un trouble qu’il convient de prendre en charge comme tel.
              Je vous confirme donc bien ce que j’écrivais : les personnes à haut potentiel ne sont absolument pas distraites (j’ose à peine dire « au contraire »…). Le côté tête en l’aire est sans doute bien « mignon » à imaginer pour décrire le comportement de certains enfants EIP, mais il est très rarement le seul fait de l’ennui…
              Si j’ai bien compris ce que vous écrivez, il existerait des enfants capables de chantonner et de « gigoter » sans s’en rendre compte… Je rencontre de nombreux enfants tels que ceux que vous décrivez : malheureusement, je ne connais aucun argument sérieux qui puisse militer en faveur de tels comportements au seul motif d’être à haut potentiel.
              Par contre, on sait à présent bien mieux pourquoi certains enfants chantonnent et bougent, pourquoi certains adultes gigotent leur jambe droite ou gribouillent en réunion…(http://www.cerveauetpsycho.fr/ewb_pages/a/article-griffonner-dans-les-marges-aide-t-il-a-se-concentrer-28610.php)

              Je reste persuadé que ces idées, trop souvent répandues dans certains ouvrages consacrés aux enfants à haut potentiel, sont malheureusement fausses (de mon humble point de vue de psychologue dont l’essentiel de la patientèle est constitué de personnes à haut potentiel).
              Non, les EIP ne sont pas distraits ; NON, les EIP ne sont pas dépressifs ; NON, les EIP n’ont pas de mal à se faire des amis… Mais les rumeurs ont la vie dure… (ce qui a amené Jacques Grégoire à demander que l’on cesse de raconter, entre autre, que les enfants à haut potentiel se suicidaient plus que les autres ou qu’ils avaient un grand sens de l’humour…).

              J’adhère par contre plutôt (je mets des nuances) à votre point de vue sur les enseignants qui rencontrent visiblement et de façon récurrente des difficultés à faire usage de pédagogie, cette pédagogie qui devrait être obligatoire dans chaque classe pour l’ensemble des élèves (et particulièrement pour les enfants « différents »).

              • A. Zebrounet dit :

                Je suis d’accord avec le danger de ces idées reçues ! Et c’est pourquoi j’ai bcp aimé cette année le livre de Nicolas Gauvrit (-> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/05/13/les-surdoues-ordinaires/ ) qui casse un certain nbre de « vérités » :)

  29. Marie dit :

    Tout ce que vous dites est juste Rainbow (sauf que vous m’avez lu un peu vite : je ne conseille en aucun cas la ritaline, bien au contraire !!) mais lorsque l’enfant est en souffrance (comme cela semble être le cas du fils de Compix), cela ne suffit pas de lui dire « tu es précoce, c’est normal, on ne peut rien faire ». Qu’il souffre de TDAH ou de simples troubles attentionnels, un suivi chez une psychomotricienne l’aidera sans aucun doute à mieux concentrer son attention et donc à se sentir moins décalé dans certains environnements.
    Je reçois dans mon cabinet de nombreux petits zèbres dont la précocité est avérée mais la souffrance tout autant. Rien de ce qui peut les aider ne doit donc être négligé.

    Marie

  30. Mamie dit :

    Bonjour, besoin de conseil et d expérience d autres maman !!!!!! voilà mon fils 7 ans (tres grand physiquement ) suivi par la psy scolaire À la demande de l instit , (car tres bon resultat scolaire)resulat : au test de wisc 4. Qit 132 (2 ans d avance par rapport à son groupe d âge) , que faire dois je lui faire sauter une classe? je crois que je suis plus stressée que mon fils mais j ai besoin d être rassurer , dois aller voir un autre psy pour avoir un 2 ieme avis ? On en a discuter avec notre fils et lui il est prêt à passer en ce2 l année prochaine d autant plus que tout ses copains sont dans la classe supérieure , mon mari me dit de faire confiance à notre fils et que tout ce passera naturellement …..

    • TURON-LAGOT dit :

      Bonjour,
      Ma réponse est tardive et les choses ont du évoluer depuis votre post…
      Malgré cela, je pense que votre mari a bien raison ! Si votre fils a un tel potentiel et se sent prêt, soutenez-le dans son projet.
      La décision de saut de classe se fait, rappelons-le, sur décision du chef d’établissement (le directeur ou la directrice d’école).
      Tenez-nous au courant.

  31. Punkie dit :

    Bonjour, c’est avec grand plaisir que je découvre votre blog aujourd’hui, lors de mes recherches pour ma puce de 6 ans 1/2, que je « soupçonne » d’être une zèbre.
    Pour l’instant je suis dans la phase de « recherche dinformations ».
    Pensez-vous qu’un enfant doit obligatoirement se faire diagnostiqué? J’aurais bien envie de le faire mais mon entourage me le déconseille…
    Pourtant je me dis que ça serait pas mal dans la mesure où elle ferait plus partie des enfants qui ont du mal… Enfin, ça dépend avec qui.. L’affectif entre en jeu très fort de ce côté là. De plus elle refuse l’chec, du coup si c’est juger « à risue d’échec » par elle, elle a du mal à faire l’exercice ou va se mettre en échec toute seule afin de ne pas être décue d’avoir fait une ou 2 fautes, il faut que tout soit bon sinon « elle est nulle »…
    Bref, je creuse le sujet….

    • Dumbo dit :

      Bonjour Punkie !

      je ne suis pas une spécialiste, mais puisque je passe par là, et que j’ai amassé pas mal d’informations gloutonnement ces derniers temps, et aussi que je me suis posée cette même question à moults reprises pour tous es hauts potentiels que je soupçonnais subitement autour de moi, voilà ma propre conclusion :
      Si l’on peut de poser la question de pousser un adulte de son entourage à s’interroger sur un possible haut potentiel, surtout un adulte assez âgé qui pourrait alors se trouver dans une situation de souffrance psychologique à la pensée de cette « vie gâchée », il semblerait que pour un adulte dans la force de l’âge (!) et a fortiori un ado ou un enfant, la réponse soit unanimement : oui.
      Cela ne va pas dire que ce sera facile, que tout se réglera dans un simple déclic, mais simplement qu’une personne doit comprendre le plus tôt possible pourtant sa façon de penser, de réagir semble si différente de celle des autres, si « anormale ». Il doit savoir qu’il est parfaitement normal par rapport aux siens, un tout petit pourcentage de la population, d’où le manque de repères.
      Pour un enfant haut-potentiel l’essentiel est d’être bien entourée (famille, choix du psychologue qui va le tester, école) et ça, ça peut être difficile ! Mais rester dans l’ignorance semble être très dangereuse :1/3 des surdoués adultes seraient en échec scolaire :(
      Et puis de toute façon, même si les tests ne concluent pas à un haut potentiel, je crois qu’ils peuvent être très utiles pour comprendre comment fonctionne l’esprit d’un enfant, et l’aider à vivre mieux.

      Enfin, en tant que mère de 4 enfants, j’ai toujours fait confiance à mon instinct plutôt qu’à mon entourage (cela ne veut pas dire que je n’écoutais pas les conseils, mais que je prenais seule, enfin avec mon mari, les décisions concernant l’équilibre de mes enfants) et jusque là ça a plutôt été concluant !
      Bon courage !

      • Punkie dit :

        Merci beaucoup de ta réponse!! :)
        J’ai acheté le livre « surdoué(e), moi? » pour commencer mes recherches, je n’y retrouve pas tellement ma fille, mais je m’y retrouve bien moi en revanche. Cependant je ne le trouve pas très axé sur le jeune enant, mais plutôt sur l’ado et l’dulte, et très global dans ses explications. C’est une bonne entrée en matière on va dire, mais ça ne répond pas à mes questions :/
        Je crois que comme pour les allergies alimentaires de mon fils, je vais en effet faire confiance à mon instinct qui me pousse à faire faire les tests chez ma fille..
        Je vais continuer mes recherches et surtout me renseigner à fond sur la marche à suivre pour faire faire les tests .
        Merci de ta réponse :)

  32. so dit :

    Bonjour,je me permet de poster car mon fils de 6ans et demi a passer un bilan et la psy nous a dit qu’il avait une grande maturité affective;le problème est que je ne la revoie pas avant 15 jours pour les resultats et je voudrai savoir ce que « maturité affective » veut dire;en vous remerciant par avance!!bonne journée

  33. angelique dit :

    Bonjour,

    Mon fils de 6 ans a passé un WISC-IV à 5 ans (le lendemain de son anniversaire) en 2013 car ce dernier né en janvier était en décalage dans sa classe de maternelle. Résultat, le test nous a permis de lui faire 2 années de maternelle en 1 et ceux malgrè des résultats à relativiser, il est dans la moyenne pour son QI (note de 99) mais a un score de 127 pour l’Indice de Mémoire de Travail et tout en gardant à l’esprit qu’il n’avait que 5 ans et que du coup les résultats à 6 ans pourrait être bien différent (dixit notre psy) .
    Il est actuellement en CP, dans le pelotons de tête de sa classe et montre déjà des signes d’ennuis importants (constatés par son ensiegnante et le directeur de l’école qui a assuré le remplacement de cette dernière). Du coup, il va être mis sur un projet personnel afin de l’occuper et de continuer à l’intéresser jusqu’à la fin de l’année scolaire. Ensuite, le directeur nous a alerté sur le fait qu’éventuellement il ferait son CE1 et son CE2 sur une année scolaire soit à partir de septembre.
    Bref, si je comprends bien nous ne pourrons pas lui faire repasser le WISC-IV pour confirmer les résultats de celui que nous avons fait par anticipation avant l’année prochaine ? Si le WISC-V devient la nouvelle référence, pourra t-il le passer ? Comment allons-nous pouvoir nous assurer qu’un nouveau saut est la solution pour lui ? Comment l’école va t-elle pouvoir nous accompagner sans ce nouveau test ? Bref je suis un peu perdue et j’avoue ne pas savoir comment aborder le sujet !
    Merci d’avance pour votre aide.

    • Bob dit :

      Bonjour,
      Je ne sais pas si c’est la solution et A. Zebrounet saurait sans doute mieux vous répondre. Mais notre fils a passé une K-ABC-II pour nous aider dnas notre décision. Sur la base des résultats de ce test, la psy nous a donné son point de vue (positif) sur le saut de classe proposé par l’instituteur et cela nous a aidé à accepter ce saut.
      Il y a des similarités avec le WISC mais reste différrent. il est donc peut être possible de passe ce second test malgré le pasage anticié du WISC iV.
      C’est aussi a la suite de ce test que la psy a utilisé le mot précoce au sujet de notre fils et que j’ai investigué le sujet. il n’est pas vraiment diagnostiqué (enfin nous ne sommes pas allé plus loin, puisque noue ne connaissions pas le sujet à l’époque) mais ce test nous a permis d’identifier les aptitudes scolaires élevées et nous a rassuré sur l’adéquation d’un saut de classe avec le cas de notre petit gars.

      • angelique dit :

        Bonjour,

        Merci pour votre avis et votre conseil (je retiens la piste de ce test),
        Nous devons voir prochainement la psy (surement en mai) afin de voir comment nous pouvons procéder pour que notre petit bout continue de s’épanouir au mieux.

        D’autres avis ou conseil ?

        Merci encore

  34. croquette dit :

    Bonsoir,
    Merci pour cette page très intéressante. Une petite question. Mon fils de 10 ans a comme résultats
    ICV 148
    IRP 107
    IMT 115
    IVT 100
    La psychologue ne donne pas trop d’information, car les écarts sont trop grands pour être analysés.
    Peut-on dire que mon fils est précoce ?
    Que faire d’un écart si grand ?
    Merci d’avance pour vos réponses, que je n’ai pas trouvé auprès de la psychologue.

    • Marie dit :

      Bonjour,

      Avez-vous la possibilité de récupérer les notes aux différents subtests ? Cela pourrait aider pour voir pour quels raisons votre fils a « chuté » l’IRP (tout est relatif car il est dans la moyenne mais vu le résultat à l’ICV, le score à l’IRP paraît étonnant). Etant donné un score de 148 à l’ICV, il y a tout de même de fortes chances pour que votre fils soit précoce mais on peut suspecter des difficultés praxiques, graphiques ou attentionnelles qui auraient fait chuter les autres épreuves.

      Marie

      • TURON-LAGOT dit :

        Je confirme 100% ce que dit Marie, notamment le fait que lorsque l’un des 2 indices ICV ou IRP atteint ou dépasse 125 (et à fortiori 130) il ne doit pas y avoir de doute quant à la précocité…

  35. Lena dit :

    Bonjour , mon fils a passer le test WISC-IV a l’âge de 7 ans et a été détecté comme étant précoce ?

    ICV 140
    IRP 135
    IMT 121
    IVT 112
    QIT 141

    Par la suite d’autres test été faites et mise en évidence un TDH/A , dysorthographie, dysgraphie et lege dyspraxie disparue avec l’âge et le suivie.
    Il a des pb d’écriture, par contre il est très bon en mathématiques et suie une programme d’un an d’avance avec une moyenne de 15-18/20. La seul note chez lui qui ne fait pas yo-yo

    La semaine dernière un nouveau psychologue lui a fait passer le test (mon fils a 11 ans ajd) et je suis perdu car le résultat est complètement différents
    ICV 148
    IRP 99
    IMT 100
    IVT 88
    QIT 115

    Comment c’est possible une telle différence ? Mon enfant n’est plus précoce ? C’est possible ? Je suis perdu

    Désolé pour les faute d’orthographes je ne suis pas française

    • Marie dit :

      Bonjour,

      Pourquoi un nouveau test a-t-il été passé ? Est-ce à la demande de l’école ? Un enfant précoce reste précoce, même lorsqu’il grandit. Car la précocité n’est pas une simple avance mais une intelligence qualitativement différente. Après, il est normal qu’il y ait des différences entre deux tests dès l’instant où ils sont passés à des moments différents (enfant plus ou moins fatigué, motivé) et par des personnes différentes (le courant passe plus ou moins bien ce qui fait que l’enfant est en confiance ou pas, le correcteur est plus ou moins sévère, attentitf à adapter le test en fonctions de ce qu’il repère chez l’enfant, etc).
      SI votre fils a un TDA/H, ce’est normal qu’il ait échoué l’IMT et l’IVT. Le nouveau psy était-il au courant des différents dys et du TDA ? Quel est sa conclusion sur le compte-rendu ?

      • Lena dit :

        Merci pour votre réponse
        Nous avons passé le test pour l’inscrire à l’école pour les précoce (école publique qui demande un test récente). Oui le psy est au courant de TDA etc. Le test a été un peu passé en urgence, car au moment du dépôts, le dossier il n’a pas été accepté car notre teste datais de plus de 3 ans. Donc recherche de psy en urgence , en une semaine, plus test. Je dois la revoir pour plus d’explications, mais elle a juste dis qu’il été fatigue lors des test et souvent ailleurs. Par exemple elle a dit que , les cube il a réalisé sans erreur les plus complexe , mais c’est le temps qui l’a pénalisé car il été souvent parti dans ces pensais. Mais je me demande s’il est possible que il y a eu erreur sur le première test

        • Marie dit :

          C’est difficile de savoir s’il y a eu erreur sur le premier test sans avoir le cahier de passation. Et après tout, c’est peut être sur le 2ème test qu’il y a eu erreur. En tout cas, c’est étrange que l’IRP soit passé de 135 à 99. Il faut absolument que la psychologue vous détaille la note à chaque subtest. Par ailleurs, a-t-elle fait passer les subtests supplémentaires (complètement d’images, barrage et arithmétique notamment) ? Lorsque l’enfant rate une épreuve pour des raisons dommageables (ex : il est vraiment trop fatigué), les subtests supplémentaires permettent parfois de remplacer la note échouée.

          Il est en tout cas dommage que l’école reste accrochée à ce seul test pour valider l’entrée chez eux. Peut être que la psychologue saura faire preuve d’intelligence dans son compte-rendu et indiquera que la précocité est toujours d’actualité (il a quand un ICV à 140 !) mais que les autres indices ont été échoué parce que l’enfant était trop fatigué ou pas assez concentré. Une autre solution est de chercher une psy qui ferait passer un K-abc (c’est un autre test qui évalue le fonctionnement intellectuel)) car sinon, il faudra attendre un an avant de repasser la Wisc.
          Bon courage à vous

          Marie, psy libérale

        • TURON-LAGOT dit :

          Lena,

          Cette exigence d’avoir un bilan réalisé il y a moins de 3 ans n’a pas de sens en soi… Je soupçonne que cela « fait sérieux »…
          Cependant, sachez que les bilans passés avant l’âge de 9 ans peuvent, plus tard, présenter des différences de score parfois importantes (je ne vous expliquerai pas ici pourquoi, ce serait vraiment long).
          Dans ma pratique, je mets toujours en garde les parents qui sollicitent un bilan pour un enfant de moins de 9 ans.
          Sachez que les déterminants de l’intelligence semblent se fixer vers l’âge de 8 ans plutôt que de 6, ce qui est l’une des raisons de préférer retarder l’âge d’un bilan psychométrique, même si l’outil présente une validité intéressante avant.

          • A. Zebrounet dit :

            Le problème étant (à mon sens) qu’attendre 9 ans pour bilanter (pour un 1er bilan j’entends !), & donc avoir de quoi argumenter en cas de plusieurs sauts de classe (par ex.) est trop tardif scolairement parlant.
            A ce ans avec un Wisc t age, un enfant HQI ou THQI aura bien eu le temps de s’ennuyer ferme pdt tte la primaire, sans accélération… & donc de se détourner de l’école, d’entrer éventuellement en opposition avec les apprentissages scolaires tels que présentés, ou encore de sombrer ds une forme de dépression.

            Je trouve cela dommage de passer ainsi à coté :(

            Un 1er bilan jeune n’empêche par ailleurs pas de confirmer & d’approfondir à 8 ou 9 ans… Mais ds l’absolu, il me semble vraiment regrettable d’attendre cet age là pour une 1ère idée qt aux capacités cognitives de l’enfant.

            • TURON-LAGOT dit :

              Je comprends votre point de vue mais je préciserai ma position :
              tout un tas de raisons militent en faveur d’un bilan vers 9 ans plutôt que 6, MAIS il est tout à fait envisageable de faire un bilan avant (cela m’arrive d’ailleurs, bien évidemment et malgré les mises en garde que j’évoquais).

              Par contre, je trouve regrettable de faire croire aux parents qu’on peut « passer à côté » d’un enfant à haut potentiel : rappelons tout de même que le saut de classe n’est ABSOLUMENT PAS conditionné aux résultats d’un bilan psychométrique mais avant tout aux résultats scolaires (je connais un grand nombre d’enfants pour lesquels le bilan n’a absolument pas été nécessaire ni demandé).
              Si, compte tenu des résultats d’un enfant, un enseignant réclame avec insistance un te bilan, c’est sans doute pour se « protéger » (de quoi, je n’ose pas l’imaginer…), mais ce n’est et cela n’a jamais été pour des raisons administratives.

              Ne pas faire un bilan psychométrique ne devrait pas être « dommage » ni dommageable… il y a de nombreux autres indicateurs qui peuvent être tout aussi pertinents.

              • A. Zebrounet dit :

                « Par contre, je trouve regrettable de faire croire aux parents qu’on peut « passer à côté » d’un enfant à haut potentiel  »
                Non, je n’ai pas écrit cela ! J’ai bien précisé dans mon texte « trop tardif scolairement parlant » ;)

                La question n’est bien sûr pas de passer à côté de l’enfant sans bilan avant 9 ans, mais tt simplement de laisser une scolarité ronronner lentement tt au long du primaire (ou presque… à 9 ans !).

                 » rappelons tout de même que le saut de classe n’est ABSOLUMENT PAS conditionné aux résultats d’un bilan psychométrique mais avant tout aux résultats scolaires (je connais un grand nombre d’enfants pour lesquels le bilan n’a absolument pas été nécessaire ni demandé) »
                Pou un 1er saut, oui. Pas pour un 2ème (ou un 3ème) !

                « Ne pas faire un bilan psychométrique ne devrait pas être « dommage » ni dommageable… il y a de nombreux autres indicateurs qui peuvent être tout aussi pertinents. »
                Effectivement :) Mais une fois encore, mon message visait le plan scolaire !

              • Famille à rayures dit :

                Bonsoir, je n’ai pas suivi tout le débat mais en tout cas je confirme que les sauts de classe sont autorises principalement aux enfants ayant de bons résultats scolaires soit principalement les enfants que les parents font bosser à la maison. Cela m’a été confirmé par le représentant de l’inspection d’académie du val de marne en commission et c’est pourquoi le saut de classe était refusé à ma fille aux résultats excellents mais elle n’avait pas d’avance scolaire. Donc cet élément est important dans le sens ou malheureusement l’E N empêche par méconnaissance les zèbres d’avancer Et de fuir l’ennui Grace à l’avance scolaire. Mais bon du coup ça ferait trop de monde à sauter des classes et finalement ça remettrait en question la teneur des programmes scolaires car entre les enfants d’enseignants, ceux qui sont poussés et ceux qui en auraient besoin et les hqi brillants, finalement il ne resterait pas grand monde de la même tranche d’âge en classe!!!

                • Famille à rayures dit :

                  L’E N n’a aucune idée des capacités que peuvent déployer les zèbres à l’école ils n’ont même pas conscience que leur cerveau peut supporter deux fois plus de travail que les autres et quasiment pour le plaisir et que finalement la lenteur et la mollesse les endorment et les excluent de l’accès à une scolarité normale…

  36. Aurelie v dit :

    Bonjour,
    Je vois que ce blog a du succès. Je n’ai lu tous les commentaires.
    Je viens a mon tour parler de ma fille, qui n’a que 4 ans et 3 mois et qui a donc passe le WPPSI III.
    Les résultats sont les suivants
    QV 116 : la psy me dit qu’elle soupçonne Eva de ne pas avoir répondu a tout par peur de faire des erreurs et par timidité.
    QP 127
    IVT 150

    Elle dit qu’elle n’a jamais vu un score si haut en IVT, réalise en parfaite autonomie pr une enfant de cet âge.
    Le rapport dit QT 133. Avec le fameu indice de confiance de 93%.

    Que veut réellement dire ce test ?
    Elle veut la revoir pour ses 6 ans. Pour le WISC 4.
    En attendant, que dois je faire ?
    Elle note ds son rapport qu’elle risque de régresser et de désintéresser peu a peu de l’école.
    Ce qui m’a amenée a consulter c’est son manque d’implication a l’école. La première semaine la maîtresse me dit Eva sait Bcp de choses.
    Qq mois plus tard elle me dit Eva ne colorie pas quand je le lui demande. Elle observe les autres et attend la dernière minute pour se mettre au travail, quand elle a décidé de s’y mettre.
    Elle est en moyenne section, de fin d’année (30/12).
    Merci pr vos réponse et commentaire.

  37. lilalola dit :

    Bonjour, je suis totalement perdue face aux résultats du Wisc et ce que je viens de lire sur cet article particulièrement bien fait : MERCI !
    Mon fils CM1, jamais sauté de classe, savait lire et écrire en maternelle, a toujours été bon en classe mais loin d’être parfait (fait plein de fautes, bâcle… + questions récurrentes de comportement et depuis cette année totalement absent ‘regarde par la fenêtre et se balance sur sa chaise quand il ne bavarde pas ») Par ailleurs il a toujours eu une très mauvaise motricité fine (sauf pour l’écriture mais il est maladroit) et dessine extrêment mal par ailleurs. Les cours d’art visuel sont sa bête noire.
    Suite à une aggravation du comportement à la maison (il a toujours été rock mais là j’avais l’impression d’avoir un adolescent à gérer : crises émotionnelles pour rien, blocages, refus idiots etc) nous avons consulté une psychologue qui a recommandé un bilan cognitif. Résultats reçus, pas du tout comme la « norme » de tous ceux que je vois dans les commentaires :
    ICV 155
    IRP 121
    IMT 145
    IVT 93
    Je vois que si l’écart ICV/IRP est trop grand (ce qui est le cas ici) on ne peut pas calculer de QIT.
    La psy l’a fait, on la revoit dans 2 semaines pour un bilan mais elle nous a rapidement dit: QI 145, Très haut potentiel, il faut mobiliser l’école.
    Maintenant que je viens de passer 1h à regarder dans le détail ce que ça veut dire grâce à l’article je me demande :
    1/ S’il est possible qu’elle se soit plantée (que le test soit faux ?)
    2/ Que mon fils ne soit pas précoce du tout – certes il a une bonne mémoire – mais ait juste des compétences « acquises » (on est dans une famille où on parle beaucoup etc, du coup les tests de concepts, similitude, vocabulaire, je trouve ça « normal » qu’il les ait réussis. Mais les cubes il a 11, les Matrices 12, et sur la vitesse 10 et 8, donc vraiment, je suis perplexe.
    Ou est-ce un autre « problème »
    3/ Est-ce que je dois vraiment en parler à l’école ??? elle a l’air de dire que c’est indispensable.
    4/ Si j’arrive avec mon « QI de 145 » et que la psy scolaire me rit au nez parce qu’il y a un trop grand écart entre l’IRP et l’ICV je fais quoi ? Elle a raison ? ou c’est l’autre psy qui a raison ?

    Je suis paumée. Merci !

  38. Dumbo dit :

    Bonjour Lilalola,

    je vous donne mes propres conclusions, à prendre avec des pincettes car je n’ai rien d’une spécialiste ! A lire plein de choses, il semblerait que ces profils dysharmoniques soient fréquents et qu’il faille se fonder sur le plus haut résultat plutôt que l’inverse, certaines troubles associés, comme la dyslexie, la dysorthographie (plus fréquent dans le population HP que dans le reste de la population) engendrant une sous performance dans certains types de tests.
    Le QI ne peut pas être calculé, parce que la moyenne ne voudrait rien dire, mais il faudrait partir du principe que l’enfant est sans doute « à 150 » et de toute façon haut potentiel, avec une différence qualitative bien avant d’être quantitative !

    Quand à en parler autour de vous, je comprends les conseils professionnels, une telle différence ne doit pas être négligée, car elle demande des adaptations fortes et contre nature à l’enfant : une personne douée peut faire ces efforts et réussir, mais peut aussi se décourager, perdre confiance en soi et se planter…
    Mais je ne suis pas convaincue que beaucoup de gens non informés peuvent bien prendre cette info, trop empêtrés qu’ils sont de fausses convictions (je ne jette pas la pierre, j’étais la première à réagir de travers avant de comprendre que l’image des « surdoués » ne reflétait en rien la réalité).
    Tout dépend de l’attitude des enseignant vis-à-vis du haut potentiel, s’ils sont informés ou non, si ils ont une personnalité ouverte, compréhensive, bienveillante ou non.
    Peut-être prendre RV avec le directeur pour tâter le terrain ?

  39. Mamoune dit :

    Bonjour.
    Mon fils de 8 ans a passé un test WISC IV avec la psychologue scolaire. J’aurais bien aimé lorsqu’elle nous a reçu pour le résultat bilan, avoir des explications réelles sur ses tests, le pourquoi du comment..Hors ne connaissant pas à ce moment là ce que c’était, on a seulement su que notre fils était dans « la moyenne basse ». Il est suivi par une orthophoniste extra depuis 4 ans, il est dyslexique et dysorthographique sévère. Je vous écris ayant un soucis avec les tests que j’essaye de comprendre, car je vois d’apres les commentaires, que tout le monde à des chiffres précis, hors ce n’est pas le cas pour nous. Ces tests ont été fait en juin 2013. J’ai lu sur votre article que cela demande 3h pour faire un bilan complet, pour mon fils cela a été réalisé pendant le temps scolaire et à l’école, je n’ai rien su d’autre, ni le temps que cela a pris. En fait, je suis au courant de tous ses tests par rapport à mes recherches sur le doute qu’on a sur notre 3ième qu’il soit zébré, du coup je ne sais même pas si notre orthophoniste est au courant du test. Je là vois la semaine pro, je vais en parler. Merci à vous de m’éclairer sur ses chiffres, lequel dois je prendre en compte?

    ICV: 82 (75-93) à.95
    IRP : 79 (73-90) à. 95
    IMT : 79 (73-99) à .95
    QIT : 77 (72_85) à .95 Valide

    sim : 8 voc: 5 Com; 8 inf: 4
    cub : 8 idc : 8 mat: 4
    mch: 5 slc: 8 ari: 7
    cod: 9 sym: 9

    • A. Zebrounet dit :

      Bonjour,

      Vous devriez lire cet article -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2012/02/17/detection-des-enfants-surdoues-par-les-psychologues-scolaires/

      « Merci à vous de m’éclairer sur ses chiffres, lequel dois je prendre en compte? »
      Et bien, il manque un indice (l’IVT : Indice de Vitesse de Traitement), mais cela n’empêche pas de remarquer que les 3 indices donnés (IVC, IRP & IMT) sont homogènes… & très bas.
      De même lorsqu’on regarde les résultats des subtests que vous avez donné (« sim : 8, » etc.)

      Le QI total (nommé ds votre texte « QIT ») en témoigne également : il est à 77 (intervalle de confiance entre 72 & 85). C’est ce chiffre-ci que l’on place sur la courbe de Gauss (-> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/zebre-definition/).
      C’est effectivement dans la moyenne basse (qui descend jusqu’à 70, comme vous le verrez sur la courbe). Il n’est pas du tout question de surdouement ici. J’espère que la psychologue scolaire vous a au moins expliqué clairement ce point !? :oops:

      • famille à rayures dit :

        Moi je suis très curieuse de savoir ce qui vous fait penser que votre troisième est zébré car si c’est le cas généralement le reste de la fratrie aussi . Et peut être que les faibles scores de l’aîné sont dus à ses troubles dys car comment savoir si la psychologue scolaire les a pris en compte dans ses tests. J’ai personnelement eu de mauvais rapport avec la psy scolaire de mon aîné et du coup j’ai perdu beaucoup de l’estime que j’avais pour cette profession… c’est une bonne chose d’en parler à l’orthophoniste car c’est celle de mon fils qui a détecté son surdouement… en tout cas le test de QI permet de mettre en lumière les troubles des enfants et il ne se limitte pas à des chiffres mais surtout à des explications. Qu’à dit la psy scolaire ? Que préconise-t-elle pour votre enfant?

  40. Mamoune dit :

    Merci pour toutes ses réponses et j’ai enfin pu comprendre ses chiffres. On a 4 enfants, une de 21 ans, un de bientot 19 ans qui lui doit être zébré mais on a jamais fait de test et bien dommage d’ailleurs, il s’est trop glissé dans le moule que l’école voulait que c’est plutôt passé inaperçu dans le milieu scolaire. Le 3 ième qui a 10 ans, étant dans une classe de 31 éleves, beaucoup de mal à faire sa place et justement ne se s’en plus à sa place dans la classe, étouffant, avide de tout, voulant toujours tout savoir et dans quelques domaines que ce soit, prenant une discutions avec les adultes ne le dérange en rien, il y a tellement de choses à dire, beaucoup correspondent également à ce que je trouve sur les zébrés et mon dernier, celui de 8 ans dont je vous ai exposé le bilan psy sco, avec qui on a eu quelques soucis d’accord, pour elle, n’est pas dys un enfant de CE1 de 8 ans, impossible, il lui faut un suivi psy. Ce qu’elle avait du mal à analyser, c’est qu’il peut faire extrêmement bien quelque chose qui demande de la réflexion et plus compliquer, et très bas pour les choses simples, ainsi qu’il est très basé sur les dinosaures, animaux sauvages et la préhistoire, à vouloir tout connaitre. Il peut décrire le jurassique et placer un animal dans sa catégorie d’apparition (si je puis dire) et donner des détails pointilleux sur sa façon de vivre, de se nourrir et comment. Bref autant dire que entre elle et notre orthophoniste, le courant n’est pas du tout passé, et pourtant on a une ortho extra, mais cela ne l’a guère surprise. La seule chose que la psy sco nous a expliqué, c’est le haut et le bas des tests, et qu’il était dans la moyenne base et c’est tout. Vu que nous l’avons eu fin avril 2013, qu’elle a fait un test en Mai 2013 et que l’école a poussé pour avoir le résultat bilan avant la fin de l’année scolaire alors qu’elle voulait le rendre en septembre, pour avoir une idée si notre fils pouvait passer en CE1 ou pas..en fait c’est entre fin mai à fin juin ou il a fait une avancée fulgurante sur ses acquis (et ça la psy sco n’a pas pu le voir) qui a plutôt décidé de le passer en CE1. Et là actuellement c’est la cata, il s’ennuie, ne se retrouve pas car il dit que c’est trop bruyant et n’avance plus question scolaire car il ne le veut plus, alors qu’avec nous et avec l’ortho tout va bien. Donc pour nos deux derniers, nous avons décidé de leur faire IEF.. Voilà, désolé pour la longueur, mais avec une famille qui dite « nombreuse » et avec des merveilles, tout n’est pas simple à raconter. Ah, j’ai téléphoné à notre orthophoniste cet aprem, pour le bilan elle n’était pas pour le faire passer à ce moment là. Merci à vous

    • A. Zebrounet dit :

      Je pense, au vu de ce que vous décrivez de l’attitude de la psy scolaire, qu’il serait préférable de refaire passer un bilan complet auprès d’un psy privé & surtout, sérieux & connaisseur des tests psychométriques !

      Je vous encourage à vous rapprocher des antennes locales des associations telles l’AFEP ou l’ANPEIP qui pourront vous aiguiller vers un cabinet psy travaillant avec eux :up:

      • Mamoune dit :

        C’est vous confirmez ce que je pensais faire. Ma 1ère a su lire avant le CP, mais a eu quelques soucis sur certains points, mon deuxième a su lire et écrire bien avant le cp et pareil pour mon 3ième, et mon dernier qui est dys. Grace à tout ce que j’ai pu trouver en lecture, en groupe ayant des enfants zébrés, je ne me sens pas spécialement mieux, mais au moins je peux peut etre comprendre le pourquoi on a toujours senti notre famille plutôt à part des autres, l’impression de ne pas avoir sa place nul part et aider au mieux mes enfants.

        • Rainbow dit :

          Il faut avoir à l’esprit que parfois, les notes du testé représentent en fait la note que le testé donnerait au testeur…. Si votre enfant a tout de suite compris que la psy sco était bornée et pas « au niveau », il n’a peut-être même pas daigné s’intéresser réellement à sa passation de tests. Une façon de se rebeller en somme, pas pour donner raison à la psy mais plutôt pour se prouver à lui même et à ceux qui se sentiraient concernés, que cette psy est VRAIMENT nulle puisqu’il peut gruger facilement le diagnostic, du moins en partie….

  41. Famille à rayures dit :

    Bonsoir, en relisant l’article je commence sérieusement à me demander si je ne devrais pas faire sauter une classe à ma fille qui elle ne sait pas trop ce qu’elle veut mais surtout elle n’est pas très performante scolairement : je m’explique elle fait bcp de faute dans ses additions multiplications elle n’anticipe pas les leçons ( comme font ses frères elle se bride toute seule pour ne s’intéresser qu’à ce que dit la maîtresse… … ( elle a 7 ans et demi et est en Ce1). Du coup je n’osais pas lui faire sauter de classe ne voulant pas la bousculer. Mais je me demande si je ne devrais pas justement la booster un peu car je n’ai pas l’impression qu’elle exprime son potentiel. Ici :152 Irp : 132 IMt : 121 et Ivt : 140 Qit : 149 bref je m’étais dit que comme son Irp était bas (celui de son frère étant à 138 et même IMT) elle ne devrait pas prendre de l’avance. Mais je réalise qu’elle est censée avoir les compétences d’où je ne comprend pas pourquoi elle n’est pas aussi dégourdie que ses frères encore classe ( le dernier qui a eu 6 ans aujourd’hui et qui a sauté une classe sans aucun test de qi et a quasiment un niveau cm1 en maths mais c’est venu tout seul) donc je ne sais pas à partir de quand on peut considérer qu’un enfant doit sauter une classe. Je sais à côté de ça que c’est une rêveuse et qu’elle s’investit plus en cours de recréation et qu’elle analyse finement et intelligemment les comportements humains. Mais peut être attend elle que je prenne la décision et j’ai peur qu’elle l’en veuille plus tard si je ne prend pas les devants ( quand j’étais petite l’inspecteur d’académie a proposé à mes parents que je saute le ce2 et ils ont refusé alors je leur en ai voulu car ennui scolaire puis décrochage en seconde puis raccrochage à la fac mais je pense avoir loupé le coche des sciences que je pense préférer à la littérature). Voilà autant pour mes garçons je sais quoi faire mais pour elle je suis perdue . Évidemment je redemanderai à Arielle Adda ce qui serait le mieux quand son frère passera le test mais je ne sais pas si un saut de classe devient « indispensable » ou non en fonction des résultats au test.( je pensais vraiment que l’Irp représentait un gage de saut de classe!!!) en même temps je pourrai comparer l’Irp du petit pour voir si ses facilités sont dues à un bon score. Et aussi j’ai oublié de dire qu’elle adore lire mais que des livres sur la vie réelle ( relations humaines mensonge vol maladie orphelins… Et qu’elle adore fabriquer des livres et des trucs en apier feutre et scotch… La peinture). Voilà si quelqu’un a une idée ou un conseil je suis preneuse merci.( j’ai était convoqué aussi parce qu’apparemment elle manipulerai quelques unes de ses copines en ayant créé un club)!

  42. Marie dit :

    Même si je sais que c’est difficile de ne pas le faire, vous ne devriez pas comparer vos enfants entre eux. Cela vous amène par exemple à dire de votre fille que son IRP est « bas » alors qu’un IRP à 132 est très élevé !! très largement au-dessus de la moyenne !! Les scores de votre fille indique bien nettement qu’elle est tout à fait précoce (un ICV à 152 est exceptionnel, nous ne sommes plus dans la précocité mais dans la grande précocité). Je pense donc qu’il est fondamental qu’elle saute une classe. Comment penser qu’une enfant avec un tel potentiel puisse s’épanouir correctement dans une classe dont le niveau est au moins inférieur de 4 ou 5 ans à ces capacités ?
    D’expérience, j’ai remarqué que les filles surdouées avaient un comportement très différents des garçons surdoués. Elles paraissent plus dociles, moins en souffrance, plus en capacité de se glisser dans le moule scolaire même si cela passe pas un apparente disparition de leur précocité. Il faut absolument être attentive à cela et éviter cet effet de Pygmalion négatif (ce n’est pas de moi mais de Terrassier je crois) qui amène l’enfant à restreindre ses capacités pour se conformer aux autres.
    Je voudrais terminer sur une anecdote pas du tout drôle mais qui est toujours dans mon esprit lorsque je reçois une fratrie où quasiment tous les enfants sont supérieurement intelligents : la famille Kennedy était composée de frères et soeurs tous plus intelligent que les autres, tous très précoces. Sauf une des filles, très rêveuse et un peu lente. Elle a finalement été considérée comme déficiente intellectuelle et placée dans une institution. Je trouve que c’est un triste destin pour cette jeune fille qui, si ça se trouve, était tout à fait normale sauf qu’elle a eu le malheur de ne pas avoir le même niveau d’intelligence que le reste de sa famille. Donc voilà, tout ça pour dire que votre fille a un THPI donc faites-vous et faites-lui confiance.

    • soho dit :

      bonjour
      j’allais dire la même; chose, l’irp de votre fille n’est pas bas mais plutôt haut !!!!
      elle a le même âge que ma fille, en ce1 aussi, qui a déjà sauté une classe……

  43. lili dit :

    Je suis assez d’accord avec Marie, les tests de votre fille marquent a priori un très haut potentiel. cependant j’ai pu constater que ma fille développe beaucoup d’attention à se glisser dans le moule qu’on lui présente ce qui se traduit parfois par l’impression qu’elle transforme souvent son fonctionnement premier pour se caler sur un fonctionnemt plus « conventionnel » ou qu’elle anticipe comme tel. Alors que mon fils plus jeune, qui est en attente de test, reste sur ses specificites, sans chercher à s’adapter ce qui lui pose d’ailleurs des soucis à l’école. Ça ne veut pas dire que le saut de classe est incontournable mais attention à ne pas être moins attentif à elle qu’aux garçons ;-)

    • Famille à rayures dit :

      Effectivement c’est exactement ce que je ressents des garçons dont la différence cherche à transparaître par tous les moyens comme allant dans le sens de garçons « compétiteurs » et une fille, raisonnée, raisonnable et raisonnant qui cherche à rester à sa place.le pire c’est que je ne cherchais qu’à aller dans le sens de chacun d’entre eux, à leur rythme mais je ne comprenais pas les régulières réflexions de ma fille qui se sentait délaissée, moins aimée… Alors que je croyais juste qu’elle voulait que je la laisse tranquille! Je lui ai parlé de lui faire sauter le CE2 et elle en est toute excitée mais « intimidée » quand même. J’appréhende déjà de retourner affronter le corps enseignant car si maintenant la psy scolaire est acquise à ma cause, ou plutôt elle ne m’a pas refusé le saut de classe du petit contrairement à celui du grand, les enseignants ont toujours mille raisons de ne pas soutenir mes demandes : et notamment, je suppute déjà, le poids la taille (17kg tout rond et 1m13) et la naissance en octobre. Mais bon on verra bien… Merci pour vos réponses qui m’ont remotivée et surtout pour votre soutien (grâce au blog!)

  44. soho dit :

    Bonjour.
    Je suis abonnée depuis un petit moment de ce blog, merci pour tous ces articles.
    ma fille, 7 ans a sauté la MS car son instit a de suite vu ses capacités. En GS elle savait lire, le médecin scolaire a prévenu de la surveiller en CP car pensait à une précocité…. instit prévenue mais n’en a pas tenu compte, donc à partir de décembre la dégringolade pour ma fille qui ne voulait plus aller à l’école, mal de ventre tous les matins etc… après séances pedopsy qui n’ont rien donné, une neuropsychologue qui n’a pas voulu la tester (je suis passée pour la mère embêtante), l’instit qui n’a rien voulu savoir à part me dire qu’elle était excellente mais sans humour, ce1 et déception car en raison de son âge la directrice l’a laissée en classe cp/ce1 au lieu de la mettre en ce1/ce2…
    ma fille va « mieux » en apparence à l’école mais je la soupçonne de rentrer au max dans le moule, elle semble « résignée »…..
    j’ai trouvé une psychologue qui a accepté de la tester (la psy scolaire même pas la peine…) et donc résultats il y a 10 jours, impossible de calculer son QI en raison de l’hétérogénéité des indices:
    ICV 140
    IRP 151
    IMT 108
    IVT 118

    la psychologue dans sa conclusion indique qu’un saut de classe serait profitable, a minima un accompagnement scolaire……

    je sais d’avance que l’école où elle est ne fera pas d’efforts. J’ai toutefois aussitôt demandé un rdv avec son instit et la directrice et réponse de l’instit qui pour la 1ère fois m’a demandé si c’était à propos d’une éventuelle précocité « je n’ai pas besoin de venir au rdv vu que je ne l’aurai plus l’année prochaine …… elle veut s’en débarrasser de toute manière, elle m’a déjà dit qu’elle faisait le programme ce1 point, qu’elle s’occupe des autres ce1 qu’elle a et qui sont de niveau inférieur et que ma fille ben elle y arrive donc …..

    du coup ben je ne sais trop quoi faire car dans cette petite école de village il n’y aura pas de répons,e ma soeur me dit de ne même pas batailler avec les instits… donc ça veut dire école privée, s’il y a de la place, plusieurs personnes m’ayant indiqué la même école.
    je lui en ai parlé hier soir, elle dit être ok de changer d’école, même si d’un autre côté elle me dit y être bien…
    rien de simple…
    on vient de passer une semaine en résidence vacances, et elle n’a fait que suivre les groupe d’ados et les animateurs !!!!
    pfffff elle n’ a que 7 ans.

    A suivre

  45. soho dit :

    ah oui et donc bien sûr plusieurs avis pour me déconseiller un 2èùme saut de classe, personnellement je n’ai pas d’avis tranché hormis que cela me fait « peur », ma fille ayant en plus un mini gabarit… la retrouver au collège avec 2 ans d’avance………. ????

  46. lilou dit :

    merci pour ces precieuse infos

  47. Famille à rayures dit :

    Bonsoir, je comprends très bien la situation de Soho : ressentir la nécessité d’un deuxième saut de classe mais savoir que l’équipe pédagogique ne le supporterait pas ( s’il s’agissait de leurs enfants ils le feraient tout de suite en criant au génie)! C’est difficile d’aller à l’encontre d’un établissement car on ressent l’animosité et l’enfant aussi. Quand mon aîné a sauté une classe suite à mon insistance en arrivant en cm1 il n’y a rien eu de mis en place pour lui faire rattraper le ce2 ni même pour me donner le programme???? Heureusement il a très bien yravaillé et donc enfin on a reconnu sa « compétence » mais le fait qu’il reste seul rassurait l’équipe pédagogique pour dire qu’il avait un problème. Il a fallu attendre le cm2 et l’intervention du maître suite a un rdv pour l’inclure dans la classe et maintenant il a plusieurs bons amis et tout se passe très très bien. Mais son petit frère en cp avec un an d’avance serait sauter une autre classe ( j’envisage le ce2) car très en avance en maths et très rapide dans l’apprentissage d’un programme extrêmement et démesurément light. Mais je sents d’avance la frilosité de l’équipe car sa maitresse lui demande d’aller moins vite et surtout le traité de tricher en disant qu’il travaille a la maison pir prendre de l’avance ( propos rapportés par mon fils) et lui même a dit sûeffectivement il a trop avancé par rapport aux autres. Donc grande discussion pour lui expliquer qu’il ne doit pas s’empêcher de s’amuser avec les chiffres si ça l’amuse et que c’est une erreur de l’éducation nationale d’empêcher les enfants d’avancer ( d’ailleurs les enseignants n’empêchent que les enfants de autres a avancer pas les leurs). Idem pour ma fille qui doit sauter une classe la maitresse ( soit disant mère de précoces selon elle) veut qu’elle aille moins vite??? Donc finalement le mot pour aider les zèbres est de les ralentir. Donc ils sont tjrs loin de favoriser les sauts de classe d’ailleurs je me souviens d’avoir lu je crois chez terrassier ( je ne sais plus) que la majorité des enfants qui arrivent au bac avec un an d’avàce sont des enfants d’enseignants. Donc si les sauts de classes sont admis chez les enseignants pourquoi pas chez les autres en dehors d’une profonde jalousie et de la volonté de donner l’impression de vouloir garder le monopole de l’éducation. Bref il reste la question de la taille je pense que si elle part bien entourée au collège sa taille ne changera rien. Car on s’en prend aux enfants isolés et non à ceux en groupe. (Généralement) et puis si elle a des pb au collège autant porter directement des mains courantes une attention plus particulière sera alors portée sur cet enfant en particulier. Je crois qu’il faut montrer son assurance et de la confiance en soit face au système éducatif. Mais avant tout chercher d’où vient cet écart dans les scores surtout pour l’imt. Vu que l’ivt n’est pas très parlant. Désolée d’avoir était si longue mais quand on dit sûil faut apprendre a vivre normalement avec les autres je crois aussi que pour être heureux il fait aussi occuper la place a laquelle on doit être et là l’équilibre sera stable. Bon courage et tenez nous au courant . Moi j’en ferai autant pour le saut de classe de ma fille. Car je sents déjà sa maitresse exprimer tant de retissantes que ces propos me hanteront pdt mes longs week end de mai….

  48. Famille à rayures dit :

    Désolée aussi pour le style étrange mais c’est mon iphone qui change les phrases et comme l’écran est peut je ne m’en rends pas compte tout de suite.

  49. soho dit :

    merci pour votre réponse…….
    oui c’est difficile de faire « un choix » …. autant le saut de la mS était évident et son instit a vu dès la 1ère rentrée scolaire ses capacités (son frère est précoce, sa sœur et elle « douées »…), autant là c’est plus délicat. Sur l’IVT cela ne m’étonne pas, en revanche sur la mémoire si d’ailleurs son ancienne instit était persuadée qu’elle avait un bon score !!!!….. la psy m’a dit de lui faire travailler la mémoire de manière ludique (style avec des chansons).
    j’attends la reprise des cours lundi mais comme elle part en classe verte les enseignantes ne vont pas me donner de rdv avant …………… ??? j’ai demandé rdv dans une école privée que l’on ma conseillée (qui fait ensuite collège, lycée), et j’hésite à retenter l’école du village d’à côté sachant que la directrice n’est pas favorable à un 2ème saut de classe mais ok pour la faire travailler différemment et la classe serait un ce2/cm1/cm2

    sinon je suis ok avec vos propos…. la directrice ne décembre m’a fait tout un discours sur l’immaturité physique de ma fille qui l’empêche d’être aussi bonne au jeu de ballon que les autres ce1 !!!! que si elle est seule aux récréations c’est car ELLE LE SOUHAITE !!!!
    et son instit de me dire il y a 10 j que son fils aussi est doué (d’ailleurs il a sauté une classe…) donc elle sait ce que c’est …… mais elle fait le programme ce1 point, ce n’est pas de sa faute….

    bouh pas simple tout ceci…… surtout quand on habite dans des villes où il n’y a pas de structure adéquate…..

    soho

  50. Rainbow dit :

    Tous les enseignants ne sont pas jaloux ou obtus loin s’en faut, mais il faut avouer que quand on tombe sur une maîtresse « bouchée » la vie de l’enfant et par ricochet, la vie de famille s’en trouve tout de suite très compliquée.
    Pour mon fils aîné, à l’issue du CP (alors que diagnostiqué HPI), la maîtresse avait décrété qu’il était tout juste moyen, et encore, moyen « faible » car à l’époque, il ne savait pas, selon elle, reconnaître et nommer tous les animaux de la ferme sur une vignette. À noter que mon fils a une dysgraphie sévère associée à son HQI et que pour lui, 5 lignes de texte à rédiger représentent l’équivalent d’un marathon d’un point de vue de la fatigabilité physique. À part ça, il était incollable en dinosaures et autres animaux antédiluviens et incollable aussi sur les ères géologiques (subdivisions comprises) mais cela, l’enseignante, ne voulait ni même ne pouvait l’entendre. Cela ne parvenait pas à franchir une certaine barrière psychologique chez elle. Nous avons du le changer d’école car cette enseignante devait conserver ses élèves de CP au CE1 et elle a apparemment très mal pris le fait que nous ayons demandé, d’un prime abord, un simple changement d’enseignante, arguant de notre volonté de procurer de la « nouveauté » pour notre enfant. En désespoir de cause, nous l’avons inscrit dans une toute petite école rurale, 2 classes: CP/ CE1 (9 élèves) et CE2/CM1/CM2 (25 élèves). Dès les trois premiers mois, les 2 enseignants de ces double et triple niveaux nous ont fait part de leur volonté de faire « glisser » notre enfant du CE1 au CE2 afin qu’il ne s’ennuie pas trop ! Nous n’avions rien demandé en ce sens, tout est venu d’eux ! Ils ont même contacté le psychologue scolaire afin que celui-ci rende son avis qui a tout de suite été favorable et notre petit garçon a retrouvé le goût de l’école dans ce contexte si privilégié.
    Notre fille cadette (HPI testé et forte dysgraphie associée) a donc suivi le mouvement et est entrée directement en CP dans cette école deux ans plus tard, même si entre temps, les 2 premiers enseignants qui avaient accueillis notre fils sont partis en retraite. Il a donc fallu tout ré-expliquer à la nouvelle équipe.
    L’enseignante de CP/CE1 alors même que notre fille THQI souffre de la même dyspraxie que son frère aîné, a du mal à intégrer le fait qu’elle ne doit pas la faire écrire. Ce qui est difficile pour l’évaluer. Evidemment, en double tâche, il est compliqué d’apprendre l’orthographe, surtout quand on doit se concentrer pour tenir son stylo et réfléchir dans quel sens on doit faire la boucle du « J » ou les boucles du « F ». Mais par contre, le calcul mental ne lui pose pas de problème, et elle est très en avance sur de nombreux sujets. Pourtant, malgré nos demandes afin que notre fille puisse avoir du travail « supplémentaire » ou des poèmes plus compliqués à apprendre car elle dit s’ennuyer beaucoup en classe, nous avons eu une fin de non recevoir de peur qu’elle ne prenne trop d’avance par rapport à ses camarades. Toutefois l’enseignante des trois niveaux supérieurs nous a fait part de sa volonté de lui faire faire les 3 en 2 ans à partir de l’an prochain, bien au fait de la précocité et des « antécédents familiaux » en ce sens…
    Tout est donc une question de « feeling ». En tous cas, je crois que quand une équipe pédagogique fait la sourde oreille et quand le mal être scolaire de l’enfant est trop palpable, mieux vaut changer l’enfant d’école. Je ne parle ni de privé ni de public, je crois que tous les cas de figures se rencontrent aussi bien dans l’un que dans l’autre et le choix de se tourner vers l’un ou l’autre peut dépendre de tellement de facteurs qu’il est difficile de donner des conseils en ce domaine. Mais il faut apporter une réponse à un enfant en souffrance et si l’établissement n’est pas à même de le faire, c’est aux parents de faire le choix qui s’impose.

    • soho dit :

      je suis tout à fait d’accord avec vous. dans mon cas le problème c’est que j’ai eu un refus des maires pour le changement d’école dans le public. mon maire refusant de verser l’indemnité au village d’à côté, le maire d’à côté n’acceptant ma fille que contre l’indemnité demandée…. du coup je n’ai que le privé possible, même si, j’en suis bien d’accord, ce n’est pas forcément la panacée, car tout dépendra de l’enseignant. et sans parler des contraintes que cela va engendrer pour moi, car 15km de mon domicile, étant famille monoparentale, et ayant la petite dans le village…….

      pour vos enfants c’est vraiment bien qu’il y ait une écoute des enseignants dans cette autre école



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