Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc (IV)

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc (IV)Dans les 100aines d'emails que je reçois chaque semaine, 2 sujets reviennent toujours :!:

 

Une bonne partie concerne les soucis relatifs à l'école (reconnaissance du surdouement, aménagements, sauts de classe) & l'autre touche aux fameux tests de QI.

 

En France, seuls 2 types de tests sont reconnus & validés pour mesurer l'efficience intellectuelle (notamment par l'Education Nationale, lorsqu'il faut demander une prise en compte de la précocité intellectuelle de l'enfant) :

o le K-ABC

o les tests de Wechsler

 

Ces derniers sont les plus largement utilisés par les psychologues & ils se déclinent sous 3 formes, en fonction de l'âge du sujet :

- le WPPSI, qui est la forme pré-scolaire du test. Il s'adresse aux enfants de l'âge de 2 ans & 6 mois, à 7 ans & 3 mois

- le WISC, qui concerne les enfants de 6 ans à 16 ans & 11 mois

- le WAIS, qui s'adresse aux jeunes & aux adultes, de 16 ans à 79 ans & 11 mois

 

Ainsi pour les enfants, le WPPSI & le WISC sont utilisés, selon leur âge. Certains enfants, compris dans la fourchette 6 ans / 7 ans & 3 mois, peuvent aussi bien passer le WPPSI que le WISC, mais dans ce cas-là, il est toujours préférable de passer un WISC ! :up:


 

Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement car le Wisc est beaucoup plus complet & fin dans l'analyse des atouts comme des difficultés de l'enfant que peut l'être le Wppsi. Il analyse avec précision les différentes composantes de l’intelligence.

 

Autre raison : ce sera LE test exigé par l'Education Nationale & par les écoles spécialisées en cas de demande d'aménagements, de sauts ou glissements de classe, d'intégration de classes EIP, etc.
Pour ces même raisons, lorsque l'enfant n'a passé qu'un Wppsi étant petit, il est toujours fortement conseillé de lui faire passer un Wisc par la suite (pour avoir une photographie la plus précise possible de ses capacités cognitives, & pour avoir de quoi argumenter face à l'école).

 

Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc (IV)

 

C'est la raison pour laquelle je vais aujourd'hui vous parler du WISC, échelle d’intelligence de Wechsler pour enfants & non du WPPSI ! Il est par voie de conséquence LE test de référence pour les enfants ;)

 

Les tests sont révisés grosso-modo tous les 10 ans, & la version actuelle en vigueur en France pour le Wisc est la 4ème édition (d'où le nom Wisc-IV), depuis 2004.
Ce qui signifie que toutes les versions antérieures (Wisc-III, par exemple) ne doivent plus être utilisées en passation depuis cette date.

 

Or en 2013 encore il y a des psychologues qui se permettent de faire passer des bilans en utilisant le Wisc-III (je viens même de voir le cas en janvier 2014 d'une jeune psy faisant des bilans avec le Wppsi-R, c'est à dire dépassé depuis 2002, soit 12 ans !!!) :-|

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

Il faut bien comprendre qu'un bilan réalisé avec le Wisc-III après 2004 n'a strictement aucune valeur.

 

Peu importent les arguments du psy, peu importent ses moyens, il se doit s'il propose de faire des bilans psychométriques d'avoir la dernière version en date. Surtout quand celle-ci a aujourd'hui plus de 10 ou 12 ans... :-P

 

Renseignements pris auprès de l'ECPA & après recherches complémentaires de mon côté, il n'y a malheureusement rien (aucun cadre juridique, j'entends) qui puisse obliger un psy à utiliser la version actuelle d'un test.
Rien, si ce n'est sa "conscience professionnelle", dixit l'ECPA (cela semble presque ironique !? :-o )

 

Dans la mesure où en France il n'y a pas d'Ordre des psychologues, chacun est libre de faire comme bon lui semble (c'est pourquoi il y a tant de soucis avec les psychologues scolaires bien souvent, en terme de comptes-rendu notamment).

 

Méfiance donc amis lecteurs ! Renseignez-vous bien avant de vous lancer dans un bilan psychologue (qui a non seulement un coût pour la famille, mais aussi un incidence sur l'enfant). Tous les psy ne sont pas dotés d'une éthique professionnelle irréprochable & lorsque certains parents se font avoir avec une version qui n'a plus lieu d'être depuis des années, ils se retrouvent sans moyen de pression, puisque la loi n'impose rien au praticien du point de vue de la version d'un test.

 

Un délai de 2 ans est à respecter entre la passation de 2 tests identiques de même version (entre 2 Wppsi-III, 2 Wisc-IV, 2 Wais-IV) ! :hypno:

 

La répartition des résultats se fait selon une courbe de distribution normale de l'intelligence (également appelée courbe de Gauss).
La moyenne est établie à 100, avec un écart-type de 15 points :)

 

Courbe normale de distribution de l'intelligence (création originale des Tribulations)

Courbe de distribution normale de l'intelligence (création originale des Tribulations)

 

La répartition est la suivante :

 

- 2,5% de la population présente un QI Total ≤ 70 & donc, un retard mental (dont 0,13% présente un QI Total ≤ 55)

 

- 95% de la population présente un QI Total compris entre 70 & 130 (de l'intelligence faible à l'intelligence supérieure, en passant par la norme, norme qui peut être moyenne basse ou moyenne haute)

 

- 2,5% de la population présente un QI Total ≥ 130 & donc un haut potentiel intellectuel (dont 0,13% présente un QI Total ≥ 145, pouvant être qualifié de Très Haut Quotient Intellectuel. Soit à peine plus d'1‰. Ce taux tombe alors à 0,025% pour un score à partir de 150, soit seulement un peu plus d'1 personne sur 5000 !)

 

 

Le Wisc-IV a été étalonné sur 1100 enfants & adolescents. Il se passe sur une durée allant de 60 à 80 minutes en moyenne, pour les subtests principaux ; mais un bilan psychologique ne comprend pas qu'un Wisc, il faut y ajouter des tests de personnalité (type TAT).
On compte bien souvent 3 heures de passation avec un enfant pour avoir le temps de tout faire sereinement :smile:

 

Ce test est bâti sur 10 subtests principaux, & 5 subtests qui ne sont qu'optionnels. En effets ces subtests complémentaires peuvent très bien ne pas être passés par votre petit ; ce sera laissé à l'appréciation du psychologue. Il faut aussi savoir que les substitutions, lorsqu'elles ont lieu, doivent être motivées par une raison précise qui doit être notée sur le compte-rendu.

 

L'apparition de notes additionnelles permettant de détailler davantage le profil de l'enfant, si besoin, par la prise en compte de la vitesse d’exécution pour le subtest "Cubes" (les fameux cubes de Kohs), les stratégies de présentation spatiale pour le subtest "Barrage", la différence entre les performances au subtest "Mémoire des chiffres" à l’endroit ou en ordre inverse, etc. est également quelque chose qui n'apparaissait pas dans le Wisc-III

 

Ces subtests sont notés par notes standard allant de 1 à 19, leur moyenne étant fixée à 10 & leur distribution étant comme suit :

- de 1 à 6 : déficitaire (= inférieur à la norme)

- 7 : faible

- 8 à 12 : compris dans la norme

- 13 : fort

- 14 à 19 : supérieur (on considère cependant que le seuil du surdouement s'exprime dans ces scores de subtest lorsque ≥ 16)

 

L'ordre d’administration des subtests est toujours le même. Il est défini par le manuel de passation du Wisc-IV & chaque subtest commence toujours avec un exemple. Puis l'enfant doit appliquer le principe mis en avant par cet exemple, & évoluera dans le subtest par niveau progressif de complexité des items (les items étant les questions à l'intérieur de chaque subtest) :up:

 

Illustration du Wisc-IV (création originale des Tribulations)

 

Le QI Total (= QIT), également appelé QI global (limité à 160) s’obtient à partir de 4 indices :

◈ l'ICV (Indice de Compréhension Verbale), qui est limité à 155

◈ l'IRP (Indice de Raisonnement Perceptif), qui est limité à 155

◈ l'IMT (Indice de Mémoire de Travail) , qui est limité à 150

◈ l'IVT (Indice de Vitesse de Traitement) , qui est limité à 150

 

 

:idea: il est important de souligner que le QI Total est une note composite, totalement distincte de la somme des notes standard !

 

Une lectrice pensait (légitimement, au vu de la façon dont le psychologue qui a bilanté son fils a rempli la feuille qui lui a été remise) que le QI Total de son garçon était de 167... or il est plafonné sur échelle de Wechsler à 160 & surtout, il ne s'agissait là que de l'addition des notes standard.

 

Les 4 indices du Wisc-IV

 

Il arrive fréquemment que le QI Total ne soit pas interprétable. Pourquoi ?
Et bien parce que le psychologue considère alors les résultats des indices comme étant hétérogènes. C'est à dire que l'écart entre eux est trop élevé pour qu'un QI Total ait un sens & soit représentatif des véritables capacités cognitives de l'enfant.

 

Attention, il est TOUJOURS calculable, mais il n'aura tout simplement pas de sens. En cas d'hétérogénéité, il sera non significatif. Il n'y a donc aucun intérêt à le donner puisqu'il ne reflète pas les véritables capacités cognitives de l'individu :!:

 

A partir d'un écart de 15 points (un écart-type en fait), il est communément admis qu'il y a "hétérogénéité" dans les résultats. Si l'écart est de 0 à 14 points, on parlera alors de résultats "homogènes" & le QIT sera calculé sans problème. Mais surtout, plus important encore, il aura une valeur, un sens :roll:

 

Il faut cependant veiller à ne pas comprendre l'homogénéité comme un impératif d'écart faible entre les 4 indices :-?
On prend principalement en compte l'écart existant entre l'ICV (Compréhension Verbale) & l'IRP (Raisonnement Perceptif). Il est effectivement extrêmement fréquent d'avoir un IVT (Vitesse de Traitement) bien plus faible que les 3 autres indices.

 

De même il n'est pas rare, lorsque certains indices plafonnent (c'est à dire atteignent le seuil maximum mesurable), d'avoir d'énormes écarts entre l'indice le plus haut & l'indice de plus bas des quatre :-o

 

Par exemple, des profils de ce type sont assez fréquents chez les EIP :

ICV 155
IRP 130
IMT 118
IVT 103

 

Dans ce cas précis, les 25 points séparant l'ICV de l'IRP ne permettent bien entendu pas de calculer un QI Total qui puisse être représentatif.

 

L'analyse du psychologue se basera donc sur d'autres points, les résultats à observer pouvant être :

- le niveau global par le biais du QI Total, à la condition donc que les 2 principaux indices soient homogènes (QIT qui, je le répète une fois encore, n'est pas une moyenne arithmétique, mais un score global compensé !!! :-x En d'autres termes, il est une moyenne statistique)
- les niveaux spécifiques par le biais des indices
- les notes standards à chacun des subtests (qu'ils soient obligatoires ou optionnels)
- les points forts & les points faibles de l'enfant (à savoir la répartition des notes standards par rapport à la moyenne du sujet, dans chaque domaine)
- les notes additionnelles
- l’analyse qualitative & clinique (attitude de l'enfant face aux épreuves, face à la difficulté)

 

Dans le cas de résultats hétérogènes (voire très hétérogènes), le psychologue essaiera de comprendre la cause de ces écarts & s'il ne parvient pas à définir ce qui est à l'origine, il conseillera probablement de faire d'autres bilans (comme un bilan orthoptique, psychomoteur, orthophonique afin de faire un tour complet de l'enfant). Ces bilans complémentaires peuvent aussi être requis en cas de suspicion de troubles associés (Dys, TDA / TDA-H, TED, etc.) :oops:

 

Il existe en outre 2 indices que l'on pourrait qualifier d'alternative au QI Total :

o l'IAG (Indice d'Aptitude Générale)

o l'ICC (Indice de Compétence Cognitive)

 

Le psychologue pourra ainsi calculer l'IAG ou l'ICC s'il estime que ceux-ci pourraient apporter quelque chose au bilan :up:

 

Pour l'IAG, il s'agit d'une note composite optionnelle, calculée à partir de la note standard des 3 subtests obligatoires de l'ICV & des 3 trois subtests obligatoires de l'IRP. Sa moyenne est établie à 100 & son écart-type est de 14,99.
Son intérêt : obtenir une note globale moins sensible à la mémoire de travail & à la vitesse de traitement que peut l'être le QI Total. On recommande notamment son calcul pour les enfants souffrant d’atteintes neuropsychologiques affectant la mémoire ou le temps de réponse. L'utilisation de l'IAG pourrait permettrait, selon ses partisans (dont fait partie le Pr Jacques Grégoire, docteur en psychologie & responsable de l'adaptation française de cette nouvelle version du Wisc), une estimation plus stable & plus représentative du facteur g, rendant mieux compte du niveau de compétence intellectuelle.

 

Jacques Grégoire précise cependant :

 

Pour constituer une information utile au diagnostic, il est nécessaire que l'IAG représente une mesure suffisamment homogène & différenciée du QI Total. Si ce n'est pas le cas, l'IAG est une mesure de peu d'intérêt.

 

De même, l'ICC se calcule avec les subtests obligatoires de l'IMT & de l'IVT !

 

 

A noter que certains psychologues en France préfèrent exprimer les résultats en rang percentile ! Vous trouverez dans ce billet tout ce qu'il faut pour décrypter cette présentation des scores :up:

 

Autre point qui peut dérouter les parents : de plus en plus de psychologues choisissent de donner les résultats chiffrés dans un intervalle de confiance.

 

Il peut être de 95% comme de 90%, selon le choix du professionnel. Ce qui a le grand défaut à mon sens de compliquer encore un peu plus la lecture du bilan par des non-initiés en les noyant sous de multiples chiffres tout en ne se mouillant pas trop (pour le psy) :-|

 

Ainsi un QI global de 142 qui sera exprimé dans un intervalle de confiance de 95% se présentera de cette façon : QI compris entre 133 & 146. Le même QIT de 142, s'il est présenté dans un intervalle de 90% ira de 134 à 145 :dots:

 

 

Pour aller plus loin je conseille vous ce livre, extrêmement bien fait, par le Pr Jacques Grégoire : "L'examen clinique de l'intelligence de l'enfant. Fondements et pratique du WISC-IV".

 


Cliquez sur la couverture pour ouvrir
les détails de ce livre

 

 

:arrow: ainsi que la conférence privée de l'ASEP Suisse donnée à Lausanne en juin 2013 par la psychologue Arielle Adda qui aborde en détails le Wisc-IV :-D

 

 

Mise à jour du 08 novembre 2014 : j'ajoute cet EXCELLENT ouvrage, signé Eric Turon-Lagot ! Véritable livre-outil incontournable & précieux (que je n'avais pas lu au moment de l'écriture de ce billet) : "WISC-IV : Une mesure des manifestations de l'intelligence chez l'enfant" :up:

 


Cliquez sur la couverture du livre pour ouvrir les détails de
"WISC-IV, une mesure des manifestations de l'intelligence
chez l'enfant. 2ème édition revue & complétée"

 

 

:idea: & vous retrouverez sur cette page ma critique de ce livre sur le "WISC-IV" :)

 

 

 

 

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483 commentaires à “Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wisc (IV)”

  1. Ambre dit :

    Bonjour,

    Je suis maman d’un petit garçon de 6 ans 1/2 actuellement scolarisé au CP.
    Depuis Bébé, je le sens différent. C’est un enfant qui a parlé très tôt (avant 1an) et très bien sans passer par le langage bébé. À l’entrée de la petite section, il savait bien conjugue ses phrases, écrivait son prénom et des petits mots.
    En moyenne section, nous le sentions mal dans sa classe, est revenu « furtivement » à un langage plus bebe pour faire comme les autres mais cela n’ a pas duré et surtout ne voulait pas aller à l’école, et un jour, est revenu tout excité et lorsque nous l’avons interrogé, il s’est mis à pleurer, ne voulant rien nous dire…il était de plus, beaucoup avec des filles lui rappelant sans doute, son contexte familiale (sœur de 11 ans et cousines qu’il voit fréquemment).
    Inquiet’ nous sommes allés voir son institutrice, qui a confirmé qu’il travaillait rapidement mais sans nous en dire vraiment plus.
    Nous avons pris la décision d’aller voir une psychologue qui nous a fait poser bcp de question et ne conseillait pas de faire un test si jeune.

    Nous voilà au CP où il a su lire très vite (fin sep-deb oct) les prémices étant déjà bien entamé en GS, et son comportement jusque là , discret, sans aucunes remarques négatives se dégradent de plus en plus. Il semble bavarder beaucoup et se désintéresse de plus en plus du scolaire.
    Ce qui m’a alertée était son manque de goût pour l’effort (mais pourquoi s’acharner s’il sait), voire son désintérêt car très difficile lorsque vient l’heure des devoirs et les sollicitations à outrance envers sa sœur ce qui génèrent conflits au quotidien.

    Nous avons donc pris l’initiative de lui faire passer ces tests.

    mon fils sortait à peine d’une maladie et était encore fatiguée lorsqu’il a passé le WISC 4.

    Lorsque je suis allée le chercher, la psychologue nous a dit qu’en effet, il était très à l’aise en logique, compréhension verbale et vitesse de travail, me parlant que de saut de classe et ayant même pose la question à mon fils qui lui a répondu oui alors qu’il m’a dit le contraire en revenant dans la voiture.

    Par contre, lors du bilan, cela a été très frustrant. Résultat pas interprétable car hétérogène sur les 2 indices ICV et IRP qui n’ont par ailleurs pas été calculés car existence d’une hétérogénéité à l’intérieur même de ces indices. Voici les résultats :

    Cubes 13
    Similitudes 15
    Mémoire des chiffres 15
    Identification de concepts : 5 (elle semblait dire qu’il cherchait plus compliqué que ce qu’on le lui demandait)
    Code 11
    Vocabulaire 11
    Séquence lettres chiffres 13
    Matrices 15
    Compréhension 16
    Symboles 13

    IMT 124
    IVT 112

    La seule chose recommandée était de consulter un orthoptiste pour sa fatigue visuelle et pour l’agitation à l’école, éventuellement voir un psychologue clinicien …

    La fatigue peut il être un facteur d’influence ?

    Puis-je avoir un autre avis ?

    Merci par avance.

  2. RHY dit :

    Bonjour.
    Je voudrais avoir une petite précision s’il vous plaît: y aurait-il un dysfonctionnement intellectuel ou une raison qui expliquerait l’écart de 47 points que j’ai obtenu entre l’icv de 143 et l’irp de 96 ( c’est surtout le subtest des cubes que j’ai TOTALEMENT raté mais aussi – dans une moindre mesure – celui du puzzle visuel j’ai également réalisé les subtests matrices et balances où j’ai obtenu un résultat de 13 et 14)
    Merci beaucoup pour vos lumières

    NB: je ne sais pas si cela était une piste, mais je n’ai pas de problème d’écriture par exemple et, si je ne suis pas très manuel, je n’ai pas non-plus de dyspraxie.

    Merci d’avance.

    • Il peut y avoir différentes raisons à cela (mais les gds écarts ne sont pas rares ;) ). Cela peut venir par exemple d’un souci de visualisation dans l’espace, d’un problème de vue (un bilan orthoptique est notamment préconisé chez les enfants quand il y a ce type de difficultés, afin de mieux comprendre la source du problème), d’une dyspraxie (les cubes impliquent des manipulations – même si présentement vous soulignez ne pas en avoir, c’est un exemple :up: ), d’un blocage avec une tâche chronométrée, etc.

      C’est le psychologue qui vous a bilanté qui est le mieux placé pour (selon les observations cliniques, dans le cadre de la passation & de l’entretien en amont) vous donner le sens de cette chute aux cubes, & plus largement, de cet IRP :)

      Qu’en dit-il(elle) ?

      Alexandra

      • RHY dit :

        Rien! Elle avait vu que j’avais beaucoup de mal dès le début du test et a décidé qu’il ne servait à rien de le continuer. Mais elle s’est arrêtée à la constatation que j’avais un problème avec la perception dans l’espace, c’est tout. Mais franchement, ça va paraître bizarre, mais c’est comme si je n’étais moi-même à ce test, je tournai les cubes frénétiquement dans tous les sens sans réfléchir. Je les disposais même en losange je crois, enfin bref, j’ai vu des images à reproduire par la suite sur le net et je me suis dit que c’est en fait si facile d’agencer correctement les cubes et je ne comprends absolument pas le blocage que j’ai eu à ce moment là. Peut-être est-ce courant qu’on percute un peu à retardement, je ne sais pas
        Mais c’est cette différence énorme entre ce subtest où j’ai eu 4 ( et un peu celui du puzzle où j’ai obtenu 9) et les autres subtest où je n’ai pas eu moins que 13 ( à part mémoire des chiffres:11) que je ne m’explique pas.
        Merci en tout cas pour votre réponse ;)

  3. Mélody dit :

    Bonjour,
    Je suis une adolescente de 16 ans, actuellement déscolarisée à cause d’une phobie scolaire (également subie du harcèlement, et le collège/lycée devenait insupportable à cause de l’ennuie, des cours inintéressants etc).
    Je m’étais posé la question sur mon éventuelle « douance », et, ne me trouvant pas intelligente, avais écartée cette possibilité…
    Mais avec le harcèlement, la phobie scolaire etc, et ce sentiment de décalage insupportable, j’ai décidé de passé les tests (dans un état probablement dépressif, là encore le diagnostique ne se fait pas en un claquement de doigt. Donc grosses difficultés de concentration, ralentissement psychomoteur notable et mon état n’était vraiment pas « optimal »)
    J’ai été très très très anxieuse, limite angoissée, durant la passation et dans l’attente des résultats. Parce que, oui je me reconnaissais dans les caractéristiques du HP. D’un côté j’espérais que ça soit ça, pour mettre enfin un mot sur ma différence se creusant de jour en jour avec mes pairs, et de l’autre je me trouvait idiote, limite « supérieur » de penser que je pouvais l’être… Je me suis posé énormément de questions, notamment le fait qu’avant de passé les tests j’avais écumé pas mal d’articles sur les surdoués (enfant/ado/adulte) et je m’étais même demander si ça avait pu m’influencer et si j’avais pu m’auto-persuadé que je l’étais pour ENFIN expliquer mon mal-être, et toutes ces caractéristiques dans lesquelles je me reconnaissais.
    J’ai également lu une partie du livre de Jeanne Siaud Facchin, je m’y suis reconnu. Et ma mère en a lu une partie, s’y est reconnu aussi et m’a dit s’être posé la question dans sa vie et s’être dit « nan mais pour qui tu te prends, ça va les chevilles! ». Elle s’ennuie dans son boulot, avait compris le fonctionnement de l’équipe au bout de quelques semaines… Et si elle est surdouée, s’est probablement dit que j’étais « normale » pour mon âge. Je ne veux pas voir des signes de « douance » partout et dans chaque détails de nos vies, mais en attendant, et comme par « hasard », on se retrouve toutes les deux, très isolées.
    La psy qui m’a fait passer les tests était très distante et froide, il y a eu un entretien avant, elle ne m’a pas posé de questions plus que ça d’ailleurs. La passation, qui a duré un peu plus longtemps au vue de mon état… Et le bilan.
    Résultats : profil très hétérogène, ne permettant pas à ce jour de diagnostiquer un haut potentiel. Pas de calcul du QI. Entre 127-144 pour l’ICV.
    « D’un point de vue psycho-affectif, ses capacités langagières lui donnent accès à un niveau de raisonnement verbal et de compréhension du monde qui l’entoure à l’origine d’un questionnement incessant et d’angoisses existentielles »…………….
    Merci, au revoir. Le bilan a été assez vite expédier et pas plus approfondie que ça. De plus la psychologue clinicienne a dit, à moi et à ma mère, que beaucoup de personnes se reconnaissait dans le livre mais que celui-ci faisait trop de généralités et qu’il n’était pas précis, qu’il fallait le prendre avec du recul etc.
    Quand elle a commencé à faire le bilan, j’ai pressentis qu’elle allait conclure par le fait que je ne l’étais pas. Pendant tout son monologue je me suis retenue de pleurer, j’ai eu une bouffée d’angoisse que j’ai essayé de contenir jusqu’à ce qu’on sorte et que j’éclate en sanglots en arrivant chez moi. Je savais, une fois passée que je n’avais pas fait de mon mieux au vu de mon état et des enjeux des tests.
    Pensez-vous que les tests soient réellement fiables? On sait tous qu’ils ne mesurent qu’une partie de l’intelligence, et en aucun cas l’intelligence émotionnelle… La psy ne m’a fait passé aucun test de personnalité ou autre.
    Je l’ai vécu comme un échec, comme si je n’avais pas fait de mon mieux. Et comme si je ne pouvais même pas m’identifier à ces caractéristiques de surdoué qui me parle tellement, encore aujourd’hui.
    Les enjeux émotionnels et mon état dépressif ont-il pu me faire « rater » les tests? Est-il possible qu’une personne non surdouée se reconnaisse et reconnaisse sa manière de penser, de voir le monde, de fonctionner, d’appréhender les émotions et l’environnement « comme » une personne surdouée ?
    Je ne sais pas quoi penser… Je suis perdue. J’ai passé les tests en décembre dernier avec une psychologue clinicienne (était-elle vraiment qualifiée?), le jour du bilan a été horrible émotionnellement, l’état dépressif rajouter par dessus.. J’avais tout laissé de côté. Mais ça me titille… Quelque chose me dit (et là je ne pense pas que ça soit de l’espoir, mais plutôt une réelle intuition…) que je pourrais l’être…
    Qu’en pensez-vous?



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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