Après l’agression, le harcèlement au collège !?

Après l'agression, le harcèlement au collège !?

Ce matin je suis fatiguée & triste !!! Et mon zébrillon plus encore :cry:

 

Comme si l'agression n'avait pas suffi !?

 

Voilà le message que j'ai envoyé au professeur principal de la classe & au professeur responsable de l'ensemble des 6èmes :

 

Messieurs ... & ... ,

J'écris pour attirer votre attention sur la situation de Z... ces derniers jours au collège.
Comme vous l'avez su, le lendemain de la reprise des cours (début janvier) il a été violemment agressé par un autre enfant de 6ème, en pleine classe, à la fin du cours d'allemand.
Cet épisode l'a marqué psychologiquement parlant : il avait peur de revenir au collège, peur que cela ne se reproduise et/ou de subir des représailles de la part de G... Il a souffert de sévères maux de ventre et de maux de tête dans les 15 jours qui ont suivi et il m'a fallu être très persuasive pour qu'il intègre l'idée que cela resterait un événement isolé et qu'il était en sécurité.

Z... a d'autant plus été fragilisé qu'il n'a pas réussi pour le moment à créer de véritables amitiés dans la classe. Beaucoup se connaissent depuis l'école primaire, là où lui est arrivé totalement seul (venant d'une petite école privée où ses amis sont tous partis en 6ème sur A...), et des "clans" existent déjà. Il est donc très seul toute la journée, tant dans la cour qu'à la cantine.

Il a par ailleurs du faire face depuis le début de l'année à l'animosité de certains élèves, comme M... qui l'a très régulièrement insulté en septembre / octobre (j'avais notamment rapporté ces faits à Mme B...) ou A... qui lui aussi s'est illustré depuis quelques temps par des insultes et des attaques répétées. L'âge de Z... et son nom de famille (transformé en "capote") semblant être pour eux un sujet de moquerie récurent...

Malgré cela il se sentait plutôt bien au collège, jusqu'au jour de l'agression en classe d'allemand (il n'avait d'ailleurs jamais eu la moindre absence). Je temporisais lorsqu'il me rapportait les moqueries ou les noms d'oiseau, en expliquant que cela avait toujours existé et qu'il n'avait pas fini de croiser sur sa route des gens méchants ou moqueurs, qu'il fallait ne pas leur accorder d'importance afin qu'ils se lassent et passent à autre chose.
Je sentais qu'il commençait à tourner la page de cette agression et retournait au collège plus volontiers, sans appréhension manifeste ; ce qui me soulageait. Et puis hier il a subi les assauts de deux élèves de la classe, K... et A... Ils n'ont eu de cesse toute la journée de l'insulter, de l'agresser verbalement avec des "fils de p...", "connard", "intello" (oui, c'est manifestement une insulte dans leur bouche !), "Z... la capote". A... faisant également en classe des signes du pouce sur la gorge pour signifier "tu es mort", allant jusqu'à le harceler à la cantine où il mangeait seul après le club informatique.
Pour échapper à leur attaques il n'a finalement pas mangé son repas et a quitté la salle de restauration pour grignoter un simple bout de pain dans la cour !

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, lors du premier cours de l'après-midi (mathématiques), M. B... a donné une punition à Z... (50 lignes à écrire "Je ne dois pas m'amuser en cours de mathématiques") alors qu'il ramassait son cahier de cours. Cahier qui venait d'être jeté dans son sac par B... après l'avoir pris sur bureau de Z..., lorsque le professeur écrivait au tableau !?
Il est allé expliquer cela à M. B... à la fin du cours, mais celui-ci n'a semble-t-il rien répondu, ni rien changé à cette punition.
Je ne sais pas si le geste de B... était motivé par le duo K... / A..., mais il a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Z... ressentant cette punition comme particulièrement injuste à son encontre.

Je m'inquiète sincèrement car j'ai récupéré mon fils en larmes hier, épuisé nerveusement par cette journée et ayant le sentiment que tout et tout le monde lui tombe dessus.
Z... a certainement ses torts, mais rien ne justifie je pense de tirer sur une ambulance de cette manière. Il est facile de s'en prendre à quelqu'un qui est isolé lorsqu'on est entouré de soutiens, comme il est facile de s'en prendre à quelqu'un qui est déjà en position de fragilité car plus jeune (et ces élèves le lui font chèrement payer ! Cela revient souvent dans les attaques et les insultes, y compris celles dont j'ai trace écrite).

Le harcèlement d'hier avait été précédé dimanche soir par un échange sur un réseau social où K... venait d'inviter Z... comme ami (et sur lequel lui va très peu). Celui-ci, peu fan d'A... (qui le traite régulièrement de tous les noms, on peut donc comprendre que Z... ne l'apprécie pas beaucoup...) a commenté une image postée par cette jeune fille où était évoqué le nom d'A...
Ce fut le point de départ d'une série de mots envers Z..., qui a fini par supprimer de ses contacts K... et N..., comprenant bien qu'il ne s'agissait pas là d'amis, et demandant du reste à plusieurs reprises à celle-ci pourquoi est-ce qu'elle avait voulu l'ajouter si c'était pour le traiter ainsi.
Je reçois en copie e-mail tous les échanges, aussi j'ai pu me rendre compte de la chose et aller faire des captures d'écran.

Ce sont des chamailleries me direz-vous peut-être ? Et dimanche soir je vous aurais répondu de même, car j'ai bien conscience que l'on ne peut pas s'arrêter à chaque petit problème (ce qui explique mon silence jusqu'à présent quant à ces injures régulières. J'imagine bien que cela doit arriver dans toutes les classes et à tous âges). Mais je pense qu'il y a aussi des limites à ne pas franchir, et si ces chamailleries tournent au harcèlement à l'intérieur du collège, privant un enfant de repas et l'oppressant sans discontinuer de 8h00 à 17h00, cela n'est plus acceptable.

Z... avait déjà été impacté par le souci avec G..., se repliant sur lui-même et ne voulant même plus se rendre à ses activités extra-scolaires. Comme je le disais plus haut, il a fallu de longues discussions avec lui pour parvenir à le rassurer, à l'apaiser et lui faire sortir la tête de l'eau et retrouver un rythme normal. Mais ce matin il était extrêmement anxieux, et a fini par vomir dans la voiture sur le chemin du collège tant il avait peur, je cite, "de revivre la même journée qu'hier". J'ai donc du faire demi-tour et le ramener à la maison.

Voilà les raisons de ce long e-mail. Je pense qu'il est important que vous sachiez ce qu'il se passe "côté élèves" de la classe.
Alors je sais parfaitement que l'on ne peut pas forcer des amitiés et qu'il y aura toujours des affinités ou à l'inverse des inimitiés qui se créeront dans un groupe comme l'est une classe, mais je ne peux pas taire ces agissements au risque qu'ils se répètent et s'installent de manière durable. Je n'ai pas non plus envie que Z... développe une phobie scolaire ou une dépression du fait de l’enchaînement d'incidents de ce genre. Or c'est ma grande peur actuellement.

Ces enfants ont tout à fait le droit de ne pas aimer Z..., mais cela ne les autorise certainement pas à le harceler et/ou l'insulter, pas plus qu'à faire de ses journées un enfer.

 

Voilà où nous en sommes ce matin :oops:

 

Je m'étonne du contraste (pour ne pas dire de gouffre) existant entre les statuts & commentaires facebookiens de ces ados ou pré-ados, littéralement envahis de "je t'aime", "tu es mon frère, ma sœur" & de petits cœurs à tout va & la violence de leurs propos en direct.

 

Tous les jours en déposant ou en récupérant le zebrounet, j'entends voler des "suce ma bite", "salut négro", "va te faire enculer" comme des banalités pour se dire bonjour ou au revoir 8-O

 

Les mots pour ces enfants n'ont-ils plus aucune valeur ??? Savent-ils où est leur vraie place entre les statuts mièvres & les insultes d'une grossièrement à faire pâlir ?

 

Je me demande souvent comme j'aurais tenu moi-même au collège à l'époque actuelle. Et sincèrement, je suis accablée par ce que j'observe de ce monde. Plus encore que mon enfant doive vivre tout cela :(

 

A noter que les intentions officielles sont une chose, la réalité concrète en est une autre :-|
Si l'on condamne dans la théorie le harcèlement & toutes formes de violences, je me rends compte que c'est pourtant la quotidien de nombre d'enfants. Voici tout de même le lien vers le site officiel "Agir contre le harcèlement"...

 

 

:arrow: Mise à jour ce mercredi : ce matin, comme aucun des 2 professeurs n'avait encore ouvert & lu mon e-mail (via Scolinfo il y a un système d'accusé de lecture qd on le demande), j'ai donc forwardé mon message au chef d'établissement expliquant que, le message n'étant pas lu, je le portais à sa connaissance directement (histoire au passage de souligner que son équipe n'est pas particulièrement pressée lorsqu'il s'agit de lire le courrier des parents :-? ).

 

Donc, il m'a gentiment conseillé ce matin de prendre RDV avec un des 2 profs ! ... Je lui ai dit que c'était bien là mon intention hier (!), en tentant d'entrer en contact avec eux (mais, s'ils ne répondent pas, je peux attendre le RDV un bon moment... non !? :-| )

 

Il me dit aussi avoir une totale confiance en son équipe, bla bla bla (couplet classique, déjà eu lors de sa réponse avant enquête pour l'affaire de l'agression début janvier).

 

Et puis vers midi, message reçu du professeur responsable des 6èmes m'assurant "découvrir mon mail" & "revenir vers moi demain pour me proposer un RDV ds les meilleurs délai, qd il aurait échangé avec le professeur principal de la classe".

 

Donc, j'attends désormais !

 

 

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72 commentaires à “Après l’agression, le harcèlement au collège !?”

  1. Garcia dit :

    Pff, je suis triste, à lire ça, enfin, pour tout dire, j’ai les larmes aux yeux et la boule dans la gorge ! Dire que nos enfants subissent ça… c’est inadmissible ! Les miens aussi ont quelques soucis, ce n’est vraiment pas aussi graves mais ils ne sont qu’en maternelle et primaire, ce sera quoi au collège ? On ne peut pas nier qu’il y a un gros problème de climat dans les écoles ! Que faire ?

    Courage à vous et que tout s’arrange pour ton fils ! Je compatis vraiment !

  2. Sany Meï dit :

    Je compends parfaitement ton etat pour avoir bien souvent eu le même avec mes grands.courage a ton Z.
    le collège aujourd’hui ets une jungle, et les profs voient ce qu’ils ont envie de voir, sii on insiste tu vas voir..c’st que tu « exagères »…etc etc (et on va te demander si ton loulou est suivi par un psy..chiche. ca a été ça chaque fois, parce que le harcelé est « un cas » donc, a besoin de soin..'(gfrmmmgpf.) :oops:

  3. Julien dit :

    Gros gros courage pour la suite… Tenez-nous au courant de la réaction de l’Education Nationale !

  4. valad10 dit :

    Courage à vous 2 !
    Nous venons de vivre également un nouvel épisode du même genre (il y a à peine 1 semaine). 2 filles qui ont copieusement insulté mon zèbre après lui avoir sciemment renversé sa trousse en classe et refusé de la ramassé, malgré sa demande. En réponse, elles l’ont plaqué au fond de la classe et l’ont giflé et mis un coup de poing dans le ventre ! Heureusement, la prof est intervenue et a signalé ces élèves au CPE et prof principale. Convoquées par la prof principale, elles se sont simplement sauvées et reparties chez elles. Le lendemain même de l’agression, j’ai mis un mot dans le carnet de correspondance de mon zèbre à destination de la CPE où je lui demandais de faire le nécessaire pour que ces filles n’agressent plus mon fils car il était terrorisé et craignait des représailles dans la cour et les couloirs, voire à la sortie du collège, sinon je portais plainte à la gendarmerie et que j’exigeais des sanctions à leur encontre ! La CPE très bien m’a appelé tout de suite et m’a assuré que ces élèves (récidivistes en fait) étaient sous très haute surveillance et les parents convoqués ! Zèbre qui commençait à avoir des maux de ventre et tête est finalement soulagé car finalement suite à cette intervention elles le laissent enfin tranquille. Les insultes sont effectivement monnaie courante malheureusement et je suis tout aussi dépitée que mon fils doive subir ce climat détestable. Finalement, j’admire mon fils car moi je serais incapable de survivre dans un tel univers !

  5. kasia dit :

    Pas drôletout ça… Et bienvenue dans la vraie vie ! :-)
    Votre fils n’est ni un cas isolé ni un martyrs. Mes zèbrez de métis y ont eu droit, cela recommencera peut-être et la seule chose à faire – à mon avis – est de les « fortifier de l’intérieur » ! Toujours scolarisés dans le public, aujourd’hui en 5ème avec 1 année d’avance pooour l’un, mes kids ont appris à répondre « Noir oui, sale non ! » ou « Négro (nez gros=gros nez) ? même pas, » et à ne plus être tristes des bêtises mauvaises des imbéciles.

    Pour ce faire, j’ai du apprendre aussi à les rassurer sans leur mentir du genre « ne t’inquiète pas’ parce que c’est normal d’être inquiet quand on est harcelé, dans les vestiaires de la piscine par ex (le plus jeune) auquel je disais donc « Je comprends que tu sois inquiet mais hélas il faut faire face car tu n’as pas le choix.  » pour lui donner du courage et de la résistance. Ne pas dire non plus « Ca ne se reproduira pas  » parce que n’étant pas Mme Irma je n’en savais rein et me contenter d’un « Ce qui se passe n’est pas normal. Toi tu es normal et il faut résister à cela ».
    Je suis navrée pour votre fils, je suis navrée pour vous ausssi car votre coeur est surement bien triste ete douloureux mais 2 ans d’avance, c’est beaucoup et sans les copains c’est difficile. Les affreux Jojos en profitent, ils se sentent forts. vous voulez le protèger c’est normal et je vous plains sincèrement car je compatis à votre sentiment d’impuissance. Il vous faut être courageuse, il lui faut être courageux et ne pas miser non plus sur l’intelligence des imbéciles.
    Un psy pour le zébrillon ?

  6. les3g dit :

    il faut absolument faire parvenir ce mail au principal et dire que cela ira plus haut s’il le faut, la lutte contre le harcelement est une priorité en ce moment !! Voire essayer de contacter l’infirmière scolaire, le medecin scolaire voire le médecin de l’inspection academique pour que personne ne puisse dire qu’il ne savait pas…

    pour travailler en lycée, je sais qu’un mail à un prof ne suffit pas…

  7. yves dit :

    Bonjour! Je vous propose cette réflexion de C;G Jung.
    « Quand on marche en avant des autres, on est toujours exposé à recevoir des coups, sinon du maître du moins du destin, le plus souvent des deux. L’enfant doué fera donc bien de se familiariser assez tôt avec l’idée qu’une capacité supérieure entraîne après elle une situation d’exception, avec tous les risques que celle-ci comporte, notamment une conscience accrue de soi. Seule humilité et obéissance en peuvent protéger et encore, pas toujours »
    N’oublions pas que cette différence est en rapport avec l’intelligence et que cette intelligence n’est pas uniquement du domaine des capacités intellectuelles. Peut-on alors espérer de la majorité un comportement noble, digne, respectueux? Moi je n’y crois pas et l’erreur est d’attendre de l’école qu’elle soit un lieu d’instruction autant que de développement des individus. Elle est devenue un lieu de discrimination, de sélection, de centrifugation. Le mal aise des uns et le mal aise des autres a la même cause! Hélas.

  8. Difficile à vivre ce qui vous arrive. Je connais la fille d’une bonne amie qui subit ce genre de journée et je comprends à quel point on peut se sentir désarmé. Du coup, nous avons cherché des solutions. Peut-être que le site http://souffrance-scolaire.fr peut vous inspirer.
    Bon courage.
    Sincèrement

  9. Catherine dit :

    Je suis effarée…Je suis très triste pour votre fils,et pour vous même, car je sens évidemment que vous prenez beaucoup sur vous. Boule au ventre et très en colère.

    La jalousie est un véritable fléau…

    Car je pense que les réactions profondément médiocres de ces enfants…n’est autre que l’expression d’une jalousie importante et qu’ils essaient de casser ce qui leur semble être trop brillant par rapport à eux…

    En Suisse nous avons une, voir plusieurs maintenant, écoles spécialisées HP :) N’y a-t-il pas dans votre région une telle possibilité pour votre fils?
    Je sais qu’il est triste de devoir « fuir » le système dit « normal » pour se protéger, mais la bien triste réalité est là.
    Peut être que de le retirer un moment du système scolaire pour pouvoir « vous retourner » et considérer les différentes options pour votre fils?

    Je suis très très touchée par ce qui vous arrive et pour votre fils, et de constater encore une fois que la bassesse n’a de cesse de vouloir casser la beauté et la lumière des autres…

    Je vous souhaite beaucoup de force,

  10. Estella dit :

    Courage….mon fils aîné à connu la violence verbale et physique et le harcèlement à l’école de la maternelle au collège.Il changeait régulièrement d’établissement du fait de nos multiples déménagements; j’ai dû le changer maintes fois supplémentaires en cours d’année pour tenter de le protéger. Il faut rester très vigilant avec la violence à l’école: Bien-sûr il y a les nouvelles sensibilisations sur « la violence à l’école » mais sur le terrain…. ça ne fait pas encore le poids! Le comble de l’incompétence face a la violence fût pour moi (début 2000) d’entendre le proviseur dire a mon fils devant moi « qu’il avait sûrement du faire quelque chose » pour mériter de se faire claquer par 3 élèves pendant certains cours dans le dos de la prof! Et pour mon autre fils (dans le même établissement de Lyon (privé) qui avait été étranglé par des filles avec leur corde à sauter (tout le tour du cou brûlé a vif!!) que mon fils n’avait qu’a ne pas jouer avec elle à la corde à sauter..?! Courage et surtout ne laissez rien passer, défendez le envers et contre qui il faudra sans exception. La violence à l’école les marque au fer rouge à vie (nous n’avons pas échappé à la dépression et pb de santé en tout genre (migraines violentes etc.) suite à ces années de violence subie. Protégez le et continuez d’agir… COURAGE!

    • Ingrid dit :

      mon sang n’a fait qu’un tour en lisant les commentaires des proviseurs de votre fils. J’ai bondis. Mais enfin bon!!! Les femmes violées n’ont qu’à pas se mettre en jupe ou faire du jogging seules pendant qu’on y est!

  11. Fredauboulot dit :

    Je suis sans voix…
    Même en sachant que ça existe, c’est toujours avec horreur que je lis ce genre de témoignages, me demandant si je fais partie de la même espèce que ces…gens.

    Envisages-tu de changer ton zébrillon de collège finalement?

  12. Myriam dit :

    J’espère que ça bougera. Dans le collège de mon fils, la proviseure, le proviseur adjoint et la CPE ne tolèrent aucun manque de respect qu’il soit verbal ou physique. Mon fils se sent entendu et soutenu. Y a d’ailleurs eu un gros programme avec conférence sur le harcèlement.
    Bon courage à vous deux.

  13. Ingrid dit :

    Le collège a toujours été pour moi le pire moment car c’est l’age bête et l’age de l’affirmation. Mais j’ai vécu ce que votre fils à vécu à plusieurs ages de ma scolarité. Primaire, collègue, lycée, BTS… Parfois par un gros groupe de personne car je ne répondais pas à leurs codes sociaux. Je sais parfaitement par quoi il vit et par quoi il va encore devoir passer. Et j’en suis désolée pour lui au plus profond de mes tripes. Je lui souhaite toute la force possible pour passer au travers. Car vous ou des adultes, ne pourront pas toujours le protéger. Il faut qu’il apprenne à se défendre. J’ai eu la chance au collège, qu’une fille de ma classe en ait marre de me voir me faire marcher dessus par tout le monde. elle m’a dit « reste avec moi et apprend comment je fais pour me défendre ». En quelques semaines, j’ai trouvé les moyens de me faire respecter (et pas par la violence). Mais j’étais plus vieille que votre fiston.
    Il serait dommage que votre petit reste traumatisé par ces histoires. Quand elles seront régler, je vous conseille fortement de l’emmener voir un thérapeute en mouvements oculaires (EMDR ou IMO). Il le dé-traumatisera en quelques séances. Ces événements ne seront plus qu’un point anecdotique de son passé. Il ne développera pas ainsi de phobie scolaire ou autre. (je vous en parle pour l’avoir expérimenté, ainsi que des gens de mon entourage).
    Que la force soit avec vous tous (car il en faut pour une maman de voir son fils souffrir). Je suis de tout coeur avec vous.

  14. Alison dit :

    Quel horreur … mais que fait le collège ???? c’est inacceptable !!! les parents des harceleurs sont-ils au courant …. c’est de la non assistance à personne en danger !
    Bon courage, je suis de tout cœur avec vous et votre petit zèbre.

  15. ac lebouvier dit :

    Soyez vigilante et à l’écoute , n’hésitez pas à le changer d’école si c’est possible … courage à vous et surtout à votre garçon qui est bien courageux de continuer à se rendre au collège!

  16. sandrine dit :

    Pour l’avoir vécu, je sais le combat que vous devrez mener, je sais la douleur subie et l’énergie dépensée contre des personnes qui vous jugent au lieu de vous aider… bon courage ! Si c’était à refaire, soit je porterais plainte ou je le changerais d’école ! Depuis qu’il est au collège, il a enfin trouvé des amis et même si ce ne fut pas parfait du premier coup, il a repris confiance en lui.

  17. Famille à rayured dit :

    Personnellement rien de tout cela m’étonne surtout quand on voit la démission de l’Education NAtionale sur le sujet du comportement des élèves relayant ça a une simple question d’éducation !!! Bref les élèves d’aujourd’hui se permettent tout et n’importe quoi dans l’enceinte de leur établissement quand sa gestion est laxiste et que les parents s’écrasent. Car qui dit parents qui râlent dit enfant mis à l’index par le corps enseignants vexé de leur remise en cause!!! Bref courage peut être faudrait il pousser le zebrillon à inviter un copain le week end (ou quelqu’un de sa classe pour qui il a un peu d’estime) même s’il ne veut pas car il va falloir qu’il s’intègre. Mon zebre s’est trouvé un copain (de force) juste avant noel et il sont les meilleurs amis du monde même si le Loulou (d’une gentillesse incroyable) a 2 ans de plus car il est de début d’année. Ils dessinent ensemble des scènes 3D à toutes les récrées pendant que les autres se disputent et jouent au foot!!! Mais le belle idylle prendra fin l’année prochaine avec l’entrée au collège car deux collèges différents!!!! Bon courage à vous!!!!

  18. Agnes dit :

    Ben c’est nul :( bon courage pour la suite mais ne baisse surtout pas les bras et comme d’autres l’ont conseille vas plus haut s’il le faut. C’est le probleme des annees d’avance au college, nos zebres n’ont pas la maturite sociale – si on peut appeler ca la maturite! – des autres. Le pire est la 5eme a ce que je vois autour de moi. C’est pire pour les garcons. Je ne te rassure pas, mais il faut se preparer a ca et il doit apprendre a se defendre. C’est la chose la plus difficile pour nos zebres. Faites des jeux de roles, comme ca il saura ce qui l’attend. Mais surtout ne lache surtout pas le college qui doit faire respecter l’ordre au moins a l’interieur… Donc courage

  19. gene dit :

    Il n’a pas le choix , il faut qu’il fasse face . Wilfried lui a expliqué comment il voyait les choses . Malheureusement il n’y a pas d’autres solutions . Si une mais ça peut marcher ou pas , allez voir l’inspection d’académie , signalez le problème et si rien ne se passe , changez le d’établissement . Il est très jeune . Tout cela est difficile à affronter mais vous ne pourrez pas tout lui épargner et croyez moi envoyer son enfant dans cet enfer qu’est le collège en sachant qu’il n’est pas armé émotionnellement pour y faire face est très très difficile. Mais petit à petit , il va apprendre à surmonter tout ça . Soyez à l’écoute et ne tolérez aucune autre agression physique . Ne pas avoir de copains est une grande souffrance . Apprenez lui que la solitude peut être aussi bien vécue et que ce n’est que passager . bon courage

  20. Véro Compère dit :

    Si votre zèbre est suivi par un(e) psy, lui demander de vous accompagner à l’école pour faire comprendre à la direction et aux enseignants l’impact de ces agressions sur lui pourrait faire avancer les choses. Quand un parent explique à un enseignant les difficultés et l’hypersensibilité de son zèbre, il est souvent vu comme hyperprotecteur, lorsque ces faits sont expliqués par un professionnel, ils ont un autre impact. La violence verbale est trop souvent minimisée par le corps enseignant et malheureusement, en Belgique en tous cas, les particularités des enfants HP totalement ignorées car non abordées lors des formations des enseignants. Il est difficile d’apprendre à ses enfants à se défendre sans pour autant adopter des comportements violents ou aller à l’encontre de leurs (nos) valeurs. Pour ma part, je tente de donner à mes enfants assez de confiance en eux hors de l’école afin qu’ils soient le mieux armés possible contre la bêtise humaine rencontrée au sein de l’école, de la part d’autres élèves mais malheureusement aussi de certains professeurs. Enfin, une direction ou des enseignants « alliés » pourraient inverser la vapeur en informant les élèves de la classe sur les particularités de votre fils. Les enfants et les ados ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas. Mes deux plus jeunes enfants sont en primaire dans une école freinet où chacun est mis en valeur pour ce qu’il est. Bien que ce ne soit pas rose tous les jours pour mes enfants, les enseignants m’ont aidée à les intégrer dans leurs classes respectives à force de dialogue notamment, ne négligeant jamais l’importance d’un incident. En espérant que vous et votre zèbre trouverez la voie de l’épanouissement au cours de ce parcours scolaire…

    • Morphee dit :

      Bonjour,

      Je lis que vous habitez en Belgique.
      Avez-vous pu y trouver une aide efficace?
      J’ai beau investiguer en tous sens, je ne suis pas encore arrivée à trouver une source pratique d’aide sans qu’elle ne soit soumise à des tarifs exorbitants.
      Avez-vous des trucs et astuces à me communiquer?
      Merci d’avance :-)
      Bien à vous.

  21. shararouge dit :

    Bonjour,

    Nous avons vécu ça….Arret de l’école après mois de janvier de 2010-2011,(harcèlement ..) école à domicile pendant 1 et demi (très bon expérience ) 2011-2012, déménagement de Genève à Paris pour joindre l’école G.Gusdorf dans 15eme pour les enfants HP ( super année!!! Sauf que papa et grand frère sont restés à Genève ) 2012-2013, retour à Genève 2013-2014 ,…(école privée 6 élèves par classe, pas mal , mais pas plus….), 2014 retour à Paris pour rejoindre G. Gusdorf, car c’est un école pas comme les autres!!!!
    Bon courage.

  22. Shoulai dit :

    Je te félicite pour ta démarche. Maman zébrette de 3 zébrillons, je suis passée à côté d’un harcèlement et n’ai vécu que les conséquences sans les comprendre. Bien des années après mon zébrado a osé en parler et les dégâts sont profond. Heureusement, depuis, nous avons tout mis en œuvre pour le reconstruire mais si j’avais su j’aurais fait comme toi !
    Courage et je souhaite plein de réconfort à ton petit zébre.

  23. sylvie durand dit :

    je suis triste de lire ça,je suis désolée je ne vous souhaiter que du courage pour supporter ces maux!Vous allez vite trouver de l aide je l espere de tout cœur!

  24. zebreux dit :

    pfffffffffffffffffffffffffffffffffffff

  25. Expérience d'un autre "zèbre" dit :

    Bonjour,

    J’ai moi-même subi le harcèlement en sixième (j’avais un an d’avance) et je vais être honnête et plutôt directe: votre fils est en danger! Sortez le de là! Le plus vite possible. Ne le mettez plus à l’école et déscolarisez le. C’est la seule solution pour le sauver!
    Ni l’administration, ni les profs, ni personne ne fera rien! Espérer que votre appel sera entendu au sein du collège n’aura comme résultat que d’achever de le détruire! Ils ne VEULENT rien voir, et comme le dit le dicton; il n’y a pas plus sourd que celui qui refuse d’entendre.
    IL EST IMPÉRATIF QUE VOUS VOYIEZ LA RÉALITÉ EN FACE, ET C’EST D’AUTANT PLUS DUR POUR VOUS QUE VOUS NE POUVEZ LA COMPRENDRE SEULE. CE DANGER NE SE MESURE VRAIMENT QU’UNE FOIS LES DÉGÂTS CONSTATÉS!! J’ai beaucoup de chance d’être là aujourd’hui, alors si mon témoignage peut l’aider, je ferais le nécessaire.

    Votre fils est en souffrance, vous vous en rendez compte, mais depuis bien plus longtemps que vous ne croyez et bien plus que vous n’imaginez.

    Je crois presque lire ma propre histoire dans vos mots, j’ai subi exactement la même chose et je peux vous dire que même vous ne pouvez mesurer véritablement sa souffrance…le harcèlement, les moqueries incessantes, les humiliations, les soudains trouble de vision et d’audition des professeurs (ben voyons!), la solitude la vraie, le mal-être, le dégoût, la peur, le traumatisme, l’enfer…tout ça est encore gravé en moi, huit ans après, il m’arrive encore de faire des cauchemars, ou des moments de mal-être, d’inconfort. Huit ans après, une part de moi se sentira toujours un peu différente. Votre fils est en train de se faire détruire, et les adultes sont les premiers coupables. Il est actuellement au beau milieu de l’enfer et en l’y laissant, sans vous en rendre compte, vous le sacrifiez.

    Vous pensez peut-être que j’exagère, que j’ai vécu une situation bien pire que celle de votre fils, mais je peux vous assurer en toute certitude que ce qu’il vit est au moins aussi pénible…
    Mes parents étaient exactement comme vous à l’époque, et moi même je ne me rendais pas beaucoup plus compte, mais le résultat est sans appel. Mes parents ne se sont jamais rendus compte que j’avais tenté de me suicider. Je ne leur en ai parlé que des années plus tard…j’ai eu de la chance, mais je n’aurais pas tenu un an de plus. C’EST SORTIR DE CET ENFER QUI M’A VÉRITABLEMENT SAUVÉE.

    Surtout, ne culpabilisez jamais. Vous faites le maximum pour votre fils et se rendre compte que son enfant est au bord du suicide est IMPOSSIBLE. Je ne dis pas qu’il l’est, mais je tire la sonnette d’alarme: c’est dans son cas UNE POSSIBILITÉ A NE PAS ÉCARTER NI NÉGLIGER!!

    J’ai conscience également que la lecture de ce message peut vous effrayer, mais je n’exagère pas, et j’espère de tout mon cœur que vous allez enfin le sortir de cet enfer pour toujours. Ne croyez pas qu’en le déscolarisant vous le couperez du monde. Je n’ai jamais été aussi bien, tant scolairement que socialement, que durant les deux années où mes parents m’ont déscolarisée. ça ressemble à une libération et un soulagement indescriptible…

    Vous allez subir beaucoup de critiques si vous suivez mon conseil. Ne les écoutez pas. Vous allez certainement devoir vous battre et il va vous falloir du courage, mais pour votre fils, le courage ne suffit pas.

    Vous pouvez me contacter par mail, je serais ravie de pouvoir vous aider et vous éviter les erreurs que nous avons faites par le passé. Je dois avouer que je tremble en écrivant ce commentaire, par pitié, arrêtez ce massacre, arrêtez le collège classique. Il ne mérite pas ça, personne ne mérite ça.

    • A. Zebrounet dit :

      Bjour,

      Je peux comprendre que cela vous ai sauvé. Votre message ne m’effraie pas, mais n’apporte pas à mes yeux LA solution pour mon zébrillon.
      Etant extrêmement sociable, je ne pense pas du tt que la scolarisation à domicile soit une solution pour lui.

      Il y a sans doute des enfants pour qui cela peut sembler nécessaire mais je veux croire qu’il n’y a pas de règle existante qui consisterait à dire « accepte & souffre en silence ou déscolarise-toi » ;)

      • Madeleine dit :

        je me permets de répondre pour donner quelques précisions: la scolarisation à domicile n’est pas la même chose que déscolarisation, cela doit (devrait?) être vécu comme un choix. Mais c’est aussi une contrainte qu’il faut pouvoir et avoir envie de gérer et je comprends qu’on n’ait pas envie de le faire, cela doit rester un choix vécu avec plaisir. Cette solution n’est cependant pas péjorative, n’a rien à voir avec le fait d’être sociable ou pas. Les camarades qui harcèlent votre enfant ne me paraissent pas des exemples de sociabilité, pourtant ils trouvent leur place dans ce collège! Bien sûr, il y a des solutions autres, tous les précoces ne se font pas frapper et certains s’épanouissent très bien en milieu scolaire mais ce n’est pas la faute du précoce s’il se retrouve dans cette situation. Un enfant subit d’autant plus qu’il n’a pas le choix, il faut donc être à son écoute, mesurer les risques sur votre zèbre, c’est au cas par cas. Mon zèbre a été sauvé par un lycée public qu’on m’avait présenté comme élitiste et donc à fuir pour les âmes sensibles. En 18 mois de fréquentation: plein de copains car très sociable et des notes complémentaires avec mention TB au bac S assorti d’un 18 en philo (où est-il allé chercher ça? :-| . Non, je ne suis pas ambitieuse à travers mon zèbre :-x , je suis juste contente qu’il ait repris confiance en lui.Il avait toujours des copains mais jamais à l’école sauf: lors d’un bref passage au lycée Michelet de Nice et en Allemagne où il a passé ses premières années scolaires en intégration totale, là non plus pas de problème de copains malgré la barrière de la langue: 20 copains sont venus à son anniversaire!!! :-o …bon, j’ai géré car mon zèbre était content :) .mais l’année suivante j’ai trié les invitations! :roll: . Nous avons vécu l’expérience de l’école à domicile que j’ai fini par choisir et qu’avec du recul je regrette de ne pas avoir décidée plus tôt: là non plus pas de problème de copains, de sociabilité, de maturité…même en milieu de type scolaire difficile, seul à l’étranger pour quelques jours. Comme par hasard le seul problème de sociabilité est apparu quand mon zèbre s’est retrouvé dans la même situation que le votre, avec le conseil de psy de surtout le laisser dans ce milieu pour le socialiser :-? . :oops:
        Mais je dirais que le lycée, c’est mieux dans un bahut, avis personnel.
        Ne regardez donc pas les solutions avec à priori.
        Courage, sincèrement, une ancienne « maman de zèbre »

        • Madeleine dit :

          j’ai oublié de rajouter: la solution « accepte et souffre en silence ou déscolarise toi » m’a été dite avec d’autres mots par un officiel de l’école lors de l’entrée en classe à domicile. Mais je reste d’accord avec vous: l’école est un droit pour nos enfants. Il faut donc se battre, les réponses de certains sont à cet égard pleines de bons conseils et pertinentes; il faut se battre mais ne pas oublier le zèbre qui se trouve au front…et au milieu: le protéger avant tout.
          Encore courage, avec toute ma sympathie

      • Bonjour! Je ne sais pas à qui je dois écrire, à « expérience d’un autre zèbre », à « A.Zebrounet » ou à « Madeleine »! Je choisi A.Zebrounet! Quand j’ai lu le premier épisode de cet incident et votre réaction, je me suis dit « aïe, aïe, aïe, une Zèbre qui va exposer par A+B+C+Z que cette situation n’est pas humaine va se prendre un retour de bâton. Elle ou son enfant et plus surement son enfant. Cela aurait pu être de la part du premier enfant en cause, ou des parents ou d’autres élèves ou du reste de cet univers impitoyable. J’ai cru comprendre que de la part du garçon et de ses parents il n’y avait plus vraiment à craindre quoi que ce soit. Comprendre, toujours chercher à comprendre, c’est notre drame et les solutions à l’emporte pièce ne nous conviennent pas, alors on tente d’expliquer et on réexplique pour ajouter un détail etc.. C’est sans fin, puisqu’en face c’est un autre monde qui n’a pas envie de se prendre la t^te avec ça, ou autre chose!!
        Scolarisation-déscolarisation c’est un vrai problème. Il ne faut plus attendre de l’école qu’elle contribue à la socialisation. Comment expliquer toutes ces incivilités ici et là de toutes parts et en abondances alors que tous les enfants sont passés par l’école? Depuis le temps nous devrions tous être des citoyens respectueux des individus et de notre environnement! Nous en sommes loin. Le « chacun pour soi, prévaut à tous les étages.
        Ne pas aller dans une école pour recevoir un enseignement n’empêche pas de fréquenter d’autres enfants dans des activités sportives, artistiques choisies.
        Est-ce une contrainte!
        Non cela semble être une contrainte mais un enfant qui apprend seul qui peut apprendre seul va aller beaucoup plus vite que dans un rythme scolaire. 145 jours par ans.
        Un enfants qui sait lire peut apprendre seul. Il peut travailler, étudier tous les jours de l’année comme il mange, joue, dort. Un apprentissage naturel en fait! ( à lire : le maître ignorant)
        Mon affirmation peut vous sembler excessive! Pourtant!! J’en ai fait l’expérience avec mes six enfants, scolarisés peu ou totalement à la maison. Ils ont développé des capacités ou développé leurs dispositions seuls. Notre présence étant uniquement pour répondre éventuellement sur une marche à suivre. Nous avons parfois des idées fausses sur ce qu’est tel ou tel constituant de notre vie, de notre société. Vous vous en doutez, j’ai souffert à l’école, j’y ai perdu ma vie. Je suis d’une époque où tous ces sujets n’existaient pas. Je ne savais donc pas que cela existait, mais je sentais que cela pouvait être autrement. Mais j’en conviens, décider la déscolarisation n’est pas simple et nous sommes en droit d’attendre de l’école qu’elle assure ce pour quoi elle a été créée.

        • Madeleine dit :

          bonjour à « vieux zèbre »
          Merci de soutenir l’école à domicile et de témoigner qu’elle n’est en aucun cas un frein à la socialisation et à la vie sociale de ses élèves. Car c’est un argument bidon pourtant bien présent, bref un préjugé. La contrainte vient du fait qu’on ne peut laisser son enfant des heures seul à la maison et que parfois aucun des parents n’a la possibilité matérielle de s’arrêter de travailler. Il faut alors jongler avec les horaires.
          Mais il est aussi rageant de devoir retirer son enfant d’une école parce que des fonctionnaires l' »éducation (!) » nationale ne savent pas gérer ce problème. Je comprends, de ce point de vue la réaction de la maman du zèbre A Zebrounet.
          Si j’avais un zèbre jeune et du temps, c’est la solution que j’adopterais jusqu’à la fin du collège. C’est un plaisir de travailler avec ce type d’enfant. :) :)
          Toute ma pensée pour ce petit zèbre

          • Tigerlily dit :

            la déscolarisation, ça veut dire aussi un des parents qui restent à la maison. Ce n’est pas négligeable comme choix.

          • Bonjour Madeleine et bonjour aux autres, impliqués dans ces échanges.
            Oui, la société est telle que la scolarisation est une parenthèse difficile à gérer et inclure harmonieusement dans les choix de vies d’une famille. Ces échanges à propos de tel ou tel enfant qui se trouve confronté aux harcèlements, aux injustices, aux violences ne sont pas un épiphénomène. Tous les débats qui existent depuis des années, des dizaines d’années sur « l’école » en tant qu’institution sont la preuve qu’une authentique réflexion n’est pas portée sur ces différents points que sont l’instruction (types de méthodes, programmes etc) les rapports sociaux (violence, harcèlement etc) les objectifs (sélection, programmation ou modelage à la citoyenneté etc), la formation des enseignants etc..
            Alors, au cours d’une scolarité de son enfant, chacun fait peu ou beaucoup les frais de toutes les incohérences du système. Une famille dont l’enfant est brillant pourra penser qu’il passera entre les gouttes des mauvais enseignement, erreurs pédagogique et autres et pif, paf, c’est la violence et le stress qui pourront tout anéantir subitement. Notre société, qui est en crise, n’est elle pas à l’image de l’école où comportements et savoirs sont transmis. Qui donne le reflet à l’autre?

          • Pour compléter ce que je viens juste de poster. Moi aussi je comprends bien la réaction de A.Zébrounet. ce n’est pas parce que j’ai dit « aïe, aïe, aïe » que je pensais qu’elle avait mal réagit. c’est tout à fait juste de monter au créneau et de défendre son fils. Ce n’est pas une surprotection, c’est la plus noble des intervention. Ce petit garçon va se sentir renforcé dans l’amour et dans la confiance qu’il peut avoir avec sa maman et cela peut l’aider à ce qu’il sache ou puisse réagir seul une autre fois! C’est peut être aussi de ça dont d’autres peuvent être jaloux! Le manque d’amour dans certaines maisons est lourd à porter et l’enfant va à l’école avec sa famille dans son cartable!

      • Expérience d'un autre "zèbre" dit :

        Vous espérez encore un changement du côté des adultes du collège après tout ce qui s’est passé? Vous jouez à un jeu dangereux, arbitré par des adultes qui encouragent ce harcèlement, où le but du jeu est d’être le plus con contre des adversaires sur-expérimentés dans ce domaine, où le terrain de jeu est détruit à la fin du match quelque soit le score final, et où ce terrain de jeu est votre fils.

        Il a sûrement d’autres solutions, mais ne sacrifiez pas votre fils dans cet enfer, pour une cause perdue d’avance!

        • A. Zebrounet dit :

          Je ne « sacrifie » rien, & encore moins mon fils ! Merci :)

          • Madeleine dit :

            Bonjour,
            Vous pourrez peut-être réécouter :-D :roll: l’émission de France Culture que vous avez mise sur le blog. Je viens d’en écouter les premiers mots: le harcèlement et la violence sont fréquents et pas toujours solutionnés par les adultes…Je viens de la découvrir, je vais l’écouter en rentrant du travail.
            Ceci dit je partage votre réaction pour la déscolarisation, c’est (devrait être :-? ) un choix, pas un ultimatum…l’école est un droit pour tous les enfants, un service publique payé avec nos impôts.
            Ce ne sont pas les victimes les coupables, d’après ce que je crois, c’est la violence qui est condamnable légalement. « Pauvre harceleur qui n’existe que parce qu’il y a ces méchantes victimes qui « provoquent » par un regard!!(jusqu’à présent je croyais, étant profession paramédicale, que ce genre de réaction était réservée aux malades paranoïaques.)
            Il n’a a pas que les précoces qui peuvent être harcelés. C’est l’école qui sacrifie des enfants.
            Bon courage,

  26. Rainbow dit :

    Je ne sais pas si tu en as la possibilité, mais je crois que pour couper ces longues journées, tu devrais le retirer de la cantine. Je travaille et mon mari aussi, mais pour le bien des enfants, notamment mon fils qui comme tu le sais a été agressé lors d’un interclasse avec à peine quelques jours de décalage par rapport à ton zèbre, nous nous arrangeons avec mes parents pour que les enfants n’aient pas à subir ( c’est bien le mot ) le temps de l’avant et après cantine, ainsi que les repas souvent chahutés. De leur propre aveu, cette coupure à la mi-journée est salvatrice et leur permet de recharger les batteries dans le calme et la détente, de se rendre aux toilettes sans être embêtés, de pouvoir lire 5 minutes sans se faire piquer leur bouquin ect….
    Si tu en avais matériellement la possibilité, il trouverait ses journées moins longues, moins angoissantes et cela diminuerait singulièrement les possibilités d’agressions. En toute amitié, c’est le seul conseil que je puisse te donner sans remettre en cause toute sa scolarité dans ce collège de façon définitive. Il se sentira ainsi plus entouré, plus surveillé, plus protégé. Il n’ira que pour les cours et ne s’en trouvera pas plus mal.
    Courage à vous tous.

    • A. Zebrounet dit :

      Oui j’y ai songé ! Le souci étant qu’il a bcp d’options & d’ateliers, précisément entre midi & 2 :(
      Le seul jour où il serait possible d’avoir le temps matériel d’aller le chercher & de la ramener à temps (je ne suis pas ds la même ville que le collège, & il faut entre 9 & 10 minutes pour le trajet aller ou retour) ainsi est le vendredi, seul jour libre à ce niveau-là.

      Bref, c’est une piste (mais qui ne va pas pouvoir « tt » arranger, loin de là. Il faut donc que d’autres solutions soient apportées :!:
      A l’heure où je tape ces lignes (05h24, mercredi), les 2 profs n’ont pas encore ouvert le message que j’ai envoyé hier… :-|

      • Rainbow dit :

        Les choses que tu évoques me semblent suffisamment graves pour alerter la principale du collège et pas seulement les profs, mais aussi le médecin scolaire et pourquoi pas, le rectorat. Je crois que le harcèlement dont ton fils est victime est malheureusement DÉJA bien installé et n’est plus anecdoctique. Je pense même que l’agression dont il a été viciime en est en quelque sorte le point d’orgue, mais pas le point final malheureusement. Il faut que l’administration réagisse très vite, mais je crois qu’au point où vous en êtes ton zèbre et toi, vous devez envisager de réduire les activitéss prévues entre midi et deux, garder son atelier préféré et laisser tomber tout le reste, au moins pour cette année, le temps que tout ceci se calme. Quel intérêt et quel bénéfice pour Z de faire des activités supplémentaires la peur au ventre’? Mieux vaut s’en tenir au stricte nécessaire, mieux vaut modifier son rythme quotidien ( en expliquant votre démarche à l’administration dictée par l’urgence et non par le choix) et le récupérer entre midi et deux jusqu’à la fin de l’année scolaire. Vous pourrez aviser à la prochaine rentrée, veiller avec le médecin scolaire à l’écoute, à ce que les harceleurs ne soient pas à nouveau dans la même classe. Il faut être présente sur le plan administratif mais il faut surtout que Z sente que sa maman est là pour le protéger le plus possible.

        • Rainbow dit :

          Mon mari me disait avec juste raison que tu aurais du ( à faire la prochaine fois ou même aujourd’hui) emmener ton zèbre chez le médecin et faire faire un certificat médical pour incapacité à se rendre en classe à cause du stress, document à communiquer à l’administration du collège et au médecin scolaire du secteur ( pas uniquement l’infirmière du collège). Nous pensons que si tu en restes aux e.mails littéraires, rien ne bougera, il faut utiliser les outils prévus pour cela: certificats médicaux, lettres recommandées avec AR, activation de la hiérarchie et il faut que tu arrêtes de t’excuser de les alerter par des formules rétoriques ou de chercher des « torts » à ton loupiot, il faut être désormais moins attentiste et plus percutante, sinon, cela restera de simples chamailleries dans les esprits des profs et du CPE parce que c’est bien pratique et plus confortable. Il faut EXIGER des réponses à tes alertes.
          Je t’envoie plein d’ondes positives.

          • zigomio dit :

            malheureusement je ne veux pas être pessimiste mais y’a de très grande chance qu’on lui dise gentilement  » d’aller voir ailleurs  » comme ca a été le cas pour un gamin que je garde.
            La violence est tellement devenu banal que les responsable d’établissement ne cherche même plus a la diminuer ni même de tenter quelque chose.

          • Tigerlily dit :

            je ne sais pas dans votre département, mais il y a des référents pour EIP dans chaque département maintenant (cf site inspection d’académie), moi je leur écrirai toute l’histoire et je leur demanderai un RV. Nous c’était pour aménager l’emploi du temps de la minizébrillonne de 5 ans qui faisait un blocage sur l’école tellement elle s’ennuyait. On n’osait pas parce qu’on avait peur que ça envenime nos relations avec l’école mais la situation de malaise était tellement grande qu’on a fini pas se lancer quand on a reçu la lettre de convocation pour une réunion urgente de l’équipe éducative. L’inspection d’académie a été très réactive, ils ont appelé peu après le mail et ont envoyé à la réunion une inspectrice d’académie. Elle a écouté chacun très attentivement puis a donné ses recommandations. Je peux te dire qu’ils ont filé doux derrière et ont aménagé comme elle leur a demandé. Et miracle, ça leur a permis de réaliser qu’en effet, la minizébrillonne n’était pas une pertubatrice gratuite mais une curieuse immodérée dont la curiosité n’était pas satisfaite du tout et qui du coup en voulait au monde entier. Elle s’est même fait des amis depuis, collectionne les bravo ce qui la ravit, et s’est calmée à l’école et à la maison.
            Résultat : ça a apaisé tout le monde, ça a permis de débloquer le passage en année supérieure du grand frère et on se dit avec mon mari heureusement qu’on n’a pas attendu encore…

            Tente !

      • Bonjour! Avez-vous envisagé un goûter où seraient invités ces camarades de classes. Pas petits groupes, comme ça, au feeling pour voir les comportements des uns et des autres mais surtout pour qu’ils puissent de découvrir autrement dans ce rapport à la connaissance, discipline etc. Cela pourrait commencer avec celui qui a déclenché toute l’affaire. Pas impossible qu’ils puissent devenir amis!!

      • Agnes dit :

        Tu ne peux pas l’emmener au restau genre mac do ou aller faire des pique niques (je sais l’hiver c’est dur!)
        J’allais manger avec ma grande a son age, ca l’aidait pas mal, en plus je faisais du reperage et les gamins se tenaient a carreaux vu qu’ils me connaissaient… Mais bon c’est aux US.
        courage!

  27. Madeleine dit :

    Bonsoir,
    C’est grave ce que vous vivez. Mais il y a des solutions. Assurez-vous que les personnes dans le collège de votre fils se sentent concernés par ces problèmes de harcèlement, par la réussite des enfants du collège, par leur métier; ils auront peut-être alors l’envie et la possibilité de voir ces faits cesser. Faites remonter à l’inspection, si c’est possible. Mais ne laissez pas trop longtemps votre enfant dans cette situation. Il est impératif de trouver une solution rapidement: nous non plus nous ne fréquenterions pas les endroits où nous nous sentirions en danger sans stress et sans conséquence sur notre santé et sur la qualité de notre travail. Il faut prendre de la distance pendant quelques instants pour se poser des questions: ce collège, si je ne peux en changer la mentalité, est-il le seul établissement possible pour votre fils? Non, peut-être pas, si je réfléchis bien. Pourquoi n’a-t-il pas eu la possibilité de suivre ses petits copains de sa classe de CM2 de son école privée? Les rejoindre, serait-il encore possible, serait-ce une solution? Si vous en avez la possibilité matérielle, l’école, l’instruction à domicile, pour être plus précise, est parfaitement légale et reconnue. A ne pas confondre avec déscolarisation; il s’agit de bien suivre les directives administratives, pas trop compliquées. Certaines familles la choisissent d’emblée sans que cela nuise à l’avenir professionnel de leur enfant, ni à leur orientation. Renseignez-vous sur les établissements, publics ou privés, à travers des témoignages de parents d’enfants qui ont le même profil que le vôtre. Il y a toujours moyen d’en rejoindre l’un ou l’autre. Votre enfant est gentil, n’a pas de problème de comportement, est intelligent, en réussite scolaire: cela intéresse encore quelques enseignants et directeurs d’établissement. Il faut que votre enfants soit dans un milieu où il soit à son aise pour apprendre et travailler. Le milieu de violence n’est pas la norme: il n’a pas à s’y habituer seul à son âge (je ne parle pas de son avance), vous devez le protéger. Relativisez l’impact que semblent avoir les solutions qui paraissent originale. Quand il rejoindra un bon lycée, votre enfant ne se sentira plus en marge et personne ne lui demandera comment il a passé sa scolarité vers 11/13 ans. L’essentiel est que lui ai eu l’occasion de bien évoluer durant cette période, intellectuellement, affectivement et socialement (j’espère que vous ne croyez pas que la socialisation de votre enfant passe par la fréquentation de tels enfants). Cela fait partie bien sur de la vraie vie mais cela détruit un enfant. En attendant, essayez de le soutenir, dans les MSG réponses précédents, certains parents ont eu quelques bonnes idées.

    Merci pour votre blog, il est sérieux et intéressant. Dommage que du temps de mon zèbre, je n’ai pu en profiter. Mais il s’en est tiré, après bien des luttes…et des chances quand on n’y croyait plus: les profs super ça existe encore, vous les trouverez, j’en suis certaine.

  28. Zebra3 dit :

    Cela m’attriste, me désole et me rappelle tellement ce qu’a vécu mon fils malheureusement. Tu as raison de réagir immédiatement et factuellement comme tu l’as fait, ensuite, c’est au collège de réagir et de traiter effacement le problème. Je te souhaite de tout cœur que cela s’arrange.

  29. clevasseur dit :

    J’ai supporté tant bien que mal cette situation en primaire et collège. Je n’étais pas diagnostiquée ce qui rendait les choses encore un peu plus incompréhensible. Mes parents n’intervenaient jamais. Avec le recul je n’aurai pas voulu, peur de prouver que je suis encore plus faible, peur des représailles… Mais en dehors de toute action contre ces élèves j’avais besoin d’être écoutée, même si ça ne changeait rien à la situation j’avais besoin de légitimer ma souffrance. Écouter ne veut pas dire qu’il sombrera encore plus, bien au contraire, il aura cette petite force de se dire : ce soir je retournerai dans mon foyer personne ne m’atteindra, je serai accepté comme je suis avec mes émotions du jour et je pourrai hurler ma colère, pleurer mes blessures pour ensuite que ça s’apaise et repartir plus fort demain.

    C’est difficile d’écouter ( j’y travaille depuis que je suis maman) tellement habitués à étouffer les émotions pour ne pas s’apitoyer sur son sort, persuadés que ça empirera les choses mais non au contraire c’est ‘nécessaire d’exprimer pour lâcher la pression.

    Plein de courage à lui et à vous parents.

  30. sandrine dit :

    bonjour,

    je n’ai rien de bien original à ajouter si ce n’est que j’ai malheureusement connu cela moi même étant enfant sans être diagnostiquée, mon zèbre aîné , testé en CM2 seulement, l’a vécu aussi en primaire où il se faisait traiter de fou puis au collège surtout en 6* et 5*, il est maintenant en 3* et cela va un peu mieux même s’il lui arrive encore de se battre quand il se fait insulter ( déjà 2 fois cette année ) il m’est insupportable de penser que mon fils puisse se battre car la non-violence est une valeur importante à nos yeux mais devant le peu de réactions des adultes de l’établissement c’est la seule solution qui se présente à lui: se défendre…; notre petite de 8 ans commence à avoir régulièrement mal au ventre à l’école et cela fait toujours suite à une situation de conflit avec les autres, elle est testée vendredi et pour moi le résultat ne fait aucun doute, j’espère que le dialogue avec la maîtresse sera positif suite au test… Elle me fait mal en me racontant comment les autres l’excluent, l’insultent… le plus souvent elle est seule ou avec des plus petits, en classe c’est compliqué aussi car elle n’est que très rarement interrogée ( la maîtresse sait qu’elle sait…) et le vit assez mal.
    J’attends les résultats du test pour avoir un entretien avec la maîtresse et essaie de dédramatiser la situation mais cela est difficile.
    Je te souhaite beaucoup de courage , n’hésite pas à harceler la direction et les enseignants, c’est ce que j’ai fait avec mon grand et cela a fini par payer car il est mieux entouré qu’à son arrivée en 6*, les profs lui donnent des travaux adaptés qui, certes, le marginalisent un peu auprès des autres, mais lui permettent au moins de « manger à sa faim »… A ce jour il a 2 ou 3 amis dans sa classe ce qui pour nous est énorme…ce ne sont pas des enfants précoces mais des enfants qui ont été aussi écorchés par la vie.
    Je me permets de t’adresser de grosses bises et plein de pensées positives
    Sandrine

  31. sandrine dit :

    J’ai oublié d’ajouter que pour mon fils l’intervention de l’infirmière scolaire a été d’une grande aide, elle s’est documentée sur le sujet et en a parlé avec les profs et la direction, n’hésite pas à rencontrer celle du collège de ton fils.
    Courage

  32. Anne-Marie dit :

    Je suis désolée pour zébrillon et en même temps révoltée et en colère.
    Cela est intolérable et l’administration et l’éducation nationale ne devraient pas prendre ces situations à la légère et les considérer comme banales.

    Nous avons eu une situation similaire dans la classe de ma zébrette l’an dernier, en 5°, dirigée vers une de ses camarades de classe, que je soupçonne d’être zèbre non diagnostiquée.

    Quqoiqu’il en soit, les parents d’élèves sont intervenus auprès du Prof. principal (PP) et de la principale du collège.
    Le PP, l’assistante sociale et la CPE ont utilisé plusieurs « heures de vie de classe » et matière du prof. pour traiter de ce cas de harcèlement. Ils ont utilisé les modules du site http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr
    Ils ont montré à toute la classe que ce n’était pas anodin et que le comportement du/des harceleurs était inacceptable et que eux les adultes seraient toujours aux côtés des victimes.
    Il y a eu également des sanctions disciplinaires envers le harceleur et ils ont refait des séances quand certains élèves ont pris la défense du harceleur et traité la victime de « balance ».

    Cela a eu un effet très positif sur la victime qui s’est sentie soutenue et protégée par les profs et les surveillants et beaucoup d’élèves de la classe se sont rendus compte de la violence de leur attitude et du mal que cela engendrait.

    Tout n’est pas parfait mais cela a calmé la situation et surtout permis à la victime de trouver des amis protecteurs dans la classe.

    Tu ne devrais pas te contenter d’un email, il faut rencontrer le principal et la CPE et exiger des actons concrètes. Le corps enseignant peut peut-être identifier 1 ou 2 élèves de la classe qui pourrait « tutorer/accompagner » le zébrillon pendant quelque temps, de manière à ne pas se retrouver seul face à ces harceleurs.

    Bon courage, ne lache rien et tiens nous au courant.

  33. Mélina dit :

    Désormais jeune adulte, je découvre votre blog (où, sans grande surprise et comme beaucoup de votre lectorat, je me retrouve beaucoup).
    J’ai vécu le même calvaire que votre Zébulon il y a une dizaine d’années (et ce, depuis l’école primaire), et l’équipe enseignante s’est révélée particulièrement incompétente pour faire cesser les brimades et les violences verbales et physiques dont j’étais victime. Je serais bien en peine de vous apporter une aide d’aucune sorte (si ce n’est pour vous conseiller de l’écouter et de toujours, toujours lui donner le sentiment que sa souffrance est valide et entendue, mais vous semblez déjà remplir parfaitement votre rôle de parent en cela!), mais pour lui et votre famille, j’espère que les choses se résoudront. Vivre cela laisse des traces durables et douloureuses, et je ne souhaite à personne de passer par là.
    En attendant, je vous souhaite bien du courage…

  34. Georges dit :

    Bonjour à toutes et tous,
    Et oui, cela touche malheureusement presque tous nos Zèbres.
    Le mien aussi a subi ces mauvais traitements. Ceci dit, ayant la chance d’être ancien professeur de Karaté Do, j’ai à l’époque, pris la décision de lui enseigner cet Art Martial.
    Respect des autres, concentration sur ce que l’on fait, assurance et autres qualités apportées par la pratique TRADITIONNEL de cet art.
    Aujourd’hui, il n’est que rarement embêté et cela ne dure pas longtemps et surtout sans avoir à se battre.
    Hier, on lui jetait son cartable du 3éme étage à l’école, on l’enfermait dans les toilettes, on le poussait dans les escaliers et quand il a eu des poux et qu’il est allé chez le coiffeur, on le traitait de nazi….
    Inutile de préciser qu’une partie des professeurs ne s’en occupait pas.
    Maintenant, concernant mon 2éme zèbre, je lui enseigne toujours le respect des autres mais aussi qu’il faut se défendre et lui aussi suit les cours de Karaté.
    C’est marrant, il est moins embêté que son aîné ne l’a été à son age.
    Plein de positif à vous toutes et tous et excellente année 2014.

  35. Morphee dit :

    Bonjour,

    Je suis effarée et triste de lire ce qui arrive à votre enfant. Vous avez bien fait de contacter l’école. Actuellement, trop d’adolescents se suicident pour cause de harcèlement. Heureusement, vous pouvez compter sur votre fils qui vous confie ce qui se passe et ce qu’il doit endurer. C’est votre meilleur allié et vous avez donc la possibilité de le soutenir et de réagir avant que la situation ne s’envenime. Mais ce n’est malheureusement pas toujours le cas et beaucoup d’enfants souffrent en silence jusqu’à arriver à l’acte ultime. Le harcèlement a toujours existé mais j’ai l’impression que lorsque j’étais moi-même en âge de scolarité, les professeurs étaient plus attentifs à ce genre de manifestation. Et puis, le harcèlement prenait moins d’ampleur aussi vu que l’Internet était inexistant et par la même tous les réseaux sociaux. Ce qui se passait auparavant au sein de l’école se terminait une fois rentré à la maison, tandis que maintenant le harcèlement se poursuit à domicile via ces fameux réseaux sociaux. En outre, il est plus facile de critiquer violemment quelqu’un sans l’avoir en face de soi et ce qui est dit sur les réseaux sociaux est rapidement lu et fait le tour de toute une école à la vitesse de l’éclair. Ces deux facteurs aggravent la situation et encouragent d’autres condisciples à suivre le mouvement alors que ceux-là mêmes n’auraient probablement rien fait de leur propre chef. Selon moi, il était donc plus facile « d’éteindre le feu » lorsque le harcèlement était contenu au sein de l’école. Les quelques agitateurs étaient vertement remis à leur place autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que le harcèlement cesse. Pour en revenir aux réseaux sociaux, votre fils a heureusement eu l’intelligence de bannir les inopportuns de son compte mais cela prouve bien que les harceleurs sont vicieux, pervers, l’invitant à être « ami » avec eux pour mieux pouvoir le casser ensuite. Je trouve ce procédé révoltant. D’autant plus que les propos désagréables continueront à proliférer sans intervention externe pour y mettre fin. Il faut donc absolument réagir pour casser cet engrenage au plus vite afin d’éviter un effet de masse.
    J’espère de tout cœur que le corps professoral et la direction prendront votre appel au sérieux et que votre enfant pourra retourner sereinement à l’école. Dans la négative, il ne faut pas hésiter à interpeller l’Inspection des écoles même si ce n’est pas une démarche agréable à faire. Ce qui prévaut est la protection de votre enfant.
    Bien à vous.

    • Expérience d'un autre "zèbre" dit :

      Bonsoir Morphee,

      Je crois que vous ne réalisez pas. Ce n’est pas parce qu’un enfant se confie à ses parents que ces derniers peuvent arriver à se rendre compte à quel point celui-ci va mal! Les parents ont beau savoir que leur « zèbre » vit un enfer, comment peuvent-ils anticiper quelque chose comme ça, quand chaque minute qui passe nous détruit d’avantage?
      Mes parents m’ont toujours écoutée et soutenue, je me confiais à eux. Les parents sont bien plus impuissants devant cela que ce que vous semblez croire.

  36. Nat dit :

    Bonjour,
    j’ai lu, j’ai hésité à commenter… et puis, ce soir, je me décide.
    Je me souviens de votre premier contact avec cet établissement (privé je crois), et à quel point vous étiez heureuse d’avoir en face de vous un interlocuteur sensible à la précocité. Et je ne peux m’empêcher de me demander ce que ce serait autrement…
    C’est désastreux, destructeur et tellement révélateur de l’ambiance qui règne dans un collège.
    Ma fille nous a rapporté des faits similaires sur un élève de sa classe en octobre. Elle-même a eu des remarques comme « t’es trop intello » « t’es trop jeune, laisse nous »… mais c’est passé rapidement. Elle gère plutôt bien , enfin je crois.
    Son copain, lui, subit toujours des brimades et donne une image négative de lui : mange des chewing-gums ramassés par terre devant les autres, joue à l’idiot, exagère toutes ses attitudes, comme pour s’attirer les remarques, les moqueries…peut-être pour faire oublier son intelligence.?..??
    Je crois que votre démarche de dialogue est bonne et je pense que les profs y sont sensibles.
    J’espère que zébrillon est (ou va ) retourné au collège plus serein… l’école à domicile ? Il faut être très dispo en tant que parent, c’est quelque chose qui nous a effleuré un temps pour notre fils… mais cela s’est arrangé pour lui.
    Une maman de 4 zèbres, qui parfois fatigue un peu mais quel bonheur !

  37. Mina Z dit :

    Bonjour
    Notre zébrette est rentrée en 6ème cette année a 9 ans. La décision a été prise fin juin (suite au passage du WISC). Le collège public à 6 km de chez nous (nous sommes en campagne) nous a épatés lorsque le proviseur nous a reçu tous 3 : « Elle a les compétences, elle a les motivations, à nous de faire en sorte que ça se passe bien »… C’est beau n’est ce pas ? Mais voilà, en gros ça ne va beaucoup plus loin ! Zébrette est disqualifiée en permanence, au conseil de classe une maman a rapporté des propos affreux qu’aurait tenu notre fille. J’ai bondi et fait un courrier expliquant que ce n’était pas possible de laisser passer de tels propos. J’ai été reçu et sermonnée par le proviseur. Evidemment que tout le monde lui dit toujours qu’elle est petite, c’est vrai (enseignants et élèves) si nous pensons le contraire sinon c’est nous qui avons un problème. Si elle affabule (personne n’a pensé que ce put être quelqu’un d’autre qu’elle qui avait inventé les propos) c’est qu’elle est jeune, c’est pour faire son intéressante. Un enfant précoce est donc un enfant qui a les compétences en classe mais qui a son âge dans la cour m’a expliqué ce charmant proviseur. Normal que tout le monde lui dise qu’elle n’a pas sa place, qu’elle n’a rien à faire au collège. Ha, l’élève qui l’a jetée par terre et lui a mis des coups de pieds dans le ventre, je n’avais qu’à appeler pour le signaler (Zébrette a été voir la CPE et s’est fait rabrouer).
    On a beau dire, malgré les lois et textes qui circulent, peu (en espérant qu’il y en ait) se renseignent sur ce qu’est la précocité. Ils renvoient aux zèbres une image si faussée d’eux, qu’à force, ils risquent (pour ceux qui seraient sensibles ;-) ) de ne même plus se percevoir. Quand à les soutenir face aux violences, à croire que les adultes comprennent que c’est agaçant un tel camarade et que bon s’il se fait un peu secouer, ma foi, c’est la vie !!!!
    Avoir des enfants zèbres, c’est avoir un bâton de pèlerin et chercher sans cesse un établissement le plus bienveillant possible (et affronter sans cesse des gens condescendants qui trouvent ces parents bien à côté de la plaque). Soupirs sans fin

    • A. Zebrounet dit :

      Si vous saviez combien je partage vos sentiments ! :(

    • Madeleine dit :

      bonjour, Ah…le votre aussi n’avait pas sa place au collège?
      Nous avions demandé à ce charmant enseignant où était sa place, mais il ne nous a pas répondu.
      Nous avions le proviseur et une partie de l’équipe pédagogique avec nous, mais cela n’a pas suffit.
      Le mien est tiré d’affaire, je pensais que l’intégration des HP se faisait plus facilement maintenant…sans trop y croire. Quand mon HP a été diagnostiqué à 3 ans, une bénévole d’association a dit: nos enfants ont eu des soucis mais nous travaillons maintenant pour ces petits (en montrant mon zébreau) qui s’épanouirons en classe…C’est beau l’espoir et l’optimisme…mon « vieux » zébreau est dans l’enseignement supérieur maintenant où il s’épanouit effectivement, ENFIN!!!
      Courage pour A.Zebrounet et les autres, je suis de tout cœur avec vous. :smile:

  38. Chris dit :

    Bonjour,

    Je voudrais juste témoigner qu’être avancé d’un an était déjà assez mal vu quand j’étais au collège au début des années 80 (et oui, je suis sans doute plus agé que beaucoup des parents Z ici).
    Etait encore plus mal vu (déjà) d’être un bon élève (et j’étais excellent), et peut être encore plus d’être discipliné, et d’être obéissant par rapport aux profs (ben … je ne vois pas pourquoi je me serais révolté par rapport à ceux qui m’apprenaient des choses).
    Bref, en 1982, être un élève modèle était déjà TRES mal vu par certains.

    Je me souviens de menaces proférées avant même mon entrée en collège.
    Pourtant, je n’étais pas avancé d’un an (les institutrices s’y étaient opposé, seuls leurs enfants avaient ce droit, et tout le monde vivait dans la terreur des représailles des instits qui avaient presque droit de vie et de mort sur les élèves).
    J’étais également plus grand que la moyenne (en gros un an de plus en hauteur, mais pas en muscles).
    Mais je n’ai jamais compris pourquoi être méchant, pourquoi se moquer de celui qui échoue, ou qui est plus faible, ou moins bien habillé (c’était moi le mal habillé), ou pas du même milieu social.
    Oui, comme petit Z, j’étais plein de bonté, sans méchanceté.
    Et comme Machiavel l’a écrit , être désarmé conduit à être méprisé.
    Comme si pour être respecté, il fallait pouvoir tenir les autres en respect … avec une arme.
    C’est malheureusement le cas avec pas mal de personnes.
    « jeu » totalement crétin , de mon point de vue, et visiblement du votre.
    Mais comme l’a chanté Nougaro :

    Je reprends l´avenue vers l´école
    Mon cartable est bourré de coups de poing
    Ici, si tu cognes, tu gagnes
    Ici, même les mémés aiment la castagne

    Si t’es un mec, et que tu cognes pas … tu perd, et t’es méprisé.
    Et 40 % des parents enlèvent leurs enfants de l’école quand on veut les sensibiliser à ce que n’est peut être pas vrai … ben oui, un garçon, ça doit apprendre à taper sur les autres.

  39. Frédérique dit :

    Bonjour,
    J’ai reçu ces nouvelles de votre zébrillon en pleine figure, je croyais que l’incident était clos, qu’il pourrait poursuivre son année et ses autres années de secondaires sereinement. J’ai été confrontée à des difficultés similaires avec ma zébrillones qui, à 14 ans n’envisage plus de retourner à l’école. Elle est dans un tel état de stress qu’elle en est malade physiquement.
    J’admire votre patience et votre diplomatie. Cependant, aujourd’hui , je regrette d’avoir été « gentille » et assertive avec les intervenants scolaires s’occupant de ma fille. Beaucoup de courage à vous et votre zébrillon.

  40. Anne dit :

    Bonjour,

    C’est la première fois que j’écris sur votre blog, n’entrant officiellement dans le monde des zèbres que depuis peu : depuis le début de la descente aux enfers de mon premier Zèbre c’est à dire l’entrée en 6ème de septembre… Je passerai les soucis de baisse soudaine des notes et le sentiment d’être nul qui nous a fait consulter et valider ce que beaucoup nous suggéraient depuis longtemps mais que nous refusions de valider parce qu' »ils allaient bien » et que les petits soucis quotidiens nous semblaient normaux puisque nous même les avions vécus (ah ah ah !).
    Ce matin je suis arrivée sur votre blog (l’ayant déjà ouvert de lu à plusieurs reprises) à cause de ce sujet car mon grand zèbre vient de vivre une énième agression lui aussi et que je suis très inquiète. Notre collège (collège privé) n’est pas spécialisé mais petit et les profs et directeurs prêtent attention aux élèves. Ils ont d’ailleurs organisé une mise au point sur le harcèlement avec les 6ème il y a 15 jours notamment en raison d’une agression subie par mon zèbre avant noèl. Mais vendredi soir c’est dans le bus qu’a eu lieu l’agression.
    Je suis d’accord avec vous, la méchanceté fait partie de la vie et nous ne pouvons pas élever nos enfants dans du coton : il faudra qu’ils s’y confrontent de toutes façons, mais l’agression systèmatique du même enfant a ses limites : pour nous vendredi cartable envoyé au fond du bus, retourné, vidé de son contenu, contenu lu et commenté dans le car, avec mon Z en larmes auquel on disait : mais il rigole regardez il rigole… samedi il ne voulait pas aller au concert où il devait jouer, et il avait encore les yeux tout rouges malgré nos propos rassurants et nos actions (nous avons écrit immédiatement au principal)…
    J’aimerai tant être une petite souris qu’il aurait dans sa poche parfois pour le réconforter. Il mange seul lorsque ses seuls amis (plus âgés et IP) ne mangent pas au même service, personne ne veut faire d’activité en binome avec lui… Sincèrement je ne sais pas ce que vous vous allez faire mais nous envisageons de porter plainte avec le papa de mon zèbre : que la méchanceté des enfants existe certes mais quand on voit ce qui peut arriver à cause du harcèlement à ces âges nous nous disons qu’il ne faut pas laisser passer et je m’interroge surtout sur l’éducation donnée par les parents à ces enfants : une insulte, une moquerie : tous les enfant sen sont capables même les mieux élevés, mais des passages à l’acte c’est totalement différent : à force de justifier la violence des enfants et de rabrouer un gamin qui n’aurait pas réagi physiquement à une insulte en lui disant qu’il faut qu’il apprennen à se défendre on va se créer une société qui ne me convient absolument pas…

    • Madeleine dit :

      De tout cœur avec vous, ayant vécu la même chose avec mon EIP.
      Mêmes remarques de l’entourage niant la gravité des faits.
      Même culpabilisation des parents de victimes.
      Même vécu de mon zèbre malgré les mises au point du principal.
      Toujours beaucoup de colère malgré les années passées.
      Avec du recul, à part la déscolarisation, je ne vois pas ce que j’aurais pu faire.
      Mais cette solution sera réservée aux malades dans un prochain projet de loi…On ne laisse même plus fuir les victimes…la seule solution sera donc de s’alcooliser pendant la grossesse…Puis des cures télé pour nos EIP….pour qu’ils passent de stade de victime à celui de norme…
      Moi non plus ce type d’évolution ne me convient pas.

  41. Fridou dit :

    Je découvre ces billets et je suis moi aussi horrifiée…
    Ma fille entrera en 6ème l’an prochain avec 2 ans d’avance et ce que tu racontes est ce que j’ai toujours craint (en ayant moi-même été victime), mais je me disais qu’elle se laisserait moins faire que moi (à qui on a appris à tendre l’autre joue) et que ça se passerait mieux, comme elle est très sociable et se fait des copains partout… sans se laisser faire. Mais je vois que c’est le cas de ton zébrounet (et qu’il avait l’air bien dans sa peau, avant le collège !) et que ça n’a pas suffit…
    Ça me réconforte sur une seule chose: nous avions dans l’idée de l’envoyer dans un collège sensibilisé aux enfants précoces, mais c’était cher et loin, elle aurait dû prendre le train tous les jours (et à 9 ans…). Nous avons finalement décidé de l’envoyer dans le collège public de secteur (et advienne que pourra !). En te lisant, je me dis qu’on fait bien, car le fait que le collège soit privé et sensibilisé n’a rien changé pour ton fils…
    As-tu lu ce livre : http://ecrirecommeonrespire.blogspot.fr/2012/05/mourir-11-ans-mon-nouveau-roman.html ? Ma fille et moi l’avions lu l’été dernier et en avons discuté. Je pense que ton fils a eu la bonne attitude en t’en parlant (ce qu’Ophélie, dans le roman, ne fait que très tardivement et c’est en partie pour cela que ça perdure) et je te tire mon chapeau pour ta réaction: je ne sais pas si j’aurais eu le courage d’en faire autant… Mais ça doit rassurer ton zébrounet de voir qu’il est soutenu à 100%. Et son anniversaire paraît être une heureuse parenthèse, qui l’a aidé à se faire des amis. Alors, bon anniversaire à lui, et bon nouveau départ !

  42. Caro dit :

    courage….

    Mon ainé zébrounet a pris un coup de poing il y a quelques semaines (en classe, avec des marques)

    L’enseignante semblait aussi assez « fachée » de cette situation.

    Pour ma part, j’ai écrit aux parents que je n’accepterais plus de coups (cet enfant avait déjà régulièrement agressé physiquement mon fils)…

    Bref s’en est suivit une séance avec une médiatrice. Et tout ce que j’ai entendu du père c’était « en faire autant pour des chamailleries »…. « avoir mal au ventre et à la tête pour un coup… qu’est-ce qu’il ne faut pas entendre »… etc etc… et la mère était offusquée (ils sont divorcés) d’avoir reçu un courrier de ma part…

    Bref, plutôt que de discuter réellement des problèmes des garçons je me suis sentie sur la sellette durant 45mn pour avoir écrit une malheureuse lettre (tout à fait respectueuse, disant jusque que ces maltraitance, mot qui a fait bondir tout le monde !, devaient cesser).

    En rentrant, en discutant avec ma voisine (psy et vraiment adorable), je me suis rendue compte que je ne parle pas la même langue que la plupart des gens. Pour eux le mot « réparation » n’a pas le même sens que moi, ou encore maltraitance….. etc….. et j’ai pas sorti le mot « psychosomatique »… c’est trop compliqué pour eux !

    Bref, vous me voyez peut-être encore en colère, c’est bien possible, mais dans 4 mois c’est fini, ils rentrent au collège et dans des niveaux différents donc auront peu l’occasion de se voir, ouffff !

  43. Rainbow dit :

    Hier en fin d’après-midi, alors que pour la première fois depuis trois semaines difficiles sur le plan de ma santé personnelle je ressentais un regain d’optimisme, j’ai été contactée par le CPE du collège de mon fils qui m’a annoncé que mon doudou était de plus en plus souvent vicitime de certains enfants de son âge et qu’il avait été  » embêté » et retrouvé en larmes dans la cours de récré. Le CPE précisait qu’il était intervenu et avait puni le garçon mais souhaitait m’encourager à me mettre en rapport avec le chef d’établissement afin « d’aborder la thématique du harcèlement au collège »
    Une chappe de plomb m’est tombée sur la tête et j’ai couru au collège récupérer mon fils à la sortie alors que nous avions convenu qu’il rentrerait seul à la maison (200m à peine) . Il a eu l’air infiniment soulagé de me voir et alors que je l’interrogeais pour tenter d’en savoir plus, sur le nombre de fois ou cela s’était produit depuis l’agression d’avant Noël et surtout afin de comprendre pourquoi il ne m’en avait rien dit alors qu’il sait que nous le soutiendrons et prendrons sa défense tant qu’il sera dans son bon droit, le CPE s’est approché de nous et nous a invités à discuter dans son bureau. Il a tenu a rassurer mon fils en lui disant qu’il avait tout vu, qu’il n’avait rien fait de mal et a eu un discours très émouvant sur la différence et sur le fait que ceux qui sont différents sont souvent pointés du doigt, que la crétinerie était la chose la mieux partagée entre les individus et qu’il n’avait pas à se sentir coupable d’être ce qu’il est et d’avoir des centres d’intérêt différents de ceux de la majorité. Ce monsieur semblait savoir de quoi il parlait en terme de différence, lui venait très visiblement des îles comme en attestait son accent et la couleur chaleureuse de sa peau. C’est vrai que la différence de mon garçon se voit comme le nez au milieu de la figure: dans une cours remplie d’élèves braillant, remuant, courant, ou simplement discutant, lui et assis dans un coin et lit son livre favori du moment. Ce n’est pas une question de couleur de peau, c’est une question d’attitude. Il nous a donc conseillé de prendre rendez-vous avec le chef d’établissement afin de prévenir les immanquables prochaines fois et pour veiller à ce que l’an prochain se passe au mieux ( cette année scolaire-ci étant presque finie sur le plan administratif). Mon mari et moi allons donc veiller à ce que notre fils ne se retrouve pas dans la classe des ses deux harceleurs l’an prochain, tous les deux dans d’autres classes de sixième et n’ayant rien à voir avec celui qui l’avait brutalisé avant Noël, ce dernier étant en cinquième et n’ayant pas réïtéré.
    Rentrés à la maison, et une fois le stress un peu retombé, j’ai posé à mon fils la question qui me taraudait le plus: pourquoi ne m’en avait-il pas parlé, pourquoi avais-je du l’apprendre la bouche d’un CPE bienveillant et attentif, alors que je pensais qu’il savait qu’il pouvait toujours venir à moi pour me dire ces choses là, surtout après avoir pris sa défense immédiatement la première fois. Et il m’a répondu: « tu étais si stressée et fatiguée ses derniers temps, je n’ai pas voulu t’inquiéter…. »



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