On peut être THQI, excellent élève & ne pas aimer l’école…

On peut être THQI, excellent élève & ne pas aimer l’école…Lundi 17 mars 2014. Ce matin sonne chez nous le glas des congés :-|

 

Comme à chaque reprise de cours, cela n'enchante pas le zébrillon.
Car contrairement aux idées reçues que l'on peut encore si souvent lire sur le net & qui traduisent un stéréotype aussi erroné que ridicule toujours bien ancré dans la pensée collective, on peut être surdoué & ne pas avoir un amour particulier pour l'école, le collège ou le lycée :-x

 

Pire, on peut même avoir un très haut QI, avoir sauté 2 classes, très bien travailler... tout en n'ayant absolument aucune envie d'y retourner :!:

 

Se trouver si bien en vacances, parce que loin du vacarme d'une classe, loin de l'agitation de la cour où des centaines d'élèves se bousculent & vocifèrent, loin de la perte de temps occasionnée par la lenteur d'un groupe d'une trentaine d'élèves & de ce sentiment frustrant que, sur les 50 minutes de cours, seules 15 à 20 minutes sont finalement consacrées à un apprentissage réel, loin de la routine somme toute ennuyeuse des semaines qui défilent & se ressemblent.

 

Tous ces sentiments qu'il connait aujourd'hui, je les connais aussi. Par cœur, de l'intérieur.

 

Je les ai tellement ressentis, si souvent éprouvés que je suis fébrile lorsqu'il m'explique cela. J'aimerais tant qu'il échappe à ce spleen, qu'il ne soit pas envahi par cette même sensation d'ennui, de pédaler dans le vide, d'immobilisme. L'impression de lenteur mortelle des autres, quand on a intégré la notion dès le départ & que ces répétitions, de cours en cours, nous semblent s'étirer à l'infini.

 

Et je me rend compte qu'il n'en est rien. Ces pensées sont aussi celles qui bouillonnent dans sa tête, comme elles faisaient déjà surchauffer mon esprit au même âge.

 

La seule différence avec la situation qui était la mienne au collège, malgré tout extrêmement réconfortante car c'est une différence considérable en terme d'accompagnement, est que lui sait pertinemment qu'il peut m'en parler & que je peux le comprendre & le rassurer.
Non il n'est pas seul à penser cela, à ressentir cela. Il est d'ailleurs tout à fait normal qu'il le ressente :up:

 

Il vaut mieux qu'il l'exprime plutôt que de l'intérioriser & d'être seul, perdu, face à ce mal-être.

 

Hier, à mesure que la journée avançait, les maux de tête refaisaient surface :(

 

Qu'ils sont doux les jours passés loin du collège, pour lui comme pour moi ! Je suis nostalgique de l'époque où mon zebrounet n'était pas encore scolarisé.

 

Les enfants commencent à être jugés dès qu'ils entrent à l'école. Jugés par les instits', par les parents des autres petits, par les gosses eux-mêmes, par les adultes qui les entourent & les encadrent ; & cela ne prend alors plus jamais fin. Cela se prolonge tout au long de la vie (intime, professionnelle, amicale, etc.) & cette violence du regard porté, souvent peu empathique, peut être destructrice :oops:

 

Je me souviens de cette période si facile, si paisible, si évidente, avant ses 2 ans & ½ (âge où il a voulu entrer en Toute Petite Section de maternelle).

 

Il était totalement libre d'être lui-même, bien loin des étiquettes, des termes connotés, des considérations extérieures, des rôles imposés, des performances notées, des déceptions, des agressions en tous genres.

 

Moi aussi je me sentais bien plus libre & plus zen. Pas de compte à rendre, pas de comparaison toujours dérangeante entre les enfants des uns & des autres, comme si les classements étaient indispensables.

 

Cette semaine s'annonce plus pesante encore de par ma qualité de parent représentant ! Le deuxième conseil de classe se profile alors que le souvenir traumatisant du premier me hante encore 8-O

 

J'appréhende énormément ce moment, ayant eu bien du mal à digérer la violence des propos & des attitudes de certains professeurs quant à une poignée d'enfants, ne comptant certes pas parmi les meilleurs élèves.

 

Il m'avait coûté de garder le silence face à des moqueries du type "on nous dit qu'elle fait de son mieux", "il parait qu'il est hyperactif" ou des remarques très déplacées sur les demandes d'une mère, qui voulait savoir les raisons pour lesquelles son fils était appelé à aller en soutien de mathématiques.

 

J'essaie donc dès à présent de me conditionner pour lâcher du lest & de ne pas ressortir de ce conseil en petits morceaux :hypno:

 

 

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41 commentaires à “On peut être THQI, excellent élève & ne pas aimer l’école…”

  1. l'autruche dit :

    OOOOOOOOh comme cela me parle, chez nous aussi c’est la reprise ce matin, le pas traînant, le cri du coeur « quoi ? je mange à la cantine ? » et les maux de ventre d’hier pas encore tout à fait dissipés…

    Pendant ces vacances, pour la première fois il m’a dit ce à quoi je pense tout bas depuis des mois « et pourquoi tu ne me ferais pas l’école à la maison ??? » ; 7 ans 1/2 et déjà bien désabusé.

    Dialogue difficile avec une enseignante pourtant dévouée et à l’écoute « mais tu es le premier, alors que tu as sauté une classe, et tu comprends tout du premier coup ! pourquoi tu n’aimes pas venir à l’école ? »

    Il n’a pas la réponse et nous non plus. Juste, parfois, de lire qu’il est loin d’être un cas isolé, permet de se sentir moins seul en tant que parent également.

    La grande différence avec moi étant, ici aussi, que lui peut verbaliser sa détestation de l’école ; c’est déjà ça…

  2. Mamie blue dit :

    Dur pour mon petit-fils de retourner à l’école ce matin après 2 semaines d’absence (varicelle et complications) il n’est pourtant qu’en maternelle, c’est sa troisième année entre à 2 ans et demi et on parle de lui faire faire une quatrième année!!! Alors qu’il s’ennuie et dit qu’il n’apprend rien à l’école!
    Que faire?

    • Camille et les zebrettes dit :

      Que faire? Surtout ne pas le lâcher, le soutenir et qu’il sache que sa famille est là. Peut-être pouvez-vous faire appel à la direction de l’école sur son cas particulier, demander un avis par le psychologue scolaire ou la médecine scolaire et demander une dérogation pour un passage anticipé pour le CP.
      C’est ce que nous essayons de mettre en place pour notre 2ème zebrette, et l’école même si elle n’est pas encore très ouverte, semble ne pas poser (encore) de problème. Cela n’empêche pas la gamine de ne pas vouloir aller à l’école, maux de ventre et maux de tête se répétant.
      Courage à tous et belle journée.

  3. Fran dit :

    Oh que je comprends le sentiment du petit zèbre! Et comme il est difficile de le faire comprendre aux professeurs et aux autres élèves, pour qui quand on a la chance d’être doué pour quelque chose, on doit forcément aimer cette chose (et non mais qui on est pour oser se plaindre des conditions d’apprentissages et de l’ambiance à l’école alors qu’on réussit? non mais franchement!… ironie, ironie… :( )
    Pour le conseil de classe, j’en ai l’estomac noué pour vous. J’ai donné cours dans l’enseignement un temps (en Belgique, cependant, le système n’est pas le même), et certain collègues (pas tous, loin de là et heureusement) me donnaient parfois l’envie de les secouer comme des pruniers quand j’entendaient les bêtises sortir de leur bouche au sujet de nos élèves (et ils n’attendaient pas les conseils de classe pour les sortir, croyez-moi) :-x . Mais bon, j’aurais été qui, moi, la petite nouvelle, pour oser critiquer des profs chevronnés comme eux?… J’ai fini par comprendre que le système scolaire est parfois si dur, et les conflits entre profs et élèves peuvent être tellement rudes, que cette déshumanisation des élèves est pour certains un mécanisme de défense, une carapace qui leur permet de continuer un métier très difficile et souvent très dévalorisé (ce qui, ceci dit en passant, crée une spirale sans fin vers le pire: critiques -> profs s’investissant moins -> critiques -> profs s’investissant moins -> critiques -> profs s’investissant moins ->…).
    J’ai fui à toutes jambes, sans jamais vraiment avoir osé donner mon opinion, la pression sociale étant trop forte. Je ne sais pas si ça vous aidera à survivre à ce conseil de classe, mais dites-vous qu’il y a certainement des profs qui sont d’accord avec vous – et probablement plus que vous le pensez. Ils jouent la comédie car le métier est déjà si difficile qu’ils ont peur de se mettre les collègues à dos. Ca ne les empêche pas de serrer les dents et de n’être pas un seul instant d’accord avec cette manière de faire.

  4. Madeleine dit :

    Bonjour,

    L’ennui est un puissant facteur de démotivation et de dépression.

    Pour votre petit garçon, le souvenir traumatisant du premier trimestre, pour lui surtout, est peut-être un autre facteur plus grand encore. Car il me semblait qu’il allait à l’école serein auparavant, si j’ai bien lu votre blog. Il y a une école privée hors contrat à Nice qui avait bien compris l’importance de l’environnement affectif, l’importance de trouver des semblables, et le côté délétère du collège unique pour ces enfants;(du moins le cycle avait été mis en place dans les années 80.)

    Les solutions sont difficiles, j’espère que vous aurez des chances et des opportunités afin de bien aider votre petit garçon.

    Bon courage

    • A. Zebrounet dit :

      « Pour votre petit garçon, le souvenir traumatisant du premier trimestre, pour lui surtout, est peut-être un autre facteur plus grand encore. »
      Non non, le 1er trimestre s’est ts bien passé pour lui (le 2nd aussi d’ailleurs).

      « Car il me semblait qu’il allait à l’école serein auparavant, si j’ai bien lu votre blog. »
      Il y va, pas particulièrement inquiet (pas ces temps-ci en tous cas ! Car il y a eu des moments ds sa scolarité où cela posait pb du fait d’agressions par ex.). Mais sans aucun plaisir…

      • Madeleine dit :

        bonjour: pour « souvenir traumatisant », je parlais bien des conséquences des agressions évoquées dans votre blog.

        Mon enfant « zèbre » a été brillant aussi mais cassé plus tard par l’ennui et par le fait d’avoir été rejeté par la plupart de ses professeurs et de tous ses camarades scolaires, de façon plus flagrante à l’entrée qu collège;
        Je précise:aucun problème de comportement à part la timidité et une très grande discrétion.

  5. Nathalie dit :

    Je suis maman d’un zèbre de 18 ans qui a enfin mis des mots sur les maux de mon fils. Je découvre aussi que, malgré un parcours scolaire très brillant, je suis de la même espèce de mon fils. Cela m’aidera t’il à l’aider à franchir la dernière étape, celle du bac qui se profile.
    Ce matin, cette nuit, mon grand zèbre vient de m’annoncer qu’il ne pouvait plus aller en cours, c’est devenu pour lui une épreuve qu’il ne peut plus affronter.
    A quelques mois du bac, nous allons devoir trouver des solutions pour que le corps enseignant accepté de le descolariser sans sanction. Mais je crois que c’est enfin un soulagement pour mon fils, arriver régulièrement en retard le matin, une épreuve de force tous les matins pour l’amener en cours, des absences régulières et spontanées parce que soudain rester en cours lui devient insoutenable, des professeurs qui le prennent en grippe parce qu’ils ressentent les absences de mon fils comme au mieux du hé m’en foutisme et au pire comme une atteinte personnelle.
    Il y a peu que nous avons mis un mot sur le mal être de mon fils qui vient se rajouter à un divorce récent, mon petit bonhomme qui a déjà du mal à gérer ses affaires de classe, soit aussi gérer un « déménagement personnel » tous les dimanches quand il passe de son père à chez moi ou inversement.
    Je sentais depuis des mois que mon fils allait craquer et j’en étais même à arriver à attendre l’explosion qui nous permettrait de mettre en place avec lui des mesures adaptées à lui. Je me voilais la face imaginant qu’il finirait la ligne droite du bac et qu’ensuite sorti du lycée il pourrait trouver à s’exprimer plus librement dans un système éducatif plus adulte. Il ne finira pas la ligne droite, son implosion va peut être nous permettre à ce qu’il accepte qu’on l’aide.
    Quand je lis ce témoignage de votre petit zèbre qui souffre d’aller en cours malgré des résultats brillants, je n’en mesure que plus encore le malaise de mon fils qui , lui, souffre aussi de penser nous décevoir parce que ses notes ne sont pas à la « hauteur » ou que l’on puisse s’inquiéter qu’il loupé autant de cours.
    A présent, je sais que je doive trouver des solutions d’urgence pour permettre à Hugo de finir sa scolarité sans le contraindre à aller vivre l’enfer des cours.
    Je ne me plains pas, j’ai juste eu besoin de partager avec des parents qui pouvaient me comprendre. Mon fils n’est pas un fainéant ni un tir au flanc, juste un zèbre en souffrance.

  6. milnines dit :

    Bonjour à tous,

    Pardonnez moi de faire une digression mais vous, en tant qu’adultes, comment avez-vous trouvé votre place dans l’environnement professionnel ?
    Parce que me concernant, après chaque contrat, je me sens encore comme le zebrillon…

    • Juliette dit :

      ah avec bcp de douleur et quelques fois l’envie de ne pas y aller, mais bon faut manger….mais maintenant que je suis identifiée hpi, j’espère que cela va aller mieux…Faut dire que j’ai été au bord du burnt out (c’est ce qui m’a peut êre fait accepter de passer le test ) donc la ils sont tout gentil avec moi et je commence à voir les choses autrement…..
      bonne journée

    • CarolineW dit :

      Bonjour,
      Pour répondre à votre question, ma vie professionnelle est , à mes yeux, un échec total.
      Je suis devenue ingénieur: mon travail ne me plait pas, je m’y ennuie terriblement: chaque journée en dure deux. Refusant l’autorité arbitraire et le monde de l’entreprise j’ai réussi cette performance de me coller tous mes hiérarchiques à dos.
      Nous sommes 2000 dans la boite, je déteste le monde, la foule. Je refuse de parler de la pluie et du beau temps, les poncifs, les lieux communs => difficile de s’intégrer et de trouver sa place dans ces conditions :( .
      Je souhaite simplement que mon fils , Z également, réussisse là ou j’ai échoué: qu’il choisisse un métier qu’il aime ( ce qui n’est pas mon cas,enfant je rêvais d’être véto) et qu’il soit bien dans ses baskets. Et surtout, pas cet insupportable et permanent sentiment de solitude.

  7. Pierre dit :

    Bonjour,
    Cette semaine est un grand changement dans la vie de mon fils aussi.
    Ce matin, notre fils rentre dans une nouvelle école (privée). En effet, personne dans son école a voulu comprendre son mode de raisonnement, son attitude, etc….Apres autant d’acharnement sur notre fils et face au refus d’une autre école, nous avons dû l’inscrire dans une école privée. Loin de son frére mais c’est comme ca. Espérons pour lui qu’il sera mieux…..

    • ISABELLE dit :

      Mes 2 zèbres ont repris le trajet du collège et lycée ce matin avec une tristesse dans le regard et un ras le bol d’avoir l’obligation d’y aller.
      Pour le grand un peu plus facile toutefois depuis qu’il se sent écouté dans son lycée avec des profs qui connaissent les HPI, dommage qu’il faille aller dans le privé pour avoir ce genre d’écoute. Mais ils sont intégrer dans des classes normales, juste la possibilité d’avancer plus vite ou de faire autre chose/ Le miens n’a pas fait mieux que de ce choisir un maximum d’option SI et CIT et s’est même inscrit pour passer son BIA…. lui rêve d’un monde sans récré ou il s’ennuie à mourir.
      Qu’en à celui qui est au collège, grande reprise à temps plein ce matin, je croise les doigts pour que cela fonctionne, car depuis janvier, dépression, école à mi temps pour ne pas le sortir complètement du milieu scolaire, suivi en CMP 2 fois par semaine, et surtout un immense soutien et compréhension de ma part….même si cela est parfois épuisants de se battre contre le système.
      A vous lire, je vous comprends tellement, cela pour le vivre au quotidien, mais aucune réponses concrète n’est abordé à l’éducation nationale qui me dit réussir à éduquer à la moyenne des élèves…. il va vraiment falloir que les choses bouges !

      • Pierre dit :

        :hypno:
        Je ne laisserai personne nuire à mon fils. Son école n’a pas été capable de s’adapter, le comprendre, le soutenir.
        J’ai été en contact avec l’inspecteur de circonscription à plusieurs reprises. Face à son manque de réactivité, j’ai remis en main propre un courrier à l’inscpectrice d’acadélmie.
        Je ne compte pas laisser ses gens, de part leur incompétence, ruiner la vie de nos enfants.

  8. Josee dit :

    Bonjour chez vous,

    D’aussi loin que la Nouvelle-Écosse (Canada), je vis la même rentrée après cette semaine de relâche qui a fait tant de bien au corps et à l’esprit de notre famille à rayures… C’étaient les pleurs dans le divan hier soir quand ils ont réalisé que l’école recommençait demain.
    Ma fille (9 ans) qui réussit très bien est montée dans l’autobus avec divers maux qui en disent long sur sa motivation…

    Son jumeau de 9 ans (zèbre et aspi) a des problématiques alimentaires, alors je lui ferai l’école à la maison pour un moment.
    Nous ne savons pas ce que cela donnera, mais peut-être aurons-nous trouvé la solution qui lui conviendra et lui permettra de s’épanouir davantage.

    Que la rentrée soit la plus douce possible pour vous tous!

  9. Cheval A Rayures dit :

    :(
    Remarque que lorsque la Zébrette a repris l’école sans enthousiasme la semaine dernière ça m’a un peu … rassurée…. sur le bénéfice de ses vacances :roll:
    Il y a eu des années où elle préférait l’école aux vacances… qu’en déduire ?
    Quand elle est sortie en larmes vendredi (rarissime quand même) j’étais déjà moins rassurée…
    Ce n’est pas tant le peu d’enthousiasme qu’ils montrent qui est inquiétant (euh.. quand j’ai des vacances, j’ai pô envie de reprendre le taff), que l’ennui et les sentiments qu’il génère..
    Ce sentiment de predre son temps entre autre…tout le temps

    Mais ils ont une chance folle ces zèbres en herbe….. avoir un havre de paix pour se ressourcer et vivre à nu.
    Chez eux, dans le cocon compréhensif et plein d’amour de leur famille.

    Et je suis persuadée que c’est leur force et ce qui leur permet de vivre cet ennui quotidien de meilleure façon (au sens mieux que.. pas au sens c’est super)

    Quant à toi… euh…. il m’est avis que les jours à venir ne vont pas être top… J’espère qu’il va arriver vite ce Conseil de Classe pour qu’il soit vite derrière toi…Je ne sais que te conseiller.. Fleurs de Bach ou papotage avec les cop’s :-P

  10. Louise dit :

    De lectrice sous-marin depuis quelques mois, je prends le temps de répondre aujourd’hui pour apporter un témoignage. Je connais tellement bien tout ce qui est décrit dans l’article, de mes douloureux souvenirs d’enfance, à l’attitude de mon fils quasi au quotidien… Mais pas que ! Mon énorme stress du dimanche, ma tentation de ne pas aller travailler au collège…
    Mon histoire de prof. Je suis peut-être de celles qui font des commentaires nuls sur les élèves. J’espère que non mais ça a dû m’arriver. 100 élèves en moyenne chaque année. Comment les découvrir tous ? Comment connaitre chacun pour pouvoir répondre à ses attentes ? Comment ne pas en faire souffrir certains, comment ne pas passer à côté d’autres ? Paradoxalement j’aime mon métier mais je me rends bien compte de mes limites humaines… Comment bien prendre en charge les HQI et THQI ? Je m’y efforce depuis des années mais je peux là aussi me tromper, faire des erreurs, certaines peut-être très graves… Mon rôle de maman confrontée à des enseignants parfois remarquables (que je voudrais tant remercier) ou toxiques (et je mesure mes mots) me font passer de l’autre côté du miroir et me mettent encore plus mal à l’aise face à l’Education Nationale. Que faire, sinon des constats, des remarques ??? Je n’ai malheureusement aucune réponse à proposer, malgré un questionnement on ne peut plus récurrent.

    • Doona dit :

      J’aimerais répondre à Louise, en tant que prof également, que nous pourrions utiliser les possibilités et outils qu’offrent le Web 2.0 en formant une e-communauté d’enseignants à la recherche de solutions de terrain pour adapter notre enseignement à ces profils d’élèves. (comme il en existe pour les troubles des apprentissages)
      Cela permettrait de rompre l’isolement des profs au fait de cette problématique et désireux de modifier leur approche pédagogique pour satisfaire les besoins des élèves HPI.

      Je dois allier travail à temps plein et études actuellement, mais dès que j’en ai terminé avec ces dernières, et achevé de mettre en place le projet d’aide et d’accompagnement que je mène dans mon établissement, je pense m’atteler à la mise en place de cette communauté d’enseignants francophones.

      D’ailleurs, il est fort possible qu’il en existe déjà. Le web est vaste.

      • Maïlys dit :

        Je suis également prof et je suis en train de chercher un moyen d’aider les collégiens zébrés pour éviter leur décrochage scolaire. En tant que prof d’Arts Plastiques, je n’ai pas tellement d’influence sur les cours « classiques » mais je peux proposer des solutions alternatives et je suis assez intéressée par la pédagogie expérimentale. J’en suis au stade des recherches et j’aimerai proposer un projet à mon établissement pour la rentrée prochaine (ou celle d’après).

        Je pense qu’il y a un réel besoin de collecter des témoignages des parents concernés (et d’élèves eux mêmes…). Ce sont eux qui connaissent le fonctionnement de leurs enfants et qui peuvent proposer des idées d’enseignement alternatifs.

        Sans avoir été diagnostiquée, je vois bien que j’ai également quelques zébrures en plus. Aussi je me sens particulièrement concernée par la question et j’aimerai trouver des moyens pour que les autres aient une scolarité un peu moins compliquée.

        Je suis à la recherche de témoignages concernant des initiatives qui auraient pu être mises en place, en dehors des cours traditionnels ou d’idées, de propositions…
        Comment « réconcilier » tous ces petits zèbres avec le carcan scolaire?

  11. Ingrid dit :

    J’admets que j’ai toujours repris les cours à reculons avec des maux de ventre. Donc je ne peux que le/vous comprendre. Je n’ai quasiment aucun souvenir du primaire tellement c’était insignifiant >

  12. Anne-Marie dit :

    Je suis soulagée et en même temps atterrée de lire ces témoignages.
    J’ai toujours supporté les cours étant jeune malgré l’ennui et espérais qu’il en soit de même pour ma zébrette.
    Cependnat, semaine dernière, pas envie de se lever, pas envie de reprendre le chemein du collège, les maux de tête, mal au ventre, etc…
    Seule la perspective de reprendre ses activités extra-scolaires l’ont motivée.
    3 ans d’avance, bons résultats scolaires, très voire trop discrète mais elle était ces 2 dernières années plutôt heureuse de retourner au collège après des années de souffrance en primaire.
    Mais là, l’ennui et l’incompréhension pointente le bout de leur nez, l’injustice ressentie de certains professeurs, la méchanceté et la violence des collégiens… elle en parle peu et surtout avant d’exploser.
    Quant au conseil de classe, je suis comme vous devant les remarques des professeurs surtout face à un autre élève de la classe de ma fille, HQI et provocateur, le trublion de la classe que les professeurs souhaitent expulser malgré une moyenne générale de 15/20 !!!
    J’avoue avoir du mal à me contenir quand j’essaie de défendre ces enfants et que l’on me fait sentir que je ne suis pas prof mais que je pourrais bien être un parent envahissant …
    Alors je m’arme de patience et heureusement que ce blog existe pour relacher la pression.
    Merci.

  13. Reynaud dit :

    Bonjour,
    J’ai envie de réagir à cet article où je lis beaucoup de souffrance. Pourquoi vivre tous ces soucis sachant que l’école n’est pas obligatoire? Ici, nous avons fait le choix de l’instruction en famille, où nos deux loulous s’épanouissent à merveille! Ils vivent à leur rythme, pas à celui de l’école ou des camarades imposés dans chaque classe.
    Fabienne

    • Rainbow dit :

      Parce que tout le monde n’a malheureusement pas les moyens financiers (et je suis de ceux-là) de rester sans travail pour faire cours aux enfants. Car même HQI, on peut quand même aussi être victimes de la crise, des emplois sous-payés et pire encore, de l’ennui au travail qui ne fait que prolonger l’ennui à l’école….

    • Cat dit :

      je suis d’accord avec Fabienne, et suis également dans le cas de rainbow… et j’ajouterai aussi que je n’ai pas la patience de faire l’école à mon fils qui est turbulent, qui oppose des refus systématique à toute matière qui ne l’intéresse pas (avec moi en tout cas)… néanmoins, je garde l’idée sous le coude et ferai tout ce que je peux si un jour la situation à l’école se dégrade vraiment pour faire l’école à la maison…

  14. gene dit :

    idem ici , Wilfried a repris le chemin du collège sans aucun enthousiasme . Hier , il comptait les jrs qui lui restent jusqu’aux grandes vacances . Je lui ai dit de faire comme moi . Je fixais le prof dans les yeux , écoutais d’une oreille et je laissais mon esprit vagabonder ailleurs . Quand je le pouvais , je dessinais sur une petite feuille de papier . Il m’a dit que ça marchait bien .

  15. Toni dit :

    Tout à fait d’accord avec Fabienne. J’ai déscolarisé mon p’tit zèbre une partie de l’année dernière… le temps qu’on arrive à se mettre d’accord avec l’EN ! .. je recommencerai sans aucune hésitation si le besoin s’en faisait sentir pour l’un de mes 2 fils (bientôt 6 et 10 ans). Mais, je sais, encore faut-il pouvoir « techniquement » et économiquement le faire.
    Mais j’ai réglé le problème en me mettant à mon compte… de toute manière, je n’ai jamais réussi à m’intégrer longtemps dans une société… J’en avais vite fait le tour et repéré les défaillances/défauts…et je gênais…
    Mes garçons n’aiment clairement pas l’école mais (pour le moment) ils ne somatisent pas … trop, ouf!!

    Les sauts de classe aident à les remotiver… au moins un temps…
    Bon courage.

    • Cat dit :

      Juste une petite question : votre fils a accepter facilement de retourner à l’école après cette interruption?

  16. Gwenn dit :

    Bonjour,
    Louise, je m’adresse plus particulièrement à vous en tant que professeur qui semblez avoir de l’expérience avec les enfants HQI, mais aussi à tous les parents:
    A la rentrée prochaine note fils entre au collège. Devons-nous en tant que parents tout de suite informer les professeurs, ou le prof principal, ou plutôt attendre voir comment s’adapte l’enfant avant d’en parler.
    Que conseillez-vous???
    Merci

    • zebreux dit :

      Bonjour,
      prof, maman, je vous conseille, comme en mater et en primaire,de ne surtout rien dire avant d’avoir tâté le terrain…
      bon courage !

    • Juliette dit :

      Mon cas est différent comme c’est moi qui vient de me faire identifier hpi. Mon fils au collège certainement concerné est en difficulté de comportement : 2 fois de suite on lui supprime les félicitations car il bavarde trop. On récupère le bulletin la semaine prochaine, alors on dit que peut être il est comme sa maman (pas encore d’actualité de la faire tester) ou on fait profil bas et on essaie de lui expliquer qu’il doit s’adapter (mais pas se suradapter…). pas sure que le collège comprenne et que ca change grand chose pour lui.

  17. Cat dit :

    Ce post me parle tellement à moi aussi… Par rapport à mon fils, tout d’abord : 8 ans, 1 an d’avance, qui s’ennuie en classe, se sent différent, a peu d’ami, et aime tellement mieux rester à la maison… Et par rapport à ma petite, 2 ans, libre comme l’air, épanouie, gardée à la maison mais qui réclame déjà l’école pour faire comme son frère. Petite zebrette, que va t’on te faire subir à ton tour? La psy que je vois pour mon fils m’a confirmé que l’école l’a abîmé… l’école à la maison, j’y ai songé, je ne l’exclue pas. Pour l’instant, il va changer d’école l’an prochain, et sa sœur va rentrée dans cette école où semble-t’il la précocité est un peu mieux connue… merci pour ce partage

  18. Agnes dit :

    Ben c’est partout pareil!, l’ecole c’est galere… le boulot c’est galere… sauf si on a la bonne ou le bon!
    Ce matin je me disais justement que c’etait drolement plus relaxe quand mes enfants etaient en vacances (ils sont en vacances cette semaine)
    C’est incroyable comme l’ecole peut plomber l’ambiance ou un gamin!

  19. Shiria dit :

    J’ai longtemps hésité à poster un commentaire sur ce blog, mais je pense que ma situation actuelle illustre parfaitement cet article. Je suis une THQI qui n’a jamais sauté de classe, révélée depuis septembre et j’ai 16 ans. Bien que la confirmation fut tardive, je savais depuis deux ans déjà ce que j’étais. Le verdict fut donc une délivrance, puis arrivèrent les problèmes. Jusqu’à présent j’avais été une élève réservée car je savais que sans preuve de ce que j’étais on aurait tôt fait de m’écarter du revers de la main, mais avec le test et la multitude de signes confirmant mon très haut potentiel je me suis sentie suffisamment forte pour demander à certains de mes professeurs de m’aider dans ma différence (notamment le professeurs de math, que j’estimais beaucoup, pour qu’il m’aide à faire face à quelques difficultés dans cette matière et la professeur de français pour qu’elle cesse ces enfantillages à mon égard et commence à me considérer comme un être humain doté d’intelligence). Le retour des professeurs fut si négatif que mes crises d’angoisse, qui avaient cessé lors des grandes vacances, reprirent. Un jour, sans prévenir, l’une d’elle fut si forte que je passai plus de quatre heure à l’infirmerie. Je retournai en cours le jour suivant, puis ce fut jeudi et la seule pensée des deux heures d’ennui mortel en cours de français et de l’affrontement avec la professeur me provoqua une crise encore plus forte encore, allant jusqu’à une sensation de nausée qui fit comprendre à mon père que j’avais atteint mes limites. Aller au lycée pour suivre les cours m’est devenu presque impossible depuis et pourtant je n’étais pas une mauvaise élève puisque j’ai toujours eu une moyenne linéaire comprise entre 13 et 15 et que j’ai obtenu mon Brevet avec mention « très bien ».
    La semaine dernière c’était la rentrée après, dans mon cas, une déscolarisation d’un mois déjà. J’ai beau adorer apprendre, l’ennui mortel, la confrontation permanente avec la professeur de français et les difficultés que j’affronte m’ont confirmé que je n’obtiendrais pas ma nourriture intellectuelle ni la compréhension qui m’est nécessaire dans les établissements que j’aime désigner comme « normaux, fait par des normaux, pour des normaux ». Je n’ai donc pas fait ma rentrée, ce qui n’est pas pour me déplaire malgré mon inquiétude pour mon avenir.
    Je suis donc THQI, très bonne élève, mais j’ai une sainte horreur du système éducatif actuel !

  20. florence dit :

    Notre zèbre à nous, a perdu le sourire qu’il avait gagné, le soir de ses vacances, il y a deux semaines. Nous avons des étapes, le retour de sa soeur dans 2 semaines, qui pourra l’emmener au collège…
    Je ne peux pas y aller à sa place, mais je continue à lutter contre les murs de certains enseignants et cadres de l’Education Nationale, qui ne veulent pas de vagues, et qui jugent la différence de notre enfant et ses capacités comme de la prétention.
    Quand notre fils aura fini de porter sa croix (je suis désolée je le vois comme celà), j’écrirai un livre de tout ce que nous avons entendu.
    Heureusement, qu’il existe de blogs comme celui-ci qui nous font espérer qu’il y a d’autres extra terrestres, puisque nous sommes considérés comme tels.
    bon courage à tous nos zébrillons pour cette rentrée

  21. zebreux dit :

    Nous, nous sommes très très bêtes, on s’est (encore) trompé en prenant les billets d’avion. Ce n’est pas de ma faute, c’est génétique : ma mère se trompait aussi pour mes vacances (jusqu’en 3e..).
    Partir en vacances la veille de la reprise, revenir en classe après 15 jours ou 3 semaines et avoir le sentiment de n’avoir strictement rien raté. :roll:
    Oui, du coup, ma zebrette manque 3 semaines d’école (ah bon, de toutes façons, les vacances c’était 2 semaines ? mince, on a vraiment tout faux !!). ;)
    Grace à mes grands-parents avec qui m’emmenais loin, puis ma mère pour ma fille, c’est notre façon de « supporter » l’école…très efficace !! :bigheart: :bigheart: :bigheart:

    • Seval sophie dit :

      Très bonne technique que nous appliquons tous les ans depuis plus de 20 ans.’ Nos zèbres ont fait le tour du monde, un ou deux mois ( les grandes années) de voyage en hiver et ça vous tuent l’ennui ! Les enfants travaillent 2 fois 45 min par jour…tous les 3 jours et quand on rentre, ils sont en avance sur la classe. Aberrant ! Mais vérifié! Et ils vivent des aventures inoubliables et tellement enrichissantes. Au retour ils sont toujours contents d’aller à l’école, pour voir leurs copains, mais l’ennui reviens vite..
      Pour le petit dernier en primaire, j’aime pensé qu’il n’ira jamais au collège en France..on rêve de s’enfuir …je pense qu’on le fera..
      Ps: pour mes aînées j’ai été représentante de parents au conseil de classe pendant 8 ans!!

  22. jacqueline dit :

    oh comme je comprends. Après 2 aînés zébrés au 3èe je n’en peux plus des rentrées. Tout est si zen pendant les vacances ::))). Maintenant ‘est moi qui fait une phobie scolaire. Comme toi je pense que le temps sans l’école était génial, reposant…Pendant les vacances je dors bien et dès la rentrée je dois prendre des anxiolitiques et somnifère et parfois je ne dors qu’en même pas ;((((

  23. nansou dit :

    C’est la même chose ici ! Mes 3 enfants sont THQI, et les rentrées sont toujours pénibles, même s’ils sont excellents élèves ! Et j’ai les mêmes souvenirs et ressentis…

    MOi aussi parfois que je me dis que les temps d’avant scolarité étaient doux, paisibles. Mais bon, c’est la vie, on ne peut pas rester dans sa bulle tout le temps, même si parfois c’est tentant !

  24. un futur eleve du cours euler EPFL dit :

    J’approuve totalement moi meme je suis eleve en 9eme harmos thp (tres haut potentiel) et je deteste l ecole surtout le cours de math ou on apprends des choses nouvelles et donc ou je dors la moitié du cours car j ai tout fini et j aimerais rajouter qqch : un surdoué peut avoir de mauvaises notes a l ecole car asser souvent les thp ont de gros troubles de l’attention :( et font des notes trèèèès moyennes comme moi

  25. jeanne dit :

    A la solution des vacances allongées, je propose une alternative. Mes enfants, depuis l’âge de 8 ans, peuvent, lorsqu’ils sentent qu’ils vont atteindre leurs limites, demander une journée joker à la maison, avant la moindre somatisation, que je couvre par mot d’excuses, et parfois cela fait toute la différence. Et pour les autres jours, savoir que le joker existe permet de tenir bon… Il y a entre 0 et trois joker par mois, généralement. Un autre conseil à leur donner : faire le travail prévu à domicile en classe, pendant un cours à redites… Très motivant!

  26. les dit :

    vu cette émission…avec témoignages d’enfants précoces et leur vécu à l’école.
    http://www.france3.fr/emissions/documentaires/diffusions/17-03-2014_219105

    (et fiston, testé et donc officiellement non précoce, bien que terriblement ressemblant sur de nombreux points, dixit de plus en plus de monde autour…je ne sais quoi faire pour l’aider; il déteste retourner à l’école pourtant il n’a aucun souci d’apprentissage; « juste » de gros problème de relation aux autres enfants qui déborde maintenant sur la relation aux adultes de l’école :-? )



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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