[THÈSE] de doctorat en médecine générale d’Anaïs Cordier (Faculté de Rouen)

[THÈSE] de doctorat en médecine générale d'Anaïs Cordier (Faculté de Rouen)Une thèse de doctorat en médecine générale portant sur la douance : "Dépistage de la précocité intellectuelle chez l’enfant : quel ressenti pour les familles ?" ;)

 

Soutenue à la Faculté de médecine de Rouen le 03 décembre 2013, par la Docteur en médecine Anaïs Cordier, cette thèse a pour objectif principal d'explorer l'hypothèse du bénéfice tant pour l'enfant que sa famille d'un dépistage précoce :)

 

Un grand merci à Jerck ! :roll:

 

Les enfants intellectuellement précoces (EIP) représentent 2,3% de la population (un peu moins d'un élève par classe). Leur mode de fonctionnement qualitativement différent peut provoquer des échecs scolaires et des troubles particuliers. L'objectif principal de cette étude était d'explorer l'hypothèse du bénéfice du dépistage précoce pour l'enfant et ses parents.

Matériel et méthode : Cette étude était qualitative par entretiens semi-dirigés. Les critères d'inclusions étaient le QI>125 et l'accord de l'enfant et des parents. Les entretiens ont été enregistrés puis intégralement retranscrits de façon anonymisée. Les avis obtenus ont été analysés selon les principes de la théorie ancrée à l'aide du logiciel Nvivo.

Résultats : Les entretiens ont été réalisés entre décembre 2012 et septembre 2013 au domicile des familles. Quinze enfants (dont 4 fratries) et onze parents ont été interrogés. Des conséquences bénéfiques concernant l'adaptation de la scolarité ont été évoquées entraînant des changements de comportement. Une amélioration de la compréhension des enfants a été retrouvée, facilitant selon certains parents leur éducation et améliorant leur estime de soi. Les limites évoquées étaient la sous-estimation des tests dans des contextes de déficit sensitif, d'anxiété importante ou de refus de l'enfant et une persistance de troubles après le diagnostic.

Conclusion : Dans notre échantillon, des bénéfices ou une absence de changement à la pose du diagnostic ont été retrouvés par les familles mais pas de préjudice. Ce sont les adaptations scolaires et éducatives, qui en découlent, qui ont réellement aidé certains enfants de notre échantillon.

 

Thèse du Dr Anaïs Cordier (cliquez pour ouvrir, en PDF)

Thèse du Dr Anaïs Cordier (cliquez pour ouvrir, en PDF)

 

 

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15 commentaires à “[THÈSE] de doctorat en médecine générale d’Anaïs Cordier (Faculté de Rouen)”

  1. Il faut vivement remercier Anaïs Cordier d’avoir donné à partager le fruit de son travail!
    Belle générosité!
    Merci. YB

  2. A charlotte dit :

    merci beaucoup pour cette générosité
    je vais la lire avec intérêt

  3. Dumbo dit :

    J’ai hâte de le lire, un point de vue médical complet sera passionnant ! (plus que ma propre thèse, :-P )

  4. Loïc Le Hic dit :

    Thanks a lot !!

  5. Rainbow dit :

    Au rique de ne pas me faire que des amis, je suis choquée par cette thèse, non par son contenu qui ne renferme somme toute que des choses très exactes, mais plutôt par la forme de cette dernière qui n’est rien de plus qu’une compilation de choses déja maintes et maintes fois lues que ce soit sur ce site par exemple ( où soit dit en passant, on explique la courbe de Gauss du QI et l’on ne se contente pas de l’évoquer) ou dans les bouquins de référence des psychologues spécialistes de la douance.
    Quid de la médecine dans ce cas? Où est le MÉDICAl dans cette thèse? Le niveau d’obtention du diplome d’état de docteur en médecine aurait-il a ce point baissé que vous et moi aurions pu rédiger cette thèse dans notre salon en nous documentant sur internet ou en résumant les quelques livres qui trônent sur les étagères de nos rayonnages tout en écoutant « the voice » à la télé? Mais de qui se moque t-on?
    Ne vous méprenez-pas, rien de personnel ni de dirigé contre cette doctorante, mais bien une indignation sur la baisse vertigineuse du niveau d’enseignement dans les domaines scientifiques et particulièrement la médecine. Je suis outrée et en même temps, je comprends mieux certaines prises de positions « à la mode » de certains docteurs de médecine générale qui ne jurent que par l’homéopathie ou qui remettent en cause l’utilité de la vaccination.
    Bref, vous l’avez compris, le sujet et la façon dont il est traité me semble bien léger pour une thèse de médecine générale. J’ai fait le même genre de dossier en seconde sur la geméllité (le resssenti des jumeaux et de leur famille) et je n’ai prétendu passer une thèse grace à cela !
    Encore une chose, ce blog et tout son contenu est mille fois mieux documenté et pédagogique que cette thèse qui ne semble que très scolaire comparativement.

    • Juliette dit :

      bon, j’en ai fait une lecture peut être rapide mais je suis pas aussi catégorique que Rainbow… il me semble que les thèses en medecine n’ont rien à voir avec les thèses dans les autres disciplines, plus tendance grande biblio, mais je peux me tromper (je suis docteur certes mais pas en médecine….). De mon coté, même si j’aimerais trouver plus de documents sur les aspects neuro (fonctionnement du cerveau vu par im par exemple, etc…. – je suis preneuse d’info), ca me semble correct et bien documenté. Pas d’affect dans ce document qui a le mérite de présenter le cas « hpi » au corps médical qui ne connait pas forcément l’affaire et dans lequel on laisse parler les enfants. Si au moins ca peut éviter des erreurs de diagnostic par les medecins generalistes, c’est bien non? la medecine, je l’ai vue dans les références aux médicaments qui peuvent être donnés si le diagnostic est mal posé.

      • Edward dit :

        En effet, il y a deux types de thèses en médecine dans le système français : la thèse d’exercice et la thèse de doctorat.
        La différence entre les deux est que l’une doit faire l’objet de recherches expérimentales d’une durée de trois ans. Voilà un état des lieux de la recherche et une bibliographie sont ainsi de l’ordre de la normalité pour ce type de diplôme.
        Maintenant, comme les études de médecine sont faciles, chacun peut s’inscrire et faire les neufs années requises pour être généraliste, ou 11 comme spécialiste, ou encore plus une année pour le DESC, la pédopsychiatrie ou la neuropsychiatrie par exemple.

    • AC dit :

      Bonjour,

      Comme il a été précisé plus loin, cette thèse est une thèse d’exercice et pas une thèse de recherche. Les objectifs en sont différents ( ils l’ont par ailleurs toujours été, lisez une thèse d’exercice d’un médecin généraliste il y a 20 ans pour vous en convaincre ). Elle ne représente en rien la quantité de travail nécessaire pour les études médicales de 9 ans, les deux concours et nombreux examens nécessaires à la validation du diplôme.

      Cette thèse s’adresse aux médecins généralistes qui connaissent mal la précité intellectuelle car même si ce site est trés bien fait je suis désolé de vous dire que les médecins qui ne s’intéressent pas spontanément à la précocité ne le consultent pas. Ces médecins ont besoin de penser au diagnostic quand ils rencontrent un enfant précoce, de savoir ce que ressentent leur patient pour mieux les aider. C’était le seul objectif pour moi en écrivant cette thèse.
      Pas d’autre prétention, ce n’est d’ailleurs pas moi qui l’ai posté sur ce site, sur lequel je pense en effet qu’elle n’apporte rien de neuf hormis le fait de savoir que des médecins essaient de démocratiser le sujet parmi les autres médecins. D’ailleurs cette thèse va être présentée au congrès national de médecine générale pour poursuivre son but de démocratiser le sujet .
      Concernant le manque de données sur la courbe de Gauss, les médecins la connaissent trés bien et n’ont pas besoin qu’on leur rappelle les bases! Entre familles et médecins les messages à passer sont différents.
      Que l’on apprécie ou pas cette thèse ne me pose aucun souci. Je voulais juste en rappeler les objectifs.

      • A. Zebrounet dit :

        Moi je l’ai trouvée très bien faite :) Et j’espère qu’elle contribuera, comme vous le soulignez ts justement, à « démocratiser le sujet parmi les autres médecins » :up:

        Alexandra (créatrice du blog & auteure du billet ;) )

        • AC dit :

          Merci! Je me suis permise de répondre juste parce que le fait que l’on juge la qualité de la formation des médecins généralistes sans savoir m’a un rien contrariée.

          • Juliette dit :

            Bjr
            Ah, j’espère que j’ai pas blessée avec mon commentaire, mais en tout cas j’allais dans le sens de ce vous avez dit. J’en profite alors : je suis à la recherche de document plus orienté neurosciences sur le fonctionnement du cerveau des hpi (et tiens aussi des dislexiques..), en lien avec des diagnostics par IRM. Peut être pouvez vous nous communiquer quelques références ou lien intéressant.
            merci par avance.

            • AC dit :

              Bonjour,
              Pas inquiétude je suis loin d’être blessée!
              Concernant les neurosciences, je voulais les intégrer plus dans ma partie discussion mais j’ai justement eu beaucoup de mal à trouver des données de qualité. Souvent évoqué de loin dans les articles ms jamais développé. Ce qu’il en sortait était que pour l’instant la recherche est en cours mais il n’y a pas de possibilité de faire de diagnostic par IRM. Désolé de ne pas pouvoir mieux vous aider.

              • Juliette dit :

                Bonsoir
                Merci de votre retour. De mon côté, je vais continuer à chercher de ce côté, juste par curiosité et pour d’autres choses, j’ai un peu la connaissance de l’irm et accès à des publications scientifiques…. Juste pour info, c’est grâce à mon médecin généraliste que j’ai pu être diagnostiquée HPI (tardivement à 45 ans). une chance en fait qu’elle s’y connaisse….donc oui très bien d’essayer de faire connaitre l’état hpi aux médecins généralistes. Hier, je suis allée à la conf de Jeanne Siaud Facchin. Sur le coup un peu déçue car sur ma fin par rapport à mes questionnements et après coup… très positif car elle donne des pistes intéressantes de reconstruction pour soi ou de construction pour les enfants. Elle a dit, sauf erreur de ma part que 30 à 50% des personnes qui consulteraient les psys seraient hpi. Pas bien compris d’où ce chiffre est obtenu, mais ca fait peur quand même % aux erreurs de diagnostics. Mon seul regret actuellement (enfin je vais peut être trouver comment gérer cela), c’est de ne pas pouvoir en parler aux proches car il y a bcp de incompréhension. Pas plus tard qu’hier, on m’a dit « pourquoi tu nous embêtes avec ca, on savait bien que tu étais intelligente…. » Ben moi je savais pas……en tout cas pas comme ca….
                Bonne continuation à vous.

  6. CHARPENTIER dit :

    Bonjour,

    Merci pour ce partage et cette générosité.
    Cet important travail de réflexions est un magnifique cadeau : que d’émotions !
    Nicole



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