Carlos Tinoco et la fascination pour les surdoués (RTS.ch, avril 2014)

Carlos Tinoco et la fascination pour les surdoués (RTS.ch, avril 2014)Carlos Tinoco est l'auteur d'un tout nouveau livre qui parait aujourd'hui-même aux éditions Lattès, & qui est consacré aux personnes surdouées : "Intelligents, trop intelligents. Les "surdoués" de l'autre côté du miroir" ;)

 

Il était hier l'invité de la radio suisse RTS pour en parler :!:

 

"Intelligents, trop intelligents. Les "surdoués" de l'autre côté du miroir" vient de paraître aux éditions JCLattès. Diagnostiqué surdoué à l'age de 10 ans, l'auteur Carlos Tinoco a été intégré dans l'un des premiers centres français pour enfants dits "précoces". Enfant, il a ressenti un "étiquetage" sur sa personne. Sa "condition" de surdoué a été pour lui un fardeau.

Carlos Tinoco est normalien, agrégé de philosophie et psychanalyste.

 

 

 

 

 

L'auteur était également l'invité ce matin d'André Manoukian, dans l'émission On va tous y passer, sur France Inter :up:

 

A écouter à partir de 31'02 !

 

 

Je précise que je n'ai pas encore lu le bouquin :roll:

 

 

 

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9 commentaires à “Carlos Tinoco et la fascination pour les surdoués (RTS.ch, avril 2014)”

  1. Carolina dit :

    Bonjour, est-ce que vous avez pu lire son livre? Il est bien? :-D

  2. Ingrid dit :

    J’aime beaucoup sa façon de s’exprimer et son approche. Hâte que vous le lisiez pour savoir ce que vous en pensez :)

  3. Kirbyyy dit :

    J’ai bien aimé la réflexion sur Marine Lepeigne!

  4. Dana dit :

    Très intéressante piste, je partage l’intuition de Carlos Tinoco, quoique je la qualifierais plutôt de sentiment, et n’en ferait pas une explication exclusive, ni fondamentale, peut-être. Mais voilà un livre que je veux absolument lire! Merci…

  5. jeremie dit :

    Bonjour,

    Je termine la lecture de ce livre et voici mon opinion. L’approche de départ (qu’est ce qui inhibe l’intelligence des « non surdoués »?) est nouvelle et stimulante. La première moitié du livre et du raisonnement sont très intéressant. Sa théorie est bien construite, même s’il manque énormément de preuves, d’études pour étayer certains postulats. Arrivé à la moitié du livre, l’édifice conceptuel de l’auteur tient la route et réponds aux questions abordées (le rapport au cadre et la pensée divergente), puis après un moment où l’on sent que le raisonnement commence à piétiner, les explications qu’il apporte à d’autres caractéristique de la « douance » (hypersensibilité, hyperémotivité…) sont très succinctes et, je le pense, simplistes. L’auteur nous présente ensuite son explication (le pourquoi du comment, le moment clé, l’origine de tout…), qui n’est qu’une théorie psychanalytique de plus, c’est à dire purement conceptuelle, impossible à réfuter, impossible à reproduire ou à observer, en 2 mots « non-scientifique ». J’attends maintenant avec impatience l’explication que nous apportera un astrologue, un UFOlogue ou psycho généalogiste… Je sais que mes propos peuvent paraître prétentieux ou méprisant mais ma réaction est à la mesure de ma déception….

  6. Bernard dit :

    Il s’agit du livre le plus intéressant (voire passionnant) que j’ai lu sur les ‘surdoués’, par le style très clair de l’écriture, la finesse de certaines analyses, l’approche assez globale du sujet et le désir de compréhension de l’auteur. Pour ceci je le conseille.
    Malheureusement …
    1/ comme le dit Jérémie, à partir du milieu du livre ça part un peu en eau de boudin. Sa théorie socio-psychologique est en effet une hypothèse, comme il le reconnaît lui-même. Mais ce qu’il omet d’aborder c’est l’incohérence qu’elle présente avec les faits: pourquoi une fratrie, soumise aux mêmes conditions familiales, ne présente pas les mêmes symptômes (la douance). Comment expliquer le caractère aléatoire de la douance. Tout semble indiquer une cause génétique., même si elle peut être ensuite favorisée ou réfrénée par l’environnement.
    2/ Carlos Tinoco reconnaît également (voir YouTube) que son hypothèse provient d’une intuition d’enfance. Une théorie n’est pas une intuition. Cette intuition ne serait-elle pas que tous les hommes sont égaux (sentiment qu’ont les ‘surdoués’) plutôt qu’ils sont tous pareils (tout prouve le contraire) ? Carlos aurait peut-être à ré-interroger cette intuition.
    Son argument que rien dans l’apparence du cerveau ne distingue le surdoué fait abstraction de sa complexité, qui reste à décrypter.
    3/ Je crois que Carlos Tinoco (et malgré qu’il évoque l’intrication des causes et des effets) confond l’effet avec la cause. Pourquoi l’ouverture d’esprit serait un effet (de l’éducation) et non la cause (une structure différente du cerveau par exemple) ? son exemple du carré de 9 points n’est pas probant: le ‘surdoué’ a une vision globale et instantanée, c’est pour cela qu’il ne peut expliquer comment il obtient une solution (mais il peut aussi réfléchir séquentiellement). Ce n’est pas parce qu’il a appris à ‘sortir d’un cadre’ mais plutôt parce qu’il applique différents modèles, quelquefois inconsciemment, à un problème pour le résoudre (la fameuse pensée -parfois- arborescente). Et si ces modèles étaient quelque chose d’héréditaire et non pas d’acquis ?
    J’espère connaître également vos réflexions !

  7. Fred dit :

    pour rebondir sur le commentaire précédent où il est dit que les surdoués ont des intuitions sans pouvoir facilement les rationnaliser, je trouve que ce que vous dites de ce livre en est l’exemple même : vous reprochez de ne pas assez étayer, que c’est à la suite d’une intuition que l’idée du livre est venue.
    personnellement ce livre me parle, et son développement psychanalytique est très bien structuré je trouve et explique bien le décalage ressenti en maintes et maintes occasions et le fait que malgré que l’on ne soit pas associable dans le sens où l’on est ouvert, où l’on noue des relations, elles ont du mal à nous satisfaire, ne nourrissent pas. J’en ai lu plusieurs des bouquins sur le sujet, eh bien celui-ci est pour moi le plus parlant et traduit bien mon ressenti : c’est-à-dire que ce décalage provient de la façon de traiter le discours, de parler de l’objet en ce qu’il est et non ce qu’il représente; que face à quelqu’un en représentation sociale (c’est bien dans tel milieu d’aimer Houellebecq et pas Musso, je caricature bien sûr mais c’est ce qui est exprimé dans ce livre) et en déconnexion avec son ressenti propre ou du moins car les opinions dans un milieu donné ne sont pas toutes aussi tranchées, de son ressenti passé à travers le filtre du milieu.
    Par contre, il évoque certaines pistes non creusées qui m’ont laissées sur ma faim, notamment le rapport au corps, qui est juste indiqué comme différent, sans aller dans les schémas psychiques que j’ai trouvés par ailleurs si intéressant et si parlants.
    Bref, il répond à des questions qui me taraudaient depuis un bon moment déjà, voire trèèèèès longtemps, mais ne laisse d’autres en suspens… j’espère une suite!!!



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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