« L’énigme des surdoués » & « Ce qui nous interdit de penser » (Sud-Ouest & le Huff, avril 2014)

Deux nouveaux articles autour de Carlos Tinoco, enseignant de philosophie & psychanalyste, auteur de "Intelligents, trop intelligents. Les "surdoués" de l'autre côté du miroir" :!:

 

Je n'ai toujours pas lu son livre :(
Cela m'ennuie vraiment car je n'aime pas parler de ce que je n'ai pas encore lu ! Je comptais le recevoir samedi (j'aurais du le recevoir samedi !!!)... & non, finalement rien :-x

 

Bon rien de grave, il devrait par voie de conséquence arriver demain, lundi de Pâques oblige :-|

 

 

Le premier article, paru dans Sud-Ouest Dimanche est intitulé "L'énigme des surdoués" :

 

Carlos Tinoco explore des pistes inédites pour comprendre le surdouement, en se penchant sur les dysfonctionnements de l’intelligence dite « normale »

« Le vertige de la singularité. » Carlos Tinoco le porte en bandoulière depuis sa plus tendre enfance. Diagnostiqué précoce, ce normalien s'est longtemps senti « incompris ». Il tente aujourd'hui de déconstruire l'archétype du surdoué, pour mieux comprendre ce qui se joue sur le plan psychique.

« Sud Ouest Dimanche ». Le terme même de « surdoué » vous irrite. Vous l'employez, mais seulement entre guillemets…
Carlos Tinoco. Il n'y a pas de bonne terminologie. L'important est de bien comprendre qui ils sont. À savoir des personnes qui, au lieu de considérer un problème comme on le fait d'habitude à l'intérieur de présupposés ou d'évidences acquises, ont besoin systématiquement de réinterroger la logique d'ensemble. Du coup, ça leur permet de varier les angles d'attaque et de soulever des questions auxquelles les autres ne pensent même pas.

 

POUR LIRE l'article EN INTÉGRALITÉ :arrow: c'est ici !

 

 

Et ici une interview pour le Huffington Post français, sous le titre "Ce qui nous interdit de penser" :

 

Les "surdoués" sont de drôles de bestioles. Ils ne résolvent pas nécessairement plus vite les équations du second degré (parfois même bien plus lentement), et, à côté de leurs performances intellectuelles, ils présentent de curieuses caractéristiques: rapport difficile à l'autorité, "hypersensibilité", faible résistance à l'ennui, etc. Ces traits ont été depuis longtemps repérés, jamais vraiment expliqués. Et, surtout l'un d'eux a été complètement omis de la réflexion, celui qui, justement, fait de l'intelligence une notion éminemment politique: l'hébétude face au monde.

Contrairement à ce qu'on pourrait supposer, le mécanisme logique que mettent en œuvre les "surdoués" (quel terme catastrophique!) ne demande aucune structure cérébrale particulière, il est souvent très simple. Ce qui les place devant le vertige suivant: pourquoi sont-ils les seuls à emprunter ce chemin? C'est en ce point que la perspective s'inverse. Qu'est-ce donc qui inhibe ainsi l'intelligence, pour la plupart des individus, et dans la plupart des contextes? Qu'est-ce qui se passe, dans ces réunions de travail, dans ces polémiques et ces débats qui semblent pouvoir durer infiniment sans que jamais ne soit abordée la question qui permettrait de commencer à avancer?

 

POUR LIRE le BILLET :arrow: c'est par là !

 

 

:idea: MISE A JOUR : je l'ai lu ! Ouf ;) Vous pourrez retrouver de ce côté là ma critique du livre de Tinoco :smile:

 

 

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6 commentaires à “« L’énigme des surdoués » & « Ce qui nous interdit de penser » (Sud-Ouest & le Huff, avril 2014)”

  1. Fran dit :

    Je n’ai pas accès au 1er article, n’étant pas abonnée à Sud Ouest, mais j’ai lu attentivement le second. Je trouve son avis intéressant, même si je ne suis pas forcément d’accord avec tout et que j’ai parfois un peu peur qu’il extrapole un peu vite « je fonctionne comme ça donc tous les surdoués fonctionnent comme ça ». Et je trouve aussi qu’il utilise parfois bien des détours compliqués pour expliquer des idées simples, ce qui est un peu paradoxal, au vu de ses propos :p
    Impatiente en tout cas que vous lisiez le livre pour dire ce que vous en pensez, car j’avais beaucoup apprécié l’interview de lui que vous avez diffusé il y a quelques jours :)

  2. Claudie dit :

    Bonjour,
    Je suis en train de le lire et je le trouve passionnant. Je n’ai lu qu’un tiers pour l’instant et je ne peux résister à donner mon avis. J’ai beaucoup lu sur le sujet (l’auteur sans doute plus que moi) et je trouve son approche très nouvelle et à la fois nourrie de toutes les connaissances actuelles sur le sujet. Toutes ses idées sont argumentées de façon remarquable. J’ai hâte de le terminer et de lire votre avis (toujours pertinent).

  3. Benno Fischer dit :

    Merci pour le lien. Ce Carlos Tinoco me parait avoir une approche très intéressante et qui produit en moi un petit éclair de compréhension. Il relève une petite chose toute simple: un surdoué ne serait pas plus intelligent mais juste plus capable de « sortir du cadre » remettre en question les fondements biaisés d’un raisonnement erroné. Cela parait d’un coup évident et permet d’expliquer les autres « travers » des surdoués. Refus de l’autorité, et lenteurs face à certaines tâches (par excès de questionnement).

    Pour ma part, dans mon expérience personnelle, j’ai constaté que j’avais une tendance devant un problème ou un devoir même simple, à choisir systématiquement la voie la plus compliquée. Par goût de l’innovation, pour stimuler la curiosité et tromper l’ennui. Tout ceci entraîne évidemment une certaine lenteur :)

  4. olivhood dit :

    je suis dubitatif, comme toujours avec les livres et les explications sur le surdouement en général.

    un livre est il le meilleur outil pour parler des surdoués ? Après tout un livre suit un tracé linéaire (une histoire) et définir le surdouement requière, tout comme son fonctionnement, un système à plusieurs dimensions. Un hypertexte déjà ça serait mieux, Un peu comme les vieux « livres dont vous êtes le héros ».

    le propre d’une étude sur les surdoués serait je crois de commencer à en repenser les outils non ? :roll: Ca commence à dater la logique d’Aristote.

    mais peut être est ce juste ma mauvaise foi qui s’ ‘exprime afin de protéger mon droit auto-proclamé à la non-définissabilité :?:

    • Houillon dit :

      Ah bon ! Moi,et à ce jour,je ne savais pas encore,et je n’ai jamais eu conscience que  » la logique d’Aristote  » commence à dater : Dans une série d’ouvrages auxquels il a donné le nom suggestif d’Organon ( Instrument ).Aristote à chercher à trouver, à comprendre,et à transmettre les outils de l’intelligence humaine qui nous permettre de faire fructifier notre propre intelligence.Pour Aristote,l’intelligence a toujours besoin d’être outillée pour pouvoir convenablement penser,et sur ce point essentiel de l’intelligence,il a fondamentalement raison.Malheureusement,après Aristote,on a trop fait de cet enseignement une science à laquelle on a donné le nom abstrait de…LOGIQUE ! Apprendre à bien connaître et à bien utiliser son intelligence est un art véritable pour Aristote.Cet art représente une véritable discipline qui se pratique quotidiennement pour mieux penser,et pour mieux vivre…Voici deux des principales lois qui respectent profondément la vie si riche et si complexe de l’intelligence,et dont la source de ces deux lois fut Aristote :Première loi :Procéder du connu à l’inconnu.Deuxième loi :L ‘intelligence va du plus universel,au particulier.Qui sait si les Extra-terrestres ne sont pas pourvu d ‘une intelligence qui leur permet d ‘ignorer totalement ces lois…

  5. Isa dit :

    Bonjour
    Vous annoncez qu’on peut lire l’intégralité de l’article dans Sud Ouest mais faut-il être abonné pour le lire ?
    Merci par avance de votre réponse



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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