Te laisse pas faire ! Aider son enfant face au harcèlement à l’école

Te laisse pas faire ! Aider son enfant face au harcèlement à l'écoleLe chiffre est tombé aujourd'hui & est tristement en hausse : 1 collégien sur 5 est touché par la cyber-violence :(

 

20% se déclarant avoir été insultés ou humiliés : affublés de surnoms, victimes de photos ou de films méchants, d'happy slapping (c'est à dire des agressions filmées) par le biais des nouvelles technologies que sont le portable & les réseaux sociaux.

 

D'après la DEPP (Direction de l’Évaluation, de la Prospective & de la Performance, qui est la branche statistiques du ministère de l'Éducation Nationale) ce cyber-harcèlement se développe depuis 2 ans.

 

On apprend également que plus d'1 élève sur 3 victime de cyber-violence n'en parle jamais à personne :-|

 

Voilà donc pourquoi je choisis cet après-midi de vous parler d'un petit livre que j'ai découvert par une lectrice du blog : "Te laisse pas faire ! Aider son enfant face au harcèlement à l'école" :up:

 

Paru en octobre dernier aux éditions Payot, il a été écrit par la psycho-praticienne Emmanuelle Piquet, qui est aussi maman de 4 enfants & fondatrice du Centre d'intervention en souffrance scolaire (C-Sco) à Lyon & à Paris, où elle reçoit enfants, adolescents, parents & enseignants :)

 

Présentation de l'éditeur :

 

Les codes de la cour de récré sont clairs :
1) Les problèmes se règlent d'abord entre enfants
2) Celui ou celle qui déroge à cette règle à partir du CM1 perd considérablement de sa "popularité"

Quand les parents, voulant bien faire, volent au secours de leur enfant, ils prennent alors le risque d'aggraver les choses.

Dans ce livre aussi intelligent que pragmatique, à contre-courant des idées reçues, Emmanuelle Piquet nous indique la bonne posture : ne pas se mettre entre le monde et l'enfant ou l'adolescent, ne pas le surprotéger, mais l'aider à se défendre par lui-même.

Sans exagérer ni nier la violence, donnons plutôt à nos enfants la capacité de faire face !

 

Ce livre est vraiment une bouffée d'oxygène ! :-D

 

Il permet de comprendre comment, en pensant bien faire & résoudre le problème, la plupart des parents enveniment la situation quand leur enfant est malmené à l'école ou au collège. Comment leur action l'enferme dans un rôle de victime dont il lui sera ensuite très compliqué de se défaire.
Mais pas dans le but de faire culpabiliser bêtement le lecteur, bien au contraire : dans l'objectif d'opérer, comme l'auteure l'écrit très justement, un virage à 180° ;)

 

Virage absolument nécessaire pour enfin venir à bout des problèmes rencontrés par l'enfant dans la cour de l'école. Pour qu'enfin dire « stop » ne soit plus interprété par les harceleurs comme « continue » :hypno:

 

Car ce bouquin, qui est réparti en 3 grandes parties sur 13 chapitres au total, est extrêmement concret. Il est ancré dans la réalité du quotidien de nos enfants, dans la dureté de ces relations parfois très difficiles & conflictuelles.
Il montre & détaille cette vérité crue parce que pour pouvoir agir efficacement, il faut au préalable saisir le fonctionnement de ce harcèlement & les raisons de sa poursuite malgré nos tentatives pour y mettre un terme :-|

 

Il faut aussi se dire qu'en tant que parents, & donc d'adultes, quand bien même nous aurions été des victimes au même âge, tout ceci est bien loin & on ne se rend plus forcément compte de ce tout ce que cela implique d'être chaque jour le souffre-douleur d'un ou de plusieurs gamins :cry:

 

Et faut-il souligner que l'époque n'étant plus la même... d'autres modes de harcèlement ont bien sûr fait leur apparition depuis notre enfance & adolescence...

 


Cliquez sur la couverture pour ouvrir les
détails de "Te laisse pas faire ! Aider
son enfant face au harcèlement à l'école"

 

 

Emmanuelle Piquet sait répondre clairement & sans détours inutiles aux grandes questions : mais que faire ? comment réagir ? par quel moyen faire cesser ce harcèlement & aider mon enfant ?

 

L'un des chapitres (le 8ème) est d'ailleurs consacré au fameux cyber-harcèlement : « Réseaux sociaux : le harcèlement H24 » :idea:

 

Vraiment très bien écrit & très précis dans ses conseils comme dans les situations prises en exemple pour les illustrer, "Te laisse pas faire ! Aider son enfant face au harcèlement à l'école" est une perle à mon sens :hearts:

 

Je conseillerais donc à tous les parents mais encore plus aux parents d'enfants étant classiquement la cible de ces mauvais traitements, comme le sont malheureusement les EIP, de se jeter sur ce livre sans attendre du reste d'être confrontés à des problèmes de ce genre :up:

 

Prendre les devants pour savoir comment réagir, au cas où... mais aussi identifier des signes, repérer des situations qui peuvent parfaitement être cachés pendant longtemps par votre enfant.

 

Faire cela c'est lui permettre de libérer sa parole, de ne plus porter ce fardeau tout seul & surtout, de l'aider vraiment à vaincre ses agresseurs :round:

 

Emmanuelle Piquet était l'une des intervenantes de TEDxParis le 28 novembre 2013, à la Gaîté Lyrique, pour une séquence intitulée "Mieux armer les enfants contre le harcèlement scolaire" :

 

 

 

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23 commentaires à “Te laisse pas faire ! Aider son enfant face au harcèlement à l’école”

  1. J’avais déjà vu sa vidéo et je trouve son analyse très pertinente pour aider nos enfants ! Je crois que je vais acheter le bouquin !
    Merci !

  2. nath dit :

    je vais télécharger le livre, j’ai déjà eu ce type de problème avec ma fille à l’école , surdoué et bien sur différente et incomprise. le dernier évènement s’est passé au collège dans le car elle s’est pris une gifle par un camarade classe « un garçon » oui ! paniqué elle m’a appelée pour que je vienne la chercher elle était descendue du car. C’est dramatique toute cette violence, je l’ai changé de collège. Chose peu facile en france avec cette fameuse carte scolaire cela à pris 2 mois 1/2 elle était en troisième et a eu qu’en même son brevet avec mention. Mon fils n’a que 8 ans je ne veux pas que cela lui arrive je vais prendre les devant même si tout ce passe assez bien pour lui.

  3. Nuances dit :

    Moi aussi j’avais vu la vidéo TedX qui m’avait séduite !
    Mon fils aîné a été victime de harcèlement scolaire « sévère » en …CM1 ! Justement l’année où le diagnostic de EIP a été posé.
    Nous avons été à la limite de la décision de déscolarisation sur les conseils de sa pédiatre qui le sentait glisser vers des synptômes dépressifs.
    La première décision a été de le sortir de la cantine. Complexe à mettre en oeuvre mais très efficace car c’était la période la plus sensible. Il avait aussi 2h au calme qu’il partageait avec une ancienne nounou qu’il adore et récupérait émotionnellement.
    Cette année là, il refusait qu’on le change d’école, se sentant tellement fragilisé qu’il préférait rester là où il était qu’envisager devoir dépenser de l’énergie pour s’intégrer dans un nouvel univers au risque que cela ne se reproduise.
    En 6è nous avons déménagé et il est arrivé dans un établissement sans historique. Il a appris à utiliser son humour et sa capacité de distanciation.
    Sa différence persiste mais il sait mieux l’utiliser.
    Lorsqu’on y est confronté, c’est vraiment très destructeur. J’entends encore les mots qu’il utilisait pour décrire son vécu au téléphone, au numéro « STOP HARCELEMENT » qui figurait sur le Max et Lili sur ce thème. La psychologue qui s’était assurée que j’étais à ses côtés avait posé des questions très ciblées qui me retournaient l’estomac. Bien sûr les questions étaient pertinentes !
    Bravo à tous ceux qui se mobilisent sur ce thème et aident les enfants et leurs parents à sortir de cette spirale douloureuse !

  4. Houillon dit :

    Bonjour,
    L’humiliation est pire que la violence physique…Harceler continuellement un enfant,c ‘est le faire mourir moralement et psychologiquement,à petit feu.Aujourd’hui,on dispose de moyens juridiques qui permettre de punir sévèrement les enfants qui sont des harceleurs et qui agissent avec la complicité des adultes qui préfèrent garder le silence ou qui relativisent l’importance dramatique de ces agressions morales et psychologiques en disant que c ‘est la victime qui est bien trop sensible etc…Ces dernières années ont été marqué par des drames terriblement effroyables concernant le harcèlement à l’école.Tout enfant a nécessairement et primordialement besoin de l’aide des adultes pour surmonter ces agressions.Il doit se sentir en confiance pour pouvoir en parler immédiatement,et si nécessaire,toutes les procédures qui vont de l’équipe pédagogique jusqu’au juge des enfants doivent être mis en place pour agir efficacement et sans jamais attendre.Croire qu’un enfant peut toujours s ‘en sortir si on lui donne les moyens d’y faire face est un leurre,et toutes les études sérieuses sur ce sujet montrent que le harcèlement à l’école est un phénomène qui ne fait que de s ‘aggraver au fil des années.Le harcèlement moral a toujours existé à l’école,mais force est de constater sur le terrain de la vie scolaire d’aujourd’hui,que les agressions répétitives étaient beaucoup moins violentes..

    • Bridgette dit :

      OUI Houillon, le phénomène de harcèlement scolaire est en progression, ce constat est terrible et montre que les moyens utilisés pour le combattre sont inadaptés. N’importe quel collégien vous dira qu’aller se plaindre à un adulte de l’établissement est considéré par les harceleurs qui l’apprennent très vite comme un aveu de faiblesse et une justification à une aggravation du harcèlement. Même si les harceleurs sont momentanément mis hors d’état de nuire, l’élève harcelé est durablement fiché « harcelable » par ses pairs et le harcèlement a toutes les chances de continuer. Les élèves comprennent donc que ce qui est présenté comme LA solution par les adultes ne marche pas, ils perdent confiance dans ces adultes qui ne savent pas les protéger, et adopte la seule attitude possible pour eux, le silence et la résignation. Souvent ils n’en parlent pas non plus à la maison, parce qu’ils savent qu’ils vont blesser leurs parents, et que ceux-ci risquent de réagir en allant protester dans l’établissement. Et là c’est encore pire pour les élèves ! Leur réputation de « faible », de « balance », de « boloss » est entérinée, et leur situation devient intenable. Et cette fois, c’est la confiance dans les parents qui est mise à mal, et il faut ensuite à ceux-ci énormément de patience, de discernement, d’humilité pour que leur enfant se confie de nouveau sur ce qu’il vit à l’école. Ce n’est pas parce que l’enfant ne dit plus rien, qu’il ne se passe plus rien !
      J’en étais exactement là en tant que mère d’un ado harcelé quand j’ai lu le livre d’Emmanuelle Piquet (je ne la connais pas et n’ai aucun intérêt à faire vendre son livre sinon le désir d’aider des parents et des enfants en souffrance). J’éprouvais un sentiment d’impuissance total. La situation de mon fils me semblait sans issue. Mon inquiétude devenait obsessionnelle, et déteignait sur mon garçon. Je ressentais une immense colère envers les adultes du collège, envers les harceleurs, et envers moi-même qui contribuait sans le vouloir à enkyster le problème. Un vrai cercle vicieux ! Le livre « Te laisse pas faire » m’a fait comprendre ce que moi je pouvais faire pour changer les choses. D’abord comprendre les règles du « jeu », puis découvrir avec soulagement que j’avais une réelle possibilité de faire quelque chose d’efficace pour aider mon fils à se défendre. Des choses à ma portée. Le simple fait de changer de regard sur lui a déjà produit un effet positif. Je le voyais comme une victime, incapable de se défendre, et même si je ne le disais pas, il le ressentait et cela minait sa propre confiance en lui. J’ai réalisé qu’il avait besoin de ma confiance en lui pour affronter ces harceleurs. Je lui ai donné, et il y a eu tout de suite une amélioration de ses relations avec les autres au collège. Ce n’est pas de la magie, juste du bon sens. Si bien que nous n’avons pas eu besoin pour le moment d’utiliser les autres moyens préconisés dans le livre, mais je les garde en réserve pour le cas où… je ne suis pas naïve au point de croire que le problème est définitivement réglé.
      Si le recours à la justice est indispensable dans les cas graves, comme vous le relevez avec justesse Houillon, il n’est pas la solution à toutes les situations de harcèlement. Les conseils d’Emmanuelle Piquet permettent de prendre le mal à sa racine, avant que la situation ne dégénère et n’occasionne des dégâts irréversibles. Ils ont aussi le grand mérite d’être pédagogiques et de donner des outils pour améliorer les capacités relationnelles de tous, harcelés et harceleurs, qu’il ne faut pas enfermer dans ces rôles à vie.
      Oui ce livre est une bouffée d’oxygène comme l’a bien dit Alexandra, que je veux remercier au passage pour son investissement et la qualité de son site, si encourageant et porteur d’espoir :)

  5. Magali dit :

    Bonjour,

    J’ai trouvé son intervention très très intéressante. Il y a une autre intervention d’Emmanuelle Piquet sur l’émission des maternelles du 04/12/14 qui est encore disponible jusqu’à ce mercredi soir et sur le thème du harcèlement : http://www.france5.fr/emissions/les-maternelles/diffusions/04-12-2014_284805

    Et comme c’est la première fois que j’écris sur ce blog : merci à toi et à ton blog qui m’ont permise de découvrir et comprendre quelle était ma différence…

  6. lechalote dit :

    Ma fille commence à faire face à une autre qui depuis deux ans l’isole, colporte des rumeurs, exerce des pressions sur les autres pour l’isoler, la menace, etc.
    Nous avions demandé un simple changement de classe (à l’époque mon mari venait de perdre ses parents, nous avions surtout besoin de calme pour ma fille) mais la CPE a considéré qu’il s’agissait de harcèlement, et elle a convoqué les filles. Sauf que le lundi matin suivant, elles y sont retournées, la CPE s’est laissée convaincre qu’il s’agissait d’un problème de partage de copines. J’ai dû par la suite retirer ma fille de la cantine tellement ça devenait invivable, heureusement, nous étions au mois de mai.
    J’étais toute fière ces derniers temps de voir qu’elle commençait à avoir les armes pour se défendre (trouver d’autres tables à la catine, affronter ses agresseurs, etc) et là coup de massue : j’ai appris récemment que cette fille raconte à qui veut l’entendre qu’elle a tenté de se suicider à cause de ma fille;
    Et je me suis demandé : si cette gamine complètement dérangée décidait de porter plainte pour harcèlement ayant entraîné une tentative de suicide? (et malheureusement je ne peux que constater que le web que ça arrive…).
    Je suis à deux doigts de la main courante (pour prévenir! )…J’ai contacté la direction du collège pour savoir ce que nous pouvons faire, sachant que dans l’état actuel des choses, toute action via le collège pour stopper ça ne pourrait que se retourner contre ma fille, je le crains.
    Elle consigne tout désormais faits dates, témoins, j’ai alerté les parents d’une de ses amies et alerté le collège de la gravité de la tournure de la situation et de mon inquiétude, ais je me sens pieds et poings liés.
    Si vous avez des idées, je suis preneuse de tous les conseils.

  7. lechalote dit :

    J’ai lu le livre hier, téléchargé sur Amazon. Mes filles ont hurlé de rire aux exemples donné, et j’ai pu entraîner ma petite au « vraiment toutes ces méchancetés qui sortent de ta bouche sa sent mauvais », qu’elle me citait sur tous les tons avec une belle conviction. Elle est partie avec sa flèche ce matin.
    Quand il s’est agit de faire l’exercice avec ma grande puce par contre, elle s’est roulée en boule sous la couverture du canapé, en pleurs. Le conseil de classe était vendredi, et pour aujourd’hui, elle avait trois contrôles et un devoir de français sur un livre à lire. Il lui restait le français. On avait commencé à 14h30, il était 19 heures.
    J’ai dit stop. Demain, tu restes au chaud.
    Oui mais il me feront rattraper..
    Tant mieux, tu auras une journée de plus pour te préparer, au calme. Mais là, tu restes au calme, on fait une pause.
    Je sais qu’elle repartira, mais toute cette angoisse à 12 ans me fait peur…

  8. lechalote dit :

    Et mon commentaire est truffé de fautes, je m’en excuse!!!

  9. tigerlily dit :

    Merci pour ce livre !! Je l’ai acheté sur ton conseil et je l’ai dévoré en une fois. J’ai affuté des flèches aussi sec avec mes enfants, j’espère que la préparation aura été efficace, en attendant je le recommande à tous les parents que je connais, c’est un manuel de survie indispensable !

  10. ka dit :

    Excellents conseils !!! je trouve sa théorie plus qu’adaptée aux codes actuels de l’école. cela me permet en tant que parent de réaliser que ce que le harcèlement que l’on a pu connaitre à notre époque a changé, les ripostes aussi …
    j’ai pu ainsi conseiller mon fils qui commençait à être harcelé par un élève de sa classe
    Merci pour ce précieux conseil

  11. Alice dit :

    Qqn sait-il si ce livre aborde la violence institutionnelle ( direction d école) à l encontre d’ un élève ?

  12. Lore dit :

    Ce livre m’a permis d’adapter mon vocabulaire, d’accompagner mon fils de 9 ans pour tenter de dépasser sa vulnérabilité…ce fut la prise de conscience que nous devons faire confiance à notre enfant être présent sans faire à sa place, ne pas se détourner de la violence mais pourvoir l’apprivoiser,ne pas la combattre c’est la Nuance qui a fait toute la différence…Une étape indispensable à l’épanouissement de l’enfant et de la relation Parent-Enfant …Courage !!!! et
    Belle Lecture …

  13. Zazou dit :

    J’ai lu, discuté avec mon fils, et la seule flèche qu’il a réussi à trouver, en partant avec à l’école, tout fière, s’est retournée contre lui, une nouvelle fois matraqué à coup de poing dans la poitrine à le faire vomir… Ce bouquin ne l’a pas aidé et ce fût même pire. Maintenant, il s’est complétement renfermé, et nous sommes complétement perdus.

    • Bon Sens dit :

      Bonjour Zazou,
      Vous vous dites perdus ; sachez que la plateforme téléphonique Stop Harcèlement (http://www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr/) est de très bon conseil, et offre une écoute et une assistance d’une grande qualité, anonymement, et en levant l’anonymat, ils agissent auprès de l’établissement.
      Bonne chance à vous et à votre fils.

      • Sissi dit :

        J’ai découvert bien tard que ma fille était victime d’harcèlement. J’en ai parlé avec les professeurs et la directrice (avant de connaître ce livre).
        Un jour après une nouvelle agression, j’ai appelé Stop Harcèlement en panique et en pleurs, pour avoir des conseils. J’ai accepté de laisser mes coordonnées pour être rappelée. Résultat : pas de rappel mais ils ont retranscris mes propos (à peu près) et donné mon nom. Les professeurs et la directrice l’ont très mal pris et je ne vois à ce jour aucun changement…
        Ma fille est maintenant suivie.

  14. Lillyka dit :

    Merci pour votre article,
    Je me suis permise de le partager sur mon blog, histoire de toucher le maximum de parents.
    Ce livre est d’une évidente pertinence. Une fine analyse. Pour être enseignante et m’intéresser au sujet depuis plusieurs années maintenant, la médiation par les pairs peut être un gage de réussite, mais elle est insuffisante et, au collège, elle est peu ou prou utilisée.
    La démarche d’Emanuelle Piquet est une excellente démarche. Je commence à l’utiliser en classe et dès qu’un élève a un souci, nous cherchons des flèches ensemble. Non seulement c’est drôle mais ça fonctionne.
    Ma fille, pour avoir subi le harcèlement lié aux rumeurs s’en est de même servi et en est sortie triomphante et grandie. Aujourd’hui, elle aide les autres élèves, victimes de harcèlement à en trouver pour ne plus se laisser faire, sans pour autant tomber dans le piège de la riposte agressive. Ou comment humour et répartie font plus que force ni que rage.

  15. poliutyre dit :

    J’ai lu , j’ai vu, il a vaincuuuuuuuu !

    Merci Merci pour cet article qui m’a fait coonnaître ce livre!

    lu en une soiree, mise au point avec zebrillon de ce1 le week end meme, appliqué le lundi, effet IMMEDIAT!!!
    Mon tetard a décoché des fleches comme il fallait, gonflé d’assurance et a repris le dessus d’une situation archi enlisée depuis ptrès de 2 ans!!!!

    Du coup, je l ai passé à une copine en panne avec son zebrillon de 6 eme, et …. ca a marché! lu pendant les vacances, fleches decochees dès la rentrée, effet IMMEDIAAAAAT !

    Du coup j en ai parlé à une collegue avec son tipere en grande section de creche qui se fait mordre par 1 abominable cannibale… bon la, on l entraine à faire le tigre, mais ca progresse!!!

    Livre parfait a recommander, a preter, a offrir?

    Je Valiiidddeee ! ! ! ! ! ! !

  16. Questran dit :

    C’est quand même pas adapté à tous les cas, hein^^ ça dépend de la situation de chaque enfant. Par exemple, si c’est de sa manière de parler qu’on se moque, c’est clairement pas adapté : il aura beau lancer toutes les « flèches » qu’il voudra, ça ne marchera pas. Les autres se contenteront de le refaire sur un ton moqueur. Dans tous les cas de harcèlement un peu élaboré au niveau du collège ou du lycée, cette idée de lancer des « flèches » est parfaitement inutile. La victime est désignée, et tout ce qu’elle fera ou dira sera tourné en ridicule et retourné contre elle.

    Pour avoir vécu cette situation et m’en être tirée sans jamais que mes parents n’aient eu à intervenir au collège, voilà les quelques conseils que je pourrais donner :

    -Anticiper : il faut éviter d’arriver à une situation où l’on risque d’être la tête de turc d’un groupe. Si l’on sent que ça rigole, que des rumeurs circulent, il faut être aux aguets, identifier de qui ça vient, éviter les personnes en question et se trouver un groupe d’élèves non-hostiles avec qui rester pour ne pas être vu seul. De cette façon, la personne qui cherche une cible ne pourra pas créer de contact.

    -Si par malheur on devient une cible (je n’aime pas le mot « victime » : c’est une insulte dans les collèges), il faut relativiser. En parler avec les parents, en leur demandant de ne pas intervenir. Ils ont un rôle de soutien absolument essentiel, mais ne doivent pas s’en mêler. Il faut aussi se ménager des activités en dehors de l’école où l’on peut avoir des relations vraies avec des personnes du même âge (pour moi, c’était un cours de théâtre et aussi de voir mes cousins pendant les vacances). Ce sont des moments dont on se réjouit d’avance et qui aident à supporter le quotidien difficile au collège.

    -Les moqueries/ insultes/humiliations ne viennent souvent que d’un groupe de personnes. Il faut toujours montrer que l’on n’est pas d’accord d’être traité de cette façon, donc de toujours répondre aux attaques (c’est important pour l’amour propre de ne pas se laisser malmener sans rien dire). Je n’utilisais pas de « flèches » car c’est à mon sens beaucoup trop risqué : on risque d’alimenter encore plus les moqueries (on peut s’entendre répéter la « flèche » à longueur de journée, par exemple, ou bien ça peut être à l’origine d’un surnom). Non, la clé, c’est de ne pas se prendre la tête à chercher des réparties. Il y a des trucs beaucoup plus simples : « Ouais, c’est ça » ; « Et alors ? » ; « Fous-moi la paix » ; « J’en ai rien à foutre ». Il est important d’employer le même vocabulaire que celui qui agresse et de lui répondre sur un ton égal (ce qui n’est pas forcément évident à cause d’une sensation de sidération qu’on ressent dans ces moments-là et qui est difficile à décrire). Surtout, NE JAMAIS OBEIR à un groupe de moqueurs. Rester le moins possible en leur compagnie. Ne jamais venir vers eux quand ils vous appellent, ne pas leur prêter d’affaires (si on le fait, ce doit être par gentillesse et non par contrainte).

    -Si le phénomène s’amplifie, ça peut devenir ingérable et trop dur à supporter. S’il y a des coups, si l’on vous vole ou détruit vos affaires, si vous avez du mal à suivre les cours à cause de des projectiles qu’on vous balance, si des gens que vous ne connaissez même pas se moquent ouvertement de vous, c’est que ça commence à prendre une ampleur inquiétante. Il est alors impossible de s’en sortir seul. Il faut prévenir un adulte qui ait la capacité d’agir. Pour moi, ça a été la CPE, en début de 3ème. Je suis allée à la vie scolaire un vendredi soir (pour être sûre qu’aucun autre élève n’y serait à ce moment-là). Quand j’ai dit à la CPE de quoi il s’agissait, elle m’a fait passer dans son bureau et m’a dit de m’asseoir (chose rare, qui prouvait qu’elle prenait mon affaire au sérieux). Elle m’a écoutée et m’a dit qu’elle allait agir et de surtout revenir la voir si ça ne s’arrangeait pas. Le lendemain, les meneurs étaient convoqués. Son intervention a été d’une efficacité radicale puisqu’à partir de là, je n’ai plus été embêtée. Preuve que les CPE peuvent agir efficacement pour peu qu’ils prennent le problème à coeur. A aucun moment on ne m’a traitée comme quelqu’un qui aurait une vulnérabilité particulière (on ne m’a pas envoyé chez l’infirmière ou l’assistante sociale, ou quoi que ce soit). Si tel avait été le cas, je crois que je l’aurais très mal pris.

    – Dans un collège, il y a toujours d’autres souffre-douleurs avec lesquels on peut lier d’authentiques et belles amitiés.
    De façon générale, je crois que vivre ce genre d’expérience permet de mieux comprendre tous ceux qui sont marginalisés, et par la suite de tout faire pour éviter aux autres de vivre ce qu’on a vécu. On devient une meilleure personne, plus humble et plus capable d’empathie. Avec le recul, je me dis que cette souffrance (somme toute minime à côté de ce que d’autres vivent) n’a pas été vaine.

    Pardon pour le pavé, j’espère avoir encouragé ceux qui passent par cette épreuve.

    • lorange1977 dit :

      Bonjour Questran,
      ton « pavé » est magnifique et m’a beaucoup touché. Je suis tout à d’accord avec toi sur tout!! Ne jamais se laisser faire, même pas un tout petit peu, répondre proportionnellement à l’attaque. et ne jamais oublier que les adultes peuvent aider, savent aider, ce n’est pas toujours vrai que leurs interventions aggravent les choses.

  17. Tamisé julie dit :

    Hello
    Est ce que ce livre est adapté pour les maternelles aussi ?
    Mon fils eip ne veut déjà plus aller à l’école… Avec ses copains c’est de plus en plus compliqué !on se sert de lui ppur faire les bêtises ; on le rejette etc
    Ça promet
    Donc si je pouvais savoir quoi faire pour qu’il apprenne à se protéger de tout cela
    Merci

    • A. Zebrounet dit :

      Julie, celui-ci vient de paraître en album illustré, pour les enfants -> http://amzn.to/1XsrYRh :up:

      Alexandra

      • Arwen dit :

        Bonjour,
        je les ai tous les deux et ils sont très bien !
        Mais celui pour les enfants n’est pas adapté pour un enfant de maternelle … Mon conseil est plutôt de lire le premier qui donne la théorie (il y a d’ailleurs des exemples chez des tout-petits de crèche !) : attention à l’intervention des adultes, le 180° et les flèches de résistance.
        Puis de transmettre ce savoir à son enfant en s’adaptant à son âge.
        Mon fils a 11 ans et même celui pour les enfants, je trouve plus utile de le lire et de le commenter ensemble :roll:
        Bonne journée



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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