Questionnements parmi les plus répandus dans vos courriers à propos de surdouement, tests psychométriques, sauts de classe, …

Questionnements parmi les plus répandus dans vos courriers à propos de surdouement, tests psychométriques, sauts de classe, ...Parmi les centaines de messages reçus chaque semaine, certaines interrogations reviennent bien évidemment plus que d'autres... :)

 

Voici donc quelques unes des questions que l'on me pose le plus souvent ces temps-ci, dans différents domaines, avec une prédominance pour celles liées aux bilans :

 

 

Comment recalculer les scores donnés par le/la psy ? Je souhaiterais les vérifier !

 

Vous ne pourrez rien "recalculer" vous-même car il s'agit de conversion de scores bruts en notes standard, selon des tables exclusivement accessibles aux psychologues. Cela vise à garantir la fiabilité des tests psychométriques (pour pourrez lire mes billets dédiés au Wisc & au Wais), dont l'usage est réglementé.

 

Pour comprendre comment est construit un test psychométrique, tout est ici.

 

A un lecteur qui insistait en m'expliquant avoir besoin de contrôler que les chiffres avancés par le psy correspondent bien à ses résultats, je répondais ceci :

 

Le souci est là ! Si vous avez le sentiment de devoir vérifier le travail du psy... c'est soit que vous l'avez mal choisi (&/ou qu'il/elle vous a donné quelques raisons - légitimes ? - de douter de son sérieux), soit que vous n'arrivez pas à faire confiance à un professionnel théoriquement connaisseur :-?

 

Mais que ce soit l'un ou l'autre de ces choix, une réflexion personnelle à ce niveau-là s'impose à mon sens.

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

Le/la psychologue a fait passer à mon enfant (variante :arrow: "m'a fait passer") un test d'une version antérieure à celle en vigueur ? Est-ce embêtant ?

 

Oui ça l'est, dans la mesure où dès lors qu'une version révisée d'un test sort, l'ancienne version ne doit plus être utilisée, car le principe d'un test valide est, précisément, d'être étalonné & remis à jour, notamment pour compenser l'effet Flynn :down:

 

Malheureusement certains psy ne veulent pas (ou tardent à...) investir dans les nouvelles éditions (qui ne sortent pourtant que tous les 10 ans environ !). Ils facturent ainsi (sans scrupule ni difficulté :-| ) des tests dans des versions obsolètes, qui n'ont aucune valeur, sans en avertir leur patientèle. Ce qui pose tout de même un véritable problème sur la plan déontologique.

 

Le Code de déontologie des Psychologues précisait à ce propos il y a quelques années encore, dans l'article 18 du chapitre III portant sur « Les modalités techniques de l’exercice professionnel » que le professionnel était responsable du choix de ses outils, & qu’il avait le devoir d’utiliser des tests d’évaluation actualisés régulièrement :up:

 

Depuis, de nombreuses modifications ont été faites, jusqu'à sa grande refonte en 2012 par ailleurs vivement critiquée. Ainsi Le Syndicat National des Psychologues refusait de signer ce nouveau code ! Cet article 18 du chapitre III n'a aujourd'hui plus rien à voir avec l'utilisation d'outils à jour, & toute référence à cela a été supprimée :-x

 

 

 

Cela ne devrait donc bien entendu pas se faire... pourtant, c'est encore assez fréquent. J'ai régulièrement (plusieurs fois par semaine) des témoignages en ce sens, tant chez les enfants que les adultes. D'où l'importance de bien clarifier les choses avant de passer un bilan chez un psychologue : s'assurer de ses compétences réelles mais aussi, du fait qu'il/elle dispose bien des dernières versions des différents outils psychométriques qui seront qui seront utilisés !

 

Par exemple, la structure du Wais-IV est très différente de celle du Wais-III, puisqu'elle voit l'apparition de 4 indices (ICV, IRP, IVT, IMT) qui donneront un QI Total. Il ne s'agit par conséquent pas que d'un changement de "numéro" de test, mais bien d'une refonte complète à chaque réédition.

 

 

Le/la psy refuse de nous donner les résultats chiffrés.

 

Là encore, je conseille VIVEMENT de s'assurer préalablement à tout bilan des conditions & de la vision précises imposées par le/la psychologue afin d'éviter les mauvaises surprises de ce genre... qui viennent ensuite ternir les relations patient / psy & compliquer les échanges ou les besoins d'explications :(

 

Les scores des 4 - ou 5, selon le test - indices (qui sont eux-mêmes la synthèse des notes standardisées) & le QI Total, s'il est interprétable (QI Total qui est la synthèse & non comme je le lis souvent "la moyenne" des indices ! :oh: ) ne suffisent pas. Il faut avoir le détail écrit de TOUS les subtests passés : ceux obligatoires &, le cas échéant, ceux optionnels. Car ce sont les notes standardisées qui ont un intérêt dans le profil de l'individu :up:

 

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Le problème réside dans l'énorme fossé que l'on constate parfois entre la théorie & la pratique. Certains psychologues n'hésitant pas à :

 

- donner un QI Total avec d'énormes écarts entre les indices principaux (la théorie voudrait qu'ils s'abstiennent, puisque qu'un score global perd alors tout son sens :!: )

 

- utiliser des versions obsolètes (voire très très anciennes) des outils psychométriques (mais facturent bien en €uros d'aujourd'hui...)

 

- bâcler leur compte-rendu, soit par souci de ne pas y passer trop de temps, soit parce qu'ils ne savent tout simplement pas quoi faire des résultats, car ils ne sont en réalité pas du tout spécialisés dans la douance

 

- refuser de donner le détail des scores alors qu'ils le devraient, car c'est le droit de l'intéressé (ou dans le cas d'un enfant, de ses responsables légaux) d'y avoir accès

 

- considérer un bilan psychométrique comme un test binaire : à 129 on est dans la norme / à 130 on est surdoué (reportez-vous à ce billet : "Le chiffre rond !?")

 

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L'immense majorité des professionnels est heureusement tout à fait sérieuse & fiable, mais il faut avoir conscience que des cas pareils existent, on m'en rapporte plusieurs chaque semaine ; il convient par conséquent d'être vigilants avant de consulter pour la première fois :oops:

 

Car quelles solutions s'offrent dès lors à ces gens qui ont été abusés ? Pas grand chose en fait, sauf se plaindre auprès du psy en question & tenter de faire valoir le caractère anormal de la pratique. Mais en France il n'existe pas d'ordre des psychologues, ainsi les patients n'ont pas énormément de recours & se sentent légitimement démunis.

 

 

Est-ce que tous les enfants ayant sauté une classe, ou plus d'une classe, sont nécessairement surdoués ?

 

Il faut bien dissocier les situations où un seul saut (ou glissement) a été effectué de celles où il y en a eu plusieurs :!:

 

Ainsi, TOUS les enfants peuvent effectivement sauter une classe, sans condition particulière. Aucun test, aucun justificatif de précocité intellectuelle ne peut être exigé pour une seule année d'avance. Donc un enfant ayant un saut (ou glissement) de classe à son actif n'est pas nécessairement EIP. Il peut l'être... mais il peut aussi être un enfant très scolaire, avec des capacités cognitives tout à fait dans le norme.

 

En revanche, au delà d'une année (c'est à dire pour 2, ou 3, ou 4 sauts de classe !) il faut effectivement que l'enfant soit EIP avéré (comprendre par là confirmé par bilan psychométrique réalisé par un psychologue), car les textes réservent les accélérations de plus d'une année aux enfants surdoués exclusivement.

 

Vous trouverez sur cette page les textes officiels français ; ainsi que les règles de fonctionnement : "École maternelle ou élémentaire : passage, redoublement ou saut de classe".

 

 

L'école exige de nous des tests avec le/la psychologue scolaire, arguant que les tests avec un psy libéral n'ont aucune valeur.

 

C'est totalement mensonger, mais encore une fois malheureusement, relativement fréquent ! :-x

 

Cela fait partie de la montagne de bêtises assénées, souvent en toute bonne foi (est-ce pire, ou à l'inverse plus "pardonnable" ???), par les gens qui ne connaissent rien au sujet de la douance.

 

Très nombreux sont les personnels de l'Education Nationale à ne jamais s'être formés sur les questions liées au haut potentiel intellectuel. Aussi quand un cas se présente, ils sont perdus & ne savent que répondre, voire inventent des règles qui n'existent tout simplement pas (dans le même esprit, on a régulièrement des instits' qui refusent un saut de classe au prétexte que le moment est passé, qu'il est désormais trop tard pour ce saut ou ce glissement. Or il faut savoir qu'il n'y a aucun règle en la matière, & qu'un saut peut sans aucun souci se faire au mois de mai par exemple :) ).

 

Les parents sont totalement libres de refuser que le/la psychologue scolaire n'examine leur enfant. Ils sont libres de choisir comme ils l'entendent, sur les critères qui leur conviennent, le professionnel qui pratiquera sur l'enfant un examen psychologique (dont fait partie le test psychométrique). Le bilan réalisé par un psy libéral a exactement la même valeur que celui qui serait réalisé par un psychologue scolaire, personne ne peut le remettre en cause ou insinuer que, parce qu'il s'agit d'un psychologue privé, les résultats seront faussés.

 

Pour toutes les questions relatives aux pratiques & aux prérogatives des psychologues scolaires, voyez ce billet ;)

 

 

Les écoles / la pédagogie type Montessori sont-elles ce qu'il y a de mieux pour les enfants surdoués ?

 

"Ce qu'il y a de mieux", pas vraiment ! :-| Certains retours sont positifs, d'autres sont catastrophiques, aussi affirmer que c'est ce qu'il y a de plus adapté aux enfants HPI, comme s'ils constituaient un groupe uniforme me semble absurde.

 

Au delà du haut ou du très haut Quotient Intellectuel, se pose la question du profil d'enfant. Chacun est différent dans l'absolu, mais en plus de ces différences élémentaires, il ne faut pas perdre de vue que ce qui convient à un EIP homogène sans aucun trouble associé ne conviendra pas forcément à un EIP Dys & TDA/H par exemple. Dans l'excellent "« Que sais-je ? » n° 3698 - Les enfants intellectuellement précoces", le Dr Gabriel Wahl souligne très justement cette réalité (pour lire ma critique de ce livre, c'est par là)

 

Car outre la personnalité propre à chacun, unique, il y a aussi une réalité derrière un profil psychologique.

 

Ainsi mettre tous les enfants (T)HQI dans un même panier ne rime à rien & ne donnera pas, me semble-t-il les réponses à ce genre de questionnements.

 

 

 

Combien coûte le passage d'un bilan (avec Wppsi, Wisc ou Wais) ? Et est-ce remboursé ?

 

Les prix sont libres, donc (fort logiquement) très variables d'un psychologue à l'autre, d'un cabinet à l'autre. Et si différents facteurs entrent en jeu, comme la notoriété du professionnel ou le secteur géographique, il faut pourtant garder à l'esprit que des tarifs élevés ne sont pas toujours corrélés au degré de ses connaissances en terme de surdouement.

 

Autrement dit, les meilleurs spécialistes ne sont pas systématiquement ceux qui pratiquent les prix les plus élevés, de même qu'un tarif prohibitif ne garantit en rien d'avoir en face de soi la crème de la crème en matière de douance :)

 

Je conseille toujours de ne pas conserver cela comme critère décisif, surtout dans le sens "plus c'est cher mieux c'est" :dots:

 

Sur la question du remboursement, comme je l'explique dans la première vidéo du blog : un psychologue n'est pas un médecin, la règle est donc qu'en France il ne soit pas remboursé, en libéral (tant sur un bilan que sur un suivi). Cependant quelques rares mutuelles prennent en charge une petite partie (une séance par exemple).

 

Dans le cadre d'un CMP/CMMP (si ces termes vous sont étrangers : consultez mon lexique  :-P ), d'une consultation en unité hospitalière ou auprès d'un psychologue scolaire (donc en non-libéral !), il y a remboursement ou gratuité selon les cas ; mais je déconseille ces structures pour les questions en lien avec le haut potentiel intellectuel (voir ce billet pour plus de détails).

 

Enfin, même si les prix sont totalement libres, on relève généralement une moyenne (pour un bilan psychologique, donc premier entretien + test psychométrique + tests de personnalité + entretien de restitution) allant de 300 à 500 €uros. Mais on trouve aussi des psychologues proposant un bilan à 150 €uros, & d'autres à 800 €uros...

 

 

En quoi consiste le WPPSI (test de QI pour les enfants en âge pré-scolaire)

 

Dans les grandes lignes, le test s'appuie sur des subtests & des items similaires au Wisc (Wppsi -> âge préscolaire / Wisc -> âge scolaire / Wais -> fin du lycée & âge adulte). Les détails sont à retrouver par ici :!:

 

Le Wppsi-IV s'utilise jusqu'à 7 ans & 7 mois, mais comme je le souligne dans le billet dont le lien est donné juste au dessus, dès 6 ans mieux vaut lui préférer le Wisc, pour les raisons déjà développées dans l'article.

 

Il faut savoir que le Wppsi existe sous 2 formes, selon l'âge de l'enfant :

 

➡ de 2 ans & 6 mois jusqu'à 3 ans & 11 mois, seuls 7 subtests sont proposés. Ils demandent peu de verbalisation, pour pour réduire le plus possible l’incidence des capacités attentionnelles & du langage des plus jeunes enfants testés

 

➡ de 4 ans jusqu'à 7 ans & 7 mois, il y aura 15 subtests obligatoires (ce qui est très très long ! Le Wisc & le Wais n'en comptent, par exemple, que 10 !? :oh: )

 

 

L'éditeur du test affirme que l'aspect ludique est privilégié, en dépit de ces 15 subtests. A noter que la plupart des enfants (T)HQI, lorsqu'ils plafonnent (c'est à dire qu'ils atteignent les plus hauts scores mesurables dans leur tranche d'âge), sont même déçus de voir que les épreuves sont - pour eux - très simples & ne demandent pas de réel effort.

 

 

J'ai lu que l'on pouvait avoir un haut QI & n'être pas surdoué, est-ce vrai ?

 

Tout dépend de la manière dont on envisage le "haut QI" & d'où on place la barre. Il faut d'abord comprendre que l'on ne parle ici que de QI Total (donc de scores homogènes en ICV & IRP, permettant en conséquence le calcul de ce QI global).

 

Si on a prend un QI Total de 120, effectivement il faudra considérer un ensemble de choses pour différencier un profil avec de simples bonnes facultés cognitives, d'un profil avec un haut potentiel intellectuel :hypno:

 

Mais si on prend un QI Total & homogène de 145, il n'y a alors plus de doute permis sur le surdouement de l'individu concerné (on parle outre-Atlantique de "highly gifted") :up:

 

Autant une personne HPI (adulte comme enfant) peut, pour différentes raisons allant d'un trouble associé (type TDA/H, Dys) à une grande anxiété ou une phase dépressive, obtenir des scores largement minorés à un bilan psychométrique (& donc ne reflétant pas ses réelles capacités intellectuelles !) ; autant une personne qui obtient des scores très élevés (QI ≥ à 140, à 150) ne peut pas les devoir à la chance ou au hasard.

 

Quant à la question du surinvestissement intellectuel, une fois encore elle peut être soulevée dans le cas de scores fleurtant avec la limite basse (le seuil) de surdouement (autour de 120 / 125) ou dans celui d'une grande hétérogénéité entre les subtests saturés en facteur g & les autres, mais est à écarter lorsque les scores sont très hauts.

 

 

Quel lien entre le syndrome d'Asperger & la précocité intellectuelle ? Est-ce la même chose ?

 

Du tout ! Le SA est un Trouble du Spectre Autistique (un TSA), ce que n'est absolument pas le haut potentiel intellectuel. Si certains, comme moi, cumulent autisme Asperger & surdouement - comme d'autres cumulent TDA/H & surdouement, ou trouble Dys & surdouement - ce sont néanmoins deux particularités distinctes.

 

Il y a des gens (T)HQI qui ont un profil avec traits autistiques sur certains aspects, & ce ne sont QUE des traits pour l'immense majorité d'ente eux.

 

Il y a aussi une majorité d'Aspies ayant un QI totalement dans la norme(≥ à 70. Quotient Intellectuel allant par exemple de 70 à 130, ou de 80 à 120, mais restant dans la norme !), ou présentant des pics d'habiletés dans certains domaines seulement. Plus de détails dans ce billet-vidéo sur Les Tribulations d'une Aspergirl :round:

 

Enfin certains, plus rares, mêlent en effet une douance & un syndrome d'Asperger, comme l'explique ce billet :idea:

 

 

 


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61 commentaires à “Questionnements parmi les plus répandus dans vos courriers à propos de surdouement, tests psychométriques, sauts de classe, …”

  1. Cat dit :

    Merci pour cet article qui remet les idées en place!

  2. Naturelle dit :

    Alexandra, J’ai lu votre billet : bravo et merci pour la précision et à la justesse de vos écrits.

    Je me permets de vous poser une question sur le TSA car je suis très intriguée. Vous dites qu’une personne (T)HQI peut présenter des traits autistiques, est-ce aussi le cas pour une personne non HQI ? A priori je dirais que oui mais je n’en suis pas certaine car j’ai l’impression que certains fonctionnements que connaissent les personnes avec un TSA sont plus partagés par les personnes avec un HQI que par le reste de la population (plus neurotypiques que les HQI).

    Merci par avance

    • A. Zebrounet dit :

      Bjour,

      Je dirais qu’il n’y a pas de raison pour que cela n’arrive pas !? Maintenant, en terme de fréquence ce que je constate (de manière empirique) c’est que BCP de personnes HPI avérées (des adultes bilantés, pas simplement auto-diagnostiqués) se retrouvent ds certains aspects du syndrome d’Asperger (sans entrer ds les critères, ts précis, de diagnostic de SA pour autant).
      La frontière entre haut / très haut QI & syndrome d’Asperger (avec ou sans haut / très haut QI) est poreuse… & parfois floue chez les sujets les plus atypiques :up:

      Je n’ai jamais eu à observer le même phénomène chez des personnes dans la norme sur le plan cognitif. Mais cela ne veut effectivement pas dire que cela ne peut pas se trouver (je sais en revanche que certains professionnels, insuffisamment formés aux spécificités réelles du SA, qui se situe ds l’extrémité haute du continuum autistique, confondent qq fois sur leurs petits patients TDA/H & syndrome d’Asperger, ou profil schizoïde & SA) ;)

      • Naturelle dit :

        Merci d’avoir pris le temps de me répondre et pour la qualité de cette réponse. Je suis excessivement curieuse et intriguée par les différences de fonctionnement, j’aimerais voir et sentir à travers les yeux (et autres sens) des autres et surtout comprendre l’origine de ces différences.

        Un grand merci, Alexandra pour les partages qui enrichissent ma vie (et je n’exagère pas) !!! :love:

  3. agnes dit :

    Juste un mot sur les ecoles Montessori et les EIP.
    Parfois ca marche, parfois ca ne marche pas. On a souvent tendance a penser que Montessori est la solution a tous les problemes des gamins – en retard, en avance, qui bougent tout le temps, qui revent, etc… et ce n’est pas LA solution.
    Ca marche tres bien pour mes enfants, mais combien de fois j’ai vu des eleves EIP debarques et etre totalement perdus dans une immense classe, pleine de gamins qui travaillent tous individuellement mais aussi en communaute. Certains EIP sont trop structures pour la classe, d’autres sont incapables de vivre en groupe, d’autres pas assez structures pour travailler seuls.
    Donc Montessori n’est pas LA solution pour les EIP, je crois meme qu’elle peut etre dangeureuse pour certains car elle leur permet de ne travailler QUE dans ce qu’ils aiment et delaissent des autres matireres.
    Bref ca depend de L’Enfant… et des parents! EIP ou pas.

  4. Meriem Khelifi dit :

    Merci pour cet article qui permet vraiment d’éviter certains pièges.
    Mes questions sont:
    1- Si on est pas satisfait des résultats , de l’interprétation ou autre lors du passage d’un test Wisc, est-ce que cela biaiserait les résultats du test repassé chez un autre praticien?
    2- Les écoles type Montessorie sont-elles préférables aux écoles type standard pour les enfants hyperactifs?

    Encore merci pour vos partages.

  5. Cathy dit :

    La psychologue a fait passer le wisc IV à ma fille de 5 ans et demi. Puis je me fier aux résultats ? Sachant que j ai attendu 6 mois entre le passage du test et les résultats et que sur le bilan la date de naissance de ma fille n est pas la bonne!

  6. gwen17 dit :

    bonjour,

    j’ai découvert récemment que ma fille qui a 16 ans était hypersensible, nous avons rencontré plusieurs psychologues depuis qu’elle est petite sans mettre un mot ou un diagnostic sur son mal être…très difficile à gérer au quotidien
    je suis « tombée » par hasard sur un article d’enfant HP et le côté émotionnel de ces enfants m’a interpellé , pensez-vous qu’un test serait opportun et dois-je en parler à sa psy actuelle ?
    merci pour votre écoute et vos conseils

    • A. Zebrounet dit :

      Bjour,
      Ma réponse est bien évidemment oui ! Mais, attention au choix du psychologue (TRÈS important ! Tous, loin de là, ne sont pas connaisseurs :-| )
      Je vous conseille la lecture de ce billet -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/07/17/je-soupconne-un-haut-potentiel-intellectuel-chez-mon-enfant-par-ou-commencer/

      Alexandra

  7. GALLET dit :

    Bonjour Alexandra,
    Je voudrais rebondir sur le fait que vous dites dans votre article que calculer un QIT avec une grande différence entre ICV et IRP est une erreur. En ce qui me concerne j’ai passé le wais4 mercredi dernier dans un contexte de découverte de la précocité de mon fils et la mise en sens de toute ma vie je n’ai donc aucun doute sur mon hp. Ceci dit mon test bien qu’homogène présente un écart conséquent puisque ICV 129 et IRP 104 du fait des stratégies cognitives mises en place pour combattre le manque de confiance en foi introjecté depuis toute petite et qui m’a fait chuter les épreuves chronométrées. Au regard de son observation clinique pendant les entretiens et le test, de mon histoire personnelle et de mes ressentis la psychologue est catégorique quant à la réalité de mon hp. Elle a d’ailleurs rédigé un compte rendu de 8 pages qui me renseigne de manière riche et profonde sur ma personnalité.
    Ne pensez vous pas que concernant les adultes, cet écart est à modérer du fait des stratégies de survie mises en place tout au long de la vie, de l’enjeu et des émotions que cette découverte tardive provoque ?
    Au plaisir et bravo pour votre travail :-)

    • A. Zebrounet dit :

      @gallet
      Je pense surtout qu’on ne peut pas dire « mon test bien qu’homogène présente un écart conséquent puisque ICV 129 et IRP 104″… :!:
      Car précisément, il y a hétérogénéité. Mais cela n’empêche en rien l’analyse de votre bilan :up: (& les profils hétérogènes représentent l’écrasante majorité ;) Il n’y a là rien d’anormal au sens strict du terme)

      « Au regard de son observation clinique pendant les entretiens et le test, de mon histoire personnelle et de mes ressentis la psychologue est catégorique quant à la réalité de mon hp »
      Je n’en doute pas !

      « Elle a d’ailleurs rédigé un compte rendu de 8 pages qui me renseigne de manière riche et profonde sur ma personnalité. »
      Preuve du sérieux de cette psychologue :)

  8. GALLET dit :

    Mon profil cognitif est bien homogène dixit la psychologue qui est en effet spécialisée, l’IRP est chuté à cause des seules épreuves chronométrées. En clair si je n’avais pas mis en place des stratégies cognitives multiples pour palier à ce que je croyais être un manque de mémoire, la note serait dans les mêmes valeurs que les autres (fonctionnements mis en évidence et modifiés en direct live pendant le test sans une certaine émotion d’ailleurs) la psychologue l’a d’ailleurs noté dans son compte rendu précisant que ces épreuves ont fait baisser de façon significative la moyenne générale.
    Mon propos est juste de dire attention aux généralités concernant l’interprêtation et les conclusions des tests pour les adultes et sans doute même pour des enfants déjà un peu grand, les chiffres ne sont pas à prendre stricto sensu mais à mettre en perspective dans le contexte de chacun(e) ce que vous ne faites pas puisque vous me répondez, avec pour seule information ces deux chiffres, « Car précisément, il y a hétérogénéité. » Perso homo ou hétéro m’est complètement égal, simplement au regard des éléments complets je ne considère pas que ma psychologue a fait une erreur :roll:

    • A. Zebrounet dit :

      « Mon propos est juste de dire attention aux généralités concernant l’interprêtation et les conclusions des tests pour les adultes et sans doute même pour des enfants déjà un peu grand, les chiffres ne sont pas à prendre stricto sensu mais à mettre en perspective dans le contexte de chacun(e) ce que vous ne faites pas puisque vous me répondez, avec pour seule information ces deux chiffres »
      Non ça c’est une interprétation que vous faites de mes propos. Je pense que tt le travail effectué sur ce blog est précisément fait ds le but de ne PAS faire de généralités ;)

      Et je maintiens d’un ICV & un IRP séparés de 25 points ne donnent pas ce que l’on appelle un profil « homogène » :!:

  9. Fred dit :

    Bonjour Alexandra,
    Merci pour cet article, j’aimerais en savoir plus sur les QI hétérogènes et les conséquences de cette hétérogénéité. J’ai un indice verbal de 142, et perfo de 117, (QI total 134), mais j’ai une amie qui a le contraire (perfo 135, verbal 112, QI total … 125) Je suis intimement convaincue qu’elle est surdouée (personnalité). Qu’en pensez-vous ?
    Pour l’hétérogénéité, de mon côté je pense qu’il y a des traces de dyspraxie (80 heures pour avoir mon permis, et je ne conduis jamais car j’ai conscience d’être dangereuse), donc j’ai une vague idée de ce que ce décalage peut signifier dans ce sens, en revanche, je ne trouve rien sur les QI hétérogènes avec indice de performance nettement plus haut que le verbal. Pourriez-vous m’aiguiller ? Merci, et merci pour ce site ! :)

  10. bouslimi dit :

    bonjour, avez vous une liste des psy recommander pour faire ces testes a un enfant de 5 ans, en isère? merci par avance

    • A. Zebrounet dit :

      @bouslimi Il vous faut prendre contact avec les antennes locales des associations (par ex. l’ANPEIP, l’AFEP), comme détaillé dans mon billet :arrow: http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/07/17/je-soupconne-un-haut-potentiel-intellectuel-chez-mon-enfant-par-ou-commencer/ :)

  11. Pipocat dit :

    Bonjour,
    Mon fils de 4 ans et demi a passé les tests qui montrent une précocité. La psy recommande un passage en grande section (il est en moyenne section) en cours d’année. Je suis plutôt pour en sachant qu’il est de janvier.
    J’ai vu la directrice de l’école qui n’est pas favorable au changement car elle ne trouve pas qu’il s’ennuie et qu’elle considère que pour le « vivre ensemble » il n’est pas prêt (oui il est hypersensible)…Je n’i pas l’impression quelle connaisse la précocité.
    Comment faire?
    Quelle doc je pourrais lui transmettre sur la précocité?
    Pour le Cr de la psy, est il judicieux qu’il apparaisse dans le dossier scolaire? N’est ce pas un document relevant du secret médical? Cela ne va pas stigmatiser l’enfant toutes sa scolarité?
    bref je suis un peu perdue
    Merci de votre aide

    • A. Zebrounet dit :

      Je vous confirme : elle ne connait PAS la douance :( Tenant le discours ultra classique -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/09/23/florilege/

      -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2012/06/09/difficultes-a-faire-reconnaitre-le-haut-potentiel-intellectuel-de-son-enfant-a-lecole/

      Ce billet pourra peut-être vous aider -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/04/07/conseils-pour-la-scolarite-des-enfants-intellectuellement-precoces-haut-potentiel/

      Vous pouvez aussi, si le dialogue est complètement fermé faire appel au référent précocité de votre académie -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/04/03/questions-decole-pour-les-enfants-intellectuellement-precoces/ (afin qu’il forme, ou parle à l’équipe de l’école… voire recadre si nécessaire)

      Enfin, pour votre question :
      « Pour le Cr de la psy, est il judicieux qu’il apparaisse dans le dossier scolaire? N’est ce pas un document relevant du secret médical? Cela ne va pas stigmatiser l’enfant toutes sa scolarité? »
      Non, ne laissez surtout pas le compte-rendu à l’école. Et surtout, ne transmettez aucun chiffre (cela doit rester entre vous & le/la psychologue qui a bilanté l’enfant). Les enseignants n’ont pas à y avoir accès.
      Il est possible, si l’instit se montre intéressé de lui donner une copie des conclusions du psy (sans scores !), mais en soulignant bien que vous demandez à ce que le document vous soit restitué & non placé dans le dossier.

      Et ici, les lectures que j’ai sélectionnées, selon la position de chacun -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2013/12/16/quels-livres-sur-le-surdouement-pour-quel-public/

      En espérant avoir pu vous aider ;)
      Alexandra

  12. Isa dit :

    Bonjour,
    mon fils a passé un test à 6 ans avec la psy scolaire car sa maitresse « n’arrivait pas avec lui ». J’Ai demandé un test psy car les feedbacks de l’école allait trop loin et son exclusion de la fête de Noel avait fait trés mal. Elle a fait un test avec des catégories: attention, vocabulaire, mémoire, vitesse de travail, représentation trois d,.. le reste je ne me rappelle pas. Elle a détecté un probléme léger d’Attention score 80 limite normale. Bien que ce test n’est pas été fait pour le QI et mon fils très anxieux et perturbé au moment du test, elle a estimé so QI à ca 120 avec en vocabulaire, mémoire et 3D dès score vers 120, 140 qui auraient pu aller plus haut si il n’avait pas refusé de continuer. 4 ans plus tard, mobbing de mon fils car sa nouvelle maitresse le cite en exemple aux autres. Repassage chez une autre psy scolaire qui me dit que le premier test ne veut rien dire car mon fils était stressé. Elle a essayé un test QI et il a bloqué sur certaines questions simples et pas sur des difficiles, résultat impossible de le tester. La première psy à qui la pédiatre a demandé le résultat 3 ans après le test n’a jamais retrouvé le test. Je ne comprends rien et ne sais pas ce qu’ils ont testé. Avez-vous une idée?

  13. louna dit :

    Bonjour,
    j’ai 13 ans et j’ai passé des tests il y a quelques mois mais je suis sceptique quant aux résultats
    J’ai un QIT de 154 mais si je fais la moyenne de tous mes indices, le résultat ne correspond pas à 154. je n’y comprend rien, aidez-moi!!!
    Je vous remercie d’avance pour vos réponses.

    • A. Zebrounet dit :

      Bsoir,

      Ce n’est en aucun cas une moyenne arithmétique ! Tu ne pourras donc PAS « recalculer » ton QI Total ;)
      Seuls les psychologues ont accès aux tables (qui prennent en compte l’âge exact au moment de la passation)

      Il est des cas où le QI Total est plus élevé que les 4 indices, j’explique tt ça ds ce commentaire -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/10/25/tout-ce-que-vous-avez-toujours-voulu-savoir-sur-le-wais-iv/comment-page-2/#comment-444022 :up:

      Alexandra

  14. Rajounet dit :

    Bonjour Alexandra,

    Le collège où notre fils ira à la prochaine rentrée, nous dit que, suite à la nouvelle réforme de l’enseignement (appelée « réforme du collège »), les sauts de classes, tout comme les maintiens, ne sont plus possibles (l’école comme le collège sont censés adapter l’enseignement selon les possibilités de chacun).
    Est-ce vrai? Qu’en est-il pour les surdoués? Avec l’appui d’un bilan psychologique, pourraient-ils en bénéficier malgré tout (mon fils a déjà sauté une classe, la GS)?
    Merci Alexandra.

  15. Nadege dit :

    Bonjour
    Notre fille a 5 ans et demi , elle est en grande section de maternelle dans le public et est née au mois de septembre. Elle a toujours été en avance pour parler , elle sait lire depuis decembre dernier , s exprime tres bien … Son institutrice a fait appel à un psychologue scolaire pour la tester avec le wics 4 et elle presente bien un haut potentiel cognitif.
    Le psychologue nous a reçu et fait un compte rendu mais n a pas voulu nous donner les résultats chiffrés ni son QI : comment pouvons nous faire pour avoir ces résultats ?
    Le psy ns dit que l ideal serait un cp/ce1 pour glisser sur le ce1 mais aucune des ecoles que nous envisageons n en propose.
    Nous hésitons à la laisser dans son ecole au cp qui est une bonne ecole publique ou bien la mettre ds une école privée elitiste et reputée de notre ville pour son bon niveau sachant que la directrice nous a averti qu il n y avait pas de place en ce1 au cas où il faudrait lui faire sauter une classe … Quel choix nous conseillez vous ?

    Ma fille etant tres en avance et ayant un niveau de cp actuellement , pour autant , peut elle ne pas s ennuyer ? Pas tous les HP sautent une classe même s ils sont tres doués et scolaires comme elle ?
    Merci pour votre retour afin de nous aider à faire le meilleur choix
    Nadege

  16. Floke dit :

    Bonjour
    Auriez vous des pistes, cahiers d’ exercices…. pour aider un enfant hpi en CE1 qui ecrit de plus en plus mal
    Idealement, je cherche une sorte de methode qui m’aide a identifier plus precisement son probleme, en balayant toutes les sources possibles de difficultes
    Merci beaucoup pour vos pistes eventuelles… et merci pour le travail realise dans ce blog!

    • echinopsis dit :

      Bonjour

      Bonjour
      D’abord écrit-il mal parce qu’il veut aller vite ou parce que le geste est compliqué, et douloureux ?
      Dysgraphie du précoce vs dysgraphie dyspraxique ?
      L’une se rééduque mais pour l’autre c’est vain, l’ordinateur s’impose.
      Dans tous les cas si votre enfant est identifié hpi, il doit avoir un bilan, qui a son tour vous indique s’il y a hétérogénéité des indices.
      Dans le doute demander un bilan psychomoteur. Sincèrement c’est un coût, pour ma part , c’est tout bénef !
      S’acharner à faire des exercices d’écriture sur un dyspraxique (j’ai commis cette erreur ) , n’est pas une solution !
      Ce n’est que l’avis d’une maman d’un hpi dyspraxique découvert à 14 ans.
      Bon courage

      • Floke dit :

        Merci Echinopsis
        merci de ta reponse!
        on en est au tout debut des difficultes
        en maternelle, il ecrivait bien (mais plus gros) et depuis le cp cela se degrade progressivement. Les eenseignants ne disaient rien jusqu’a present et soudain il se fait reprocher une ecriture calamiteuse, et evidemmdnt se dit nul et se desespere sans prendre les moyens de reagir. J’ai encore du mal a voir le pb car le soir car je regarde son cahier il est trop fatigue, mais les petites lignes et le fait de devoir accelerer semblent le mettre en difficulte (c’est d’ailleurs un enfant lent).
        Pour la dyspraxie, sais-tu si elle est compatible avec une ecriture plutot reussie dans les petites classes mais se degradant ou bien le dyspraxique a-t-il toujours eu des difficultes?
        Je n ‘en suis pas encore a aller voir un graphotherapeute, mais c’est une profession qui me semble rare…. ca va etre complique!

        • Rainbow dit :

          L’écriture peut être « acceptable » dans les petites classes car ils écrivent peu. Mais le dysgraphique ou dyspraxique voit très rapidement sa capacité d’écriture se dégrader à mesure qu’il faut écrire davantage et toujours plus vite avec les niveaux croissants. Mes enfants THQI ont une écriture qualifiée de « niveau maternelle ». Leur vitesse d’écriture (mesurée par l’ergothérapeute ou par un médecin spécialiste des rééducations fonctionnelles) s’est un peu améliorée chez le psychométricien pour atteindre un pallier qui ne suffit pas pour suivre en classe. Tout au plus possèdent-ils une écriture « sociale » : nom, prénom, date de naissance et basta ! Le reste, ils l’écrivent avec leur ordinateur.

          Il faut aussi prendre en compte que plus la difficulté d’écriture (prises de notes, dictées, rédaction…) augmente, plus il est difficile à l’enfant dyspraxique d’orthographier correctement les mots. Il est en double tache permanente, le geste de calligraphie n’étant pas automatisé, il se concentre sur le fait de former ses lettres et pas sur l’orthographe ! Mes enfants ont rapidement fait de gros progrès en orthographe lorsqu’ils sont passés sur ordinateur (correcteur orthographique enlevé bien entendu), le geste étant toujours le même pour taper les lettres. Ma cadette est littéralement épuisée quand elle doit écrire 5 lignes dans la demie journée. Une après-midi de sport ne la fatigue pas autant ! Quand je la voie partir se coucher à peine sortie de l’école et ne pas réussir à se réveiller pour le diner, je sais qu’elle a du écrire dans l’après-midi. Cela veut dire plein de rendez-vous avec les profs pour leur expliquer cette grande fatigabilité due à sa DYS.

          Il faut aussi avoir à l’esprit qu’un DYS peut être MULTIDYS et peut donc ainsi cumuler dysgraphie, dysorthographie, dyslexie…Ceci est neurologique et irréversible. Il convient de trouver une parade ou une béquille pour aider ces enfants. L’ordinateur peut être un moyen, de même qu’une AVS.
          Le mieux est de contacter l’association DYSPRAXIE FRANCE DYS, il y en a dans chaque département. Les adhérents de cette association sont des parent de DYS, des adultes eux-mêmes DYS, des enseignants confrontés aux DYS (souvent parents de DYS eux aussi), des ergothérapeutes, des psychométriciens… vous trouverez auprès d’eux des renseignements précieux pour savoir vers quels médecins et quels thérapeutes vous tourner, des conseils en cas de demande auprès de la MDPH….ect…

        • echinopsis dit :

          Bonjour

          Pour la maternelle, il y a peu, il me confiait être le dernier à avoir su / pu écrire son prénom. Son écriture était lente. Le souci c’est que souvent ceux sont des enfants perfectionnistes, et tant que la production n’était pas à la hauteur de ses attentes, il gommait, recommençait, s’épuisait.
          Ensuite il il y a une grande variabilité, gros puis petit, et arrivé à un moment il ne savait plus comment faire ses lettres.
          Il n’avait pas de récréation car il devait finir ses exercices, il est passé par la case RASED, parce qu’il ne parvenait pas à fournir de réponses écrites, trop peu.
          On me disait, il tient mal son crayon, il se faisait réprimander par la maîtresse car il n’écrivait qu’une lettre par une lettre.
          Quand j’ai demandé le pourquoi du RASED, on m’a gentilment répondu qu’il fallait qu’il soit plus efficace. Jamais on m’a proposé de voir psy, orthophoniste ou psychomot.
          J’ai passé des après midi, a essayé de lui réapprendre à écrire. Ensuite ses résultats scolaires étaient bons, car les HPI ont une capacité d’analyse qui les sauvent, mais qui retarde aussi le diagnostic. Il a compensé jusqu’à la 5ème sa lenteur à l’écrit par ses aptitudes intellectuelles.
          C’est au collège qu’on m’a conseillé de bilanter mon fils en vu des aménagements pour le DNB. Après bilans et suivi ergothérapeute et psychomot, il prend tout ses cours à l’ordi et ça change tout. c’est un soulagement, c’est très bien accepté aussi bien par les profs ( les profs jeunes comprennent mieux que les plus âgés, les hpi dys) que par les élèves.
          Comme le soulignait ci-dessous Rainbow, la surcharge cognitive entraîne des troubles au niveau de la lecture et surtout au niveau de l’écriture car dessiner des lettres, c’est compliqué et en plus appliquer les règles…Comme souvent ils ont des soucis pour reconnaître les lettres, l’écran c’est plus fiable.
          j’en veux pour preuve son 12 en dictée à l’ordinateur sans correcteur, qui relève de l’exploit quand on est à -3.5 de DS en orthographe phonétique, ( habituellement au moins 2 fautes par mots!)
          Comme beaucoup, à tort , comme il arrivait à compenser, je me suit dit il écrit mal mais bon même s’il ne fini pas tout est bon, il s’en sort, ça s’arrangera avec le temps. Or arriver à un moment ça ne va plus, il était malheureux, se considérait comme de la m..de. Ce faisait reprendre par les profs par rapport à l’état de la copie ( écriture en dehors des lignes, irrégulières, ambiguës ….) et surtout il avait mal et le soir il était K.O. ( en fin 4ème : écriture niveau CM1 -CM2)
          Depuis qu’il a l’ordinateur, il prend plaisir à rédiger ses réponses, il est épanoui et maintenant joue tout les soirs sur son Pc.
          Dans le doute, vaut mieux demander le bilan psychomot, il y en a pour env 130€, pour après voir réeduc et/ou passage ordi (ergo).
          Les écrits des docteurs Pouhet, Mazeau et Albaret sont des références sur la question, ainsi que les associations.

          Bon courage

          • Floke dit :

            Merci a toutes les 2, vos reponses sont tres precieuses, et encourageantes puisqu’il y a la quelque chose a faire qui donne des resultats benefiques pour l’enfant
            merci, merci!

          • LittleWitch dit :

            Bonjour,

            Je n’y connais rien du tout en Dyspraxie etc, mais juste une remarque concernant les enfants qui n’écrivent pas sur les lignes et pas droit. Mon frère (THPI) était comme ça, jusqu’à ce qu’il écrive sur des feuilles blanches. En fait, il se sentait inconsciemment enfermé dans les petits carreaux et se bloquaient. Sur feuille blanche, il écrivait parfaitement droit ! (maintenant il est adulte, je ne sais pas s’il a encore des soucis sur des feuilles à carreaux)

            Cela ne change rien au bilan psychomot nécessaire, c’était juste une piste supplémentaire au cas où cela pourrait aider quelqu’un.

            Bonne soirée !

          • Memepasmal! dit :

            Bonjours echinopsis,

            « Il n’avait pas de récréation car il devait finir ses exercices, »
            C’était pratique courante aussi chez nous en primaire sans compter le travail non fini en classe à faire à la maison.son écrit en ce2 s’est dégradé a une vitesse que notre psy est intervenue pour demander à cette maîtresse de cesser cette « maltraitance » ,car c’est de la maltraitance !,notre fils est TDAH /dys hp est suivi depuis sa primaire et se trouve en 3 Eme avec énormément de manque de confiance ,il utilise aussi son ordi personnel grâce au PAP devenu PPS ,l’ordi est un outil formidable pour nos collégiens, à condition que cette aide soit bien perçu par l’ensemble des enseignants et compris par l’ensemble des élèves,ce qui entre nous n’est pas encore gagné.

  17. Sonia dit :

    Bonjour….si certains d’entre vous ont un conseil avisé, je suis preneuse.

    Notre fille ainée a 6 ans et demi. Elle sait lire et écrire depuis la grande section. Elle est en CP depuis septembre. Très vite, les institutrices ont procédé à un décloisonnement à raison de 3 h/semaine en classe de CE1 en math.
    De notre côté, nous avions à la maison, une fille aux questions angoissantes persistantes (comment allions-nous vivre la fin du système solaire dans 5 milliards d’années ?) et à l’endormissement plus que laborieux. C’est ce qui nous a amenés à consulter une psychologue. Celle –ci nous a vite orientés sur des tests de QI.
    Ceux si ont révélé des résultats hétérogènes (certains subtest relevant du THQI et d’autres, d’élèves standards) et donc suspicion de troubles attentionnels qu’il nous faudra identifier grâce à des spécialistes aguerris à la question des hauts potentiels. La première rencontre se fera avec le pédo-psy Gabriel Wahl.
    Le bilan qui nous a été fourni et commenté, stipule qu’il faut que dès janvier notre fille intègre pleinement la classe de CE1 car sans efforts, les troubles attentionnels risquent de prendre le dessus sur son HP.
    Ce bilan (pour une partie) a également été transmis aux enseignantes qui sont soulagées d’avoir à faire à une précoce et pas une surdouée (????????). Pourtant, elles ne sont pas trop d’accord avec le saut de classe, car son travail manque de soin et elle n’a pas toujours tout juste… Elles justifient davantage un saut en CE2 qui est une révision du CE1.
    Depuis la passation de ces tests, notre fille est plus sereine, elle adore l’école et y a de nombreuses copines du CP au CM2….Son endormissement se fait encore avec nous à ses côtés mais il prend 10 minutes.
    Les livrets d’évaluation reçus hier confirment cet apaisement.
    Je suis moi-même enseignante en lycée pro et par expérience, j’ai appris qu’un élève de plus en plus serein et bien mieux dans ses baskets à l’école est souvent également, un enfant épanoui à la maison. Mon mari a lu les programmes de CP et Ce1( moi non) et il confirme qu’elle maîtrise les points du Cp et beaucoup du CE1.
    Aussi devant la bobine enjouée de ma fille, je me dis qu’il n’y a rien à changer pour cette année. Je sais après plusieurs lectures, que son hp ne pourra pas toujours compenser ses troubles attentionnels et nous consulterons. J’ai contacté mon référent académique avec qui je suis en contact pour mon travail, qui me dit d’expliquer la problématique aux enseignantes mais comment convaincre alors que je ne le suis pas moi-même ? Et pourtant, tous me demandent de suivre l’avis du psy.
    Merci de votre lecture et même si nous n’avons pas l’occasion d’échanger à la suite de mon message, je vous souhaite à toutes et à tous, d’excellentes fêtes de fin d’année

    • Arwen dit :

      Bonjour,

      juste une petite réponse rapide !!

      Vous avez visiblement affaire à des enseignantes qui n’y connaissent rien en haut potentiel (= surdoué = précoce = …..)
      L’intéret du saut de classe est bien justement de créer de la difficulté, donc pas de choisir justement la classe qui en créera le moins …
      Le directeur voulait aussi faire attendre mon fils pour que ça soit plus facile … C’est une logique qui est à l’opposé des besoins des enfants HP … Mais c’est pas facile à comprendre pour la plupart des gens…
      Heureusement, on ne l’a pas écouté : il a sauté une classe au moment au c’était important pour lui !
      Je vous souhaite bon courage pour faire votre choix. Je sais combien c’est dur.
      Je l’ai fait pour mes 3 enfants, et, pour le moment, je ne le regrette pas…
      Arwen

    • Memepasmal! dit :

      Bonsoir Sonia ,

      J’attendrais l’avis de Gabriel Wahl,notre fils étant TDAH /HP/DYS est dans sa classe d’âge(3eme classique)la difficulté que nous rencontrons est essentiellement la non prise en charge du corps enseignants non formés depuis la primaire,son TDAH étant très prononcé avec une dysorthographie sévère lui demande beaucoup d’effort pour s’organiser,structurer et planifié son travail,gèrer son impulsivité verbale ,cela demande une adaptation pédagogique qui relève pour lui d’une reconnaissance Mdph que nous avons tout juste obtenu avec le PPS (projet personalisé scolaire)combat long et périlleux auprès des administrations de par leur demande de toujours plus de bilans,malgré cette reconnaissance,les enseignants que nous avons se reposent sur le fait qu’il peut s’en sortir simplement avec l’utilisation de son ordi en classe.or l’outil ne fait pas tout,et minimisent le ras le bol de notre ado suivi (depuis le cp avec des pauses)par l’ortho.la psy cognitivo comportemental et autre soutien scolaire nécessaire pour ne pas perdre pied.(ce qui est fort tout de même étant dans un College privé qui prônait l’accompagnement des dys)ce premier trimestre le classe juste dans la moyenne,il est épuisé.
      Je vous conseil le site TDAH France,

      rassemblez les différents avis professionnels et faites vous confiance,le saut de classe n’est pas la panacée pour tous les HPs .bon courage

  18. Sonia dit :

    merci pour vos avis qui chacun se justifie pleinement en fonction de la situation de votre enfant. Nous allons, je pense trancher en piochant dans chacune d’eux: attendre le rdv avec G Wahl puis en parler aux enseignantes.

    merci encore

  19. stéphanie dit :

    bonjour,
    merci pour votre article. à la question sur la pédagogie montessori vous dites que vous avez eu des retours catastrophiques pour les enfants surdoués. est ce que vous pourriez développer sur le sujet s’ilvousplait?
    merci à vous

  20. Claire dit :

    Bonjour,
    Je découvre votre blog depuis aujourd’hui. Je pense qu’il va m’apporter beaucoup d’informations. Je souhaite vous poser une question:
    – mon fils à 6 ans à passé un test de QI, résultats hétérogènes. Je n’ai jamais réussi à obtenir le compte rendu? Est-ce normal? Du fait de résultats hétérogènes, y a t il des risques de troubles, plus que des résultats homogènes? Merci et bonne journée

    • Bonjour :)

      Les profils aux résultats hétérogènes sont les plus communément répandus. Il n’y a rien d’anormal ou de bizarre :up:

      Pour le compte-rendu, j’imagine que vous étiez passés par le/la psychologue scolaire…
      Si tel est le cas, il sera sans doute compliqué (pour ne pas dire impossible) de récupérer ce compte-rendu :arrow: http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2012/02/17/detection-des-enfants-surdoues-par-les-psychologues-scolaires/ :(

      Alexandra

      • Claire dit :

        Bonjour Alexandra,

        alors oui effectivement, nous sommes passés par la psychologue scolaire. Je suis en train d’écrire une lettre officielle pour faire la demande du rapport. J’espère réellement que nous pourrons le récupérer. Je vous remercie de votre réponse.

        Bonne journée.

        Claire

  21. Claire dit :

    Bonjour,

    Nous sommes parents de quatre filles qui vont bien dans l’ensemble. Je les soupçonne depuis longtemps d’être des zébrillonnes…. Les premiers à avoir évoqué cette question sont des amis à nous dont les enfants avaient été diagnostiqués quelques années auparavant (plus âgés que les nôtres). Nos filles étaient alors très jeunes (de 6 ans à 6 mois ;) )Au fur et à mesure de nos déménagements et rencontres, d’autres personnes nous ont interpellés sur cette question (mais jamais l’école !).
    Actuellement nos fille sont entre 7 et 14 ans.
    Trois d’entre elles disent s’ennuyer à l’école. L’une d’entre elles (actuellement en 4ème) est autorisée par ses professeurs à lire en classe, puisque de toutes façons cela ne modifie en rien ses résultats scolaires. Une autre (en 6ème) laisse passer le temps des cours, assez tranquillement, mais on sent que ce qui la motive n’est pas là (plutôt les copines, le sport, l’exploration de la nature, les expériences scientifiques qu’elle fait à la maison….). La troisième (CM1) souffre un peu plus, rejetée par les enfant de son âge et lisant en classe elle aussi….
    Mon mari est opposé à la passation de tests pour nos filles, il est vrai que nous n’avons pas les moyens financiers de les faire toutes tester, et nous nous questionnons beaucoup sur l’utilité de ces tests.
    Tant que ça va…. Pourquoi vouloir absolument en passer par des tests pour vérifier ? Qu’en ferons-nous ? Cela ne risque-t il pas de nous compliquer beaucoup plus la vie qu’autre chose (à nous, mais aussi à nos filles !) ? Nous habitons en rase campagne, rien n’est facilement accessible d’ici…
    Pardon d’écrire tout ça dans un commentaire, j’aurais préféré une adresse mail de contact mais n’en ai pas trouvé.

    Les questions me taraudent sans que je n’y puisse trouver de réponses…. Faut-il, ou ne faut-il pas les faire tester ?
    Pour quoi faire ? Dans quel objectif ?
    Comment (financièrement) ? Si oui, dans quel ordre (parce qu’il nous faudra mettre de côté avant de pouvoir faire passer une test à la suivante, puis al suivante, puis la suivante….) ?

    Merci de votre attention.

    • Alyalis dit :

      Bonjour,

      il existe des centres qui permettent de faire passer des testes psychométriques le tout pris en charge. Ce sont le CMP (Centre Médicaux Psycholigique), les CMPP (Centre Médicaux Psycholigique Pédagogique) ainsi que les CAMPS (Centre d’Action Médico-Social Précoce). Le seul problème sont les délais d’attentes variables selon les régions.

      Après, le choix vous revient mais c’est sûr que du moment où il n’y a pas de souffrance, de problème rencontrer cela n’est pas nécessaire de faire passer le teste. Mais de ce que j’ai pu lire, le teste permet d’avoir une carte détaillé de comment la personne fonctionne ce qui peut permettre de mieux cerner les choses, anticiper, prévenir, encourager, etc…
      S’il y avait un ordre de passage à donner, je ferai faire passer le teste à la dernière :)
      Bonne journée :)

  22. Chip dit :

    Bonjour.
    Merci pour votre blog. Je viens de lire je pense trop et je pense mieux et je me reconnait tellement que je cherche des réponses aux questions que ces lectures ont engendrées. J’ai passé un ou deux tests de qi sur le net pour avoir une première idée et à vrai dire ce n’est pas exceptionnel. 115 avec 30 bonnes réponses sur 50. Et j’avoue que J’ai zappé toutes les questions de suites logiques mathématiques qui m’énervent plus qu’autre chose. J’ai souvent l’impression de passer pour une débile et d’être incomprise. Les gens ont souvent du mal à suivre le fil de mes pensées alors je me dis que je me fais des illusions sur mes capacités intellectuelles. Dois je renoncer ou continuer ? Merci

  23. Alex dit :

    Bonjour,
    Je découvre votre site avec plaisir et intérêt. Étrangement ma fille a un prénom commençant par Z et, petite, on la qualifiait souvent de « zèbre » ;)
    Nous n’avons pas voulu la mettre à la maternelle car elle était très demandeuse de connaissances et je ne voyais pas la maternelle remplir convenablement ce rôle. Je m’en suis occupée donc jusqu’à ses 5 ans et demi. On la finalement mise en GS car elle était très demandeuse d’amis. Par ailleurs, on la mise très tôt dans des tas d’activités qui semblaient bien lui plaire : bébés nageurs, éveil musical, baby gym, baby english etc. Elle s’est toujours bien intégrée et a tjs été passionnée par ces matières et en adoration devant ses différents profs (l’affectif est très important pour elle).
    Mais au mois d’octobre, on s’est vite rendue compte qu’elle commençait à s’ennuyer : elle avait entrepris d’apprendre à lire quasiment seule dans l’été et se retrouvait à faire des coloriages et des formes avec des pailles avec « de gros bébés » selon elle. Mais elle adorait ses copains et ses amoureux. J’ai pu contacter rapidement la psychologue scolaire qui lui a fait passer qques tests simples et s’est étonnée qu’elle puisse travailler 1h sans broncher si jeune (moi ça ne m’étonnait pas, étant habituée). Du coup, notre « petite zèbre » a fait un mi-temps GS/CP avant les vacances de la Toussaint et est passée en CP après les vacances, avec l’accord de tous les instits.
    Cette année, elle est en CE1 et adore sa maîtresse (encore) et quelques camarades. Elle a un peu de mal avec des enfants trop turbulents qui l’empêchent de travailler en lui parlant, en criant dans la classe etc. Mais dans l’ensemble, elle adore toujours l’école.
    Cependant si j’avais un peu anticipé en entrée de GS, là je n’ai pas vu venir l’ennui : elle s’est déjà plainte à 2 reprises cette semaine de s’ennuyer en classe. Elle voudrait apprendre d’autres tables de multiplication (elle connait celles de 2,3,4 et 5), apprendre l’Histoire (une passion entre autre), les sciences… Je ses qu’elle s’enlise un peu. Malheureusement, si je lui propose d’apprendre ça avec moi, le mercredi ou le wend, maintenant qu’elle va à l’école et que l’école est « là pour lui apprendre », elle refuse car elle en a marre de travailler.
    Mais elle préférera aller au musée plutôt qu’en forêt, elle préférera regarder « Mouk » (DA sur les voyages et la découverte du Monde) plutôt qu’un Totally Spies, elle adore les encyclopédies et voudrait acheter tous les livres qu’elle ouvre. On va dans son sens mais je crains qu’elle ne finisse par « s’éteindre » à l’école en n’y trouvant plus cette stimulation dont elle a tant besoin.
    Alors je me demandais si je ne devais pas aller la faire tester (je n’en voyais pas l’utilité jusque là) et demander un autre saut de classe en CE2 (elle en rêve). Mais va-t-on lui accorder 2 sauts de classe en 2 ans ?
    Difficile choix : on a peur de la pousser trop loin et de la forcer à grandir trop vite, mais dans le cas contraire, on craint de l’enliser dans un triste ennui…
    Par quoi commencer et comment maintenir son éveil et sa grande curiosité sans exagérer ?
    Merci pour ce blog en tout cas et continuez à nous enrichir.
    Alex

    • LittleWitch dit :

      Bonjour,
      Quelques idées qui me viennent en vous lisant : votre fille ne souhaite pas « travailler » en dehors de l’école, mais et si ce n’était pas « du travail en plus » ? Elle adore lire les encyclopédies : vous pouvez donc compléter avec elle les choses apprises en classe ? Mon fils est en CE1 auss (il a fait GS – CP en 1 an). Ils ont travaillé sur les états de l’eau, cela ne l’a pas satisfait car il manquait l’état gazeux. Donc il a lu son encyclopédie sur le cycle de l’eau, il a voulu comprendre d’où était venu l’eau « au début » (pb de l’oeuf et de la poule…) donc comme il est très intéressé par l’astronomie, on a regardé comment la Terre s’était constituée, etc… De même pour d’autres thèmes abordés par sa maitresse (les indiens d’Amérique, etc etc). Notre fils ne s’ennuie pas car il est assez lent pour faire son travail (pour écrire proprement !) et sinon il peut lire s’l a fini en avance. Mais si votre fille est rapide et s’ennuie, peut-être peut-elle proposer à sa maîtresse de faire des exposés pour compléter tel ou tel thème vu en classe ?
      Pour un autre saut de classe, si c’est une idée validée par le psy qui la testera (je pense que pour 2 sauts de classe il vaut mieux être bien accompagné au moins au début), le CE2 est en général une classe « facile » à sauter (redite du CE1 en plus approfondi). On est fin mars, il faut donc très vite débuter les démarches si c’est ce que vous souhaitez (test, rencontre avec le psy scolaire, mise en place d’un conseil de maîtres, ça peut prendre un peu de temps).
      Bon courage ! Bonne journée !

      • Alex dit :

        Merci LittleWitch pour ce long mail et vos gentils conseils. Je vois que les petits zèbres ne manquent pas et que les parents se démènent :)
        Pour en avoir re re re parlé longuement hier soir avec son papa, on pense que lui faire sauter une classe serait peut-être risqué (vu qu’elle ne souffre pas non plus) et pas gagné. Mais peut-être va-t-on demander à ce qu’elle intègre la classe de CE2/CM1 l’an prochain au lieu de la 2e classe CE1/CE2. Et en parallèle, on va étancher sa soif d’apprendre de mille façons; On le faisait déjà mais on va être encore plus attentif à l’inciter à découvrir par elle-même et à continuer à lui donner un max de réponses.
        Ce matin par exemple, elle est allée à l’école de 9h à 12h, puis en rentrant s’est jetée sur ses Pets Shop et pdt le repas, c’est elle qui m’a proposé de faire un puzzle sur les 12 mois de l’année (280 pc) et comme elle ne l’a pas trouvé, elle a ramené un puzzle des départements français de 150 pc. Elle l’a fait avec moi et ensuite elle a regardé une encyclopédie sur la Terre. Et elle est revenue sur les multiplications. Je lui ai montré qu’il ne lui en restait pas bcp à apprendre, vu qu’elle les connaissait déjà jusqu’à 5 et qu’il y avait des doublons ;)
        Là elle est partie faire de la danse. Ça lui fait du bien de se défouler aussi.
        De plus, niveau moteur, « c’est pas une flèche » :bigheart: : autant dans l’eau (elle a fait les bb nageurs et a commencé la natation à 2 ans 1/2), elle est dans son élément, autant sur terre, c’est galère pour elle. Le vélo, la course, les patins, le trampoline etc. ne sont pas ses passions mais sa grande curiosité la pousse qd mm à essayer et à vouloir réussir.
        Un pbl scolaire va de nouveau se poser prochainement avec les cours de natation : elle sait nager sans flotteur depuis ses 4 ans environ et l’an dernier, le MNS lui a fait remettre des flotteurs comme pour la majorité des enfants de CP et CE1 (vexation en prime pour les plus grands). Aucune prise de risque pour lui c’est certain, mais galère de nager avec des flotteurs (ligne de flottaison à la ceinture) quand on sait nager normalement (ligne de flottaison aux poumons). Elle ne veut pas y aller mais je ne peux pas lui faire râter 9 séances. J’en ai parlé à la directrice qui me dit que seul le MNS décide. Et l’an dernier, aidant les instits, j’étais allée expliquer au MNS que ma fille savait nager t suivait déjà des cours de natation : Rien à faire, « elle doit porter les flotteurs car elle n’a pas nagé les 25m » (forcément il devait évaluer 50 enfants en -1h et les faisait sortir au bout de 2 brasses…)
        J’ai donc proposé à ma fille 2 solutions : soit elle accepte la règle (abusive) du MNS et elle nage avec ces foutus flotteurs, soit elle refuse de les porter, prend le risque d’être « punie » (donc assise sur le banc) et nous ne la gronderons pas si elle prend cette décision. Elle voulait que je retourne parler aux adultes mais je la pousse à le « faire comme une grande ». Un peu dur à 7 ans mais elle peut le faire, j’en suis sûre. Je préviendrai la maîtresse qu’elle risque de trouver ma fille peu « conciliante » et après je les laisse libre d’agir ;)
        Elle m’a dit tout d’abord qu’elle préférait obéir car elle avait peur de pleurer si la maîtresse la grondait et qu’elle ne voulait pas qu’on la voit pleurer… Puis m’a dit qu’elle refuserait d’obéir à cette règle idiote… « Étrange » réflexion quand on voit tous ses camarades de classe hurler ou faire des caprices au moindre refus.
        Nous verrons bien ce qu’elle décidera. Elle sait juste qu’on la soutient et qu’elle est libre et assez grande pour exprimer son refus (et assumer).
        C’est vrai que l’école n’est vraiment pas faite pour tous les enfants mais encore moins pour nos zèbres ;)
        En ce qui concerne, les exposés, elle en a déjà fait 2 cette année : thèmes « les différences entre les garçons et les filles » et la Mythologie Grecque. Apparemment quand elle s’ennuie, elle fait mollement des coloriages ou des dessins « de bébé » (car elle n’est pas très douée ni passionnée) et parfois ralentit le rythme pour ne pas s’ennuyer justement. Je vais en toucher 2 mots à la maîtresse remplaçante et voir ce qu’elle peut lui proposer si elle la voit le nez en l’air.
        Merci pour les idées (on croule sous les imagiers, encyclopédies, magazines et livres interactifs en tout genre) mais je crois qu’effectivement il faut surtout être disponible pour les accompagner dès qu’ils en font la demande surtout :)
        Déjà, du moment qu’il n’y a pas de souffrance, c’est une grande chance !

        • En plein questionnement dit :

          et pourquoi ne pas l’emmener à la piscine un week-end sur votre temps libre pour lui faire passer le brevet des 25 m et le donner à son enseignant(e) ?

          • Alex dit :

            En fait, j’en ai parlé à sa maîtresse de l’an dernier et directrice de surcroît, lui proposant de lui fournir une attestation faite par sa MNS actuelle et diplômée dans le club sportif où elle apprend depuis ses 2 ans et demi à raison d’1h/semaine. D’après la maîtresse, ce n’est pas elle qui décide (j’en doute un peu car le MNS de la piscine n’a qu’un groupe et la directrice fait des évals régulières et modifie les groupes ou le nombre de flotteurs selon ses observations).
            Bref ! Je ne vais pas me battre avec elle : j’ai demandé une ordonnance médicale pour le port de lunettes de plongée (en arriver là ça m’agace mais bon…) et je vais quand mm coller dans son cahier de liaison les étapes validées par sa MNS dont la preuve qu’elle nage la brasse sans flotteur depuis qu’elle a 4 ans 1/2 et qu’actuellement elle sait nager le crawl, le dos crawlé et la brasse… Nous verrons bien ce que ça donnera…

            • LittleWitch dit :

              Je trouve ça incroyable !… Pour avoir accompagné quelque fois les enfants de CP-CE1 à la piscine, ici il y a 3 groupes de niveau. Les plus faibles avaient ceinture + frite en début de cycle et simplement une frite en fin de cycle (dont mon fils : il est très angoissé et a peur de l’eau ; comme vous, nous l’avions mis au bébé nageur à 2 ans, mais ça a été une telle catastrophe qu’on a arrêté au bout d’un an au profit de la baby gym), avec des moniteurs très doux qui font que maintenant, mon fils est capable d’aller seul dans l’eau (avec une frite mais sans s’accrocher à moi), il en est très fier ! Dans le groupe des plus forts, ils n’avaient aucun flotteur.
              Quant aux lunettes, chez nous les enfants font comme ils veulent ! Quel intérêt de les en priver ?? Ca rassure mon fils qui a peur de mettre la tête sous l’eau, ça évite les soucis pour les enfants qui ont les yeux sensibles, où est le problème ??

              Pour le reste, vous avez raison, le principal est qu’il n’y ait aucune souffrance. S’il y a une classe CE2 – CM1, c’est en effet l’idéal pour elle. Si je comprends bien, elle est de début d’année ? (vous dites qu’elle a 7 ans) C’est donc sans doute moins difficile, je pense, d’envisager un second saut de classe à l’avenir si cela vous semble à tous nécessaire.

              Ça dépend beaucoup des enfants aussi. Je sais que je ne le demanderais pas pour mon fils qui est très « bébé » à moins que le décalage ne devienne vraiment trop important (mais il est très lent donc ça compense aussi la différence avec les autres). Pour l’instant, il est bien et heureux d’aller à l’école, donc tout va bien pour lui (ce qui n’était pas le cas avant le saut du CP). Par contre, ça me choquerait moins si l’on devait le faire pour ma fille (de début mars et très mure pour son âge), même s’il n’en est pas du tout question pour l’instant (elle est en PS, mais commence déjà à déchiffrer de petites phrases très simples et depuis quelques jours, elle s’amuse à faire de petites additions (genre 2+3) ; elle a une mémoire auditive incroyable : elle connait les poésies que j’ai faites réciter à son frère (qui lui même les apprend à toute vitesse, donc il ne les répète pas non plus un grand nombre de fois). La classe de PS-MS pour l’an prochain m’inquiète un peu pour elle !!… on verra bien ! Les instit de cette école maternelle sont maintenant tous les 2 très bien (celle qui a « martyrisé » mon fils est partie), donc j’ai confiance en eux pour faire au mieux).

              Bonne journée !

    • mariemaman dit :

      Bonjour,
      Au sujet de votre questionnement « va-t-on lui accorder 2 sauts de classe », de l’état de mes connaissances, le saut d’une classe peut être décidé au sein du seul établissement de l’enfant après concertation enseignant/direction/parents/éventuellement enfant selon son âge, par contre pour un 2ème saut de classe (et les éventuels suivants), le dossier et la décision remontent plus haut dans la hiérarchie de l’académie, et la passation de test et la communication des résultats avec avis du psychologue sont systématiquement demandés.
      En conséquence, oui faite lui faire passer un bilan.
      et même si ce n’était pas pour un besoin immédiat pour envisager de 2ème saut de classe, ce sera utile pour mieux comprendre son profil et donc savoir aussi mieux comment l’accompagner.

      Au sujet de l’accompagnement, nous sommes tous face à ce dilemme et cette recherche d’équilibre : peur de les pousser vs peur de les freiner et qu’ils s’ennuient et s’éteignent.
      Personnellement je recherche bien évidemment l’épanouissement de mes enfants mais aussi à les éduquer à l’effort, à l’adaptation, au vivre ensemble, à faire face à la frustration.
      Là aussi un équilibre : on ne peut pas leur demander de tout le temps s’adapter « parce qu’ils devraient pouvoir le faire puisqu’ils sont si intelligents !! » comme on l’entend souvent (ggrr) mais aussi on ne peut pas attendre ou leur faire croire que la société / l’école s’adapteront à eux aussi bien que nous, parents, faisons l’effort de le faire avec eux. ce ne serait pas réaliste.
      Donc personnellement je laisse mes enfants s’intéresser aux sujets qui les passionnent mais les incite aussi à faire aussi des activités dans lesquelles ils sont moins à l’aise,
      à faire l’effort de cohabiter dans leur classe avec les autres enfants plus turbulents, qui bougent ou parlent, et sont donc différents de leur manière de travailler à eux,
      à respecter la règle collective même si elle peut paraître idiote ou frustrante, genre porter des flotteurs quand on sait nager.
      Car ce n’est malheureusement qu’un avant-goût de la vie … comme l’écrit Alexandra, tous les enfants HPI deviendront des adultes HPI
      bon courage et bonne continuation !

      • Alex dit :

        En ce qui concerne la piscine c’est ardu comme organisation car 2 classes y vont ensemble soir 50 enfants environ, dans un souci financier je suppose puisque 2 classes bénéficient ainsi d’un trajet en bus. Résultat, le temps d’arriver, de se changer etc. les enfants passent peu de temps dans l’eau. L’an dernier, certains étaient même gelés avec les lèvres violettes et je les faisais nager vite pour qu’ils se réchauffent… Bref ! Les évals se font donc à la chaîne à raison de qques minutes chacun. Et de sources diverses, ce MNS de la piscine municipale est réputé pour sa fermeture d’esprit :(
        Donc il évalue vite et a décidé que les enfants ne devaient pas avoir de lunettes pour mieux apprendre à accepter l’eau dans les yeux. Point. La messe est dite… :-x
        Donc il y a énormément de groupes de 5-6 enfants et c’est très varié (groupe de 2 flotteurs, groupe de 4, groupe qui a peur, etc.)
        Et comme ma fille est discrète et n’aime pas faire…. de vagues :-D elle obéit aux ordres mais n’en pense pas moins.
        La maîtresse a eu la bonne idée de leur dire cet aprèm que s’ils n’étaient pas sages, elle ne les amènerait pas à la piscine. C’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde qui m’a demandé si elle pouvait faire des bêtises. Elle va me faire stresser pour la semaine prochaine si ça continue :roll:
        Et comme je suis pas mal d’accord avec Mariemaman aussi (bonjour !), nos petits zèbres doivent apprendre à vivre avec leurs congénères et même si parfois la cohabitation est rude, ils n’ont pas fini d’en voir et d’entendre. Si parfois les choses l’agacent ou lui paraissent illogiques ou injustes, je ne voudrais pas que, comme son papa, elle finisse par préférer la solitude par dégoût d’autrui plutôt que de vivre une vie la plus normale possible.
        Son papa, élevé dans une famille un peu « spéciale » et sûrement au QI élevé aussi, a bcp de mal à supporter les autres qui l’ennuient ou le déçoivent sans cesse.
        Alors que pour moi, élevée autrement, les Autres m’ont toujours fasciné comme quand on va au zoo : le zoo humain que j’observe depuis que je suis née et qui m’amuse, m’agace ou m’atterre ;)
        Ma fille ayant commencé, bébé, à être fascinée par les humains qui l’entouraient, je préfère lui apprendre à vivre le plus harmonieusement avec eux, plutôt que de les dénigrer (même si c’est souvent tentant ;) ) et de lui en peindre un portrait abominable.
        Alors le plus dur est de trouver le juste équilibre comme pour leur curiosité débordante et leur envie d’aller vers la facilité justement.
        Par exemple, je lui fais faire des minis devoirs de vacances le wend et pdt les vacances, qui servent de révisions permanentes mais aussi pour lui apprendre l’effort. Elle a une nette tendance à se reposer sur ses lauriers qui n’augure rien de bon pour son travail futur.
        Elle ne veut pas faire de vélo car c’est trop fatigant d’appuyer sur les pédales. Elle ne veut pas jouer du clavier (qu’elle a réclamé de septembre à Noël) car elle n’arrive pas à jouer Lettre à Elise d’un seul coup !!!! Au secours ! LOL
        Donc hier je lui ai montré comment je jouais (d’oreille et lentement), quand on va balader on apporte le vélo et on ne le lui ramène pas sous le bras, quand on cuisine elle ne fait pas que lécher les fonds de plats, quand je fais le ménage, elle range sa chambre et m’apporte le linge sale etc.
        Je veux qu’elle comprenne que les efforts paient et que plus on en fait et moins ça coûte !
        Sinon pour ce qui est de la curiosité, je viens de lui acheter les Fiches du Petit Quotidien et elle adore. A midi, on a déjà lu les peintres et regardé leurs principaux tableaux sur la tablette. Super support que je vous recommande selon l’âge des vôtres (la mienne est de début janvier et donc eu 7 ans).
        Bonne soirée et beau wend aux petits zèbres et parents à rayures :)

  24. adeline dit :

    Bonjour, l’article est très intéressant. Mon fils de 7 ans vient de passer le wisc IV pour un passage anticipé. Il a eu 120. Il a mieux réussi les épreuves complexes où il était plus attentif et concentré (les plus simples ne l’intéressant pas forcément). Est ce que cela a pu jouer sur ses résultats ? Je ne veux pas passer à côté de quoique se soit. Je pense que la psychologue en a tenu compte mais je ne sais pas. Dois je le recontacter?
    Merci d’avance pour votre réponse.

    • mariemaman dit :

      Bonjour,
      Depuis fin 2016, le WISC en est à la version V … et donc la version IV, si c’est bien dans celle-ci que votre fils a passé son bilan, ne devrait plus être utilisée depuis cette date.
      Les psychologues doivent normalement utiliser la dernière version du test.
      Utiliser une version obsolète modifie, nuance, fausse les résultats …
      Est ce que ses variations d’attention et intérêt modifient ses résultats ? Probablement. Mais c’est difficile ensuite de le quantifier.
      il serait surement intéressant de savoir dans quelle mesure la psychologue en a ou pas tenu compte.
      car le bilan ne se résume pas à chiffre de QI total, qui dans votre cas ne rentre priori pas dans le HP, il faut regarder chaque indice et là ça peut changer l’interprétation.
      Bon courage et bonne continuation

  25. mattéo dit :

    A l’aide!
    Bon, j’ai 15 ans et je suis en seconde(rien d’anormal jusque-là)
    J’ai perdu,depuis la classe de 3ème, toute motivation(quand j’ai vu que j’ai eu 19/20 au Brevet en…lisant mes cahiers la veille)En seconde, pareil, mais je me sens de plus en plus seul.
    Découvrant la surdouance et me reconnaissant entièrement dans celle-ci, je vais voir la psy du lycée et elle me fait passer le Wisc-V.
    Et la…127 de QI.Pour moi, c’est l’effondrement, je croyais être surdoué, mais apparemment non.
    J’ai pourtant l’impression que j’aurais pu faire beaucoup mieux(je manquais de motivation, et je suis dans une légère(enfin de plus en plus profonde)dépression)Cela peut-il avoir influencé le résultat?
    Suis-je condamné à errer dans une catégorie de personnes inclassable?
    127 est-il un nombre absolu?
    Je ne comprends plus rien.

    • En plein questionnement dit :

      Mattéo, bien sûr que l’état d’esprit dans lequel on passe le test a une influence :roll:
      Maintenant , est-ce que la psy a dit que tu n’étais pas précoce ? T’a-t-elle donné des explications sur tes résultats ? Certains psychologues qu’on est surdoué à partir de 125 , d’autres 130. L’important n’est pas le chiffre en soi, mais de savoir que tu a des capacités globalement supérieures) aux enfants de ton age. Regarde ce tableau : http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2013/01/04/table-de-conversion-percentile-score-de-qi/
      cela signifie qu’en ayant 127 de QI il y a 96.505% des ados de ton age qui ont un QI inférieur à 127.
      Donc pas étonnant que tu n’aies pas d’effort à fournir pour avoir de bons résultats. Après la question est : que veux-tu faire de ce chiffre ? Tu as visiblement de grandes facultés scolaires, mais si l’école ne t’enthousiasme pas plus que ça, n’hésite pas à t »investir dans des activités extra-scolaires qui te motivent pour tenir jusqu’au bac et faire des études qui t’enthousiasment d’avantage que le lycée !

  26. Didou dit :

    J’ai fait testé mon fils de 11 ans et il n’a pas non plus 130 (résultats très hétérogènes) mais a pourtant été diagnostiqué HP. Il n’y a pas que les tests qui comptent surtout si on les passent en étant un « dépressif » ou très anxieux comme c’était le cas pour mon fils.
    Plusieurs autres facteurs peuvent confirmer un HP dont l’hypersensibilité, la pensée divergente et surtout le décalage que l’on ressent par rapport aux enfants de son âge.

  27. Elisa92 dit :

    Bonjour,
    Merci pour toutes ces informations.
    Mon fils de vient de passer un test wppsi chez une psychologue libérale.
    Une chose me turlupine : aucune discussion sur ce qui motive notre démarche (contexte, « symptômes » et comportement de mon fils) n’est prévue.
    Cela vous semble t-il normal ? Des résultats peuvent-ils être correctement
    interprétés sans être analysés à la lumière d’une histoire/personnalité ?
    Merci de vos retours, j’espère tellement que cette démarche nous donnera des clés…
    Cordialement

    • pipna dit :

      Bonjour,

      je crois que vous connaissez déjà la réponse. Non ce n’est pas normal. Un enfant HP doit être apprécié dans sa globalité. Les 2 psychologues que j’ai vues pour mes deux enfants ont toutes les deux d’abord prévu un entretien avec nous, parents, et l’enfant avant de leur faire passer le test. Au delà de l’histoire de l’enfant et des motivations éventuelles ou des soucis particuliers, je pense que le psy se fait déjà une idée rien qu’en discutant avec l’enfant et en observant son comportement lors de cet entretien. Etes vous certaine que la psy connait bien son sujet ? On ne s’improvise pas spécialiste des HPs malheureusement… Il y a beaucoup d’apprentis sorciers dans ce domaine. J’en ai fait l’expérience. Courage et j’espère que ce test vous apportera des réponses.

  28. Miaaaa dit :

    Bonjour,

    Et lorsque les écarts entre sous-résultats sont énormissimes et que la psy (spécialisée dans la douance) vous déclare quand même dans son compte-rendu que vous êtes HP à 100% au vu de votre comportement et vécu perso, cela ne remet-il pas en cause la validité universelle de ces tests ?

    J’ai quand même perdu 500€ pour un test non concluant !!!!

    Merci

    • Ou… cela remet peut-être plus logiquement en question la psychologue & sa pratique des bilans :oops:

      Tous les psy ne sont pas spécialistes de la douance, loin de là :( Par contre, il est indiscutable que certains – tout en n’étant pas experts – ont vu dans cette activité de passation de tests une manne financière non négligeable.

      Pour info, une des plus grande spécialiste en France prend (sur Paris) quasiment la moitié de ce que vous dîtes avoir payé.

      Je crois que, comme dans tous domaines, il y a de tout en matière de praticiens. Des bons… des mauvais, des consciencieux… des moins regardants.

      Ce qui est regrettable c’est que cette expérience vous ait donné le sentiment d’être illégitime dans votre reconnaissance de haut potentiel intellectuel. C’est un sentiment très difficile à vivre…

      Alexandra



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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