Ces enfants doués qui ratent les tests (Arielle Adda dans le Journal des Femmes, juin 2015)

Des enfants doués mais déroutants face à certaines activités (Arielle Adda dans le Journal des Femmes, mars 2015)Nous sommes mi-juin, jour de la mise en ligne de la très attendue chronique d'Arielle Adda pour le Journal des Femmes ;)

 

Ce mois-ci un très très beau texte sur « Ces enfants doués qui ratent les tests » :)

 

En voici les premières lignes...

 

Certains enfants présentent d’incontestables caractéristiques de don intellectuel, mais leurs résultats aux tests restent moyens. Il ne s’agit pas de résultats très hétérogènes révélant une faiblesse ponctuelle, toutes les notes sont situées au-dessus de la moyenne, sans plus, à l’exception de quelques rares embellies qui, justement, doivent alerter.

Ils abordent le test dans un état d’appréhension chargée de tant d’anxiété qu’on a déjà du mal à les rassurer, ils restent sceptiques et pensent avec tant d’intensité qu’on leur raconte bien ce qu’on veut que leurs doutes se lisent clairement sur leur visage.

Un tel état d’esprit leur ôte tout dynamisme et tout ressort : la première hésitation, minime, infime, à peine perceptible suffit à les bloquer. Ils sont persuadés que la réussite est désormais absolument hors de leur portée, il serait ridicule de s’entêter à vouloir l’atteindre alors que, à l’évidence, ils en sont totalement incapables.

 

 

POUR lire la SUITE de la CHRONIQUE :arrow: c'est ici !

 

Et bien sûr, Arielle Adda est également l'auteure de ces 3 excellents livres :

- "Adultes sensibles et doués. Trouver sa place au travail et s'épanouir"

- "L'enfant doué : l'intelligence réconciliée"
- "Le livre de l'enfant doué : le découvrir, le comprendre, l'accompagner sur la voie du plein épanouissement"

 


Cliquez plus de détails sur ce livre

 

     

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15 commentaires à “Ces enfants doués qui ratent les tests (Arielle Adda dans le Journal des Femmes, juin 2015)”

  1. Emma dit :

    Ce texte est révoltant !
    Il faut aller plus loin, ne pas avoir peur de dire frontalement que cette situation est le fruit d’une éducation à l’envers, qui ignore le positif et les félicitations, pour ne s’attacher qu’aux échecs de l’enfant.

    Arielle Adda devrait promouvoir le renforcement positif, elle le fait peut-être déjà.
    Sa parole a beaucoup de poids dans la communauté des HP…

    Emma, M’, mère de 3 enfants Hp dont un aîné multidys lourd qui n’aurait pas survécu si je n’avais pas inversé les fondamentaux de l’éducation…

    Pour la petite histoire, je vis désormais dans un pays pratiquant le renforcement positif de façon automatique et naturelle. Quel bonheur !

    • Houillon dit :

      Bonjour Emma,

      Votre commentaire est profondément touchant.Sur cette approche pédagogique du renforcement positif,et sur votre propre démarche pédagogique de l’inversion des fondamentaux de l’éducation,existe t-il une littérature pédagogique et éducative ? Auriez-vous éventuellement des suggestions de livres à lire sur ce sujet ? Merci ! Par ailleurs,et sans la moindre indiscrétion déplacée,je m’autorise à vous poser cette question :Dans quel pays vivez-vous maintenant ?

      • A. Zebrounet dit :

        Un EXC. bouquin sur la pédagogie positive que je conseille vivement -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2015/03/13/apprendre-autrement-avec-la-pedagogie-positive-je-dis-enfin-stop-a-la-pression/ :)

        • Houillon dit :

          Merci beaucoup pour votre bienveillante réponse,et pour les références de ce livre que je vais acheter immédiatement .

    • CarolineW dit :

      Pardon Emma mais j’ai du relire le texte pour comprendre ce qui vous choque tant et je n’ai pas la réponse.
      Que trouvez-vous révoltant ?

      Je ne vois que la description d’un enfant qui , en situation de stress et d’évaluation, doute de lui, submergé par ses émotions, son sentiment de nullité ( même si c’est faux , lui le pense) et la paralysie intellectuelle qui découle de cet état de panique. Il finit par abandonner, convaincu que le « combat » est vain.
      Pour avoir souvent vécu ces situations , ces mots, au contraire de vous, me parlent énormément et je trouve le tout énoncé avec beaucoup de justesse.
      Et de conclure en expliquant qu’il faut aider ces enfants en leur donnant une méthode et leur apprendre à gérer et canaliser leurs émotions. Cela me semble constructif.

  2. Jogadel dit :

    Je ne trouve pas ce texte révoltant, il exprime juste une réalité. Que cette réalité soit révoltante pourquoi pas.
    Je reconnais tout à fait mon troisième dans cette situation et effectivement c’et source de souffrance pour tout le monde. L’enfant en premier , les parents. Les profs eux je ne peux pas dire qu’ils souffrent mais ils sont déboussolés par cet enfant qu’ils n’arrivent pas à saisir.

  3. Isa dit :

    Personnellement je ne vois pas non plus ce qui a pu vous choquer … d’autant plus que ma fille aînée a été dans le cas … elle a vu un psy à 6 ans (qui ne faisait pas les tests mais nous a parlé de sa grande maturité) ; un spécialiste de la douance à 9 ans qui a confirmé qu’elle avait toutes les caractéristiques du HP mais comme elle n’avait pas de souci particulier à l’école, ne nous dirigeait pas vers les tests car selon elle « ils pouvaient être parfois faussés, notamment par un stress intense » … bref que devais-je faire dans ce cas? Nous avions énormément de soucis à la maison – dûs à cette frustation quotidienne qu’elle ressentait à l’école ! Je me suis donc dirigée – à ses 10 ans – vers un autre organisme où elle a fait les tests et … les résultats étaient « mitigés » ; la psy ne doutait pas une seule seconde de son HP mais les tests QI n’étaient pas révélateurs; cependant ma fille s’était plainte que la « dame » racontait sa soirée de la veille à sa collègue et qu’elle ne l’aimait pas (raisons suffisantes pour faire rater les tests à un enfant aussi sensible :( J’ai également appris par après qu’il y avait des tensions au sein de l’équipe ).
    Bref nous sommes restés avec nos questionnements et – le pire selon moi ! – nous n’en n’avons pas parlé à notre fille puisque nous n’avions « aucune preuve » … je lui en ai seulement parlé il y a quelques mois (elle a maintenant 15 ans) et son estime d’elle-même à fortement changé, en bien …
    D’autre part ma cadette vient de passer les tests dans un autre endroit, beaucoup plus « cocoon » , ceux-ci se sont d’emblée révélés plus que positifs …
    Conclusion, mon aînée souhaite également repasser ces tests, ce que nous allons faire.
    Cependant j’ai la triste sensation d’avoir perdu de nombreuses années pour aider ma (même mes – car je ne comptais pas repasser par là avec ma cadette au départ) fille(s) à gérer leurs émotions et autres difficultés liées à ce potentiel.
    D’autre part tout ce que j’ai pu apprendre sur le sujet, je l’ai fait à travers les livres, ce qui m’a beaucoup aidée … j’aurais pourtant aimée être accompagnée par un professionnel …
    Ce billet fait plutôt du bien à lire quand on s’est trouvé dans ce cas ;)

  4. Un article très intéressant, qui met en lumière la complexité des profils HP et l’importance des indices en tous genres, hors tests sensu stricto, pour identifier une personne HP ou non.
    La description de Mme Adda correspond mot pour mot à un de mes enfants, pour lequel je reste toujours en situation de doute… dois-je me fier à mon instinct ou aux tests ? *~*

    • Lamikaouette dit :

      A mon avis aux indices objectifs tirés de vos observations. Personne ne connaitra jamais votre enfant mieux que vous pour le moment. Et un test n’est qu’un test. Il ne vaut que pour l’instant où il est passé. Mais faites attention, s il est HP et qu il sent que ca fait de lui un enjeu ou une bete de foire, il serait bien fichu de le rater expres pour qu on lui fiche la paix^^

      • Oui, c’est plutôt en effet l’attitude que je tends à avoir avec mes enfants ! Merci de votre soutien :)
        En l’occurrence c’est maintenant une jeune fille qui a eu beaucoup de mal (problèmes dys associés – jamais nommés tels mais flagrants rétrospectivement) et qui devenue travailleuse et opiniâtre, à force de compenser. Mais nous avons eu du mal à l’extraire de l’image de soi défavorable qu’elle avait d’elle en sortant de la maternelle.
        Bref elle n’est pas du genre à échouer exprès, mais manquant beaucoup de confiance en elle je l’imagine bien se décourager en un instant lors des tests, sans même essayer de trouver la solution, persuadée qu’elle ne trouvera pas. D’autant plus qu’elle souffre de troubles de l’attention (objectivés depuis par une neuropsy) qui la fatiguent beaucoup, et que le jour du test elle sortait d’une toute petite nuit de sommeil !

        • Lamikaouette dit :

          Je me fie juste a mon propre caractere pour vous apporter un eventuel element de reponse^^
          je m explique:
          mon pere avait depuis toujours placé de grands espoirs en en moi, ne me voyant qu au minimum ingenieur. En fait, il aurait vraiment voulu que je reussisse aux moments de la vie où lui avait echoué (non par manque de capacites, mais par manque de serieux). De ce fait, il m a fait subir une enorme pression, dès mon plus jeune age. Cette pression s est exprimee par la violence physique (reminescence de sa memoire traumatique, ayant ete un peu traité comme un chien dans son enfance (travaux de Muriel SALMONA si ca vous interesse)) et par un travail de sape psychologique tres contre productif (quand on vous rabache « bon a rien » et qu on fait de vous une sorte d esclave, comment se sentir en securite chez soi?)

          Alors j ai tout mis en oeuvre pour rester sur un fil. Pas assez nul pour redoubler (j allais quand meme pas perdre mon temps), et pas assez bon pour integrer toutes ces ecoles qu il avait fini par me faire visiter, pensant que j allais avoir une revelation. J ai donc eu mon bac au rattrapage, evitant la mention de justesse, ayant fait expres de bien me moquer du precedent candidat qui raccontait n importe quoi juste pour etre sur d avoir une note basee sur un a priori emotionnel negatif.

          Et depuis ce jour, j ai ete libere d un poids assez phenomenal. Mon pere, n attendant plus rien de moi mais ne pouvant objectivement plus me qualifier de bon a rien, a fini par accepter mes choix qu il a trouvé farfelus.

          Maid j y ai laissé des plumes. Je peux meme dire que je me suis plumé tout seul au final. Alors voila pourquoi je parlais d une eventuelle propension a faire expres de tout rater. Si ce n est pas son cas, a votre fille, en un sens tant mieux car malgrés toutes les difficultes qu elle a pu rencontrer, dites vous que vous lui avez apporté l arme la plus importante pour qu elle s epanouisse vraiment: la chaleur et la securite d un refuge. Un foyer en somme^^

          • Le poids des attente de l’entourage peut en effet être affreusement délétère. Dans un sens comme dans l’autre ! Comme attendre d’un garçon qu’il brille et laisser entendre à une fille qu’on n’attend rien d’extraordinaire d’elle.
            Il y a à mon avis deux bourdes à ne pas faire quand on est parent : vouloir que ses enfants suivent ses traces ou vouloir qu’ils fassent ce qu’on aurait aimé faire et qu’on a pas pu faire soi-même.
            Nos enfants sont des êtres complètement différents, dans un contexte complètement différent et ils suivront leur chemin.

            Je suis heureuse que vous ayez réussi à vous extraire du cycle infernal de ne plus savoir ce que l’on veut être ou faire parce qu’on se mesure (dans le même sens ou le sens inverse) toujours à l’attente d’une autre personne. On doit mener soi-même sa propre vie !
            Courage, les plumes peuvent repousser :)

            • Lamikaouette dit :

              Etre vraiment parent ne se traduit il pas par une certaine envie concernant ses enfants? Je dirais qu il est impossible de ne pas se soucier de l avenir des plus grands espoirs que l on fait naitre. Tout simplement parce qu un est vierge. Vierge de toute erreur, vierge de tout choix, et le nombre de chemins qu il pourrait emprunter est infini.

              Mais si cet enfant est le fruit de sa chair, commé ne pas se voir soi meme a travers lui? Comment ne pas voir ses propres erreurs, ses propres choix, et l infinite de chemins qui, retrospectivement, bous auraient tant enchanter d emprunter? Et comment ne pas vouloir, par amour pour lui, lui eviter les chemins les plus hasardeux, voire les plus dangereux? A mon sens, c est tout a fait naturel et c est ce qui differencie un parent d un simple geniteur.

              Ne vous en voulez pas trop des choix que vous avez pu faire, ou des differences que vous avez exprimé dans l education de vos enfants. Quoi que vous fassiez, ils finiront toujours par vous en « vouloir » (je ne vais pas developper ca, apres ce sera vraiment beaucoup trop long).

              Quant a mes plumes, qu elles repoussent ou pas n a plus vraiment d importance. Ma vie, telle qu elle a ete, n a pas ete initeressante. J ai pu decouvrir beaucoup de choses sur les gens et apprendre beaucoup de choses sur moi meme. J ai fait des choix, et je les assume, meme si repenser a tout ca en regardant mes enfants m innonde de melancolie. Je suis tenté de leur eviter, en agissant sur eux, qu ils commettent les memes erreurs que moi. Mais la verite, c est qu il faut que je travaille avant tout sur moi meme pour ne pas mettre en lumiere le chemin qui a ete le mien. Et je travaille d autant plus sur moi meme que cette foutue memoire traumatique, qui a le pouvoir de faire agir les gens en depit de leur moi profond, me colle a la peau. Vous savez ce que m a dit le psy que j ai consulté a ce sujet: « les reactions instinctives que vous avez sont directement liees aux elements de votre vie a leurs ages. Et vous revivrez a travers eux toutes les etapes de votre vie… » J ai pleuré… Longtemps… Puis je me suis dit qu ils meritaient que je me batte pour eux. Que mon passé n avait vraiment, dans ce cas, plus aucune importance…

              C est long je sais. Pardon pour ca…

  5. Lamikaouette dit :

    Cet article me dérange. Il me dérange vraiment.

    Que l on puisse constater très tôt un potentiel infini chez certains enfants est un fait. Ces enfants qui vont obtenir leur bac a 13 ans, intégrer Harvard à 11 ou une seconde année de medecine à 16 en sont les « brillantes » manifestations.

    Que l’on suspecte un haut voire très haut potentiel chez les enfants décrits dans cet article est en revanche assez dangereux pour eux, je trouve. Car s’ils ont vent de cette suspicion, mais qu’il s’avere au final qu ils ne le sont pas, il se pourrait que ca les achève emotionellement. S’il s’avere qu ils le sont, ils ne pourront de toute façon pas y croire, etant, eux, en 6eme a 12 ans alors que d’autres réforment déjà la théorie des cordes.

    Il me semble que ces enfants constituent une limite. Ils doivent exister ces enfants tels que decrits par Mme Adda, et suspecter, a l instar de leur professeurs, un diamant brut parmis les cailloux n est pas forcément dénué de sens. Mais par pitié, faites leur confiance et n attendez rien d’autre d’eux que ce qu’ils donnent. Certains ne sont pas faits pour l’école et les ouvrir à d’autres types d’expression peut etre une revelation. La musique, le dessin, la cuisine, la strategie sportive… Autant d activités que nous, parents, négligeons peut etre, par habitude ou manque de moyens et de temps.

    Et enfin, ces enfants constituent une limite car, peut etre, sont ils juste des enfants dits normaux. Où se situe la vrai difference dans ce cas? Tous les enfants ont des limites, des fulgurance, des angoisses, des antennes braquees sur leurs parents. Et tous réagissent à une situation donnée, chacun à sa manière.

    En effet, j ai pu me reconnaitre dans beaucoup d ecrits de Mme Adda et d autres notamment cites sur ce blog. Je ne me suis pas fait testé mais je sais que je ne suis pas dans la moyenne des gens qui m entourent (je vois notamment plus loin les chaines de consequences). Cependant je sais d avance que je ne suis pas surdoué, ni plus doué que les gens ayant des postes à responsabilité dans mon entourage professionnel. Je suis convaincu de deux choses à vrai dire: d une part que n importe qui ayant recu de l instruction peut avoir des reussites prodigieuses, et d autre part que les gens intrinsequement intelligents meneront tot ou tard leur vie vers des destinations fascinante…

  6. melanocyte dit :

    Mon 5 ans a été testé le mois dernier par Mme Adda et est précisemment dans ce cas de figure. Le problême, qu’elle décrit très bien dans son bilan, est un potentiel gâché, non exploité qui peut donc entrainer un défaut d’estime de soi car non visible aux yeux de tous. S’il continue à s’appuyer uniquement sur sa fulgurance il finira par être largué et se demander s’il n’est pas complètement idiot. J’en sais quelque chose…
    Mon fils est encore petit et sans vouloir le pousser au delà de ses limites je voudrais qu’il goutte un peu à l’effort et se donne dans ce qu’il accomplit.
    Je suis déjà super fière de lui mon but est qu’il le soit aussi ;-)



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