Florilège d’idées reçues sur les enfants intellectuellement précoces

Florilège d'idées reçues sur les enfants intellectuellement précocesJ'avais fait il y a déjà presque 6 ans un florilège d'arguments (si l'on peut dire...) visant à dissuader d'un de saut de classe ;)

 

Les préjugés ont la peau dure, on le sait, & il est bien difficile de les combattre. C'est une tâche harassante, frustrante car elle donne le sentiment de toujours devoir être recommencée à zéro...

 

Les parents d'enfants surdoués en savent quelque chose ! Voici un nouveau florilège, cette fois-ci de croyances sur les enfants intellectuellement précoces (non-exhaustif bien entendu, car je pourrais vous en citer encore bien d'autres des idées de ce type) :oh:

 

- tous les enfants sont surdoués | variante : aujourd'hui, tous les enfants sont des surdoués
(ou comment nier totalement l'existence du surdouement & remettre en cause une réalité pourtant scientifiquement prouvée & validée. La douance n'est ni une mode ni une vue de l'esprit, elle est observée cliniquement, étudiée depuis longtemps & mise en évidence de façon fiable par les tests psychométriques.
La variante, elle, voudrait laisser penser que la douance s'explique par la technologie, l'ère d'Internet, les tablettes, les smartphones, etc. Cette idée repose sur la relative aisance des enfants quant à la prise en main de ces outils, au demeurant bien mystérieux pour certains adultes :roll: )

 

- s'il/elle a un QI tellement haut, il/elle s'adaptera !
(idée sous-jacente qu'un enfant (T)HQI a déjà la chance d'être teeeeeeellement au dessus du lot - avec toujours dans la bouche de celui qui affirme cela une bonne dose de dédain à l'attention des parents, ne croyant que rarement à ce "haut QI" chez cet enfant qui ne cadre pas avec le portrait-type du surdoué tel qu'envisagé - qu'il n'a pas à souffrir d'une situation donnée.
Et si jamais il a l'outrecuidance de ne pas accepter silencieusement quelque chose, voire d'aller jusqu'à réclamer une attention supplémentaire, nul doute que son prétendu haut QI sera aussitôt contesté)

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

- les enfants précoces font tout plus tôt
(cette image correspond une fois encore à un certains EIP, mais cela n'en fait pas une vérité à appliquer à tous, comme une condition sine qua non de présence d'un haut QI.
Penser que tous les enfants surdoués marchent plus tôt, parlent plus tôt, sont propres plus tôt est une hérésie, mais il est plus trompeur encore d'associer un haut ou très haut potentiel intellectuel à tout enfant qui marcherait à 11 mois par exemple :-o )

 

- les surdoués parlent comme des livres
(un constat s'impose en revanche sur la parole : s'il n'est pas question d'âge - il arrive fréquemment que de petits EIP parlent tardivement, pour une raison développée dans les lignes ci-dessous - ils ont toujours, & immédiatement, un langage très élaboré, recherché. La syntaxe est maîtrisée, les mots sont précis, le vocabulaire est riche & jamais ils ne passent pas le stade "parler bébé". D'où chez quelques-uns, particulièrement perfectionnistes, une certaine lenteur, une attente avant de commencer à parler. Mais lorsqu'ils s'y mettent, ils maîtrisent réellement le langage.
Néanmoins dans l'expression "parler comme un livre" il y a aussi une connotation péjorative déplorable, qui insinue que l'enfant a plus les qualités d'un perroquet que d'un esprit d'analyse :cry: C'est pourtant l'exact opposé qui émane des cerveaux de personnes cognitivement douées, avec une ébullition intellectuelle constante, une profusion d'idées, un foisonnement d'hypothèses à chaque question qui se pose)

 

- un EIP est toujours un matheux
(& non ! Tous ne nourrissent pas une passion ou des facilités pour les maths, pas plus que pour les sciences. Il y a de tout : des enfants HPI fanas de sciences, des HPI adorant la poésie, des HPI fascinés par l'histoire, des HPI ne rêvant que de langues étrangères, de jardinage, d'écriture, de politique... & souvent des HPI aimant, en même temps - si si ! - plusieurs de ces choses à la fois ;) )

 

 

“Les plus petits esprits ont les plus gros préjugés.”
[Victor Hugo]

 

 

- les enfants précoces sont une invention de parents riches, d'ailleurs on ne les voit que dans des milieux aisés
(absolument faux évidemment. Il y a statistiquement les mêmes proportions d'enfants (T)HQI dans tous les milieux, dans toutes les ethnies, dans toutes les cultures, tous les pays, à savoir un peu plus de 2%. Idem pour le ratio filles / garçons qui est identique !
Il est par contre plus facile de détecter un EIP dans une famille qui sera attentive au bien-être de l'enfant &/ou qui aura les moyens financiers de faire pratiquer un bilan (de même que dans les pays les plus pauvres, on peut comprendre que la priorité des familles ne soit pas à l'identification des enfants HPI)

 

- le surdouement n'est qu'une avance intellectuelle qui se perd quand l'enfant grandit
(la douance est présente tout au long de la vie. Un enfant détecté à 5 ans par exemple est né ainsi - il n'est pas devenu surdoué à un moment donné, il était doté d'un patrimoine génétique qui, couplé à un environnement favorable a permis à ce haut potentiel de bien se développer - & le sera jusqu'à son dernier souffle.
Il y a des personnes surdouées de tous âges, même si l'on parle en priorité des enfants & des adolescents. C'est pourquoi il est du reste totalement erroné de parler d'avance intellectuelle, comme si cette avance allait à terme être rattrapée & l'enfant rentrer dans la norme. Un enfant à haut potentiel est & sera toujours, toute sa vie, hors de cette norme :round: )

 

- il ne faut surtout par dire à l'enfant que le test qu'il a passé montre qu'il est surdoué, sinon il va prendre la grosse tête
(très en vogue dans les années 80, cette croyance a tristement bousillé des tas d'adultes se (re)découvrant à haut ou très haut QI à l'âge de 25 ou 30 ans :-x Se reconnaissant ans les caractéristiques de la douance, faisant valider cette conviction par un bilan, ils se sont alors trouvés, incrédules, face à des parents leur répondant "Ah oui, nous on le savait. Tu avais passé un test à 8 ans... mais le pédiatre / le psychologue nous avait recommandé de ne surtout rien te dire"
Un enfant doit évidemment être averti de ses particularités, tenu au courant des conclusions du bilan qu'il a passé :up: Mais surtout tout ça doit être expliqué, en des termes adaptés à l'âge, & sans réserve ni crainte de la part des parents, comme je le développe dans la vidéo de ce billet)

 

- les enfants intellectuellement précoces ont tous d'énormes problèmes psychologiques ! La preuve : ils consultent des psy | variante : les EIP doivent toujours être suivis par un psy pour rester supportables à l'école
(on le sait tous : les psy, c'est pour les fous :smile: Cela peut prêter à rire mais c'est quelque chose qu'une directrice d'école - pourtant très jeune & prétendument connaisseuse de "ces élèves-là", où l'on avait envisagé d'inscrire le zébrillon à l'époque, m'a servi avec aplomb. Autant vous dire qu'après rectification de ces allégations, nous avons fui & opté pour une autre école...
Il y a parfois confusion entre des troubles associés qui peuvent se manifester en marge du surdouement - comme les troubles Dys, le TDA/H, etc. - & des pathologies psychologiques ou psychiatriques)

 

- les enfants surdoués sont tous de petits gringalets à lunettes
(contrairement à l'image d’Épinal affectionnée par certaines maisons d'édition & certains médias, les EIP n'arborent pas tous un poids plume, un teint diaphane, de grosses lunettes & une mèche plaquée à grand coup de gel LOL
Il y en a des menus, des plus épais ; des bruns, des roux, des blondinets ; des à peau claire, ou beaucoup plus foncée ; des avec une super vue ou myopes comme une taupe ; des chevelus comme des tondus... La douance revêt toutes les apparences & ne connait aucune frontière ni aucune barrière)

 

- les enfants précoces ont toujours le nez dans les livres & ne jouent pas
(confondre enfant (T)HQI & enfant bosseur est malheureusement un grand classique :( Il n'y a pourtant pas idée plus fausse à leur sujet. D'une part car tous n'aiment pas nécessairement être plongés dans les livres - encore une fois il y a de tout, de grands lecteurs comme des enfants peu intéressés par la chose - mais d'autre part, rares sont ceux qui ont à fournir de gros efforts sur le plan scolaire, au moins jusqu'au collège. De même que jouer... ce mythe de l'enfant HPI qui ne jouerait jamais fait beaucoup de tort & est souvent repris par les enseignants pour s'occuper à un saut : "Il n'est pas prêt à sauter une classe, il aime jouer")

 

 

“Les enfants précoces ne sont pas tout à fait des enfants comme les autres, mais comme les autres, ce sont des enfants.”
[Dr Olivier REVOL, pédopsychiatre. Extrait de "Même pas grave ! L'échec scolaire, ça se soigne"]

 

 

- les enfants HPI sont immatures
(le lieu commun du reproche de l'immaturité est lui aussi un argument massue des équipes enseignantes pour refuser un saut, un glissement voire un simple décloisonnement :-| Ce qu'il faut comprendre par "immaturité" est toujours, dans ces cas-là, une regrettable confusion entre l’hypersensibilité émotionnelle qui touche la plupart des personnes intellectuellement douées & le manque de maturité telle que (mal)définie dans la tête des enseignants.
Les EIP sont au contraire des enfants hautement matures, mais aussi - & c'est ce qui est généralement mal interprété - des enfants très conscients de ce qui les entourent & très réactifs sur le plan émotionnel. On dit souvent, à raison, qu'ils sont d'authentiques éponges émotionnelles :up: )

 

- un précoce c'est autre chose qu'un surdoué !
(les termes destinés à désigner les personnes (T)HQI se bousculent depuis quelques années, à tel point que cela devient parfois confus dans l'esprit du grand public qui ne sait pas toujours que tous ces mots différents ne renvoient qu'à UNE réalité, unique.
Comme je l'explique dans ce billet, "surdoué" est un mot qui gène, qui vexe, qui met mal à l'aise beaucoup de monde car il traîne derrière lui trop de choses perçues comme négatives. Je suis dis bien perçues, car finalement le mot n'a rien ne choquant en soi. Il ne l'est que dans l'esprit des gens qui y voient là quelque chose d’élitiste, de clivant, etc.
Aussi pour éviter de froisser quiconque on a tenté par tous moyens de trouver un terme moins connoté. Mais sans réel succès il faut bien l'avouer, dans la mesure où chacun de ces mots vient s'ajouter aux autres, grossissant la liste déjà conséquente des termes dédiés au surdouement, faute de remporter l'assentiment de tous. On parle tantôt d'enfants à haut potentiel intellectuel, d'HPI, d'EIP, d'enfants hors norme, de zèbres, d'Apies, de sentinelles, d'enfants doués, de surefficients intellectuels. Bref, le tout forme une montagne de mots & expressions revenant, en définitive, strictement au même dans ce qu'ils définissent :up: )

 

- j'en ai eu un d'élève intellectuellement précoce une fois : il n'avait que des bonnes notes & était un élève modèle
(& donc selon cette logique un enfant précoce qui est seulement dans la moyenne ou pire, qui ne travaille pas bien, n'est pas un "vrai" précoce 8-O Là encore, un classique balancé à la figure de nombreux parents d'EIP lorsque l'enfant ne cadre pas avec le stéréotype du petit surdoué parfaitement scolaire & très ancré dans le moule des institutions. Le cliché du "surdoué premier de la classe" est très très tenace & difficile à combattre :(
Or si certains enfants surdoués sont effectivement dans ce style, il y en a aussi beaucoup qui s'en éloignent, comme le montrent les travaux de Georges Betts & Maureen Neihart : les 6 profils d’enfants intellectuellement précoces)

 

- le QI ça ne veut rien dire ! C'est le QE qui compte
(le QI - pour Quotient Intellectuel - est souvent opposé au QE - pour Quotient Émotionnel - dans une vision aussi binaire que ridicule qui voudrait laisser imaginer que les personnes à haut ou très haut QI sont des êtres rigides, distants & sans émotions. Ce qui est tout l'inverse de la réalité comme nous l'avons vu plus haut avec l'aspect éponge émotionnelle... :oops:
Un excellent ouvrage qui développe bien cette question QI / QE "« Que sais-je ? » n° 3698 - Les enfants intellectuellement précoces" signé du psychiatre Gabriel Wahl)

 


Cliquez sur la couverture pour ouvrir
le « Que sais-je ? » sur les HPI

 

 

- un psychologue privé donnera toujours raison aux parents qui amènent leur enfant & paient pour savoir s'il est précoce
(en clair idée consistant à suspecter que les parents achètent la précocité de leur enfant. C'est aussi une façon de dénigrer l'intégrité & le professionnalisme des psychologues exerçant en libéral, en les transformant en de cupides praticiens motivés par l'appât du gain !
Le plus triste étant que ce préjugé soit parfois repris & véhiculé par des d'autres acteurs du monde de la psychologie / psychiatrie. Comme Marcel Rufo lorsqu'il écrit le 17 janvier 2013 dans le magazine Femina, à une maman qui évoque le QI de 120 de sa fille, que les psy privés apportent une réponse sous forme de QI à hauteur du tarif pratiqué : "vous avez payé 120 €, elle aurait eu 150 si vous aviez payé 150 €") ?

 

- un enfant surdoué s'en sortira toujours
(cela rejoint l'idée fausse qu'il parviendra toujours à s'adapter. Comprendre par là qu'il devra tout supporter, sans sourciller, sans jamais oser se plaindre... parce que bon, il a déjà le privilège d'être supérieurement intelligent ! Alors il ne va pas en plus nous gonfler à exiger un traitement de faveur hein. Ce sont les autres qui méritent vraiment d'être aidés, certainement pas les précoces :evil:
Cette approche a fait tellement de ravages - un bref aperçu des témoignages d'adultes ayant eu à subir cette absurde philosophie suffit à s'en convaincre - qu'il faudrait une bonne fois pour toutes le crier & haut & fort : non un EIP ne parviendra pas automatiquement à sortir la tête de l'eau, seul, au prétexte qu'il est doté d'une grande intelligence. De cette intelligence hors du commun, d'aucuns attendent des ressources extraordinaires, préférant voir couler un enfant plutôt que de lui tendre la main)

 

- les surdoués font de hautes études & ont ensuite des métiers exceptionnels
(certains oui & d'autres, pourtant tout aussi doués, non ! Encore une fois, il y a de tout & on trouve des personnes (T)HPI qui sont médecins comme caissiers, artistes, mères au foyer, livreurs, charcutiers, etc.
Certains font de grandes études & multiplient les diplômes, d'autres sortent du circuit scolaire bien avant le Bac, gravement fâchés avec l'école, d'autres encore fait des études sans rien d'extraordinaire, & ont un boulot tout à fait banal. Contrairement aux croyances populaires, le surdouement n'a rien à voir avec la réussite scolaire &/ou sociale. Il ne garantit pas un parcours déterminé, un chemin tout tracé qui mènerait vers les plus hauts postes. )

 

- ce n'est pas juste pour les autres de leur imposer dans la classe un enfant surdoué
(c'est quelque chose de terrible à entendre & à vivre pour un parent, quand il réalise que son enfant dérange au plus haut point, & de manière unanime, les parents d'élèves, les autres enfants, les enseignants. Et à la fois, cette pensée monstrueusement bête peut presque faire rire tant les visages multiples du surdouement suffisent à mettre à bas cette aberration.
A ce compte-là tous les enfants sortant de la norme, de quelque manière que ce soit, n'auraient par conséquent pas leur place à l'école !? L'exclusion serait donc ce qu'il y a de plus "juste" pour préserver les chances des plus nombreux, c'est à dire de la moyenne des enfants ???)

 

 

Florilège d'idées reçues sur les enfants intellectuellement précoces

 

 

- tous les EIP sont un peu autistes
(les difficultés sociales souvent rencontrées par les enfants HP, fortement appuyées par la profusion de séries mettant en scène des caricatures de personnages aux traits autistiques mêlés à tout un tas d'autres choses ont façonné cette idée consistant à croire que derrière toute personne surdouée se cache un autiste Asperger :-?
Si certains cumulent en effet les 2 - le surdouement & le syndrome d'Asperger - ce n'est absolument pas le cas de l'immense masse des intellectuellement précoces)

 

- les surdoués ne sont que des enfants poussés par des parents débordant d'ambition
(c'est probablement l'idée reçue la plus ancienne & la plus tenace d'entre toutes :!: Elle est bien sûr totalement fausse & il faut souligner combien l'écrasante majorité des parents d'EIP ne rêve qu'à une chose : le bonheur simple de leur enfant, & rien d'autre. Les ambitions & les fantasmes de performance ne vivent que dans l'esprit des non-connaisseurs qui prêtent ainsi aux familles d'enfants doués des intentions qu'elles n'ont jamais eues.
La question était évoquée dans cette chouette émission radio diffusée il y a quelques jours.)

 

- elle est surdouée ? Alors elle va être inscrite dans une école spécialisée ?
(il est une autre croyance que celle consistant à imaginer qu'un enfant, dès lors qu'il est identifié à haut ou très haut potentiel intellectuel doit intégrer - va forcément intégrer - une école pour enfants sudoués !?
L'idée est étonnamment autant répandue chez les autres parents d'élèves que chez les enseignants, presque comme si c'était une forme de vœu qu'ils n'oseraient formuler à haute voix, visant à se "débarrasser" d'un enfant trop différent & dont on se sait pas vraiment quoi faire... Alors même que, dans les faits, les établissements spécialisés sont bien rares & ne font pas du tout partie du paysage normal de la vie de la plupart des EIP, qui sont scolarisés en milieu ordinaire, avec plus ou moins de bonheur & de réussite)

 

 

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41 commentaires à “Florilège d’idées reçues sur les enfants intellectuellement précoces”

  1. Mélina dit :

    Je viens de m’inscrire pour suivre votre blog, ayant en stock un fils de 12 ans et demi THPI (qui passe de 5è en 3è à la rentrée), un fils aîné de 16 ans probablement contaminé aussi ;-) et une fille de 8 ans1/2 que nous faisons tester la semaine prochaine. Et en stock également un mari non testé mais qui vient de nous faire un beau burn out de surdoué (dixit le psychiatre, mais cette dénomination n’est pas officiellement répertoriée).
    Bref ça fait du bien de ne plus se sentir seul(e), nous venons de remporter une belle bataille au collège, les profs acceptant de faire passer une classe, mais en travaillant le programme de 4è tout l’été (admettons) et en passant un test juste avant la rentrée pour valider le passage! Oui, c’est ça, et le gamin, qui perd souvent ses moyens lors des évaluations, s’il échoue, il aurait le droit de re-bosser le programme de 4è pendant 1 an!! On a « gagné », pas de test en fin d’été nanmého! Et ce prof qui se demande s’il ne serait pas plus profitable de déscolariser notre fils…. Ben oui, il lui ficherait la paix…
    Bref je compte sur votre site pour me « remonter » le moral, même s’il n’est pas au plus mal, finalement, ce moral ;-)
    Et j’espère des pistes pour travailler (un peu) cet été

  2. Lamikaouette dit :

    On vit quand meme dans un pays où certains pensent que tous les arabes sont des voleurs, les noirs des sous hommes et les asiatiques des neuneus… Alors pour un truc aussi invisible que le haut potentiel, c est pas pret de changer.

    Mais c est pas grave. Ca se saurait si les gens dans la norme dirigeaient le monde! Je crois au contraire que ce sont les HPI qui le dominent… Malheureusement, etre HPI ne signifie pas forcement faire les bons choix ou les plus altruistes…

    • vince dit :

      Bonjour Lamikaouette,

      permettez moi de ne pas laisser des phrases stigmatiser une catégorie de personnes. Pour ma part être issue de la classe dirigeante, faire les plus hautes écoles de France et terminer sur des postes de dirigeant politique, industriel, ou autres… c’est à dire les décideurs, ne signifie pas in facto HPI. D ‘autant plus que cette coproduction des idées et cette hypersensibilité amène plutôt à l’altruisme, l’empathie, de la hauteur, de la spiritualité.

      Je pense que l’avenir de l’humanité peut passer par les femmes et les HPI

  3. claire dit :

    bonjour et merci beaucoup pour ce blog et tous ces articles extrêmement intéressant. je voulais juste nuancer le passage sur Marcel Rufo. Quand on lit l’entièreté de sa réponse c’est beaucoup plus nuancé que l’extrait que vous reprenez dans votre article (il rajoute immédiatement ‘elle aurait eu 150 si vous aviez payé 150 € ! Je plaisante, mais il faut faire très attention à certaines escroqueries liées aux tests de QI’). Ayant moi-même été victime d’une escroquerie aux tests de QI pour ma fille (qui avait été ‘testée’ HP’ une première fois par un ‘professionnel’ peu scrupuleux), je pense qu’il ne faut vraiment pas sous-estimer ce risque réel qui peut avoir des conséquences très négatives pour les enfants. J’ai eu l’occasion d’apprécier la rigueur avec laquelle vous traiter l’information sur votre site, raison pour laquelle je permet dans le cas présent de réagir sur cette citation partielle.

    • A. Zebrounet dit :

      Oui oui, je sais ce que dit ce monsieur car j’en parlais plus longuement par ici -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2013/02/20/la-scolarisation-des-enfants-au-qi-eleve-doctissimo-mai-2012/

      Il est aussi connaisseur du surdouement & des TSA que je le suis des chants grégoriens :down:

      • Lamikaouette dit :

        Z etes sure que vous ne vous y connaissez pas mieux en chants gregoriens? ;)

          • claire dit :

            merci pour votre réponse, j’ai lu l’article que vous mentionnez. je m’étonne de voir qu’il commente les propos d’Hervé Glasel et non de M Rufo. En fait, ce post fait simplement a nouveau reference -de manière partielle- à la fameuse phrase de M Rufo tirée du magazine Femina.

            • Coralie dit :

              Bonjour,
              Je me permets de répondre à vos commentaires concernant Marcel Rufo…
              Je l’ai « rencontré » (si tant est que l’on puisse user de ce terme) au cours d’une conférence qu’il donnait dans ma ville sur l’invitation de l’École des Parents.
              Les circonstances n’étaient pas au top pour moi : je venais de passer une nuit blanche à travailler sur un projet + la veille à travailler + toute la journée à travailler chez des clients, j’avais eu dans la journée une discussion houleuse avec l’institutrice de ma fille sur son « prétendu QI » et je voyais ce psy « renommé » faire sa conférence sur le rôle des parents et grands-parents qui se devaient « régulateurs » et à qui la « Société » avait enlevé leur rôle éducateur alors qu’ils ont tant à apporter.
              Et je suis venue comme un cheveu sur sa soupe à lui poser la question « Comment peut-on aborder la question de la Surdouance/Douance/Haut Potentiel/mettez ici le terme à la mode du moment avec un instituteur, quels arguments donner pour éveiller de l’intérêt pour ces enfants ? »
              Alors déjà je me suis fait apostropher devant toute l’assistance d’un « Déjà Madame on dit HPI aujourd’hui ! HPI pour Haut Potentiel lntellectuel ! C’est le seul terme accepté et officiellement reconnu » Et à ma réponse de « Je n’aime pas le terme de Surdoué, que HPI est très abscon pour beaucoup d’institeurs, et que le plus facilement acceptable et accepté et le terme de douance aussi c’est celui que j’utilise… » Il m’a interrompu devant tout le monde en me disant : « Non Madame, c’est HPI ! Pas étonnant que votre fille ait des problèmes ! Vous n’avez pas dû être bonne élève vous-même ! De toute manière les HPI sont plus le résultats des parents qui poussent leurs enfants et sont en soif de reconnaissance au travers d’eux ! Laissez-là vivre sa vie d’enfant ! ».
              J’étais sans voix de sa réponse ! Il était complètement à côté de la plaque, posait un jugement lapidaire sur 2 personnes (ma fille et moi) sans rien connaître de la situation et se montrait ouvertement desctructeur. J’ai compris à qui j’avais affaire à cet instant-là !
              Ce « monsieur » (je ne veux même pas lui donner le nom de « psychologue » !) était là pour faire la promo de son dernier livre et racontait toute ses petites histoires sur le rôle des grand-parents mais si le sujet de la question ne cadre pas avec ses besoins alors il vous « casse » publiquement et moralement.
              Mon tort, effectivement, avait été de ne pas avoir eu le temps de me renseigner sur les vues/opinions de ce « monsieur » avant de me rendre à la « conférence »-« tournée promotionnelle », si je l’avais fait j’aurais pu m’éviter un déplacement et surtout passer une nuit reposante et réparatrice.
              Donc non, de mon côté aucun respect pour la personne qui se dit psychologue et porte le nom de « Marcel Rufo ». Et là ce n’est pas une article de journal mais une expérience personnelle…

  4. Shazam dit :

    Oups, mon fils HPI est un gringalet à lunettes, matheux, toujours fourre dans les livres , parlant bien et un peu immature!!! Par contre il joue tout le temps, je devrais peut être l’emmener chez le psy?
    Ah non ça c’est fait aussi ;-)

  5. ZebraMam's dit :

    Excellent article!! J’ai aussi eu droit a « la vrai intelligence c’est de savoir s’adapter et être sociable »… Sous entendue  » ton gosse est pas HP il est cretin »!

  6. Une belle brochette d’idées préconçues, des très bêtes mais aussi des « logiques » parce que l’opinion publique n’est pas tant non informée que mal informée : il faudrait faire table rase et repartir de zéro !

    Si on devait résumer le problème c’est que « les gens » pensent qu’un surdoué ça devrait se voir, être facile à reconnaître, d’un seul coup d’œil et par n’importe qui. Alors que c’est une particularité complexe, qui s’exprime de mille et une façon différentes selon la personne, son back ground, son milieu, son éducation, sa personnalité, ses intérêts, ses éventuels troubles ou syndromes associés. C’est une population très variée, protéiforme.

    Et si je pense qu’il est assez aisé de les repérer à l’usage, je crois aussi qu’il faut pour cela connaître la question avec précision et profondeur et peut-être également avoir soi-même un fonctionnement intuitif de la question, bref ce n’est pas possible pour tout un chacun.

    Mais comme il existe bien certains surdoués productifs et brillants (ie d’une manière académique, artistique ou sportive), au profil de génie, il est tentant pour les personnes non informées (je ne jette pas la pierre, j’en ai ai longtemps fait partie) ou réfractaires à toute information sur le sujet (les indécrottables) de penser que les vrais surdoués sont ainsi, et que les autres sont des faux :/
    Hélas il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.
    Du coup on évite les coming out, pour vivre heureux vivons cachés ! Ce qui n’aide pas la cause, sans doute…

  7. l est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé (A. Einstein)

    mais on a de l’énergie pour cela!

  8. Raphaël P. dit :

    « il ne faut surtout par dire à l’enfant que le test qu’il a passé montre qu’il est surdoué, sinon il va prendre la grosse tête »

    Oui (–> idée à ‘combattre’). Tout est dans la façon de le dire à l’enfant… Et quand je repense à ce que j’avais lu sur un forum, à savoir qu’un parent aurait dit à son enfant testé à 159 qu’il avait 99 (!!), je me dis que certaines personnes sont malheureusement très loin d’une quelconque approche optimale de la question

  9. Shadowfax dit :

    Ici, alors même que nous n’avons pas encore testé notre fils (à priori je suis la, nous avons eu droit à « et ça ne serait pas mieux pour lui d’aller dans une école spécialisée ? »… Et effectivement, mon premier sentiment a été : mieux pour qui ?

    • Shadowfax dit :

      Mince, c’est parti sans que j’ai pu finir… Je voulais juste ajouter (pour que mon message soit un peu plus compréhensible) : il faut lire :
      (à priori, je suis la :arrow: seule à attendre le test et ses résultats pour parler de surdouement avec certitude… )… Voilà, désolée…

      Et sinon, j’ai eu droit aussi (dans le genre « pas mal »), lorsque j’ai fait part de l’arrivée prochaine d’un 2ème enfant : « espérons qu’il/elle ne sera pas comme son frère, il y a assez d’1 intello dans la famille » :-x :beurk:
      et aussi : « ah, si il/elle est comme son frère… Bon courage ! » 8-O Ce à quoi j’ai répondu (ça venait de l’ATSEM) : « oh, moi, ça va aller… C’est plutôt pour vous plus tard, bon courage ! » LOL

  10. Plus je lis ce genre de message plus je me dis qu’on a bien eu de la chance avec les écoles de nos enfants ! Parce que non seulement on n’entendrait jamais ce genre de propos, mais les enfants HP en souffrance sont pris sous l’aile des enseignants (discrètement, sans qu’ils soient étiquetés ainsi, mais des amis de mes enfants avec deux ans d’avance présentant de nombreux points révélateurs ne peuvent qu’être HP). D’ailleurs en remplissant la fiche de réinscription de ma plus jeune fille en 4°, j’ai trouvé une case « veuillez nous préciser si votre enfant présente des particularités type précocité ou suspicion de précocité, troubles dys, etc ».
    Et ce n’est pas une école spécialisée en quoi que ce soit ! Mais une école privée qui a à coeur le bien-être et l’éducation de ses ouailles, quelles qu’elles soient…

  11. Sam Lesage dit :

    Autre préjugé (qui rejoint tout de même celui du surdoué premier de la classe) est celui qui consiste à dire que les gens vraiment intelligents sont doués partout (dixit mon prof d’allemand). J’ai beau avoir été « diagnostiqué » zèbre, l’apprentissage des langues a toujours été très douloureux pour moi (j’ai une incapacité notoire à l’oral). Sans compter que des zèbres présentant un « dys » peuvent également présenter des difficultés dans certains domaines (ceux que je connais utilisent dans le meilleur des cas leur fonctionnement HP pour compenser le « dys » et n’obtiennent que des résultats dans la norme, soit en deçà de ce que les gens s’attendent d’un zèbre).

  12. Bliss dit :

    j’ai tout lu, j’ai tout reconnu, j’ai entendu…
    Dans ce monde, l’intelligence est d’adaptation et je ne suis pas la première philosophe à écrire une telle vérité.
    Mon gamin a ses verités. Et je m’adapte chaque jour.
    J’apprends d’autres vérités…le « ferme et bienveillant », j’en ai soupé!
    tout est dur. Rien n’est adapté. Mais doit on encore se plaindre?… Je dis OUI. On doit se plaindre car non, ce n’est pas aisé, non, l’intelligence ne se mesure pas ainsi, et non, le bonheur…ma foi, le bonheur…. pffffffffff

  13. Laurence dit :

    Nous avons entendu dernièrement par son directeur adjoint « nous avons DEJA du mal à adapter la scolarite pour les eleves en difficultes,non diagnostiqués,,,,,alors imaginiez pour ceux qui sont reconnus TDA HP »,,,,sous entendu,au moins vous avez une réponse à ses difficultés :-x
    Et nous devons pleurer sur le triste sort des profs avec tous ces enfants,,, »oui madame,c’est le nouveau mal du siecle :oops: « c’est partout sur les panneau publicitaire,,,,

    Notre fils intégre un nouveau college pour la 4 eme,avec son nouveau mal du siecle,on croise les doigts,pour rencontrer de nouveaux profs,formés nouvellement a ce mal si contagieux

  14. lahulotte dit :

    le dernier préjugé ( « les enfants précoces doivent être inscrits dans des écoles spécialisés ») est malheureusement aussi très présent chez les Juge des Enfants….je l’ai vécu il y a peu…

    tout me parle pour tout avoir déjà entendu une fois ou plusieurs et me révolte!!!

    Une assistante sociale et une infirmière puéricultrice qui me soutiennent que les enfants surdoués sont des enfants surentraînés par les parents, surstimulés par exemple…

    bref, ils ont la vie dure ces préjugés

  15. Ferrandez dit :

    Bonjour
    Je viens de reprendre votre blog sur ma tablette une grosse différence entre tel et la tablette sur le tel illisible il y a des genre posté il en fond de page
    Sinon bravo pour le blog

  16. elMystificatos dit :

    bonjour, le lien vers la video sur ce post ne fonctionne pas, pouvez-vous voir à corriger ce problème SVP? Elle m’interesserait beaucoup

    bonne journée, et merci pour cette idée de blog permettant peut-être à certains parents de disposer de clés pour mieux gérer cette situation

  17. labellebleue dit :

    La dernière idée préconçue est souvent de bonne foi, et les gens tombent des nues quand ils apprennent qu’il n’y a pas d’école pour surdoué (ou si peu).

  18. Ombelline dit :

    L’argument girouette contre un saut (vécu) , la même année, à 4 mois d’écart, par un psy cmp et l’enseignant :  » Il va bien, il ne vaut mieux pas courir de risque » suivi, donc, de « Il ne va pas bien, ce n’est pas le moment »… grrrr ! :-(

    • Laurence dit :

      Je me souviens qu’en primaire (cm1)le psy scolaire avait dit lors d’une énième reunion pédagogique (qui entre nous devait faire avancer le shmiblique,mais que ni ni) »-votre fils ne s’intéresse pas au programme scolaire,avez vous pensė a la scolarite a domicile? » :-x ,Voila comment bien se débarrasser d’un probleme non?,mon fils est diag TDAHP avec dysorthographie,et tous ce petit monde de l’E.N s’accordaient a nous dire que sa place n’était pas à l’école, »-vous comprenez que dans une classe de 30 eleves nous ne pouvons faire du cas par cas »,

      Ne pas faire du cas par cas :-? Je crois que cette phrase me restera gravé un bon moment,car l’E.N qui prône l’égalité des chances pour tous est bien hypocrite!!!!

  19. Nicolas dit :

    Cet article est très intéressant car il met en exergue des préjugés vraiment tenaces mais moi ces idées reçues me laissent perplexe. En effet, comme il a été dit dans les commentaires et surement par des spécialistes, il est complexe d’identifier un surdoué car il existe des comportements divers et variés chez eux. Je me demande donc au final, quel est LE critère fiable à 100% indiquant qu’une personne est surdoué puisque déjà le QI ne révèle pas grand chose apparemment :?:

    Parce que, si l’on dit par exemple qu’un surdoué est une personne hypersensible ayant une pensée en arborescence et qui acquiert la lecture précocement, il conviendrait que TOUS les surdoués sans exceptions soient conformes à cette définition. Or certains ne vont peut être pas répondre à ces critères ou à d’autres habituellement attribués aux surdoués. Ces critères d’ailleurs ne sont-ils pas, j’exagère un peu, des sortes de préjugés cliniques : donc des traits psychologiques qui reviennent souvent et que l’on tendrait à faire des vérités absolues alors qu’elles n’englobent pas tous les surdoués ?

    Je pense que l’enjeu est de savoir si le haut potentiel est une réalité physique ou une réalité conventionnelle : le second cas est le plus simple puisque il suffirait de fixer un critère validant si oui ou non une personne est surdoué. C’est je pense ce que le fameux 130 de QI Wechsler voudrait être. Mais on affirme que c’est une réalité physique, je veux dire un phénomène que l’on tente de décrire. Pour autant je ne suis personnellement pas satisfait des descriptions actuelles qui semblent un peu trop subjectives à mon goût : en caricaturant un peu j’ai l’impression que puisque le QI n’est qu’un indice, l’appréciation du haut potentiel de quelqu’un dépend du « feeling » du praticien. D’ailleurs cela entraîne parfois des sortes de crises existentielles chez les personnes ayant des tests mitigés à cause par exemple d’un profil hétérogène qui prévaut chez les surdoués…

    Bref, je me perds dans mes pensées : tout ça pour dire que cet article nous montre ce qu’un surdoué n’est pas forcément, mais finalement qu’est-ce qu’est forcément un surdoué et comment le sait-on ? :-?

    • Rainbow dit :

      De nombreux renseignements sont donnés sur ce site mais vous pouvez en trouver sur celui-ci aussi: douance.org
      Non, la « douance » n’est pas une réalité conventionnelle. C »est bel et bien une réalité scientifique car mesurable et observable (cf historique des tests psychométriques et de QI depuis ceux de Stanford et Binet). Oui beaucoup de surdoués sont hypersensibles mais d’autres ne le sont pas. Oui certains sont bons en maths et d’autres non. Oui il y a plein d’idées reçues et de fausses vérités ou de contre vérités.
      Oui il y a de bons et de mauvais psy comme il y a de bons et de mauvais médecins, de bons et de mauvais avocats, de bons et de mauvais cuisiniers….il y a aussi et surtout des psy « connaisseurs »de la douance et d’autres qui ne le sont pas. Cela tient essentiellement à la formation universitaire en Frnace sur toutes ses questions. Ces questions se posent bien moins dans les pays anglo saxons ou la douance est « reconnue » et même souvent recherchée et ne se posent pas du tout dans les pays totalitaires et/ou sous développés et pour cause, ils ont là-bas d’autres chats à fouetter, pourtant les surdoués y existent aussi bel et bien.
      Vous devriez vous reposer toutes ces questions quand vous vous serez davantgae documenté sur ces sujets….

    • waziya dit :

      Je vais définir le HP par une négation : on lit un livre genre « j’éduque mon enfant », on essaie d’appliquer les conseils du livre, et ça marche pas… Notre enfant est tellement différent de la « norme » qu’on est vite désemparé.
      Et puis, bien plus tard, on lit un livre sur « les surdoués » : c’est vrai, la liste des critères est tellement variée qu’on pourrait y faire rentrer n’importe quel gosse ou presque. Mais ce qui change tout, c’est que cette fois, les conseils pour « éduquer son enfant HP », ils marchent avec notre enfant !
      Depuis, je fais avec : quand j’ai l’énergie de traiter mon zèbre en mode HP, ça va ; dès que je fatigue et que je repasse en mode Normal, ça déraille.
      C’est pas très rigoureux comme définition, mais avec l’humain c’est illusoire de chercher des frontières nettes.

      • Juju dit :

        Bonsoir à vous,
        Je vais donc m’empresser d’acheter l’ouvrage « Eduquer son enfant HP ». Mais j’avoue que je suis encore dans le flou.. Mon fils de 3 ans et demi va passer les tests de QI avec une neurologue le mardi 16/08 et j’ai bien peur qu’il n’ait pas envie de répondre aux questions. Il est dans l’opposition constante,très en colère pour le moment, ne supporte pas l’échec et la frustration et refuse tous jeux, puzzles (alors qu’avant d’entre à l’école il adorait ça). Il a commencé l’école maternelle à 2 ans et demi en « accueil » et après un mois, on s’est rendu compte que son institutrice le cataloguait comme le méchant de l’année.. alors nous l’avons changé d’école, car il a commencé à bégayer et n’allait plus bien du tout.. il s’est passé quelque chose à l’école mais on ne sait pas quoi exactement! L’instit l’isolait parfois sur la « chaise rouge » comme il perturbait ou était violent avec ses camarades (c’était sa façon de rentrer en relation). Sabri a toujours été dans la confrontation avec les enfants de son âge mais se plait mieux avec les plus grand (7/8 ans). Il est très sociable et va facilement vers les autres, il parle très très bien. Mais dans la 2e école où on l’a inscrit, on a appris qu’en fin d’année qu’il participait rarement aux activités, qu’il dérangeait souvent ses camarades. Alors je me demande si ce n’est pas synonyme d’ennui en classe? On l’a inscrit pour le test pour savoir s’il faut le faire passer en 2e maternelle ou bien s’il doit encore rester en 1ère maternelle (en Belgique c’est 1ère accueil à 2 ans et demi, ensuite 1e, 2e, 3e maternelle). Les petits qui viennent d’arriver en fin d’année ne savent pas parler.. Quel décalage entre lui et les autres! Il est hyper sensible et même parfois hyper esthésique. Mais je pense qu’il ne voudra pas coopérer pour les prochains tests car il refuse de faire désormais des jeux, d’écoute les consignes, les règles, veut détruire son jouet dès qu’il n’y arrive pas,… refuse de faire avec moi les puzzles qu’il adorait l’année passée! J’ai même le sentiment qu’il a régressé depuis son année d’école. Je sens que l’institutrice n’a pas beaucoup de psychologie. C’est difficile de ne pas savoir comment être avec un enfant qui n’a plus confiance en lui (à cause de l’école?) alors qu’on le valorise tant depuis tout petit, refuse de continuer un jeu à la première frustration, met la barre très haut et refuse de poursuivre toutes activités à la moindre difficulté :( Si jamais il y avait un parent qui a eu les mêmes problèmes avec un enfant, les conseils seraient utiles. nous sommes au bout du rouleau. Il est limite hyperactif aussi.. je ne le reconnais plus! On pensait qu’il grandirait autant durant l’été (comme l’année passée de partir en vacances) et au final, j’ai l’impression qu’il a régressé :( Ne sait plus compter du tout (alors que comptait au moins jusque 15 à la rentrée!), encore un détail quoi.

      • tirami dit :

        Maman d’un petit zèbre (qui a été testé à ma demande, en CP, mais dont j’attends les résultats et propositions de la psy-scolaire, pour l’aider à ne pas voir QUE le verre à moitié vide et mieux vivre avec son petit frère), j’ai effectivement fait le même constat! Depuis la naissance du petit frère (loin d’être bête, mais pas zèbre du tout), notre zèbrounet était plutôt très méchant, autoritaire, dictateur, redresseur de torts envers son petit frère! Bref, il décharge son trop plein d’émotions sur son petit frère! Notamment lorsqu’il faut partir à l’école, chose qui lui retourne le ventre tout les matins et après-midis, ou arrêter une activité qui lui plait. Donc pour apaiser les tensions, une amie m’avait conseillé une livre de Adele Faber et Elaine Mazlish!
        Et là, constat: les conseils plutôt avisés étaient relativement efficaces sur le petit, mais pas sur notre zebrounet!!!
        J’ai donc décidé de prendre les choses en main, car celà devenait invivable à la maison (ce que j’aurai dû faire dès les premiers jours de galère de maternelle): prendre rdv avec tout ce que j’avais sous la main; la psychologue scolaire et le cmpp! On verra qui sera le plus compétant pour nous donner des pistes intéressantes, afin de nous aider à faire grandir au mieux zebrounet!
        Bien entendu, malgré les questions aux maîtresses de maternelles, aucunes ne m’a conseillé de le faire tester: « il est gentil, ne gène pas la classe et fait tout son travail comme il faut!!! » donc pas besoin de s’inquiéter! Tout va bien! (sauf que non! tout ne va pas bien! en 3 ans il s’est « éteint » et ça ne me plaisait pas du tout. Et la psychologue scolaire m’a dit clairement qu’il avait du bien bien bien s’ennuyer (pour rester polie), durant les 3 années de maternelles). Sauf que c’est toujours gênant de « venter » les capacités hors normes de notre cherubain, car on risque de passer pour le parent « mon fils c’est le meilleur, le plus gentil…. » aux yeux des autres parents! Et, on n’a pas d’éléments de comparaisons, pour essayer de voir si on se fait des idées sur ses hautes capacités ou, si zébrounet n’est en fait, qu’un très bon élève qui posait beaucoup de questions mais que l’école à rendu passif!

        Je verrai ce qu’elle lui propose, mais si un saut de classe est envisagé, je m’en voudrai de ne pas l’avoir fait dès la petite section, quand il n’avait aucun copains/ines et ne voyait pas l’intérêt de s’en faire! Alors que maintenant, il en a, et que son extrême sensibilité et son angoisse de séparation exacerbée le feront certainement souffrir, s’il devait passer dans la classe supérieure!

  20. Makaveli dit :

    Merci. Beau travail.

  21. Diane-Eva dit :

    Bonjour , je trouve ce blog vraiment sympa, je me pose beaucoup de question au sujet de mon fils et je ne trouve personne pour y répondre… je devais l’inscrire dans une école, on l’a refusé parce qu’il était trop petit, je l’avais inscrit dans une crèche mais ils l’ont exclu parce qu’il ne trouvait pas sa place avec les « bébés » et passait son temps avec les adultes au bureau. Il a 2 ans et demi et je n’arrive plus a suivre ses demandes pour apprendre, à lire notamment. .. je suis dépassée et seule face à son mal être, il voudrait faire tellement de choses et les portes sont closes…

  22. muriel dit :

    Bonsoir à toutes(tous),
    par vos messages, je constate, reconstate, rereconstate … que les parents dEIP ( ou autres) doivent se débrouiller et tenter de « protèger » leurs enfants différents dans une société peu ouverte et peu tolérante, et, sans cesse les soutenir. Ils sont seuls.
    C’est épuisant mais tellement enrichissant !
    Je suis maman de 3 EIP, ou HP … et épouse d’un homme à HP lui aussi . Pour ma part, je n’ai jamais cherché (malgré une « discorde »;) durant ma scolarité et mes études avec l’enseignement :D ) mais j’ai parfaitement compris que je suis leur lien avec la société. Tous les jours, j’ai une grande énergie à dépenser pour les aider, les guider, trouver des astuces parce que la méconnaissance de la société ne leur laisse pas beaucoup de chance de montrer les personnes formidables qu’ils sont et quelles ressources étonnantes ils ont !
    Dernière expérience en ce moment, ma fille ainée de 17 ans qui est entrée à la fac en septembre ( qui a enfin pu s’échapper du système scolaire encore inadaptable à la différence) commence à étudier et à fournir un effort au travail parce qu’enfin, elle a de l’autonomie dans ses apprentissages et a pu choisir une filière qui l’intéresse !!!
    Actuellement, mon bilan est que les classes de primaire sont difficiles pour ces enfants parce qu’ils font confiance aux enseignants qui finalement ne les comprennent pas ( rares sont ceux assez à l’aise dans leur métier pour prendre du recul par rapport à la différence) ce qui engendre un mal-être de l’enfant. Au collège, aucun prof ne se sent assez impliqué pour s’adapter ; ils renvoient une image négative à l’enfant/ado de lui même ( fénéant, dissipé, ….. ). Et au lycée, ce sont 3 années obligatoires à faire ( et si peu intéressantes car trop généralistes) pour décrocher enfin cette CLE qui leur ouvrira la porte de l’intéressant et de l’épanouissant !!!

  23. Véro dit :

    Merci pour l’article, en 14 ans de scolarisation de mes 5 zèbres, j’en ai entendu des perles !!!
    Je rajoute à votre liste le fameux : si il/elle est surdoué (e), il/elle apprendra à lire tout seul(e) !
    Certains jours, on en rit, d’autres on en hurlerait…s’il y avait quelqu’un pour nous entendre…

  24. Dom dit :

    Bonjour,
    je vous lis depuis quelques années maintenant et me delecte des podcasts que je prends le temps d’écouter ou regarder au calme.
    Je voulais partager avec vous mon expérience de maman afin de montrer qu’il peut y avoir des « profils types » mais que nos enfants ne rentrent pas dans des cases et cela me fait plaisir de lire un article sur les idées reçues sur les enfants HP, pourquoi? parce que nous sommes 3 à la maison, 3 avec des profils totalement différents et pourtant nous partageons tous 3 ce haut potentiel. On peut souvent lire que les enfants HP font tout très tôt, et pourtant notre fille a parlé tard mais très bien, pas d’essais avant, pas de babillage ou très peu, elle a commencé à nous reprendre sur le vocabulaire avant ses 3 ans, elle a marché tard pourtant elle montrait beaucoup de volonté à ce sujet. Et puis elle a peu joué, elle triait, classait ses jouets…faisait des équipes, par couleur, par type, par taille. elle les rassemblait devant elle dans le bain et les jetait en arrière en les comptant, puis recommençait, et encore, puis elle les alignait sur le rebord de la baignoire. Elle a enfin me disais-je commencé à jouer avec eux en faisant des scènes de théatre, des dialogues, elle n’avait pas 3 ans. Et justement, entre 2 et 3 ans elle s’est transformée, passée du sourire aux lèvres aux cris aux lèvres, nous n’arrivions plus à communiquer. Refus total de l’autorité. Elle a commencé à se balancer d’avant en arrière, à lancer ses mains en l’air à chaque pharse pour l’aider à trouver LE bon mot et la bonne prononciation, à tout classer dans sa chambre, chaque rupture d’un rituel amenait soit le retour au début du rituel soit des crises de colère inouies. Elle a commencé à voir des fantomes dans les nuages qui la suivaient, et des morts dans la cour de l’école, et tu sais papa, c’est pas beau d’être mort….cette phrase nous a donné l’électro choc dont nous avions besoin. Elle venait juste de rentrer en petite section et de prendre 3 ans. Nous avons pris rendez vous chez un psychologue qui nous a donné les clés afin de parler de la bonne manière à notre enfant. Aujourd’hui et après plusieurs consultations et un test, nous arrivons plus ou moins à canaliser la bête :), mais le sourire est là, chaque jour et même si la réalité du décalage avec les copains de l’école est très présente nous allons bien tous les 3. Bref, ce long message pour vous dire à vous parents d’enfants HP, ou parents qui vous interrogez, écoutez vous, écoutez vos enfants, il n’y a pas de case, pas de certitude sauf celle que vous savez quand votre enfant ne va pas bien et qu’il a besoin d’aide, les idées reçues ne peuvent pas vous aider car comme chaque enfant est unique, chaque enfant HP l’est également.

  25. Nephtys dit :

    Bonjour,
    Nous avons eu de la chance avec notre fille, car c’est l’école qui a « tiré la sonnette d’alarme », et ce, dès la classe d’accueil (en Belgique, les enfants vont en accueil de 2,5 à l’année de leurs 3 ans, puis font 3 années de maternelle). Notre zèbre y était depuis seulement 4 mois lorsque l’institutrice nous a gentiment interpellés. Pour elle, notre enfant était « précoce », « hp » ou tout autre terme que l’on peut utiliser. C’est elle qui a d’emblée proposé le saut de classe, nous démontrant par A+B que c’était la place notre fille. Nous, nous ne savions pas, car c’est difficile de comparer aux autres enfants du même âge (on ne connaît que le sien !). Nous avons fini par accepter… et nous ne l’avons jamais regretté ! Les institutrices se sont succédées, ont toujours été attentive au bien-être de notre enfant, tant au niveau de ses apprentissages que dans sa vie sociale au sein de la classe. Nous avons attendu qu’elle soit en 3ème maternelle pour la faire tester, et le verdict est tombé : elle est effectivement THQI. Grâce aux aménagements prodigués dès son arrivée à l’école, tout se passe merveilleusement bien : notre fille est épanouie et bien dans sa peau. Alors bien sûr, il y a toujours cette hypersensibilité déroutante, ces « crises » inexplicables qui arrivent sans qu’on les ait anticipées, … mais dans l’ensemble, nous n’avons pas à nous plaindre.
    Par contre, nous évitons d’en parler autour de nous, car s’il est vrai que l’école a joué un véritable rôle de dépistage et est un moteur dans l’évolution de notre zèbre, il n’en n’est pas du tout de même dans notre entourage. Certains jalousent ce saut de classe, pensant en fait que notre fille est « tellement parfaite », mais sans connaître le revers de la médaille. Et puis, il y a les autres, ceux qui pensent comme vous le dites justement que si elle si intelligente, elle saura toujours s’adapter. Et puis, j’ai entendu de la bouche d’une psy (si si !!!) : ne lui faites pas faire un saut de classe, ce serait très nocif pour elle. Laissez-là être un enfant ! Pourtant, le pire aurait été de la laisser dans la classe inférieure, j’en suis sûre… En bref, nous appliquons, et c’est bien dommage, l’adage qui dit que « pour vivre heureux, vivons cachés ». Mais il est rassurant de lire sur un blog comme celui-ci qu’on n’est pas seuls au monde… et que si des problèmes devaient se manifester plus tard au cours de la scolarité de notre zèbre, nous aurons des pistes pour tenter de les solutionner.

  26. Hellokittue dit :

    Bonjour à tous,

    Cet échange me fait du bien. Je vois que nous bricolons tous, chacun de notre côté, essayant de faire au mieux, jour après jour. Le terme de « réalité conventionnelle » me convient assez. La science en est une. Jusqu’à ce qu’elle soit remise en question. Mais en attendant, elle permet d’avancer.Personnellement, après avoir fait faire un test psychométrique à ma fille, et surtout m’être beaucoup informée par mes lectures, conférences, vidéos, blogs, échanges entre hauts potentiels…. j’en arrive à la conclusion que c’est une inconnue cette bête là. Le psy affirme que ma fille « n’est pas précoce » ( limite, limite car les résultats sont hétérogènes), mais que je ne dois » pas avoir d’inquiétude,car c’est mieux, elle sera scolaire et dans la réussite » ?! ( psy recommandé par l’AFEP ). Je suis convaincue de l’inverse, et le quotidien me prouve au moins qu’elle n’est pas « scolaire ». Elle a tout d’un comportement d’EIP. Je pense moi même avoir toutes les caractéristiques ( notamment en terme de frein à la réussite ((: mais aussi valeurs ethiques, mode de réflexion en arborescence, créativité, marginalité, amour des mots, désespoir, remise en question du système, test de la fiabilité des personnes souvent perçu à tord comme provocation de l’autorité, désintéret face à la concurrence… ). J’arrive à reconnaître au feeling, il me semble, auprès des enfants que j’accompagne professionnellement, certains HP. Pour d’autres, je suis complètement passé à côté. Je constate qu’il est plus facile d’accompagner mon enfant lorsque je la considère ainsi. Cependant mon expérience d’ « éduc » m’a appris l’intérêt de la confrontation, de poser les limites – sociales et conventionnelles- et trouver la bonne distance au quotidien est difficile ( notemment vis à vis des autres, car entre HP, on se comprends plutot bien). Il n’est pas aisé d’être un éducateur ( parent ou pas), d’un enfant à HP. Il n’est déjà pas aisé d’être un HP. J’en reviens toujours à me dire que ce dont un enfant HP à besoin en premier lieu, c’est un adulte référent, sur de lui, bienveillant et ferme (si, si). Qui sache le prendre gentiment par la main pour le faire traverser une passerelle peu engageante. S’il est nécessaire de « nous » définir, et je ne suis pas sure que ce soit une nécessité, ni même une bonne chose, je crois que nous ne pouvons nous définir que par rapport à ce que nous faisons, en positif, à ce que nous réalisons et à la cohérence de nos motivations. ( cohérence qui manque beaucoup à notre société). En valorisant ce dont nous sommes capables et en éxigeant en retour que l’on respecte notre mode de fonctionnement qui l’a permis. Le cheminement, plus que la destination. Il me semble que nous sommes à un tournant, concernant la perception que nous avons de l’intelligence, et de sa fonction. Les neurosciences, la théorie des intelligences multiples sont de nouvelles pistes, chaque jour. Aussi, l’admission de la douance, comme différence cognitive ( parmi tant d’autres) est un premier pas je pense vers l’acceptation d’une autre réalité à l’echelle de l’humanité, l’annonce d’une révolution dans la façon que nous avons de percevoir notre condition. Si je devais donner une définition de l’intelligence, je reprendrais celle qui m’a été offerte par un prof génial lorsque j’étais ado:  » c’est la capacité à créer des rapports ». Donc, selon moi, pas forcément à s’intégrer. On créé des rapports soit par besoin, soit par envie. Par amour. Pas par convention. Voilà ce que j’avais envie de (me ?) dire…. recréons des rapports avec ce qui est important en nous, à l’échelle de notre vie, invitons nos enfants à nous suivre en les prenant par la main si besoin. Communiquons sur la cohérence de notre démarche, exigeons d’etre respectés.. Gardons à l’esprit que nous sommes tous différents et tous semblables…. et j’imagine que ce sera déjà pas trop mal. Merci à vous.

  27. Gaël dit :

    Bonjour,

    Je trouve ces démentis intéressants, mais je pense qu’on se pose parfois trop de questions. Est-ce qu’on a vraiment besoin de poser une étiquette sur un enfant juste parce qu’il a des capacités et un comportement différent ?
    J’ai été diagnostiqué autiste Asperger à 9 ans (j’en ai 19), j’ai passé différents tests… qui n’ont jamais rien changé à ma vie. Je pense que l’important c’est de trouver sa voie, son mode de vie.
    J’ai arrêté de me poser des questions. Je ne me souviens même plus du résultat du test de QI, je n’ai pas besoin d’exposer mes capacités ni mes difficultés, les gens se les représentent mieux en me voyant que si je leur donnait des chiffres ou un nom de syndrome qui leur donnerait envie de vomir.

    Si j’avais été contraint à suivre les « stéréotypes » de l’autisme et des surdoués, par exemple aller dans une école spécialisée (ce qui a failli arriver plusieurs fois parce que les profs nous l’ont vivement conseillé mais que mes parents ont toujours refusé, et moi avec) je crois que je ne me sentirais pas aussi libre et heureux qu’aujourd’hui.



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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