Pourquoi je ne partagerai pas « Wyatt, 25 ans, surdoué : “Comment j’ai raté ma vie” »

Pourquoi je ne partagerai pas « Wyatt, 25 ans, surdoué : “Comment j’ai raté ma vie” »Vous avez été nombreux ces jours-ci à m'écrire, par divers moyens, voire même à plusieurs reprises (ahem...) pour "m'informer" d'un texte, « Wyatt, 25 ans, surdoué : “Comment j’ai raté ma vie” » :!:

 

Pas d'inquiétude, j'ai bien eu l'info ! J'ai d'ailleurs vu passer la publication au moment même de sa mise en ligne pour tout vous dire... aussi si vous ne voyez rien en rapport sur le blog, dites-vous bien que c'est une réelle volonté de ma part & non un oubli ou un manque d'assiduité dans ma veille :smile:

 

Je vais donc vous expliquer brièvement pourquoi j'ai choisi de ne pas partager ce lien (décision prise lors de la réunion de rédaction se tenant chaque matin entre moi & moi-même :-P ) :

 

✘ le titre sent déjà le témoignage à prendre avec des pincettes à mon avis (ou la volonté d'instaurer un buzz sans réelle matière... je vous laisse choisir :-? ).

 

Affirmer qu'à 25 ans on a raté sa vie est franchement désolant - à mes yeux en tous cas - & marque un manque de recul évident sur une situation donnée. Mais si cela va bien dans le sens du papier racoleur qui devient viral (un tour sur le site qui publie ce texte suffit à comprendre de quoi il s'agit !), j'estime qu'il est plutôt néfaste de publier quelque chose comme ça sans penser qu'il aura (peut-être) une résonance chez d'autres jeunes du même âge, étant dans une précarité affective.

 

 

✘ je trouve que le témoignage en question n'apporte sur le fond pas grand chose, mais surtout la forme me dérange énormément. Comme dit juste au dessus, il figure sur un site "tout venant", qui n'a qu'un seul objectif : faire parler de lui.

 

J'ai pour principe de tout partager vous le savez. Tout ce qui se fait, tout ce qui se dit sur la surefficience intellectuelle, sans préférence pour telle ou telle asso, pour tel ou tel auteur, en donnant les infos les plus complètes possibles. Mais toujours à condition que l'info en question émane de quelque chose ou quelqu'un de fiable & de sérieux!!! :-|

 

 

✘ libre à chacun de regarder la douance comme un handicap, mais personnellement mon sang ne fait qu'un tour lorsque je lis :

 

Je suis handicapé et on ne fait rien pour m’aider.

 

Je l'ai déjà souvent écrit sur le blog, mais je le répète sans la moindre hésitation, je trouve pour ma part insultant pour les personnes qui portent un véritable handicap d'oser mettre au même niveau le fait d'avoir des facultés cognitives hors norme :down:

 

Mon handicap à moi est invisible

 

Les Troubles du Spectres Autistiques représentent un handicap invisible, pas le surdouement seul.
Ce jeune homme le vit peut-être ainsi, sincèrement, il est aussi peut-être touché par une comorbidité (dont il n'a peut-être pas même encore pris conscience !?). Mais faire le raccourci entre (T)HQI & handicap dans l'absolu, tel que le texte le fait sans aucune précaution, me semble dangereux.

 

 

✘ & que penser de :

 

Un surdoué n’est pas quantitativement plus intelligent, non, il a une intelligence qualitativement différente.

 

Ben si quand même un peu, au moins ! 8-O Le politiquement correct qui consiste à vouloir absolument faire croire que "quantitativement, il n'y a RIEN de plus" me fatigue.

 

Un HPI au QI Total de 148 (par exemple) a tout de même, sur l'échelle de mesure qu'est le Wais (ou le Wppsi, ou le Wisc, ou le K-ABC, etc. peu importe la forme du test), un score sensiblement plus élevé qu'un individu dans la norme (établie aux alentours de 100, pour mémoire).

 

Alors certes, on peut être HPI sans dépasser les fameux 130, de même que des troubles, une forte anxiété, une dépression, une très mauvaise estime de soi peuvent avoir une incidence sur une passation (voir ce billet). Mais, sauf cas particulier, une personne intellectuellement douée a bien un haut, voire un très haut QI. C'est du reste de cette façon que l'on définit de manière unanime & internationale le surdouement... avant tout le reste.

 

 

✘ vient alors une stat', tout bonnement sortie de nulle part :

 

Si la plupart des adultes à haut potentiel vont très bien, environ 30 pour cent d’entre nous sombrent dans la partie handicapante de la chose.

 

Ah... 8-O
Carrément !? Quasi un ⅓ des adultes surdoués en grande souffrance, signe du handicap qui les touche............estimation tout droit sortie d'un chapeau de magicien (d'habitude ce sont des lapins blancs :-o ).

 

 

 

 

Dans les grandes lignes, voilà les raisons pour lesquelles dès la 1ère lecture, j'ai su que je ne partagerai pas cela sur le blog. Et en relisant, on peut aussi s'étonner :

 

 

✘ de cette drôle de phrase :

 

C’est au-dessus de 130 de QI que les problèmes de riche ont commencé.

 

Hum !? Dans le même témoignage il nous est pourtant affirmé qu'"un surdoué n’est pas quantitativement plus intelligent, non". Mais je note que 130, c'est quantitativement plus que 100 (à moins d'une nouvelle donne en arithmétique !??).

 

Et donc, la douance (qui est définie ici même par "au dessus de 130 de QI") est qualifiée de problème de riche. D'aucuns opposeront que l'auteur pointe un cliché, possible. Mais il le fait sans souligner que l'idée reçue est fausse... ce qui n'est pas des plus lisible pour l'internaute lambda, totalement étranger aux questions de haut potentiel intellectuel (voir ma page sur les préjugés) :(

 

 

✘ pour la maîtrise du sujet, on repassera. Le texte tente d'expliquer des choses, mais à partir d'éléments faux ou bien mal-compris :

 

Wyatt quitte son boulot et consulte un psychiatre. Le diagnostic tombe : Wyatt est… surdoué.

 

Le "diagnostic" (!) de haut potentiel intellectuel n'est jamais posé par un psychiatre, mais par un psychologue :up:

 

Cependant l'auteur insiste sur cette erreur :

 

N’étant pas totalement sûr du concept, il consulte un autre praticien spécialiste de la douance [...] Et le médecin confirme.

 

Toujours pas :down: C'est un PSY-CHO-LOGUE qui bilante, & il n'est donc pas médecin. Les psychiatres le sont, mais ne bilantent jamais (ce n'est pas leur rôle).
Pourtant, il n'est question dans cet écrit QUE de psychiatre / psychiatrie, à 4 reprises (pas une fois le mot psychologue n'est utilisé) :

 

- quitte son boulot et consulte un psychiatre
- Les psychiatres relatent le cas de surdoués SDF
- À 25 ans, j’ai dû choisir entre la psychiatrie et le suicide
- consulter des psychiatres dès l’âge de 10 ans

 

 

✘ la tendance à pathologiser la douance se confirme par l'utilisation, là encore à 4 reprises du terme maladie / malade :

 

- L’intelligence est un double mal : « elle fait souffrir et personne ne songe à la considérer comme une maladie. » (Martin Page, "Comment je suis devenu stupide")
- Comment aller bien dans un monde malade ?
- Une maladie à la mode
- La douance est une maladie à la mode

 

Et c'est vraiment regrettable !

 


Comment je suis devenu stupide,
de Martin Page

 

 

✘ autre phrase déplacée à mon sens :

 

Je ne fonctionne pas comme vous.

 

Bon d'une part des surdoués, il y en a tout de même de 2 à 5% (selon le seuil retenu) dans la population générale, présents dans toutes les strates de la société, tous le âges, tous les genres, toutes les professions :!:
Il y a donc pas mal de personnes concernées & vivant la même chose.

 

Mais surtout, je trouve une fois encore risqué de se placer en victime malheureuse, & plus grave de laisser entendre que cela est normal & sain de vivre la chose ainsi. La souffrance inhérente à la dépression n'est pas la norme de la douance !!! (elle est liée à la dépression...)

 

Il me semble indispensable de séparer ce qui découle véritablement du haut QI de ce qui est rattaché à la personne par d'autres troubles &/ou pathologies. Or ici, il y a un joyeux mélange des genres qui peut créer une confusion dans l'esprit des non-connaisseurs.

 

 

✘ encore une autre phrase qui, pour le coup, m'a fait pouffer :

 

C’est le côté obscur de l’intelligence. Celui dont personne ne parle.

 

Je crois au contraire que les vraies informations sur le haut potentiel sont nombreuses & faciles d'accès aujourd'hui. Entre les blogs, les associations, les groupes de discussion & forums, les multiples ouvrages grand public comme scientifiques (dont ma sélection, à retrouver ici), les émissions radio / télé, je pense que l'on peut dire que le sujet est largement popularisé & connu LOL

 

Pour qui veut aller chercher l'info, il y a de quoi faire. Mais encore faut-il, bien entendu, regarder autour de soi ; dans le cas contraire on peut effectivement estimer que "personne n'en parle" (comme un enfant placerait ses mains sur les yeux pour faire disparaître mentalement ce qui est en face de lui).

 

 

✘ je finirai avec ce passage :

 

Nous voulons profondément faire le bien. Toutes ces choses font aussi partie de notre nature et de notre différence

 

Ce mythe du HPI "mignon tout plein" (que l'on retrouve beaucoup sur certains forums... Ceux-là même qui voudraient par exemple mettre dans le terme de "zèbre" quelque chose de plus spirituel &/ou ésotérique que la douance, définie en premier lieu par l'expression d'un QI ≥ à 130) continue toujours de m'étonner :-x

 

De même que ce besoin de parler au nom de tous ("nous sommes comme ça", "nous voulons cela"). La précocité intellectuelle ne crée pas des clones, & chacun a une histoire propre, une personnalité, des valeurs, des penchants.

 

"Nous voulons profondément faire le bien"... pas sûre que cela corresponde aux très nombreux condamnés pour des faits particulièrement graves ayant un haut ou un très haut quotient intellectuel. En sciences criminelles on sait que bien des serial killers sont effectivement dotés d'une intelligence hors de commun :oh:

 

Le romancier Marc Dugain avait d'ailleurs publié un très chouette bouquin en 2012, "Avenue des Géants", sur le tueur en série Ed Kemper... très loin d'être un bisounours n'est-ce pas.

 


Cliquez pour les détails
sur le livre de Marc Dugain

 

 

 

Pour toutes ces raisons, & d'autres encore, je ne relaierai pas ce témoignage. C'est dit :)

 

 

 

 

Mes livres, aux éditions Eyrolles :

 

- "Les Tribulations d'un Petit Zèbre. Épisodes de vie d'une famille à haut potentiel intellectuel" paru en juillet 2016

 

- "Asperger & fière de l'être. Voyage au cœur d'un autisme pas comme les autres", à paraître en mars 2017

 

          
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62 commentaires à “Pourquoi je ne partagerai pas « Wyatt, 25 ans, surdoué : “Comment j’ai raté ma vie” »”

  1. Revert dit :

    Vous avez entièrement raison ! tout ça, c’est du racolage, un psychiatre qui fait un diagnostique……N’importe quoi.

    • Vanessa dit :

      Les psychiatres font bien des diagnostics, c’est bien leur rôle, en tant que médecins. Mais ils ne font pas de dépistages.
      Les psychologues, quant à eux, dépistent mais ne diagnostiquent pas.
      C’est juste pour remettre les choses à leur place.

      Pour le reste, je suis d’accord.

  2. Gabrielle dit :

    Et PAF !

  3. sagebooker dit :

    A 25 ans j’ai raté ma vie… je l’ai pensé, très fort, au point de penser au suicide. Et non, je n’avais pas le recul du tout qui aurait pu m’aider à relativiser. Rien ne fonctionnait, je ne comprenais pas ce qui se passait autour de moi, et encore moins pourquoi je n’arrivais pas à être comme les autres.
    C’est à plus de 30 ans que j’ai appris à faire avec, et presque 40, en découvrant la douance de ma fille, que j’ai réalisé la mienne.

    Et non les infos ne sont pas dispos si on ne sait pas ce qu’on cherche… En tapant des mots clés sur le fonctionnement de ma fille, je suis tombée très souvent sur les blogs et sites en rapport avec le HP. En tapant des mots clés autour de mon mal être, je tombais essentiellement sur la dépression, la schizophrénie, le borderline, dans lesquels je ne me retrouvais jamais.
    Alors oui, bien d’accord avec toi sur le fond de cette article et ses incohérences, pour autant le parcours adulte des HP n’est pas si simple et ce texte dit juste sur ces points-là (même si le côté « les autres sont tous des c… » qui est sous-jacent est très agaçant ^^)

  4. Je partage totalement ton analyse !

  5. bastien dit :

    Merci Alexandra pour coup de gueule, il est important de savoir faire le tri dans tout ce qui nous entoure et ne pas prendre de gants quand il le faut :!:
    Wyatt a oublié une chose essentielle : la Résilience ;) :up:

  6. Jean-Christophe Sekinger dit :

    «Rater sa vie» est un concept bien étrange… c’est pourtant bien à sa dernière page qu’on connaît le sens d’un livre: tant que l’histoire n’est pas terminée, tout peut encore s’écrire — dans ce livre dont nous sommes le héros ! Certes, si on écrit à chaque page du jour que la vie est ratée alors la fin ne fait aucun doute : ce sera 30000 fois raté :-D

    Merci pour le partage du jour 8)

  7. karen dit :

    Bonjour,
    Plus d’accord avec cet article.

    Juste une remarque.
    Un psychiatre peut très bien être aussi psychologue. J’en connais au moins un qui a les 2 casquettes.
    Il  » suffit » en plus des études de médecine de faire une licence et un master en psycho.
    Ce n’est pas la majorité des psy bien sur. Mais qud on est a la fac, il n’est pas rare de voir des personnes suivre plusieurs cursus.

    • chester dit :

      Bonjour,

      je suis d’accord avec Wyatt ; les psychiatres n’ont aucune heure de formation sur le sujet ; un psychiatre reconnu dans ce domaine m’a conseillé d’éviter de les consulter sur ce domaine. Quant aux psychologues, certains même qui font passer les tests ne sont pas bons ; je l’ai vécu et mes enfants aussi à tel point qu’ils ne veulent plus en entendre parler. Enfin, j’en ai trouvé une de bien et je la remercie sincèrement car elle m’aide beaucoup.

      La douance dérange encore beaucoup de professionnels qui, au fond, n’y connaissent pas grand chose et ont trouvé le créneau pour gagner de l’argent ; et oui ça existe aussi dans ce domaine ! Les vrais psychologues très avertis sont très rares surtout en province, il faut batailler dur pour en trouver un et pouvoir et accepter de dépenser de l’argent pour rien pour trouver le bon ,enfin.

      Je ne suis pas riche comme le prétend un des blogueur, j’ai pourtant 132 de QI et mes enfants 155 ! encore un charlatan peut-être ?

      Quant au référent académique c’est un leurre, une façade pour que l’Education nationale se donnent bonne conscience ; je l’ai vécu pour mes enfants, le principal de collège ne comprenait rien à ce que je lui disait, n’a rien fait pour mes enfants et les profs c’est pareil : certains ne veulent pas en entendre parler.

      La société se borne à l’idée préconçue suivante : un surdoué est un génie que tout le monde envie mais quand on parle que son enfant est précoce, même si on le révèle avec réserve, on sent bien que ça dérange quand on est pas qualifié d’orgueilleux ; or, il n’en ai rien !

      La société est très en retard et il serait grnad temps que ça bouge, y compris chez les professionnels !!!!

      • A. Zebrounet dit :

        Je pense faire bcp via ce blog pour contrecarrer ces préjugés & dénoncer ce qui ne fonctionne pas (ou mal) & mettre en garde les parents contre certaines pratiques &/ou incompétences (ds les CMP/CMPP par ex., ou auprès de nbreux psy scolaires).

        Pour que « ça bouge », il faut faire en sorte de s’impliquer ;) Grogner ne sert pas à gd chose à mon sens…

  8. Marie dit :

    ah ben oui mais « psychiatre » et « médecin », de suite, ça fait plus sérieux, beaucoup de gens considèrent encore les psychologues comme des charlatans, des hippies qui sont allé traîner leurs guêtres sur les bancs de la fac de psycho pour passer le temps, et puis « n’importe qui peut s’autoproclamer psychologue »… C’est encore beaucoup ce qu’on entend et pourquoi j’hésite à parler du surdoument de mon fils, surtout qu’il est encore petit : quand on est amené à en parler je suis obligée d’utiliser des tournures de phrases pour dire qu’il a « été diagnostiqué » sinon je vois bien que ça n’est pas pris au sérieux, les gens pensent que la psy a juste dit ça pour nous faire plaisir parce qu’il est malin et remuant. Et encore…

  9. Nawal dit :

    Bien sûr le ton est celui d’un jeune homme de bonne famille , qui peut paraître blasé , avec quelques inexactitudes , mais il y a surtout une vraie souffrance qui en autre est celle d’une personne reconnu tardivement et Olivier Revol le dit bien : attention aux dépressions dans ces cas là , l’installation d’un faux self et l’écroulement de celui-ci lorsque l’on devient un jeune adulte . A cet instant il peut y avoir un renoncement , comme on le sent chez lui , c’est cela qui est vraiment triste et qui le rend triste , car il ne peut plus faire semblant , c’est trop lourd , et il se sent inadapté à cette société . Un enfant s’il vit des choses difficiles , à un refuge chez lui , des parents qui vont le défendre face à des instituteurs ou des enfants hostiles , mais un jeune adulte doit aller vers les autres et vers la vie ! ( même s’il est soutenu par ses parents ) heureusement il est en thérapie et nul doute que cela va s’arranger car parfois la souffrance est nécessaire pour avancer !

  10. Lyjazz dit :

    Je comprends parfaitement
    et l’analyse
    et Wyatt
    Je ne suis pas d’accord avec son argument : rater sa vie on ne peut le dire qu’après avoir beaucoup vécu et être tombé très bas, ce qui n’est pas le cas pour lui : il a encore plein de choses à vivre, et ce texte semble être un coup de gueule parfois opportuniste pour remonter ensuite.
    J’ai déjà rencontré au moins un jeune homme très anxieux et tourmenté, mal dans sa peau, à qui j’ai fini par dire : tu me semble HP, tu devrais consulter quelqu’un de formé, pour avoir un diagnostic et savoir mieux comment tu fonctionnes. Mais il avait environ 30 ans, n’avait jamais entendu parler de de haut potentiel, et doutait d’un soulagement quelconque après un diagnostic. Pour autant, son mal être était réel et il tentait de trouver un équilibre en fuyant en avant.
    J’ai déjà rencontré aussi pas mal de jeunes étudiants qui ne connaissent rien en dehors de leur sujet d’étude, et considèrent que les psy en tout genre, c’est pour les fous, pas pour eux qui ont la tête bien faite.
    Alors ça ne m’étonne pas que ce texte soit farci d’inexactitudes et d’approximations. ça c’est le travail d’un journaliste de relire et de croiser les informations. Et ce site, on est bien d’accord, n’est pas celui d’un journaliste.
    Pour autant c’est un coup de gueule qui vient des tripes, et peut exprimer un malaise de la part de quelqu’un qui n’a pas rencontré les bonnes personnes pour l’aider à y voir plus clair.
    Il ne faut pas confondre la casquette de « maman » ou de « papa » qui se bat pour comprendre son enfant, et au passage fait retour sur ses propres capacités et y voit plus clair en lui, et celle de la personne engluée dans un mal être dont elle ne comprend pas l’origine et ne voit rien dans la société qui pourrait l’aider à aller mieux.
    ça peut sembler condescendant et sans coeur de dire « boh, lui il n’a rien compris, il suffit de s’informer et il n’a pas le droit de dire qu’il a raté sa vie ». C’est vrai. Mais je réclame davantage de bienveillance à son égard. Parce qu’on n’est pas capable de le sentir, de le voir, quand on a la tête au fond du trou on ne peut que gueuler « ça ne va pas ! « 

    • Ania dit :

      Je suis d’accord avec Lyjazz pour la simple raison que je comprends parfaitement Wyatt.
      Je comprends votre besoin d’exactitude mais ce témoignage respire la franchise. On voit que dans le texte, il a essayé de s’exprimer le plus familièrement (avec beaucoup de références populaires) possible pour coller au style de Konbini mais tout ce qu’il a dit, n’en est pas moins vrai. Je le soupçonne d.´avoir choisi Konbini précisément pour s’assurer une large audience, non pas pour se faire connaître, mais pour alerter les internautes non-intéressés sur les difficultés parfois liées à la Douance. Doit-on ne pas partager un tel article simplement parce qu’il n’est pas sous le signe de la positivité ? Tout le monde n’est pas résilient et on a effectivement ici l’illustration d’un cas où la douance peut « finir » (tant qu’il est vivant, rien n’est terminé) mal. On ne connaît pas sa vie et il est dépressif, c’est clair : mais il a l’air de clairement exprimé le fait que c’est son incompréhension, son inadaptation et son hypersensibilité qui ont mené à cet état. Certains ont du mal à s’adapter (surdoué, autiste, handicapé, sociopathe…) et ne trouvent jamais la clé ou refusent de faire des concessions parce que ça leur semble plus douloureux encore que de vivre en inadapté, c’est ce qu’il essayé d’exprimer au plus grand nombre et le plus familièrement possible faisant sauter au passage la précision. L’article est plutôt rédigé comme une alarme visible au loin et par le plus grand nombre que comme un article d’informations. Je pense que vous auriez pu le publier tout en émettant vos nombreuses réserves comme vous l’avez souvent fait et même en renvoyant à ce billet où vous exprimez le fait que pour vous il faut se relever ou avancer. Je crois que c’est un des pans de la réalité de la Douance que la souffrance qu’il exprime dans son texte, bien qu’il soit plein de défauts.

  11. Eh bien cette non-présentation du sujet était passionnante ! Et très utile, j’ai beaucoup apprécié votre manière de séparer le bon grain de l’ivraie et de rappeler quelques fondamentaux tels que : la douance peut faire souffrir mais n’est pas une maladie, les personnes à haut potentiel sont peut-être souvent altruistes et empathiques mais ne sont certainement pas automatiquement « bonnes » et, d’une façon générale, combien sont dangereux ce genre d’écrits racoleurs et réducteurs qui confortent l’opinion publique dans ses erreurs de jugement…
    Merci Alexandra :)

  12. Tesrathilde dit :

    Je te suis dans ce choix de ne pas partager un article aussi biaisé, personnel, de source aussi peu sérieuse, et avec autant d’inexactitudes… Malheureusement les personnes qui n’hésiteront pas à plonger dans ce genre de pensées négatives et pas très objectives et à les faire leurs trouveront toujours de quoi faire, sur Internet ou ailleurs. :/
    De toute évidence c’est typiquement le genre d’amalgames contre lesquels tant de gens se battent, que ce soit au nom de la douance, des hyperactifs ou même d’Asperger – et même plus : ne pas confondre un trait de personnalité très spécifique (ou un ensemble de traits formant un type), et la personnalité d’un individu. Quelqu’un en dépression peut être parfaitement « normé », tout comme quelqu’un souffrant de plein de désagréments, maladies, particularités pas toujours faciles à intégrer au monde n’est pas forcément en souffrance psychologique intense, et si c’est le cas ce ne sera pas forcément uniquement de ce côté-là qu’il faudra chercher ! Tous les cas sont différents, et le bonheur n’est pas distribué de manière logique, ça dépend aussi tellement de nous-mêmes, notre éducation, notre vécu, nos points de vue… ;) Rien de forcément insurmontable, c’est ça aussi qui est bien (ceci dit en cas de suspicion de dépression, aller effectivement chez le psychiatre c’est une bonne idée !).

    Pourquoi sont-ce en grande majorité les 15-30 ans qui sortent cette idée farfelue (par conséquent) d’avoir « raté leur vie » ? :p

    • Lia dit :

      Bonjour Tesrathilde,

      Je me permets un commentaire un peu à côté de l’article, simplement pour répondre à votre dernière question qui m’a, je l’avoue, un peu fait bondir.
      Je comprends qu’entendre quelqu’un de 15 ans dire « si jeune » qu’il a « déjà raté sa vie » peut prêter à sourire, surtout pour quelqu’un de plus âgé qui a déjà plus vécu. Pourtant je ne peux m’empêcher de trouver cette remarque un brin condescendante.

      La tranche d’âge dont vous parlez a été élevée avec une idée de la « vie réussie » spécifique à la génération précédente et qui n’est plus du tout viable étant donné le changement des réalités sociales… Il y a forcément un moment dans la vie de cette génération où l’individu réalise que sa vie ne ressemble pas à cet idéal de vie réussie -pire, qu’il ne pourra sans doute jamais atteindre cet idéal. C’est là que la sensation d’avoir « raté sa vie » trouve sa source.

      C’est une réalité triste que je ne parviens pas à trouver amusante. Bien sûr, beaucoup s’en sortent et réalisent que cet idéal normé, c’est du pipeau, et qu’il vaut mieux vivre sa vie sans chercher à suivre les traces de la génération précédente.
      Mais beaucoup restent aussi sur le carreau. Ça peut être source de burn-out, dépression, suicide…

      Du coup, bien sûr que c’est amusant/attendrissant de voir ces petits jeunes se dire que leur vie est foutue parce qu’ils n’ont pas atteint l’idéal social alors qu’ils ont encore toute leur vie devant eux. Mais plutôt que de s’en moquer (même si ça peut être gentiment), pourquoi ne pas plutôt leur montrer que cet idéal de construction de vie, d’intégration sociale, c’est une vaste fumisterie, et les soutenir dans leurs nouveaux chemins ?

      J’espère avoir répondu à votre dernière question, donc, qui se voulait sans doute rhétorique mais qui me tenait néanmoins à coeur.
      Non, leur vie n’est pas ratée. Mais pour ça, il faudrait que des gens leur montrent, plutôt que de s’acharner à montrer encore et encore un exemple de vie qui n’est plus viable que pour un très petit nombre d’entre nous…

      En vous souhaitant une bonne journée !

  13. Ania dit :

    D’autre part, faut quand même préciser que si certains HPs sont en prison, les plus grands criminels et autres tueurs en série à haut QI cumulent Haut Potentiel et Sociopathie (enfin Trouble de la personnalité antisociale comme on dit chez nous) : une comorbidité intéressante et peu évoquée je trouve mais qui changent tout à fait leur manière de percevoir le monde par rapport aux HPs classiques.

  14. Fred dit :

    Cela reste un témoignage et non un article scientifique. Ce jeune homme est mal dans sa peau, et je pense en effet qu’il n’est pas « que » surdoué et qu’il a comme tu dis, une comorbidité. Mais le problème des surdoués malades, c’est que la prise en charge de la pathologie associée est parfois inefficiente ou du moins peu efficaces avec les méthodes qui fonctionnent sur les np. D’où ce sentiment d’errance… Il faudrait des spécialistes des zèbres qui puissent prendre en charge une dépression telle qu’elle se présente chez les zèbres, un trouble de la personnalité tel qu’il se présente chez les zèbres, etc… Après, je suis d’accord avec toi, le titre est racoleur au possible, et l’article n’apporte rien de nouveau à qui est un minimum familiarisé avec la souffrance telle qu’elle peut se manifester chez les surdoués, particulièrement en ce qui concerne l’incrédulité voire l’incompréhension totale des autres, menant à une accumulation de rancoeur…

  15. Klo dit :

    Je viens de découvrir d’abord le témoignage de Wyatt, dans lequel je me suis reconnu, puis cette réaction, dont le caractère incisif me surprend. Je n’ai aucun intérêt à défendre une position ou l’autre, ne connaît absolument pas ce Wyatt, mais j’avais juste envie de réagir sur des affirmations faites dans ce billet qui me semblent discutables. Je les prends dans l’ordre, par manque de temps pour en faire une synthèse.
    1. Le titre : oui, le titre est appellatif sinon racoleur, mais c’est une norme journalistique et l’usage est que le titre est de la responsabilité de la rédaction en chef, a fortiori quand l’article n’émane pas d’une journaliste professionnel.
    2. « 25 ans et raté sa vie » n’est pas forcément à prendre au sens littéral. L’impression ne pas avoir réalisé son potentiel, ne pas avoir été à la hauteur de son don me paraît fréquente chez les HQI. Cette forte pression sociale (« il est né pour réussir ») peut être terrible pour celui qui ne la vainc pas et donner l’impression que l’on a raté un truc pourtant facile. Elle peut même être terrible pour celui qui réussit: une réussite extérieure objective peut être vécue comme un ratage intérieur subjectif, j’en sais quelque chose. Il faut certes dissocier mal-être existentiel et haut QI, qui heureusement ne sont pas les pièces d’une même médaille, mais le premier peut être une conséquence du second.
    3. L’idée qu’il pourrait être néfaste de publier un témoignage tellement « désolant » « sans penser aux jeunes en précarité effective » me semble doublement dangereuse : a. cela revient à mettre sous le tapis des réalités telles qu’elles sont vécues et faire comme si cela n’existait pas; b. vous imaginez des une communication stéréotypée entre celui qui ne pense pas aux jeunes (qu’en savez-vous? et si, au contraire, c’était précisément pour leur dire à des jeunes HQI en souffrance qui s’ignorent que leur souffrance a peut-être une cause inattendue?) et les jeunes qui seraient incapables de discernement, de sens critique et de prise de distance (ce qui serait étonnant, au vu de leur sur-efficience mentale)
    4. La forme : site tout-venant voulant faire du buzz. Ce genre de principe de base m’étonne; Il impose une règle rigide: Si un article quelconque est sur ce site (que je connais très mal par ailleurs et qui en effet paraît très léger), il doit alors être écarté. La qualité du médium, les intentions de ce support, ne sont pas forcément incompatibles avec des articles sérieux, des témoignages réels, des infos intéressantes, Il faut évidemment être un peu plus critique, suspicieux et prudent, mais de là à tout écarter…
    5. La question du handicap. On sent la réaction émotionnelle forte (« sang qui ne fait qu’un tour »), mais il me semble que vous associez le mot handicap avec le concept du handicap physique. « Porter un véritable handicap », dites-vous : le choix du verbe porter et de l’adjectif « véritable » montrent une catégorie assez restreinte du handicap et une hiérarchisation entre des handicaps. pourtant, l’OMS est assez claire: « Les handicaps sont un terme général qui qualifie des incapacités, une limitation des actes de la vie quotidienne et une participation restreinte à la vie sociale ». Un handicap social, psychologique, relationnel n’est pas aussi visible ni même peut-être aussi dramatique qu’un handicap physique, mais il demeure douloureux dans cette forme d’incapacité ou de limitation.
    6. « pas quantitativement ». D’accord avec vous, c’est faux, mais j’y vois surtout une figure de rhétorique qui consiste à accentuer l’aspect méconnu du HQI et le fonctionnement de l’intelligence au détriment des aspects objectivables connus : tests de QI, mais aussi peut-être des naïvetés du type poids du cerveau, hauteur du front, moyennes scolaires et autres…
    7. 130 de QI reconnu de manière unanime. Justement non ! Plusieurs psychologues sont d’avis que cette limite de 130 est une convention arbitraire et que les tests de QI ne sont qu’un indicateur parmi d’autres, ce qui justifie une consultation psychologique pour un bilan plus nuancé plutôt que le seul résultat chiffré. Il me semble qu’il n’y a pas d’unanimité sur ce point.
    8. Statistiques sans sources. Ok, regrettable. mais c’est la norme dans l’écrit journalistique. Cela ne veut pas dire que cette statistique n’existe pas.
    9. Psychiatre au lieu de psychologue : les deux citations sont celles du texte d’accroche écrit en 3e personne et pas de Wyatt lui-même. Erreur journalistique probable. En outre, plusieurs cabinet fonctionnent avec des psychiatres et des psychologues: je suis moi-même chez une psychologue, mais paie mes factures au psychiatre qui dirige le cabinet. pas de quoi monter sur des grands chevaux.
    10. Maladie : à prendre au sens métaphorique ou selon l’idée de défaut d’homéostasie
    11. Usage du « nous » : ok, je n’aime pas cette généralisation, de « nous voulons faire le bien », mais un des traits les plus saillants est le refus de l’injustice, non? Et c’est d’ailleurs pourquoi je réagis à ce billet…

    • Ania dit :

      Vous avez fait le commentaire que je n’ai pas eu le courage de faire…:P
      Merci

      • Klo dit :

        Merci pour le commentaire. Ce n’est pas une question de courage, mais d’une envie de nuancer surtout parce que je trouvais que le propos de Wyatt, même avec ses défauts et son côté provoc’ outrancier, sonnait assez juste et que la critique, toute respectable qu’elle soit, me paraissait du coup un poil injuste. Mais cela n’enlève rien à la richesse de ce blog et à la qualité des articles que j’ai lus par ailleurs.

    • A. Zebrounet dit :

      Une réponse en vitesse, sur ce point qui me fait tt particulièrement sourire :

      « il me semble que vous associez le mot handicap avec le concept du handicap physique. […] Un handicap social, psychologique, relationnel n’est pas aussi visible ni même peut-être aussi dramatique qu’un handicap physique, mais il demeure douloureux dans cette forme d’incapacité ou de limitation. »
      Je suis THQI… & touchée par le syndrome d’Asperger, aussi le handicap invisible, je connais :)
      Et je maintiens que le HPI seul (notez bien que j’insiste sur ce mot : SEUL, c’est à dire sans trouble annexe, sans comorbidité) n’est pas un handicap (pas même un handicap invisible) :up:

      • Klo dit :

        Je ne conteste pas cela que le HQI seul n’est pas un handicap, mais l’auteur non plus, puisqu’il dit au moment de sa fameuse statistique qu’il serait dans les trente pour cent qui vivent les conséquences d’un HQI comme handicapantes (conséquences n’étant pas essence, bien entendu).. En outre la phrase « je suis handicapé » est en fait la première du témoignage en « je » et il y a des chances que cette provocation serve d’accroche pour la suite du texte.
        Que ce ne soit pas un véritable handicap peut se discuter sur la base du côté, espérons-le, passager de la dépression ou de l’inaptitude sociale mal vécue par rapport à un syndrome à vie comme le vôtre ou comme le mien (qui est d’une autre nature), mais (à part le premier paragraphe qui veut secouer le cocotier) Wyatt reste assez prudent sur les mots (il parle du côté handicapant de la chose avec tout ce que cela a d’approximatif). Je regrette un peu l’abus de langage courant, comme dire « ce type est parano » qui pourrait être vexant pour un véritable paranoïaque, mais la force de l’image passe parfois avant l’exactitude des mots.
        Je regrette aussi vous avoir fait sourire avec un propos dont ce n’était pas l’intention et espère ne pas devoir interpréter ce sourire comme du mépris – mais voilà, je n’arrête jamais d’interpréter et d’analyser… :-D

      • Alexandra,

        Wyatt a effectivement fait pas mal d’erreurs dans son texte. Un grand nombre pouvant être (très) blessantes. Je ne connais pas ce Wyatt mais je pense (je dis bien « je pense ») que sa première volonté n’était pas non plus de faire du mal (ce à quoi on peut rétorquer « nous ne sommes jugés que par nos actes », il est vrai).
        Il y a par ailleurs matière à débattre, des deux côtés. Vis-à-vis de Wyatt, certes, beaucoup de choses sont fausses (et blessantes, une nouvelle fois) mais il y a aussi une part de vraie, exprimée de manière maladroite, qu’on n’entend pas si souvent que cela. Comme il y a une très grande part de vraie dans ce que tu exprimes.

        La seule chose qui me chagrine étant que, visiblement, on ressort tous de cette discussion avec de la colère ou tristesse ou etc.

        J’espère juste qu’un autre chemin que ceux que nous empruntons actuellement pour débattre existe. Avec une touche d' »apaisement » en plus. Sinon, ça ne va pas être très « funky » tous les jours ^^ !

        Bonne fin de (chaude) journée

    • Laurence dit :

      Merci klo,j’aurais pas dit mieux.meme si je suis depuis un certain nombre de temps Alexandra et la remercierais jamais assez pour tous ces billets qui m’ont beaucoup apporté,là j’étais pas vraiment en accord avec ce que je viens de lire.

    • Ingrid dit :

      Merci Klo pour vos commentaires qui m’ont éviter de devoir écrire un pavé (identique à quelques points près) :p. J’adore les débats que le blog d’Alexandra suscite. Je n’ai jamais assez de temps pour y rentrer malheureusement :( D’autres comme vous le font pour moi :)

  16. Lamikaouette dit :

    Boh, faire un papier concernant l’ « article » nombriliste d’un jeune blasé se pensant intelligent n’est que perte d’énergie… Pauvre de lui! Il n’y a vraiment pas plus grave dans sa vie? Allez j’ose: LOL!!!

    Etre reellement intelligent est un handicap? C’est drôle comme assertion, car tous les gens réellement intelligent que je connais se sente cons…

    • Lamikaouette dit :

      Houa les fautes!!! Pardon… :-|

    • Laurence dit :

      Waou!!!dure jugement!c’est méconnaître ce que peux ressentir une personne HP en mal etre,mais bien sûr comme vous dites,y a pire :(

      • Lamikaouette dit :

        Je suis dur? Pardon de le dire, mais les pseudos états d’âmes d’un type qui fait tourner en boucle ses paradoxes, se disant révolté par l’injustice du monde, crachant à la figure de la société et qui, finalement, fait le choix délibéré de ne pas plus agir que ceux qu’il décrie tant be m’intéresse pas.

        Il est révolté contre les injustices du monde: Les famines, les guerres, le sort des opprimés? Et il choisit de ne rien y faire (en tout cas, il n’en parle pas)? Pourquoi pas, c est un style après tout. Mais faut pas se plaindre dans ce cas. Faut pas venir se plaindre du comportement des autres.

        Son mal être est peut être bien réel, mais je préfère largement m’intéresser aux gens qui sont honnetes avec eux meme. Alors oui je suis dur, mais s il fait tout pour ne pas se sentir en paix avec lui meme, tant pis pour lui. A force d aider les gens, j ai appris a me preserver des gens qui ne veulent pas s aider eux meme. Il y a un moment pour la reflexion, un autre pour l action, il agit aux antipodes de sa reflexion. Trop de paradoxes a mon gout. A 15 ans je l accepte, a 25 beaucoup moins… Un ptit tour en Haiti, en Somalie ou en maraudes du samu social l aiderait a relativiser sa vie, et le mettrait en acvord avec lui meme…

  17. CarolineW dit :

    Moi, j’y crois pas trop à ce témoignage car sous des allures de (fausse ?) rébellion il sonne faux tout en s’appuyant sur quelques clichées et idées communes.
    Ce qui me met vraiment la puce à l’oreille c’est que pour seulement 100 € il s’entend dire qu’il est surdoué. Autrement dit , un bilan psychométrique à 100 € …
    Il faudrait peut-être le contacter pour lui demander les coordonnées de ce psy qui officie presque gracieusement ;)

    • A. Zebrounet dit :

      Pour être honnête Caroline, & comme je le disais sur mon groupe FB d’adultes aspies : j’ai reçu une MONTAGNE de messages, de personnes n’étant pas des lecteurs qui m’écrivent en temps ordinaire, m’incitant à partager ce texte :(

      Il y a clairement une volonté de faire du buzz (avec un fichage des sites / blogs sur la douance pour qu’ils relaient, eux aussi)…
      A tel point que, ts franchement, je me suis demandé s’il s’agissait d’un « vrai » témoignage …

      • Rainbow dit :

        Oui, on peut se poser la question sur la véracité d’un tel témoignage. En attendant je suis 100% d’accord avec ton point de vue. Si la vie d’un HQI n’est pas facile au sein des normaux et des débiles, cela n’a rien de comparable en effet avec une maladie handicapante, un syndrôme handicapant ou un handicap physique. Il ne faut pas pousser Mémé dans les orties comme on dit chez nous. Oui la vie est dure, mais elle l’est plus encore pour une femme déficiente mentale, unijambiste, pauvre, dans un pays totalitaire et patriarcal. Il faut RELATIVISER, remettre les choses à leur place, changer de perspective, et s’il est vrai que « les autres » sont parfois un fardeau, pour ne pas dire « des boulets » ou parfois même des obstacles, il n’en reste pas moins que l’on peut se bouger les fesses et arrêter de s’apitoyer sur son sort, c’est à la portée du premier crétin venu, pourquoi pas d’un HQI ? Je ne nie pas que ce témoin n’a pas eu son lot de souffrances, mais qui n’en n’a pas..?

  18. Aurélie dit :

    Je me reconnais dans ce témoignage. Je ne pense pas que l’article soit narcissique mais que son auteur cherche à partager son expérience, sa souffrance et mieux faire connaître la condition des personnes HPI. Il a utilisé ses mots à lui pour s’exprimer, je pense comprendre ce qu’il veut dire, et j’espère qu’il ira bientôt mieux.

  19. Elhora dit :

    Mme Zebrelle, maman de zèbre et épouse de Z’homme (vous n’êtes donc pas psychologue? Vous êtes???) Je peux comprendre que vous n’ayez pas souhaité publier ce texte en raison de son manque de cohérence scientifique (disons le comme ça) et de connaissances précises des pourcentages de la population etc. A toutes ces personnes qui vous suivent et vous ont interpellée sur votre non-publication de ce texte, pourquoi n’avez-vous pas tout simplement répondu ? : « Ce texte est subjectif, cette personne exprime sa propre souffrance avec ses propres mots » et mon blog a pour but de publier des données validées et exhaustives sur le sujet de la douance. » Point. Fin de la discussion.
    Pourquoi ce réquisitoire à l’encontre de ce jeune homme qui du haut de sa souffrance courageusement exprimée ne pourra que souffrir d’avantage par vos mots? Vous assenez vos propres vérités comme lui le fait (quand lui ne prétend pas être spécialiste de cette question, ce que vous, vous suggérez)
    Pourriez-vous me dire très chère madame, quel est le pourcentage de surdoués (HQI / THQI ect) qui sont épanouis ne serait-ce que sur l’ensemble de la population française? Puisque lui avance que 30 % sont très malheureux et que vous contestez ce chiffre, donnez nous en un, je vous prie afin d’étayer votre opinion tombée du ciel.
    Je n’argumenterais pas plus. Le manque d’empathie me pose un problème en général et en particulier.

    • Isa dit :

      Chère Elhora on a surtout le sentiment en lisant votre commentaire que cela vous ennuie qu’Alexandra mette le doigt sur les bourdes , ou les maladresses, appelez ça comme vous voulez de cet article.

      Quand je l’ai lu , trouvé sur facebook car massivement partagé par certains de mes amis ne connaissant rien à la précocité , j’ai été mal à l’aise. Et le billet d’Alexandra , façon hoaxbuster a très bien exprimé la raison de ce malaise.

      Moi je lui dis juste MERCI :) Merci pour ce que vous faîtes chaque jour depuis des années , et merci d’illuminer mes matins quand je viens lire vos nouvelles publications. Ce blog m’a sauvée , je dis bien sauvée en me permettant à plus de 45 ans de comprendre qui j’étais et d’avancer , de découvrir au fur et a mesure ce qu’était la précocité.

      MERCI donc , pour tout :)

      • Elhora dit :

        Chère Isa, tout ce que je peux vous dire (et cela d’une façon très sincère) c’est que je suis heureuse que ce blog vous ai sauvé la vie. Je ne le connais pas ou très peu. J’ai juste réagi à cet article qui m’a heurtée (mais chacun sa sensibilité et son opinion). En tous cas, je vous souhaite une bonne continuation et je ne peux qu’approuver si ce blog vous rend heureuse, ne serait-ce que tous les matins, c’est déjà énorme, j’aimerais moi aussi pouvoir vivre ça. Belle journée à vous.

  20. Bonjour à tous mes amis (pardonnez-moi ce terme, nous ne nous connaissons pas).
    Ce que je vais écrire va être très (très, très, très…) court. Avant tout, permettez-moi d’utiliser une technique de « troll », car je souhaiterai que ce message soit lu (je vais utiliser la touche « entrée » pour artificiellement gonfler mon post avant d’attaquer le fond de mon message : rendez-vous donc quelques lignes en dessous. Pourquoi cette technique ? Notre Wyatt national a (fait) posté son article il y a (grosso modo) 19h, tu (Zebrounet) as visiblement répondu aujourd’hui et, pour combler le tout, les commentaires/demandes/etc abondent dans tous les sens (vive les réseaux sociaux!). Et visiblement, on approche d’une guerre mondiale. Le problème étant que : j’ai l’impression qu’on va tous être un peu triste en sortant d’ici :'(. Pardonnez-moi (une nouvelle fois), mais je vais maladroitement utiliser de l’humour pour, à ma façon, prendre du recul vis-à-vis de tout ça.

    Donc comme je disais, je tiens à écrire car : je me sens un peu perdu au milieu de cet emballement. Ben oui, d’un côté on a Wyatt, 25 ans, visiblement assez mal (je pars de l’hypothèse qu’il est effectivement Zèbre (ou autre terme comme vous voudrez)), qui utilise, très clairement un registre émotionnel pour parler de son mal-être.
    En face, dans le coin rouge, nous avons Zebrounet, que je considère un peu comme un phare dans cet océan de zebritude (et pour une fois, je te prie de croire que je ne rigole pas). En effet, je lis pas mal de choses depuis un bout de temps, je papote (avec d’autres personnes, zèbre ou professionnel), je regarde des vidéos. Et à ce jour un constat : ben, c’est un peu le foutoir total. Plein d’association, de sites, etc. Pas très structuré en somme. Sauf, les-tribulations-dun-petit-zebre, que je trouve plutôt très bien fait, surtout pour une initiative personnelle (d’où le terme de phare).
    Mais une chose me frappe : j’ai l’impression (il est probable que je me trompe) que tu (Zebrounet, et accessoirement beaucoup d’autres) lui répondez sur un registre rationnel (« et bim Wyatt ») tout en ayant été affectée par cet article (fond, forme, site), qui je le concède est maladroit, voire fallacieux (mais n’étant pas un expert, je m’arrête ici). J’ai en effet l’impression que vous êtes un peu en colère contre Wyatt (« on n’énerve pas un Zebrounet comme ça, non mais oh »). Surtout que Wyatt publie ça, comme ça, qui va être lu par plein de personnes qui vont mélanger les choses. Ce qui me fait naturellement comprendre votre énervement. Mais.
    Parce qu’il y a un petit Mais.
    J’ai l’impression que Wyatt n’est pas le seul dans son cas (j’ai appris grâce à toi, Zebrounet, que j’étais comorbide. Ndlr: j’ai appris il y a une semaine que j’étais zèbre, bref, on s’en fout). Et je me demande (en toute modestie), s’il ne serait pas possible qu’on avance tous ensemble (main dans la main. Oui je sais j’exagère. Mais j’essaie de prendre du recul en tentant bêtement de l’humour). Nous pourrions, par exemple, écrire un article « Non, Wyatt, tu n’as pas raté ta vie ». Par exemple.
    Bon, vous ou tu (Zebrounet) pourriez me répondre : « ben fait-le!!!!! ». C’est totalement vrai.
    Avant cela, je souhaitais juste vous faire part de ma petite peine à nous voir nous affronter (je ne parle pas forcément de ce post, mais en général). En France, on (pardonnez-moi de généraliser!) est un peu comme ça. Très fort taux de suicide, des débats où tout le monde s’énerve vite, on prend beaucoup de cachets, drogues, des unes de journaux pessimistes au possible etc, (oui, ok, j’ai mélangé plein de trucs, mais j’espère que vous comprenez l’idée). On est un peu sur tension !
    Je rêve juste de lendemains plus apaisés. Quel rêve fou.

    En tout cas, Zebrounet, un très grand merci pour tout ton travail. Tu brilles, chaque jour de mille feux.
    Wyatt, si tu nous lis, lâche pas tout mon ami. La vie est longue.
    Toi, cher lecteur, va donc boire un coup, il fait chaud ! Pas de pastis, ça aggrave la situation !

    Je retourne sous mon arbre, et pardonnez-moi ce message.

    • * correction pour une double faute : 4 semaine(s) et pas 1 semaine. Le 4 étant au dessus du 1.

      • * correction, le retour : il devait y avoir de espaces entre « Pardonnez-moi (une nouvelle fois), mais je vais maladroitement utiliser de l’humour pour, à ma façon, prendre du recul vis-à-vis de tout ça. » et « Donc comme je disais, je tiens à écrire car  » mais ils n’y sont pas, tant pis !
        * et par ailleurs, c’est quand même un peu long

    • Lamikaouette dit :

      Salut l’ami (c’est toi qui donne le ton en même temps^^)!

      Je ne vais pas plus commenter les 50 nuances de Wyatt, juste préciser que j’aime l’honnêteté intellectuelle.

      Mais ne t’excuses pas d exister et de donner ton avis! C’est une partie des problemes relationnels que je peux constater au quotidien: les gens ont peur d’être eux meme et d oser se sentir bien. Il faut toujours etre dans la temperance, la retenue… Je ne suis absolument pas comme ca. Enfin, j adapte ma maniere d etre a la situation (j ai pas peter de rire devant un mec qui se vide de son sang…)

      Mais etre soi meme, et oser se montrer, ca contribue vraiment a mieux vivre sa vie. Une fois que les gens ont compris que tes intentions sont bien veillantes et sinceres, tout passe si on est amucal, meme la pire des blagues.

      Vraiment faut oser, et ne pas se gener pour s exprimer au quotidien… Faut pas croire, y a beaucoup plus de gens que vous ne le voyez qui n osent pas. Et si on arrive a retourner les situations ridicules a son avantage, c est que du bonheur… Mais pour ca faut s entrainer, et donc oser.

      Allez salut! J ai bien aimé ce petit artticle^^

  21. Simplexe dit :

    S’il vous plaît, chers terriens,

    La douance n’est pas un handicap. La personne douée peut être handicapée par certaines circonstances qui enveloppent la douance. La personne douée peut être handicapée dès qu’elle est confinée dans l’idée que la douance est une difficulté en soi, car elle manque alors l’essentiel : une partie de la société traite sans égard ce qui la dérange et, plus exactement, tend à dévaloriser chez autrui une caractéristique qu’elle juge valorisante, par manque de constructivisme psychologique.

    C’est simple : ces personnes précises dévalorisent avec froideur ce par quoi elles regrettent de ne pouvoir se valoriser. Ou d’autres encore n’interviennent pas quand elles ne s’identifient pas à l’autre : par défaut d’empathie, et ne permettent pas l’entraide au moins passive qui devrait sous-tendre à la définition de la société en aidant à la coexistence.

    Que ça aille d’une qualité inhérente à la possession d’un bateau permettant de profiter soi-disant mieux de ses vacances d’été. « Quel connard ! » est omniprix et tout-terrain.

    Ce qui égratigne, blesse ou tue, c’est l’indifférence organisée et obstinée de ces personnes, quand on vit socialement et émotionnellement en société. Ce n’est pas soi-même.

    Comprenez le mécanisme et l’équation du sens est faite, les émotions peuvent s’accrocher à quelque chose de plus solide et vous avez sans doute un important poids en moins sur les épaules. Reconnaître la malhonnêteté partielle ou l’ignorance de ces personnes peut demander du courage et du temps. Ce sont des gens mal dans leur peau qui le dissimulent, cherchant à faire s’abaisser les autres pour s’y hisser et s’en trouver esthétiquement grandis. Le reconnaître peut alourdir les rapports qu’on a avec eux, qui foisonnent ou non selon notre milieu, s’ils le remarquent d’eux-mêmes, mais permet au moins de s’orienter gentiment vers des personnes plus adaptées ensuite.

    État biologique n’est pas gestion à un moment donné. État existentiel n’est pas infliction. On n’est pas autrui. Stop au syndrome de Stockholm psychosocial et au ménagement des individus vivant mal la vie des autres. Malgré la simplicité de la chute dans l’auto-agression quand on la subit souvent ou fortement par l’extérieur, ne confondez pas indifférence organisée dans un contexte antisocial préjudiciable avec état de naissance consistant en une intensité développementale accrue de l’être humain. Il est tout aussi limitant de généraliser cette indifférence, pour soi en premier.

    Pour clore, il me semble qu’il est effectivement une différence de fonctionnement relative et variable, qui, elle, découle directement d’une plus importante quantité de quelque chose. La quantité supplémentaire est authentique, s’observe, et la différence parfois extrême en provient, d’après les neurosciences actuelles.

  22. Ingrid dit :

    D’après votre analyse Alexandra, je dirais que ce livre est un simple témoignage et non une vérité. (mais peut être prise comme telle malheureusement par beaucoup de non initié) Je ne l’achèterai donc pas (ce genre de témoignage est mon quotidien >

  23. Diane dit :

    Et si on se disait juste : voila un jeune adulte en souffrance?

    • A. Zebrounet dit :

      Si tant est, encore une fois, que ce témoignage soit bien réel, il y a clairement une grande souffrance derrière oui. Et, comme je le souligne, à mon se,s sans aucun doute autre chose qu’uniquement le « souci » du surdouement.
      Et c’est bien là le souci : faire passer ce mal-être (imputable à d’autres troubles) pour la norme des personnes (T)HPI :down:

  24. sam dit :

    Je me permets de rajouter mon grain de sel, car, comme beaucoup, j’ai eu une réaction assez forte à la lecture du témoignage de Wyatt et, sans vouloir l’accuser de quoi que ce soit, ni douter de ses bonnes intentions, je pense vraiment que la possibilité d’un trouble de personnalité de type borderline n’est pas à négliger. Je connais cette condition de près et l’article m’a tout de suite fait penser à ses caractéristiques, surtout concernant son hypersensibilité, un sentiment de culpabilité et de lucidité. https://fr.wikipedia.org/wiki/Trouble_de_la_personnalit%C3%A9_borderline
    Je ne nie pas qu’il soit surdoué, mais je pense que la plupart des causes de sa souffrance sont à voir ailleurs…

    *Par rapport à la référence faite au psychiatre dans l’article au lieu du psychologue, je pense que la cause est à chercher du côté d’une éventuelle traduction de l’anglais, ainsi que d’un contexte culturel avec une réglementation différente du métier.

    • Ania dit :

      Je connais aussi Les deux cas de près et pour le coup j’y vois pas nécessairement du trouble borderline. Quels passages en particulier vous on fait penser ça ?

  25. « La loi n°2005-102 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a, dans son article 114 défini la notion de handicap :
    « Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant. » ».

  26. Nad dit :

    Heureuse de voire un commentaire « rationnel » en réaction à ce buzz. J’ai lu le témoignage avant hier et j’avoue avoir été ds un premier temps assez vivement émue et par la suite un poil frustrée de ne pas pouvoir commenter l’article de Wyatt. Action de sensibilisation réussie (ça y ressemble nan?), même si je n’en avais pas besoin, j’ai un peu le sentiment que nous avons tous un jour croisé sur notre chemin la route d’un surdoué (pardon pour la note de cynisme mais on la croise d’ailleurs d’autant plus facilement justement dans cette phase « dépressive »)
    J »ai également été un peu gênée par la fin du texte qui appelle à l’identification « Si vous vous reconnaissez dans ce texte, je vous conseille fortement de lire la bible en la matière, Trop intelligent pour être heureux « , alors qu’en somme (même si je suis convaincue du rapport entre douance mal accompagnée et mal être profond) l’ensemble du témoignage est axé sur le symptôme dépressif, contre des caractéristiques HPI relativement maigres: triple diplôme, ascension professionnelle fulgurante, et sixième sens (dont je m’étonne que personne n’ait relevé l’illustration: « Si nous sommes dans un bar, je suis capable de vous dire de quoi parlent la plupart des gens autour de nous. Je sais comment ils sont habillés, ce qu’ils boivent et combien d’entre eux portent des Stan Smith »…
    Bref je suis malheureusement pas assez intelligente pour aider ce jeune homme, suffisamment humaine pour être révoltée par ce désarroi, et trop prudente pour ne pas voire d’un mauvais oeil la généralisation…

  27. AnToine dit :

    C’est marrant ce besoin de mettre les gens dans les cases.
    « Tu es surdoué ».
    Et là on a tout dit. D’un seul coup tout s’explique, tous les problèmes, toutes les difficultés.
    Mais le problème avec le terme de « surdoué », c’est que, sans doute depuis la mise en place de l’école et de son système de notation qui induit une sorte de hiérarchie entre les individus, il y a un fantasme autour des surdoués. Peut être du fait qu’on amalgame les surdoués avec les génies.
    Les génies étant ainsi proclamés sur la base de ce qu’ils ONT FAIT tandis qu´un individu est déclaré surdoué sur la base de ce qu’il EST.
    Donc pas de compassion pour les surdoués voir même une forme de défiance, puisque sur le papier ils ont plus de chance que les autres des réussir.
    Bref le titre « Wyatt, 25 ans … » est provocateur, comme le reste de l’article, mais sans doute était ce nécessaire. (« Wyatt, 25 ans surdoué, comment j’ai réussi ma vie » n’aurait vraisemblablement pas fait autant de buzz)
    Il y a beaucoup de chose qui me dérangent dans cet article, comme beaucoup de gens visiblement.
    Néanmoins, je trouve intéressant les échanges que ça engendre. Et ça me donne envie de creuser certains traits de personnalité qui sont illustrés ou mis en avant dans le texte.
    Notamment le : »je pense à un truc qui me fait penser à un autre truc, etc… »
    C’est vrai que je me revois sortir de ma chambre pour aller chercher une paire de ciseaux, et finalement y revenir 2h plus tard après avoir sorti la poubelle, changé les essuie-glaces des la voiture, tondu la pelouse et réparé l’aspirateur, en me disant: ah mince j’ai oublié les ciseaux…
    Ou : » je me réfugie derrière l’humour qui tourne parfois au cynisme »
    Ou encore: « Dans un bar, je sais combien de personnes portent des Stan Smith »

    Bref, il y a des choses qui nous parlent dans le texte donc profitons en pour partager nos expériences ou nous interroger sur nous même plutôt que de juger l’auteur ou le texte.

    Ils faut toujours commencer par dire une connerie pour avoir finalement un débat intéressant ;)

    • Nad dit :

      Intéressante distinction, être et faire, je pense qu’elle trouverait encore plus de sens en le transposant au mal être de Wyatt, qu’à la gêne, l’envie, l’admiration, enfin la liste non exhaustive de ce que les autres peuvent ressentir à son égard (l’enfer c’est les autres, gros QI ou non), et ça rejoint ce que je disais, Wyatt, ne se décrit que sous sa forme passive, d’où l’amalgame avec le handicap, « j’ai un QI sup à 130 », mais ce dont je devrai potentiellement tirer jouissance (au regard de la société d’ailleurs) gros diplôme, good job, gros sous, (grosse voiture?), ne m’apporte rien. Concernant ce que nous considérons communément comme un avantage, l’intelligence, Wyatt ne retient que l’AVOIR, du coup il ne s’identifie en tant qu' »être »qu’à son pendant, « conscience exacerbée ». Ce qu’il manque à Wyatt, s’est l’être, et comme vous avez vraiment pas envie de l’aider ;) et que vous êtes très intelligent, ou que peut être c’est un fake, vous appelez ça « comorbidité ». « L’homme gagne sa liberté non pas en travaillant, mais davantage en créant, et surtout en se confrontant à la pluralité, en ayant le courage de dire ce qu’il pense quelles que soient ses chances d’être véritablement entendu, comme le veut la fragilité des affaires humaines. » Hannah Arendt

  28. Marine dit :

    Un énorme MERCI pour cette réaction qui m’a permis d’évacuer la colère que cet article a suscité en moi. En effet, plus je parcourais les lignes écrites par ce Wyatt, plus je me sentais bouillonner en mon for intérieur.
    Déjà pour l’aspect auto-flagellant de l’article et bien ancré dans le pathos. Ensuite, parce que l’auteur crée une sorte de « moule » généralisant et stigmatisant. J’ai connu dans mon entourage proche trois personnes surdouées dont un membre de famille, qui ont géré ce « handicap » de manières très différente, où certains avaient des soucis de gestion sociale, pour d’autres il s’agissait d’orgueil mal placé, ou à l’inverse de grosses remises en question et une réflexion exacerbée. Bref, les problèmes rencontrés sont très variés, et tous ne sont pas en état de souffrance extrême! Une fois que le psychologue a pu déceler la « surdouance » (pardon pour le barbarisme) chez l’enfant, c’est aux parents d’être vigilants quant à son intégration sociale, scolaire et son équilibre psychologique.
    Décelé tardivement comme chez ce cher Wyatt, le choc psychologique peut entraîner une remise en question engendrant une dépression, mais ce n’est certainement pas la situation d’être une personne surdouée qui fait que l’état dépressif sera quelque chose d’inéluctable.

    A moins qu’il soit plus facile pour l’individu d’attribuer les causes de sa souffrance psychologie sur un « handicap » …

  29. Débutant Zébrologue dit :

    Bonjour,

    Je suis désolé d’arriver après la bataille. Juste quelques mots pour vous dire que j’ai lu cette article sur Konbini lorsqu’il est paru. J’aime beaucoup ce site qui propose des contenus intéressant et distrayant à mes yeux. Concernant le fonctionnement du site, il s’agit avant tout d’une émanation d’une agence de marketing, qui propose des natives advertising (ou publicité native en bon français). Ce ci pouvant expliquer cela …

    Je voulais surtout dire : J’ai à peu de chose près l’âge du narrateur (et des rédacteurs des articles en règle générale). Sur ce site la multiplicité des articles encouragent la lecture en diagonale. Donc en gros sans ce titre accrocheur qui vous à tant choqués, je serais sans doute complètement passé à coté de cet « article ». Et il recèle, à mes yeux deux avantages énormes :

    1- Ça m’a parlé. Je ne vous apprendrais rien du mécanisme basique de la communication,
    Ce témoignage était traduis dans mon langage, ou plutôt dans celui que je lisais à ce moment là. Révélation. Lumière dans le brouillard. Ça m’a tellement marqué que j’en ai parlé il y a quelques jours avec une amie. Et là …

    2- En voulant remettre la main sur ce fichu article ce soir pour lui envoyer, sur qui est-ce que je tombe ?! Sur une analyse au scalpel dudit article. Douche froide. Mon article chéri qui redescend de son piédestal. Bref je découvre ce site génial.

    Donc pour résumer : Merci pour ce récit -vrai ou faux peut m’importe- car comme cela à pu être écrit précédemment notamment par Ania, en reprenant les codes du site sur lequel il a était publié, il a pour moi joué exactement son rôle d’aide à la prise de conscience. Car je n’aurais jamais osé me considérer comme « surdoué ». Ou alors je l’espérais secrètement … Qui sais-je ?
    Et merci audit article et à ce poste qui m’a permis de relativiser ledit article et surtout SURTOUT de découvrir un blog extrêmement intéressant qui je l’espère me fera progresser d’avantage dans l’étude de mon pelage.

    Bien à vous (tous)
    D.Z.

  30. Grégoire dit :

    Bonjour, je vous découvre via l’article en question.
    Je n’ai pas lu tous les commentaires ci-dessus mais je dois juste défendre l’article en question car j’en ai pris connaissance ce matin et je dois dire qu’il m’a bouleversé. Certes il y a des erreurs, certes il est bourré d’exagérations et autres méthodes racoleuses,… mais je pensais être seul à ressentir ce que l’auteur décrit, il m’a prouvé le contraire.
    Je ne pense pas être surdoué et ne me suis jamais renseigné sur ce sujet, mais savoir que d’autres pouvaient ressentir exactement les mêmes choses que moi me fait un bien fou en ce début d’année 2016.
    Je pense que partager cet article est donc plutôt une bonne idée, cela permettrait peut-être à d’autres de réaliser qu’ils ne sont pas seuls, voire qu’ils sont peut-être surdoués et les aider à avancer en se connaissant mieux.

  31. Léa dit :

    Merci pour cet article qui m’a aidée à comprendre le ressenti « flou » que j’ai eu en lisant « Wyatt, 25 ans, surdoué… »

    J’étais mal à l’aise en le lisant, j’essayais de faire preuve dl’empathie, de ne pas me fermer, mais le sentiment refusait de s’en aller. Parfois je le comprenais, j’avais des élans de sympathie pour lui et je voulais le rassurer qu’on est pas tous des enfoirés sur terre… Et parfois je le trouvais violent dans ses affirmations trop radicales. Par exemple, je me suis, moi personne « normale », sentie agressée par des phrases comme : « Nous portons votre croix. Un peu de respect bordel. » Euh, attends deux secondes, là, mets sur pause « mec »… Y a pas besoin d’être surdoué pour se préoccuper des autres, sinon Mère Thérésa et Lady Di, Bono, tous les médecins sans frontière….. Bref.

    Ne connaissant rien à la douance, et essayant de faire preuve d’humilité, je me suis d’abord dit que ma logique « terre à terre » ne devait pas être suffisante pour comprendre ce jeune homme.

    En vous lisant, ce qui n’était qu’un sentiment, un instinct presque, s’est éclairci.

    Merci !

  32. Alain dit :

    Bonjour à tous, bonjour Alexandra,
    Entièrement d’accord avec votre analyse, racoleur et sans intérêt cet article.
    Encore merci pour tout le travail que vous faites sur votre blog.
    Il faut faire avancer la..cause… LOL LOL
    Cordialement.
    Alain.



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