Ces femmes qui souffrent du syndrome de l’imposteur (LeFigaro Madame, septembre 2015)

Ces femmes qui souffrent du syndrome de l'imposteur (LeFigaro Madame, septembre 2015)En lien étroit avec mon billet sur le magnifique livre de Doris Perrodin, "Et si elle était surdouée", un article très intéressant paru sur le Figaro Madame :up:

 

Titré "Ces femmes qui souffrent du syndrome de l'imposteur", le papier traite de ces femmes souffrant du le syndrome de l'imposteur :(

 

Ce concept, parfois également appelé syndrome de l'autodidacte, a été mis en évidence en 1978 grâce aux travaux menés, auprès de cadres dirigeantes, par les américaines (toutes 2 docteures en psychologie, car il faut savoir qu'aux Etats-Unis, les psychologues ont nécessairement un niveau doctorat !) Pauline Rose Clance, professeure de psychologie à l'Université de Géorgie, & Suzanne Imes.

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

Les 2 chercheuses, désireuses de parvenir à comprendre pourquoi certaines de ces cadres dirigeantes se montraient étonnamment incapables d’assumer leur réussite, ont historiquement identifié le phénomène sur les femmes. Puis il fut étudié sur les hommes, touchant à parts égales les 2 sexes.

 

Ce sentiment de doute permanent, extrêmement envahissant, que d'aucuns mettent sur le compte d'un immense manque de confiance en soi & qui interdit à ceux qui l'éprouvent de s'attribuer le mérite de leur travail touche particulièrement les surdoués :oops:

 

Ainsi Kévin Chassangre, psychologue actuellement doctorant, affirme dans l'article que que 70% des personnes à haut potentiel sont touchées... 8-O

 

De bons résultats scolaires, une carrière solide sont a priori des bonnes raisons d'avoir confiance en soi. Il arrive pourtant que l'on doute encore de ses capacités et qu'on ait peur qu'un jour, notre incompétence soit révélée au grand jour. Ce phénomène a un nom : le syndrome de l'imposteur. Témoignages.

Elles sont étudiantes ou déjà bien insérées dans la vie professionnelle. À priori, elles ont de quoi être fières de leur parcours : de bonnes notes à l’école, des diplômes, des promotions au travail… Pourtant, ces femmes doutent toujours de leurs capacités. Incapables d’attribuer leur réussite à leur seul mérite, elles préfèrent se dire qu’elles ont avancé dans la vie à coup de chance, de sympathie avec les autres ou même d’erreur de casting. Ce sentiment d’illégitimité est appelé le syndrome de l’imposteur. Très fréquent chez les surdoués, ce syndrome peut toucher n'importe quelle femme au cours de sa vie. Persuadées d’être des « imposteurs », elles ont peur qu’un jour, quelqu’un démasque leur incompétence.

Zahra, une étudiante de 22 ans, avoue avoir encore du mal à assumer ses progrès : « Au collège, j’avais les "félicitations" chaque trimestre. Je me disais toujours que je ne faisais rien d’exceptionnel, et que j’avais cette récompense parce que les profs devaient m’apprécier. Il s’est passé la même chose lorsque j’ai eu une mention au bac. J'ai cru au coup de chance ou à des correcteurs très sympas. Ces pensées se répètent à chaque fois que j’arrive à obtenir quelque chose de difficile. »

[...] Le syndrome fait surface dans les périodes de transition. Selon Kévin Chassangre, psychologue préparant une thèse sur le sujet, on est davantage susceptible d’être touché lorsque l’on doit faire ses preuves. D’après le psychologue, qui rappelle des études précédentes sur le sujet, 70% des personnes à haut potentiel sont assurées de passer par cet épisode de doute dans leur vie.

 

 

POUR LIRE l'ARTICLE en INTÉGRALITÉ :arrow: c'est ici !

 

 

:idea: ce remarquable ouvrage, exclusivement tourné vers les filles & les femmes intellectuellement douées, qui sont bien moins repérées que les garçons & les hommes :"Et si elle était surdouée" de Doris Perrodin

 

Et si elle était surdouée, de Doris Perrodin
Cliquez sur la couverture pour ouvrir
les détails du livre de D. Perrodin

 

 

Par l'auteure des Tribulations d'un Petit Zèbre

 

 

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5 commentaires à “Ces femmes qui souffrent du syndrome de l’imposteur (LeFigaro Madame, septembre 2015)”

  1. superbes rayures dit :

    Merci beaucoup pour cet article qui aide à mieux comprendre certaines choses. Pou les HP c’est évident je pensais même que le pourcentage serait plus élevé.

  2. Naturelle dit :

    Merci Alexandra,

    Pourriez-vous me dire si les ouvrages dont vous parlez (« Et si elle était surdouée » et « Des femmes surdouées ») évoquent ce problème du syndrome de l’imposteur ?

  3. Virginie dit :

    Fabuleux d’identifier ce problème, de mettre un nom sur ce malaise qui s’accroche à moi depuis si longtemps. Rassurée aussi de voir que non, je ne suis pas seule! J’espère pouvoir aider mon fils, diagnostiqué HPI il y a seulement 5 mois, afin qu’il devienne plus épanoui que moi, et par la même occasion, améliorer mon rapport à la vie… Merci

  4. Coralie dit :

    Ah… Le syndrôme de l’imposteur…
    La première fois que j’en ai entendu parler c’était en lisant Boris Cyrulnik, et – EN-FIN ! – j’ai pu mettre un terme, un nom, pu comprendre ce sentiment qui m’agitais depuis tant d’années ! Ce poison qui faisait en sorte que malgré tout mon travail, ce mon sentiment omniprésent d’avoir fait de mon mieux pour mener à bien les projets du mieux possible (et réussi), mais que j’avais « menti » et qu’on allait le « découvrir » tôt ou tard ! Cette insatisfaction de ne pas « mériter » le fruit de mon labeur, que quelque part je « trichais » (tout en sachant pertinnement que ce n’était pas le cas…).
    Ce sentiment d’une certaine injustice également : pourquoi est-ce que toute ces choses qui me semblaient si « simples » à moi (comprendre, apprendre vite, collecter les informations, organiser, penser sur le long terme alors que pour la plupart mes collègues ne voyaient que le court ou moyen terme et qu’ils ne comprennaient pas de quoi je parlais, etc.) et paraissaient si compliquées aux autres autres, et toutes ces autres choses qui, à mes yeux, semblaient si simples aux autres (relations sociales autour de la machine à café, humour « à deux balles », aller boire un verre après le travail avec les collègues) et pourtant si compliquées/difficiles pour moi, SAUF lorsque, rarement, je rencontrais quelqu’un qui me paraissait « comme moi ». Bref… Pourquoi est-ce que je n’étais pas « comme les autres » ?
    Je savais « pourquoi » je n’étais pas « comme les autres », mais en même temps ne pas pouvoir se débarrasser de ce sentiment gluant de vouloir/pouvoir, juste pour un jour, être « comme les autres » et faire cette expérience-là, ressentir ce sentiment-là (d’appartenance aux « groupe »)…
    Juste ne pas avoir à « porter le masque »…

    Mais bon…

  5. Simard dit :

    C’est mon cas…. Je ne comprends pas pourquoi les gens comptent sur moi au travail. Je me dis « Ah! ben personne d’autre n’était disponible » ou lorsqu’il faut établir une facturation, je calcule que « ça » c’était pas grand chose, que « ceci » était normal et que le reste c’est cadeau! A l’arrivée, je gagne moins et j’en fais deux fois plus,pour être certaine que le peu que j’aurai à gagner, je le mérite ! J’ai réussi un diplôme universitaire, je n’ai pas triché mais comme je n’ai pas eu l’impression de galérer comme les autres, je me suis dit qu’on avait eu pitié de moi ou qu’il y avait un quota de réussite à remplir. Je suis reconnue pro dans mon métier mais étant une autodidacte, j’ai toujours l’impression que j’en sais moins que ceux qui sont passés par un cursus conventionnel.D’autant plus, que j’évolue dans un milieu masculin.



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