Adulte surdoué : accepter le diagnostic tardif (Doctissimo, janvier 2016)

Adulte surdoué : accepter le diagnostic tardif (Doctissimo, janvier 2016)Beaucoup se renseignent sur la douance à l'âge adulte car ils réalisent suite au bilan d'un de leur enfant qu'ils sont eux aussi, probablement, surdoué :)

 

Or il n'en va pas de même de grandir en sachant, & de passer 30 ans, 40 ans ou plus, en ignorant totalement ce point. Les questionnements, les difficultés sont différentes bien sûr, puisque l'on a derrière toute une vie, une expérience, un métier, une famille, etc. :hypno:

 

Je partage ce matin avec vous un article du site Doctissimo sur les adultes découvrant tardivement leur haut potentiel intellectuel : "Adulte surdoué : accepter le diagnostic tardif" :up:

 

Quand on apprend à 30, 40, 50 ans ou même plus tard qu’on fait partie des 2,3 % de la population à penser et fonctionner différemment, comment faire face ? Après un test tardif, certains apprennent en effet qu’ils sont surdoués. Comment accepter cette annonce comme une renaissance emplie de possibles et non comme un coup de massue nourri de regrets ? Réponses.

Les surdoués, qu’on qualifie aussi de précoces intellectuels ou à haut potentiel (HP), ne se réduisent pas qu’à un QI supérieur à la moyenne (qui oscille entre 90 et 110) : ils ont également une structure cérébrale et un raisonnement très différents des autres.

Comme le résume si bien Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne, référence pionnière de l’engagement en matière de douance en France et auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet : "Être surdoué ce n’est pas être quantitativement plus intelligent que les autres mais fonctionner avec une forme d’intelligence qualitativement différente en termes de mécanismes et de processus, c’est l’alchimie entre une intelligence supérieure et une réactivité émotionnelle singulière, une hypersensibilité hyper aiguisée".

Découvrir sa douance à l’âge adulte

On se pose rarement la question de la douance (le fait d’être surdoué) par hasard. Ainsi, Fanny, 33 ans et mère de 2 enfants, fait part d’un mal-être indéfectible bien qu’inexplicable depuis l’enfance : "Sans vivre dans l’opulence, je n’ai jamais manqué de rien et j’ai toujours été relativement préservée des épreuves difficiles. Malgré ça, je me suis toujours sentie "à part" des gens et j’ai l’impression d’avoir passé ma vie à souffrir intérieurement". Une vulnérabilité et une solitude propres à de nombreux adultes HP qui pâtissent d’une image très éloignée de l’idée que se fait généralement leur entourage d’eux.

 

 

POUR LIRE la SUITE :arrow: c'est ici !

 

 

:idea: les psychologues & auteures conseillées dans l'articles :

 

❃ Jeanne Siaud-Facchin (qui n'est pas du tout "référence pionnière de l’engagement en matière de douance en France" comme l'écrit Anne-Flore Gaspar-Lolliot dans son article :!: Les pionniers français étant Jean-Charles Terrassier, Rémy Chauvin, Arielle Adda qui, dès les années 70, se sont battus pour une meilleure (re)connaisance du surdouement !!! Il ne faut pas réécrire l'histoire... :-| ) avec,
- "Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué"
- "L'Enfant surdoué. L'aider à grandir, l'aider à réussir"

 

     
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- "Mais qu'est-ce qui l'empêche de réussir ?" (critique à retrouver dans ce billet)
- "Tout est là, juste là" (j'e parler de ce côté)

 

     
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❃ Monique de Kermadec, avec
- "L'adulte surdoué à la conquête du bonheur - Rompre avec la souffrance" (paru il y a quelques jours ! Ma critique est à retrouver sur cette page ;) )
- "L'enfant précoce aujourd'hui. Le préparer au monde de demain" (je passe au crible l'ouvrage dans cet article)

 

      
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- "L'adulte surdoué, apprendre à faire simple quand on est compliqué"
- "Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans"

 

     
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:arrow: & je vous conseille aussi la lecture de ces billets que j'ai publié sur le blog; parmi les nombreux que j'ai écrit à propos des adultes :
- "Adulte surdoué, questionnements à propos du test"

 

- "Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Wais (IV)"

 

- "Comment est construit un test de QI ?"

 

- "Pourquoi je n’en parle pas dans la vraie vie ?" (en 2 parties)

 

- "Coming-out intellectuel… faut-il parler de son surdouement ?"

 

- "Ces drôles de zèbres (France Culture, novembre 2015)"

 

- "Moi, surdoué ? Vous plaisantez ! (Migrosmagazine.ch, août 2012)"

 

 

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8 commentaires à “Adulte surdoué : accepter le diagnostic tardif (Doctissimo, janvier 2016)”

  1. Vincent dit :

    Bonjour,
    Je suis moi-même dans ce cas, et ce n’est effectivement pas facile à encaisser, sans parler du fait qu’on s’intéresse souvent plus aux enfants qu’aux adultes. Si on rajoute à cela le coût d’un bilan complet sérieux que je ne peux pas me payer, cela n’arrange en rien la situation.^^
    Bon je ne vais pas faire mon « coming-out » de zèbre ici, je garde ça pour le forum Zebra Crossing à la fin de mes partiels^^
    Merci encore à toi, pour tout ce que tu nous fais partager.

  2. Tante Mob dit :

    Bonjour;
    Tout d’abord Merci Alexandra pour ton blog qui m’a beaucoup aidé.
    J’ai été testé à 42 ans il y a 1an; Avec le recul plusieurs choses.
    Je ne fais pas le deuil de ce que j’aurai pu faire. Je l’ai pas fait, c’est tout; doué ou pas, je ne me suis pas prise en main, je ne suis pas qqun qui regrette les choses.
    Aujourd’hui, seul mon mari le sait, il a du digérer la nouvelle autant que moi, et ce n’est pas facile pour le conjoint. cela peut remettre en cause certaines certitudes . Mais j’ai la chance d’avoir un conjoint très compréhensif.
    Le test m’a permis de me découvrir. J’ai une relecture de mon adolescence et de mes 2 redoublements assez différentes. :-D
    Maintenant, je me fais plus confiance à l’intérieur de moi; Si j’ai une intuition, je la suis, car elle vient sans doute d’un cheminement que je ne peux pas expliquer.
    ça m’a apporté une sorte de sérénité. Je n’ai pas la vérité absolue, mais je peux croire en mes intuitions et en mes capacités.
    Alors même si je n’arrive pas encore à externaliser mes intuitions (au boulot notamment) je me sens plus en équilibre;
    Aujourd’hui mon vrai challenge est celui de mes enfants, ils ne connaissent pas ma douance et restent encore bloqué sur mes 2 redoublements (j’ai 3 ados taquins!). Ils vont bien sont cools. Je me pose la question de les tester eux aussi (même si je n’ai pas de doutes)
    Optimiste de nature, j’ai toujours tendance à voir le verre à moitié plein; Je prends donc le test pour une chose positive qui me permet d’être en adéquation avec moi même car je sais pourquoi des fois je me sens si différente.

  3. Alexa dit :

    Merci! depuis que l on a decouvert que mon fils avait un profil hp je me reconnais! je m accepte un petit peu mieux mais sans passer de test il n y a rien de sur et donc les autres ne me voient pas comme moi je me vois. surtout mon mari qui me trouve « bete ». Je vais passer le test avant l ete c est sur. Je veux une certitude sur quelque chose dont je me doute. et tous mes défauts je pourrais enfin vivre avec en me disant que non ce ne sont pas des défauts mais juste moi, juste ma caracteristique! ensuite ce sera aux autres de soit m accepter soit partir. mais moi je serai en accord avec moi meme.
    Bref MERCI d etre la!

  4. Bonjour,
    Tout d’abord, je tiens à vous féliciter pour votre blog. Il est heureux que des initiatives comme la vôtre existent.
    Je suis l’auteure de l’article dont vous décriez une partie du contenu, en l’occurrence le terme de « pionnière » que j’ai employé pour qualifier l’engagement de JSF. Votre appel a bien été entendu.
    En revanche, si vous me permettez d’invoquer ici mon droit de réponse (!), je tiens à vous expliquer en quoi je ne cherchais aucunement à « réécrire l’histoire » (j’avoue être meurtrie par cette accusation de prosélytisme. Je respecte votre travail, merci de ne pas conspuer le mien). En effet, si Monsieur Terrassier et Madame Adda – dont je salue le travail – ont été parmi les premiers à se pencher et se positionner sur le sujet des enfants doués (auxquels ils ont dédié des ouvrages dans les années 80 et 90), ils n’ont écrit sur l’ADULTE surdoué (puisque c’est de l’adulte qu’il est question dans ce papier) que très récemment alors que madame JSF leur a consacré un livre dès 2008. C’est dans ce contexte qu’il fallait lire ma phrase complète. Mais peut-être l’ai-je mal formulée ou peut-être une référence bibliographique m’a-t-elle échappé et ont-ils écrit quelque chose à ce sujet sans que je ne le sache ?
    Je vous laisse m’éclairer et vous souhaite au passage une très belle année.

    • A. Zebrounet dit :

      Arielle Adda a par exemple a écrit dès 1989 sur les adultes que les EIP devenaient (dont des textes présentés au grand colloque AFEP de la Sorbonne en 96 :) ).

      Si votre phrase visait uniquement l’univers des adultes, elle était effectivement bien mal formulée, puisqu’écrite en ces termes : « Comme le résume si bien Jeanne Siaud-Facchin, psychologue clinicienne, référence pionnière de l’engagement en matière de douance en France et auteure de plusieurs ouvrages sur le sujet ».
      Le lecteur lambda ne retiendra nécessairement que « référence pionnière de l’engagement en matière de douance » & ne fera pas le lien entre cet engagement & la douance chez l’adulte.

      Il me semble important de souligner l’engagement, tant auprès des enfants que des adultes, de personnes emblématiques comme Terrassier, Adda ou Chauvin. Mais ce n’est que mon opinion… ;)

      • AFGL dit :

        Et je vous en remercie ! Pour des raisons de calibrage et de ligne editoriale, ces rappels « historiques » n avaient pas leur place dans le sujet, mais j en prends bonne note et conviens que la formule etait mal choisie.

  5. Diomex dit :

    Merci Alexandra pour ce blog, que je suis avec intérêt depuis longtemps maintenant.

    Et, surtout, merci d’avoir relayé cet article.
    Voilà des mois que je me pose des questions sur une éventuelle surdouance. Qu’il est difficile d’assumer ce genre de questions lorsque l’on est adulte !
    Je ne sais pas vraiment pourquoi, mais la lecture de cet article a été un déclencheur et m’a fait décrocher mon téléphone et prendre rdv pour un test.
    Peut-être parce que JSF évoque un certain courage à avoir pour effectuer cette démarche. Je crois que cela m’a aidé à accepter ma difficulté à franchir le pas et m’en a donné, justement, du courage.

    Dur à présent de vivre dans l’attente de ce fameux test, mais c’est un autre sujet.
    En bref : merci à toi !

  6. Ingenieuragro dit :

    Bonjour,

    Je viens d’apprendre ma (sur)douance à 38 ans. J’ai l’impression que cela explique toute ma vie. Si seulement j’avais appris cela à l’âge de cinq, dix, ou même vingt ans… Cela m’aurait évité bien des soucis et cela aurait favorisé une dynamique plus positive.

    Vraiment, ce test devrait être remboursé par la Sécu. L’argent était, pour moi, le seul véritable frein à une réalisation antérieure. On devrait être libre de pouvoir, si on le souhaite, se connaître sur ce plan-là. Cela constituerait une bonne prévention de nombreux problèmes et, paradoxalement, pourrait faire faire d’amples économies à l’Etat.

    Bien à vous.



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