Le diagnostic, libération ou enfermement ? (Mediapart, février 2016)

Le diagnostic, libération ou enfermement ? (Mediapart, février 2016)Un article publié sur un blog d'abonné Mediapart...

 

Il est signé Lucie Longre, "auteure & photographe", & il y est question de diagnostics, au pluriel, vécus différemment :!:

 

A la manière d'une libération, ou à l'inverse d'un enfermement :-|

 

Les exemples pris concernent :
1° la douance
2° le syndrome d'Asperger

 

Ce qui m'a ben sûr interpellée. Forcément ;)

 

A titre personnel, je pense qu'il faudrait beaucoup plus nuancer la discussion, & les 2 cas exposés. Si le fond n'est pas faux, la forme me semble un poil binaire, pour ne pas dire caricaturale :-?

 

Bien sûr, l'aspie s'enferme dans sa maladie physique, après avoir reçu ce diagnostic de Trouble du Spectre Autistique :hypno:

 

Si l'annonce du SA est bien un "diagnostic" (médical, obligatoirement posé par un médecin, avec le concours d'une équipe pluridisciplinaire), la mise en évidence de la douance (seule) ne l'est pas.
Un psychologue ne pose pas de diagnostic, il n'est pas médecin :up:

 

De plus, il y a une palette immense de réactions possibles, de ressentis qui se font suite lorsqu'on a confirmation d'un haut potentiel intellectuel ou d'un TSA (pour reprendre ces 2 exemples) 8-O

 

La notion d'évolution, de besoin de digestion & d'intégration de cette annonce est capitale. Or là encore, il y a autant de cheminements possibles qu'il y a d'individus concernés.
Aussi vouloir brosser un portrait très restrictif, sans souligner cette diversité, n'apporte pas grand chose à mes yeux :(

 

Bref, je partage, tout en étant réservée à bien des égards :

 

L’annonce du diagnostic : libération ou enfermement ? La question du diagnostic, qu’il s’agisse d’une maladie physique ou psychiatrique, est une question complexe et épineuse, car il peut, dans des proportions variables, soit apporter une libération, soit au contraire enfermer dans un cadre strict la personne qui le reçoit.

La question du diagnostic, qu’il s’agisse d’une maladie physique ou psychiatrique, est une question complexe et épineuse, car il peut, dans des proportions variables, soit apporter une libération, soit au contraire enfermer dans un cadre strict la personne qui le reçoit.

En effet, savoir de quoi l’on souffre peut permettre de mettre un mot sur ses souffrances, il permet de s’informer sur ses troubles et de pouvoir agir en conséquence, il permet enfin, dans le meilleur des cas, la mise en place d’un traitement adapté. La personne, qui sait enfin de quoi et pourquoi elle souffre, pourra alors, autant que possible, un peu mettre à distance cette maladie, car elle n’ignorera plus d’où et pourquoi cela vient ; savoir, c’est toujours pouvoir reprendre quelque peu le contrôle de sa vie.

 

 

POUR LIRE la SUITE :arrow: c'est ici !

 

 

:idea: & voici les ouvrages des 3 spécialistes (du surdouement ! Elles ne sont pas spécialistes du syndrome d'Asperger ;) ) conseillées à la fin de ce billet de Mediapart :

 

 

Jeanne Siaud-Facchin :
- "Mais qu'est-ce qui l'empêche de réussir ?" (ma critique)
- "Tout est là, juste là" (ma critique)

 

     
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- "Trop intelligent pour être heureux ? L'adulte surdoué"
- "L'Enfant surdoué. L'aider à grandir, l'aider à réussir"

 

     
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Monique de Kermadec :
- "L'adulte surdoué à la conquête du bonheur. Rompre avec la souffrance" (ma critique dans ce billet)
- "L'enfant précoce aujourd'hui. Le préparer au monde de demain" (ma critique dans ce billet)

 

     
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- "L'adulte surdoué, apprendre à faire simple quand on est compliqué"
- "Le petit surdoué de 6 mois à 6 ans"

 

     
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Arielle Adda :
- "Adultes sensibles et doués. Trouver sa place au travail et s'épanouir" (ma critique est à retrouver sur ce billet)

 


Cliquez sur la couverture du
livre pour plus de détails

 

 

- "L'enfant doué : l'intelligence réconciliée"
- "Le livre de l'enfant doué : le découvrir, le comprendre, l'accompagner sur la voie du plein épanouissement"

 

     

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4 commentaires à “Le diagnostic, libération ou enfermement ? (Mediapart, février 2016)”

  1. Ah oui.. Un poil caricatural….

    « a boucle est bouclée, Renaud « est » devenu son syndrome, il ne peut se définir que par rapport à ce diagnostic, réel ou supposé.  » Si ce n’est pas du parti pris « réel ou supposé »

    Bon… j’aime pas trop car s’adressant à des lecteurs pas forcément avertis, ça peut faire des dégâts
    Mais je comprends… s’enfermer dans son bilan ou son diagnostic…. ce sont effectivement des comportements que l’on rencontre trop souvent!

  2. Chloé dit :

    Je crois que tu as fait une lecture un peu rapide de l’article : à aucun moment le syndrome d’Asperger n’est traité de maladie. Le parcours de Renaud indique qu’il a une maladie physique rare, dont il est devenu expert , qu’il a été reconnu HP enfant, mais que tout ça ne suffisait pourtant pas à expliquer ses souffrances psychiques.
    Il a donc été consulté récemment, ce qui a lui permis d’être diagnostiqué également Asperger.

    Cela dit, je suis d’accord avec toi sur le fait qu’Anne et Renaud ne sont peut-être pas dans la même phase de digestion du diagnostic, tout simplement. Renaud semble en être au tout début, et colle sa nouvelle étiquette flambant neuve sur tous ses petits travers et manies. Il s’identifie tout entier à son syndrome (c’est le terme employé dans l’article), mais ce n’est peut-être que temporaire.

    • A. Zebrounet dit :

      Je viens de relire, & en effet, au temps pour moi :-?

      N’ayant pas pris soin de faire une capture ce matin, je ne saurais dire si :
      – j’ai mal lu à 05h00 en découvrant l’article (ce qui est possible)
      – le texte a été modifié depuis (possible également)

      Je vais en ts cas rectifier mon billet :!:

      Alexandra

  3. bastien dit :

    Ce qui m’ennuie beaucoup dans cet article, c’est l’emploi du qualificatif « monstre » pour caractériser Anne et Renaud, d’autres choses me gènent aussi.
    Je n’adhère pas du tout!



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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