[VIDÉO] Un élève sur dix est dyslexique en moyenne en Suisse (RTS.ch, avril 2016)

[VIDÉO] Un élève sur dix est dyslexique en moyenne en Suisse (RTS.ch, avril 2016)Je partage ce matin un chouette documentaire suisse sur la Dyslexie, diffusé par la chaîne RTS :up:

 

Si les différents type de troubles de l'apprentissage (Dys) vous sont un peu étrangers, je vous suggère de consulter mon "Petit lexique en lien avec le surdouement à l’usage des néophytes" :)

 

Voici en premier lieu l'article sur le sujet de la Dyslexie :

 

[VIDÉO] Un élève sur dix est dyslexique en moyenne en Suisse (RTS.ch, avril 2016)Environ 10% des Suisses sont dyslexiques. Même si un tiers d'entre eux sont à haut potentiel intellectuel, ce trouble constitue un handicap. Des solutions existent néanmoins, comme l'énonce 36,9° mercredi.

La dyslexie est un handicap qui touche le processus d'apprentissage de la lecture, l'écriture, l'épellation, l'orthographe et parfois aussi le langage mathématique, selon la brochure de l'association Dyslexie suisse romande (l'aDsr). Si ce trouble n'est pas rare, seuls 1% à 2% des enfants en sont sévèrement atteints.

La majorité des enfants dyslexiques sont âgés entre 9 et 18 ans, selon une étude intercantonale romande parue en 2010. Les enfants de plus de 18 ans semblent moins touchés par ce trouble, qui peut être détecté dès l'âge de 5 ans.

La dyslexie ne peut pas être imputée à des troubles psychiatriques ni au fait d'être gaucher, contrairement à ce qui a pu être dit. En revanche, elle est souvent associée à d'autres troubles Dys, comme la dysgraphie (difficulté motrice à écrire), la dyscalculie (incapacité à manier les chiffres), la dysphasie (trouble du langage oral), etc.

Un tiers des dyslexiques ont un haut potentiel intellectuel. Un enfant peut ainsi avoir de l'avance en termes de raisonnement, mais du retard pour le traitement des informations.

 

 

POUR VISITER la PAGE de l'ÉMISSION :arrow: c'est ici !

 

 

[VIDÉO] Un élève sur dix est dyslexique en moyenne en Suisse (RTS.ch, avril 2016)Dans ce sujet vidéo qui dure un peu moins de 29 minutes, on suit notamment Maxime, un jeune garçon dyslexique mais aussi à haut potentiel intellectuel :!:

 

Le reportage souligne que c'est le cas pour ⅓ des personnes avec Dyslexie.

 

Et les difficultés occasionnées par la Dyslexie (&/ou d'autres troubles Dys, &/ou TDA/H, &/ou TSA) peuvent éclipser le diagnostic de précocité intellectuelle lorsque le bilan n'est pas passé avec un psychologue spécialisé dans la douance :(

 

Ces troubles venant minorer certains scores, ils peuvent masquer pour un non-spécialiste le (très) haut potentiel intellectuel.

 

Mais le (T)HPI peut aussi camoufler, par compensation, les difficultés éprouvées par l'enfant, & là encore, un praticien n'étant pas véritablement connaisseur pourra facilement passer à côté de ce Dys :-?

 

Voici le documentaire réalisé par François Cesalli & Alain Orange :

 

 

 

Quelques signes suspects

PREMIERS SIGNES
- difficultés à lacer les chaussures, boutonner la veste, faire du vélo, attraper un ballon avec le pied

A L'ECOLE ENFANTINE
- difficultés de mémoire immédiate, trouble de concentration, ambidextrie
- confusion dans le temps et dans l'espace (passé/présent ou dessus/dessous)
- maladresse et lenteur
- écriture maladroite
- fatigue

 

 

:idea: Et quelques lectures que je vous conseille :

 

- "Questions sur les Dys- Des réponses : tordre le cou aux idées reçues, pour mieux comprendre et accompagner vers le succès" du Dr Alain Pouhet, à paraître dans quelques jours aux éditions Tom Pousse

 


Cliquez sur la couverture pour ouvrir les détails
sur "Questions sur les Dys- Des réponses"

 

 

Et un livre fabuleux : "La constellation des Dys. Bases neurologiques de l'apprentissage et de ses troubles" du Dr Michel Habib, paru fin mai 2014 aux éditions De Boeck Solal :up: (pour lire ma critique, c'est par là)

 


Cliquez sur la couverture pour ouvrir
les détails de "La constellation des Dys"

 

 

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8 commentaires à “[VIDÉO] Un élève sur dix est dyslexique en moyenne en Suisse (RTS.ch, avril 2016)”

  1. Rajounet dit :

    Merci Alexandra pour ce document, que j’ai regardé avec beaucoup d’intérêt. Il m’est très utile en tant que future psychologue. Je vais diffuser à mes collègues de promo.

    J’en profite pour vous relancer à propos de ma recherche de Mater 2 sur les adolescents avec un HPI et les choix d’orientation scolaire et professionnelle. Est-ce que vous pensez pouvoir proposer mon questionnaire aux lecteurs de votre blog?
    La participation d’autres jeunes apporterait beaucoup à ma recherche. La période de récolte des données arrive bientôt sa fin (je dois arrêter mi-mai).
    Merci beaucoup! A bientôt.
    Marie

    • Aeleg dit :

      Bonjour,

      Vous pouvez mettre le lien de votre questionnaire en commentaire, j’y répondrai avec plaisir.

      • Rajounet dit :

        Bonjour,
        le voici, merci.
        Adolescence, haut potentiel intellectuel et choix vocationnels :
        https://docs.google.com/forms/d/1s4W60-4aQD2pH17Ce3t7psrylggpz0dSMkMZTSLfnFw/viewform?c=0&w=1&usp=mail_form_link

  2. Memepasmal! dit :

    Merci beaucoup pour ce partage,un documentaire très représentatif du parcours de ses jeunes dys et de leurs parents.
    L’ordi est encore mal connu pour compenser les difficultés et surtout encore trop mal accepté par certains établissements,,,,,le chemin est encore long avant de former l’E.N.
    Merci Alexandra :-D

  3. Isa LISE dit :

    Je suis désagréablement surprise par « Les enfants de plus de 18 ans semblent moins touchés par ce trouble »… Or la dyslexie est un fonctionnement différent… Un enfant dys reste un adulte dys et je m’interroge… 10 % ça me semblait énorme et ma crainte se trouve renforcée par la phrase précédente… Pour m’être spécialisée dans l’accompagnement d’enfants dys, j’ai pu m’apercevoir que certains ne l’étaient en réalité pas et qu’il s’agissait d’un problème de méthode inadaptée pour eux ou bien d’enfants non prêts ! La dyslexie existe mais l’étiquette est trop souvent posée, compliquant la reconnaissance de ceux qui le sont réellement puisque les spécialistes sont pris d’assaut alors qu’il suffit parfois d’une approche différente pour les non dys à apparence dys…

    • Memepasmal! dit :

      Je ne savais pas qu’il existait des faux dys? :-P mais je sais qu’il existe des faux bilans établi par des faux ortho et faux psy :roll: ,
      Je vis ce parcours depuis trop d’années pour entendre que nos enfants en difficultés ayant un parcours scolaire suivi,une remediation auprès de différents praticiens que c’est juste une mauvaise Methode :-x ,
      La dys en déconcerte encore plus d’un chez les dit « spécialistes « ,mais le spécialiste ,le vrai le sait,par différents test.les degrés sont variables,les plus de 18 ans ont compensé plus ou moins ,reste encore ceux (adultes)non diagnostiqués car la priorité ce jour est essentiellement sur le diag précoses dès la maternelle.
      venez dans nos associations dys,vous serez effarée par le parcours des adultes dys!,avec un constat affligeant de manque de professionnel pour ces adultes.
      Alors heureuse de savoir que nos enfants sont pris en charge de plus en plus tôt,sans pour autant les étiqueter,ce taux 10% ne m’étonne pas du tout.

      Mais c’est certainement encore un de ses fantasmes de beaucoup de parents,qui aiment balladés leurs enfants chez tous ces différents professionnels :(

      • Isa LISE dit :

        Il n’existe pas de faux dys, ce n’est pas ce que j’ai écrit. Par contre des enfants étiquetés dys par des enseignants et parfois après un bilan unique chez un orthophoniste (plus rare tout de même car il est plus souvent difficile d’obtenir un diagnostic pour un enfant dys, mais j’ai un exemple concret en tête d’orthophoniste qui a d’ailleurs fini par dire que ce n’était pas ça…).
        Or dans ces cas là oui la méthode peut être en cause.
        Je suis maman de deux dys alors jamais je n’irai nier la réalité des dys… Mais c’est un fait parfois, pour d’autres enfants non dys mais pour qui on a pensé trop vite à une dys, il suffit d’une approche différente ou de temps.
        Avec ces enfants là je « fais des miracles ».
        Avec les dys, j’accompagne pour leur permettre de compenser et de s’adapter.
        Et si je suis touchée par tout cela c’est justement parce que je connais le parcours du combattant pour une reconnaissance dys, parcours qui serait déjà un peu moins difficile si on commençait par essayer une autre approche afin d’aider ceux qui ne sont pas dys à résoudre leurs difficultés, parce que les spécialistes seraient alors un peu moins pris d’assaut, parce qu’on entendrait peut-être moins « ah mais untel qui était dys a bien résolu son souci, lui »…

  4. Isa LISE dit :

    Merci tout de même pour le partage, je vais tâcher de la regarder. :)
    Ma réaction peut sembler vive mais c’est justement parce que je connais les difficultés des dys et parce que ce qui m’agace c’est qu’il y a un business qui se crée autour des dys et plus largement autour des enfants en difficulté, qu’il est plus facile de partir du principe que ça vient d’eux avant de remettre en question des certitudes (rythme parfois très différent ou bien méthode ne convenant pas à l’enfant) et surtout qu’il y a beaucoup d’argent à gagner… Je pourrais mentir… je pourrais dire que je suis une guérisseuse de dys puisque certains enfants sont arrivés près de moi avec cette étiquette et qu’ils sont partis sans souci et même parmi les meilleurs de leur classe, je m’y refuse parce que je crois que c’est compliqué encore le parcours des combattants des vrais dys…
    Bonne journée !



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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