La peur du saut… de classe (Le petit journal des profs, mai 2016)

La peur du saut... de classe (Le petit journal des profs, mai 2016)Claire Nunn, enseignante de français en disponibilité, devenue graphothérapeute, vient de publier sur une chronique sur les accélérations de cycle :)

 

Cela se passe le site d'infos pour les enseignants Le petit journal des profs : « La peur du saut... de classe » :up:

 

Si vous êtes un(e) habitué(e) du blog, vous n'êtes pas sans savoir qu'ici, les sauts de classe, ça nous connait LOL

 

Claire Nunn le souligne d'ailleurs à la fin de son papier :

 

La peur du saut... de classe. Faut-il oser sauter le cap ? (Le petit journal des profs, mai 2016)

 

 

Ce passage est un extrait de ce billet des Tribulations : "L’Instruction En Famille doit faire l’objet de 2 déclarations obligatoires…" :roll:

 

La peur du saut... de classe (Le petit journal des profs, mai 2016)Le zébrillon a donc 3 sauts à son actif, & chacun d'eux a toujours été salvateur, dans sa situation !

 

Mais comme je le rappelle aussi souvent que possible : chaque cas est unique, il ne faut pas l'oublier (voir ce billet : "Les 6 profils d'enfants précoces" ;) )

 

Ce qui convient parfaitement à l'un peut ne pas aller à l'autre :!:

 

Voici les premières lignes de la chronique :

 

Faut-il oser sauter le cap ?

Aujourd’hui, rares sont les enfants qui ont un ou deux ans d’avance. Le saut de classe, c’est risqué ! Perçu comme un saut en avant beaucoup trop périlleux. Alors qu’il est parfois beaucoup plus dangereux pour l’enfant qui apprend facilement ou qui s’ennuie de le maintenir dans sa classe d’âge…

Alors que les études et les chiffres abondent sur le redoublement, rares sont ceux sur le « raccourcissement de la durée du cycle d’enseignement ». (L’expression est un peu longue mais c’est officiellement ainsi qu’on nomme maintenant le saut de classe.) On parle aussi d’accélération du cursus scolaire ou de passage anticipé.

Pourquoi un saut de classe ?

Pour lutter contre l’ennui : si pour la plupart des gens, l’ennui est normal et supportable, il est pour quelques personnes un ennemi redoutable. L’ennui n’offre pas au cerveau en suractivité la possibilité de se poser et de se fixer sur un sujet nourrissant. C’est parfois destructeur. Une véritable torture !

 

 

POUR LIRE l'ARTICLE en INTÉGRALITÉ :arrow: c'est ici !

 

 

:idea: & pour retrouver mes articles en lien avec le thème de l’accélération du cursus :

 

- billet participatif "Le saut de classe en questions", avec différentes expériences de lecteurs du blog :)

 

"Retour prochain au collège, pour une entrée en 5ème à 10 ans"

 

"[ÉTUDE] Le saut de classe à l’école primaire genevoise (décembre 2013)"

 

- "Le saut de classe pour un enfant doué (Le journal des femmes, septembre 2013)"

 

- "Une élève qui a un fort quotient intellectuel doit-elle sauter une classe ? (France-Info, octobre 2015)"

 

- "Questionnements parmi les plus répandus dans vos courriers à propos de surdouement, tests psychométriques, sauts de classe, …"

 

- "Faut-il lui faire sauter une classe ? (FemmeActuelle, avril 2015)"

 

- "Mais qu’est-ce qui l’empêche de réussir ?"

 

- "Florilège d’idées reçues sur les enfants intellectuellement précoces"

 

 

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25 commentaires à “La peur du saut… de classe (Le petit journal des profs, mai 2016)”

  1. Clo dit :

    Bonjour,
    Excellent ! Je viens d’envoyer le lien à la psychologue scolaire. J’espère qu’elle saura faire suivre l’information à la directrice de l’école de ma fille, qui a autant de connaissances sur les HPI que moi en microchirurgie… A part que je ne suis pas chirurgienne mais elle est bien dirigeante d’un établissement dédié à l’enfant. Gardons espoir !

  2. Céline dit :

    Dans l’école de mes enfants les enseignants sont globalement contre les sauts de classe. je ne sais pas comment faire changer d’avis ni quel est l’intérêt pour eux. C’est déprimant ! Des parents ont demandé un saut suite à un bilan chez une psy en libéral, saut refusé. L’enfant va continuer à perturber la classe parce qu’il s’ennuie … personne n’en sort gagnant

  3. sabine dit :

    Bonjour à tous ,

    Et quid du saut de classe au collège ? Certains parmi vous en ont-ils déjà fait l’expérience ? Je SAIS que les sauts de classes et autres glissements ou décloisonnements sont plus aisés en maternelle et en primaire , mais pour ceux qui l’ont vécu au collège via leurs zébreaux/zébrettes ( ou pour eux-mêmes d’ailleurs ) , j’aimerais bien avoir votre sentiment, la façon dont les choses se sont passées , les modalités de mise en place …Est-il possible par exemple de glisser de la 6ème à la 5ème en cours d’année ( bon, là, je suppose que la réponse est OUI, mais ce que j’aimerais, c’est le récit de ceux qui l’ont fait).

    Je précise que nous habitons une petite bourgade avec seulement 2 collèges publics trèèèès moyens.
    Nos possibilités sont donc limitées, le choix du privé impliquant de facto un internat à Toulouse, à une heure de route de chez nous. Et là, je dois avouer que je n’imagine pas une minute mon fils de 10 ans interne , il a encore besoin de pouvoir rentrer chez lui pour décompresser, être lui-même au milieu des siens parce que si même après une journée de classe , à supporter le parfois très fatigant AUTRUI ;) , il faut en plus s’entasser dans une petite chambre à 4 en compagnie de 3 AUTRUI donc, manger avec AUTRUI, se doucher dans la salle d’eau juste après AUTRUI ( qui aura oublié de la nettoyer impeccablement , et avec le petit zèbre , le moindre cheveu qui traine , la moindre tache suspecte et c’est le drame …), enfin bref, vous avez saisi l’idée générale, dans l’immédiat , ce n’est pas envisageable . J’ajoute que je ne conçois pas non plus de ne pas le voir de la semaine … :cry:
    Donc le choix est restreint . Nous avons fait une demande de dérogation pour l’autre collège public de notre ville , celui dont nous ne dépendons pas donc, car il bénéficie d’un dispositif EIP et on peut encore y apprendre l’allemand en classe bilangue en 6ème quand notre collège de secteur ne propose que de l’espagnol en 5ème . Nous nous sommes dits  » tiens, Z est EIP et veut faire de l’allemand , super , on va tenter l’inscription ds le collège qui le propose ! » . Sauf que non ha ha , les têtes pensantes de l’éduc nat ont a priori décidé de l’envoyer ds le collège de secteur sans dispositif EIP et sans allemand et avec espagnol obligatoire au motif je cite que « pour se sentir bien il doit suivre ses pairs  » :-x :-x :-x Super motif non ???? Mais au moins , n’écrivez rien plutôt que des c…. pareilles, parce que là, on comprend DE SUITE que l’inspecteur en question n’est clairement PAS concerné par le sujet en général ( et en particulier non plus LOL LOL LOL !!). On regrette juste que Z ne soit pas du tout ( mais alors là pas du tout!!) footeux ou rugbyman en herbe , car pour les sections sport-études foot et rugby de ce même établissement , les dérogations ( demandées après tests de sélection calibrés et demande d’admission validée par le principal, ouh la la , là c’est du sérieux LOL ! ) sont elles en revanche facilement acceptées et obtiennent l’aval de notre cher ministère… :twisted: Mais en revanche, un jeune garçon intelligent qui a besoin de faire turbiner son cerveau, qui a envie d’apprendre l’allemand, d’apprendre tt court d’ailleurs , là, franchement, tt le monde -ou à peu près- s’en fout .On en prend acte. Mais nous n’en resterons pas là . Car à un moment donné , être atterré ne suffit plus et il va bien falloir circonvenir la bêtise , il existe des recours et nous les tenterons TOUS , tant qu’il y en aura et même au-delà . Voilà. Je ne sais plus pourquoi je raconte tt cela . Ah si , le saut de classe, l’accélération des parcours au collège , car, sans vouloir mettre la charrue avant les boeufs ou jouer Cassandre , entre les réformes du collège ineptes, la bêtise crasse de l’administration , je me dis que pfffff , cette sixième ne s’annonce pas sous les meilleurs auspices… Donc , pour revenir à ma demande de départ , si vous avez l’expérience d’accélération de parcours au collège , je serais heureuse d’avoir vos retours , penser qu’un « autrement  » concret est possible ouvre des perspectives…
    Merci et bonne journée :) !

    • Choteau dit :

      Bonjour,
      Oui le saut de classe est possible en secondaire. Mon fils est passé directement de la 6ème bilingue allemand à la 4ème euro. Il n’a plus 17,5 de moyenne mais 16,5. Il se sent mieux intégré dans la classe qui d’après moi comprends d’autres enfants précoces et….. perturbateurs pour les enseignants. Je vous résume son parcours : sa précocité n’a été révélé qu’au CM2 par une enseignante qui a su nous ouvrir les yeux sur le fait qu’il avait autre chose que des facilités. Rendez-vous pris avec le directeur du collège privé auquel nous le destinions ( depuis le CM1, suite à des harcélements répétitifs et non gérés sur le temps du repas, nous avions abandonné l’école publique face à la maison), il nous conseille de le laisser faire son entrée en 6ème, de voir sa capacité d’adaptation et de prendre contact avec sa remplaçante à la fin du 1er trimestre pour expliquer son profil. C’est exactement ce que nous avons fait. Entre temps, nous avons mis en place un accompagnement thérapeutique avec une spécialiste des enfants précoces pour le préparer à cette possibilité et travailler sur sa sensibilité. Début décembre, nous avons été reçu par la directrice et la responsable des 6ème, qui ont eu un entretien avec notre fils puis avec nous.A la fin de cet échange, Lucas savait qu’il intégrerait une 4éme à la rentrée, si il le souhaitait toujours et si ses résultats suivaient. Il savait également que nous ferions un point en 4éme avant les vacances d’automne et qu’il pouvait revenir en 5ème si il rencontrait trop de difficultés d’intégration ou de compréhension. Ce ne fut pas le cas. Depuis septembre, il s’épanouit et devient un vrai ado mettant fin à toutes nos angoisses concernant ce saut de classe.
      Je m’était renseignée pour le public au cas où : il faut prendre contact auprès de l’inspection académique. Il existe un référent EIP dans chaque académie qui peut servir de médiateur pour les accélérations de parcours. Cette personne est joignable par téléphone et peut intervenir dans la mesure où la précocité est révélée par des tests reconnus par l’institution.
      En espérant que cela puisse vous aider dans ce parcours parfois périlleux,..

      • sabine dit :

        Merci Choteau pour votre merveilleuse réponse, précise , détaillée , complète , tout ce que j’aime et dont j’avais besoin!
        Quelle chance pour vous et votre jeune garçon d’avoir eu des interlocuteurs aussi ouverts et soucieux de bien faire !
        En ce qui nous concerne, dans notre toute petite ville , il n’y a que des  » moins mauvais choix possibles » et pas de privé à disposition . Donc là , nous sommes en attente de réponse définitive à notre demande de dérogation pour le collège à dispositif EIP avec 6ème bilangue anglais/allemand.Si le collège n’est pas plein, ce sera possible . Sinon, ce sera le collège de secteur sans dispositif EIP sans allemand mais espagnol obligatoire à partir de la 5ème uniquement.
        Verdict le 09 juin.
        Donc là, ds l’immédiat, c’est vrai que le problème ne se pose pas ( j’allais ajouter  » encore », mue par je ne sais quel pressentiment …) et qu’il faut d’abord attendre de voir ce que cette sixième , quelle qu’elle soit, va donner . Mon mari, dans ses accès d’optimisme ,( et aussi pour modérer mes accès à moi de rumination intensive dont je parle dans une autre réponse plus bas !) me répète que parfois ds la vie, on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise , certes, je l’entends aussi .Mais bon, dans le doute, (des fois que la vie….enfin bref , je me comprends! ) je préfère me renseigner avant pour ne pas être prise de court.
        Je dois avouer que j’avais effectivement pensé au référent académique EIP , c’est aussi pour cela que le dispositif EIP m’intéressait , peut-être ( je dis bien peut-être …) les choses sont-elles plus simples ds les établissements estampillés.
        Quoi qu’il en soit, l’heure est à l’attente et nous aviserons le moment venu.
        En tout cas, un immense MERCI pour votre belle et claire réponse car effectivement, le parcours est parfois semé d’embûches …
        MERCI INFINIMENT !
        Sabine

  4. Clo dit :

    Aujourd’hui j’ai discuté avec grand plaisir pendant 45 mn avec une maman de 2 zèbres de maintenant 21 et 16 ans, qui habite dans la même ville. Elle est Russe et voit les choses différemment. Pour elle c’est une énorme chance d’être HPI et il faut l’exploiter. Au début elle m’a dit qu’ils n’avaient jamais eu de pb avec l’école, puis m’a raconté leurs histoires : beaucoup d’apprentissage appris avant l’entrée au CP, incompréhension des enseignants, maux de ventre pendant 2 ans de l’aîné (scanner colposcopie…) pour finalement se rendre compte que c’était le stress, aucun saut de classe validé et pour finir CNED du premier à partir de la 6ieme et le second à partir de la 4ieme. Ils ont tous les 2 eux leur bac à 15 ans, études supérieures, et super boulot pour le grand depuis août dernier. Ils sont heureux.
    Ses conseils : ne vous battez pas contre les institutions, vous allez perdre votre temps et votre énergie, consacrez les plutôt à votre enfant en dehors de l’école, enrichissez le vous même, apprenez lui le goût de l’effort et de la récompense méritée, l’humilité et le bonheur. Vous prendrez les décisions qui s’imposent au fur et à mesure. Et surtout gardez en tête que c’est une grande chance pour vos enfants.

    • A. Zebrounet dit :

      C’est, ds les gdes lignes, ma façon de voir les choses ;)

      Alexandra

      • sabine dit :

        … et aussi la mienne , quand les vicissitudes de l’existence et l’agacement qui en découle ne me mettent pas en mode  » rumination intensive  » … Mais je sais que vous avez raison Clo,et votre amie russe aussi, et vous aussi Alexandra, je le pense sincèrement, et je tenais à vous dire que vous lire m’a véritablement apaisée , voilà… Un peu de recul, un peu de hauteur sont tjs bons à prendre quand on est au cœur du marasme , cela dépassionne le débat et permet d’agir au lieu de sur-réagir , même si c’est plus facile pour votre amie russe Clo , puisque pour elle tout est derrière , en ce sens que ses enfants sont , en gros,  » tirés d’affaire  » ( ou en tout cas tirés des griffes de l’éducation nationale ), alors que nous, le chemin est encore long . Bon, après, c’est aussi ce recul qui rend ses conseils avisés et précieux…
        Je terminerai à mon tour sur ce que m’a dit une autre maman hier , coupant court à mes inquiétudes et autres doléances ( rumination intensive je vous disais ;) !) , et c’est d’ailleurs valable pour TOUS les enfants, petits zèbres ou pas : » de toute façon, nos enfants, il faut les suivre c’est tout, il faut être là, en permanence ,et les suivre, point. Et tout ira bien . »
        Alors moi, je ne sais pas si tout ira bien même si pour le moment tout ne va pas si mal , c’est une réflexion que je mènerai dans quelques années, quand mes zébrillons auront grandi et que je pourrai faire le bilan de ces années passées en évaluant nos choix à l’aune de leurs conséquences , mais en revanche – et nonobstant les doutes , les incertitudes , la lassitude aussi parfois- il y a quand même quelque chose qui demeure: c’est vrai qu’ être là, auprès d’eux, contre vents et marées et envers et contre tout , in fine, ce n’est peut-être déjà pas si mal…
        Alors haut les cœurs , car dans l’intérêt de nos enfants , c’est le meilleur( le seul ?) choix possible .
        Je vous souhaite une belle journée ensoleillée :) et encore MERCI …

        • Clo dit :

          Petite anecdote qui m’est arrivée hier, comme quoi on ne gère pas tout le temps la cogitation et le stress nous les parents :oops:
          J’avais rdv avec le directeur de l’académie de musique et la professeur de formation musicale de ma fille de 7.5 ans qui est en CE1 horaires aménagés musique, rdv pour les informer des résultats des tests. Il me semblait sage qu’ils soient au courant. Pour info je me suis découverte HPI il y a 3 semaines dans le cadre d’un bilan de compétences, et ça me chamboule qq peu… ça explique tellement de choses ! Au début j’ai expliqué le cheminement cancernant ma puce, blabla pendant 5 mn, la prof m’a posé des questions, échange simple et très ouvert, rien à voir avec l’école. Puis le directeur intervient: « Je vous écoute et vous observe depuis 5 mn. Je suis parent aussi et je sais qu’on s’inquiète d’autant plus quand on a un enfant différent, mon fils est autiste. Je pense que votre fille va très bien et qu’elle n’a pas de pb pour l’instant. Par contre vous parlez avec la gorge nouée, votre regard et vos mains trahissent une grande angoisse. Qu’est-ce qui fait que vous soyez si inquiète pour elle ? ». Et là, j’ai craqué !! Je me suis mise à pleurer, j’étais honteuse, c’était hors contrôle !! Entre 2 sanglots je me suis excusée et expliquée ma situation (en plus je suis en pleine période de plan social dans ma société, très dur). Bref, je me suis sentie nulle :-x !!! Mais qu’est-ce que ça m’a fait du bien :-P ! Me sens mieux depuis, même si l’image que gardera le directeur de notre première rencontre ne sera pas très glorieuse :-?

          • sabine dit :

            OOOOHHHH ….!!!!! Mais c’est tout à fait moi ça !!!!! J’aurais sensiblement la même anecdote à raconter , mais moi, c’était il y a quelques années avec le directeur de la nouvelle école de mon fils , bienveillant, à l’écoute et plein d’empathie. Je pense que quand il s’agit de nos enfants, souvent on ne se permet de  » craquer » qu’en milieu protégé si je puis dire ,quand on se sent intuitivement compris ,quand on sent qu’on peut momentanément poser les valises ..Et oui, ça fait du bien malgré tout , et à mon sens, ds ce contexte précis, ça pose même les bases d’une relation authentique et saine , c’est en tt cas ce qui s’est produit pour nous . Donc voilà, aucune honte à avoir d’être humain, tellement humain, et sensible, si sensible, et puis aussi des fois quand même , au diable les réactions attendues et calibrées :-P !!
            Passez une bonne journée :)

          • konrad dit :

            Voilà qui me parait très humain!
            Perso, je tiens un job à responsabilité, je parle à des conférences, fait des présentations … mais quand je suis devant l’instit’ d’un de mes enfants, je me sens à fleur de peau. Je suis au bord des larmes à chaque fois (et pourtant en général il n’y a pas de conflit, ils’agit de conversation plutôt bienveillante). Ils doivent me prendre pour une débile à l’école…

  5. bl dit :

    je cherche déseperemment à inculquer le gout de l’effort à mon fils…sans y parvenir jusque là!
    heureux sont ceux qui trouvent comment faire!
    je lis me renseigne cherche conseils et pistes concrets mais…rien d’efficace ici chez nous ou si peu!
    précocité détectée il y a 18 mois, en début de CM1, mais malheureusement bcp de dégats difficiles à surmonter, enfant qui s’était éteint; maintenant dans un milieu où son profil est (re) connu c’est encore difficile…
    l’approche de l’adolescence corse surement le topo (!)

    quant au gout de la récompense méritée hélas dans notre société nombre d’exemple contradictoire vient sapper notre démarche!

    je suis donc entièrement d’accord avec les conseils de cette dame russe mais, dans la pratique et pour notre part, moral un peu en baisse, de voir nos efforts anéantis justement par le système scolaire, ou l’entourage de l’enfant qui montre de « beaux » exemples(!).

    Il faut se donner mais aussi avoir les moyens de pouvoir s’affranchir de ce dictat

    • Memepasmal! dit :

      Bonjour,je souhaite vous faire partager un livre que bon nombre de parents devraient avoir mais aussi valable pour l’enseignant. »Parent efficace »de Thomas Gordon,des exemples clairs avec expérience y sont relatés.
      Thomas Gordon est un des pionnés qui prône la communication non violente,de la petite claque à la parole bien destructrice chez nos bambins.

      Une conférence de M.Rosenberg sur l’éducation sans récompense et sans punition est disponible sur YouTube .

      Nos enfants cumulent tant d’années les réflexions qui peuvent paraître anodines que cela génère de la frustration , de la rancoeur,et parfois de la vengeance ,qu’arriver a l’ado si c’est pas avant :( l’enfant soit se rebel soit est soumis pour exploser de toute façon plus tard.

      J’espère que vous y trouverez l’aide qui m’a moi meme ouvert les yeux qui j’avoue dans une société où la compétition est de mise ,ou le premier arrivé est le premier bien servi…..choix des études,choix de l’orientation etc….

      Amicalement

      • Mariannne dit :

        Bonjour,

        Je me permet de vous repondre, ayant des enfants de 8 et 11 ans qui ont tous les 2 saute 1 classe. Il n’empeche que depuis que je sais qu’ils sont EIP, je leur propose bcp d’activitees : Sport, musique, langues etc…
        Je suis catalogue comme « maman tigre », il n’empeche que comme ce sont des activitees qu’ils adorent et que l’ecole reste evidemment la priorite, cela les poussent a travailler vite et bien pour continuer leurs activitees.
        Cela a ete particulierement visible pour ma fille qui est en 6eme , qui a acquis une methode et une efficacite dans le travaille assez impressionnante.
        Quand je parle de beaucoup d’activitees, je parle de 10h de natation synchronisee, 2h de danse classique, 2h d’anglais, de la musique et en plus elle travaille le chinois seule (nous vivont en Chine). Certes l’annee prochaine a notre retour en France, nous allons laisser de cote la danse classique et reduire le nombre d’heure de natation.
        Pour eux, cet investissement dans les activites extra-scolaire est salvateur. Cela leur donne un but, une motivation, ainsi que le gout de l’effort.
        Peut-etre que ce pourrait etre une solution pour votre fils, si vous trouvez THE activitee qui le fait vibrer.

        • Isa dit :

          @ Marianne ,

          ceci implique une santé de fer pour les parents de pouvoir ainsi les emmener partout à tous moments (ce qui hélas n’est plus mon cas :hypno: – fibromyalgie :cry: ) et d’autre part il faut également pouvoir subvenir pécunièrement à toutes ces activités, ce qui n’est pas toujours évident non plus …
          Souvent je me dis que si j’avais su plus tôt j’aurais probablement essayé d’assouvir leur soif de savoir autrement et cela aurait peut-être éviter un désintérêt /repli .
          Je vois que vous habitez en Chine pour le moment … cette autre culture, et vie un peu atypique finalement, est peut-être aussi un plus pour vos enfants … les miennes adoreraient voyager, découvrir d’autres horizons, ce que je ne sais pas leur offrir pour différentes raisons :cry:

    • Isa dit :

      Bonjour Bl,

      Je suis un peu dans le même état d’esprit que vous :oops: .. ma fille de 11 ans n’a pas envie de travailler (du moins à la maison après l’école) ; en plus cette année c’est passage du Certificat d’Etudes de Base ici en Belgique … D’un côté elle me dit qu’elle s’appliquera le moment venu, de l’autre elle fait du rase-motte en calcul (alors qu’elle aurait une logique mathématique très élevée d’après les bilans) – De l’autre elle me dit « de toute façon je vais rater » :( … peut-être une façon de se détacher au cas où, je n’en sais rien , mais je me pose beaucoup de questions … Je remarqué également que les erreurs sont le plus souvent dues à un manque de concentration, d’application :-? Elle ne lit pas les énoncés jusqu’au bout, est capable de me dire que 2+2=5 (j’exagère à peine !) Elle ne voit pas ça comme un manque de concentration …
      Saut de classe ? Quel en serait le bien fait alors que j’ai le sentiment que certaines bases n’ont pas été acquises ? (Sa classe a joué de malchance avec des professeurs plus que moyennement motivés lorsqu’ils étaient en 3è et 4è – 9 / 10 ans – et maintenant la prof de 6è – 12 ans – qui a dû céder sa place afin de pouvoir s’adonner à d’autres fonctions à un non diplômé de l’enseignement car il n’y avait pas d’instituteur libres sur le marché :-P

      Ma fille ne s’intéresse pas à grand chose et passe son temps à s’ennuyer, ce qui la frustre beaucoup … je ne peux pas toujours animer ses journées ou après-midi quand même . Lorsqu’elle se lance dans un bricolage ou de la cuisine, cela ne va jamais comme elle veut tant elle perfectionniste –> colère , dévalorisation, et j’en passe … Elle aime être à l’extérieur … mais pas toute seule :-x … Bref restons zen !

      L’an prochain elle entre en secondaire , j’espère que cela la motivera un peu … mais je ne peux m’empêcher de repenser aux deux premières secondaires de mon aînée qui ont été galère tant elle aimait peu ce qu’elle apprenait :-P

  6. bl dit :

    « diktat » pardon :oops:

  7. Mariannne dit :

    Le saut de classe vaste question.
    Quand cela nous est « tombe dessus » avec l’annonce que ma fille (5 ans a l’epoque) etait (est) EIP, nous avons rame :-(
    Apres un bilan chez une psychologue qualifie, un rdv avec le medecin scolaire et la reunion de TOUTE l’equipe pedagogique pour presenter et argumenter notre demande de saut de classe pour ma fille. Il a etait tout simplement refuse, pour …. on ne sait toujours pas la raison. Surement une surcharge de travaille pour les maitresses (c’est ma conclusion tres subjective).
    Ce qui me laisse amere, c’est que la maitresse de notre fille avait elle aussi sa fille qui avait saute une classe dans une autre ecole. C’est la politique du « moi oui, mais pas les autres « .
    Nous avons ete oblige de mettre notre fille dans le prive ou notre demande a ete examine avec serieux. La maitresse de CP (future classe de louloute) a pris 5 minutes pour lui faire lire 2 phrases simples et reconnaitre les lettres. Ce qui n’avait meme pas ete fait dans l’ecole precedente. Enfin si, la directrice avait demande a ma fille de lire : »Maintenant c’est l’heure du gouter » en fin de MS, ce qu’elle avait lu sans probleme.
    Bref, quand ils ne veulent pas, ils ne veulent pas !!!!!

    Maintenant, mes 2 enfants EIP ont saute une classe. Les autres parents nous regardent comme des extra-terrestres et pas forcement de facon sympatique, mais au moins mes enfants sont heureux et a l’aise a l’ecole ….

  8. thrity-one dit :

    Ma fille va sauter une classe. Je suis contente pour elle. En parallèle je démarre un projet de recherche (master) et j’ai pu lire que des études sur le saut de classe ont été effectuées, particulièrement aux Etats-Unis, or elles démontreraient que le saut de classe n’est ni bénéfique, ni délétère du point de vue des connaissances, qu’en est-il du point de vue du bien-être émotionnel?Avez-vous des lectures à me conseiller? Avez-vous lu ce bouquin: Sauter une classe,entre mythe social et faille narcissique? Je ne retrouve pas la critique sur votre site Alexandra.Est-ce que l’auteur se base sur des recherches scientifiques?
    Je suis pour ma part passée de PS à GS mais il me semble qu’ils m’ont gardé deux ans en GS, invoquant le manque de maturité. Je n’ai pas de souvenir d’ennui, je n’ai pas de souvenirs de mes apprentissages en fait, en revanche, j’ai beaucoup bavardé et étais populaire, pas d’ennui donc. C’est au collège que cela s’est compliqué, mais un saut de classe aurait-il tout arrangé? Qu’en est-il de la recherche relative à ce sujet? Vous avez peut-être des références à m’indiquer, je suis intéressée pour mon mémoire, mais surtout pour ma fille.

    • Mariannne dit :

      Bonjour Thrity-one,

      Attention aux études faites aux Etats-Unis. Leur système est bien différent du notre. Il y a souvent entre 3 et 5 niveaux différents par classe et par matière. Ce qui permet réellement de s’adapter à chaque enfant. Pas comme en France où l’instit donne (souvent) 3 exercices de plus aux EIP (bref, je m’égare) :-(
      Le saut de classe permettra surement à votre fille d’être plus « challenger » et d’apprendre le gout de l’effort. Cela lui permettra aussi d’être avec des camarades plus agées donc plus mûr ce qui correspond souvent a leurs attentent.
      En revanche soyer vigilante car les enfants sont souvent cruels entre eux et un enfants « différents » et à fortiori plus jeune peu parfois en faire les frais.

      Personnellement, je ne regrette absolument pas le saut de classe de mes enfants. Ils ne sont qu’en CE2 et 6ème mais ils sont Très épanouit même si pour celui en CE2 c’est un peu difficile avec les autres garçons de sa classe (ma fille a aussi eu 3 mois difficile en CM1).

      Bon courage :-)

      • Thirty-one dit :

        Merci Mariannne. Je vais tâcher de rechercher des études en France oui, et de voir comment sont articulées les études dans les autres pays.

        Merci pour vos conseils.Oui le goût de l’effort scolaire, j’en ai été dépourvue, je vais l’aider à être rigoureuse, et organisée…Je pense qu’en termes de relations elle est bien armée, elle sait ce qu’elle veut…

        Contente pour vos enfants.C’est chouette.

        Isabelle: s’il refuse un deuxième saut (proposé par les enseignants?) je pense qu’il a ses raisons. Il peut apprendre à la maison en parallèle. J’ai deux amis qui ont beaucoup souffert de la différence d’âge due à un passage anticipé. De mon côté je sais que ma fille qui entre en CP en septembre avec un an d’avance pourrait faire CP /CE1 en une année scolaire mais je préfère qu’elle travaille son estime de soi, sa rigueur et son organisation, et surtout qu’elle continue à se faire plein de copains copines ☺Et je fais confiance aux enseignants.

  9. Isabelle SCHERRER-AFAMBO dit :

    Titouan refuse un deuxième saut de classe (pression à la conformité et peur de l’isolement). Il a déjà sauté son CP et a été ey est toujours en tête de classe en ce1 et ce2 sans aucune difficulté. Il dit trouver son équilibre cette année en classe de double niveau de ce2/cm2 en assistant sa maîtresse pour les corrections au tableau de nombreux exercices.Tu m’étonnes que c’est un « vrai bonheur de l’avoir en classe ». Il donne aussi les réponses des cm2 et challenge son grand-frère qui est en 6ème.
    J’ai de plus en plus le sentiment que la fin de sa scolarité de primaire va être longue, longue…
    Si le 1er saut était sans danger, Titouan perçoit très bien et nous avec que le second saut pourrait le mettre clairement en difficultés dans ses relations aux autres. A noter qu’il n’adopte pas du tout de comportements arrogants. Au contraire, il se pense plutôt  » dans la moyenne » et est très conciliant. Nous, inquiets qu’il apprenne trop vite à « s’écraser ». À suivre…

  10. Isabelle SCHERRER-AFAMBO dit :

    Il met également en balance le fait que sa maman :) a également dû apprendre à beaucoup « patienter » dans sa propre scolarité. Et que finalement, ça s’est plutôt bien passé…Comment lui expliquer le désarroi dans lequel on peut se retrouver en prenant conscience de tout cela un peu tard ? N’est-il pas purement et simplement en train de mettre de toutes ses forces à distance ce qui fait sa singularité ? Nos dernières conversations m’indiquent qu’il y réfléchit beaucoup plus qu’il ne le montre. L’art de la dissimulation devient trop vite une seconde nature.

    • Thirty-one dit :

      Ça s’est bien passé pour toi mais tu es tout de même dans le désarroi? Ta découverte est-elle récente?

      C’est l’enseignant qui propose un deuxième saut?

      Si tu lui as déjà expliqué tout cela alors il fera son propre choix, au risque de se tromper mais avec la grande chance d’avoir des parents qui lui montrent qu’ils lui font confiance (belle clef pour ouvrir les portes placées sur le chemin de la vie).

      Je pense qu’il n’est pas seulement singulier de part sa précocite et je pense que de faire des choix participent à une volonté de s’affirmer. Mais je me trompe peut-être. .. A sa place j’aurais peut-être refusé aussi: j’ai changé de collège plusieurs fois et cela m’a coûté énormément au début. A cet âge on se construit par l’appartenance à un groupe. M’enfin c’est mon avis du moment…Bon courage.



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