Nîmes : précoces, « 25 % sont surdoués, 75 % ont besoin d’être aidés » (Midi Libre, février 2017)

Et le second article de la matinée, après "Les surdoués sont des réserves de leadership & d'innovation"...

 

Il s'agit d'un article paru dans le Midi Libre : "Précoces, « 25 % sont surdoués, 75 % ont besoin d’être aidés » " :!:

 

Alissandre Allemand est allé interviewer Philippe Chamont, psychanalyste & créateur en 1981 de l'ALREP (l'Association nationale & internationale de Loisirs, de Rencontres & d’éducation pour les Enfants & adolescents Précoces) :)

 

A noter que Philippe Chamont semble, selon ces propos, faire une distinction entre "précoces" & surdoués" (les surdoués seraient les précoces qui vont bien). Je n'adhère pas du tout à cette compréhension des choses :-?

 

Précoces = EIP = surdoués = zèbres = à haut (ou très haut) potentiel intellectuel = intellectuellement doués... tous ces termes ne sont que des synonymes, renvoyant à une seule & même réalité :up:

 

Un extrait du papier :

 

Le surdouement pose toujours autant question. Effet de mode ? Invention pour flatter les parents ? "Des remarques irresponsables", assure le psychanalyste Philippe Chamont.

Depuis plus de trente ans, Philippe Chamont se passionne pour les enfants et adultes intellectuellement précoces. Rencontre avec un professionnel qui prend à cœur sa mission de les aider à vivre leur état de manière épanouie.

Qu'est ce que la précocité intellectuelle ?

Elle s'évalue à partir de tests scientifiques, le test psychométrique, notamment réalisé par des psychologues formés à la précocité. On dit de quelqu'un qu'il est intellectuellement précoce lorsqu'à l'issue de ces tests son quotient intellectuel est supérieur à 125, jusqu'à 160. Ce qui représente environ 5 % de la population scolarisée. Pour un quart d'entre eux, tout se passe bien. Ce sont les surdoués.

Pour les trois quarts restant, c'est plus compliqué. Personnellement, je me bats pour que les 75 % qui rencontrent difficultés rejoignent les 25 % pour qui tout va bien.

"Il est important de répondre aux demandes de l'enfant"

Plus compliqué comment, concrètement ?
Certains peuvent avoir des difficultés relationnelles et être seuls. Je me souviens d'un enfant qui parlait aux arbres dans la cour de récréation. D'autres vont présenter des dysfonctionnements comme la dyslexie, quelques-uns vont somatiser et être très souvent malades...

 

 

POUR LIRE la SUITE :arrow: c'est ici ! (parfois le site du Midi Libre vous impose de lancer une vidéo publicitaire de 30 secondes pour avoir accès à l'article intégral)

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

:idea: Philippe Chamont est l'auteur ou le coauteur (avec Paul Merchat) de :

 

- "La précocité intellectuelle & ses contradictions"
- "J'ai dit précoce ?"

 

   
Cliquez pour ouvrir                 Cliquez pour ouvrir

 

 

- "Précocité intellectuelle : les magiciens du paradoxe"

 


Cliquez sur la couverture pour ouvrir les détails
de "Précocité intellectuelle : les magiciens du paradoxe"

 

 

Tags: , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , , ,

17 commentaires à “Nîmes : précoces, « 25 % sont surdoués, 75 % ont besoin d’être aidés » (Midi Libre, février 2017)”

  1. Pebocq dit :

    Je suis ok avec toi ça fleurit un peu partout ces distinctions qui n’ont pas lieu d’être.. Je ne comprends pas…

    • gilles dit :

      Je pense que cette distinction vient de la nécessité qu’on les gens de préciser. Je suis HP et j’ai des soucis à l’école / je suis HP et j’ai réussi a exprimer mon potentiel, le pendant francais de talended / gifted. Pas idiot. Mais ca pose le problème du passage de l’un à l’autre. On est surdoué tant que ça va à l’école et on redevient précoce en cas de pépin ? Finalement, pas terrible comme distinction….

      • « Tout se complique » comme dirait Sempé ! :roll:
        Cette distinction est une très mauvaise idée à mon avis. Elle conforte les personnes qui ne connaissent pas la question (ou pire, ceux qui ne veulent pas la connaître) dans l’idée qu’un surdoué, ça doit se voir. Un enfant brillant, qui a 18 de moyenne, joue du piano et fait magnifiquement de l’aquarelle, d’accord, il peut être surdoué. Mais celui qui pose et se pose des questions sans cesse, a une vie intérieure intense, s’ennuie à l’école mais se passionne pour l’espace, ou l’entomologie, ou la couture…. ah non, celui-là il est juste précoce :P

  2. DANG dit :

    Bonjour,

    Je vous lis depuis longtemps (et merci, j’ai appris beaucoup grâce à votre blog).

    Mais c’est la première fois que j’interviens, car là je ne comprends pas: Vous semblez dire qu’il existe des HP qui n’ont pas de problèmes (« qui a 18 de moyenne, joue du piano et fait magnifiquement de l’aquarelle ») et des HP qui ont des problèmes (« qui se pose des questions sans cesse, a une vie intérieure intense, s’ennuie à l’école mais se passionne pour l’espace, ou l’entomologie, ou la couture….), Et malgré cela, il ne faut surtout pas faire de distinction??? (même si c’est vrai que je ne suis pas sur si vous vouliez juste refuser cette distinction de Philippe Chamon, ou distinction en général?).

    N’est-ce pas un peu (trop?) contradictoire? Et mettre dans le même sac ces deux groupes de HP (si on peut les appeler ainsi juste parce qu’ils sont différents), cela ne risque-t-il pas de faire perdre à jamais l’opportunité d’apprendre POURQUOI certains vont bien et d’autres pas, alors qu’ils sont tous HP? Et puis, les mettre dans le même sac, cela ne risque-t-il pas de les traiter de la même façon alors que qu »ils auraient plutôt besoin des traitements différents?

    Juste quelques idées, car j’aimerai apprendre un peu plus.

    Merci

    • A. Zebrounet dit :

      Je ne sais pas si la question s’adresse à moi, ou à Dumbo ? :)

      Alexandra

      • DANG dit :

        A vous deux (car vous avez le même point de vue), et bien sur à toutes autres personnes qui peuvent avoir une idée sur la question,
        Bonne soirée

        • A. Zebrounet dit :

          « Vous semblez dire qu’il existe des HP qui n’ont pas de problèmes (« qui a 18 de moyenne, joue du piano et fait magnifiquement de l’aquarelle ») et des HP qui ont des problèmes (« qui se pose des questions sans cesse, a une vie intérieure intense, s’ennuie à l’école mais se passionne pour l’espace, ou l’entomologie, ou la couture….), Et malgré cela, il ne faut surtout pas faire de distinction??? (même si c’est vrai que je ne suis pas sur si vous vouliez juste refuser cette distinction de Philippe Chamon, ou distinction en général?). »
          C’est justement là le point de désaccord : il n’y a pas plusieurs « familles » de (T)HPI. La douance prend une visage différent selon la personne, mais cela reste LA douance.

          Selon les propos rapportés ds cet article (si tant est qu’ils reflètent véritablement ce que P. Chamont a voulu exprimer…) : un (T)HPI qui va bien est un surdoué & un (T)HPI qui rencontre des difficultés est « seulement » précoce.
          Cela rejoint les thèses de ceux qui voudraient qu’un zèbre soit autre chose qu’un surdoué, ou encore qu’un précoce soit autre chose qu’un EIP… cette floppée de mots, qd on ne saisit pas qu’ils ne sont que de stricts synonymes, laisse (à tort) croire qu’il y aurait justement des entités distinctes dans la douance :down:

          Or c’est faut. Il y a des profils ( :arrow: http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2014/06/02/les-6-profils-denfants-intellectuellement-precoces/), qui peuvent se mélanger, se succéder sur un même individu, selon les périodes de la vie.

          Un enfant HPI de 4 ans qui adore l’école serait, selon Chamont, qualifié de surdoué. Et si à 8 ans il est en rupture scolaire, ou si un TDA/H lui a été diagnostiqué… alors quoi ? Il est rétrogradé dans les précoces ??? :oops:

          Tous les (T)HPI se posent 1 000 questions en permanence :) Mais tous sont uniques & ont (auront) une parcours qui leur est propre. Comme je le souligne dans mon 1er livre, à score de QI égal, 2 individus auront des profils, des comportements, des goûts & des vies totalement différents ;)

          Ainsi, qd un enfant ou un jeune (T)HPI rencontre des complications à un moment donné (il peut n’en avoir connu aucune pendant lgts, & puis être confronté un jour à un/des souci(s) ! Rien n’est gravé dans le marbre…), il lui faut de l’aide sur mesure. Tout est au cas par cas, il n’existe pas de recette magique qui correspondrait à une distinction d’EIP :(

          Alexandra

          • Et attention ! Ceux qui vont « bien » a priori (parcours scolaire sans taches, amitiés nombreuses, attitude agréable à la maison, comportement fiable et sain, etc.) ne vont pas forcément si bien que ça dedans. Cet équilibre magique est fragile et peut vaciller facilement, surtout au début des études supérieures.
            Il faut s’inquiéter de tous nos enfants bien sûr, qu’ils soient HP ou non, entravés de « dys » ou pas. Mais comme Alexandra, je pense que les personnes HP, enfants ou adultes, visiblement tourmentées ou apparemment sereines, présentent tous cette intensité, cette réflexion incessante, cette sensibilité exacerbée qui les fragilisent.
            L’identification de tous (sauf rares exceptions) me parait souhaitable, quelque soit l’âge.

          • DANG dit :

            Bonjour,
            « C’est justement là le point de désaccord : il n’y a pas plusieurs « familles » de (T)HPI. La douance prend une visage différent selon la personne, mais cela reste LA douance. »
            Cela ne veut-il pas dire qu’on ne peut parler d’aide pour les HPI EN GENERAL, que c’est impossible d’avoir une politique d’aide pour les enfants HPI EN GENERAL, car toute aide ou soutien devrait être conçus sur mesure de la personne concernée?
            A mon sens, avant de demander la société en général et l’éducation nationale en particulier de mettre davantage de moyens pour aider les HPI (comme d’autres catégories de personnes), il faudrait normalement identifier les problèmes caractérisés des HPI. Or, après avoir lu ici et ailleurs sur les problèmes soufferts par des INDIVIDUS HPI, je ne suis pas convaincu qu’on peut parler là des problèmes caractérisés des HPI.
            Prenons par exemples, la pensée en abrorescence: Admettons que c’est un trait caractéristique des HPI. Mais est-ce un problème? Je n’en suis pas convaincu, en tout cas pas plus que si on est petit ou disons on est « de couleur ». A mon avis, le problème vient plutôt du côté de la perception que la personne concernée peut avoir de soi même, autrement dire, de certains complexes que tout le monde peut avoir, les petits, les trop grands, les noirs, les jaunes, les « intéllos », les idiots, etc… Quand on a un tel type de complexe, bien sur on souffre, on a des problèmes. Mais certains HPI vont bien, peut-être simplement parce qu’il sont contents avec leur mode de pensée, content que leurs cerveaux tournent sans cesse toute la journée? Autrement dire, ils n’ont pas de complexe, ils s’acceptent tels qu’ils sont?
            De même concernant la « sensibilité exacerbée »: Que faire pour aider les gens ayant cette « sensibilité exacerbée »? A mon sens, il n’y a pas d’autres solutions que de les aider au niveau individuel, Donc, très difficile de demander la société ou l’EN de faire quelques choses, car au niveau individuel tout le monde a besoin d’aide.

            • LittleWitch dit :

              Bonjour,

              Je me permets de répondre en tant qu’enseignante. Il n’y a pas UNE façon d’adapter l’enseignement. Le principal est de savoir en gros « comment fonctionne un HPI » de sorte d’être capable ensuite de comprendre les réactions de l’élève HPI pour adapter notre réponse en conséquence. En pratique, beaucoup des astuces pour s’adapter aux HPI sont utiles aussi à d’autres :
              – travailler sur le raisonnement inductif (je suis prof de math) pour apprendre à rédiger correctement : cela demande plus d’efforts pour certain HPI (pas tous : certains ont appris à faire cela tout petit ce qui est l’idéal) que pour un bon élève « classique », mais c’est un travail important pour tous.
              – laisser la possibilité de faire plus d’exos plus amusants lorsque tout le reste est fini (ou lorsque les exos deviennent trop répétitifs pour ceux qui ont déjà compris) : cela fonctionne très très bien avec les HPI avec un bon niveau scolaire ou pour raccrocher un élève HPI en déperdition (lui redonner confiance etc), mais également avec les bons élèves non HPI qui peuvent également parfois s’ennuyer.
              – gérer les conflits par l’humour et prendre en considération l’élève en tant que personne qui a pu être blessé pour une raison ou pour une autre ou qui peut souffrir d’une situation personnelle compliquée : il est important de savoir qu’un élève HPI peut « sur-réagir » afin de ne pas mal réagir nous-mêmes en réponse, mais en pratique, être à l’écoute c’est valable pour n’importe quel élève…
              – dans les petites classes, mettre en place de la méditation ou autre (je n’ai pas vraiment la possibilité de le faire avec de grands ados en 55 min de cours… mais j’ai vu de supers choses de faites en primaire) : c’est excellent pour les HPI, mais aussi pour tous les autres.
              – etc etc

              Ce que je veux dire, c’est que l’important est d’avoir conscience des différences, du pourquoi, etc. Surtout comprendre qu’un élève HPI est également susceptible d’être en difficulté (et pas simplement « puisqu’il est si intelligent, qu’il nous le montre » ou autre).

              Après, s’adapter à chacun fait partie de notre métier et la difficulté du métier est justement de savoir réagir en fonction de la personne ou du groupe qui est en face de nous. Suivant les classes que j’ai, je ne me comporte pas de la même manière. Je suis plus cadrante et autoritaire avec mes secondes, plus complice avec mes TS que je connais en tant que prof principale depuis l’an dernier (et qui sont plus naturellement sages et concentrés), plus détendue avec mon petit groupe d’histoire des arts qui a choisi l’option (et avec qui je n’ai pas vraiment de programme à suivre), et ainsi de suite. De même, pour certains élèves je ne vais pas accepter qu’ils fassent autre chose pendant mon cours tandis que pour d’autres (HPI notamment), je vais moi-même leur fournir de quoi faire autre chose…

              Finalement, demander à l’EN de faire quelque chose, c’est simplement demander de prendre en compte le HPI comme potentiellement une force mais aussi une difficulté : laisser la possibilité d’adapter le parcours (sauts de classe, aménagements d’emploi du temps, mise en place de tutorats, etc) parce que l’on a reconnu officiellement que cela pouvait s’avérer une nécessité. C’est aussi former les enseignants au dépistage de ces élèves afin de prévenir d’éventuels soucis à venir au plus tôt (en primaire, c’est plus simple qu’au lycée où il est souvent bien tard pour être vraiment efficace une fois que les problèmes sont bien installés).

              Et cela fonctionne, doucement, mais cela fonctionne. De plus en plus d’enseignants sont ouverts même si nous sommes encore assez peu nombreux à réellement proposer des aménagements. Comme quoi cette reconnaissance est une bonne chose.

              Bonne soirée !

              • Bergamote dit :

                Bonjour,
                Votre discours me fait chaud au coeur de la part d’une professeure. Si mon fils avait des profs comme vous, il retrouverait vite le plaisir d’aller au collège, mais ce n’est pas le cas. Bravo à vous, continuez à prendre en compte ses différences, vos élèves ont de la chance !!
                Bon week-end.

              • Même réaction que Bargamote ! :)
                Un grand merci pour votre témoignage, votre manière d’aborder la question me parait idéale, pleine de bon sens et d’énergie. Vos élèves ont bien de la chance ! :smile:

            • Fabourg dit :

              Bonjour,
              Au niveau de la pensée en arborescence et de la sensibilité des HPI (dont la majorité ou 100% (?) présente ces particularités) il est important de former les enseignants et de les sensibiliser.
              Il vaut mieux prévenir les problèmes que de les guérir.
              Le commentaire de « Little Witch » ci-dessous est la preuve que les (meilleurs) enseignants trouvent naturellement le chemin vers la solution.
              Bonne journée!

  3. Fabourg dit :

    Ci-dessus alors:) car j’ai répondu à « Dang »

    En tant que parent je soutiens la position de « LittleWitch » à 100%.



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

Commenter cet article