Pour faire redoubler un élève, il faut désormais l’accord des parents (L’Express, novembre 2014)

Pour faire redoubler un élève, il faut désormais l'accord des parents (L'Express, novembre 2014)C'était hier, jeudi 20 novembre 2014 : le redoublement en France ne sera désormais plus qu'une décision qualifiée d'exceptionnelle & prise exclusivement en accord avec les parents de l'enfant :-D

 

Décision prise par décret paru au JO (Journal Officiel), & applicable à la rentrée de septembre 2015 !

 

On sait depuis des années le redoublement inefficace & coûteux. La ministre Najat Vallaud-Belkacem a fait en sorte qu'il ne soit donc réservé qu'à des cas exceptionnels conformément à l'orientation fixée par la loi d’orientation & de programmation pour la refondation de l’École de la République de juillet 2013 :up:

 

Les parents devront désormais donner leur accord pour ce maintien, ce qui n'était pas le cas jusqu'alors :roll:

 

Jusqu'à présent les parents ne pouvaient pas s'opposer au redoublement dans tous les niveaux, comme cela est souvent écrit sur les forums :!:

 

Ils ne le pouvaient que dans certaines classes. Dans d'autres, comme le CM2, la 4ème ou la 2nde par exemple, ils devaient passer par une commission d'appel (sans aucune garantie d'être entendus dans leur refus de la décision de redoublement).

 

Ce que ce décret va changer en clair : les parents auront dans tous les cas le dernier mot, sauf cas extrêmes...

 

Un décret publié ce jeudi au journal officiel fait du redoublement, dès la rentrée 2015, une décision exceptionnelle, prise en accord avec les parents de l'élève concerné.

S'agit-il d'une mesure pédagogique, ou d'une nouvelle mesure d'économie budgétaire qui ne dirait pas son nom? Le redoublement, qui a déjà diminué mais reste plus fréquent en France qu'ailleurs, va devenir une décision "exceptionnelle", en accord avec les parents et entraînant un accompagnement spécifique des élèves, selon un décret publié ce jeudi au Journal officiel. Deux milliards d'euros -soit le coût estimé du redoublement en France, et le destin scolaire de près d'un tiers des élèves français sont en jeu.

 

Pour faire redoubler un élève, il faut désormais l'accord des parents

 

Mais alors comment sont définis ces "cas exceptionnels" ? A qui sera réservé ce fameux redoublement :?:

 

Il pourra "pallier une période importante de rupture des apprentissages scolaires", avec "l'accord écrit des représentants légaux de l'élève ou de l'élève lui-même, si celui-ci est majeur".

 

Mais ne pourra plus être une réponse à la problématique d'un "simple retard scolaire, d'une difficulté scolaire" :)

 

POUR LIRE l'article en INTÉGRALITÉ :arrow: c'est ici !

 

 

:idea: 2 autres articles particulièrement intéressants à ce propos :

 

- sur le site Service Public

- sur le Café Pédagogique

 

 

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12 commentaires à “Pour faire redoubler un élève, il faut désormais l’accord des parents (L’Express, novembre 2014)”

  1. zigomio dit :

    ca sent surtout l’économie d’€ , qu’un vrai intérêt pour l’enfant…

    j’ai l’impression en lisant les article que redoubler c’est être un bon a rien

    Et quid des enfants qui n’arrive pas a suivre malgrès toute leur bonne volonté?? on les laisse sur le coté comme c’est déjà le cas?

    je ne sais pas si c’est par ce que je n’ai pas d’enfants mais j’ai un peu de mal a saisir les bénéfices de cette décision …

    car si on suit bien les proposition qui ont été faite ( et pas forcement accepté )
    – faut pas donner de notes par ce qu’une mauvaise note peu tromatisé
    – pas leur mettre de mauvaise apréciation , car ca peut être mal pris
    – pour le BAC , ne pas passer leur examin tout au long de l’année (comme c’est le cas dans certaine filière pro ) ca risque de trop fatigué les pauvres élèves ( pourtant j’ai passé mon bac pro de cette manière et c’est bien moins stressant d’avoir des exam tout au long de l’année et que 4-5 épreuves finales)

    et surement des que j’oublie
    en faite on est en train de nivelé le niveau par le bas nan? ( je sais pas se que vous en pensez)

  2. Spit dit :

    Il est inepte de croire que les enfants apprennent tous la même chose à un moment précis choisi par un enseignant ou un ministre. Cependant, vu le système éducatif actuel, un enfant qui ne sait ni lire, ni écrire, ni compter en sortie de CP ou CE1 ne pourra que perdre son temps par la suite, puisque les programmes se basent sur l’idée que certaines notions sont acquises, ne serait-ce que comprendre l’énoncé ou savoir y répondre par écrit (et encore, d’une manière particulière). Malheureusement donc, nouvelle mesure d’économie budgétaire qui ne dit pas son nom (pour moi). :oops:

  3. CarolineW dit :

    C’est une mesure totalement absurde mais qui ne doit pas nous étonner car dans la continuité de ce qui se fait depuis plusieurs années (décennies ?). Et quoi qu’il advienne un enfant qui ne peut plus suivre ira dans le mur. On se contente de différer le pb à après le bac.
    J’avais lu un livre de M.Ruffo très interagissant sur le sujet: il y expliquait ( et à le lire ça tombait sous le sens) qu’il fallait ré-orienter tôt certains enfants ( qui n’ont soit pas les capacités, soit pas le goût tout simplement) vers des cursus plus courts et plus appliqués. Malheureusement ce sont souvent les parents qui s’y opposent, refusant d’admettre les difficultés de leur enfant et voulant les conserver coute que coute dans un cursus classique.
    Et pourtant ces enfants auraient tout à y gagner: un parcours réussi et une image et estime d’eux-mêmes redorée. Mais en France ces filières pro ne sont vraiment pas valorisées

  4. Sany Meï dit :

    oui en effet le souçis français est le manque d’info des gens sur les filières pro encore mal perçues.(echec, gamin pas malin…alors que ces filières ont bcp évolué!)

    mes grands loulous ont , (et je suis consciente qu’on a de la chance, du gout pr l’ecole et apprendre,donc je me sentirais mal de les orienter en pro (le grand passe son bac S cette année avec une moyenne toujours exellente, c’est son choix, le second traine ses pieds au lycée mais enfin, se sent bien parmi les autres, après un collège affreux, et est plutot bon en classe sans rien faire, il veut continuer pour faire les beaux arts(il dessine merveilleusement, et musicien aussi, il a fait cham)..bon, on verra, et enfin mon troize lui qui a eu telement de souçis, a eu une année d’avance malgré des gros souçis d’adaptation (merci le dispo hpi public qui fait des merveilles), a falili partir en pro.(de sa pret…il voulait aller travailler ca trop de souçis au collège! bien sur je ne l’ai pas laisser aller en pro!..il a les moyens de faire une filière classique -puis pro au lycée s’il veut, je ne m’y oppose pas. mais quelquefois on doit decider pour le bien de son enfant quand il traverse une zone de turbulence, et qu’l n’est ps assez lucide pour voir l’avenir.aujourd’hui mon troiz refait sa 4è (car l’an dernier il etait souvent absent et a ete hospitalisé pou depresion )redoublement demandé par lui, et nous, et il a donc perdu son année d’avance (a vrai dire finalement c’etait ça son principal souçis…)et il a une super motivation nouvelle, une moyenne géniale, des profs ravis, et enfin voit l’avenir de nouveau, peut ête pourquoi pas en lycée pro si tel est son choix après la 3è.,.(il est thqi.) :)

    donc chez nous le redoublement pour « etre mieux ds sa peau et ses acquis », on trouve plutôt ça bien .;-) mais avant de vive ce qu’on a vécu l’an dernier, j’etais contre(.j’ai compris bcp de choses.)

    mais je comprends que pour bcp d’eip mal sans leur scolarité, la question n’est pas la même, car on faisait redoubler des enfants qui n en avait pas besoin ni envie et ça amplifie le decouragment…dans ces cas là c’est nefaste. :(

    donc ça reste dependant de bcp de choses…

  5. Chrodegang dit :

    Je trouve personnellement que la plupart des redoublements trahissent avant tout un système très mal fait pour tous les élèves, pas que pour les surdoués.

    Toutefois, j’ai eu l’occasion d’assister à un redoublement bénéfique. Il s’agissait d’une jeune fille qui était en AIS (classe spécialisée pour les enfants ayant un gros souci d’apprentissage, mais sans nécessairement de diagnostic médical pouvant l’expliquer, le principe étant qu’ils passent la matinée avec l’institutrice spécialisée, et l’après-midi dans leur classe de rattachement) avec déjà un an de retard. Elle était en Cm2, avait des capacités certaines mais parfois un discours totalement incohérent et un problème de mémoire, par contre elle était vraiment mature et volontaire. Malheureusement, le cru des Cm2 avec lequel elle était n’était pas le meilleur au niveau du comportement. Elle a donc (avec accord des parents, et le sien, et en lui donnant le choix de rester avec la même maîtresse ou pas) redoublé. Les nouveaux Cm2 étaient bien plus sympathiques à son égard, plus sérieux, elle se sentait bien mieux malgré ses deux ans de retard. Et, bien qu’elle ait encore eu des problèmes, elle a fait un Cm2 « classique » et est ensuite passée en 6è, elle est aujourd’hui en 5è et je ne sais pas comment cela se passe pour elle, mais l’année dernière j’ai eu l’occasion de lire un de ses textes en anglais et j’ai été émue aux larmes de constater les progrès qu’elle avait réalisés. Je l’ai eue pour ses deux Cm2 et j’ai réellement constaté une différence dans son épanouissement personnel et scolaire. Ma seule inquiétude est que le collège oublie son histoire et la laisse voguer sans veiller à ce qu’elle ne se laisse pas à nouveau dépasser, comme il sait si bien le faire.

  6. Agnes dit :

    Oui mais bon ne rien proposer aux gamins (HQI or normaux ou bas QI) qui galere…
    Faire passer tout le monde, le gamin qui ne suit pas, ne va pas mieux suivre l’annee d’apres… Je suis contre les redoublements mais si rien n’est propose a cote…

  7. Mag6Mum dit :

    ah! Les effets d’annonce !
    C’est pas comme elle si elle venait d’inventer quelque chose, madame La Ministre.
    Ça fait des années qu’on n’impose plus de redoublement et que c’est déjà aux familles de décider. Pour rappel: c’était le but de la création des cycles: on partait du principe qu’un élève qui n’avait pas tous les acquis correspondant à sa classe n’avait pas pour autant rien appris. Donc, au lieu de recommencer au début il continuait l’année suivante et ce n’est qu’en fin de cycle que l’on proposait éventuellement un redoublement si le niveau n’était pas acquis et qu’on estimait que cela pouvait être bénéfique. C’est toujours le cas aujourd’hui. Les propositions de redoublement sont vraiment très rares. Le système a ses avantages (un parent peut refuser un redoublement s’il sent ou sait que ce n’est pas la solution pour son enfant) et ses inconvénients ( un parent peut refuser juste parce qu’il ne veut pas et on se retrouve avec des petits mômes en perdition au cm alors qu’un an de plus leur aurait suffit pour prendre leur souffle).

    De plus, quand je l’entends parler de prises en charge spécifiques….je ne sais pas s’il faut en rire ou en pleurer….
    D’abord parce qu’on éliminerait bien des problèmes si on commençait par baisser les effectifs , si le rased ne s’était pas vu couper l’herbe sous les pieds, si on avait plus de maîtres que de classe (pour proposer des aides, des ateliers décrochés….) , ….?
    Ensuite parce que la plupart des prises en charge demandées par par les équipes éducatives ne voient jamais le jour faute de moyens …alors quand on me parle de nouvelles … je me demande comment ils osent encore.

    • lechalote dit :

      C’est aux familles de décider…j’ai en tête le cas d’une famille qui a dû batailler ferme pour empêcher le second redoublement de leur fils en primaire. Direction la psy scolaire contra l’avis de l’instit et du directeur qui constate avec stupéfaction qu’il connaît parfaitement sa poésie. A la question de l’instit : « mais pourquoi tu ne me l’as pas récitée comme ça », réponse du môme « parce que ce n’est pas ce que vous attendiez de moi ».
      Classé, catalogué, même s’il n’a pas redoublé cette année là, je doute qu’il puisse encore faire confiance au système scolaire, tout cassé déjà depuis le CP…

      • A. Zebrounet dit :

        Je suis d’accord & considère pour ma part qu’il est tt à fait normal que les parents aient le dernier mot dans ttes les questions liées au parcours, à l’orientation, aux choix qui sont faits pour leur enfant :!:

  8. Myriem dit :

    Gardons espoir que c est l intérêt de nos enfants qui est le moteur de cette réforme!! Je suis favorable au cas par cas mais je sais aussi combien des élèves qui ne suivent pas peuvent ralentir toute une classe, à commencer par eux mêmes.

    • rainbow dit :

      Imaginez alors, à quel point un élève « surdoué » ou  » précoce » peut se sentir ralenti par toute une classe de niveau « normal » et ce année après année, à longueur d’année ! :(
      Je ne crois pas du tout à cette vision « scolaire » de l’intérêt de l’enfant servie à la presse dans cette réforme.
      C’est un effet d’annonce, et seulement cela. Toute mesure pédagogique coûtant du temps et de l’argent, « l’intérêt de l’enfant » devient une expression marketing ! :evil:



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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