Impolitesse & manque de civisme

m_malpoliL'impolitesse, tout comme le manque de civisme & de courtoisie sont vraiment des choses qui me mettent hors de moi. Nous sommes cernés par les gens impolis & négligeants !!! icon_mad1

Enfin, quand je dis "nous", je ne parle pas au nom de tous (!) puisqu'un bon paquet des "autres" en question est justement dans le lot des malpolis qui m'énervent au quotidien... icon_rolleyes1

 

Pour redevenir sérieuse, JE me sens cernée en tous cas,  certains jours, comme hier par exemple (d'où l'envie d'écrire ce billet icon_idea ). Ils sont partout !!!   On les croise en toutes circonstances, en tous lieux.

 

En voiture lorsqu'ils grillent une priorité & se permettent, en plus, le luxe de grogner quand on le leur fait remarquer... Ou encore lorsqu'ils ne prennent pas la peine de mettre leur clignotant (à quoi cela pourrait-il sevrir !? Puisqu'eux savent où ils vont !)  & qu'ils vous laissent attendre une plombe... avant de tourner sous votre nez, & sans la moindre gène  icon_eek1
A la caisse d'un magasin quand ils vous toussent (pour ne pas dire "crachent" !) dessus sans même mettre la main devant la bouche, & sans plus d'excuse.  Ou encore lorsqu'ils vous piquent royalement votre place dans la file d'attente, feignant maladroitement de ne pas vous avoir vu...
Dans une salle d'attente quand ils téléphonent & parlent bien fort, afin que personne ne puisse échapper à leurs conversations hautement inintéressantes... Ou que leurs gamins hurlent & se chamaillent sans que ça n'éveillent chez eux le plus petit réflexe d'intervention...
Dans la rue, quand ils vous bousculent ou vous poussent même sans se retourner... & que vous vous surprenez à vous excuser pour eux !?  icon_down
Au téléphone ou par e-mail, quand le minimum de formules de politesse & de présentation usuelles est littéralement chunté, au profit d'un style télégraphique, ou pire, façon SMS !
A l'école, quand ils amènent leurs enfants chaque jour avec 10 minutes de retard... dans le meilleur des cas. N'arrivant pas à respecter un horraire imposé & manifestant par la même occasion un manque de considération incroyable pour les enseignants & leur travail (valable aussi pour tout rendez-vous ! La ponctualité étant me semble-t-il une des bases de la politesse & du respect...)

 

Vous allez penser que je suis tatillonne, peut-être même obsessionnelle. C'est juste, je le suis à n'en pas douter sur certains points comme l'heure, ou l'organisation.

 

La politesse est la fleur de l'humanité. Qui n'est pas assez poli, n'est pas assez humain.
Joseph JOUBERT

 

 

On pourrait comprendre qu'un jeune enfant, qui n'a pas encore tout à fait conscience de ce qui "se fait" ou pas, puisse être impoli dans certaines circonstances. C'est parfaitement excusable. Mais une chose m'étonnera toujours, le manque de savoir-vivre n'est pas du tout une question d'âge icon_exclaim1

 

Le rôle des parents, & de tous les autres acteurs de l'éducation des enfants (famille élargie, corps enseignant, professeurs dans le cadre d'activités extra-scolaires) consiste précisément à leur transmettre les règles de bienséance & de respect élémentaires nécessaires à la vie en société.
Or comment transmettre ce que l'on ignore soi-même, ou ce que l'on bafoue régulièrement sous leurs yeux !? icon_surprised1 Il va s'en dire que ces enfants, une fois devenus adultes calqueront leur attitude sur celle de leur entourage & qu'en dépit des sermons qui leur auront été faits, le mauvais exemple donné régulièrement prévaudra & sera celui qu'ils reproduiront sans nul doute.

 

Et c'est là que la bât blesse : l'incorrection n'est pas le monopole des plus jeunes.  Les gens les plus âgés sont d'ailleurs parfois les plus grossiers, n'hésitant pas à brandir le bouclier magique & intouchable de l'âge avancé pour justifier des indélicatesses confondantes. Et c'est exaspérant !
Etre âgé ne donne pas tous les droits, encore moins celui d'être malappris.

 

Non pas que je sois une sainte & que moi-même je ne commette jamais d'impair, qu'il ne m'arrive jamais de manquer de tact sans le vouloir, mais lorsque je m'en aperçois, je m'excuse ausitôt. Car je pense que le respect de soi passe avnt tout par le respect d'autrui. Et qu'il est absolument indispensable, à tout âge, pour vivre dans une société civilisée & cohérente avec son temps & sa rapidité d'évolution d'être attentif à ceux qui nous entourent.
Respecter l'autre impose inévitablement de respecter certaines règles afin de ne pas franchir les limites de l'irrévérence. Malheureusement je fais le constat amer & quotidien de cet irrespect !

 

 

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Une nouvelle semaine commence…

ecoleEt hop ! un lundi de plus... & la promesse d'ici qqs jours de pouvoir barrer une semaine supplémentaire nous séparant des tant attendues "grandes vacances" ! icon_neutral1

 

Car le petit Zèbre attend avec une impatience grandissante ce moment rêvé, celui qui marquera son départ de l'école où il va, depuis ses débuts dans le monde scolaire. Il y a 3 ans, quand il est entré en toute petite section, il idéalisait énormément l'école, pensant que ce serait un lieu d'apprentissages incroyables, de grandes découvertes & il y allait avec entrain. Puis l'enchantement a laissé place à la désillusion lorsqu'il s'est aperçu que finalement, non, ce n'était pas ce qu'il avait imaginé.
Que la maîtresse va lentement, ressert tous les jours des exercices qu'il connait & matrise déjà, & qui donc, ne trouvent absolument aucun intérêt à ses yeux de zebrillon. Qu'on lui impose de perdre son temps à faire "des choses de bébé", à vouloir lui faire faire la sieste l'après-midi (!), quand lui voudrait lire & apprendre.
Qu'on lui signifie qu'il doit se taire, pour laisser le temps aux autres de s'exprimer sur un livre dont lui a déjà fait le tour depuis le premier jour...  icon_eek1

 

Les discussions que j'ai eu avec la maîtresse n'ont pas vraiment fait avancer les choses en janvier dernier. Malgré le bilan psychométrique, malgré les articles & différents rapports que j'ai pu lui fournir pour qu'elle comprenne ce à quoi elle n'a jamais (dit-elle) été confrontée. Malgré son apparente bonne volonté, finalement rien n'a été mis en place pour le zebrounet. Et l'ennui se fait plus insistant chaque jour. Chaque matin, les pleurs & les supplications remplacent la joie d'il y a quelques années. Les angoisses ont pris le pas sur l'insouscience des premières années. Et chaque jour il faut rassurer, expliquer que bientôt, très bientôt, le petit Zèbre ira dans une nouvelle école où, à n'en pas douter, il apprendra enfin de vraies choses intéressantes, il fera du travail... & plus des "jeux idiots de bébé".

 

Ce n'est pas facile de faire ces promesses, sans toutefois savoir avec certitude si à la rentrée prochaine, tout ira vraiment mieux dans cette nouvelle école icon_question1 icon_exclaim1

 

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Devenir (sur)doué ?

Devenir (sur)doué ?Question fréquente découlant de l'idée reçue très répandue qui consiste à laisser penser que les parents d'enfants surdoués les poussent, ceci expliquant cela...

 

Le sudouement serait donc dû, en suivant ce cheminement de pensée, à un travail acharné & une volonté d'investissement scolaire :idea: 

 

Peut-on devenir surdoué :?: :!:

 

 

La réponse est non ! 

 

On nait doué, ou pas (on peut aussi écrire "on est surdoué, ou pas" :roll: ) ; on ne le devient pas. Ça ne se travaille pas, ne s'apprend pas !!!

 

Ce haut potentiel est présent dès le plus jeune âge, ou n'y est tout simplement pas.

 

Cette douance, si elle est présente, est là pour la vie entière, c'est à dire qu'un enfant surdoué deviendra un adulte surdoué.
D'où - petite parenthèse - l'absurdité du terme "enfant précoce", très à la mode ces temps-ci mais qui est pourtant parfaitement absurde & ne reflète pas la réalité du surdouement. En effet, ce mot, précoce (repris sous le sigle EIP)  laisse à penser que l'enfant est seulement "en avance" sur le autres, & que cette avance sera rattrappée tôt ou tard par les autres pour que la différence finisse par s'effacer définitivement :(

 

Ce qui est parfaitement faux ! Et en plus d'être trompeur dans l'esprit des gens, cela induit en erreur la personne concernée elle-même (ici, l'enfant dit "précoce") :!:

 

Comment bien se construire quand on se trompe sur son identité ? Que l'on se croit différent, seulement pour un petit bout de temps ?

 

Mais ce sujet ne pouvant être traité en quelques lignes, il fera l'objet d'un billet complet :idea:

 

Revenons au surdouement... si, à contrario, il n'est pas présent chez un individu, rien ne pourra le faire venir.
Aucune préparation n'est à faire avant un test. L'objectif n'est justement pas d'influencer le résultat, car un bilan n'est pas une interrogation ou un examen, il est une photo à l'instant T des capacités cognitives d'un individu.

 

Ainsi ni l'environnement, ni les parents, pas plus que l'équipe éducative ne sont en mesure de "fabriquer" des surdoués.
Le surdouement d'ailleurs est présent dans les mêmes proportions dans tous milieux sociaux. Et je trouve cela plutôt rassurant, car cela équivaut à dire que les parents (ou l'entourage) sont impuissants. Ils ne peuvent pas modeler le surdouement de leur enfant selon leur volonté.

 

Il semble par contre évident que la différence se fera ressentir sur "l'après", & sur le regard posé sur l'enfant ! :-?

 

Un enfant surdoué n'aura pas les mêmes chances de grandir harmonieusement & d'exploiter son potentiel de la meilleure manière possible selon qu'il soit d'origine très modeste ou aisée, selon le niveau d'études de ses parents ou sa famille, selon la volonté d'implication de ses professeurs, selon la place donnée dans sa famille à l'intellect., la culture, à l'encouragement de l'investissement scolaire & intellectuel.

 

D'où l'importance capitale pour tous ces enfants HP moins favorisés dans leur famille respective de pouvoir bénéficier des mêmes traitements à l'école !
Il FAUT que l'Education Nationale ait une image très précise & juste de ce qu'est le surdouement, pour garantir à ces enfants-là, ceux issus des familles les moins aisées, d'avoir aussi la possibilité de développer ce haut potentiel quand il est détecté :)

 

 

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Qui consulter pour un bilan psychométrique ?

Qui consulter pour un bilan psychologique & psychométrique ?Un bilan psychologique complet comprend notamment un test psychométrique (ordinairement appelé "test de QI") :)

 

En France seuls les psychologues (& neuropsychologues, qui sont des psychologues spécialisés) sont habilités à la passation, à l'analyse & à l'interprétation des bilans psychométriques.

 

Aucun autre praticien n'est apte à poser un diagnostic de haut potentiel intellectuel (bien que la douance ne soit pas une maladie ou un trouble :up: J'utilise généralement le terme de mise en lumière, ou mise en évidence, mais le mot diagnostic est aussi utilisé dans le monde de la douance), ou à remettre en question celui posé par un psychologue. Pas plus le médecin de famille, que tout autre praticien.
Que ce soit clair ;)

 

Cependant tous les psychologues ne sont pas formés à cette pratique. Tous ne s'y intéressent pas, de même que tous ne sont pas compétents en ce domaine :!: 

 

Il ne suffit pas de se rendre chez "un" psychologue au hasard ; il est grandement préférable de prendre le temps de choisir un professionnel qui aura les compétences & l'expérience nécessaires à une bonne interprétation du bilan qu'il aura réalisé sur vous ou sur votre enfant.

 

En outre, tous ne pratiquent pas non plus la passation des tests psychométriques, qu'elle soit pour adultes ou pour enfants.

 

On pourra trouver par exemple, un psychologue bilantant les enfants, mais ne pouvant pas du tout répondre à la demande d'un des parents pour lui-même. Il faudra alors partir en quête d'un psychologue pratiquant les bilans adultes !

 

Afin d'éviter un mauvais diagnostic (ici dans le sens de conclusions qui ne seraient pas justes ou fondées) qui pourrait avoir de graves conséquences, il est indispensable de consulter un psychologue spécialisé & expérimenté dans ce domaine :roll:

 

 


 

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

 


 

 

Mais comment trouver un psychologue compétent me direz-vous ? 8-O

 

Pas évident en effet quand on ne sait pas où s'adresser ni sur quels critères choisir... 

 

Le danger étant d'aller naturellement vers ceux qui disent être compétents, mais ne le sont pas forcément. Ou encore vers ceux qui n'ont en fait pas à faire passer de bilans (je vais me répéter, mais ce billet est là pour ça : seuls les psyCHOLOGUES en ont la permission ! Pas les psychiatres, encore moins les psychopraticiens) :(

 

Cela donne des pratiques parfois contestables & en totale contradiction avec l'éthique (refus de donner les résultats chiffrés, absence de compte-rendu réel, conclusions erronées, diagnostic - notamment de syndrome d'Asperger, de TDA/H - qui n'en ont pas la moindre valeur, etc.).

 

Méfiance donc...

 

Il est plus sage de questionner, par téléphone, avant de se lancer dans un bilan qui ne sera pas réalisé dans les meilleures conditions !

 

Attention par exemple si l'on vous annonce des tarifs très (trop) bas ou encore quand le/a psy se refuse à vous donner les versions des tests avec lesquelles il/elle travaille.

 

 

Quelques points à contrôler

 

En vous assurant préalablement des points suivants, vous aurez déjà éliminé un bon peu de situations contrariantes :

 

- demandez clairement le nom du test & sa version ! Si pour les enfants il existe aussi le Nemi & le K-ABC, les échelles les plus couramment utilisées restent celles de Wechsler :)

 

Elle est se décline sous 3 formes, en fonction de l'âge du sujet le jour de la passation :

- le WPPSI, qui est la forme pré-scolaire du test. Il s'adresse aux enfants de l'âge de 2 ans & 6 mois, à 7 ans & 3 mois

- le WISC, qui concerne les enfants en âge scolaire, de 6 ans à 16 ans & 11 mois

- le WAIS, qui s'adresse aux grands adolescents & aux adultes, de 16 ans à 79 ans & 11 mois

 

:idea: lorsque l'on voit, à la place du chiffre suivant le test un "R" (par exemple "WAIS-R"), cela signifie que l'on parle du test dans sa version révisée

Le WPPSI est né en 1967 & a existé dans les versions suivantes :
✗ WPPSI (1967)
✗ WPPSI-R (1989)
✗ WPPSI-III (2002)
✓ WPPSI-IV (en France depuis le printemps 2014, version actuelle)

Le WISC est né en 1945 & a évolué ainsi :
✗ WISC (1945)
✗ WISC-R (1974)
✗ WISC-III (1991)
✗ WISC-IV (2004)
✓ WISC-V (sorti outre-Atlantique début 2015 & depuis l'automne 2016, le test en vigueur en France pour les enfants d'âge scolaire :up: )

Enfin le WAIS a vu le jour en 1955 :
✗ WAIS (1955)
✗ WAIS-R (1981)
✗ WAIS-III (2000)
✓ Wais-IV (2011, c'est la version actuelle)

 

 

- prenez soin aussi de bien vous mettre d'accord avec le psy contacté : il doit s'engager à vous fournir un compte-rendu écrit, très détaillé (avec les scores, tous les scores !, mais pas que...).

 

Ces scores vous appartiennent (ou appartiennent aux parents), dans leur totalité, mais ils ne constituent pas des conclusions :evil:

 

Je vois trop souvent des lecteurs se désolant de vide absolu des compte-rendus qui leur sont remis. Il est donc essentiel d'être certain que le psy est bien dans cette dynamique d'analyse, & pas uniquement de crachat de scores sur une simple feuille volante :-|

Les seuls scores

 

De même que je déconseille de se tourner vers les centres, souvent à grande échelle, qu'ils soient privés ou publics :down:

 

Parmi les spécialistes français incontestés du haut potentiel intellectuel, certains ont un petit cabinet dans lequel ils prennent le temps de recevoir personnellement, de A à Z (sans collaborateur intermédiaire...) & en toute simplicité les patients qui s'adressent à eux :)

 

D'autres sont à la tête de structures bien plus vastes.

 

Ce qui importe est d'avoir une idée précise de vers quoi l'on va !

 

Pour ma part j'incite donc toujours à privilégier les cabinets restant humains par leurs taille, mais surtout, dans leur approche. Car il me semble important que ce soit le même clinicien qui vous reçoive à chaque étape, & non un psychologue au premier rendez-vous, puis un autre (ou un étudiant...) pour la passation, puis encore un troisième pour la séance de restitution du compte-rendu :-o

 

Attention également aux psychologues scolaires, rarement au fait des subtilités des analyses des tests psychométriques sur des profils complexes (avec troubles associés par exemple).

 

Bien sûr, des exceptions existent & il est des psy scolaires très compétents en matière de surdouement, car passionnés par cette branche de la psychologue clinique. Mais dans la mesure où, par essence, on ne choisit pas son psy scolaire (ce sera celui du secteur qui recevra votre enfant ! Qu'il soit connaisseur... ou pas du tout !), cela n'a que peu d'importance dans l'immense majorité des "à éviter absolument".

 

S'ils ont l'avantage d'être gratuits (je peux comprendre que pour les familles les plus modestes cela entre en ligne de compte), ils peuvent être un choix qui sera amèrement regretté après coup...
Qu'on se le dise !

 

Et pour cause, la détection de la douance n'est pas leur priorité. Ils ne sont la plupart du temps pas du tout formés au bilans psychométriques & quand ils le sont, ils n'ont bien souvent ni le matériel adéquat (tests obsolètes, du type WISC-3 alors que seul le WISC-5 est aujourd'hui en vigueur !), ni le temps, ni même l'envie de rendre une analyse sérieuse, écrite & détaillée.

 

Leur attention étant orientée de manière plus impérative vers les élèves en très grandes difficultés scolaires que vers les tests de QI... (ce que l'on peut aisément comprendre).

 

Autre gros point noir : les CMP / CMPP, que je déconseille encore plus fortement.
Ils sont souvent une catastrophe en termes de prises en charge pour les enfants (T)HPI &/ou autistes 8-O

 

 


 

 

Asperger et fière de l'être. Voyage au cœur d'un autisme pas comme les autres

 

 


 

 

Alors comment faire ?

 

L'un des moyens les plus sûrs est encore de se tourner vers les antennes locales des associations qui pourront peut-être vous aiguiller (comme l'ANPEIP ou l'AFEP, ou d'autres qui soient actives dans votre secteur géographique :up: ).

 

Les psychologues sélectionnés par l'AFEP ont par convention des tarifs souvent plutôt attractifs (à partir de 150 €uros) & sont, théoriquement, compétents dans le domaine de la précocité intellectuelle.

 

Ce qui ne doit pas vous interdire d'être précautionneux & de poser les fameuses questions, avant de vous engager dans un bilan. Car certains ont parfois eu d'énormes surprises... 8-O

 

Et dans l'éventualité d'un(e) psychologue, conseillé(e) par une asso, qui ne travaillerait pas dans les règles (par exemple test obsolète dans sa version, pas de compte-rendu écrit - ou des conclusions bâclées, passation tronquée, etc.), il ne faut pas hésiter à faire remonter l'info aux responsables de l'antenne associative !!! Car sans ces retours des familles (positifs, mais surtout négatifs quand cela se passe mal), il est plus compliqué d'établir des listing de qualité :-|

 

Autre moyen : rien de tel que ou le bouche à oreille ! L'avis des personnes ayant déjà consulté le(a) psy en question étant plus parlant qu'une jolie devanture dorée...

 

Mais gardez en tête : ne pas se précipiter, & bien prendre le temps de se renseigner avant de sauter le pas (& peut-être le regretter par la suite) :-|

 

On peut aussi être amené à passer un test de QI dans le cadre d'une hospitalisation (en psychiatrie par exemple), que ce soit pour diagnostiquer un trouble, ou pour en écarter d'autres. Mais ce billet est tourné vers la consultation classique, dans le privé.

 

 

Qu'est-ce qui distingue l'ensemble des "psy" :-?

 

On parle de "psy" en général sans vraiment savoir s'il y a une grande différence entre psy...chologue, psy...chiatre ou encore psy...chopraticien (terme qui a largement remplacé le mot "psychothérapeute", désormais protégé) !

 

Que se cache-t-il derrière ces 3 titres que le grand public confond régulièrement ?

 

- un psychologue doit avoir obtenu (en France) au minimum un diplôme de Master 2 (ou DESS, DEA) en psychologie (Bac +5) pour être autorisé à prendre le titre de psychologue praticien (titre protégé !).
Il peut aussi avoir une formation plus longue, un doctorat de psychologie (Bac +8). Lui seul est habilité à la passation de bilans & tests psychométriques

 

- un psychiatre est un médecin (6 années de médecine générale), ayant fait une spécialisation de 4 ans en psychiatrie (Bac +10 en comptant les 4 années d'internat). Il est préparé à traiter des maladies mentales sévères telles que la schyzophrénie, la maniaco-dépression, des psychoses de divers types, etc.

 

- un psychopraticien n'a en France strictement aucune obligation de diplôme ou de formation spécifiques. Il n'est pas psychologue, ni médecin psychiatre, & il faut savoir qu'en France tout le monde peut prendre le nom de psychopraticien, sans pour autant la moindre formation reconnue...
Il n'est dans tous les cas absolument pas habilité à la passation & l'analyse des tests, pas plus qu'aux pré-diagnotics de TDA/H, de TSA, de troubles Dys

 

 

Je terminerai en insistant sur la nécessité de bien se renseigner avant une passation, qui non seulement aura un coût, mais aussi (& ça c'est un point qui est très rarement pris en compte dans la tête du parent ou de l'adulte concerné :!: ) un impact sur celui ou celle qui le passe ;)

 

 

 


🎄 LE TRADITIONNEL BILLET "sélection de NOËL" est en ligne ! 🎁🎉

 

 

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Les tests d’efficience intellectuelle

Explications sur les tests de QI

 

En France, les tests les plus utilisés par les psychologues cliniciens & les psychologues scolaires sont les échelles de Wechsler (tests de Wechsler, mais aussi K-ABC qui est sur la même échelle).
Ce qui n'est pas toujours le cas ailleurs, notamment au Etats-Unis, où l'échelle de Cattell est encore très utilisée dans les tests d'évaluation du QI, tout comme la NEMI (version actualisée du test Binet-Simon, rebaptisé NEMI en 1966) :!:

 

La limite inférieure mesurable sur l'échelle de Weschler est de 40 & la limite supérieure de 160, avec un écart-type de 15.

 

Attention : ne pas confondre l'échelle standard (de Wechsler) avec la fameuse échelle de Cattell qui va, elle, jusqu'à 200 & dont l'écart-type est de 24 (:arrow: pour plus de précisions sur ces 2 échelles, consultez ce billet)

 

 

Il existe 3 versions des tests de Wechsler, selon l'âge de la personne qui passe le test :

- le WPPSI-IV qui est la forme pré-scolaire du test. Il s'adresse aux enfants de l'âge de 2 ans & 6 mois, à 7 ans & 3 mois

- le WISC-IV qui concerne les enfants de 6 ans à 16 ans & 11 mois (voir ICI mon article sur le Wisc)

- le WAIS-IV qui s'adresse aux jeunes & aux adultes, de 16 ans à 79 ans & 11 mois

 

 

Ces tests sont très régulièrement ré-étalonnés pour autoriser une interprétation clinique plus fine :up:

 

Les tests de Wechsler sont composés de subtests (la WAIS est par exemple composé de 15 subtests. Voici un lien qui vous permettra d'avoir une idée plus précise de la Wais, test pour adultes...

 

Le principe est le même pour le Wppsi, le Wisc ou la Wais : chaque épreuve comporte des items de difficulté croissante. De la réussite de ces items dépendra le calcul du score brut, transformé par la suite en note standard d'après les tables normatives correspondant à son âge.

 

Plus qu'un simple chiffre, le test d'efficience intellectuel permet de définir un profil psychologique de la personne, mettant en avant ses atouts, ainsi que ses difficultés dans différents domaines.

 

4 valeurs seront alors déterminées, que l'on appelle des "indices" :

- l'ICV, c'est à dire l'Indice de Compréhension Verbale

- l'IRP, Indice de Raisonnement Perceptif

- l'IVT, Indice de Vitesse de Traitement

- l'IMT, Indice de Mémoire de Travail

 

Puis sur la base ces 4 indices, lorsqu'ils le permettent (comprendre, lorsqu'ils sont homogènes) le QI total est calculé. Il n'est en aucun cas une moyenne arithmétique, comme on le suppose généralement, mais un score global compensé entre ces indices :roll:

 

Homogène ? hétérogène ?
Beaucoup se demandent ce que cela veut dire...
Simplement que l'on considère classiquement que 12 à 15 points d'écart entre ces 4 indices définissent une hétérogénéité qui ne permet théoriquement pas, dans ce cas-là, le calcul d'un Quotient Intellectuel Total (car celui-ci serait alors biaisé & minoré par l'indice le plus faible).

 

Maintenant, en réalité les bilans véritablement homogènes (homogénéité entres les 4 indices !) sont rares. Les psychologues sont très couramment confrontés à des bilans hétérogènes qu'ils doivent analyser.

 

Tout est donc fonction du degré d'hétérogénéité. Un bilan "faiblement" hétérogène ne signifiera pas la même chose qu'un bilan présentant par exemple un écart de plus de 40 ou 50 points entre 2 indices !

 

Cela peut donner un ICV à 155 & un IRP à 100 :dots:
Il est bien évident que dans une configuration pareille, le calcul du QI total ne serait pas l'exact reflet des capacités intellectuelles de la personne, puisque tiré vers le bas par cet énorme écart entre 2 indices & par un IRP très faible (bien que dans la norme) comparativement à l'ICV.

 

Dans des situations d’hétérogénéité très importante comme le cas précité (tant pour un enfant qu'un adulte), le psychologue orientera, s'il est réellement connaisseur, vers la recherche d'une explication de ces disparités.
Elles peuvent être d'ordre psychomoteur, ou encore mettre en évidence un trouble annexe, type Dys ou TDA, TDA-H :-|

 

Mais il faut bien garder à l'esprit que dans le cas d'une différence d'une 20aine de points entre 2 indices, il est en pratique fréquent de voir qu'un QI total est tout de même donné.

 

courbe

 

 

- 0,13% de la population présente un QI total inférieur à 55

- 2% de la population présente un QI total inférieur à 70

- 95% de la population présente un QI total compris entre 70 & 130

- 2% de la population présente un QI total supérieur à 130

- 0,13% de la population présente un QI total supérieur à 145

 

 

A noter que certains psychologues (notamment au Canada, mais aussi en France) préfèrent exprimer les résultats d'un bilan psychométrique en percentile, au lieu de donner un score de QI Total :idea:

 

Par exemple, un QI (sur échelle standard) de 131 correspond au 98ème percentile.
Mais, ce 98ème percentile, s'il est donné sans décimale correspond aussi à 131, 132, 133 & même 134...

 

 

 

 

:idea: Et pour aller au-delà du blog, je suis l'auteure de trois ouvrages parus aux éditions Eyrolles :

 

- "Les Tribulations d'un petit zèbre. Épisodes de vie d'une famille à haut potentiel intellectuel" paru en juillet 2016, préfacé par Arielle Adda & le Dr Gabriel Wahl :-D

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

- "Asperger & fière de l'être. Voyage au cœur d'un autisme pas comme les autres". Un regard unique en France sur le combo syndrome d'Asperger / haut potentiel intellectuel, paru en 2017 ; préfacé par le Dr Laurie-Anne Sapey-Triomphe & postfacé par le Pr Laurent Mottron ❤

 

- "L'Enfant atypique. Hyperactif, haut potentiel, Dys, Asperger… faire de sa différence une force", un livre-outil paru en 2018 dans la collection très particulière (& en quadrichromie ;) ) "Parents au top" :smile:

 

          
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