Et moi alors ?!

zeb_camouflage

Comme je l'ai expliqué ici même dans un billet intitulé "Comment tout a commencé", j'ai découvert mes zébrures à 29 ans, début 2009 !

 

Pour mémoire cela a débuté par l'identification de mon zébrillon, qui avait alors 4 ans,  en 2008. "Dépistage" ( :!: ) réalisé sur l'insistance de ma mère qui était alors absolument persuadée que quelque chose d'exceptionnel (au véritable sens du terme) se manifestait sur mon fis.

 

Vous suivez ?  Bien ! :-D

 

Il y a quelques temps j'ai demandé à ma mère pourquoi n'avait-elle pas vu sur moi, étant enfant, l'évidence qui semblait tant lui sauter aux yeux concernant son petit-fils zébré !? 
Et oui comment ne pas se poser cette question, incontournable, dans une telle situation... :-|

 

Et là, stupéfaction quand elle m'a avoué avoir eu le même sentiment lorsque j'étais petite. Mais elle avait été stoppée net dans son élan :hypno:

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

Flashback dans les années 80 : elle m'avait amenée consulter le pédiatre qui me suivait, alors que j'étais âgée de 4 ans (donc en 1983, pour resituer avec précision l'époque :up: ) en lui expliquant qu'elle souhaitait me faire examiner par un psychologue, car j'étais comme une petite adulte & que je cite :

 

Je lui faisais peur

 

Mon comportement l'inquiétait, j'étais comme enfermée dans mon monde, très solitaire. Très sérieuse aussi.
En deux mots, très éloignée de ce qu'étaient les autres enfants de mon âge, & elle sentait que quelque chose différait chez moi, mais elle ne savait pas quoi faire ni comment m'aider.

 

Le fameux pédiatre avait alors eu cette réponse magnifique, savant mélange de compréhension, d'humanité & de diplomatie : il l'a envoyée paître !  :oops:

 

Lui suggérant, sans prendre de gants, d'aller elle-même consulter un psy parce qu' il avait finement déduit de cet appel à l'aide qui lui été lancé, qu'elle reportait sur moi je cite, "son désir inconscient d'avoir un enfant différent, supérieur aux autres, etc".

 

En conclusion si j'étais bizarre, elle ne devait s'en prendre qu'à elle-même, c'était sa faute bien entendu. Qu'on se le dise !
Elle m'incitait, selon lui, à être hors de la norme & l'intérêt qu'elle portait à mon comportement ne ferait qu’aggraver les choses.

 

Accusée d'être responsable d'un comportement qui l'inquiétait par ailleurs, désignée comme coupable officielle de mon attitude singulière, raillée & largement culpabilisé par un pédiatre en qui elle avait toute confiance & à qui elle faisait part de son désarrois ; ma mère, est ce jour-là repartie la queue entre les jambes, honteuse. 
Plus jamais dans ma vie d'enfant (puis d'adolescente) elle n'osa revenir sur ce sujet. Je n'ai du reste aucun souvenir de cette visite (alors que j'ai des souvenirs bien plus anciens) & jamais elle ne m'en avait parlé auparavant.

 


 

Ce jour là une porte s'est refermée, pour ne s'ouvrir de nouveau que quelques 25 ans plus tard :cry:

 

Et voilà comment je suis certainement passée à côté d'un diagnostic (si vilain mot pour ce qui n'a rien d'une pathologie ou d'une anomalie :-? ) étant enfant...

 

Quand elle m'a rapporté cet incident, ma première réaction a été de me dire :

 

- primo, que ce pédiatre était un véritable con !!!

 

- secundo, que ma mère n'avait pas forcément fait preuve de beaucoup de détermination en s'arrêtant ainsi, à la 1ère remarque d'un médecin (qui n'était qu'un pédiatre, c'est à dire en aucun cas une référence en matière de psychologie :down: )

 

Et puis en lisant le livre de Daniel TAMMET, "Je suis né un jour bleu", j'ai repensé à cette mauvaise expérience dont avait été victime ma mère.

 

J'ai ainsi réalisé que je faisais sans doute l'énorme erreur d'envisager la situation sous le mauvais angle : d'une part car je la regardais avec mon propre caractère (qui n'est pas exactement celui de ma mère à l'époque ! Bien au contraire), & surtout je la considérais avec les connaissances qui sont les nôtres aujourd'hui, au XXIème siècle.

 

Mais en 1983, qu'en était-il ? Combien de médecins (généralistes, pédiatres, psychiatres) étaient réellement au fait des dernières découvertes en matière de psychologue &/ou neuropsychologie :?:

 

Le psychologue Jean-Charles Terrassier avait certes déjà publié ses premiers livres ("Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante" & "Guide pratique de l'enfant surdoué : reprérer et aider les enfants précoces"), mais tout ceci restait encore confidentiel, très peu relayé par les médias, & très peu pris au sérieux par les autres psy.

 

   

 

Les connaissances des spécialistes du domaine mental (psychiatres, neuro-psychiatres,  psychologues, neuro-psychologues) étaient elles-mêmes très peu avancées dans ce domaine, comparativement à ce que la plupart sait à l'heure actuelle.

 

Tout ce qui touchait au surdouement, & plus encore à l'autisme ou au syndrome d'Asperger (qui est une forme d'autisme parmi d'autres, & dont fait référence l'ouvrage de D. Tammet) était limité, mal interprété, voire totalement occulté.

 

Ainsi ce pédiatre n'était certainement pas une exception ! Il devait même être tout à fait dans l'esprit de l'époque, ni plus ni moins.
Quelques rares psychologues, comme Terrassier ou Adda, s'intéressaient déjà à la question mais dans l'ensemble, ils n'étaient pas vraiment portés sur le sujet.

 

Les études menées sur ces thèmes sont finalement très récentes. Le syndrome d'Asperger n'a par exemple été reconnu par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) qu'en 1993 8-O

 

Gardons à l'esprit qu'il n'y a pas si longtemps encore les médecins n'hésitaient pas à laisser entendre que l'autisme était la conséquence d'un trouble relationnel mère/enfant ! (certains le font encore... les dégâts des théories psychanalytiques en France étant immenses :-x ).
Cette hypothèse qui depuis s'est révélée être totalement fausse est devenue une croyance, qui comme toutes les croyances, a la peau dure a certainement fait bien des ravages dans les familles ayant un enfant atteint d'une forme d'autisme.

 

Il est en outre toujours possible de retrouver cette contre-vérité resservie au cours d'émissions radio ou télé racoleuses sur le thème de l'autisme  :evil:

 

Ou comment schématiser & caricaturer à outrance des choses qui, comme elles sont méconnues, paraissent mystérieuses, & donc sont à minorer, ou nier. Quoi de plus simple pour culpabiliser les mères lorsque leur enfant ne correspond pas à la norme que de leur mettre ça sur le dos ?!

 

C'est précisément le réflexe qui avait été celui de ce pédiatre. L'explication était toute trouvée, il suffisait de pointer du doigt l'incompétence présumée de la mère qui attendait de lui une aide, un signe d'intérêt. Le coupable idéal était identifié & l'affaire était classée.

 

Pour revenir au livre très intéressant de Daniel Tammet (qui a mon âge : je ne sais pas si je suis aussi née un jour bleu, mais nous sommes tous deux nés en 1979 :roll: ), je me suis pleinement retrouvée dans certains comportements, certains ressentis qu'il décrit avec beaucoup de simplicité & de clarté.

 

Je suppose que c'est le cas de certains HPI lorsqu'ils lisent ce livre !?? Car il apparaît que sans être autiste certaines attitudes, certaines situations liées au haut ou très haut QI peuvent parfois se mettre en parallèle & se confondre avec l'autisme :oh:

 

De la même manière que certaines caractéristiques de l'hyperactivité se croisent avec le sudouement & peuvent, vues de l'extérieur (par des non-connaisseurs) se confondre. Il semble évident que le surdouement, l'autisme & hyperactivité sont quelque part liés.

 

Le risque étant, quand il y a confusion, d'établir un mauvais diagnostic ce qui aurait de lourdes conséquences (surtout sur un enfant... parce qu'à l'âge adulte, il s'agit plus d'une quête d'identité qu'autre chose).

 

Mais s'il y a vraiment surdouement ET autisme Asperger, comment savoir ???
C'est la question que je me pose depuis la lecture de cet ouvrage.

 

 

ÉVOLUTION de la SITUATION : ce billet date de 2009. J'ai par la suite entrepris une démarche diagnostic, très longue (que je détaille ici !), qui a confirmé le syndrome d'Asperger chez moi. Mon instinct ne me trompait donc pas : il y avait bien autre chose, couplé au très haut QI.

 

J'ai même crée un second blog quelques années plus tard (fin 2013), traitant du SA :arrow: Les Tribulations d'une Aspergirl :)

 

 

:idea: notre témoignage est paru, en 2016, aux éditions Eyrolles : "Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !" :-D

 

Quand parait le livre

 

 

Mon prochain livre : "Asperger & fière de l'être. Voyage au cœur d'un autisme pas comme les autres" qui paraîtra au mois de mars 2017, aux éditions Eyrolles :round:


Cliquez sur la couverture pour ouvrir
les détails d' "Asperger & fière de l'être"

 

 

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45 commentaires à “Et moi alors ?!”

  1. Marie-Laurence dit :

    Malgré tout, il reste qu’en 1983 l’empathie et le tact existait :P
    Je peux comprendre ta frustration… j’ai eu la même réaction quand apres 30 ans (oui, je suis une 1978) j’ai « découvert » que mon mal-être pouvait être dû à un déficit de l’attention non diagnostiqué et qu’à la question « est-ce que j’ai déjà passé des tests » ma mère m’a répondu « oui et effectivement on nous avait dit que tu avais une problématique mais pas assez importante pour que nous nous en préoccupions! »
    Bon, finalement, je n’ai peut-être pas un pb d’attention mais plutôt un fonctionnement cognitif divergeant (;P) mais tout ça revient au même: un enfant manifestement différent qui doit se débrouiller seul pour s’adapter le plus possible!

  2. zebrounet dit :

    « un enfant manifestement différent qui doit se débrouiller seul pour s’adapter le plus possible! »

    C’est tellement vrai ! :(
    C’est malheureusement le lot des enfants qui ne cadrent pas avec la norme imposée (quelles que soient leurs différences du reste)

    • Chrystelle Lassus dit :

      hélas, c’est eux qui ont une problèmatique à résoudre pour vivre mieux dans une société qui leur parle peu, mais… c’est à eux de s’y adapter, et sans bruit ni grincement S.V.P… :hypno:

      • Cyclo_75 dit :

        Entièrement d’accord: ne pas faire de bruit, ne pas déranger le mode des autres, des parents, dans tous les cas comment leur dire un mal-être qu’ils ne voient pas? D’où ma timidité exacerbée et un effacement prononcé devant les autres jusqu’à il y a un peu plus d’un an (j’ai 28 ans).

        P.S : je suis ravi de lire (c’est une première) que certaines caractéristiques de zébritude se retrouvent dans le livre de D. Tammet, ce qui est un peu mon cas.

  3. Fabrice dit :

    Papa a-t-il été testé?

    • Zebrounet dit :

      Non le papa n’a pas vu l’intérêt de passer un bilan, mais présente ts les signes de rayures caractéristiques ;) D’ailleurs, aujourd’hui ça me fait sourire parce que je vois ça d’un œil différent, mais qd nous nous sommes connus, lui & moi, je me suis dit « Mince ! Il est comme moi ».

      Bien sûr, en ce temps-là (ça fait + de 10 ans…) je ne savais pas « ce que j’étais » (j’étais la même, mais je veux dire que je ne’avais pas conscience de mon surdouement – je ne savais même pas de quoi il s’agissait, je ne risquais par conséquent pas de songer à cette folle hypothèse me concernant) :roll: Et ça, bien svt ça ne trompe pas : qd un HP se dit « il / elle est comme moi », c’est à coup sûr un autre HP (& ça n’arrive pas si svt que ça… ).
      Ca peut sembler étrange, mais ça se ressent. Je l’ai finalement tjrs ressenti, mais aujourd’hui je sais « en quoi » la personne que je repère (en me faisant cette réflexion) est semblable à moi.

  4. Un Chat Sauvage dit :

    Bonjour zébrée blogueuse, un clin d’oeil aux articles et celui-ci en particulier. En décalage depuis plus de 30 ans (j’en ai 35) dans ce monde, je viens juste d’intégrer complètement ma différence, suite à un premier entretien avec une psy qui a bien travaillé ces questions dans son cursus ; et qui est très heureuse avec moi de disposer d’un « z » à livre ouvert, bien que nos entretiens sont curieux, car j’ai l’impression que deux psys discutent d’une troisième personne ! A laquelle elle souhaite redonner le goût du plaisir de vivre. Vaste chantier, mais je suis bricoleur, je n’ai pas peur, même des plans d’Ikéa. « Je vois le monde à ma façon, à ma vitesse, les interactions entre les gens avec un oeil là aussi différent, mais je ne suis pas autiste, ni malade. » Je me le répète depuis ;)
    Depuis je plane, ce qui est toujours mieux que de creuser sous la piscine. Je suis jaloux de ces enfants dont on se préoccupe aujourd’hui, pour ceux qui ont la chance d’avoir des parents qui se posent les bonnes questions. Qu’ils s’en posent d’ailleurs tout court, c’est déjà un bon début. J’ai été secoué moi aussi de lire ces textes sur les précoces, tant cela réduit l’impression que nous disposons d’un libre-arbitre sur nos choix dans la vie, tout étant écrit ou décrit ! Jusqu’à certains de mes rêves, que je peux directement relier à certains critères. C’est si troublant !
    Juste que j’ai de la chance de mettre enfin décidé de tenter une 3ème rencontre avec un psy, et de tomber sur la bonne. Mon espérance de vie est remontée en flèche ! Quant aux médecins, qu’ils retournent en fac et nous foutent la paix avec leurs médocs poisonneux pour traiter une bipolarité qui n’existe pas. On est au moyen-âge ou bien ?
    Félicitations pour ce joli blog, et belle vie aux petits zèbres. C’est si joli en famille;))

  5. Bonjour, j’ai 49 ans et je peux dire que tout semblait moins compliqué dans les années 60-mi 70. A l’époque il n’était pas rare qu’un enfant entre au CP à 5 ans ou qu’il change de classe en cours d’année. On ne « traitait » pas ces enfants de noms étranges, on disait juste qu’ils étaient « doués », point barre. On m’a souvent dit que j’étais douée quand j’étais petite, je le prenais comme un compliment, parce qu’on ne me montrait pas du doigt comme on peut le faire maintenant. Pour moi, tout s’est bien passé à l’école jusqu’en 4e. Cette année-là a été appliquée la réforme Haby, dite du collège unique : un même niveau pour tous. Et les faibles continuèrent à couler et les forts coulèrent aussi, attirés vers le fond par le poids d’un niveau qu’on ne leur autorisait plus à dépasser… (après mes parents m’ont changée de collège et j’ai pu poursuivre une bonne scolarité).

    J’ai découvert les tenants et les aboutissants de la « douance » (j’aime bien cette expression qui reste assez neutre) en me penchant sur le sujet pour mon fils dans les années 1995-2000. Il y avait peu d’informations sur le net, mais ça commençait.

    Je retiendrai la réflexion de Zébrounet sur la rencontre avec son mari : « Il est comme moi ». Tout s’éclaire, notamment cette étrange impression que j’ai en rencontrant certaines personnes avec qui le courant passe tout de suite, comme si on se connaissait déjà…

    • Zebrounet dit :

      J-C Terrassier ds son ouvrage « Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante » écrit d’ailleurs à ce propos (section sur l’avance scolaire) qu’en 1967, 7,3% bénéficiaient d’une dérogation pour l’entrée en CP. En 1975 ils n’étaient plus que 3,3% & de nos jours, moins de 2%. Il souligne en outre que l’attitude des enseignants y est, selon lui, pour beaucoup dans ces chiffres ;)

      • Loula dit :

        Bonjour,

        Je viens de découvrir ce blog et je veux réagir sur ce que dit Zebrounet par rapport au dérogation et l’état actuel de l’enseignement par rapport à ces petits zèbres. Je suis mère de 4 zèbres (pas toujours facile à suivre) . Ma n°3 a fait 4 ans de maternelle (entrée à 2 et demi et 2 petite section !!!!!!) Pas question de passer en moyenne section à 3 ans re!!!!!!!!. Je me suis battue en CE1 pour un passage anticipé en CM1 réponses : pas assez mature. En CE2, maitresse compréhensive qui me propose pour la suite un CM1/CM2 avec passage au premier trimèstre en CM2. La maîtresse de ce double niveau malgré le test de QI (exigé par l’école), un bilan scolaire dépassant toute « esprérance » et une lettre de la psychologue préconisant un passage urgent en CM2 : je site  » non, vous comprenez, ce n’est pas une fin en soit de sauter une classe, elle est bien dans son groupe classe » !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
        Il paraît maintenant que les instits sont formées et sensibilisée pour détecter et gérer nos zèbres ???????? Quid des années 60 où on acceptait de faire sauter une classe à un enfant parce qu’il était doué !!!! N’est-on pas sensé être mieux informés aujourd’hui ????? Et pourtant,cela semble plus compliqué.

        • Zebrounet dit :

          Vous avez tt à fait raison ! :( Comme c’est aussi svt le cas ds d’autres domaines, il y a parfois une énorme différence entre la théorie (les enseignants st connaisseurs de la précocité intellectuelle, la détection EIP est favorisée par les enseignants, leur parcours est adapté, plusieurs accélérations de cycle leur st permises, etc. )… & la pratique (une immense majorité des enseignants totalement ignorants sur le sujet, dt certains st même clairement hostiles & ne s’en cachent pas, la non application régulière des textes de loi en matière d’aide à la reconnaissance, de prise en compte, d’amélioration du cursus, pour ne pas dire le refus de mise en place d’aménagements, de sauts ou de glissements, etc. ).
          C’est bien triste que la situation soit encore aussi compliquée, & qu’il y ait tant d’inégalités entre les situations (svt question de chance, de personnes, alors que les textes veulent garantir à tous les EIP un même traitement, une même considération). Mais nous avons néanmoins la chance que ces textes existent, il ont d’ailleurs été réaffirmés en déc. 2009 ( :arrow: http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/12/05/paru-au-bulletin-officiel-n°-45-du-03-decembre-2009/) & il est aunsi aujourd’hui possible de se battre, aidé de ces docs. officiels. Il existe ds chaque académie un référent précocité qui est là pour aider les parents à se faire entendre auprès de l’école :) Tout n’est donc pas si noir ! :up:

        • lilyn dit :

          Comme je comprends: j’ai moi-même eu droit à « ici on est bien dans sa tête et bien dans sa peau », de la part de la directrice. Sous-entendant clairement qu’il n’était pas possible d’être malheureux et d’avoir de bon résultats scolaires à la fois !!! Pourtant, les larmes, tous les soirs, en m’endormant, les crises de frustration à répétition, je ne les inventais pas !!! Après plusieurs années, on se dit qu’avoir passé une classe n’aurait pas avancé à grand-chose, et que finalement ce n’est pas si grave, mais qui sait, si ça ne m’aurait pas permis quand-même une année de répit ?

  6. Witchia85 dit :

    Votre article m’a fait penser à mon père, lui aussi un zèbre. Quand il avait 14 ans, il a passé un test de QI (on était dans les années 60) qui a montré qu’il était surdoué. A l’époque en fort échec scolaire, l’école a eu cette magnifique phrase pour lui : « Maintenant qu’on sait que t’es intelligent on ne va pas te louper, t’as intérêt à te mettre à bosser ». Il a quitté l’école l’année suivante.

  7. Aynek dit :

    J’ai sans doute eu beaucoup de chance. Alors que je commençais à patauger vers mes 9 ans à l’école, mes parents ont décidé de me mettre dans une école « nouvelle pédagogie » type Frenet. Pas parce qu’ils avaient détecté chez moi un « haut potentiel », mais surtout parce que c’était dans l’air du temps – avant gardiste. En fait, c’était assez expérimental à l’époque (dans les années 70), et pas une grande réussite pour la majorité des enfants…. sauf pour moi.

    Moi, j’ai « joué », « expérimenté » pendant 4 ans. Puis je suis revenu en enseignement normal, épanoui, sur de moi.

    Je le suis toujours, et je combine une belle réussite professionnelle et privée.

    Je me demande dans quelle mesure les écoles type « pédagogie nouvelle » – Frenet/Montesori/… ne sont pas celles dont les HP ont besoin.

    • taz dit :

      Je dois mes meilleurs souvenirs d’école à mon instit de CM2 qui a su faire du sur-mesure avec ses élèves : de la pédagogie explicite avec les plus faibles, du Freinet avec moi. Elle a commencé par m’accueillir dans sa classe de CM2 alors que j’étais offciellement en CM1. Elle m’a confié la station météo de l’école, m’envoyait seul des heures entières dans la salle d’archive où étaient stockées les BT (Bibliothèques de Travail), … Finalement, elle a convaincu ma mère qu’il fallait me faire passer directement en CM2. Pas évident, vu que ce zèbre-ci avait plutôt de mauvais souvenirs de ses deux ans d’avance. C’est à mon sens idéal pour des enfants doués, d’autant que ça évite le côté communautariste des écoles spécialisées mais ça demande beaucoup d’intelligence et de travail aux instits.

      • taz dit :

        directement… en 6ème, bien sûr. Même 30 ans plus tard, le lapsus est révélateur du fait que j’aurais bien rempilé pour une année de plus dans cette classe :)

    • Papylirus dit :

      Histoire de temporiser… je suis THP. Je connais Montessori, ça semble amusant, de loin. De très loin. Mon frère y est, ça lui convient, et moi je serai partie en phobie scolaire en trois semaines montre en main.

      Oui, c’est bien, des fois, ça marche. Mais c’est au cas par cas. Il y en a qui ont besoin qu’on leur dise : tu vas faire ça. Après, tu vas faire ça. Montessori le fait aussi, mais il ne sont pas aussi rigides que la filière classique, et, surtout, comme c’est « chacun son rythme », il n’y a aucune compétition ; or, j’en ai viscéralement besoin. Il m’en arrivé de me poser des défis débiles au collège et au lycée : en seconde, j’ai décrété que je ne travaillerai pas les maths, du tout, alors que c’était ma meilleure matière. Je faisais du Japonais à la place. Résultat : pour la première fois de ma vie, j’ai eu des difficultés à afficher dix-neuf de moyenne générale, et juste alors que je commençais à désespérer (premier et deuxième trimestre, les félicitations, mais BON DIEU ILS VOIENT PAS QUE JE FOUS AUTRE CHOSE EN COURS DE MATHS ? GENRE, LE MANUEL D’HISTOIRE SUR LA TABLE, CA LES CHOQUE PAS ?), j’ai enfin eu les compliments au dernier trimestre !

      … bon, il y en a qui ont encore des problèmes pour obtenir les compliments, mais par l’autre sens de la pente, alors je ne devrai probablement pas promener mon extase comme ça, mais je la sens encore quatre ans après, alors tant pis.

      N’empêche que, dans ma vie plutôt normale et heureuse, mes deux souffrances ont été le manque de rival et de challenge, d’une part, et le laxisme des profs qui disent « pour elle, tout est facile de toute façon, on peut la laisser se débrouiller et passer à ceux qui ont de réelles difficultés qui compromettent leur passage ».

      En Montessori, les encadrants ne sont pas immunisés à cette attitude je-m’en-foutiste, et en prime la formation de l’école les pousse à encadrer vaguement, à encourager beaucoup, et même quand ils disent de passer au-delà des limites, il n’y a pas de réel challenge… Ce n’est que dans une école classique qu’il y a des concours toute l’année (rallyes lecture, concours d’orthographe, de nouvelle, inscription automatique de tout le niveau au kangourou [un concours de maths pour le collège]…).

      Mon petit frère est à l’aise en Montessori, mais même lui a été touché par le manque de concurrence et s’est trouvé un rival artificiel dans le premier camarade de classe qui a consenti à comparer les résultats : un gentil garçon, mais pas du tout du niveau de mon frère, qui se rabaisse (comme moi et les maths) pour essayer de donner du piquant.

      Montessori, une école pour les EIP ? Pas plus que pour les autres.

  8. Bridge dit :

    Bonjour,
    J’ai découvert votre site il y a quelques semaines, et je le trouve intéressant.
    Si je peux vous faire part de mon expérience pour demander un petit conseil : ma fille sachant lire en MS, nous avons été sensibilisé à ses zébrures par son enseignante (qui elle-même est un zèbre…). Après test effectué par la psy scolaire, il s’est avéré que notre fille présentait de très très fortes zébrures, mais manquait de maturité affective. Donc pas de saut de classe. Jusqu’en CE1, elle a eu la chance d’avoir soit des doubles niveaux, soit des enseignants qui lui donnaient un travail complémentaire. En CE2, sa maitresse était « psycho-rigide » et ne voulait rien lui donner, elle nous a indiqué « qu’elle n’avait rien faire quand elle s’ennuyait »… au bout d’1 mois plus moyen d’aller à l’école sans crise. Bref, nous avons choisi de la refaire évaluer, et ses très fortes zébrures sont apparues de nouveau. La psy extérieure a accepté d’assister à une réunion avec le directeur, la psy scolaire et l’enseignante, pour convaincre cette dernière de donner « à manger » à notre fille.
    Ma 2è présente des signes forts de zébrure mais à ce jour nous avons choisi de ne pas la tester… nous l’accompagnons du mieux possible en sachant cela.

    J’en viens à ma question : j’ai décidé de passer le test à mon tour, car en lisant les informations sur les zèbres pour ma fille, j’avais l’impression par certains point de m’y retrouver complètement… et j’en avais marre de pleurer à chaque fois que je lisais un témoignage ! J’avais besoin de savoir.
    Mais… ne sachant comment expliquer ce besoin au papa, je l’ai fait sans lui dire… depuis hier, je sais que je suis une maman zèbre, quelque part ça me soulage, mais pour autant je ne suis pas plus avancée ! Comment en parler au papa ?
    Que puis-je faire de cette information ?
    Comment accompagner au mieux nos filles dont l’ainée sera au collège dans 1 an ?
    Avez vous des livres, des sites internet intéressant ?
    Merci par avance à vous

    • Séverine dit :

      Bonjour zébrette :-)
      La rubrique ailleurs sur la toile de ce site est fort bien faite: documents, sites intéressants sur HPI enfants ou adultes.
      Voir aussi le site de Monique de Kermadec.

    • Loula dit :

      Bonjour bridge
      Au sujet de ta première zebrette, cela me rappelle mon zèbre numéro 3 à qui on a découvert ses premières rayures en MS et pour laquelle on a rien fait à cause de sa grande immaturité affective. Ce qu’il faut savoir c’est que c’est un signe caractéristique des zébrés : un fort décallage entre l’intellect et l’affectif. Nous avons fait appelle à une sofrologue conseillée par la psychologue qui a retesté notre fille en début de CM1 et qui nous a alerté sur les risques de souffrance (que nous avions constaté et avec lesquels nous nous battions depuis plusieurs années) et de handicape scolaire lié à cet immaturité qui peut provoqué un grand manque de confiance en soi. Notre fille a été suivie pendant 6 mois environ une demi heure par semaine par la sofrologue et je regrette maintenant de ne pas avoir connu et fait suivre mon zèbre plus tôt. C’est une vraie transformation. Aujourd’hui cela fait 1 an qu’elle n’est plus suivie ce n’est pas encore parfait (ces enfants restent de toute façon très sensibles) mais elle va beaucoup mieux et j’aborde le collège l’an prochain avec elle beaucoup plus sereinement.
      En ce qui concerne le test adulte, je n’ai pas franchi le pas car comme toi que faire de l’info qu’est ce que ça change de savoir ?

      • Bridge dit :

        Merci pour vos réponses
        Je vais songer à un suivi avec une sophrologue, si cela peut les aider à gérer leur émotivité…
        En ce qui me concerne, très sincèrement cela m’a fait du bien de savoir.
        Comme indiqué dans l’article du monde évoqué dans les liens utiles : http://www.lemonde.fr/vous/article/2012/05/14/les-maux-inavoues-des-adultes-surdoues_1700385_3238.html : « Un sentiment de soulagement, de reconnaissance, et une reprise de confiance en soi. C’est ainsi que beaucoup d’adultes, tardivement diagnostiqués surdoués, décrivent ce qu’ils ont ressenti lorsqu’ils ont pu mettre un mot sur leur « différence »

        J’avais ce besoin de savoir, et je suis contente aujourd’hui de « savoir ». Cela me permet de mieux comprendre, et de mieux m’accepter… et peut être de mieux accompagner mes filles. Comprendre pourquoi cette émotivité permanente, cette empathie, cette ultra sensibilité. En dehors de cela, je ne me sens pas du tout ni intelligente ni surdouée, je me retrouve juste dans certains points, mon l’intérêt pour beaucoup de choses, et le fait de m’en lasser très vite, de sauter du coq à l’âne en faisant des liens connus de moi seule en quelques secondes… avec cette sensation d’être en décalage.
        C’est déroutant pour mon entourage, je ne comprenais pas pourquoi j’étais ainsi sans réussir à me corriger. Le fait de savoir m’apportera, j’en suis sure, une meilleure sérénité. Grace à une lecture de certains articles et ouvrages, notamment, pour m’aider à avancer. @ suivre… merci au site pour tout ce travail de collecte et d’échanges ;-))

        • Ma petite usine dit :

          Je souhaitais juste vous faire part d’un livre CD que j’ai découvert récemment : « Calme et attentif comme une grenouille ». Il s’agit d’un support de relaxation/meditation dédiés aux enfants. Mes enfants (Mon fils de 8 ans est suspecté de zebritude) l’apprécient beaucoup et il me semble que c’est un outil interressant en complément de la sofrologie pour s’entraîner à la relaxation et pratiquer la meditation chez soi. Je trouve personnellement que tous ces supports de relaxations sont très utiles pour faire une pause quand on est submergé par ses pensées (et ses émotions), je pense que c’est aussi ce que les enfants ressentent (pas eu moyen d’obtenir d’eux une description plus précise de ce qu’ils apprécient). Mais j’ai beaucoup de mal à en trouver qui s’adaptent aux enfants.

          Bonne journée

          • Bridge dit :

            Merci pour vos conseils sur les livres de relaxation,
            Il est probable que je les testerai également ! :-D
            Mes enfants me réclament en effet de ne rien faire et de se reposer, sans penser à rien… mais leurs pensées les assaillent et les questions fusent en général dans ces moments là !
            Les moments de répit qu’elles s’accordent sont quand je les masse en leur parlant doucement sur le mode de la relaxation… mais je ne suis pas disponible assez souvent !
            Bonne journée

            • Ma petite usine dit :

              Par ailleurs, Jeanne Siaud Facchin vient de publier un livre sur la méditation en pleine conscience. Je pense que je m’y mettrai dès que j’aura terminé son livre sur les enfants ainsi qu’un de ceux d’Arielle Adda, J’espère y trouver (plus que dans un autre livre sur la méditation) des pistes pour canaliser ces flux de pensées ininterrompus et perdre cette mauvaise habitude de parfois ne plus écouter ce qui se passe dans ma tête : puisque toutes ces idées sont là, autant en profiter !

          • Papylirus dit :

            Je vous comprends pas… je commence à paniquer quand on veut que j’arrête de penser…

  9. Mona dit :

    bonjour,

    je voudrais vous adresser mes remerciements les plus vifs, les plus sincères, pour avoir eu la générosité de créer ce blog, et me permettre ainsi (sans doute à beaucoup d’autres aussi !) de mettre enfin un mot, et même des mots sur les maux liés à cette différence.

    j’ai été très émue par la description du sentiment que l’on éprouve à vivre avec un zèbre ; notre connivence est constante depuis le début, et nous avons pu élever de façon assez atypique une petite zebrette, reconnue, elle, très vite comme « précoce » (effectivement, ce mot n’est pas très heureux : il pourrait laisser à penser que cette précocité va s’arrêter, puisqu’elle est arrivée à l’âge adulte :roll: ) qui va bien :)

    la définition de la « surdouance », au sein de l’article « les maux inavoués des adultes surdoués » m’a ouvert les yeux, et je vais pouvoir maintenant avancer, et revenir régulièrement sur votre blog.

    merci encore,
    une zébrette, dont les rayures blanches sont plus larges que les noires, et qui est ravie, enchantée, de trouver un troupeau accueillant

  10. OlfZ dit :

    Bonjour,
    je viens de découvrir votre blog qui est fort intéressant (bon, il me reste beaucoup d’articles à découvrir).
    J’ai un fils de bientôt 10 ans et il a suffit d’un menhir dans l’engrenage scolaire pour nous faire réagir.
    Suite à une réunion éducative, la psy scolaire nous demande de faire tester notre garçon.
    Après toutes ces années à se poser des questions sur ses attitudes affectives, cognitives, mentales mais aussi à fermer nos yeux et nos oreilles pour rester  » dans le moule EN », nous réagissons enfin!!
    Quelque soit le résultat final, nous sommes bien décidés à l’accompagner pour son bien-être!!

  11. Cathy dit :

    En lisant ce blog, je réalise davantage à quel point il est important de se connaître et aussi de s’accepter, avec ses forces et ses faiblesses. L’intelligence a beaucoup de formes. Les personnes HQI sont en décalage avec leur entourage et s’ils se reconnaissent pas, ils peuvent en souffrir inutilement! Et cela de génération en génération. Ma mère à l’université à 13 ans dans les années 50 (aux USA), enceinte à 14, un disastre socialement parlant ! Puis moi, sa fille, qui savait lire à 3 ans, qui s’ennuyait terriblement à l’école et qui avait du mal à se faire des amis,.. Mais ma mère était traumatisée; elle s’est dit, « jamais plus cela! » Donc pas question de sauter une classe ou de changer d’école pour trouver une institution plus appropriée. Finalement, quelle gâchis ! Mais bon, on se contente avec ce que l’on trouve. Et puis l’intelligence aide à réussir professionnellement quand même. Mais surtout il faut trouver le bon partenaire de vie. Par exemple, mon époux, qui n’est pas HQI, est doté néanmoins d’une grande intelligence émotionnelle. Ceci dit, en zèbre parmi des chevaux, j’ai subi des brimades des autres enfants de de ma grande soeur pendant toute mon enfance. Cela laisse des sequelles indélibiles. J’ai toujours des problèmes pour se faire des amis, et pour jouer le jeu social. C’est pour cela que je dis : Bravo Zèbres qui se reconnaissent et qui font ce qu’il faut pour l’épouissement de vos petits zébrillons !

  12. c.lienard dit :

    Bonjour,
    Je m’adresse à vous pour savoir ce qu’il convient de faire. J’ai deux enfants, dont un de 4 ans qui a tous les signes d’un HP (nom donné en Belgique, où nous habitons). A 18 mois il faisait des phrases completes; plus que curieux, il veut non pas savoir tout mais comprendre tout, et si cela ne correspod pas à sa logique, il faut lui faire des shémas sinon, il est en colère. Assez solitaire, il n’éprouve aucun problème aujourd’hui dans son environement scolaire, ni avec les autres enftans (il s’entoure d’enfants un peu plus agé que lui, et est conscient qu’il a peu d’ami mais qu’il s’entend bien avec tout le monde). Il a un petit côté « premier de classe » qui doit en énerver plus d’un.
    Bref, il a l’air d’aller très bien.
    Une de mes amies est neuropsy et me confirme que mon grand garçon semble être HP, mais qu’il doit être testé pour pouvoir valider le diagnostique.
    Mon mari trouve que tant que tout va bien, cela ne sert à rien de lui mettre une étiquette, et qu’on s’affolera le jour ou cela posera probleme.

    Vous qui etes dans le cas et qui vivez avec d’autres dans le cas, pensez-vous qu’il soit nécessaire de le tester? Est-ce que cela apportera quelque chose à ce stade? Ou vaut-il mieux le laisser vivre, comme tous les enfants de son age, tant que tout va bien?
    Merci pour vos réponses!
    Caroline

    • bonifacia dit :

      Bonjour C.Lienard,
      Je suis dans la même situation : un petit garçon de 4 ans, insatiablement curieux, n’ayant pas vraiment d’amis et qui termine toujours très très vite les activités en classe. Sur les conseils de la psychologue scolaire, nous avons commencé aujourd’hui le test de HP. La psy nous a déjà soufflé de faire des tests à notre ainée qui a 6 ans. J’ai hâte que les tests HP de mon petit soient terminés. Au moins s’ils sont négatifs au HP, nous serons définitivement fixés. Un conseil : n’attend pas que ton enfant soit mal à l’école ou dans son quotidien pour réagir : profite de ton amie pour lui faire les tests. Nous avons vécu cette situation l’année dernière : à 3 ans, ne plus vouloir aller à l’école… C’est difficile de gérer son enfant… Le stress dans ces cas-là est autant pour l’enfant que pour les parents. Courage, et franchis le pas !
      Carole

      • Rainbow dit :

        Il faut remettre les choses en perspective: ces tests ne vont pas diagnostiquer un cancer ou une forme de folie avancée, il vont juste vous éclairer un peu plus sur le fonctionnement de l’intellect de votre enfant ! Vous comprendrez mieux ses décalages avec les normaux pensants et vous pourrez ainsi mieux l’accompagner AVANT que ça ne ce passe pas bien . Et en plus, rien ne dit que cela ne se passera pas bien, certains HP s’intègrent très bien (comme ma fille) même si d’autres ( comme mon fils) ont du mal à se faire des amis, surtout dans leur tranches d’âge, mais tout deux ressentent inévitablement un décalage avec les autres et sont RASSURÉS de savoir pourquoi grace aux tests qu’ ils ont tout particulièrement aimé passer car ils se sont amusés. Attention, les tests ne donnent pas de réponses aux questions éducatives que vous pourrez vous poser, ils suciteraient plutôt tout un tas de questions, mais cela vous fournira des pistes pour comprendre et avancer. N’hésitez pas à vous documenter, ce blog est une mines d’infos bibliographiques.

        • Bonifacia dit :

          Merci Rainbow, c’est bien comme cela que nous l’avions tous compris.
          Tu dois savoir également dans quel état d’esprit et de fatigue se trouvent les parents face à des enfants jamais repus de connaissances et d’activités…
          Le résultat permettra de nous éclairer et c’est déjà beaucoup ! Que ce soit dans un sens, ou dans un autre, et bien de cela dont nous avons besoin.
          Je te passe les commentaires de la maitresse de l’an dernier, qui nous reprochait un « problème d’éducation »… Je serai ravie de la revoir, si le test HP est positif !…Euh, s’il est négatif, gloups… Houston, on a un problème !…. 8)

  13. l'ovni-rouillé dit :

    Bonjour

    je viens de lire « l’annonce », « et moi alors » et ce billet-ci.
    bien sur j’ai beaucoup pleuré. bien que je sois déjà passée par beaucoup de ce que je viens de lire. 2 de mes enfants ont été diagnostiqués à l’école parce que mon plus grand garçon avait de gros problèmes avec l’école, les autres, la maitresse (mur total entre les deux, il parlait de fuguer de l’école ou bien pire encore à 6-7 ans)

    Elles nous ont maltraités. Cette maîtresse qui portait bien son nom, soutenue à bloc par la directrice et la psy scolaire…..et , navrée de vous décevoir, mais ce qu’à vécu la mamie existe toujours aujourd’hui. J’en ai pris plein la vue par la psy scolaire, qui 1erement refusait de me donner les chiffres (ils appartiennent à l’éducation nationale) car j’allais faire de mon fils un animal de cirque, puis m’a traitée avec un tel mépris que je suis sortie de là avec un mélange de « je suis une moins que rien » et de « mais pourtant je sais qu’elle se trompe, qu’elle est totalement fermée à nous, qu’elle refuse de nous écouter »

    Quand je lui ai dit, la ressemblance avec moi, mon enfance, mes souffrances inexpliquées, mes compréhensions des choses et ma solitude intense et l’importance de ne pas laisser cette souffrance continuer à se reproduire chez mon fils…. elle m’a répondu : -Madame, tout ça est votre faute, vous reconstituez votre passé à travers vos fils, Vous essayez de réparer votre histoire, vous ne jouez pas avec vos enfants (ah bon ?) vous leur enseignez des choses, ils ont développé leur intellect au détriment de leur gestion de l’émotionnel (oui ils sont tous, les 4, hyper réceptifs, donc ils ont des difficultés là dessus, et celui-ci en particulier, c’est pour ça que je suis dans votre cabinet, à la base, souvenez-vous).

    Bref, elle m’a descendue en flèche.
    Pourtant j’avais raison sur toute la ligne concernant mes garçons.
    Résultat, immobilisme.
    J’ai cherché sur le net oui, j’ai bien pleuré pour eux et aussi pour moi. Mais bon, j’ai pas laché. Je les ai obligées à comprendre que mon fils n’était pas insolent (son regard) mais en souffrance. Et que s’il fait 2 activités en meme temps, oui ça dérange la classe, mais il faut trouver une solution, au lieu de le punir en permanence..

    Ma plus grande fille a été testée au collège. Cette psy -là m’avait indiqué pour elle un qi de 118… et une grande « intelligence verbale » .
    Une autre psy l’avait vu en primaire et avait dit, rien de particulier, ces compétences actuelles ne sont que du « vernis »…

    Ma petite n’a pas été testée.

    En ce qui me concerne, je ne me suis pas testée car je ne pense pas avoir un qi particulièrement élevé… je pense qu’il est peut -etre un peu au dessus de la moyenne mais pas de beaucoup, et qu’il n’y a pas de quoi en faire un plat, et surtout, comme je connais aussi ma grande stupidité (qui jaillis toujours quand il ne faut pas), qu’elle que soit la forme d’intelligence que je puisse détenir, elle est noyées sous toute l’imbécilité dont je suis capable … Ca me paraît donc etre du superflu et puis, ça m’évite une déception de plus sur moi-meme.

    Ne croyez pas que je me flagelle, je suis réaliste : mes lueurs d’intelligence (que je reconnais parfois) ne dépassent pas mes idioties. (j’en fais meme tout un tas sciemment, parfois)
    Je passe régulièrement pour une débile profonde, certaines personnes de mon quartier (qui pourtant ne sont que futiles et méchantes) se moquent de moi, je fais mine de ne pas le voir car elles se croient discrètes. Elles rient d’autant plus fort qu’elles pensent que je ne remarque pas qu’elles sont en train de parler de moi, quand je passe pas loin.

    Pour résumer sur moi, je suis une personne ambivalente. Mes points forts : l’analyse l’empathie et la clairvoyance.
    Je fais par exemple des rêves prémonitoires, non pas parce que je vois l’avenir, mais parce que j’analyse tellement tout ce que je vois, que je sais ce qui va logiquement ce passer ensuite pour les personnes (pas souvent pour moi), et que mon subconscient (je suppose) me livre les réponses durant mon sommeil, quand je suis apte y prêter une réelle attention.

    Mes points faibles : l’impulsivité (donc la bêtise absolue), le doute, ainsi que la mésestime de soi….

    et aussi l’empathie car on ressent la souffrance des autres, on voudrait les aider, mais souvent on ne peut pas, ou on ne doit pas (le doute, et si on se trompait??)

    *****************
    Pardonnez-moi, auteure et lecteurs de ce blog, je voulais juste commenter pour vous dire, si si, ça existe toujours cette espece de racisme anti-cerveaux-différents…..

    Et voilà que j’écris un roman comme si je me racontais à moi-meme….
    C’est parce que je me reconnais dans tout ce qui est raconté, et ça me fait pleurer, sans vraie raison, je me souviens de choses et j’en ressens une grande tristesse.

    Et en meme temps je ne peux m’empêcher de me dire que peut-etre, tout le monde ressent ces choses là en réalité, et que quiconque lirait ce blog se reconnaitrait lui aussi ???

    …..

    Bref … toutes mes félicitations pour votre blog, bonne continuation à vous tous.

    • jycristo dit :

      Bonsoir, j’ai lu avec émotion votre commentaire sur le post « Et moi alors ?! ».
      Je ne sais pourquoi me viens l’envie de vous faire part de ma propre expérience que je considère désormais comme positive.
      Je suis peut-être un zèbre, s’en avoir de preuve formelle.J »ai franchi mon demi siècle (aussi passer un test ne m’intéresse pas ou plus), un divorce, et de fortes difficultés avec ma fille aînée, dyslexique et pourtant douée, sans être une zèbrette elle est différente. Je me débat moi même dans un désordre pathologique et ai un don particulier pour la procrastination. J’ai testé plusieurs outils th »éra, enneagramme,ostéopathie des facia, autohypnose, TCC et travaile depuis 2 ans en Thérapie émotionnelle ( suite lecture de louvrage du D.Estiennes Jalenque

  14. BBpourquoi dit :

    Dans les années 80, la seule solution envisagée était de faire sauter des classes et là c’était à coup sûr le bizutage garanti… déjà que les contemporains n’aiment pas instinctivement des individus différents . Avec l’âge et les années on porte un regard tendre vers les persécuteurs passés parce que dans le fond eux ne savent pas et ont pas mal de chance ou de handicape. J’ai vécu dans l’ombre de mes potentiels jusqu’à mes 19 ans où le hasard m’a fait rencontré sur un chat IRC (à l’époque le net se développait lentement mais sûrement pour les accrocs aux jeux vidéos et autres) une étudiante de psychologie en master qui m’a aidée à laisser de côté les blessures multiples de la vie et de ma différence. Elle m’a appelée BBpourquoi et je me suis nommée spontanément convertible. Les douances sont multiples il n’y a pas une manière d’avoir cette forme de facilité. Même si l’enfance est solitaire et le système scolaire de ces années peu adapté (je confirme un cauchemar et ce dans les « meilleurs » lycées parisiens de l’époque) à la fin on trouve une place, on la crée faute de choix. Les carrières standards ne sont pas adaptées. Etre une fille est un handicap majeur surtout quand on est « esthétiquement » acceptable. L’essentiel dans la vie est d’être bien auprès de ceux qu’on aime :) :round: bonne continuation et merci de ce blog

  15. Lady C dit :

    Merci tout simplement. Merci d’avoir mis des mots sur ce que je ressens depuis des années et ce que je vis au quotidien.

    Je suis née en 85. Durant ma prime enfance (maternelles) on me trouvait un peu trop active et très rapide, la tête pleine de bêtises/trop imaginative. Et dès 4ans le nez dans les livres Quand je suis entrée en primaire (la première année de « vrai » école à 6ans), les professeurs au bout de 3 mois ont proposer à mes parents de me faire sauter de classe parce que je m’embetais. (tu m’étonnes, je savait lire, écrire mais avec plein de faute, compter et faire des mathématique basique et je parlais et lisait l’anglais). Ce que mes parents ont refuser sous prétexte que j’allais perdre mes amis. Lesquels d’amis? Mes livres ils en avait rien à foutre que je saute de classe et les camarades de classes me détestaient pour les compétences pré-citées. Bref, jusqu’à la 4eme primaire (10ans) j’ai eu de la chance, des profs qui m’ont poussée, toujours donné plus de travail et des raisons d’aller plus loin. Puis les profs n’en ont eu plus rien à foutre de mon cas « spécial » et m’ont laisser en plan. La j’ai vu que si je ne faisais rien de plus que ce que le prof demandais je réussissais quand même avec 80% et que de tout de façon je ne pouvais rien faire de plus que ce que le prof demandais parce qu’elle me confisquait mes livres, ma farde de dessins ou tout autre objet qui n’était pas l’exercice sur lequel les autres travaillait. Cette année la pour moi fut le début de la fin. L’école est devenu un enfer où je m’embêtais durant les cours et dont la meilleure partie était les récréation durant laquelle je pouvais m’isoler loin de ces mômes qui me détestait pour lire ou discuter philosophie avec le dernier frère de l’école (oui école catholique s’il vous plait) et mes point se sont mis au cours des 3 années qui ont suivit à dégringoler en flèche.
    Suite à cela mon père à décider de me changer d’école pour faire des secondaires (de 12 à 18 ans) dans la même école élitiste que lui à l’époque pour faire les latin-grec (parce que l’informatique c’est pas pour les filles selon lui) J’y ais encore subit 5 ans de calvaire, avec des points en chute libre. Stagnant tout juste à la moyenne (voir un peu moins) et même avec des gros effort de ma part pour m’intégrer, je n’y suis jamais parvenue et je suis restée solitaire même en groupe. J’ai finalement arrêté l’école à 17 ans à 2 ans de l’obtention du bac en fuyant la maison de mes parents et en allant faire ma vie ailleurs grâce à mes premiers amis. Ceux que je me suis faite cette année là en commençant dans le dos de mes parents le jeux de rôles

    Aujourd’hui, je n’ai toujours pas le bac, mais j’ai un diplôme d’école sup (qui ne vaut rien tant que je n’ai pas le bac), pas de boulot. Je fais encore (et toujours) 2 à 3 chose en même temps et surtout j’ai deux enfants. Le premier est autiste modéré et à 10 ans se comporte comme un enfant de 5-6 ans (les bons jours) et les institutions ne le gâte pas. Le deuxième quant à lui à 18mois se comporte comme un enfant de 2ans à 2ans et demi… En fait il se comporte comme je me comportais à son age selon ma famille… Et la maintenant je suis désemparée parce que je sais ce qui l’attend plus tard et que la société en général le mettra à l’écart parce qu’il comprend trop vite/trop bien et que je me rend compte que malgré ce que j’ai vécu je n’arriverais certainement pas à lui éviter toute les barrières qui m’ont brisée au long de mes années. Je ferais de mon mieux mais j’ai peur pour lui car je n’ai pas envie qu’il vive le calvaire que j’ai vécu, celui qui son papa à vécu (même si lui avait des parents plus « attentif » et il a mieux vécu sa situation) et que mon frère vis toujours auprès de mon père à l’heure actuelle.

  16. l'autruche dit :

    Drôle de coïncidence : ma mère a également essuyé un refus et une moquerie de la part du pédiatre consulté « Madame, toutes les mères pensent que leur enfant est un génie ! ». Elle non plus n’a pas insisté… Heureusement, des instits plus souples que maintenant (il me semble) dans les années 70 -oui, je suis une vieille :-D – et deux sauts de classe sans avoir besoin de brandir un papier.

    Dommage quand même, l’oeil et l’avis d’un professionnel m’auraient bien aidée à comprendre que je n’étais ni folle, ni stupide -ce paradoxe de se croire stupide malgré les années d’avance…-. Il a fallu attendre mes 38 ans et la rencontre avec des amies testées, qui m’ont certifié que j’étais des leurs, pour commencer à m’accepter…

  17. zebroupa dit :

    Cela fait cinquante-cinq ans que je vis avec cette sensation d’être d’une autre planète, que je cours dans tous les sens avec mes valises et là, depuis hier, j’ai découvert la « zébritude » et j’en suis toute bouleversée.
    En recherchant « hypersensibilité aux odeurs » je tombe sur un article concernant les surdoués. Cela ne me concerne pas, mais je le lis quand même, et là, je saute sur une mine! la description faite me correspond tout à fait. Donc, pas de problème, je suis hypersensible.
    Mais quel rapport avec les surdoués?
    Le lendemain, on me dit : « toi, tu es compliquée ». Je sais, je suis une femme et les femmes c’est réputé être compliquée. Mais quand même…
    Je cherche sur internet  » on me trouve compliquée » et là, surprise!, de nouveau, çà parle des surdoués.
    Depuis, je galope sur internet avec les « zèbres, sans savoir si j’en suis, mais je suis en résonance et pas en raisonance ;) et me sens enfin sur ma planète!
    çà ne change pas le pb mais on se sent comprise et moins seule!
    MERCI

  18. Elea dit :

    C’est intéressant, mais ce n’est pas non plus un SCOOP. Il faut arrêter de se prendre la tête ( et c’est le cas de le dire) Vous viviez normalement avant non ?

    Je dis cela, car j’ai appris aussi plus tard, à 20 ans que j’étais un peu différente: ambidextre et haut potentiel.
    J
    e me souvenais seulement que petite (en CE1) ma mère m’emmenait chez l’orthophoniste parce que j’écrivais des deux mains et parfois à l’envers, je prenais d’ailleurs un malin plaisir à faire tourner l’orthophoniste en bourique en changeant de le crayon de main à chaque ligne d’écriture.

    L’info était passée à la trappe car mes parents étaient séparés, ne communiquaient pas et que mon père a eu ma garde plus tard.

    Puis à 20 ans, j’ai croisé une autre dame comme moi en vacances, qui écrivait des deux mains, n’avait pas le sens de l’orientation, sa propre organisation etc…
    et une psy m’a dit « oui vous êtes ambidextre c’est comme ça et vous avez également un fort potentiel »

    Cependant, ça ne choque pas plus que ça… Mon père a 140 de Q.I. et le livre de chevet de ma mère s’intitulait  » Le drame de l’enfant doué ».

    Je pense juste qu’il ne faut pas en faire tout un plat ou se croire plus malin pour autant, c’est un petit avantage  » Parfois ». Je m’en suis toujours bien sortie en cours en écoutant d’une oreille sans que ce soit Fabuleux non plus! Je reconnais avoir eu 18 en maths au bac en ayant eu 6 de moyenne toute l’année dans cette matière.
    Enfin ce sont des détails.

    Les inconvénients sont souvent une sensation de Fatigue ou de contre-coup quand on est sous pression ou que l’esprit s’embarque sur 4 chevaux à la fois.

    Bien à vous.

  19. Zebraska dit :

    Bonjour,

    Je souhaitais partager avec l’auteure la difficulté de se faire reconnaître dans les années 80-90.

    I’m a Zebra, dépistée THQI à 15ans 9mois en 1999, asociale au test de rorschach (rien vu sur la première image en couleurs du lot). Toute mon enfance a été chaotique. Trop turbulente pour mon âge, bien plus qu’il ne l’aurait fallu, ma mère m’a emmenée voir des psychiatres. On est en 88, dans la région parisienne. La réponse -> « C’est le contexte familial qui perturbe votre fille »… C’est au hasard d’une crise de spasmophilie que j’ai découvert cet état. La psychologue, après le test, dans un sourire, m’a dit « Je l’ai su dès que je t’ai entendue t’exprimer ». Sincèrement, ça m’a fait énormément de bien de l’entendre, je n’étais plus si bizarre que ça, au fond… Malheureusement pour moi, on était encore à une époque où le TDAH était peu reconnu, et était censé se stopper à 12 ans…
    C’est depuis 2012, depuis que j’ai pu, le plus naturellement du monde, expliquer le phénomène de volcan intérieur ressenti par le fils d’une amie, dépisté TDAH, à celle-ci sans connaître son histoire, que je me pose certaines questions… Mon diva est bien grisé quand même… et je n’ose entreprendre les démarches nécessaires… il faudrait! Je doute, dois-je ou ne dois-je pas?
    Et puis, va falloir sérieusement que je me bouge, car je crois bien avoir une Zébrinette de 12 ans à la maison… sensiblement type III, donc je m’en rends compte un peu tardivement, rien qui n’ait pu laisser présumer auparavant, comme je savais pour moi, j’ai toujours guetté le signe chez elle… mais je la reconnais tout à fait dans le caméléon, à se saborder les résultats scolaires pour se faire accepter par ses camarades… Associé à un gros manque d’assurance et une mauvaise estime d’elle-même…Elle travaille peu, et depuis que je lui ai un peu secoué le prunier sur son sabordage, elle ne fait qu’augmenter sa moyenne G de trimestres en trimestres… Affaire à suivre…
    Pour finir, je suis tout à fait d’accord pour dire qu’on se reconnaît entre nous! D’ailleurs, je vais être un peu méchante certainement, mais je ne me sens bien « qu’entre nous », j’ai toujours des soucis de compétitions et de compréhension avec les gens dits « normaux », avec des gens qui se sentent (tous seuls) mis en danger par mon THQI, alors qu’avec mon entourage HPI je m’entends à merveilles, je retrouve le plaisir de discourir sans passer « pour-celle-qui-sait-toujours-tout-sur-tout-et-qui-veut-se-mettre-en-avant », (je ne sais pas tout sur tout!!!!)… On tolère plus facilement entre nous nos effusions…Forcément, on est sur les mêmes fréquences de sensibilité. Je me suis rendue compte de cet état avec mon frère, non diagnostiqué mais geek à mort, avec qui on pourrait échanger des heures et des heures sur les techniques de comptabilité et de fiscalité à utiliser, la même passion des chiffres, et dernièrement avec une amie de réseaux sociaux, on attendait toujours avec intérêt l’une comme l’autre la réaction de l’autre sur nos posts coups de gueule… jusqu’à ce que j’apprenne son asperger… ah bin tiens… tout s’explique!

    Un grand merci au Maître Zèbre de ce blog, vous avez grandement éclairé ma lanterne! Puissent les vôtres continuer de briller longtemps! :)

  20. maki déglingué dit :

    J’ai 43 ans dans 2 jours. Je sais depuis avant hier que je suis HP « complexe »ou hétérogène. Des années de questionnement qui brutalement prennent sens. Un gros soulagement. Je en suis donc pas « malade » ( cyclothymie ? Bipolarité ?), coupable de trop grande sensibilité, et de moral au gré des vagues, façon tempête.
    Bref, par où commencer ?
    Ah oui, par ma fille, qui va de plus en plus mal à 14 ans, après s des années de psys à gogo, parce que « differente », colérique, mal dans sa peau, excessive en tout, JAMAIS dans la norme, tjs TROP (heureuse,, malheureuse, active, amorphe, rigolote, colérique, présente, absente…).
    Très bons resultats scolaires jusqu’ici, sans faire d’effort, mais une baisse notable en fin de 4e. De très gros pb de sommeil, impossibilité de s’endormir le soir mais dodo en classe. Et un dégoût vis à vis de plusieurs prof, ne supporte pas la « connerie » et les « injustices » de certains d’entre eux. Bref, debut de phobie scolaire, ts les 4 matins chez la cpe pour « craquage ». Mais l’ensemble des profs l’apprécient ( sa prof de français n’a »jamais lu de rédactions pareilles ») meme si elle commence à se rebeller et à être arrogante vis à vis de certains qu’elle n’estime pas (« Vos cours sont nuls, madame » -oups !)
    A la maison, c’est la crise, elle n’a jamais été « simple »(enfant accaparant tout l’énergie, ne se soumettant JAMAIS à l’autorité, voulant tjs avoir le dernier mot…) mais là, c’est beaucoup d’agressivité verbale, d’insolence, de pleurs, de dépression, d’après midi sous la couette a pleurer, et meme5 des scarifications, de messages sur le suicide…
    Un suivi psy par le CMPEA local pendant un an, cherchant du côté de troubles psychiatriques avérés, besoin pour ma part de, mettre des mots sur son mal être, une culpabilité immense, mais seul retour « cela ne vous suffit pas de savoir que votre fille est en frande souffrance psychologique? ?! » Ah ooouuuaaaiiis, m’dame la Psy, j’avais pas remarqué! Mais pourquoi, putain, et comment l’aider autrement qu’avec votre Atarax qui l’abrutit ? . Selon elle,, pas de maladie psy. Ouf, mais quoi ????
    Au printemps dernier, j’en viens en lisant sur la bipolarité à lire sur les eip . De plus je suis enseignante en college, et ça commence à bouger à l’éducation nationale côté infos et prise en compte du sujet. Cette lecture agit comme un coup de poing dans mon ventre. Certes, on nous avait déjà suggéré que notre fille était en avance sur bien des aspects, même sa cpe et son principal ns avaient suggéré de chercher de ce côté là. Et peut être même que nous y avions pensé,,mais vite rangé l’idée dans un tiroir bien fermé tant elles nous semblait saugrenue et prétentieuse…car certes notre fille avait l’art de l’argumentation, cherchait tjs la compagnie des plus grands (dès la 6e aimait la compagnie des 3e)…et avait écrit à 9 ans les 5 premiers chapitres d’un roman qui nous avaient bluffé (« oui mais c’est parce qu’elle adore lire et quelle est farfelue »), mais elle n’est pas « Einstein », ne sait pas tout sur tout, n’a pas eu de passion pour la préhistoire ou les volcans…bref, elle ne correspondait pas aux a priori de tt un chacun sur les « surdoués ».
    Donc cette lecture approfondie,, au printemps dernier, sur les enfants hp, m a bouleversée, car c’est de notre histoire dont il s’agissait.
    Et pour tout dire, doublement. Car j’avais toujours perçu les affres de ma fille comme le reflet, puissant, de mon propre parcours. Et tout à coup, j’ai ressenti une décharge électrique, ,un truc physique qui m’a traversé tt le corps. Comme si des décennies de mal être interne s’evacuaient.
    Pardon pour mes solliloques, j’arrive bientôt au bout…avec des rebondissements! !!
    Donc forte de ces lectures j’en parle à la psy de ma fille….qui me renvoit sur les roses :  » on le sait bien que votre fille est intelligente, en quoi un test de qi la ferait aller mieux ? Ça, cest votre préoccupation de parent, pas la sienne! « . Ben, nous avons arrêté la psy et fait passer en urgence les tests en juin.
    C’est là que ca se corse. Première prise de contact, le psy est sympa, recommandé par l’ ANPEIP, juge que le profil de ma fille légitime le passage des tests mais il n’a pas de place et nous adresse à sa collaboratrice.
    Ma fille n’est pas chaude pour passer les tests (« Imagine, si ça n’est pas ça? Ça sera horrible! ça vaudra dire que j’ai autre chose »). Je lui dis: « préfères tu passer éventuellement à côté de cette explication, , , plutôt que de te confronter à un eventuel échec ? Au moins tu sauras »
    Passage des tests. « Votre fille était très stressée et a souvent répondu je ne sais pas alors qu’elle savait ou a préféré ne pas chercher à repondre. Mais j’en tiendrai compte ds mon analyse »
    10 jours plus tard. J’ai tenu compte du stress, qui seul peut expliquer un des résultats (« tres faible »). Non, votre fille n’est pas précoce, elle est homogène, des résultats ds la moyenne de son âge. Ses difficultés ne découlent pas d’un qi different.
    Coup de massue. Faut bien accepter, cest une spécialiste qui a posé le diagnostic. Merde. « Je t’en veux bcp maman, je ne veux plus entendre parler de ça ». Pourtant, 106 en verbal pour une gamine qui vous scotche en permanence par son argumentation, qui écrit à 9 ans plusieurs chapitres d’un livre bluffant de maturité, lexique, structure narrative, et une gamine dont la prof de français dit en 4e, en lui rendant une rédaction notee 18/20, qu’elle n’a jamais lu de copies semblables et aussi bien écrites, même ds de plus grandes classes, c’est qd même troublant, un resulta5résultat trop « normal ». 115, 120, je dis pas, mais 106…
    Remerde, c’est pas possible. Je n’arrive pas à y croire, c’était trop beau de trouver une réponse, tellement plus valorisante qu’une maladie psy. Mon homme, qui ne m’a pas trom suivie ds mes délires qi et compagnie, me le fait ressentir. « Je te l’avais dit, fallait pas lui mettre ça ds la tête ».
    Rereremerde.
    J’ai remisé cette bouée de secours, le temps des vacances, avec tjs cet arrière goût dd « c’était pourtant tellement évident ».
    Et pourtant, cette épiphanie, ressentie au printemps, concernait mon parcours propre. Et avec la déception de ma fille, ce sont des explications sur moi même qui s’étaient envolées.
    Sauf que…sauf que moi, je n’avais pas été testée. Et si moi, je passais les tests? pour moi, et pourquoi pas, si c’était positif, pour pouvoir penser que peut être il y avait une erreur pour ma fille.
    Mi septembre, je suis donc allée voir un autre neuropsychologue recommandé par les associations. Je lui ai parlé de moi, de ma fille, de ses résultats, de mes doutes et de mon besoin de savoir, pour moi, et pour elle.
    Avant hier, j’ai donc su que je ne m’étais pas trompée pour moi même. Mais forcément mes doutes concernant ma fille n’en sont que plus accentués. D’autant que le neuropsy a regardé son bilan dt et y voit plusieurs erreurs ou contradictions. Notamment sur sa pseudo homogénéité. non pas du tout, elle est au contraire totalement hétérogène selon lui.
    Bref, j’en suis là, avec ds doutes mais aussi des espoirs. Je n’ai rien dit à ma fille. J’ai peur de faire une erreur. J’ai repris contact avec le secrétariat du psy qui a fait passer les tests de lou. Il doit me rappeler. En fait, je ne sais pas ce qu’il faut faire. Suis je une mère qui saccroche pathétiquement à des explications pratiques et confortables ?
    Et que faire de mes propes résultats ?
    J’espère trouver mes réponses.
    Merci pour votre blog. A bientôt sans doute.
    (Pardon pour les erreurs. Tablette tactile oqs évidente à utiliser pr looooooonnnnngs messages !!! ;-)

    • Papylirus dit :

      Juste en passant, Einstein a eu une scolarité pourri, un boulot merdique (tout relatif : il relisait les demandes de brevet avant de les passer aux vrais spécialistes, ou en les recevant d’eux. On lui demandait pas de penser, juste d’enregistrer), et sa théorie de la relativité a été une énorme surprise et, oui, une révélation. C’est aussi parce que c’était aussi bizarre, venant de quelqu’un dont on attendait rien, qu’il a fait le tour.

      Sinon, à mon humble avis… et je manque d’expérience sur la question… les bilans psy ont une énorme marge d’erreur. Si pour le groupe sanguin, qui pour le coup est très repérable, on dit que « c’est à coup sûr qu’à la deuxième analyse, si ça concorde », alors quid de résultats sur le mental et l’intellect ? Même un test dans de bonnes conditions a une marge d’erreur, alors sous stress… demandez conseil à votre pharmacien. Euh, médecin. Psy.

      C’est pareil.

  21. Catline dit :

    Bonjour,
    Je voudrais réagir sur ce billet au sujet de votre maman. On a pas tous la chance de tomber sur les bonnes personnes (j’ai vu des neurop&diatres, médecin et autres professionnels…)
    J’ai moi-même une enfant qui au fils de mes découvertes me semble faire partie de cette catégorie d’enfants à haut potentiel avec troubles associés.
    Au plus j’avance et au plus je m’aperçois que je suis moi-même frappé par cette « anomalie » et ce juste depuis quelques mois ( à vrai dire depuis septembre 2015 seulement, fait pour une fois soulevé par le principal du nouveau collège que mes enfants fréquentent)
    Donc, les différences de ma fille m’ont amené vers différentes expériences et même si certaines personnes mettaient déjà le doigt sur quelque choses, je suis tombée sur beaucoup d’imbécile, de cons et de grands débiles profonds. Ce qui m’a amené d’expérience en insistance à être affublé comme votre maman de problème psychologique, jusqu’à être accusé d’être atteinte du syndrome de Münchhausen par procuration et subir récemment une enquête sociale! Cela fait plus de 12 ans que je me bat pour comprendre ce qui se passe! Aucun professionnel de la santé n’a jusqu’à lors soulevé cette piste. Au fils de mes lectures, je découvre que non seulement, elle répond à beaucoup de points sensibles quant à ma fille mais qu’en plus je suis aussi concernée!
    Je n’en éprouve aucune joie, ni aucune satisfactions. Par contre, un certain soulagement associé étrangement depuis la lecture de ces articles et de votre blog à un flot de larme que je ne peux endiguer. Mais aussi un début de réponse, une piste que je vais suivre de manière plus sérieuse.
    Merci

  22. Marie-Eve dit :

    Je découvre ton blog avec le diagnostic récent de mon 7 ans comme HP… et plein de souvenirs qui me reviennent comme tu les décris. Y compris l’épisode du pédiatre, qui moins trash, a juste dit « utilisez votre bon sens et tout ira bien ». Ce sont les profs qui ont commencé à accuser ma mère de me « pousser »

  23. Katharina dit :

    Bonjour,
    1979 a décidément donné des enfants bien particuliers – j’en fais partie.
    Je profite de ce blog car j’ai vraiment besoin d’aide. Pendant quasiment toute ma vie je me suis demandée ce qui « clochait » chez moi. Après un séjour en clinique et des séances de psy etc. qui n’ont pas abouti à grand-chose, je suis tombée des nues cet été en me reconnaissant entièrement dans le profil des surefficients mentaux décrits par Christel Petitcollin dans son ouvrage « Je pense trop – comment canaliser ce mental envahissant ». Et j’ai non seulement compris que j’étais ainsi, mais que ma fille de huit ans est, elle aussi, un magnifique mais souvent malheureux zébrillon.
    Première réaction: Un grand OUF. Voilà enfin la clé! Je savais que l’étiquette de « bipolaire » qu’on m’avait collée sans grande hésitation ni conviction était erronée.
    Et maintenant? La nouvelle est toute fraîche, il faut envisager la suite. Dans ma tête, ça bouillonne et je ne sais pas comment aborder les choses.
    Comment en parler à mon entourage? Aux médecins et psys (que je consulte toujours parce que je sens qu’ils ont la volonté sincère de m’aider)? Je sens que j’ai besoin de réadapter des choses dans ma vie. Et il est urgent que j’aide ma fille. Mais je suis tellement épuisée… Et ne sais pas d’où prendre l’énergie et le temps de gérer et digérer tout ça.



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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