« Non, vos enfants ne sont pas surdoués ! » l’exaspération d’une enseignante

"Non, vos enfants ne sont pas surdoués !" l'exaspération d'une enseignanteParce que l'un des commentaires cite mon blog en référence, j'ai atterri ce matin sur ce billet, publié il y a 3 jours sur le blog Maman travaille : "Non, vos enfants ne sont pas surdoués !" l'exaspération d'une enseignante :-|

 

Attention, c'est gratiné ! :-P

 

On a droit à tous les stéréotypes dans le "témoignage" de 2 instits', Sylvie & Séverine : l’ego des parents, l'effet de mode, le surdouement excuse à tout, les malheureux enseignants victimes de ces parents assoiffés de réussite pour leurs rejetons :-?

 

Le must étant à mon sens cette magnifique phrase :

 

Même l'Education nationale s'y met

 

Oulala !!! Même l'Éducation Nationale entre dans la secte !?? C'est donc très grave docteur ! LOL

 

J'imagine que dans l'esprit de ces 2 professeures des écoles, un lobby de parents démoniaques a réussi à contraindre par je ne sais quelles pressions l'Éducation Nationale de reconnaître officiellement ce qui n'est, selon elles, qu'un délire destiné à se faire mousser, & les emmerder dans leur classe :!:

 

Certes, je ne doute pas qu'il y ait des abus de la part de quelques familles, mais comme il y en a toujours eu. Ces situations sont rares, & sont au détriment de véritables cas d'enfants doués en souffrance car non reconnus & forcés de s'adapter à un moule qui ne leur convient pas.

 

Il n'y a bien entendu pas 18 enfants (T)HQI par classe ; mais il y en a par contre, statistiquement, 1 à 2... souvent non-identifiés du reste :-x

 

Courbe de Gauss avec percentiles (cliquez pour agrandir)

Pour mémoire, une courbe de Gauss, avec percentiles, que j'ai créée...

 

Et si ces 2 instits' remettent en cause l'existence même du haut potentiel intellectuel, moi je remets en cause ces chiffres balancés librement & destinés à montrer aux lecteurs combien les vilains parents harcèlent massivement les gentilles enseignantes. Ils me semblent très largement exagérés ;)

 

En revanche, le ou les 2 élèves réellement HP passent généralement à la trappe aux yeux des enseignants non formés à la précocité intellectuelle, ça c'est une réalité vérifiée :down:

 

Petite anecdote : lorsque le zébrillon a été bilanté la 1ère fois l'âge de à 4 ans, son instit de l'époque (avec qui j'avais d'excellents rapports, très ouverts, très libres) m'avait avoué :

 

Ça alors, je n'ai jamais eu d'enfant surdoué jusqu'à présent dans mes classes.

 

Sachant qu'elle enseignait depuis 8 ans, elle avait nécessairement rencontré d'autres EIP... mais sans jamais les repérer ! 8-O

 

Ce que je n'avais pas manqué de lui préciser, documentation à l'appui, car c'est en expliquant que tout cela changera & que le regard porté sur ces enfants par les instits' & les profs évoluera dans un sens positif.

 

Ceci étant dit, certains enseignants sont & demeureront totalement fermés & hostiles au thème de la précocité intellectuelle, malgré les formations, malgré les plaquettes & les documentations officielles...
Certains allant jusqu'à remettre en question un bilan réalisé par un psychologue spécialisé, au prétexte que l'enfant ne correspond pas à l'idée qu'ils se sont forgé du "surdoué" :oh:

 

Pour lire ce beau billet en intégralité :arrow: c'est ici !

 

 

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73 commentaires à “« Non, vos enfants ne sont pas surdoués ! » l’exaspération d’une enseignante”

  1. Anne charlotte dit :

    Oui la remise en question du bilan de la neuropsy par la psy scolaire par exemple donc changement d établissement scolaire étant arrivé à la phobie scolaire
    « Je n ai jamais eu affaire à un enfant comme ça, il est déstabilisant » l enseignante pour mon fils
    C est pas facile avec les enseignants
    Et il va falloir encore aller expliquer à l instit de cm1 que ma fille s ennuie et ressortir le bilan mais on n est pas sûr du résultat
    C est usant et pas facile au quotidien
    Merci pour tous ces articles merci

  2. Al dit :

    Bonjour. Je lis très régulièrement votre blog. Vous y donnez des infos très intéressantes, la seule chose que je regrette c’est que vous semblez parfois peu objective lorsqu’on « s’attaque » aux zèbres… J’ai lu l’article dont vous parlez, et je n’y ai pas lu que « ces 2 instits’ remettent en cause l’existence même du haut potentiel intellectuel ». Au contraire, l’une d’elles parle d’eux en ces termes : « Alors oui, les enfants précoces s’ennuient, mais tous les enfants qui s’ennuient ne sont pas précoces… » explique Sylvie. » Elle remet plutôt en cause l’identification devenue quasi systématique, selon elle, d’un « enfant à problème » à un enfant « surdoué », cela ne revient pas à nier l’existence de ces derniers, au contraire. (Pour la deuxième intervenante, aucun indice probant dans ses témoignages.) Je pense que le fond de l’article c’est « Non, vos enfants ne sont pas FORCEMENT précoces », et c’est vrai que d’avoir par exemple une dizaine d’enfants dans une classe dont les parents affirment qu’il pose problème uniquement parce qu’il est précoce et que c’est un incompris et que l’instit’ ne sait pas faire son boulot et gna gna gna, ça peut énerver, à la longue… non ? Je pense que l’effet de mode dont parle l’article existe : on parle de plus en plus des HQI dans les médias, et les parents désemparés face aux problèmes de leur rejeton y voient un espoir d’explication, qu’en pensez-vous ? Cela doit être tentant, quand même…

    J’espère que ces 2 dames ne liront pas votre « J’imagine que dans l’esprit de ces 2 professeures des écoles, un lobby de parents démoniaques a réussi à contraindre par je ne sais quelles pressions l’Éducation Nationale de reconnaître officiellement ce qui n’est, selon elles, qu’un délire destiné à se faire mousser, & les emmerder dans leur classe » vu que le « Même l’Education Nationale s’y met » n’est pas une citation de l’une d’entre elles…

    Bref, merci de partager vos informations avec nous, je regrette juste que vos articles me semblent parfois un peu agressifs au vu de l’outrage contenu dans la source… ;-)

    • Zebrounet dit :

      « Je pense que l’effet de mode dont parle l’article existe : on parle de plus en plus des HQI dans les médias, et les parents désemparés face aux problèmes de leur rejeton y voient un espoir d’explication, qu’en pensez-vous ? Cela doit être tentant, quand même… »
      Et c’est parce qu’on en parle de + en + que les choses avancent ! Sans Jean-Charles Terrassier, le rapport Delaubier (http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2010/01/06/les-differents-rapports-officiels-francais/) n’aurait jamais vu le jour.

      En France sans des psychologues comme Arielle Adda, Jeanne Siaud-Facchin… sans des pédopsy comme Olivier Revol… sans des personnes de l’enseignement comme Daniel Jachet, Jean-François Laurent rien n’aurait bougé dans la compréhension de ce que sont les enfants à haut QI.

      A quoi cela sert-il ? justement, à combattre les préjugés, à remettre en place les idées reçues qu’ont tous les gens, quand ils ne connaissent pas le sujet, sur « les surdoués » & à garantir (ou essayer…) l’accès aux mêmes aménagements pour tous les EIP, quelle que soit leur région, leur école ou l’avis personnel sur la question de l’enseignant qu’il/elle a !
      C’est encore trop svt une question de personne… & quand on lit ce genre de choses, ça me désole & me met en colère oui.

      Je reçois chaque semaine des 10aines d’e-mails de parents d’enfants HQI en détresse, dt la plupart se heurtent à des enseignants obtus & sourds aux préconisations des psychologues spécialisés.

      Mais vous vous trompez, l’agressivité n’est pas de mon côté :-|
      Elle est omniprésente ds le verbe de ces 2 instits’ & de la personne qui a rédigé ce billet :oops:

      Aller parler de tests de QI sur internet comme moyen d’établir le surdouement de son enfant suffit à démontrer que ces gens n’y connaissent rien, & n’ont fait aucun effort pour s’intéresser au sujet dont le billet traite !

      Bien sûr que certains parents, qui encore une fois ne savent pas ce qu’est réellement un enfant HP, aimeraient avoir / pouvoir dire que leur enfant est intellectuellement précoce, mais on sait aussi, par les psy spécialisés que ces derniers ne vont en fait que ts rarement au bout des démarches.
      A savoir que face à un bilan psychologique (bilan psychométrique + tests de personnalité), ces parents-là abandonnent avant une réponse qui n’irait pas ds le sens de leurs « espoirs ».

      De quoi parle-t-on alors ? Moi, je ne parle QUE des enfants surdoués avérés (bilantés !)
      Qu’il y ait des abus, des jalousies d’autres parents n’est pas une surprise (comme tous les parents d’EIP j’en ai fait les frais ;) ), mais le billet cible tous les parents… car pour ces instits TOUS les parents voient en leur enfant un surdoué.

      Et s’il n’y en a effectivement pas 18 / classe, il y en a, quand même !

  3. Perrine dit :

    Tu me donnes envie de lire cet article ! J’y vais de ce pas!

  4. maman dyszébrique dit :

    effectivement je viens de lire l’article il est risible,
    mes 2 zèbrettes n’ont jamais fait de vagues à l’école mais le fait de prouver pour nous qu’elles étaient différentes nous a changé la vie dans le sens positif du terme.
    nous avons pu expliquer à la grande pourquoi elle avait ce spleen qui ne la quittait pas
    et a la petite de changer le regard que ses professeurs avaient sur elle « non elle n’ai pas lente!!! »
    l’école à été extraordinaire vis a vis de nous alors que nous venions d’aménager.
    très rassurante, ouverte et nous travaillons en équipe pour le bien être de tous.
    avant que mettre tout ça en place la grande avait été harcelée et frappée par d’autres élèves, la petite ne dormait plus ….c’était l’horreur.
    alors non il ne faut pas faire une généralité de quelques familles c’est d’un niveau bas de plafond mais le fait d’être HP n’est pas une excuse non plus pour botter en touche dès qu’il y a une critique de la part des profs cela ne fait pas avancer les enfants.
    nous avons cette année une enfant dans la classe de ma cadette qui s’estime beaucoup plus intelligente que les autres parce qu’elle est « précoce » elle le chante haut et fort à tous les enfants et professeurs!
    ce n’est pas elle qu’il faut blâmer mais plutôt ses parents qui lui gonflent la tête comme un ballon!!!
    car dans l’ombre se cachent 2 autres enfants dont la mienne THQI qui ne disent rien .
    ce n’est donc pas le QI qui rentre en compte ici mais bien l’éducation des parents!!!
    alors oui non enfants sont surdoués! mais non ils ne sont pas tous bien éduqués!
    et merci aux écoles qui le comprennent et nous aide
    et m**** aux profs grincheuses

  5. Elodie dit :

    Bonjour, je me suis inscrit a la news de votre blog apres le diagnostic posé sur le mal etre et l echec scolaire de ma fille…. dossier psy en main sa maitresse a osé nous dire « je ne vois pas ou et en quoi votre enfant est precoce….elle est meme en decalage des autres dans ses apprentissages »
    C était l année dernière… en bref, un enfer! Ma fille a fini par ne plus vouloir s alimenter.
    On la garder a la maison pour la fin de l’année MS.
    Là elle est en GS CP avec une maîtresse genial…
    Pourvu que ça dure. J’espère nr plus croiser sur mon chemin des profs du genre de l article! Malheureusement il y en a pas mal….

  6. Marina dit :

    Un article intéressant… Et malheureusement trop vrai :-(
    J’ai une connaissance qui enseigne dans un secteur huppé de la région de Genève. Il semblerait que si elle écoute bien les parents, au moins 50% de ses élèves seraient HP!… Des parents qui veulent à tout prix que leur enfant soit « au dessus du panier » et surtout des parents qui ne savent pas ce que ça veut dire… « surdoué » ce n’est pas juste « plus doué »… :-x

    Dans cet article, 2 passages ont en particulier attiré mon attention.

    Quand je lis « […] Alors oui, les enfants précoces s’ennuient, mais tous les enfants qui s’ennuient ne sont pas précoces… » explique Sylvie. »
    J’espère très fort que cette Sylvie se pose beaucoup de questions pour savoir pourquoi tant d’enfants (précoces ou non) s’ennuient! :-?

    Et puis il y a cette citation, malheureusement trop vraie (surtout en France) à mon goût… « Je pense à ces parents catastrophés parce que leur fille avait eu un « B » et pas un « A » en calcul, en grande section de maternelle. Ils craignaient que ça n’entrave son entrée à HEC… ». :(

    Par contre, je trouve l’article un peu trop dirigé contre ce « phénomène HP » avec des petites phrases assassines comme « MÊME l’éducation nationale s’y met » ou « le pire » avec cette maman qui explique qu’elle a redoublé parce qu’on ne l’avait pas comprise (pauvre maman et pauvres enfants si on ne les comprends pas mieux que leur mère).

    Il y a aussi un commentaire qui me fait bouillir quand je lis « les vrais HP ceux qui ont sauté 2 ou 3 classes ». Si c’était si simple! :-o

  7. diane dit :

    Merci pour cet article! C’est usant en effet d’avoir à se battre pour faire accepter une différence qui semble, dans l’esprit de la plupart des gens, et devrait être d’après sa terminologie, un avantage (le surdouement, précocité…) . On en vient à avoir honte d’en parler, même avec sa propre famille, même avec certains psy (« mais madame votre enfant n’est pas malade », effectivement il ne l’est pas, mais il souffre quand même…)… Et surtout ce regard et ces remarques des autres parents, des enseignants; s’il est si insupportable c’est que ses parents ne doivent pas l’éduquer correctement, s’il ne respecte pas les règles c’est que ses parents ne sont pas assez fermes, des hippies sûrement… (: D )
    Merci en tout cas pour cet espace de partage que vous avez créé.

  8. Salomé dit :

    Maman de deux petits zèbres, ce genre d’attitude de la part d’enseignants me terrifie … Jusqu’à présent, nous n’avons croisé que des enseignants sensibles aux cas de nos enfants, mais nous venons de déménager et nous avons à recommencer la sensibilisation à leurs spécificités. En espérant ne pas tomber sur des réfractaires …
    J’en profite pour vous remercier pour votre blog : cela fait du bien de ne pas être seuls et c’est une source importante d’informations !

  9. Valérie dit :

    C’est désolant !
    Cela fait seulement 1 semaine ½ que nous suspectons une « précocité » chez ma fille et nous avons déjà eu droit à des commentaires de la part de la nounou.
    Je pensais bien faire en lui faisant part de notre entretien avec la psychologue pour lui apporter des réponses / explications nécessaires aux « problèmes de comportement » qu’elle rencontrait avec ma fille (et que nous rencontrons tous : école, famille, etc.) et au final, j’ai eu droit à : « De toute façon, la précocité, c’est à la mode en ce moment ! un enfant est trop turbulent, il est précoce ! si l’enfant est trop réservé, il est précoce ! ».
    Merci, au revoir… ! moi qui espérait apporter des solutions à ses « problèmes »… :(
    Je n’imagine même pas la réaction de l’école à qui nous n’avons même pas évoqué le mot « précocité » !!!
    Du coup, nous attendons de faire passer le test à notre fille pour être certains de ce que nous avançons et arriver avec des arguments précis et solides.
    Mais là encore, quand je lis les commentaires et l’article cité plut haut, j’avoue que ça m’angoisse d’avance… :oops:

  10. Fouqué M.-A. dit :

    Bonjour,
    Malheureusement je peux comprendre ces enseignantes car ma mère est psychothérapeute et depuis toujours (pour nous comprendre) s’est formée pour repérer et comprendre les zèbres (elle s’est finalement découverte elle-même au passage).

    Et depuis sont installation en tant que « spécialiste » des enfants précoces si vous me permettez ce terme, elle me raconte qu’à partir du mois d’octobre-novembre c’est la cohue dans son bureau.

    La raison? Tous les parents (qui sont très très loin d’être rares) qui voient les mauvaises notes de leurs enfants. Et dès que le prof leur en parle en leur disant que leur enfant ne fiche rien…Ils se précipitent chez ma mère en espérant d’elle qu’elle diagnostique un enfant précoces….Extrêmement rare dans cette vague.

    Il faut croire que les parents d’enfants précoces venaient la voir plus tard dans l’année (car à cette période, c’est bien plus souvent le cas!^^).

    Donc voilà mon petit grain de sel pour dire : moi aussi les enseignants me blessent quand ils nous dénigrent mais quand on voit la dose de parents capables de tout pour faire croire que leur enfant est précoce et pas fainéant (« combien vous prenez pour le diagnostiquer précoce? »…) moi je peux comprendre leur colère!

    Bonne journée! J’espère que le petit zèbre se sent bien en classe!

  11. Gabrielle dit :

    En fait, on se demande si le monolithisme n’est pas une garantie pour entrer dans le « saint des seins » de l’éducation nationale. Plus on est rigide, mieux c’est !
    Quant aux têtes qui dépassent, nous ne sommes heureusement plus en 1793.
    Quoique…
    L’école française est, après la Corée du Nord, le dernier bastion totalitaire communiste de notre civilisation : aucune possibilité de contredire l’autorité, le professeur est surpuissant, et décide de l’avenir de ses sujets, sans contradiction possible. Aucune remise en cause du système n’est tolérée, faute de se retrouver bannis… Bref, le meilleur des mondes !

    • Guil dit :

      Je ne vois pas ce que le communisme vient faire là dedans. Totalitaire et normatif, concernant l’EN oui. Mais il faut se rappeler que dans les ex pays soviétiques avait été mise en place au contraire de ce que vous dites, une stratégie d’état, systématique, de détection, de valorisation et d’encadrement des talents, qu’ils soient sportifs ou intellectuels. Le premier homme dans l’espace, Gagarine, était fils de paysans…

      • Gabrielle dit :

        Le communisme a à voir là dedans dans la mesure où l’école est normative… Aucune possibilité de s’y distinguer autrement que par un système de notations et d’évaluations fixé par une autorité qui ne souffre d’aucune contestation.
        Quant à Gagarine, fils de paysan ou pas (on ne parle pas d’élitisme ici et encore moins de niveau social), il a surtout été un instrument élevé à la gloire de son pays. Une machine dédiée à la machine, la version moderne de la chair à canon. Si il avait péri lors de sa mission, il aurait rejoint les cimetières russes dans l’anonymat le plus total(itaire). par ailleurs, que je sache, l’homme n’a jamais eu la possibilité de dire quoi que ce soit sur la réalité de son travail, ou le moindre ressenti. Bref, c’est loin d’être un modèle… et le système communiste non plus.

        • Guil dit :

          Vous ne faites que recycler des clichés sur les ex pays soviétiques. Au contraire de ce que vous dites et de notre système scolaire, il y avait une politique de détection et de mise en valeur des talents individuels, certes au service d’une idéologie. Mais ce n’est pas chez nous que des fils de paysans auraient pu prétendre être cosmonautes ou chercheurs… Donc malgré le totalitarisme, le système soviétique permettait ce genre d’ascension sociale et la mise en valeur des talents, particulièrement dans les classes populaires, ce qui n’est pas le cas chez nous. Point barre.

          • Gabrielle dit :

            Ho, le dernier communiste lit les tribulations du petit zèbre ! Gardez vos belles idées totalitaires, vous avez raison, elles ont fait leurs preuves !
            P.S. La Corée du Nord est un très beau pays parait-il…

  12. Bonjour la maman du petit zèbre,
    Je suis la méchante personne qui a écrit ce billet ;)
    Pour mettre quelques éléments au clair:
    – Je connais très bien ce sujet pour avoir plusieurs enfants à « hauts potentiels » dans ma famille très proche.
    – Ce n’est pas le sujet du post. Le post en question ne critique nullement les enfants dits précoces, pas plus que leurs parents; il met en exergue ce phénomène – remarqué par plusieurs enseignants- des parents persuadés que leurs enfants sont surdoués.
    Je prends plus haut l’exemple des livres, mathématiquement, il se vent cette année plus de 100 000 exemplaires de livres du type « mon enfant est surdoué, précoce, etc ».
    Or sur cette part de 100 000 beaucoup n’ont PAS d’enfant « précoce ».
    C’est cette systématisation et cette propension à mettre les enfants dans les cases qui m’a interpellée, et j’ai voulu donner une tribune à ces professeurs des écoles lassées d’avoir sans cesse des parents qui les avertissent « attention on enfant est très en avance » alors que ce n’est PAS le cas.
    Le but n’était nullement de blesser les parents de petits zèbres, ni aucun parent en général, d’ailleurs, mais de faire preuve d’autodérision – je trouve objectivement mes enfants supérieurement intelligents ;)
    Bon mercredi à tous !

    • A. Zebrounet dit :

      « Le but n’était nullement de blesser les parents de petits zèbres, ni aucun parent en général, d’ailleurs, mais de faire preuve d’autodérision »
      Ah !???

      Autodérision… j’ai beau lire & relire ce billet, je ne vois nulle trace d’autodérision telle que je la conçois :oops:
      Mais si tel est l’esprit, selon vous, de vos lignes !

      • Vous avez visiblement décidé que c’était un article agressif qui vous attaquait alors que ça n’est pas le cas, il semble que vous soyez un peu « sensible » sur le sujet (ce que je peux comprendre parfaitement).
        C’est dommage, il y aurait des échanges intéressants à avoir sur le sujet des « faux précoces » ou du « tout précoce », notamment le commentaire d’une mère qui explique aux autres, arrêtez de vouloir que vos enfants soient précoces, ce n’est pas si « cool » !
        Car le sujet de cet article n’est pas « les précoces n’existent pas » contrairement à ce que vous en avez compris (si j’ai moi-même bien compris votre post mais je peux me tromper).
        Mais vu votre réponse, vous ne souhaitez visiblement même pas discuter du fond du sujet, juste taper dessus.
        Dommage, peut-être une prochaine fois ?
        Belle journée à tous !

        • A. Zebrounet dit :

          Non vous avez raison… le fond du sujet ne m’intéresse pas, c’est bien connu ! ;)

          Votre article est dramatiquement mauvais & dangereux, voilà ce que je ressens. Vous venez ensuite poster un com’ expliquant qu’il s’agissait d’autodérision !?? Si c’était réellement là votre intention, c’est vraiment très mal amené :down:

          Quant à ce que vous nommez les « faux précoces », de quoi parlez-vous là ? De ce que vous identifiez dans votre billet comme « EIP » auto-diagnostiqués sur le net par les parents ??? :-?
          Vous devriez lire la réponse que j’ai fait ce matin à une lectrice -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2013/09/25/non-vos-enfants-ne-sont-pas-surdoues-lexasperation-dune-enseignante/comment-page-1/#comment-40849

          • Attention, je n’ai pas dit que ça ne vous intéressait pas (!) j’ai dit que vous ne souhaitiez visiblement pas discuter du sujet de mon article (que vous n’avez manifestement pas compris, je ne remets jamais en cause l’existence d’enfants « précoces ») et préfériez vous contenter de taper dessus (ce que vous continuez à faire avec des tournures de phrases agressives comme « votre article est dramatiquement mauvais et dangereux » ce qui n’ouvre pas franchement au dialogue, et semble un brin disproportionné.

            Ensuite, je ne viens pas « poster un com expliquant qu’il s’agissait d’autodérision » vous tronquez mes propos. Je privilégie le dialogue direct (sinon je peux vous faire une réponse publique à votre réponse publique puis vous me répondrez par un article, et nous monologuerons at vitam eternam sans jamais écouter les positions des autres, ça n’a aucun intérêt.) et je prends la peine de venir vous répondre en terme courtois.

            Vous aimez lire des choses que je n’ai pas écrites et me prêter des intentions que ne sont pas les miennes.
            Je me répète, c’est dommage, parce que ça aurait pu être un débat intéressant sorti des postures victimaires.

            • A. Zebrounet dit :

              Dialoguer avec vous, je n’en éprouve pas le besoin. Vos écrits me suffisent :(

              Un débat sur quoi ? vous avez fait un article que je trouve, personnellement, mauvais & néfaste. Le tout en prétextant l’autodérision, puis maintenant le dialogue & le débat.

              Il n’y a aucune posture victimaire dans mes prises de position chère maman qui travaille, juste un effarement à la lecture de votre billet. Sur ce point, effectivement, vous ne parviendrez pas à me faire changer d’avis !

              • anne-laure dit :

                c’est moi qui avait posté le lien sur Maman Travaille … je suis désolée de la tournure de vos échanges ; même si moi non plus je n’avais pas vu l’autodérision dans le post initial …

    • majoubanne dit :

      Ma fille de 4 ans a été dépistée EIP en février dernier, et depuis, j’ai dû acheter au moins 6 livres traitant du sujet ! Pourquoi ? Parce que les conseils de mes amis parents ne s’adaptent pas à ma louloute ! Donc je cherche des pistes pour l’aider à vivre correctement, sans se faire renvoyer de la crèche ) 15 mois (véridique), sans mordre à tout va à l’école (oeil,joue, cuisse, mollet), en se faisant quelques ami(e)s car pour l’instant c’est TRES difficile, ….
      Tout cela pour dire que les parents d’EIP ont peut être plus besoin que les autres d’avoir des conseils concernant le comportement de leur enfant, qui est très souvent …. déroutant !
      Alors, pourquoi les 100,000 exemplaires dont vous parlez n’auraient pas été achetés principalement par des parents d’EIP à la recherche d’une aide face au comportement déroutant de leur enfant ?

    • HerWée dit :

      Je suis maman de 2 zèbres, avec troubles associés. Je les ai faits, ça fait un tas de jours et de nuits que je vis avec. J’ai beaucoup d’empathie pour les enseignants de mes enfants, car réellement ils sont un véritable casse-tête. Je vous envierais d’avoir les connaissances utiles grâce à des proches, mais le rendu de la leçon est tellement plein de clichés et d’erreurs que je me permets de me poser des questions. A quoi sert votre billet ? Je ne vois pas… (je comprends bien qu’elles sont exaspérées, ces enseignantes, mais elles exercent une profession, avec devoir de réserve, tout de même !) Si des personnes comme A. Zebrounet ne réagissent pas, sur son blog, à vos propos de la manière dont elle le fait, mais où va-t-on ? Pour conclure, ce soir, je me demande si vous ne vous êtes pas surtout intéressée à un sujet porteur, en terme marketing s’entend…

    • Christine dit :

      La question n’est pas de blesser ou pas blesser les parents des petits zèbres, qui malheureusement sont blindés par tout ce qu’ils entendent au sujet de leurs enfants par une multitude de soi-disant spécialistes des enfants : les enseignants, qui, soyons honnêtes, ne sont sensiblisés à la précocité intellectuelle que quand leurs propres enfants sont concernés. Quand il s’agit de leurs élèves, au mieux on a droit à un petit sourire poli. Alors oui publier ce genre d’article de vulgarisation est dangereux parce qu’il risque fort de conforter les enseignants dans leur non connaissance totale de la question et de mettre à mal des relations parents-enseignants déjà bien difficiles – dans le cas de véritables enfants HQI en difficulté, s’entend. Je pense que le titre est particulièrement maladroit, car c’est bien cela qu’on retient.

  13. Toni dit :

    J’ai bien aimé le commentaire de Gabrielle…

    Quand nous avons voulu avancer l’hypothèse que le second de nos fils était peut-être précoce aussi … on a tout entendu ! « Faut pas prendre tous vos enfants pour des génies, nous, nous sommes les professionnels, nous savons (donc nous, nous sommes de parfaits imbéciles incompétents…), vous le poussez trop (on n’a que ça à faire de nos soirées…), il a du retard…en écriture…et j’en passe des meilleures.

    Même après un bilan psy, une déscolarisation car notre petit s’enfonçait dans la déprime, la régression et la phobie scolaire, nous avons eu beaucoup de mal à le faire passer dans la classe supérieure … grâce à l’aide de l’inspecteur d’Académie !

    Nous avons été obligés de passer au-dessus de « la tête » de l’instit… et du Directeur…
    Notre fils est maintenant en CP et, ouf, il s’est remis au travail … « c’est plus intéressant, maman, maintenant »… même si il a déjà un niveau de milieu CP…

    Les instit de PS et MS ont vu passer 2 enfants précoces avérés la même année (notre second et une petite fille), le petit frére de cette petite fille (précoce aussi, d’1 fratrie de 3) est en MS… et les parents se préparent (à nouveau) à la bagarre car les instit n’ont toujours pas « assimilé le problème »! J’oublie, avant ces 3 « petits », il ya 2 grands de 8 et 9 ans qui ont « ouvert la voie », avérés précoces tous les 2..

    Ce n’est pourtant pas faute de leur avoir balancé des infos de l’ANPEIP locale … Savent-ils lire ? (ouh là là, je suis méchante…). Se remettre un peu en question…pourtant dans notre école, ça ne manque pas de cas pratiques !!!

  14. HerWée dit :

    …d’où le cadre nécessaire actuellement : que les institutions scolaires établissent un protocole de prise en charge, par exemple que les psys qui dépistent délivrent une attestation comprenant ce qui est utile à l’enseignant et que les parents remettraient à l’autorité scolaire. Cela aurait plusieurs avantages : le dépistage correct (ben oui quoi, actuellement il y a encore les enfants très intelligents donc pas où est le problème, parce que c’est bien connu, quand on va voir le psy pour des problèmes observés et qu’on nous dit qu’il est intelligent donc qu’il n’y a pas de problème, tout s’arrange sans autre, hein ? – et souvent on consulte parce que l’enseignant a dit qu’il y a quelque chose qui « cloche » et on s’énerve contre l’enseignant qui voudrait que l’enfant soit parfait… et des années plus tard on se rend compte qu’il y avait bien quelque chose et qu’on est passé à côté…); ça permettrait aussi aux parents de comprendre quelque peu (points forts, points faibles); ça donnerait des pistes aux enseignants (cet enfant est HPI ou a un QI de tant, je ne vois pas du tout à quoi ça peut bien servir, on en fait quoi ? ils sont tous différents) et ça permettrait aux enseignants de recevoir des informations…
    Il y a plein de malentendus ! C’est plutôt ça le problème, à mon avis… et on ne sait plus échanger. D’un côté, les parents se disent qu’ils vont pouvoir apporter des solutions, alors que ce n’est qu’une piste, une donnée, un indice dans l’enquête qui conduit à trouver la voie… ça prend du temps de comprendre… Allez, soyons honnêtes, nous parents qui vivons en continu avec nos enfants, on sait toujours quoi-quand-comment faire ? C’est facile ? Pour moi pas, en tous cas ! Alors bon, l’enseignant qui a l’enfant dans sa classe 1 ou 2 ans…
    Ce que je reproche aux enseignants, c’est leur manque de professionnalisme (pas pédagogique). A quoi ça sert de tels commentaires en tant que professionnels. C’est un métier qu’ils exercent, ils n’animent pas une discussion de café du commerce. Dans les exemples donnés dans cet article, on sent bien l’exaspération. En tant que professionnels, j’attends d’eux qu’ils soient posés : « J’entends bien Mme, M. Je vous propose un entretien pour en discuter. Je dois aussi vous expliquer que ma fonction comporte un cadre et j’ai besoin que vous me produisiez un document qui d’une part établisse le fonctionnement particulier de votre enfant et que vous preniez le temps de relever les points forts et les points faibles de votre enfant. Je vous propose aussi de prendre le temps d’observer votre enfant pendant 1 semaine et que vous m’exposiez concrètement ce qui lui pose problème, que vous réfléchissiez à ce qui pourrait lui être utile selon vous. Nous en discuterons alors et on pourra réfléchir à ce qui est possible d’essayer » Je rêve ?
    Là, on a des enseignants exaspérés d’un côté et des parents fâchés de l’autre. Je ne suis pas diplômée en communication, mais comment voulons-nous discuter si on n’est pas en disposition de le faire. En fin de compte, qui c’est qui paie les pots cassés ?
    J’avoue pour conclure : ce genre d’articles m’énerve ! ça sert à quoi ? Ce n’est pas de la construction, c’est plutôt une sorte de caca nerveux… Alors continuons d’informer et avançons pas après pas… A mon avis, on aura bien avancé quand la demande d’attention particulière sera formulée autour d’une table et discutée entre l’école, la famille et le psychologique. Pour moi, la baguette magique est en construction, mais la formule qui va avec n’a pas encore été trouvée !
    Et enfin, bravo à l’équipe qui a travaillé en France sur la nouvelle brochure « Ressources d’accompagnement pédagogique » pour les EIP. Bonne lecture à TOUS les enseignants, car de 1 ils ont tous des élèves EIP dans leur carrière et 2) les idées développées sont valables pour TOUS les enfants…

  15. Gabrielle dit :

    P.S. Ma vision totalitaire de l’école est basée sur des faits réels. De la vraie « scolarité réalité » !

    Mon fils, précoce, a été identifié, testé, on en a parlé, à l’école, aux prof. Pour expliquer, comprendre, aider. Sauf, qu’à l’inverse, cela n’a fait qu’augmenter les problèmes : « vous vous réfugiez derrière la précocité de votre enfant ». Mwouiii.
    Alors pour le second, précoce aussi, et ben on a rien dit. Nada. Les profs s’interrogent : « oh ben dites donc, c’est un cas particulier, j’avais jamais vu ça avant… ». Je souris bêtement en opinant du chef.
    Et bouillonne en mon fort intérieur de voir un monde infantile si peu adapté aux enfants, quels qu’ils soient.

    • HerWée dit :

      J’ai fait la même chose… même si ça s’était relativement moins mal passé avec la première…

    • randall dit :

      Bonjour,

      Nous non plus on ne dit rien. Surtout pas.
      Pour le saut de classe (prem’s a sauté le CP), avec les autres parents, on mets tout sur le fait qu’il a passé sa grande section en afrique (une année en milieu anglo, c’est bien connu là-bas on apprend plus vite …). Comme ça, ça les rassure, ils ont une explication qui leur convient. Ca évite qu’ils ressentent le saut de classe de Prems comme une diminution des capacités de leur enfant…

      A la maitresse non plus on ne dit rien. On a fait faire de la rééducation en écriture (de notre coté – sans concertation). LE saut de classe ayant eu lieu dans une autre école, on n’en parle plus. Il est dans un double niveau (CM1 CM2), en CM1 et il a 7 ans 1/2. (il est de la fin de l’année). Du point de vue scolaire pour l’insant ça va.

      On est dans un petit village. Pourvu seulement que Deuz et Troiz n’ait pas besoin de saut de classe…
      Meme a Prems on ne dit trop rien.

      Je sais que c’est contre le point de vue développé sur ce site de ne pas faire état de la précocité, de se taire. Mais si ça peut lui faciliter la vie !

  16. Apres21h dit :

    Bonjour,

    Des parents qui veulent à tout prix que leurs enfants soient HPI, il y en a… sûrement… sûrement moins que ce que l’article veut bien faire croire…
    Des parents qui ont un enfant HPI, qui a difficultés à l’école, qui s’ennuie, et perturbe la classe, il y en a… sûrement… sûrement plus que ce que l’article veut bien faire croire.

    Si l’école s’attachait à l’épanouissement des potentiels de chacun des élèves, les parents n’auraient pas besoin de courir les cabinets de psy pour les faire tester parce qu’il y a des problèmes à l’école!…
    Mais pour ça, il faudrait que l’enseignant ai des comptes à rendre à la communauté, qu’il soit recruté pour sa motivation, ses capacités pédagogiques et son aisance relationnelle, et qu’il puisse être remis en cause, quand ses élèves ne réussissent pas… comme en Allemagne par exemple!

    Je ne comprend pas d’ailleurs pourquoi, des IME, des SEGPA, et autres Cliss sont mises en place pour les enfants qui ont des déficiences (et encore si peu et si mal! je sais de quoi je parle), et que rien n’existe pour ceux qui ont des efficiences…. C’est une aberration… Française!

    Ah mais oui, dans notre pays c’est mal de vouloir réussir!
    Ppour information, mon fiston est HPI avec un TDAH, et ma fille a un TED (autisme).

    • nath dit :

      Très bonne synthèse sur le sujet, je vote pour vous et bon courage!

    • SAEZ dit :

      Bonjour,
      Vous dites que votre enfant est HQI accompagné de TDAH. J’imagine que les scores à la mémoire de travail et à la vit de traitement au Wisc 4 étaient bien en deça de ce qu’il a pu obtenir en Compr verbale ? J’imagine aussi que le QI total n’a pas pu être calculé du fait de l’écart trop important entre les 2 premiers indices (CV et performance) et les 2 derniers (mem trav et vit traitement) ? Votre psy a-t-il quand mm mentionné par écrit la précocité malgré l’absence de QI total sup à 130. MA belle soeur est confrontée au mm problème avec son loulou et sa psy dit qu’il ne peut pas être officiellement diagnostiqué précoce du fait des 2 derniers indices chutés et l’impossibilité de determiner le qi total et vérifier qu’il depasse 130. Doit-elle changer de crèmerie ?!! Elle est en attente de diagnostic de tda sans hyperactivité par un neuropédiatre ou pedopsychiatre , je sais plus.
      Merci pour votre contribution à décoder un bilan atypique !!!

      • Apres21h dit :

        Bonjour,
        C’est exactement ça le QI global n’a pu être calculé mais le diagnostique de précocité a bien été posé.
        En fait la psy m’a expliqué que le QI global pouvait être calculé, mais que le résultat serait en deçà de 130 en raison des items chutés et que c’est pour cela que ce ne serait pas probant!, Mais elle m’a aussi dit que s’il était calculé, son QI serait 128 mais que ce chiffre ne pouvait être interprété que par toutes les informations qu’elle avait recueilli lors du bilan sur la façon notamment dont mon fils résolvait les demandes qui lui étaient faites.
        Le WISC, est un outil complexe, et finalement peu de psy savent s’en servir correctement. La psy dont vous parlez ne veux sûrement pas avancer une précocité, parce qu’elle s’engagerait sur quelque chose sans pouvoir se raccrocher aux chiffres.
        En revanche sans QI global supérieur à 130 l’éducation nationale ne reconnait pas de précocité!
        Voilà peut-être aussi pourquoi la psy ne veux pas se mouiller.

        • Damien dit :

          Ces gamins-là ne peuvent donc pas intégrer une classe spécialisée EIP si le psy n’en a pas fait mention écrite!? Pour le cas de mon neveu le QI total serait sup à 130 mais le mot précocité n’apparait pas. Pourtant lors de l’entretien de restitution elle avait lourdement insisté sur les capacités exceptionnelles du petit loutic…. mais qu’il était géné par une inattention et une lenteur à l’écrit. Il faudra je suppose diagnostiquer le tda et lui faire repasser un wisc apres rééducation si ça existe?!? Merci à vous pour votre réponse et à ce blog extraordinaire qui permet de créer des liens et d’en dénouer d’autres …

  17. Anne-Marie dit :

    Nos petits zèbres et nous parents devont nous battre la pluaprt du temps pour aider nos enfants à vivre et faire face à tous le spréjugés véhiculés notamment par cet article…
    Je n’y ai malheureusement pas perçu l’auto-dérision mais le risque grandissant de voir encore plus de préjugés.
    Comme nombre d’entre vous, il a fallu batailler avec des instits qui malgré le bilan, l’aide et le message de la psy scolaire refusaient d’entendre et n’hésitaient pas à me dire « mais votre fille, ce n’est pas un genre qu’elle se donne » ou « … elle ne s’ennuie pas et elle n’est pas précoce sinon elle aurait toujours 20/20 et finiraient avant ses camarades … » et pour finir « mais vous êtes vraiment une mère inconsciente de vouloir lui faire sauter une classe, vous vous rendez compte à quel âge elle va passer con bac !… »
    Alors moi aussi je sens monter la colère quand je lis cet article et j’espère sincèrement que « maman qui travaille » s’appliquera au quotidien à aider les enfants précoces (bilantés) car ils en ont le plus grand besoin !

    Pour finir, je ne le dirai jamais assez MERCI, MERCI, MERCI pour ce blog, cet espace d’échanges et cette mine d’informations. :)

    • Apres21h dit :

      « mais votre fille, ce n’est pas un genre qu’elle se donne »
      A tient je l’ai eu aussi celle là!….

      Dans la série, le neurologue avait besoin pour faire poser le diagnostique de TDAH de faire remplir un questionnaire à la maitresse. Nous lui avons remis, elle l’a rempli, et quand nous l’avons récupéré, les réponses nous ont surpris, l’enfant qui était décrit ne ressemblait pas à notre fils… Plus tard lors d’une réunion de l’équipe éducative, nous lui en avons touché un mot, et voici ce qu’elle a répondu:
      « Ah mais biensûr que je n’ai pas décrit votre enfant tel qu’il est, sinon le médecin aurait sûrement posé le diagnostique,et je ne veux pas qu’il pose ce diagnostique…! » J’ai failli tomber de ma chaise!

      • Bientôt testé dit :

        Falsifier volontairement les réponses, pour que le diagnostic ne soit pas posé.
        C’est abuser de son pouvoir pour nier la réalité.
        Là, ce n’est même pas méconnaitre les EIP, c’est au contraire les voir, mais refuser une reconnaissance officielle.
        Pourquoi un tel comportement ?

  18. Melgane dit :

    Ma mère est instit’ et elle pense que l’année dernière elle avait deux surdoués dans sa classe (elle est plus sûre pour l’un que pour l’autre). Mais elle dit aussi qu’il y a juste des très bons. Mais je pense que c’est parce qu’elle est en ZEP et je pense que dans les ZEP les parents sont moins « mon enfant est un surdoué » du coup ils ne font pas chier les instit’ et les instit’ peuvent réfléchir à tête reposée pour savoir si y’a vraiment des surdoués. Je crois même qu’un des élèves qu’elle soupçonnait à fait le test avec un psy spécialisé et tout ça et il s’est révélé positif. Malheureusement les parents des enfants en ZEP ont pas forcément l’argent nécessaire pour aller en école spécialisée.

    • Apres21h dit :

      Félicitation à votre maman d’avoir su repérer ces enfants, beaucoup d’entre eux ne le se sont tellement pas…, et donc, après comment à t’elle géré? c’est ça qui est intéressant….

      Oui c’est vrai en ZEP, les enfants sont mieux suivis, j’habite à la campagne, je ne suis pas en ZEP, (mais ça veut pas dire que que j’ai beaucoup d’argent hein…), en dehors du fait que les transports en commun c’est Zéro, et que nous devons créer nous même nos activités culturelles (vive les associations!…) nous n’avons ni les enseignants attentionnés des ZEP, ni l’argent pour envoyer notre fils dans la seule école (hors département) qui accueille les HPI… et d’ailleurs c’est pour ça que je fais « chier » la maitresse!

      Il n’y a pas qu’en ZEP que les parents n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants en écoles spécialisées… Par ailleurs, le coté, les parents de ZEP ils ont pas d’argent, c’est des gentils, c’est pour ça que les enseignants les aident, et les autres, ils sont blindés de tunes, c’est des méchants, c’est pour ça que les enseignants ne les aident pas… c’est un raccourci un peu facile…

      • Damien dit :

        Bonjour,
        Vous dites que votre enfant est HQI accompagné de TDAH. J’imagine que les scores à la mémoire de travail et à la vit de traitement au Wisc 4 étaient bien en deça de ce qu’il a pu obtenir en Compr verbale ? J’imagine aussi que le QI total n’a pas pu être calculé du fait de l’écart trop important entre les 2 premiers indices (CV et performance) et les 2 derniers (mem trav et vit traitement) ? Votre psy a-t-il quand mm mentionné par écrit la précocité malgré l’absence de QI total sup à 130. MA belle soeur est confrontée au mm problème avec son loulou et sa psy dit qu’il ne peut pas être officiellement diagnostiqué précoce du fait des 2 derniers indices chutés et l’impossibilité de determiner le qi total et vérifier qu’il depasse 130. Doit-elle changer de crèmerie ?!! Elle est en attente de diagnostic de tda sans hyperactivité par un neuropédiatre ou pedopsychiatre , je sais plus.
        Merci pour votre contribution à décoder un bilan atypique !!!

        • Apres21h dit :

          Voir ma réponse au commentaire précédent

          • Dam dit :

            Ces gamins-là ne peuvent donc pas intégrer une classe spécialisée EIP si le psy n’en a pas fait mention écrite!? Pour le cas de mon neveu le QI total serait sup à 130 mais le mot précocité n’apparait pas. Pourtant lors de l’entretien de restitution elle avait lourdement insisté sur les capacités exceptionnelles du petit loutic…. mais qu’il était géné par une inattention et une lenteur à l’écrit. Il faudra je suppose diagnostiquer le tda et lui faire repasser un wisc apres rééducation si ça existe?!? Merci à vous pour votre réponse et à ce blog extraordinaire qui permet de créer des liens et d’en dénouer d’autres …

  19. Catherine dit :

    J’ai lu l’article et je ne l’ai pas trouvé du tout agressif envers les enfants précoces.
    mais taclant plutôt les parents de rejetons « hors du commun » que nous sommes un peu tous et toutes.
    Je retiens en particulier le dernier paragraphe:

    « Quoi qu’il en soit, une fois encore, nous retombons dans un schéma éducatif où l’enfant dans sa spécificité n’est pas pris en compte. On veut à tout prix le ranger dans une case, de préférence une case valorisante pour le parent. Sans se demander ce qui serait réellement mieux pour lui… »

    Je suis moi-même THQI, dépistée adulte, après 40 ans. Je lis un peu sur le sujet, des livres, des articles, des forums. Je trouve beaucoup d’informations pertinentes, mais je me rends compte que je ne me sens pas du tout à l’aise dans une case.

    Dans cet article, je comprends que, au travers de l’exemple de la précocité, très « à la mode » ces temps-ci
    (tout comme les troubles de l’attention, cités aussi), l’auteur dénonce le besoin de toujours chercher une cause, et par la même une grille de lecture toute prête, et si possible des recettes, plutôt que de commencer par regarder l’enfant tel qu’il est.
    L’article, finalement, ne parle pas vraiment des enfants « bilantés ».

  20. Agnes dit :

    Je ne lis pas l’article comme ca. Je vois des instits qui en ont ras le bol que les parents prennent l’excuse de la precocite pour tout probleme.
    Je n’ai pas lu qu’elles remettaient en cause les HP.
    On en parle de plus en plus, mais on ne fait pas grand chose pour eux… autre que les sauts de classe en France.
    Je comprends le ras le bol des profs… mais aussi celui des parents d’EIP!

  21. Aurélie dit :

    Je suis instit et maman moi aussi d’un p’tit zèbre au moins ( je suspecte le reste de la fratrie de faire partie de cette magnifique famille de petites bêtes zébrées). J’ai alors comme on pourrait dire vulgairement le « cul entre deux chaises ». Et oui, être de l’Education Nationale n’immunise pas contre la précocité (oui je sais ce n’est pas une maladie, simple expression) ! Mes propos vont donc vous paraître un peu schizophréniques.
    Plus sérieusement, c’est parfois difficile de vivre et d’enseigner à un enfant HP…(je sais de quoi je parle) mais tellement enrichissant. Le problème selon moi, c’est que les enseignants (dont je fais partie) manquent de formation sur le sujet. Et lorsque’ils ne sont pas touchés de près, ils ne s’y intéressent pas ou peu. Ils ont comme beaucoup de gens une fausse image des enfants HP (là je ne me sens pas concernée) : l’enfant binoclard qui réussit tout, le « Mr je sais tout ». Ce qui les déconcertent et les agacent même c’est cette particularité commune à beaucoup d’ HP de réussir brillamment dans certains domaines et d’échouer dans d’autres (due à cette fameuse dyssynchronie). Ils peuvent vous objecter « C’est pas possible qu’il soit précoce votre enfant, regardez ses résultats, ils sont médiocres! »
    Bref, ma solution ? La formation, l’auto-documentation et le dialogue avec les familles. De mon côté, j’ai la chance de faire partie de la Maison et MOI on me crois lorsque je dis que mon enfant est HP !( on est pas tous logé à la même enseigne). Mais il est vrai que certains de mes collègues nient leur existence et j’imagine que pour les parents cela doit être éprouvant et désespérant. Depuis que je suis sensibilisée, je regarde chaque enfant, dans ma classe, avec encore une donnée supplémentaire. Attention , je ne vois pas des HP partout ! Je suis juste vigilante, tout autant que pour un enfant en grande difficulté (dyslexique, dyspraxique… sachant qu’un HP peut l’être également). Je ne fais pas de miracle non plus, mais on moins j’essaie de faire de mon mieux.
    Je voulais dire également qu’il ne faut pas non plus mettre tout le monde dans le même sac. La tentation est trop grande de faire du sectarisme. D’un côté les gentils HP et leurs parents et de l’autre les méchants instit. Il y a des enseignants formidables comme en témoignent certains commentaires et heureusement tous les parents ne sont pas chiants et prétentieux.
    Je conclurai en disant deux choses:
    « Parents d’enfants HP, tenez bon, nos enfants ont le droit au même titre que les autres d’être aidés, considérés et accompagnés spécifiquement dans leur scolarité . Faites valoir ce droit. »
    « Chers collègues, notre beau métier doit nous permettre de faire réussir un maximum d’enfants, HP ou non, en étant bienveillants, en s’informant et en se formant. Vive l’individualisation des apprentissages (une solution parmi tant d’autres) !
    J’ajouterai que seul on ne fait pas de miracle. Si chacun campe sur ses positions on n’avance pas. Le dialogue est primordial, l’humilité aussi. En tant qu’enseignant, admettre qu’on ne sais pas faire est me semble-t-il une qualité. Accepter de se faire aider en est une autre ,par les professionnels spécialistes des HP qui connaissent mieux que quiconque ces enfants.
    Mon discours vous paraît démago ? En tous cas c’est le mien.
    Courage à tous.

    • Gribouille dit :

      Vous avez mis le doigt sur le problème : les enseignants ne sont pas formés, ou du moins pas informés sur le haut potentiel.
      J’en ai eu la preuve l’an dernier, quand ma petite zébrette s’est retrouvé en CE2, face à deux institutrices déstabilisées par le comportement de ma fille.
      J’ai dû moi-même imprimer des documents sur la précocité, les besoins et la façon de les aider dans leur scolarité (docs trouvés sur ce blog, au passage !). Elles n’avaient aucune idée de comment elles devaient réagir face à ma fille, HQI. Je reste persuadée qu’elles en ont déjà eu dans leur classe, mais ceux qu’elles ont pu avoir n’ont sans doute jamais eu les difficultés que rencontre ma zébrette (IVT très faible, et gros manque de confiance en soi, mais on y travaille et ça va de mieux en mieux !)
      Quand je pense que je n’avais jamais osé parler de précocité à l’école (mais j’avais de grosses présomptions) et que c’est l’instit’ de CE1 qui m’avait convoqué pour me dire que ma fille devait être testée, car elle la trouvait très précoce…
      Chaque instit’ réagit différemment, sans formation, c’est bien dommage…
      En tout cas, cette année, l’instit’ a l’air d’être un peu plus au parfum. J’en saurai plus vendredi soir, puisque j’ai (déjà ! :-x été convoquée !) pour en parler…

    • Apres21h dit :

      « ils ne s’y intéressent pas ou peu. »

      Oui mais c’est là le problème, c’est qu’on leur donne le choix de s’y intéresser ou pas… Les enseignants devraient être OBLIGES de s’y intéresser, c’est un devoir, un devoir civique!

      Que diriez vous si votre chirurgien vous disait: « Ah moi oh bin les nouveauté médicales sur les opérations du coeur, je ne m’y intéresse pas… vous comprenez j’ai pas le temps… avec tous les patients… et puis on ne me forme pas… vous comprenez je ne peux pas me renseigner sur mon temps personnel… parce que je ne suis pas payé.. je fais un travail difficile, et compliqué… »

      Alors ça suffit de se cacher derrière des excuses bidon!

  22. Gribouille dit :

    Quand l’ignorance va trop loin… http://www.liberation.fr/societe/2012/01/20/julien-13-ans-146-de-qi-et-sept-ans-de-calvaire-a-l-ecole_789364
    Retombée dessus par hasard…
    Je sais, c’est un peu hors de propos. Quoique…
    Si les instits étaient mieux formés/informés, on n’arriverait peut être pas à ces extrêmes…

  23. Chrodegang dit :

    Je ne reconnais pas pour ma part dans le comportement décrit dans l’article sur mon lieude travail. Je dirais même que c’est plutôt le contraire… il y a des parents qui tombent complètement des nues quand on leur demande de faire faire un bilan psychologiaue pour leur enfant, et qu’ils apprennent que leur enfant est surdoué… et qui s’inquiètent surtout de savoir comment ils peuvent faire rentrer leur enfant dans le moule… Qui l’eût cru? Et des parents ambitieux, oui, il y en a, inutile de se dire le contraire. Il y a des enfants qui prennent plusieurs heures des cours particuliers par semaine alors qu’ils n’ont aucun souci d’apprentissage. Cette année il y a un enfant en cp qui était en moyenne section ‘année dernière, mais qui a été mis en grande section en cours d’année (le papa étant membre du comité de direction de l’école…). Les parents n’ont pas une seule fois prononcé le mot surdoué par contre. D’ailleurs quabd on leur a demandé pourquoi ils ont fait faire ce saut en cours d’année, ils ont simplement répondu que 5 familles avaient fait la même demande et qu’ils ont été les seuls à l’obtenir. Pas vraiment une réponse donc. Ils ont aussi avoué faire travailler leur enfant 1h30 tous les jours après l’école! Je pense que ça c’est de l’ambition (et l’enfant en fait les frais car il ne s’ intéresse absolument pas à la lecture, l’écriture ou au cp tout court. Quand je pense à tous les enfants précoces ou simplement très performants à l’école qui pourraient vraiment bénéficier d’un glissement, c’un peu triste. Mais bon… Tout ça pour dire que ce que je constate sur le terrain moi c’est l’opposé de ce qui est décrit dans l’article.

    • Rainbow dit :

      Oui, c’est en général plutôt comme ça que ça se passe, les parents sont interpellés par l’instit qui suggère un passage de tests et puis sont plutôt interloqués quand les résultats atteignent des sommets, surtout chez des petits bouts à la maternelle. On comprend ensuite quand on se documente, que l’âge n’a en fait rien à voir avec le QI, on a le même entre 6 et 99 ans à moins d’être atteint de maladie dégénérative….
      Cette enseignante est consternante pour plusieurs raisons:
      -En premier lieu, elle rassemble les lieu communs les plus craignos et les plus éculés sur le sujet de la surdouance prouvant par là qu’elle parle de chose qu’elle ne connaît pas.
      – ça nous amène au second point consternant: cette dame qui « enseigne » à nos enfants ne prend manifestement pas la peine de se documenter sur le sujet, toute certaine de sa propre supériorité en la matière puisque c’est son métier d’être en contact avec des enfants plus ou moins doués et des parents plus ou moins doués eux-même.
      – troisème point consternant: l’humour qui est censé percer dans son billet ne fait rire qu’elle et sans doute certains de ses collègues qui présenteraient le même genre de caractéristiques consternantes. Il ne faut pas oublier que les diplomes ne prouvent pas la surdouance des diplomés, pas plus chez les enseignants de primaire qu’ailleurs du reste, même s’il est évident qu’il n’est pas donné à tout le monde de décrocher un prix nobel de physique ou un prix nobel de littérature. Je peux rassurer tout de suite cette enseignante: il est certains qu’elle ne décrochera jamais ni l’un, ni l’autre….

  24. Team Zèbre dit :

    Pour nous, la douche est froide: l’an dernier, en décembre, l’instit de notre fils (3 ans 1/2 à l’époque, PS) nous interpelle: il a des difficultés sociales, ne s’intègre pas. Avec moi il a de bonnes relations, mais ne joue pas avec les autres. Elle finit par nous lâcher « il est un peu autiste… ». Relise en question, que faire? Nous consultons une psy et en février, le « diagnostic » est posé: surdoué associé à une grande angoisse. Discussion avec l’enseignante, qui « prend note ». Septembre arrive, troisième rentrée avec la même enseignante (la joie des petites écoles de campagne)… Un espoir: une ouverture de classe est prévue: création d’une MS-GS: notre fils devrait y trouver son compte! Et finalement, l’inspection n’ouvre pas la classe: il restera en TPS-PS-MS… 3 semaines après la rentrée, la claque nous arrive en pleine joue, sans que nous n’ayons pu l’anticiper: un matin, papa dépose notre zébreau à l’école. Ils sont accueillis par l’inscrit qui lâche: »Je sais que je vais être méchante, mais il faut que je le dise: je préfère quand il est absent »… Je suis en colère contre ces enseignants d’une autre génération, qui refusent de tenir compte des particularités de nos enfants. Aujourd’hui, il existe des lois pour l’inclusion des enfants en situation de handicap, des formations pour aider à scolariser les enfants différents (je sais de quoi je parle, je suis moi-même enseignante). Encore faut-il que les instits de nos enfants ne soient pas des « machines à enseigner » et qu’ils cherchent à faire grandir nos enfants et pas justes à faire croître les bons résultats de leur école…
    PS: bien sûr, nous avons changé immédiatement notre zébreau d’école, mais il se sent aujourd’hui « puni » de la situation, parce qu’il ne voit plus ses copains…

  25. amalou dit :

    Bonjour

    Je voulais juste vous remercier pour votre blog et pour votre réaction face à cet article. Je l’avais lu et avais eu exactement la même réaction que vous, je trouve ce billet néfaste, toxique, colporteur de préjugés.

    Je suis prof des écoles, et moi je fais le chemin inverse, des fois je suggère à demi-mot (je n’ai pas ma classe, que des décharges) que certains enfants pourraient avoir cette singularité là, et je dois avouer que ça peut être abrupt pour les parents.

    Nous ne sommes pas formés ni à détecter, ni à prendre en charge, ni à éveiller ces enfants là.

    J’ai été détectée précoce il y a un an. C’est dur d’être à la fois dans l’éducation nationale qui peut être parfois (mais pas toujours) un système à broyer les différences au nom de la norme et du socle commun et de l’égalité des chances.

    Jamais je ne rirais d’une maman qui envisagerait que son enfant est précoce, même si je peux avoir l’intime conviction qu’elle se trompe. Il faut aussi savoir faire confiance à l’intime conviction des parents, qui connaissent leur enfant comme l’enseignant ne les connaîtra jamais.

    Cet article m’a donné des frissons, j’ai eu honte d’être instit, honte d’envisager que mon fils puisse être zébré (il n’a pas été testé, mais vous le dîtes assez, les zèbres ne font pas des chevaux)… Cette défense sur la stratégie « oh ça va c’était de l’humour » non ça ne passe pas. Le billet était agressif, et répandait des stéréotypes assez dangereux.

    Alors merci pour votre réaction, je me sens moins seule.

    Et j’envisage une reconversion, j’aimerais vraiment travailler avec des enfants précoces… J’ai trois classes, il y en a 2 avérés dans une, j’en soupçonne une autre fortement (qualifiée de « boulet » pas son instit de l’an passé, la mère est fuyante, je sens qu’elle sait mais qu’elle est éducation-nationale-frigide, et je la comprends, je n’ose pas dire à la maîtresse de mon fils que je pense qu’il est précoce, de peur d’être cataloguée « mère qui prend son gosse pour une merveille supérieure aux autres »… Je crois que quand on est précoce, il faut faire autre chose qu’être prof, ou bien créer sa propre école (vous zavez pas 1000000 d’euros par hasard?)… L’instit de mon fils m’a dit qu’il était lent, dans la lune, que le passage à l’écrit est difficile, qu’il a des réactions d’enfant plus grand ou de bébé, qu’il est très en avance niveau langage, raisonnement, qu’il est très empathique. Il a des problèmes de graphisme. Je m’attendais qu’au vu de ces éléments elle me suggère elle-même de passer le pas du bilan. Mais non, elle m’a regardé d’un air « c’est un mystère votre fils »… Avec un peu de formation, elle aurait pu aller plus loin. Ma psy veut le tester, mais il aime l’école, il est de fin d’année, il est en GS et n’est pas lecteur, le saut de classe n’est pas à envisager… On se laisse le temps de la réflexion avec le papa mais on n’a pas envie qu’il soit catalogué lent ou fainéant (bon il est lent j’avoue et en même temps c’est une flèche, il fait des jeux de mots depuis qu’il a deux ans mais met sa culotte sur son pantalon). J’aime beaucoup l’instit, j’aimerais qu’elle me tende la perche…

    Bref, merci pour votre blog qui m’a fait l’effet de rentrer de guerre un peu chez moi quand je l’ai découvert…

    • Rainbow dit :

      Sachez qu’un poucentage non negligeable d’enfant precoce est aussi souvent DYS ( dyspraxique ou dyslexique ou dysgraphique ou dysorthographique ou dysphasique ou dyscalculique). Selon la bibliographie, il y en aurait un bon tiers qui présenterait des troubles Dys, parfois un seul, parfois plusieurs associés. Ils sont plus nombreux à être DYS chez les précoces que chez le « tout venant » sans que des chiffres précis soient arrétés. Il semble en effet bien compliqueé de les dénombrer de façon exhaustive car certains ne consultent jamais pensant que l’enfant est fainéant ou paresseux ou simplement pas intéressé par l’école. On connait tous autour de nous des gens qui ont toujours eu « du mal » à l’école, car ils se disaient nuls en ohrthographe ou qu’ils avaient ( et ont gardé ensuite) une « vilaine écriture ».
      Sachez aussi que mon fils a été détecté précoce par son enseignante de GS à la maternelle qui le trouvait beaucoup plus maladroit que la moyenne, bien que largement plus éveillé. Bilans et tests passés, notre fils est THQI (QI de 155 avec une grande hétérogénïté traduisant ses difficultés DYS) il est aussi dyspraxique et surtout sévèrement dysgraphique. Après avoir essayé plusieurs « rééducations » chez des psychomotriciens, force a été de constater que son cas n’était pas améliorable. Il a donc appris l’usage du clavier informatique chez une ergothérapeuthe pour remplacer son satané stylo. Il est aujourd’hui en sixième avec un an d’avance (malgré ses difficultés, les enseignants l’ont fait glisser du CE 1 au CE 2 la même année) et est dans les premiers de sa classe. Il prend tous ses cours sur ordinateur et rend beaucoupde devoirs sur clef USB ou avec des photocopies sur lesquelles il colle les réponses qu’il imprime sur son imprimante. Les enseignant du collège public ou il est scolarisé sont formidables, ils connaissent bien la précocité et les DYS, mais ce n’est pas le cas partout. La prof principale de mon fils, prof de math est elle-même maman d’un enfant DYS…
      Pourtant tout n’a pas été rose, loin de là, nous avons du changer nos enfants d’école à cause d’enseignante et de directrice bornées et sures de leur toute puissance professionnelle et même morale par rapport à nous les parents qui « stimulions trop » nos enfants ( si si je vous jure ! ). Il a fallu expliquer, convaincre et parfois les choses se sont au contraire faîtes naturellement. Il a fallu monter un dossier MDPH pour obtenir un PPS pour la 6ème et ce fut long et stressant. Mais pour l’instant les choses se passent bien.
      Mon conseil serait de ne pas vous laisser enfermer dans vos angoisses et vos interrogations, parlez-en autour de vous, vous pourrez AUSSi avoir de bonnes surprises, DOCUMENTEZ-VOUS, faîtes les tests et surtout ne baissez pas les bras!

  26. rose dit :

    Bonjour,

    J’ai 1 enfant précoce de bientôt 10 ans. Il a été découvert par l’instituteur de CE1 lors de son arrivée en cours d’année car nous avons dû changer d’école (problème de relations avec la maîtresse) car on le traitait de provocateur, de fainéant, très bon potentiel mais ne veut rien faire. Enfin bref, il se renfermait et nous avons dû en cours d’année de CE1 changer d’école. Et là, surprise, dans la nouvelle école, son institut qui a déjà travaillé avec des enfants précoces me dit « mais c’est normal son comportement, il est pour précoce moi, il n’y aucun doute! » nous avons fait un test de précocité mais elle n’a pas pû valider en raison de son langage! normal nous sommes parents sourds! et on utilise la langue des signes française à la maison. Après avoir vu l’institut sur les résultats, pour lui, il n’a même pas tenu compte du bilan, il était précoce. Mais voilà, nous ne sommes pas toujours pris au sérieux, ce qui complique davantage la tâche! et je dis bien ce n’est pas un fantasme, c’est la réalité. J’ai lu des livres, assisté aux conférences sur la précocité et j’avais l’impression qu’on parlait de mon fils . Mais voilà, il est actuellement en cm1, il s’ennuie en classe, n’a jamais réussi à s’intégrer, on me dit qu’il est dans son monde. Son institutrice m’a elle-même proposé de faire du cm2 mais le problème est qu’il ne veut pas écrire. Le psychologue scolaire lui refait un test de précocité : rebelote non valide à cause du langage, je lui explique de nouveau que nous sommes parents sourds! on a l’impression que ça leur semble tellement absurde que les parents sourds puissent avoir des enfants précoces! j’ai la chance d’avoir une institutrice très ouverte et qui a bien vu ses capacités. Alors que je sais qu’il existe des parents entendants ayant des enfants sourds précoces et le test ne comprend pas le langage.Du coup, on avance pas, et je dit stop, terminé les tests!
    J’ai un deuxième également très doué, il est en CP et a appris à lire en 1 mois, au bout de 3 mois, la maîtresse me dit qu’il a largement le niveau pour aller en CE1 mais je ne veux plus faire de test, stop, je ne dis rien, ça se passe bien et pour l’instant il se plaît à l’école.
    Je suis actuellement à la recherche de parents sourds ayant des enfants entendants précoces. Comment font-ils face à tous ces préjugés!
    Car vivre avec la précocité, c’est très dur dans la vie quotidienne, surtout quand l’enfant n’aime pas l’école.

  27. generico dit :

    Merci pour votre aide.

  28. nath dit :

    Un peu tard peut-être pour répondre à tous ces commentaires, mais tant pis.
    Je suis maman d’un zèbre de 9 ans et professeur des écoles !
    J’avoue être effarée des jugements portés sur les enseignants.
    Essayez de ne pas oublier que tous les parents désirent que l’on s’ occupe personnellement de leur enfant « qui a besoin plus que les autres qu’on l’aide » …. et qu’il peut y en avoir 30 par classe !
    Pensez à la difficulté que nous avons face à un seul zèbre à la maison.
    Mettez-le ensuite dans une classe avec sûrement un autre zèbre, une demi douzaine d’enfants en difficulté ( troubles du comportement, retard scolaire, inclusions, troubles « dys » …etc).
    Rajoutez un programme à mener et même en connaissant le « dossier » EIP sur le bout des doigts, il y a des moments où tout n’est plus possible.

    • lechalote dit :

      On y pense. Mais certains enseignants pourraient peut-être aussi considérer que tous les parents n’ont pas les mêmes attentes, et montrer un peu d’ouverture au lieu de passer immédiatement en mode jugement et défensif pour ne pas avoir à dialoguer ou à se remettre en question.
      Et c’est une SAINE et franche colère qui s’exprime là,

    • lechalote dit :

      Pardon,j’ajoute à ça, des horaires de dingues, des clients exigeants auxquels il faut sourire, un patron tyrannique, des collègues à prndre en compte et des objectifs géométrie variable et un programme scolaire à assimiler et refaire à la maison avec des enfants en souffrance.
      Alors, non, non, non, je ne suis pas d’accord, quand on demande deux secondes de dialogue quand notre enfant perd perd, on se s’attend ni à être jugé, ni à être envoyé sur les roses.
      Nous aussi on a nos problèmes, nous aussi on est au taquet, et quand on vient, c’est avec un drapeau blanc, pour le bien de nos enfants, en espérant instaurer une relation de confiance. Si ça n’est pas possible, on en prend acte, on oublier cette possibilité, on fait autrement et c’est tout. Parce qu’on n’a pas trois jours à passer à comprendre les problèmes du professeur des écoles en plus des nôtres, et qu’accessoirement, ça n’est pas notre boulot.

  29. Maya dit :

    Bonjour,

    J’aime bien ce blog, :) j’ai en général beaucoup de plaisir à le lire, mais cet article me chagrine un peu. Je comprend qu’une maman zèbre veuille défendre les zébrillons, mais je trouve que l’enseignante lui a répondu avec beaucoup de courtoisie, et que face à ses messages, l’auteure ce blog s’est un peu laissée emporter par ses émotions. Je suis même une jeune zèbre de dix-neuf ans, fille d’institutrice, et j’ai connu quelques difficultés à l’école, surtout pour m’intégrer, mais aussi quelques déconvenues avec certains profs, qui me reprochaient d’être trop distraite, insolente, de répondre aux rédactions dans des directions déstabilisantes, ou alors de ne jamais être au maximum de mes possibilités. Ce qui, objectivement, était sans doute un peu vrai. J’ai appris en parlant avec ma mère comme il peut être difficile de gérer une classe, et je rejoins nath, l’auteure du commentaire précédent dans ce sens… entre les enfants en avance, ceux qui sont en retard, ceux qui ont des problèmes de comportement, ceux qui ont des parents absents, trop exigeants ou irrespectueux, ou des situations familiales compliquées… difficile de tout faire au mieux, les enseignants sont humains ! Il y a des enfants précoces qui sont dénigrés par certains enseignants, mais aussi des parents qui s’obstinent à prendre leurs enfants pour des eip en dépit du bon sens, la mère d’un ami, psychologue, me l’a confirmé. Les deux existent ! C’est vrai que j’ai parfois été blessée par le comportement de mes professeurs, c’est vrai que je me suis souvent sentie inadaptée au système scolaire, mais au fond, pas besoin d’être un zèbre pour ressentir ça ! Et j’ai fini par trouver ma place, grâce à de belles rencontres, d’élèves, et de professeurs, et après un long travail sur moi-même pour réussir à m’intégrer. Etre un zèbre ce n’est pas tous les jours facile, et parfois on n’est pas vraiment aidé par l’environnement scolaire. Mais j’ai confiance en la faculté des petits zèbres à inventer leur place, leur rôle dans le monde. Tous les zèbres de mon âge que je connais ont fini par y arriver. :)

  30. CarolineW dit :

    Bonjour,
    Je trouve le témoignage de Maya émouvant et plein de sagesse.
    Je souhaite abonder dans son sens lorsqu’elle parle de parents qui voudraient à tout prix avoir  » un petit surdoué à la maison ». Ils sont effectivement légions, du moins dans mon entourage;
    Entre ceux qui souhaitent faire de leur enfant un singe savant , et ce quelquefois depuis le berceau, ceux qui seraient déresponsabilisées d’un problème psychique de leur enfant par un potentiel surdon, ceux qui font confiance à un vague témoignage de psy qui décréterait une précocité à la volée…. ceux qui arrondissent de 115 à 130 QI, ceux pour qui le psy a fait une erreur … Bref la liste est longue !
    De la pharmacie à l’école, en passant par le bureau et le coiffeur, chacun a son petit précoce à la maison …
    Or nous savons que c’est loin d’être le cas.

  31. Lamikaouette dit :

    Hou la vilaine complainte du petit prof!! Desole si c est un peu acerbe, mais rien d autre ne me vient a la lecture de l article.

    Ce que j y vois? De la glue. A tous les niveaux… Et une perte de reperes generalisee.

    Pourquoi croyez vous que certains parents se melent a ce point du monde scolaire? Parce que ca les fait tripper de perdre leur temps a s assurer que leurs enfants seront « bien » eduques? Pour certains peut etre…

    Mais ne pas prendre en compte les manques de l education nationale dans l enseignement et l evolution du resultat des eleves amene a de graves erreurs de jugement.

    Au moment ou a ete instaure « le bac pour tous », vous ne trouvez pas etrange que plus de 80% des candidats l obtiennent, avec un nombre de candidats ayant fortement augmente, alors qu on observait dans le meme temps un appauvrissement de la maitrise de la langue et des principes de base? Au point qu une bonne orthographe ne valorise meme plus une copie?

    Croyez vous que la population est en toute confiance quand les programmes changent tous les ans et que la formation des profs ne se resume a plus grand chose??

    Les parents (enfin certains) ont investi l ecole justement parce qu ils ont la crainte que la vie entiere de leur enfant ne soit impacte par un dysfonctionnement de l ecole. Sans parler du fait qu effectivement, on ne s interesse a l enfant que comme un enjeu.

    Et si, finalement, 18 enfants sur 24 etaient doues, qui est ce que ca embeterait le plus? L education nationale, qui serait obligee de se remettre en question.

    Je ne sais pas si c est le cas. Tant que les enfants ne se font pas tester, il n y a aucune chance de le savoir. Une etude globale avec tests systematique pourrait peut etre etre envisageable me diriez vous, plutot que les evaluations s olaires a deux balles… Mais l enjeu politique est trop important.

    Alors messieurs dames les professeurs et messieurs dames les parents si vous ne deviez garder qu une seule chose, c est l interet de l enfant. L interet objectif et sincere. En commencant par ne pas intervenir outre mesure dans son developpement et sa vie. Et en se basant sur des indices objectifs, des observations. Et en lui donnant acces a un maximum de livres, d activites, de cantres d interets. Et en leur faisant confiance.

    J ai pris la decision de faire tester mon fils. Pas pour moi. Pour lui. Et si il a besoin d une attention particuliere a la lumiere de ce test, alors j aviserais. Tout ne passe pas par l ecole. Et tout ne passe pas par moi. Et si il s avere qu eventuellement il est vraiment doue en une chose, alors je l encouragerais sans pour autant le priver de son libre arbitre grandissant. Il peut aussi faire le choix de se desinteresser d une chose dans laquelle il excelle. C est sa vie. Qu il soit ingenieur ou eboueur, quel que soit le chemin qu il va suivre, mon seul role? C est de m assurer qu il ait pu faire ses choix en toute objectivite…

    Si tout le monde gardait ca a l esprit, le monde ne s en porterait que mieux, et on pourrait avancer sereinement…

  32. sekaijin dit :

    Parfois lorsque je repense à ce genre de réflexions je me pose des questions

    N°1 (Oui chez moi ils ont des numéro et estime qu’un nom ne les désigne pas mieux qu’un chiffre, ils sont bien plus que ça) c’est vu objecté cette réflexion.
    Pourtant ils y avait quelque indices première semaine de maternelle à la question quel est le plus gros chiffre que vous connaissez il à répondu googolplex (je vous laisse chercher)
    lorsque ces camarades commençais les opérations il jouait à résoudre des équations du second degré.
    mais on a eu droit à « je veux bien que sur quelques points bien précis il soit un petit peu en avance, mais votre enfant n’est pas surdoué »

    Pour N°2 nous n’avons même pas écouté on connaissait le discours par coeur

    mais pour N°3 non seulement son institutrice refusait l’évidence mais elle s’est acharner à détruire psychologiquement notre enfant. nous avons dû le retirer de l’école en urgence un jeudi midi.

    Alors je me pose des questions et je pense souvent que si on mettait en place un test visant à déterminer si quelqu’un est capable de déterminer si un élève est ou non un zèbre, alors nous aurions une énorme majorité qui en serait incapable et j’imagine bien un 2,2% qui passerait le seuil. Je ne leur jette pas la pierre ils ne sont pas formés et lorsqu’il le sont j’ai envie de rire en voyant le contenu de la formation.

    Ce que n’a visiblement pas compris l’éducation nationale c’est qu’il y a autant voire plus de diversité parmi les 2% de Zèbres que parmi le reste de la classe.
    Mais c’est sa marque de fabrique.
    Toute l’organisation, tous les programmes, tout est conçu pour l’élève standard mais celui-ci n’existe pas Charge aux vrais enfant à se conformer à ce moule abstrait.
    Alors que depuis des siècles elle doit former des élèves mais n’a toujours pas saisi qu’il s’agissait d’humains
    Comment voulez vous qu’elle ne définisse pas une caricature de Zèbre pour former ces enseignants.

    Si vous suivez la formation à coup sur vous (enseignant formé) direz à vous même (parent)
    « Votre enfant n’est pas Surdoué. »
    Il ne corresponds à coup sur pas à la définition

    A+JYT

  33. Alaba dit :

    Apprendre à éduquer ses enfants est beaucoup plus difficile que de se dédouaner par une référence à une pseudo précocité. Heureusement il y a encore des parents qui jouent avec leurs enfants, qui savent leur dire non et qui font confiance aux professeurs.

    • A. Zebrounet dit :

      Parce que donc, un enfant surdoué est un pretexte, une excuse pour ne pas assumer un défaut d’éducation !? :oops:

      C’est à cause de ce type de prejuges que des milliers d’EIP st en gde souffrance, principalement à l’école :(

      Alexandra

    • Memepasmal! dit :

      « Pseudo précocité « –,la bête est lâché , on comprend mieux votre intervention!!

    • Arwen dit :

      Je voudrais beaucoup pouvoir faire confiance aux professeurs … Mais parmi ceux qui entourent mes enfants, trop ne s’en montrent pas vraiment dignes :(

  34. turlututu dit :

    Il faut arrêter d’attendre de l’éducation nationale une quelconque aide .

    Je suis professeur des écoles et maman de deux enfants hp et hp moi même. Que ce soit en tant que prof ou parent, c’est le « dérouille-toi toute seule ».
    On est seule face à la classe avec des enfants de toutes sortes qui pour la plupart s’ennuient à l’école.
    Après 15 ans d’enseignement j’en arrive au triste constat que l’éducation nationale ne s’intéresse pas aux enfants.
    Il s’agit simplement d’une machine à former une mains d’œuvre moyennement instruite.
    Elle fait semblant de traiter les problèmes des dys, hp, ….Mais dans la réalité, il n’y a rien de bien sérieux mis en place. Quelques AVS et encore, des documents à remplir (ppre, pap, pai…) et beaucoup de culpabilisation de l’enseignant.
    En réalité, les enseignants en ont assez qu’on leur demande toujours plus de différenciation pour tous les profils d’enfants (HP ou autres) alors qu’ils n’en ont pas les moyens!

    En tant que maman, j’ai refusé un saut de classe pour un de mes enfants. C’est une fausse bonne solution. Je dirais même qu’on vole une année d’enseignement à ces enfants. (c’est comme ça que je l’ai vécu moi même lorsque j’ai sauté le CM1)

    J’apprends à mes enfants à avoir beaucoup de recul face à l’école, à en retirer le bon et s’efforcer de patienter pour le mauvais.
    J’ai débuté dans ce métier avec le désir de faire évoluer les choses. Mais face à la bêtise de certains parents très élitistes et la pression d’une hiérarchie qui n’aime pas les vagues, je me suis rendue compte que c’est quasi impossible.
    Aujourd’hui, je pense à une reconversion professionnelle car je suis dans une impasse!



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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