Être parent d’enfant intellectuellement précoce…
Être parent d’un enfant surdoué, c’est tout de même quelque chose de formidable, même si les obstacles sont nombreux sur le chemin (mais les obstacles ne sont de toutes façons pas le propre du surdouement, ils font partie de la vie, tout simplement !)
Peut-être essentiellement « formidable » quand on est soi-même zébré !? C’est possible… sans quoi j’imagine que c’est sans doute plus difficile à accepter & à vivre
(mais ce serait là un autre sujet, dont je ne peux pas parler, puisque moi-même THQI)
Cependant, même en étant soi-même HP, on a parfois envie de s’arracher les cheveux !!! ![]()
Car le jeune zèbre est un animal qui demande beaucoup d’attention, d’entretien & surtout, d’énergie. Non content de ces exigences, cerise sur le gâteau, il ne supporte pas les contraintes.
En clair : il est une tornade à lui tout seul, & ça n’est pas de tout repos !
A la maison il veut tout faire, tout lire, tout voir, tout comprendre & tout entendre des conversations.
Il ne sait pas temporiser, tout doit arriver dans l’instant. Il gère très mal le refus ou la nécessité d’attendre, & ce quelle que soit la situation : que l’on soit au téléphone, en train de travailler, sous la douche, il faut immédiatement être en mesure de répondre à ses demandes.
Il est très accaparent, pour ne pas dire omniprésent. Nulle discussion ne peut avoir lieu sans lui : il a un avis sur tout & chaque sujet s’accompagne de son lot de commentaires & de questions.
Impossible d’y déroger…
Il y a aussi un côté plus ennuyeux : les pourparlers !
Si je devais choisir une maxime pour définir en quelques mots le petit zèbre, je crois que ce serait sans hésitation :
« Ça se discute »
Car TOUT se discute, tout le temps ! Au sens propre, comme au sens figuré
Que ce soit discuter en vue d’échanger des idées… pour ne pas dire certaines fois, vous harceler de questions souvent délicates (en toutes circonstances : devant un film, en voiture, au supermarché, en se lavant les dents). Mais aussi & surtout discuter pour invariablement tout remettre en question, négocier, argumenter encore & encore !!! (ça aussi, en toutes circonstances…
).
Le moindre petit point, même le plus insignifiant & banal, se verra contesté & la faille sera systématiquement cherchée (& bien souvent, trouvée
).
Ce qui laisse parfois en fin de journée une très lourde impression d’être perpétuellement en négociation pour tout & pour rien, & c’est usant !
Vraiment très usant.
Et si d’aventure vous affichez le moindre petit signe de fatigue, un semblant de baisse de morale (voire un gros rhume !), dites-vous bien que le jeune zèbre saura tirer avantageusement partie de la situation. Il n’aura aucune pitié & redoublera à coup sûr d’efforts pour gagner du terrain sur les acquis sociaux de la maison !!!
Il a 5 ou 6 ans mais semble bien par certains côtés, dans le verbe comme dans l’attitude & le ton, en avoir 13 ou 14 ! Si on fermait les yeux, on croirait être en face d’un adolescent avant l’heure, avec en prime le sentiment déstabilisant d’avoir pris 10 ans sans même vous en apercevoir
Les réflexions sont celles d’un ado excédé & râleur, qui lève les yeux au ciel quand on le reprend & qui part en claquant les portes. Mais finalement, ce sentiment (d’avoir en face de soi un pré-ado ou un ado, quand ce n’est biologiquement encore qu’un jeune enfant) s’explique de manière très rationnelle. Ce n’est pas subjectif, c’est réel & souvent, cela se voit noir sur blanc sur le détail du compte-rendu du WPPSI ou du WISC.
Un enfant de 6 ans qui plafonne sur une grande majorité de subtests obtient des scores moyens (c’est à dire 100, la moyenne étant à 100 & le seuil de précocité à 130) d’enfants de 12 ans… ou plus. En somme, c’est comme si vous aviez dans certains domaines un ado de 12 ans, coincé dans un corps & une gestuelle de 6 ! (c’est une image, car un THQI de 6 ans n’est pas un ado, même si son mode de réflexion se rapproche plus d’une maturité de 12 ans que d’un enfant de son âge biologique).
Bienvenue au pays magique de la dyssynchronie…
Les questions existentielles fusent, depuis son plus jeune âge, & vous avez pris l’habitude de discuter origines de l’Homme, Big Bang & autres questions philosophiques aussi bien en faisant un créneau qu’en choisissant des poires chez Carrefour !
Jamais un moment de répit, & des questions toujours plus pointues, plus poussées qui nécessitent souvent de grandes conversations (le petit EIP adore les grandes conversations, & quand par malheur elles se tarissent, il ne manque jamais de relancer le sujet avec une nouvelle piste de réflexion…).
Ses questionnements incessants vous ont permis de devenir champion des recherches encyclopédiques sur des sujets relativement éloignés des préoccupations des enfants de votre entourage.
De la même manière, vous êtes aujourd’hui incollable sur tout ce qui a trait, pèle-mêle, aux dinosaures, à l’ère glaciaire, à la création de l’Univers, aux insectes, à l’espace, à la faune d’Amérique du Sud, à la robotique, à l’Egypte ancienne, à la création des films d’animation 3D, etc.
En dehors de la maison ?! Son énergie est tout aussi grande, & son emploi du temps du mercredi est digne d’un agenda de ministre.
Au début, vous l’aviez volontiers inscrit à 1 ou 2 activités dans l’espoir de le fatiguer un peu (… si si, soyons honnête, c’était l’objectif inavoué !
), mais très vite, vous avez été pris à votre propre piège ! Et, loin de le calmer, ça lui a au contraire ouvert d’autres perspectives & d’autres envies. Aux premières activités sont alors venues se greffer 2 ou 3 autres choses, histoires de faire de vous un esclave-taxi !!!
Chaque mercredi vous courrez d’une activité à l’autre pour le plus grand bonheur de votre zébreau que vous imaginez comblé… quand lui trépigne & ne pense qu’à une chose : parvenir à vous convaincre d’accepter de caler une énième activité supplémentaire dans le petit intervalle libre d’une heure qu’il a, juste entre le kung fu & le violon ! (ce qui vous désespère quand il lance l’offensive… car le zèbre est aussi très tenace & obsessionnel, & il ne lâche pas facilement ! Le combat s’annonce rude & fatiguant…)
Il est terriblement désordonné & il perd tout, tout le temps ! ![]()
A l’école, chaque semaine il paume crayons, gomme, stylos… voire même (ne me demandez pas comment !) ardoise !? Après avoir essayé la technique du « je vais lui expliquer qu’il faut prendre soin de ses affaires, qu’il faut être ordonné, que c’est pour son bien qu’il doit le faire » (technique qui fut un échec cuisant), vous vous êtes résigné à constituer un véritable stock de fournitures qui serviront tout au long de l’année scolaire
Ce qui a le don de vous énerver prodigieusement, car avec les années, vous avez appris à être ultra-ordonné & organisé (à la limite de la maniaquerie psychopathologique) pour contrer de manière tout aussi radicale qu’exagérée ce gros défaut que vous aviez, vous aussi, étant enfant.
Car le zèbre a beaucoup de mal à être modéré ![]()
Être dans un juste milieu, trouver un point d’équilibre est un tour de force pour lui ! Tout est excessif chez lui, il penche naturellement pour les extrêmes & ne semble pas savoir où situer « la norme ». Il est toujours « trop » ou « pas assez ».
Il est bordélique, ou il vire au contraire ultra-maniaque. Il a une grosse tendance à la procrastination, ou à l’opposé il endosse le costume d’hyperactif qu’on ne parvient plus arrêter.
Et comme le zèbre a une immense lucidité qui lui permet non seulement de détecter les points faibles chez les autres, mais aussi sur lui-même, il sait que ces choses lui sont néfastes. Il en a conscience & quand il se force à rectifier certains comportements gênants, c’est en tombant inévitablement dans l’excès inverse (ce qui n’est pas forcément un mieux, selon les cas…).
A l’école, il dérange souvent, il énerve parfois. Tant les enseignants, qui ne trouvent plus leurs repères habituels face à un élève aussi hors norme, que les autres enfants, qui ressentent quelque chose de non conforme, sans savoir exactement ce qui diffère chez lui ![]()
Avec un peu de chance il parvient plus ou moins à se fondre dans la masse & se faire accepter des autres ; dans le cas contraire il devient la tête de turc de ses camarades & l’élément gênant pour l’instit.
Chaque soir les devoirs sont une épreuve que vous redoutez, & qu’il appréhende certainement tout autant, si ce n’est plus…
Il ne supporte que très difficilement d’avoir à se replonger dans ce qu’il a déjà largement intégré dans la journée. Pour lui, revoir une leçon ou un exercice est du temps perdu. Il se braque, s’oppose, crie, tape des pieds & met toute son énergie à vous démontrer que c’est inutile, parce qu’il sait déjà, parce que ce sont les imbéciles qui ont besoin d’apprendre ce qui a déjà été vu en classe, longuement.
Vous ne cédez pas, car pendant que votre jeune zèbre gesticule devant vous en plaidant sa cause, vous repensez à vos lectures sur la nécessité d’apprendre à travailler & à fournir des efforts, vous revoyez le psy illustrer par de tristes exemples le haut potentiel gâché d’enfants n’ayant jamais appris à se plier à cette discipline scolaire indispensable pour la suite de leurs études.
Là encore vous mettez en place différentes stratégies pour amadouer votre enfant HP & l’amener en douceur à accepter ce moment qui lui semble totalement injustifié (& donc inacceptable, puisque sans fondement logique selon lui !!!). Et ce n’est pas facile tous les jours car ce qui fonctionne un soir s’avérera inefficace le lendemain.
Ce petit exercice d’équilibriste présente néanmoins un avantage considérable : ça force l’inventivité !
Essayer chaque soir de trouver comment faire passer l’idée qu’il faut faire ses devoirs, qu’il n’a pas le choix, même si ça lui semble absurde & inutile. Cent fois sur le métier remets ton ouvrage…
Ça peut faire sourire, dit comme ça c’est sympa & drôle… Mais on arrive parfois à des situations aussi ingérables qu’épuisantes nerveusement, pour les parents, comme pour l’enfant.
Certains enfants surdoués sont – à tort – taxés d’hyperactifs (attention, d’autres le sont réellement ! Il est parfaitement possible de cumuler TDA-H avéré & surdouement. Mais dans certains cas, aux yeux d’un non-connaisseur, les symptômes faisant penser à une hyperactivité sont confondus avec le propre de la douance & de la fulgurance intellectuelle).
Les parents d’enfants à haut potentiel intellectuel sont souvent crevés d’avoir à gérer chaque jour cette énergie débordante & les EIP sont éreintés par ces tensions à la maisons, comme par la dépense d’énergie considérable qu’ils fournissent quotidiennement pour se camoufler & ne pas trop dépasser du moule (scolaire, social).
Les grands-parents ont beau tenter d’être rassurants avec des phrases du type :
« Mais tu étais pareille à cet âge-là, il va se calmer, tu verras »
Ça ne vous rassure pas le moins du monde ! Au contraire, cette vérité qui vous saute au visage à chaque fois que vous l’observez (« Il est comme moi, c’est indéniable & palpable ») aurait plutôt tendance à vous faire paniquer.
Car vous savez, vous, ce par quoi vous êtes passé pendant l’enfance & l’adolescence, vous savez la réalité de votre mal-être à l’école, parmi les autres. Toutes les manipulations pour vous travestir, pour cacher la réalité à vos parents, pour ne pas les exposer à votre souffrance qui vous semble infinie.
Et vous craignez aujourd’hui que ce ne soit votre zebrounet qui soit à son tour concerné & souffre seul & en silence pour vous préserver. La seule évocation de cette éventualité vous rend malade ![]()
Mais revenons à nos moutons, inutile d’extrapoler & de partir dans des délires qui relèvent plus de craintes que d’une réalité tangible…
Voilà ce qu’est dans les grandes lignes le monde d’un petit surdoué & de sa famille. Pas toujours simple, mais en ébullition constante.
L’émulation intellectuelle est journalière & compense finalement très largement les moments plus durs que l’on peut traverser avec ces petits personnes !
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Ma traditionnelle sélection d’idées cadeaux 🎁 de Noël 🎄 🎅🏻
est à présent en ligne, avec un peu de retard cette année…
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Pour aller au-delà du blog, je suis l’auteure de trois ouvrages parus aux éditions Eyrolles ⤵
– « Les Tribulations d’un petit zèbre. Épisodes de vie d’une famille à haut potentiel intellectuel » paru en juillet 2016, préfacé par Arielle Adda & le Dr Gabriel Wahl ![]()
– « Asperger & fière de l’être. Voyage au cœur d’un autisme pas comme les autres« . Un regard unique en France sur le combo syndrome d’Asperger / haut potentiel intellectuel, paru en 2017 ; préfacé par le Dr Laurie-Anne Sapey-Triomphe & postfacé par le Pr Laurent Mottron ❤
– « L’Enfant atypique. Hyperactif, haut potentiel, Dys, Asperger… faire de sa différence une force« , un livre-outil paru en 2018 dans la collection très particulière (& en quadrichromie
) « Parents au top » ![]()
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🆕 Après sa version en livre audio 🎧 … « Asperger & fière de l’être. Voyage au cœur d’un autisme pas comme les autres » paraîtra au mois d’octobre au format livre de poche
« Asperger & fière de l’être »
bientôt en livre de poche
![]()
Ainsi que la préfacière de ⤵
– un beau témoignage « Mon parcours de dyspraxique. Récit d’un handicap invisible » de Julien D’Arco, paru aux éditions Eyrolles
– la réédition 2020 du best-seller « L’Asperger au féminin » de Rudy Simone, aux éditions De Boeck Supérieur
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c’est tout à fait ça, je confirme!!
c’est assez incroyable, ce billet est une véritable description de notre quotidien! et d el’énergie qu’il nous faut à nous parents pour assumer….
ici un thqi de 9 ans, un eip de 11 (typé TED), et un grand très certainement eip mais « plutot équilibré » (si si, y’en a, je croise très fort les doigts!!) on doit régulièrement user de cures de vitamines!!..
Mais vous avez planqué une caméra chez nous c’est ça? allez dites-le, vous nous espionnez par webcam?

Non sans rire le moins du monde, c’est exactement ça: la procrastination, l’entêtement au quotidien pour s’habiller, se laver, se dépêcher, les discutions philosophiques sans fin, les questionnements incessants même quand on essaie de faire ce que l’on a à faire tout seul aux toilettes, la maniaquerie obsessionnelle d’une certaine forme de classement des jouets: comprenez par là que les herbivores arrangés en troupeaux sont poursuivis par la horde des dinosaures carnivores à travers le salon et qu’il est impensable de les mélanger en vrac dans un coffre à jouet, les crises d’ado chez un enfants de 7 ans, les crises de nerfs contre sa petite soeur qui « dérange l’ordre établis », les prises de tête pour les devoirs du soir à tel point que la maîtresse compréhensive lui a communiqué son numéro de téléphone pour éviter les angoisses excessives….
Comme je vous comprends et comme je partage vos inquiétudes quant à l’avenir, d’autant qu’en plus la petite soeur s’engage sur la même voie…. on n’est pas sortis de l’auberge !
Je n’ai qu’un mot c’est merci !!!! Je vis aussi avec un potentiel petit zèbre, dont on est entrain de mettre à jour les rayures pour ne pas faire de ratures …
J’adore mon fils, mais mon dieu que c’est difficile parfois !!!! Combien de matins, j’arrive en pleure au travail parce qu’il a été difficile, tout est un combat avec lui qui me prend mon temps et mon énergie….Souvent je pense que c’est moi qui ne suis pas à la hauteur alors de lire que vous aussi vous ressentez ça, ça fait tellement de bien !
…bah voilà, vous avez mis les mots exacts sur ce que nous vivons (x2) à la maison, avec par ailleurs une maladie à gérer au quotidien.
Que d’énergie requise: les devoirs, les pourparlers, les désirs d’ados dans un corps de petit bonhomme, l’hypersensibilité, la lenteur, la rêverie, l’école ; mais aussi tous ces moments de rigolade et d’émulation intelectuelle en famille qui sont vraiment chouettes;
je n’ai appris qu’il y a quelques mois que ce n’était pas ainsi dans toutes les familles, et que mes garçons étaient un peu particuliers. Et j’adore leur particularité.
Ca ressemble beaucoup à ce que j’ai vécu… à ceci près que j’ai vite dû me fermer mon clapet avec mes grandes questions existentielles, parce que personne n’était disposé à y répondre, ou à me filer des bouquins. Pour le coup du désordre, mwa ha ha! J’ai 26 ans et ma mère range encore ma chambre, et maintenant que j’ai une maison pour moi toute seule, je suis complètement dépassée. Quant à l’école, maintenant que j’y suis de nouveau toute la journée, j’ai du mal à gérer les enfants normaux qui ne comprennent pas des trucs super simples expliqués avec des gestes, des images etc, tellement c’est déroutant, alors que les super doués qui s’ennuient me brisent le coeur… C’est vraiment un problème de contenter tout-le-monde dans une classe! Ce qui m’étonne franchement, c’est que le psychologue scolaire a remué ciel et terre pour qu’un élève dyslexique soit aidé par l’équipe enseignante, alors que quand je suis allé lui parler du petit W… qui sent le surdoué à dix mètres, il avait l’air moyennement intéressé.
Bref il en a quand même de la chance le petit zèbre de ce blog!!
Merci…
J’ai longuement repoussé le moment de faire tester ma fille, étant moi même « zèbre » (j’adore ce mot) et voulant occulter la possibilité qu’elle passe par les même angoisses et difficultés que moi.
Je me suis résolue à le faire et je me renseigne enfin, pour découvrir que ce n’est plus considéré comme une « monstruosité » comme à mon époque, mais comme une différence.
Je suis soulagée de lire ce descriptif et déculpabilisée de voir que même un parent zèbre est épuise par son enfant zèbre…
Et vous m’avez même montré une voie différente à propos du refus de devoirs
J’ai l’impression de lire ma vie…sauf que je l’élève seule et sans revenus….
Je suis tombée sur ce blog par hasard, au fil de mes recherches sur le net pour tenter de résoudre les « gros » problèmes de devoirs avec mon zèbre à moi, 8 ans qui a sauté une classe cette année et se retrouve en CM1 sans ses copains, déjà peu nombreux, et toujours aussi « décalé ». C’est le chemin de croix tous les soirs mais on essaye de tenir bon pour lui « apprendre » à travailler pour essayer de lui donner les bases pour que son potentiel puisse s’épanouir quand il trouvera enfin un intérêt dans l’école.
Merci pour ce blog, même si on sait qu’il n’est pas seul au monde, ça fait chaud au cœur de le lire…
Notre zèbrette a nous a 8 ans et n’a qu’un an d’avance: c’est un choix. La déscolarisation on y pense souvent …. Mais on ne se décide pas. Elle est la 2° dans une fratrie de 3 zebrettes mais la plus difficile: beaucoup d’anxiété et d’hypersensibilité. Elle est entrée en CE1 directement après la GS qui a été un enfer grace
a la maîtresse .
Pour nous les devoirs sont très scolaires cette année en CM1 mais on dit et redit que c’est comme ça . Il faut trouver la parade a tout ce travail chronophage et inintéressant avec beaucoup de diplomatie. Pour notre part nos 3 zèbres apprennent la musique (un instrument) dés l’âge de 4 ans: c’est un jeu, un challenge une émulation qui demande de la persévérance . Et pour nous ça fonctionne
Je souhaite plein de courage à tous et pense fortement qu’avec tous nos zèbres il faut avancer au feeling sans se poser trop de questions: notre aînée a maintenant 15 ans et est une formidable ado d’une grande curiosité , avec plein de qualités que nous lui avons laisse le temps de façonner
Un grand merci pour m’avoir remis du baume au cours en cet après-midi un peu morose.
Si des parents lisent cet article et sont sur le Tarn (81), je serai ravie d’entrer en contact.
Bonjour,
Je viens de lire cet article et même si vous avez laissé ce post il y a longtemps, je tenais à vous répondre car nous sommes nous aussi dans le Tarn. Nous avons un petit zèbre de 7 ans et le deuxième surement sur la même voie mais encore trop jeune (19 mois) pour en être sûrs!
J’imagine que depuis 3 ans vous avez dû trouver de nouvelles astuces pour vivre au mieux le quotidien avec nos petits zébulons !!!! Pour notre part, nous sommes clairement la famille décrite dans l’article !!!
Bonjour, Tout absolument tout ce qui est écrit et décrit ici est identique à la maison.
Zèbre moi même (mais testée il y a un mois seulement) J’ai vécu l’isolement et la différence. Je l’ai reconnu chez ma première fille (19ans aujourd’hui et testée) puis chez la cadette (11 ans) quand à la benjamine (5 ans), elle suit le mouvement et sera testée vers 7 ans.
Tout est effectivement épuisant, de négociations, de retour en arrière, de ré-explications car ce qui est vrai et reconnu comme tel un jour est systématiquement remis en cause le lendemain.
Se dépêcher, se laver, ranger ses affaires, penser à … ne pas oublier… s’empêcher de papillonner, perdre ses affaires, refuser tout principe de rangement extérieur ou tout conseil d’organisation (joyeux bazars structurés (??? – si, si !) dans les tiroirs de mes enfants)… désespoirs de la maman qui s’efforce pour elle même et sa marmaille de maintenir un sens de l’ordre tout à fait subjectif… car toujours discuté…
Bref – > Je suis contente de ne pas être la seule à vivre tout cela – courage à tous, nous savons au moins pour quoi et pour qui nous nous donnons tant et tant.
Ohlalalala, je vous découvre ce soir, et ce que je lis me fige sur place… C est exactement notre quotidien (sans parler des devoirs) on y est pas encore, mais ça ne saurait tarder car notre zèbre va sauter la grande section de maternelle pour rentrer au CP en sept prochain.
Mon mari et moi sommes épuisés…. On ne sait plus comment dire les choses.. C est usant !
On nous a souvent ( notre entourage) pris pour des fous, qui ne savaient pas gérer leur fils :-((
Comment gérer cette boulimie d informations sans s épuiser soit même?
Enfin, nous sommes rassurés, nous ne sommes pas seuls…. Et pas « fous ». ;-))
Merci , merci, merci…
Merci d’avoir epinglé cet article, je ne l’avais pas lu
Ce que j’adore dans votre blog, c’est que l’on apprend de nouveaux mots!
Procrastination :
pas facile à placer mais tellement adapté à nos chères têtes blondes!!
Très belle définition du jeune zèbre
Ca me donne de l’espoir pour la suite
Je comprends mieux mon fils grâce à vous et je vous envoie mille mercis!!!!
Merci : maintenant, le prochain qui nous demandera :
» Mais qu’est ce que vous attendez pour faire le 2ème ?????? »
je lui transfère ce lien dans la seconde !!!
Même question pour nous aussi ! Merci pour le tuyau
Nous on s’est lancé vite On comprend bien que le problème ou la chance touche les fratries Dans notre cas le fait qu’ils soient deuxavec peu d’ecart nous permet de souffler pendant les moments où ils comparent leurs rayures On a quand même dû attendre qu’ils aient 3 et. 5 ans mais ça devient génial !
Merciiiii
)épuisant, mais quelle richesse au quotidien.
…
Je viens de découvrir votre article et il décrit précisément notre quotidien! En 2 ans Je suis effectivement devenue experte en dinosaures, histoire de la Grèce antique, des explorateurs, de l’espace, des hommes préhistoriques, des pirates, du moyen-âge, mythologies, et j’en passe !
Il est vrai que c’est parfois (souvent
Parfois je me dis que dans les autres maisons ça doit être trop calme. Notre zébrounet est très prenant, mais je trouve qu’il est extrêmement intéressant et à l’air plutot d’être cool par rapport à une moyenne de zèbres, en effet depuis tout petit il est extrêmement raisonnable si on lui explique le pourquoi du comment. Pour la petite zébrounette qui suit, cela risque d’être une autre affaire
Mais même si c’est dur parfois et qu’il y a souvent de l’ambiance à la maison je ne les changerai pour rien au monde contre des non-zébrés !
Merci pour votre super blog que j’explore petit à petit et qui est une super mine d’infos
Bonjour,
Ah………. en lisant votre description de parents dans cet article………… j’ai l’impression d’un copier/coller avec les deux miens…….. Ben voui j’viens de tomber dans la marmite avec le plus grand (10 ans en décembre dernier…….. HQI et dyslexique…………. le tout diagnostiqué au même moment. C’est le test de dyslexie qui a mis en exergue le HQI et le trouble de l’attention cognitive du à la dyslexie……..)
Du coup pour avoir une meilleure solution pour sa dyslexie, on m’a demandé de passer des tests neuro psy……. Je l’ai fait…… les résultats sont tombés…….. En fait je m’en doutais, parce que plusieurs pédo psy l’avaient déjà évoqué et d’autres personnes de mon entourage, mais ma première réaction à l’époque ( la première fois qu’un professionnel dans le milieu médical l’a évoqué mon fils avait 4 ans. Avant même de faire les tests ma réaction a été « Oh, P……. merde…. »
Parce que je savais par avance que dans notre système scolaire c’est un galère lrosque ‘un enfant est hors norme.
Bon ok le votre n’est pas dyslexique, mais pour tout le reste, oui c’est un copier/coler……… ce qui énerve passablement le papa dépassé par les évènements………. parce que pour lui c’est impensable d’avoir un enfant de 10 ans qui analyse les situations, donne son avis tout le temps et sur tout…….. même quand il ne faut pas……….. Je passe sur l’épisode des devoirs…………. depuis qu’il est entré au CP………. des pleurs et des crises tous les soirs………. En ce qui ocncerne l’analyse des points faibles des autres il est champion toute catégorie…….. bref…….. vive les zèbres…….. Mais après tout pourquoi m’en étonner, puisqu’étant enfant j’étais pareille (mais pas dyslexique…….) seul, toujours avec les adultes dans des discussions d’adultes, et en décalage constant pour tout en même encore maintenant…….
Comme vous le dites si bien les Zèbres ne font pas des chevaux………
Mon petit zèbre a un frère qui s’ennuie à l’école………. je vous passe la suite………..
Par contre lorsque vous avez un zèbre dyslexique et avec un trouble cognitif et bien là pour l’entrée en collège cela se corse…….. et pour trouver un collège qui puisse prendre en compte cela et bien c’est une autre affaire…… ou plus précisemment même si on a supprimé le service militaire obligatoire, je peux vous garantir que le parcours du combattant en toujours présent…….
Merci pour ce blog, pour partager vos informations, ça fait du bien de sentir que l’on est pas seule……..
J’en profite pour vous souhaiter une très bonne année 2014 !.
Haaaa mais c’est Génial de lire ce blog ,où toute la singularité de notre famille devient la norme! Un petit zebre de 6a qui devient fou à l idée de re-re-re-rabâcher la page de lecture du jour et un petit zebre qui signore de 2 ans ( il n y a que lui qui s ignore…. Nous on a bien compris cette fois !!!) qui range ses petites voitures par fonction et par taille, et qui progresse dans le langage a toute allure …
Je rajoute un petit commentaire : moi meme zebrée (et testee enfant) il m en a fallu du temps pour comprendre que mon fils qui me paraissait tout a fait normal ne l etait pas aux yeux des autres ! Z2 aura t il plus de facilites a etre testé plus tot ???? A voir. !
Bonsoir,je viens de lire votre post….et je rigole toute seule…jaune car c’est dur tout les jours,a tout moment de la journée mais je ris aussi de bon coeur car il y a quand même des choses qui se sont améliorées
Ma fille de 11 ans a eu beaucoup de soucis au niveau relationnel avec les autres allant jusqu’à du harcèlement.MAis maintenant avec l’entrée au collège ça va mieux même si je suis vigilante.
Au sujet des devoirs,effectivement on a du se battre du cp jusqu’au collège ,maintenant elle les fait même si des fois madame procrastination est bien présente !!!et que c’est difficile de se remettre dans des leçons qu’on a déjà vu en cours ou d’apprendre bêtement des définitions par coeur.
Je ne reviens pas sur tout ce qui émotionnel avec des crises,des pleurs ..difficile d’accepter la frustration, d’accepter d’être patiente etc….enfin tout ce qui fait un enfant précose!!!!!
Par contre depuis 11 ans nous avons un gros problème de sommeil…..des PB d’endormissement,des terreurs nocturnes,des cauchemars .elle ne peut pas dormir toute seule,elle dort avec sa sœur de six ans dans le même lit et la nuit quand elle se réveille ,elle est incapable de se rendormir toute seule donc je me couche a cote d’elle.tout ceci n’est pas une vie pour moi,la famille et pour elle.du coup,elle ne dort jamais ailleurs!!!
Si vous avez été confronté a ce PB,si vous avez des idées?merci d’avance
Nous sommes une famille en pleine découverte (acceptation ?) de ses rayures ;-)
Mon fils de 6 ans maintenant était incapable de s’endormir seul et se réveillait toutes les nuits en hurlant, inconsolable et incapable de se rendormir. J’ai passé de nombreuses nuit à dormir dans la même pièce que lui, malgré moi ! Avez-vous essayé de rencontrer un pedo-psy spécialiste du sommeil ?
J’ai fini par en rencontrer un dont je suis ressortie un peu sceptique mais avec une méthode. Je l’ai mise en pratique…. ….résultat probant en 3 semaines.
Depuis il n’a plus aucun problème pour s’endormir et plus de réveils nocturnes.
Le principe est de réapprendre ou d’apprendre à s’endormir. Une fois cela fait les réveils nocturnes cessent.
Car nous nous réveillons tous la nuit mais sans nous en rappeler car nous savons nous rendormir.
Je suppose que chaque cas est différent mais ça vaut peut être le coup d’essayer.
Bonsoir Solange,
Je viens de découvrir ce blog et cela fait du bien! Nous avons un petit zèbre de 7 ans et je connais le problème du sommeil… Impossible pour lui de s’endormir seul, réveils nocturnes… Dès que nous partons en vacances c’est l’enfer… De retour à la maison, ce sont des semaines d’insécurité ressentie le soir en s’endormant près de nous… Nous sommes épuisés du manque de soirées…
Nous avons essayé des tonnes d’astuces mais… (matelas au salon puis nous le remettons dans son lit, matelas dans un coin de notre chambre dans les moments trop difficiles, maman s’endort à côté de lui…).
Il n’y a pas de solutions miracles.
Il est suivi chaque semaine par une psychothérapeute mais il n’y a pas de résultats concluants, pour l’instant.
C’est dur…
Bon courage,
Estelle
» Ça ne vous rassure pas le moins du monde ! Au contraire, cette vérité qui vous saute au visage à chaque fois que vous l’observez (« Il est comme moi, c’est indéniable & palpable ») aurait plutôt tendance à vous faire paniquer.
»
Car vous savez, vous, ce par quoi vous êtes passé pendant l’enfance & l’adolescence, vous savez la réalité de votre mal-être à l’école, parmi les autres. Toutes les manipulations pour vous travestir, pour cacher la réalité à vos parents, pour ne pas les exposer à votre souffrance qui vous semble infinie.
Et vous craignez aujourd’hui que ce ne soit votre zebrounet qui soit à son tour concerné & souffre seul & en silence pour vous préserver. La seule évocation de cette éventualité vous rend malade
-> ouh la la , je suis exactement dans cette phase et oui ça me rend très anxieuse du futur . C’est étrange de voir des mots aussi précis sur ce que l’on ressent et ça a un côté « calmant « aussi… Merci TPTZ, comme d’habitude
Ouh là là, je ne sais pas quoi penser moi..mon fils a 6 ans dans quelques jours et aujourd’hui, je l’ai emmené chez un psy clinicienne car je m’interroge sur lui. Il a fait les pré test ? (d’après ce que j’ai pu comprendre mais pour moi c’est un peu compliqué..) pour savoir si il était capable de passer le WISC4; la psy m’a dit qu’il était prêt à les passer et nous avons RV dans une 15aine de jours.
1ère semaine d’école en PS il y a 3 ans, la maitresse qui ne peut pas nous saquer d’ailleurs nous dit « votre fils pose trop de questions, est trop curieux et « prend trop d’espace »dixit cette dernière sur un ton de reproche.. Les choses ne faisant qu’empirer, je décide seulement maintenant d’essayer de comprendre ce qui ne va pas avec lui. Trop de reproches de l’école, de convocations, cette année en GS, on va bien voir..Et cette description, c’est aussi ma vie mais bon à force de m’entendre dire que j’ai un enfant mal élevé qui cherche toujours à discuter et qui trouble l’ensemble de sa classe, et bien je saute le pas. On verra bien.. Suite ds 15 jours…
Après je me pose la question simplement n’est ce pas moi même et les centres d’intèrêts vers lesquels je le guide qui fait qu’il s’interesse effectivement aux dinosaures, mythologie ou autre. N’est ce pas ma faute dans un sens que de lui avoir favorisé cette curiosité , moi aussi je suis avide de pourparlers, sans le savoir je faisais un peu du Montessori à la maison, j’aime les livres et faire partager à mon fils ce qui m’enchantais plus jeune ne lui a t’il pas occasionné du même coup cet soif de connaissances. Il est très empathique, moi aussi…
Nous sommes géologues de pères en filles/fils depuis trois générations. Ce n’est simplement parce que nous avons été guidés. Qui se ressemble s’assemble et les centres d’intérêts se partagent’ dinosaures, fossiles et autres minéraux, et avec ça, la botanique, la zoologie, la chimie, les sciences en général. Le gène du caillou est puissant dans ma famille….
Même situation avec mon petit garçon de 6 ans. Il a passé le test il y a 3 semaines, nous attendons les résultats à la fois avec hâte et inquiétude…
Il y a tant de ressemblances de comportement avec ce que je lis que mes doutes devraient s’estomper mais ils persistent encore. Et que penser pour sa sœur aînée de 8 ans dont l’hyper sensibilité fait écho à mon enfance et son frère de 4 ans ? Je reviendrai sans doute vous raconter la suite.
Et oui, ça fait du bien de ne pas se sentir seule, merci.
Notre fille n’a pas trois ans et demi et elle nous donne, parfois, la sensation d’être face à une adolescente .
Je rencontre quelqu’un pour elle fin mars.
Une possible « douance », évoquée en 2005 pour moi lors d’un rdv avec une psy, m’a mis la puce à l’oreille, ainsi que les réflexions de personnes de mon entourage.
En ce qui me concerne, je n’ose rien faire en dehors de quelques lectures et autres recherches sur le net.
La peur de découvrir que je suis simplement nulle me paralyse.
Toujours en psychothérapie après une longue pause je me dis que si je vais mieux, je ferai les bons choix pour ma fille.
Ce blog est merveilleusement bien fait.
Merci.
Qu’est-ce que ça fait comme bien de lire que d’autres vivent ou ont vécu les mêmes situations que les miennes.
Chez nous c’est Papa « normal » (potentiellement HQI mais délaissé et focalisé sur la cuisine, il est chef, où il passe toute son énergie et sa créativité), Maman zèbre, testée à 12 ans (far far ago…) et soutenue par sa famille et bébé zèbrillon,30 mois , non testé encore mais présentant des signes évidents d’avancée (marche à 10 mois, mots prononcés distinctements, faignantise caractéristique, imagination galopante et créativité exacerbée, hypersensibilité,…)
Les peurs que vous décrivez sont les miennes au quotidien: vais-je être à la hauteur pour l’aider dans son cheminement ? Vais-je savoir faire ? Va-t-il vivre les mêmes craintes que moi ? L’histoire se répètera-t-elle ?
Et en effet, c’est tout les jours des explications interminables « pourquoi le bain ? », « pourquoi tu travaille maman ? », « ils sont où ? », « ils font quoi ? » etc….
Il a une petite sœur de 5 ans et nous attendons le CP l’année prochaine pour savoir si elle suit ses traces de douances car jusqu’à aujourd’hui, elle a avalé l’alphabet et les chiffres comme si de rien n’était. Elle a en comparaison une envie de comprendre et d’apprendre comme son frère. Nous nous mettons à l’idée de ne pas lui forcer la main et de la laisser évoluer comme ses camarades. Bien, pas bien!!??
Voilà! Bon courage à tous!
Je partage ce qui a été dit plus haut : vous avez mis une Welcam chez nous, c’est la seule explication.Merci pour ce témoignage très complet où tant de parents se reconnaissent au quotidien. Il n’y a qu’un aspect qui n’est pas aobrdé : que devient la relation de couple dans tout ça ? comment l’empêcher de dysfonctionner, comment se retrouver, comment pallier nos différences et nos oppositions dont les enfants savent tellement profiter ?
Bonjour, ma fille a 4 ans et viens juste d’être diagnostiquée zèbre… soulagée de savoir mais paniquée par toute cette anxiété , ce manque de confiance en soi, presqu’un sentiment de culpabilité de ne pas savoir l’aider… et puis effectivement, comment gérer la relation parentale quand le conflit est quotidien… pas facile de rester souder quand les manières de gérer les crises sont differentes et usantes pour le couple et puis les grands-parents qui veulent pas voir la réalité en face et comprendre qu’il faut garder un cadre strict….
Perso, ma mère nous a quand même fait comprendre qu’en gros on était pas des bons parents
Vais lui envoyer le blog pour qu’elle se rende compte
Merci pour vos témoignages
Garder un cadre strict?
Tout dépend ce que vous entendez par là !
Avec un enfant zèbre, L’éducation » fais comme je te dis et tais-toi » ne fonctionne pas. C’est sans cesse explications, argumentations, tractations, négociations pour faire accepter la moindre mesure familliale.
Je caricature mais un simple » va te coucher c’est l’heure » ne suffit pas. Il faut rappeler que le lendemain ils doivent se lever pour l’école et qu’ils n’auront pas dormi tout leur sommeil récupérateur. « fini ton assiette » exige de rappeler sans cesse que l’homme est omnivore et ne peut se contenter de pâtes ou de friites qu’il faut respecter les trois groupes d’aliments: féculents, proteines et légumes verts/fruits pour être en bonne santé et participer à leur croissance.
Et c’est comme ça dès qu’ils savent parler et donc argumenter. Et ce n’est pas un signe de rébellion ou de conflit mais bien une necessité pour eux VITALE de COMPRENDRE les choses. Quand on explique tout, même en rentrant dans des détails compliqués qui à priori ne concenrnent pas généralement les tous petits, les choses deviennent plus faciles. Il ne faut pas exiger, il faut expliquer, il ne faut pas ordonner, il faut convaincre, il ne faut pas gronder, il faut parlementer, sinon vos vies vont vite devenir infernales ! Certes, il y a des moments où l’on ne peut pas prendre ce temps pour l’explication et ils s’y habitueront, mais en règle générale, il faut argumenter.
Ah oui, » tais-toi, les adultes parlent » ou le » ça ne concerne pas les enfants » il faut oublier, TOUT Les regarde et TOUT les concenrent ( notamment les sujets embarrassants), à nous parents de trouver la façon de TOUT aborder avec eux…
Je crois que justement le cadrage consiste à leur faire comprendre qu’ils ne sont pas des adultes, qu’ils restent des enfants. Tout ne les regarde donc pas, et tout ne les concerne pas, particulièrement les conversations entre adulte. Ils n’aiment certes pas qu’on les remette à leur place d’enfant, mais il faut rester ferme sur le cadre et leur rappeler qu’ils restent des enfants…
Nous étions sur cette ligne là au début de notre « expérience » de parents. Et notre fils avaient des angoisses si profondes que cela l’empéchait de dormir à l’age de 4 ans. Nous avons du revoir toutes nos positions éducatives afin de retrouver une harmonie familliale et afin de trouver les mots qui apaiseraient notre zèbre. Que répondre à un petit garçon en pleurs qui vous demande pourquoi vous l’avez fait naître puisque chaque être vivant doit mourrir un jour? Il nous accusait de l’avoir « tué » . Que répondre à un enfant de 4 ans qui vous demande comment c’est quand on est mort et qui rejette l’idée romanesque d’un Dieu tout puissant qui aurait ses raisons que la raison ne connaîtrait point? Comment croyez-vous que nous nous sommes sentis, son père et moi lorsque le neuropédiatre nous a annoncé qu’il était dyspraxique ( en relation avec sa précocité) et que c’est pour ÇA qu’il mangeait si salement et avec ses doigts alors que nous pensions qu’il était rebelle et capricieux depuis des mois durant et que nous le grondions à chaque repas pour qu’il mange proprement ( sans parler des punitions?). Je crois que lorsque l’on devient parents, l’erreur est de s’enfermer dans ses certitudes, souvent stéréotypées ( façon famille parfaite des séries américaines) il faut bien le reconnaître et dictée par un modèle de société plutôt hérité de la dernière mode ambiante. Ces dernières années, il est très en vogue de faire tout le contraire de ce que nos parents, ex-soixante huitarts attardés ont fait pour nous en matière éducative, on retombe dans l’ordre moral. On n’explique pas aux enfants car ils sont trop jeunes, les enfants doivent rester à leur place, les enfants doivent faire ci doivent dire ça, ne doivent pas parler de ci doivent parler de ça. Demandez-vous comment font les parents des pygmées, les parents des sociétés primitives, les parents d’enfants chinois du fin fond de la mongolie, les parents d’enfants de bidons-villes d’amérique du sud, les parents d’enfants russes, japonnais, néo-zélandais, les parents d’enfants battus et pensez que chaque modèle de société possède ses propres certitudes et ses propres abérations. La « meilleure » éducation n’existe pas, où que l’on soit, ou plutôt est-elle de celle qui permet à chacun de se remttre en question et notamment les parents car ce sont eux qui détiennent l’autorité et ce sont eux qui sont le plus susceptibles de faire des erreurs et donc des dégats sur leur progéniture. S’il ya bien quelque chose que mes enfants m’ont appris, c’est à me remettre en question quant â mes certitudes éducatives, c’est qu’un enfant est d’abord un individu et pas un simple faire-valoir social, c’est qu’une éducation qui marche pour l’un ne marche pas forcément pour l’autre. La remise en question, c’est le maître mot.
« Ce qui marche pour l’un ne marche pas forcément pour l’autre ». Là nous sommes d’accord, cependant vous caricaturez mes propos, je ne parle nulle part de « retour à l’ordre moral ». D’ailleurs le « laissezfairisme » est tout aussi destructeur. Mon point de vue n’est que personnel, je trouve que ces enfants on encore plus que les autres, besoin d’un cadre car ils ont, plus que les autres, tendance à tout remettre en cause et à s’engouffrer dans la moindre brèche. Cela ne signifie pas pour autant ne pas les écouter, et discuter avec eux. Il reste nécessaire selon moi de bien leur signifier la différence entre un adulte et un enfant. Les deux n’ont ni les mêmes droits, ni la même place, et ce n’est pas leur rendre service, selon moi, de leur prêter une place qui n’est pas la leur.
Sinon, je suit tout à fait d’accord avec le commentaire de Marjorie : chacun doit rester à sa place, et cette dernière doit être clairement définie. Discuter, oui, négocier, non.
De manière plus générale je trouve que notre société a de plus en plus de mal à assumer la notion d’autorité… Cette dernière a tendance à avancer masquer aujourd’hui, à se diluer, faute de s’assumer ouvertement. Pour ma part je trouve qu’on se construit également fortement, contre une autorité, lorsque celle ci est clairement défini (le père, en général). A l’inverse, lorsque l’autorité n’est plus assumée, ou diluée, on a alors du mal à opérer cette construction…
Je suis aussi sur cette ligne de conduite , sans cesse leur rappeler qu’ils sont des enfants et leur offrir le luxe pour eux, des moments d’insouciance !
Par cadre strict, j’entendais de ne pas céder. Les grands-parents lui font la vie belle : elle dit non et ben ok. Elle a pas envie de faire ce qui est à faire, eh ben tant pis. Et après, nous on la récupère et il faut encore plus argumenter, expliquer et en plus expliquer le « chez papy et mamy c’est pas comme ça ». Et puis je suis aussi de l’avis d’Yvan, ce sont des enfants quand même, tout ne peut pas les regarder, les concerner. Je ne lui explique pas que les adultes sont prioritaires dans une discussion mais que c’est chacun son tour. Vous dites qu’il ne faut pas exiger mais expliquer etc ok mais quand rien ne se passe au bout de 3 fois la même explication, cela devient « je te l’ai expliqué, maintenant c’est comme çà « .
bonsoir, et bien oui les caméras sont présentes dans toutes les familles… Moi je me lève le matin en me disant que va t-il se passer aujourd’hui. Il a 12 ans, en 5 ième, malheureux, il s’ennuie à l’école. Il a envoyé un SMS à son père, pourdire qu’il est encore à l’école des petits!! . je me suis faite à tout, son manque de sommeil, ses questions perpétuelles, plus de 5 sports dans une semaine, musique, chant et puis j’ai expliqué et diminué les activités pour que son frère et moi même vivions. son frère et oui peut être à tester sous ses airs tranquilles, avec ses dinosaures actuellement, sa persistance dans ses idées. mon grand se mêle de toutes les conversations, il n’ a pas d’ami,et dans son sport favori ne discute qu’avec les seniors. Maintenant qu’il sait plus que parfaitement se servir de toute la technologie (dès18 mois..) depuis des années, je lui dit d’explorer sur le net. Mais à cet âge, cela devient EPUISANT. La nuit je le regarde dormir et là oui quel merveilleux enfant et le soleil se lève de nouveau. Mais il faut tenir bon, car il y va de son avenir, qu’il soit heureux c’est ce que je désire
Je ne sais pas si ma fille de 8 ans est un zebre mais elle en a les rayures! et elle les tient de moi qui revais d’être la petite fille modéle et ordonnée alors que mes affaires disparaissaient comme par magie de mon cartable en vrac et que mes cahiers se couvraient de ratures en tous genre…aujourd’hui je suis limite maniaque et elle en fait les frais…Je partage avec vous les petits déj de 45 min parce qu’il faut qu’elle raconte TOUT se qui lui passe par la tête et il y en a…les questions existentielles sur Dieu, la mort, les enfants martyres des ateliers textiles et les relations humaines, le système solaire et scooby doo. Bref, un véritable enfer auditif et une attention de chaque instant pour répondre à cette petite bête curieuse de tout et qui a des idées sur tout…Maman, regarde ce que j’ai inventé! tu veux que je te dise comment j’ai fait? tu sais quand je serai grande je veux être poète! Des heures d’explications chaque jour et surtout pas d’injustice, elle ne le supporte pas! c’est un chevalier blanc ! elle défend toutes les différences, s’indigne de toutes les exclusions…Donc, oui, épuisant le zèbre mais tellement attachant et fragile aussi, ce serait dommage de camoufler ses rayures! J’essaie juste de lui apprendre à se fondre dans les herbes hautes pour éviter les prédateurs.
Bonjour,
Je suis maman de deux zèbres tardivement diagnostiqués et d’une fille qui essaie de sortir la tête d’entre les deux zèbres.
Le second de nos fils a été diagnotiqué à son entrée en 5ème, ses profs étant allarmés par sa dyslexie et sa dysorthographie! Actuellement en 3ème, il s’ennuit et revient du college de mauvaise humeur. Il m’envoit des textos du collège me disant que les profs répettent dix fois le cours comme si une fois ne suffisait pas et à quoi cela lui servira de connaitre les genres littéraire. Il faut qu’il soit occupé à 200% tout le temps. Il se sent rejetté par les jeunes, a souffert de leur moquerie, Il ne s’y retrouve pas, alors il fait le « cameleon » pour se faire accepter. Il nous bombarde d’information et c’est parfois épuisant.
Son frère ainé a ramé comme il a pu jusqu’en seconde, complètement découragé et démotivé. Nous cherchions une solution pour l’aider et à 15ans (nous habitons sur une ile et les fillières sont limités) nous l’avons laissé partir pour poursuivre une 1ère technologique sti et son bac en France. Il a brillamment réussi. A ce stade nous n’avions que la douleur de cette séparation, et beaucoup d’incomprehension.
C’est après que son frère ait été diagnotiqué que la psychologue a ouvert nos yeux sur l’ainé, et confirmé. Alors tout est remonté, un sentiment de culpabité de n’avoir pas compris plus tot mais aussi un grand soulagement. L’ainé a enfin compris sa difference et la gère comme il peut. Il a aujourd’hui 20 ans, est en bts, il est heureux dans ce qu’il fait.
Le plus jeune zèbre nous a dit a la sortie de chez la psychologue « maman maintenant je sais que je ne suis pas fou mais différent ». Il nous a alors raconté sa souffrance. Nous ignorions ce qu’était un enfant surdoué. Il a depuis retrouvé le sourire, malgrès les difficultés il a un vrai projet d’avenir.
Leur soeur a aussi pu comprendre leur différence mais a beaucoup souffert qu’ils “prennent autant de place”.
Ce texte”Is it a Cheetah” m’a beaucoup aidé à les comprendre: http://www.stephanietolan.com/is_it_a_cheetah.htm, ainsi que le livre de Mme Fanchin.
Merci pour ce site et ces témiognages.
Merci à tous ces petits zèbres qui avec leur grande sensibilité nous apprenent tant de choses sur nous même.
Bonjour à tous !
Tout d’abord félicitations à … zébrounette ? (je ne vois pas de pseudo, l’aurais-je malencontreusement zappé ?) pour ce splendide blog que je compulse énergiquement depuis quelques semaines, et qui est une mine d’information et de bonne humeur.
Je suis dans une situation entre deux eaux, avec de fortes suspicions, rétroactives en ce qui me concerne (j’ai 46 ans allant sur mes 14) et anxio-interrogatives en ce qui concerne mes enfants (4 de 11 à 18 ans). Bref, en attendant de faire le point avec un professionnel, je me renseigne en lisant tout ce qui me tombe sous la main.
Et là, en parcourant ce délicieux billet, j’ai relevé en particulier un passage qui m’a fait bien rire :
« Après avoir essayé la technique du « je vais lui expliquer qu’il faut prendre soin de ses affaires, qu’il faut être ordonné, que c’est pour son bien qu’il doit le faire » (technique qui fut un échec cuisant), vous vous êtes résigné à constituer un véritable stock de fournitures qui serviront tout au long de l’année scolaire
Ce qui a le don de vous énerver prodigieusement, car avec les années, vous avez appris à être ultra-ordonné & organisé (à la limite de la maniaquerie psychopathologique) pour contrer de manière tout aussi radicale qu’exagérée ce gros défaut que vous aviez, vous aussi, étant enfant. »
=> Je crois que je vais l’imprimer en énooorme et le coller sur le frigo. Ça fera plaisir aux gnomes ! ^_^
(non non je n’avouerais rien, je n’ai pas 15 gommes/47 effaceurs/6 taille-crayons/et j’en passe dans le tiroir magique. Et ma chambre n’était pas dans un état indescriptible de désordre pantagruélique autrefois).
Bonne journée !
Ah trop drôle « j’ai 46 ans allant sur mes 14 »! Une question à cet age (14 ans), il est possible d’envisager d’éduquer ses propres enfants ? J’avoue mêmes ages……pour ceux qui m’auront déjà lu (c’est vrai que je tente désespérément de monopoliser le site -même quand je suis au travail…-) et donc avec cette question pour mes enfants qui me turlupine….Pour info pour Dumbo, j’ai franchi le cap de la passation avec grand succès après avoir cherché et cherché et trouvé ce site qui me fait quand même bien rire comme aujourd’hui.
Allez bon, je vous laisse car je file vers ma nouvelle lecture « Des femmes surdouées » conseillée par Alexandra. Idem, même sentiment : ultra rapide les éditions du net. A croire qu’il existe aussi des maisons d’édition surdouées tellement rapides et efficaces. Faut certainement envisager de leur passer des tests, mais, franchement ca peut faire des envieux dans le monde des maisons d’édition. Vraiment personne est tranquille…..donc un prochain billet sur les maisons d’éditions précoces?
Ah mais ça marche très bien, je change de casquette régulièrement !
Pour la passation (ça va pas avec « pouvoir plutôt » ? ^_^) à part les choses verbales, oula, je ne le sens pas trop, rien que de penser aux cubes, aux dominos, au chronomètre, beuh. Mais je me jetterai sans doute à l’eau, pour boucler tout ça. Enfin, ce sera les enfants d’abord.
Je note pour « des femmes surdouées », ça a l’air très intéressant. Jusqu’ici celui qui m’a le plus fait cogiter est celui de Cécile Bost. Il a également beaucoup éclairé et soulagé ma fille aînée (16 ans) et sa meilleure amie. Mais j’avais pris soin de leur demander de prendre un peu de recul à propos des témoignages, qui montrent beaucoup de souffrances… le but est de leur éviter tout ça justement !
Bonnes lectures et belle journée, le soleil est ici, j’espère qu’il est aussi chez vous !
Je viens justement de terminer « des femmes surdouées » et vraiment je le conseille. J’ai écrit un commentaire sur l’article qu’Alexandra a écrit sur ce livre, vous pouvez le lire tellement nous l’avons trouvé formidable ma femme et moi !
Mon fils de 5 ans en cp et aussi toujours dans la négociation.Pour moi, c’est devenu un jeu, une sorte de parie d’échec permanent . J’essaye de prévoir sa négociation prochaine , pour le contrer, un vrai plaisir. Transformer ses non en oui tu as raison, Un vrai bonheur même si des fois, j’ai l’impression d’avoir un adulte. Bon courage a vous et oublier pas d’avoir un Z c’est que du bonheur même si il y a des difficultés.
Nous venons d’apprendre que notre fils de 12 ans est un Z. Depuis je me renseigne sur tous les supports possibles pour apprendre et connaître leur fonctionnement. La psy de mon fils nous a conseillé ce site et franche vérité, c’est QUE DU BONHEUR ET DE SOULAGEMENT
Tout ce que vous décrivez est véridique. Cependant nous rencontrons un problème majeur au niveau scolaire car il est en 5ème et comme beaucoup d’entre vous il s’ennuie
. son collège a été informé de sa situation mais à ce jour je m’aperçois que rien ne bouge et rien n’est mis en place. cela fait quand même depuis la rentrée qu’il n’est pas parti faute d’angoisse (peur du retard des cours, du regard des autres auquel il a souffert…..) en fait, je n’ai pas vu venir mon petit zébre et parfois je culpabilise car maintenant que je me renseigne, je ressens bien la souffrance qui se dégage de lui quand il ne peut pas aller plus loin que ce qu’il voudrait. si par humilité vous pouviez me répondre ou me donner des tuyaux je serais une mère comblée. c’est vrai c’est une boule d’énergie qui veut tout savoir et commander MAIS JE L’AIME ET FERAIS TOUT POUR L’AIDER A AVANCER ET A S’EPANOUIR 
Bonjour
Merci pour votre témoignage et votre site, c’est une vrai révélation et une mine d’or. Je suis moi même parent d’une zebrette de 7ans , diagnostiquée par le psy scolaire il y a deux ans et qui a sauté une classe et d’un petit zébrion de 4 ans et demi. Ce que vous décrivez, nous le vivons également tout les jours et ce fut jusqu’à présent très déconcertant. Ce n’est pas facile tout les jours, loin de là. Avec ces témoignages et votre site on peut enfin se rendre compte que tout cela est « normale » et que nous ne sommes pas seul à vivre cela. Cela nous permet également de nous documenter sur le sujet et petit à petit j’en viens à me poser la question sur mon propre cas. En effet, je retrouve également dans tout ce que je lis ma propre expérience. Je suis donc en train de me tâter de faire également le test pour moi et pour notre deuxième. Reste a trouver un psy connaissant le sujet.
En tout cas bravo pour votre site et merci encore pour tout ce qu’il contient.
Bonjour,
!!!!).
Mon ado préféré et unique est Zébrounet. Je l’ai fait tester en 3ème (il est maintenant en 1ère S et il hésite encore à intégrer l’intérêt de travailler au niveau scolaire, « parce que le sens de cette vie » n’est finalement toujours pas très clair pour lui
Je l’ai fait tester parce que le retour des profs n’était pas congruent avec ce que je voyais de lui, ce que je sentais et aussi suite à des rencontres qui me confortait dans cette « dissonance » …il s’avère THQI…
Le jour du test, en sortant de la psy, il m’avait dit « j’suis rassuré, j’pensais être bipolaire » …
(Son papa est certainement précoce et diagnostiqué bipolaire)
Et je suis sans doute zébrounette …
Ca c’était pour situer le loustic …
Votre description du parent d’EIP ci-dessus m’a émue et amené quelques larmes .. je me retrouve tellement dans cette description et dans l’épuisement .. je suis allée jusqu’à l’envie de renoncer…
Rien n’est perdu : la preuve
….
Mon « mini monstre » m’a dit « oui maman » pour la 1ère fois à 15 ans (il en a 16).
« Oui maman » sans discuter, sans argumenter, sans négocier, sans remarques, sans question ….
J’en suis restée BABA !!! et lui ai même demandé de répéter !!!!
Depuis, il me l’a dit peut-être 4-5 fois .. et c’est toujours aussi surprenant et fort pour moi.
Même si, c’est parfois si difficile.. mon fiston est extraordinaire et malgré cette énergie nécessaire, mes découragements, ma solitude … il est trop « génial » et « nourrissant » pour renoncer !
Je le garde et ne l’échangerai pour rien au monde, contre « 2 barils de non zèbre » !!!
Et puis, c’est un « super petit mec en devenir » et non pas seulement « un élève » … ce que le système et l’entourage …me rappelle trop souvent ..
Il doit s’adapter .. il ne doit pas se sur-adapter ! il ne doit pas rentrer dans une boite avec un couvercle sur la tête parce que c’est facilitant pour les autres …
C’est vrai que cela m’angoisse d’envisager ce par quoi il va passer, c’est déstabilisant d’avoir ce petit miroir en face qui verbalise ce que j’ai vécu et vis encore au niveau pro ou perso….
J’espère que ce sera plus simple pour lui, je l’outille pour continuer à grandir le « mieux possible » pour lui, en cohérence avec lui-même…
à suivre donc …
Merci pour ce blog et les différents témoignages tous très touchants …
PS : perso en début d’année j’achète depuis des années systématiquement 3 agendas et 3 stylos plume, 4 règles.. (qui rejoignent momentanément les 45 effaceurs, les 10 crayons « 4 couleurs » …
« Il doit s’adapter .. il ne doit pas se sur-adapter ! il ne doit pas rentrer dans une boite avec un couvercle sur la tête parce que c’est facilitant pour les autres … » c’est tellement vrai. Cette prise de conscience de la famille d’être hpi est tellement une bonne chose pour éviter des erreurs de diagnostic et un mal etre, même si le chemin de la vie ne peut pas être linéaire. Je me dis que il faut faire aussi confiance a nos enfants qui doutent. Pour rappel pour ce qui m’ont déjà lu, diagnostiquée tardivement hqi tendance thqi depuis peu. le chemin n’a pas été simple depuis mais l’apaisement commence à être la et le regard sur les difficultés perso et pro différent et aussi sur mes enfants qui ont ma sensibilité, mon sens de la justice…….je n’ai jamais pris autant de rv avec les enseignants pour essayer de mettre certaines pendules à l’heure, pas celle qui est attendue par le système scolaire. Rien que de voir que leurs parents sont la pour les soutenir, je sens que cela leur a fait du bien….
bon courage à la famille de Cozette.
« Pour rappel pour ce qui m’ont déjà lu, » c’est pas pour rien que j’attends aussi mon bilan de dys…..mes lectures et relectures ne sont pas suffisantes. vous avez tous corrigé les fautes… désolée
« Bonjour à tous et MERCI pour ce blog !
Je suis littéralement épuisée …. je, parce que le papa est totalement largué. 2 zébrettes récemment diagnostiquées, pour la 3ème, on verra plus tard après la reprise de l’orthophonie et les séances de psychomotricité mais elle emboîte le pas de ses sœurs. Pour l’aînée qui vient d’avoir 14 ans, « peu » de soucis par rapport à la cadette, elle a commencé à s’ennuyer en CM1 et demandé à suivre le programme de CM2,ce qui n’était pas irréalisable puisqu’elle était en classe à double-niveau, la directrice et les deux enseignantes ont fait front : elle est trop lente. Depuis quand la lenteur est un signe d’incapacité ? (Elle s’est adaptée en 6è). Bref, les deux dernières années de primaire ont été difficiles, à tel point qu’elles ont failli la dégoûter de l’école. A l’époque, le fameux WISC de la psychologue scolaire, les classait en limite supérieure, sous-entendu : pas de quoi fouetter un chat. Sauf que dernièrement deux mauvaises notes et une note moyenne ont eu un effet dévastateur : elle n’arrivait plus à imprimer et se voyait complètement couler à pic (alors que la moyenne générale -fruit d’un labeur conséquent- est toujours entre 16 et 17)…. idée de petite fugue, histoire de réfléchir … Depuis l’annonce du résultat (148), elle a pris un peu plus confiance en elle, ne veut plus s’interdire l’astrophysique, à moins qu’elle ne se décide finalement pour la médecine ou l’architecture, sans oublier son objectif des JO 2024 en canoë. Reste maintenant aux profs de lui amener assez de matière pour patienter jusqu’au lycée qu’elle a déjà été visité.
Pour la deuxième, qui va avoir 13 ans c’est une autre paire de manches ! Bien que ce soit la seule de la famille à ne pas être dyslexique. Rejetée, déscolarisée, harcelée, pensées suicidaires, redéscolarisation, somatisation, retard affectif, angoisses profondes. Le mal-être s’accroit avec l’adolescence. Elle n’a jamais rien fait à l’école, parce qu’elle n’en voit pas l’utilité s’ennuie prodigieusement sauf en sciences et encore il faut que ça soit concret et dans le domaine artistique : GRS, danse, et théâtre qui ne lui suffisent pas. Elle se maintient à une moyenne de 12,5. L’annonce du résultat (130, majoré par toutes ses angoisses, elle consulte d’ailleurs une pédopsychiatre) n’a rien changé pour elle, sauf peut-être la confirmation de sa « différence ». C’est maintenant l’école qu’il va falloir convaincre ! Mise en place d’un PPRE, nouvelle école avec section pour EIP et section artistique …? Il y a encore du chemin … pour qu’elle réussisse à s’épanouir !
A bientôt j’espère.
Re … à tous,
si vous avez des infos sur des écoles ou autres dans le Finistère … je suis preneuse ! Je peux également vous donner les coordonnées d’une psy (par contre, pour deux, j’ai déboursé 235 euros mais elle m’a gentiment fait une remise de 40 !).
Bien sûr, ça reste aberrant de payer autant, voire de payer tout court !
Et à la question que je me pose depuis des années : suis-je aussi précoce ? Est-ce que des tests pourraient le révéler malgré la dyslexie (que je compense largement) et surtout une très mauvaise latéralité ?
A +
Bjr
En ce qui me concerne, test hpi réalisé recemment positif malgré suspicison de dyslexie aussi compensée a priori. pas de doute sur hpi, tendance tqhi. en revanche pour dyslexie, je suis en dessous moyenne d’après premiers résultats. attends tjrs le bilan par l’orthophoniste qui était bien décontenancée par mon cas. j’ai aussi des questions :
– comment « soigner » dyslexie pour des adultes hpi qui compensent car fatigue
– comment la mauvaise latéralité se manifeste?
Bonjour Juliette,
J’aimerais d’abord te demander ce que signifie exactement hpi et tqhi.
Je ne sais pas comment l’orthophoniste procède avec les adultes, pour ma part la dyslexie se manifeste par des inversions de lettres sur le clavier et de mots aussi quelquefois, ce qui fait rire tout le monde. Ma fatigue provient de mes problèmes de santé et aussi de la situation familiale. Je ne sais pas comment j’ai compensé, j’ai appris à lire en maternelle mais les lettres miroir (db, pq) étaient ma hantise. La mauvaise latéralisation continue à me gâcher la vie : j’arrive mal à me repérer dans le temps mais encore plus dans l’espace. Ca ne se limite pas à avoir du mal entre la droite et la gauche, mais aussi avec le dessus, le dessous …. Je ne me représente pas mon corps dans l’espace et ne connaît pas ses limites, d’où des problèmes d’appréciations de distance ! Je peux me cogner fréquemment, surtout lorsque je suis fatiguée et conduire n’est pas toujours un plaisir.
Apprendre à lire l’heure, faire du vélo, nager et passer le permis ont été de sacrées épreuves ! Mes plus grands regrets : ne pas avoir pu apprendre la musique, 3 ans de solfège = 3 ans de torture à essayer de déchiffrer les partitions, 2 ans de piano = 1 morceau incomplet et ne pas avoir pu faire médecine. Au sommet des tortures les maths, je peux arriver à piger des concepts, sans réussir à projeter et à développer. Il y a 20 ans, j’avais consulté un psychomotricien qui m’avait dit qu’on pouvait y faire quelque chose mais au bout de combien de séances … ?
A +
Bonsoir,
désolée, je n’avais pas vue la réponse faite à mon commentaire.
Pour la question hpi, thqi (ah inversion lettre), voir le site de Alexandra ou tout est très bien expliqué… haut potentiel intellectuel, très haut quotient intellectuel.
Pour faire court ou long…avant de passer le test hpi, j’avais juste accepté de passer chez l’orthophoniste car je retrouvais tous les signes que vous décrivez avec en plus l’anglais (ah, je suis chercheur et c’est un vrai cauchemar d’écouter de l’anglais)… un vrai cauchemar d’écrire tous ces textes car je lis et relis pour toutes les inversions lettres, etc…
Pour le test chez l’orthophoniste, lecture et écriture, tout est calibré comme pour les tests de hpi. Le soucis cette dyslexie est à peine visible (juste en dessous de la moyenne, toute catégorie socio-pro confondue, même tranche âge. car effectivement entre temps, j’ai fait le test qui confirme hpi. Donc pour moi par rapport à la question de Corinne (« Est-ce que des tests pourraient le révéler malgré la dyslexie (que je compense largement) ») : c’est le contraire les signes de dyslexie à peine visible, pourtant quelle fatigue au quotidien…. orthophoniste décontenancée et me dit que pas grave c’est que comme je suis hpi, je ne le vis pas bien car ca va pas assez vite pour moi…
Pour la latéralité, je ne sais pas trop, mais c’est vrai que j’ai aussi du mal quelques fois avec la droite et gauche…
Voila, j’espère avoir donné un élément de réponse à Corinne. Pas de regret d’avoir fait le test hpi (depuis fin janvier), j’en suis encore dans la phase de digestion . avec une vie différente qui s’ouvre à moi, surtout % à mes enfants certainement concernés et non testés.
Dis-moi, Juliette, tu fais de la recherche dans quel secteur et quelles études as tu fais pour cela ?
C’est pour ma grande.
Merci et bonne soirée.
Mère de deux zèbres aux façons très différentes de vivre leurs différences, je retrouve dans ces témoignages les conflits et les débats (entre eux, entre nous ,avec les non compréhensifs, les jaloux…), les peurs, les vagues d’émotion et de culpabilité en cas de craquage, mais aussi la joie et la fierté de voir évoluer ces deux petits êtres d’exception.
Ma fille de 5 ans doit faire sa rentrée en primaire en septembre et c’est un dilemne !Elle lit depuis déjà plus de 2 ans , fait des multiplications, des divisions, compte tant qu’on ne l’arrête pas…que faire? la laisser dans une école où rien n’est fait pour son épanouissement ( elle dépense une énergie folle à juste être « comme il faut » ) , lui faire intégrer une école élitiste qui pour moi s’assimile à un ghetto de luxe, aménager un emploi du temps qui la nourrira intellectuellement mais ne lui laissera pas le temps de l’insouciance … le choix est juste impossible !
Le plus petit a 3 ans , lit aussi mais a lui choisi d’être le rebelle de la classe, autres types de problèmes à gérer! lui c’est à la crèche qu’il est heureux, pour l’instant , on gère comme ça mais le problème va très arriver aussi… @+
Pour notre fils qui comme votre fille savait lire en MS et comptait de 2+2 = 4, 4+4 = 8 jusqu’à 4 096 dans son lit le soir pour « s’amuser » a fait 2 semaines en CP pas plus avant que l’on ne soit convoqué… SI ca se trouve le corps enseignant va vous proposer un saut de classe tout de suite? Ce qui nous est arrivé. On n’a pas eu le choix, lmaitresse de CP n’en voulait tout simplement PAS. FInalement il vient d’avoir 8 ans et termine son CM1 dans une classe double (CM1/CM2). Ca va. Des fois ca se passe bien. Il faut avoir de l’espoir. Vous devoirez peut être discuter de cela avec une maitresse bienveillante de marternelle qui a eu votre enfant ?
Je n’ai malheureusement pas encore trouvé cette perle rare ! En MS elle était fermement invitée à se taire ,la GS se passe mieux mais je ne veux pas la laisser broyer par le système…
Aie aie aie! Merci à vous, merci aux autres, mes enfants ne sont pas des extrasterrestres!!! SChtroumph à lunettes, Geek en avance, Passionnés de tous les sujets susmentionnés et qui s’amusent avant de s’endormir ( après les histoires) à faire des concours de calculs dans leurs lits) Nerds, autisme? tout y est déjà passé. Ce qui s’est rajouté cette année pour mon fils de 8 ans qui a sauté une année et qui tape encore des 100% partout quand ça lui chante c,est l’intimidation qu’il subit et le bégaiement qui s’est rajouté. Enfant parfait jusqu’alors, il commence à nous donné du fil à retordre et a même décidé de se venger de ses intimidateurs. Moi-même étant brillante mais lunatique, j,ai développé énormément d,anxiété face à l’école et mes garçons qui se retrouvent de plus en plus inadaptés!!!
Bonsoir,
et merci Juliette.
A Randall et Val :
heureusement , quelquefois certains enseignants sont compréhensifs, mais reconnaissons que c’est loin d’être le cas pour certains il faut absolument mettre le résultat d’un test sous leurs yeux pour qu’ils s’aperçoivent de quelque chose et encore certains pinaillent.
Renseignez-vous si le Programme Personnalisé d’Aide Educative (PPRE) peut-être mis en place.
Bonne continuation.
Merci Corine J’avais vu cet acronyme dans les posts , je vais me pencher sérieusement sur le cas. La rentrée arrive à grands pas!on va toutes les deux visiter une école internationale , on en discutera tranquillement ensemble Une chance pour mes petits zèbres , ils ne sont pas dys …ça inquiète moins les écoles !
Bonjour,
Maman de 4 zèbres dont 3 garçons, je me permets d’apporter mon témoignage.
Le premier n’a pas été détecté à temps, a eu un parcours scolaire chaotique, redoublé 2 fois, suspecté de beaucoup de troubles dont des troubles mentaux, de la surdité, du retard intellectuel, de la lenteur… Il n’avait pas de troubles dys mais est ambidextre, ce qui a causé beaucoup de difficultés en milieu scolaire car il a toujours écrit indifféremment d’une main ou de l’autre tout en souffrant de synsinésies des mains. Il a eu son Bac l’année dernière de justesse, mais est premier de sa promo cette année dans une école d’art publique au statut de Beaux Arts qui propose des enseignements multiples et techniques (médias, son, informatique…) et est le seul de sa classe à avoir intégré une école de ce type en sortie de Bac.
Le second a fait une dépression à 2 ans et demi lors de l’entrée en maternelle. La maîtresse pensait qu’il était autiste. Il refusait de parler et se comportait souvent de façon agressive. Il a fallu un an de thérapie puis autant d’orthophonie avant qu’un test de QI lui permette de faire la MS et GS en une année. Les institutrices n’étaient pas pour le saut de classe mais tous ses copains étaient dans la classe supérieure. Finalement tout s’est bien passé malgré une certaine difficulté à se lier aux autres, jusqu’en seconde où il fut victime de graves faits de harcèlements au lycée. Il a replongé dans la dépression, a du mal à en sortir, est pour autant en Terminale S, sans beaucoup de copains. A cette occasion, la dysgraphie a explosé avec la dysorthographie.
Le dernier a 15 ans et est en première S au terme de 9 changements d’établissements depuis le CP. Cette année, ça se passe très mal du fait d’une relation catastrophique avec le professeur principal de SVT qui ne cesse de lui dire qu’il n’arrivera à rien dans sa vie, qu’il ne sera jamais vétérinaire. Il y a 3 semaines elle l’a traité d’autiste. Il se dit déprimé, somatise de multiples façons, pleure, dort mal et mange peu, n’a pas d’énergie…d’autant que le conseil de classe lui suggère une réorientation en ES ou en filière technologique. La dysgraphie s’est manifestée de façon incroyable cette année au point qu’il doit écrire avec un PC au lycée. Un test a permis de détecter une dyspraxie visuo-spatiale très handicapante en maths. Nous n’arrivons pas à trouver un prof de maths pour l’aider à déchiffrer les énoncés. Lui est très intégré socialement et se fait de nombreux copains très facilement. Mais aujourd’hui nous réfléchissons à nouveau à le déscolariser tant c’est une souffrance pour lui d’aller au lycée chaque matin.
Beaucoup de courage à tous!
Bonjour,
Et pour la zebrette? Tout va bien?
Wah… ça n’a pas l’ai facile pour les garçons!!!
Bonjour Anne,
courage à toi aussi !
Je me pose aussi la même question qu’Erial, comment cela se passe-t-il pour ta fille ?
Pourrais-tu me donner les infos sur l’école assimilée aux Beaux-Arts (enseignements, perspectives …) ?
Merci
Re ….,
tu habites dans quelle région ?
Pour info :
l’ALREP (Asso nationale et Internationale pour Loisirs, Rencontres et Education des Enfants et Ados Précoces) a été cofondée par Mr MERCHAT, ancien prof de maths. (Leur site est très intéressant, il propose aussi des colos adaptées de 5 à 17 ans.) Tu peux joindre ce monsieur au : 04 66 64 82 51.
Bonjour,
Je lis ce site depuis la découverte du statut d’eip de mon fils de 9 ans il y a 2 ans : MERCI beaucoup pour ce partage d’infos et de témoignages nous permettant de ne pas nous sentir seuls. Souffrance à l’école et à la maison, mais nous sommes sur la pente ascendante depuis que je sais que je ne vais plus m’épuiser à gérer les relations avec l’école car le psychologue rencontré récemment va s’en charger !
Notre expérience avec l’ALREP s’est avérée néfaste pour notre enfant du fait de l’encadrement (animateurs trop jeunes et pas formés pour ce type de public) : injures vis à vis des enfants, doudous confisqués pendant 2 nuits, agressions d’autres enfants eip non régulées par un adulte responsable… Ce que nous croyions, en confiance (car association pérenne), être notre moment pour reprendre notre souffle s’est avéré être un nouveau moment de souffrance pour toute la famille.
Bon courage à tous !
Bonsoir et merci pour ton retour.
Et Aïe !, dommage que cela ce soit mal passé, j’ose espérer que ces animateurs soient une exception !!!!
Bonjour a tous
Je suis a la recherche d un établissement sur paris dédié aux eip.
Avez vous des retours d expériences ?
A vous lire
Merci.
Bonjour à toutes et à tous,
J’aimerais savoir comment se manifeste la dyspraxie visuo-spatiale en maths pour votre fils.
Merci et un grand courage à votre fils et à vous-mêmes.
Bonjour à tout le monde,
à Movabecha, comme à d’autres, je conseille de contacter l’AFEP (Association Française pour Enfants Précoces, il y a des bénévoles dans chaque région qui ont infos, contacts …
à Catherine :si ça peut te fournir des pistes, je me suis occupée d’un petit garçon dyspraxique qui était en CP, le fait d’utiliser une table à plan incliné (comme celle pour le dessin industriel ) l’a beaucoup aidé pour l’écriture.
A bientôt
Bonjour a toutes et a tous et un grand merci a Corinne. Je contacte aussitôt l AFEP Paris.
Et ne manquerai pas de vous faire part du résultat de mes recherches.
Belle journée a tous.
Nos avons appris la précocité de notre fils… ce lundi…. Allez on s’en doutait un peu… merci en tout cas pour se post rempli de notre quotidien… En constante négociation avec notre Zouzou. Nous avions déjà mis en place des stratégies pour faire « passer » des régles et maintenat nous avons plus pistes de compréhension
Bonne journée
Bonjour à tous.
Je confirme que la communication est parfois difficile : il veut toujours avoir le dernier mot et avoir raison sur tout même les devoirs s’il ne les a pas appris. Il va vous prouver par A+B qu’il a « compris ». C’est usant à force mais heureusement il y a des moments très drôles (il commence à comprendre l’humour …). C’est un créatif.
).
Deux garçons, 1 de 13 ans1/2 non précoce (rien d’apparent) et le deuxième de bientot 10 ans qui a été
testé en février 2013 car je ne trouvais pas normal de le voir aussi « véhément » et coléreux et se plaignant sans cesse des relations entre enfants (injustices, … il était très souvent puni : il ne supporte pas mais pas du tout l’injustice et a une mémoire d’éléphant), toute sa rancune se voyait aussi sur sa peau (eczématides). Nous n’avons rien vu sauf un enfant difficile à respecter le cadre et tenace. L’institutrice de CP n’était pas loin de son côté car elle me disait souvent qu’il fallait qu’elle lui donne plus de travail à faire. Rien d’exeptionnel pour nous juste un caractère très fort et résistant. Mais depuis que nous avons fait faire le test tout s’éclaire. J’avais craint qu’il ne soit hyperactif au début ce qui n’est pas le cas. Donc, l’année 2012/2013 fut une année, pour lui uniquement, de double niveau avec cours de CE1/CM. L’institutrice a bien voulu participer et de bon coeur. La rentrée scolaire 2013/2014 fut un saut de classe avec le CM2 directement, je n’étais pas trés convaincue. Depuis, au niveau relationnel cela va mieux mais il a mis du temps à se positionner entre ses amis de CM1 qu’il voulait garder et les enfants de CM2 qu’il ne connaissait pas vraiment. Cela va mieux depuis quelques temps sauf qu’il ne veut pas aller en 6ème l’année prochaine sous prétexte qu’il n’aura plus ses amis et du coup je me demande si ce n’est pas pour cela qu’il travaille moins bien (il n’apprend pas ses leçons à l’étude : nous n’arrivons pas à le faire travailler ou alors très difficilement et oralement -surtout pas l’écrit
Je regrette de n’avoir pas connu ce type d’enfants et de ne pas avoir fait les tests plus tôt car il a vraiment passé un CE1 très difficile et il en garde encore des trace psychologiquement (tout le monde était sur son dos, je m’en rend compte avec le recul). Dommage que les enseignants ne soient pas formés alors qu’il a des textes prévus pour eux en formation sur ce domaine. Heureusement nous avons eu des enseignantes qui ont bien voulu s’en occuper et adapter/s’adapter leurs cours à notre fils. Il y a eu même plusieurs informations vers les autres enfants afin de leur expliquer ce qu’était un enfant précoce. J’aurai préféré « zèbre » mais bon. Maintenant ce qui m’inquiète c’est la rentrée en 6ème, (se lever à l’heure, ne pas révasser le matin, bien fermer la porte, prendre le bus … rentrer le soir et faire ses devoirs
Je crois qu’il va avoir beaucoup de croix dans son carnet au début. j’espère qu’il va finir par comprendre qu’il faut savoir se taire par moment, ce qui n’est pas encore gagné. Histoire à suivre. Restons déjà dans le présent car il commence à lâcher sur les apprentissages (quand cela ne lui plaît pas). Moi, j’avoue parfois être sans ressource, c’est l’incompréhension totale : il peut apprendre rapidement et il n’en profite pas … Qui a une idée à me suggérer pour le « relancer » ? En ce moment, les filles sont après-lui, la gente féminine l’apprécie. Il faut dire que naturellement c’est un petit clown plein de vie mais hypersensible et ne supportant pas l’injustice ou la demi-mesure et a beaucoup d’ampathie. Les petits copains, peu nombreux, ne l’invitent plus depuis le CP (mais là se sont les parents ce que je peux comprendre), il a tellement été accusé de tous les maux en CE1, limite si ce n’était pas un voyou mal élevé : j’évite d’aller à l’école maintenant). Heureusement il y a des nouveaux enfants qui arrivent
Jour anniversaire de notre « zèbre » : 18 ans … Je tombe sur ce blog, peut-être par hasard… ou pas. J’ai envie de rédiger ces quelques lignes. Je retrouve au détour de chaque commentaire une part de notre vie avec notre petit zèbre devenu grand. Depuis la maternelle où ses premières interrogations fusaient sur l’intérêt de l’école. Il fallait faire face à sa difficulté d’admettre l’autorité et à son pouvoir hors du commun de « faire plier » l’adulte face à lui. Puis vint l’école primaire avec une rébellion féroce par rapport aux « devoirs » et ses questionnements sur le sens de la vie. Il voulait alors savoir s’il « était possible d’arrêter de penser ? et si oui comment ? » …. Alors notre zèbre était à la limite de ne plus pouvoir aller dans ce « zoo » appelé « lieu d’apprentissages ». Mais l’heure était venue d’entrer au collège : l’impossibilité de se mettre au travail commençait à devenir compromettante mais, tel l’équilibriste sur un fil, le jeune zèbre poursuivait sa route. Puis lorsque la porte du lycée s’ouvrit, les obstacles à franchir devinrent de plus en plus haut.. jusqu’à arriver face à un mur. Malgré un chemin où plusieurs « vétérinaires » tentèrent de l’aider, notre « zèbre » continuait à contester en bloc : profs/autorité/système mais aucune autre solution ne venait à lui. Alors notre zèbre a « décidé » pour « s’en sortir » d’aller en internat : il est maintenant en 1ère, à un an de ce précieux (??) « césame »….. Pour autant, il ne se passe pas à jour sans remise en question de sa part, « en quoi le bac peut-il être utile à un « zèbre » comme lui, se demande-t-il ??… Et nous, parents de ce petit zèbre devenu grand, nous sommes à ses côtés, toujours « sans prise » et souvent dépassés par cet être complexe mais tellement attachant …
Bon anniversaire à votre Zèbre!
..après comme beaucoup un parcours scolaire très compliqué ou chaque rentrée était source de stress. Mais il avançait petit à petit.
)
Le mien a eu ses 18 ans fin 2013…et son BAC S en juin dernier…au rattrapage et de justesse…mais bon, une grande satisfaction pour lui et une grande fierté pour ses parents
Il faut leur faire confiance.
Et là une nouvelle étape démarre l’après BAC….source d’angoisse XXXL…il est inscrit en 1ère année de licence musique.
Et d’autres questions pour nous…il est majeur , faut-il continuer à l’aider? Le laisser se débrouiller, sachant ses difficultés ( procrastination, manque de confiance, introverti, inhibition intellectuelle…)?
Oui je continue de l’aider !!!! ( même si je passe pour une mère poule auprès de mon entourage!!
Je ne me vois pas laisser mon « zèbre » sombrer dans la déprime…voir dépression…et rien faire sous prétexte qu’il est « grand » ( en plus c’est vrai 1m86 !!! ) et majeur.
Mais comme lui aussi souhaite plus d’autonomie…très compliqué!
Je parle beaucoup avec lui et j’essaye de le rassurer, de le guider comme je peux ! de le comprendre…d’où mon intérêt pour ce blog que je viens de découvrir avec un sentiment partagé :
je suis effectivement rassurée de voir que l’on est pas seul ….et une grande inquiétude sur le devenir de ces enfants.
Très belle journée.
Bonjour
Je viens de tomber sur votre blog. C’est une vraie bouffée d’air: non nous ne sommes pas seuls, même si on s’en doutait. Chez nous ils sont 6. Le premier aura26 ans dans trois semaines et ensuite 25, 23,21,15,et 12. Tant qu’ils sont à la maison ou entre eux tout va bien. Dès qu’ils sont confrontés aux autres c’est compliqué.
Pour notre grand on nous a dit plein de choses: nous étions de mauvais parents, nous étions dépassés par le nombre, il était caractériel, le handicap de son frère nous empêchait de nous en occuper correctement…
Il faut dire qu’il savait se faire remarquer! Son frère, ils ont 15 mois d’éccart lui était invisible en société. Autre affaire à la maison. 18 mois plus tard enfin une fille, nous allons pouvoir calmer le jeu, fini les conflis et les négociations, raté encore une fois. le numéro 4 se pointe 22 mois plus tard il est aveugle et va nécessiter un suivi CAMSP . Là il y a un psychologue, il est extraordinaire pour la première fois on nous parle de précocité: tout s’éclaire alors. Pour nous vivre à 200 à l’heure dans un caho permanant devient acceptable. Nous mettons en place des règles et des stratégies . Ils sont bien ensembles c’est le plus important. Nous avons pris l’habitude des discutions sur le bigbang ou autres du même style avec des enfants des moins de 10ans. pris l’habitude aussi de répondre n’importe quand à de drôles dequestions.
Pour tous l’école est un problème. Le premier va la quitter le jour de ses 16 ans en première et avec fracas. Il dira: » L’école ne m’a jamais rien appris je n’ai pas besoin d’elle » Il avait démaré une adolescence dévastatrice vers 14 ans et a testé toutes les formes de mise en danger possible. Il a su nous dire à 24 ans : » Je voulais savoir juqu’où vous alliez m’aimer ». Son frère, son quasi jumau, suivait ses traces. Mais une sclérose en plaque à 15 ans est venue changer la donne. Il ne lit plus et n’écrit presque pas malgré la rééducation. Immense colère, il va aussi quitter l’école avec quand même un BEP en poche. Notre minette , elle est en plus dyslexique et dyspraxique. Bac en poche obtenu avec beaucoup de souffrances elle a intégré une école d’arts où elle s’épanouit. Le suivante lui est non voyant et cela lui az rendu service car meilleur suivi et on ne lui demandait pas d’être dans la norme à l’école. Conclusion il va bien il est brillant a eu un Bac S mention TB est en tré à l’INSA sans le concours est major de sa promo . Ouf un zèbre qui grandit heureux. Manque encore nos deux petits 15 ans et 12 ans, là nous étions avertis alors on y a regardé de plus près. Oui encore des zèbres. Celui de 15 ans est dyslexique dyspraxique et hyperactif avec des troubles de l’attention bref la totale donc suivi par un psychiatre dès 3 ans et demi. cela lui a sauvé la vie et sans doute à nous aussi. Pour la première fois on nous expliquait vraiment On a compris même par rapport aux ainés. Avec le suivi et plusieurs changements d’école y compris déscolarisation pour retrouver un équilibre il s’en sort bien maintenant. Il faut dire qu’on a finit par trouver le centre scolaire accueillant même ces enfants. Il est en première S et l’adolescence passant par là les troubles de l’attention sont de nouveau envahissants, mais le lycée est bienveillant et avec des hauts et des bas il y arrive. Le petit bout je l’ai rêvé normal, juste normal pour savoir ce que c’était, là aussi raté!
C’est un zèbre qui va bien au pris d’une grande souffrance scolaire jusqu’en 6°. Il est arri vé avec deux ans d’avance dans ce centre scolaire et là enfin notre lutin se met à vivre et à rayonner. Il est en seconde ( collège en 3 ans à sa demande) Tout va bien il a des copains est heureux.
Voilà pour nos oiseaux rares. je me retrouve dans vos questions et témoignages dans votre épuisement aussi mais quelle joie de les voir quitter la maison fonder une famille et nous dire leur amour.
Tient dernière chose: les zèbres ne font pas des chevaux!Nous avons deux petits fils Tous deux zèbres…
Bonjour à toutes et tous,
vous souhaite aussi bon courage ! A bientôt
nouvelles de mes minettes, continuation du parcours du combattant :
Pour l’aînée, interrogation sur l’éventuel saut de la 3ème avec intégration en section sportive; l’idéal pour ses entraînements et son objectif de JO 2024, encore faudrait-il qu’elle gagne en autonomie ,organisation et qu’elle bosse un peu plus au lieu de rester sur ses acquis.
Donc un PPRE va se mettre en place ce qui induit de passer par le médecin scolaire et la conseillère d’orientation, idem pour la seconde, là pour lui apprendre une méthodologie et surtout qu’elle comprenne à quoi ça sert de travailler. Reste ses immenses angoisses, avec la pédopsy ça ne colle pas vraiment, on va voir avec la psy qui a fait passer les tests. Le papa accepte enfin de la rencontrer pour essayer de comprendre ses filles.
Il existe bien un établissement avec classe pour eip à 3 h de route ar, à 3100 €/an hors transport, trop cher pour nous, par contre un autre collège est envisageable : il accueille aussi des enfants dys, autistes et précoces, les profs s’adaptent à chaque profil et il y a beaucoup d’activités artistiques proposées.
Enfin, pour la dernière qui est certainement dyspraxique (apparemment comme moi), si cela s’avère trop envahissant, elle commencera les séances de psychomot avant de passer le WISC pour ne pas le fausser.
C’est toujours usant, elles se bouffent presque tout le temps le nez et comme si ça ne suffisait pas de faire le tampon, argumenter, négocier avec elles, il faut en plus se farcir instits, profs, CPE et COP et se ruiner en tests, séances, trajets …
Comment fait-on avec plus de 3 zèbres ? Mes seuils de tolérance et de santé nerveuse sont déjà à saturation, mais il paraît que l’on a les enfants que l’on peut supporter !
Caliméro
Je désire simplement vous remercier pour ce billet en quelque sorte… rassurant. Reconnaître autant son enfant et son quotidien, quand on se questionne encore sur sa réalité, est un baume.
Merci de partager aussi généreusement vos rayures !
Maman d’un petit zèbre à rayures roses
Même chose pour moi, merci beaucoup pour cet article qui m’a bien fait rire, et presque pleurer aussi, tant il fait écho à mon vécu personnel de maman zèbre d’une petite zébrette de 4ans – ni l’une ni l’autre diagnostiquées mais aucun doute selon moi!