Soigner l’enfant surdoué ? (Le Journal des psychologues, juin 2012)

Caroline Goldman, docteur en psychologie dont j'avais partagé la thèse en janvier dernier, publie ce mois-ci un article intitulé "Soigner l’enfant surdoué ?" dans le Journal des psychologues n°298 (juin 2012, de la page 48 à 54) :-|

 

La problématique est celle-ci : "finalement, personne (ni le psychologue, ni l’enfant, ni ses parents, ni son instituteur) ne sait vraiment que faire de ce résultat chiffré dont la mise en lumière n’a aucunement résolu les symptômes pour lesquels l’enfant a originellement fait la démarche de consulter. Or, c’est ici que la clinique psychanalytique peut s’inviter et être utile."

 

Se contenter de commenter les performances cognitives des enfants dits « surdoués » ne peut suffire pour les comprendre et proposer des modalités de prise en charge adaptée à leurs souffrances. Au contraire, une approche dynamique du fonctionnement psychique peut prendre tout son sens ici : par un bilan psychologique complet de l’enfant, il devient possible de présumer la fonction du « surinvestissement de la pensée », d’appréhender le sujet dans son ensemble et de remonter à la source du trauma.

 

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21 commentaires à “Soigner l’enfant surdoué ? (Le Journal des psychologues, juin 2012)”

  1. Rainbow dit :

    « présumer le surinvestissement de la pensée »???? :-x :-x :-x
    « Trauma » ????? :-x :-x :-x

    Je suis outrée !
    Les enfants HIP ne sont pas des malades ! Ils sont victimes de discriminations par incompréhension (ou par jalousie). Est-ce qu’on cherchera l’origine du trauma d’un noir victime de racisme? Être noir est-ce pathologique?
    N’importe quoi ! :down:

  2. yael dit :

    Bonjour,

    C’est cependant bien utile d’être conscient que ce type d’approche existe, voire domine, tout particulièrement dans certains CMPP. 8-O

    Personnellement, cela me sert maintenant à la repérer et à la fuir en connaissance de cause.

    Elle a failli faire du dégât chez nous en plaçant sur le dos d’une relation mère-fils prétendument bancale les conséquences d’une angoisse de mort liée à un crypto-haut-potentiel (non-encore détecté :) ).
    L’enfant a été pris en charge en tant que jeune HP angoissé par sa conscience aiguë de la mort (et non par la relation mère-fils)… et ça a été immédiatement beaucoup mieux.
    Bizarrement, la professionnelle à qui j’ai communiqué les éléments prouvant qu’elle était passée totalement à côté d’une dépression d’enfant HP et que son discours était dangereusement inadapté n’a jamais pris le temps de répondre.

    Il n’y a pas que les HP qui doivent, en plus de leurs soucis « de base », supporter les conséquences de cette vision terriblement franco-française et de plus en plus datée.
    C’est encore le cas pour nombre de familles d’enfants autistes, par exemple.

    Cela passera.

  3. POK dit :

    Je suis totalement d’accord avec vous…
    Je suis révoltée qu’on puisse dire que le HP d’un enfant soit dû à la relation qu’il a avec sa mère (sic la thèse de Goldmann mentionnée plus haut!), révoltée qu’on puisse dire que c’est une maladie!

  4. POK dit :

    Mon fils n’est pas zèbre parce qu’il « surinvestit la pensée », c’est ridicule.
    Il investit la pensée parce qu’il est zèbre.
    C’est prendre les choses à l’envers et nier ce que l’enfant est au plus profond de lui même, quoi qu’on ait voulu en faire…

  5. Rainbow dit :

    Moi j’ai envie de dire « au secours » quand est- ce que l’on fera taire ces allumés ! Leurs thèses sont grotesques et ridicules, c’est à se demander comme tant de gens adhèrent à ces inepties, ou alors c’est que le Qi moyen est vraiment en chute libre dans certaines disciplines!. Mais comme le dit Yael, ça passera, le tout serait que ça passe viiiite ! Ce serait bien qu’il y ait une concertation entre les pouvoir publics et les autorités de santés pour prendre des mesures radicales contre de telles thèses et de tels propos.
    La psychanalyse, c’est de la mauvaise littérature de Science- Fiction , il serait temps que la France le comprenne ! Les autres pays l’ont bien compris eux…

  6. Famille à rayures dit :

    Bonjour, je rejoins yael dans la nullité de certains cmpp. Mon fils est également très angoissé par la mort et ce depuis qu’il a deux ans. J’avais cette angoisse très jeune aussi et je l’ai tjrs garder. Pendant ma grossesse elle est complètement revenue et maintenant mon fils l’a autant que moi. Pendant mes deux autres grossesses je ne l’ai pas eu et les deux autres sont peu apeurés par ça. Donc j’aimerai savoir qu’elle solution pour l’aider car le cmpp à collé ça sur le dos de ma séparation avec son père. Alors que ça avait commencé deux ans avant et que moi qud j’étais petite mes parents étaient en couple. Bref du grand diagnostic lamentable comme les thérapies stupides mises en place pour les enfants autistes et que n’ont jms fait leur preuve et qui ne la feront jms

  7. Karen dit :

    En tout cas, une chose est sûre : la bêtise ne se soigne pas comme en témoigne cet article. Ces thèses sont dangereuses car elles reflètent une vision biaisée de ce qui ne constitue pas en soi un problème, l’intelligence étant un don et non une maladie. Elles montrent aussi que les descendantes de la pauvre Ève n’ont pas fini de se voir pointer du doigt à la moindre occasion, tout est de la faute de la mère, comprenez de la femme.

    Cependant, la plupart des gens voient la situation sous cet angle : si l’enfant est si intelligent, c’est que la mère a passé beaucoup de temps à lui inculquer un savoir qui n’est pas de son âge, elle a envahi son esprit en lui transfusant une somme astronomique de connaissances et de ce fait, l’enfant surinvestit la sphère intellectuelle, non par goût mais pour répondre aux attentes toujours immenses de ses parents, surtout la mère. En gros, c’est le portrait que l’enseignante de ma fille a brossé à la psy : comme je suis enseignante, forcément, j’ai dû apprendre l’alphabet à ma fille à 16 mois ! Ces personnes obtuses ne peuvent pas s’imaginer que le besoin de savoir est vital pour ces enfants. Ils se sentent littéralement affamés s’ils ne sont pas nourris sur le plan intellectuel, d’où les comportements déviants. Un enfant qui dérange exprime un besoin qui n’est pas comblé, c’est une vérité qui échappe à pas mal de monde.

    C’est vrai que cet amour de la connaissance a un revers, l’esprit avide de tout saisir, traite la moindre information et parfois cela peut générer des angoisses. Personnellement, j’ai instauré un rituel de coucher avec un temps de visualisation avec ma fille. J’ai inventé le scénario en incluant certains de ces centres d’intérêts (les dauphins, les pierres précieuses, la nature) afin de lui créer une bulle d’harmonie pour décompresser de la journée. J’incorpore également des éléments synesthésiques dans l’histoire car les sens priment pour goûter et savourer la vie.

    Je refuse de concevoir l’intelligence comme une maladie ou un problème. C’est un potentiel merveilleux. Au fond, chaque enfant est un être fabuleux en devenir et n’importe quel parent chercherait à le voir s’épanouir dans les joies de la connaissance. Comme le disait si bien le bon vieux Balzac :Vouloir nous brûle et pouvoir nous détruit ; mais savoir laisse notre faible organisation dans un perpétuel état de calme.  » Malheureusement, notre société mercantile est régie par les désirs et le pouvoir alors il ne faut pas s’étonner de voir l’intelligence dénigrée alors que la bêtise est survalorisée. Il suffit de regarder l’équipe de foot de France pour s’en convaincre :)

  8. olivhood dit :

    Je n’ai pas lu l’article, mais visiblement il ne fait pas l’unanimité.

    Si j’aimerais pouvoir être un autre de temps en temps pour « souffler de mon moi » ? Oui
    Si je veux perdre mon identité et renier un élément majeur de ce qui me compose en tant que personne ? Non. On est surdoués pour le meilleur et pour le pire, pas juste pour l’un ou pour l’autre.

    Notre société a un soucis de définition du bonheur (absence de malheur ou plus encore ) tout en l’imposant comme une norme digne de Brave new world…

    Vouloir que son enfant soit heureux est le but inaccessible de chaque parent. Je comprends que de tels articles puissent avoir un intérêt tout de même. Après tout nous sommes bien placés pour prendre du recul sur toutes ces choses.

  9. effie dit :

    Mes 2 garçons sont hpi, comme moi et surement leur papa, et aucun de nous n’a besoin d’être soigné, on va très bien, merci !

  10. Sany dit :

    je prefere ne rien dire je boue de colère…… :-o
    ahhh la psykk et ses joies a la francaise…mais quand va t-on en finir?…

  11. Sany dit :

    et pour ilustrer quand mem..lorsque je suis allée voir une pedopsy « classique » en attendant les bilans pour mon dernier, en soufrance a 4 ans, bcp de qustionqs existentielles…elle me dit apres l’avoir pris 10 mn seule… « mais, c’est tout simplement un enfant qui manque de cardre! (ahh? h mais ouiii bien sur pardon je n’y avait jamais pensé!… :-x )
    et me dit « mais il ne fait pas l’autoriser a poser ces questions! ca n’est aps de son age, dite lui juste « non, tu es trop jeune »…
    lorsque a demi mot j’ai evoqué la preccoité » (‘son frère etait deja detecté) j’ai eu un regard en l’air ;..
    (ce meme charmant bambin a été testé thqi 2 ans plus tard….)
    et oui c’est encore ca ds certains cmp cmpp….ca fait peur!..

  12. olivhood dit :

    bon j’ai pu lire l’article :roll:

    j’ai toujours pas pigé son intérêt…. :-D

    • Zebrounet dit :

      Je crois que, comme d’autres l’ont écrit ds les commentaires + haut, cet article reflète parfaitement la vision de certains psy français du surdoiement (par le prisme de la psychanalyse… & donc de la « faute de la mère » !) :(

      Il permet de mesurer combien le chemin à parcourir, pour une juste compréhension des enfants & des adultes (T)HQI, est encore long !

  13. acsis dit :

    Toujours les mêmes bêtises psychopathologisantes ! Un enfant surdoué n’est pas un malade, il n’est qu’une variante de la psychodiversité humaine, une richesse pas une pathologie. Quant au « surinvestiisement » de la pensée, c’est un glissement sémantique abusif du surinvestissement affectif. On peut surinvestir le parent absent, en le parant de toutes les qualités et, a contrario, disqualifier le parent présent qui assume les réalités quotidiennes (autorité, frustration…). Surinvestir la pensée serait parer positivement une pensée absente ? Incohérent. Si cela signifie, comme c’est probable : intellectualisation des affects (mettre à distance les affects en se réfugiant dans l’intellect, c ‘est un contre-sens absolu vis-à-vis des enfants surdoués : ils sont à la fois : hypercognitifs et hypersensibles. Ils ne surinvestissent pas la pensée, c’est là leur mode de fonctionnement naturel qui n’a rien de pathologique.
    La source du trauma c’est ce genre de propos qui ne démontre qu’une chose, l’inaptitude de la psychanalyse à comprendre et accompagner ces enfants, l’abyssale méconnaissance du sujet ! Encore une fois, tout se joue sur la culpabilité, ici, de l’enfant. Sinistre et dangereux !

  14. Isa dit :

    bonsoir,

    Je ne sais si l’article a été publié dans son intégralité. Il me semble que l’auteur ici parle seulement de ce que l’on appelle un sur investissement de la pensée suite à un choc (peu importe le choc), il s’agirait pour l’enfant de faire face à une situation particulière et le sur investissement de la pensée est son mode de défense (chacun choisit ce qui lui est propre). On n’est donc pas sur une forme d’intelligence que l’on peut appeler » de naissance ». Il s’agit ici de choses très différentes, il s’agit il me semble dans l’article d’une sur activité de la pensée alors que dans l’autre cas d’un état d’exception qui n’engendre pas de sur activité cognitive.
    La sur activité cognitive suite à un choc ou à une sur stimulation des enfants doit en principe disparaitre quand la cause disparaît, ce qui n’est pas le cas quand l’intelligence est de « naissance »,

    Voilà c’était juste pour expliquer de quoi parlait l’article. Qui a publié cet article incomplet ???

    • Zebrounet dit :

      « Qui a publié cet article incomplet ??? »
      Drôle de question !? :-?
      Qui ? -> moi, l’auteure de ce blog bien sûr…

      Pq publier l’article de manière incomplète -> parce qu’il est à acheter ( :arrow: « 3€uros sur Cairn.info », comme je le précise). Je n’ai donc pas le droit de le publier en totalité, je ne peux légalement qu’en citer un court extrait, ce que j’ai fait :-|

      Les personnes souhaitant le lire en intégralité doivent donc en régler l’achat auprès du site Cairn. C’est précisé… (& bcp l’ont fait, comme je l’ai moi-même fait)

  15. Chris, maman qui se questionne énormément... dit :

    C’est fou ces commentaires excessifs concernant la psychanalyse… Je m’intéresse autant à la psychanalyse qu’aux dernières découvertes et théories apportées par les sciences cognitives, il y a à mon avis des éléments intéressants dans les deux domaines, et qui méritent d’être étudiés et non rejetés aussi catégoriquement. Je vois ici, encore une fois des personnes, des courants qui sont dans l’impossibilité de dialoguer… A quand une neuro-psychanalyse? (Et pourtant, il y a nombre de rapprochements de fait! à lire le fameux » Que suis-je et si je suis, combien? « du philosophe Richard David Precht). Le principal pour moi est d’amener son enfant vers ce processus « d’individuation », bien au delà de la poursuite du bonheur… Et de l’aider à vivre en apprenant à mourir (Montaigne « Vivre, c’est apprendre à mourir »)
    Je suis aussi choquée de lire que l’enfant dit « précoce ou surdoué ou hp » (etc) soit forcément plus intelligent que la moyenne (chiffres à l’appui..) alors que les chercheurs disent clairement que c’est surtout un fonctionnement différent qui les qualifie. On est là à s’insurger que les médias donnent toujours une image relativement restreinte de la « sudouance » (enfants qui ont sauté des classes, qui ont des notes plafonnantes…) or c’est ce que beaucoup de parents semblent mettre en avant…
    Est-ce que j’interprète mal?
    Pour en revenir à la psychanalyse, cela me parait évident que le fait d’être « surdoué » n’est pas une maladie en soi, mais que cette différence puisse être à la source d’un mal être (être différent n’est jamais simple/facile, que l’on soit noir, homo, arabe, surdoué, handicapé…) et que ce mal être puisse aussi avoir des causes plus profondes (parfois à chercher dans les relations familiales: sachant que la perfection n’existe pas et que nous sommes loin d’être des parents « parfaits », nos désirs inconscients peuvent tout à fait influencer le comportement d’un enfant hypersensible et intuitif…Ce sera forcément de l’ordre du non dit.). On peut tout à fait creuser si on a envie de comprendre, questionner nos comportements, nos actes, nos pensées.
    Encore une fois, je vois ici beaucoup d’intolérance et de rejet de la différence: celle notamment de la pensée psychanalytique.
    « La différence, loin de te léser, t’enrichit » disait à quelques mots près un certain Antoine de St Exupéry… Phrase reprise par A. Jacquart dans son éloge de la différence.. Déçue!

  16. Stéphane dit :

    Bonjour,
    Pour ma part, je suis complètement perdue et prête à explorer toutes les voies. Mais la psychanalyse m’a laissé une mauvaise expérience…
    Le père de mon fils croyait beaucoup à la psychanalyse et a grandi dans une famille de psychanalystes).
    Nous avons donc emmené notre fils précoce (exclu constamment de cours pour agitation et comportements impulsifs) chez un psychothérapeute.
    Résultat : je me suis sentie responsable de tout (relation pas ou trop fusionelle), tout venait de la relation mère-enfant, j’ai fait une dépression, j’ai quitté mon mari et mon fils, me sentant responsable et incapable d’être une mère à la hauteur. Je me disais aussi que n’étais pas capable de suivre une psychothérapie pour « sauver » mon enfant. Mon fils m’a confié également se sentir très mal après les séances.
    Après des séances de psy, j’ai repris confiance en moi, récupéré la garde de mon enfant. Aujourd’hui, il vit avec moi sur Paris, nous sommes heureux et communiquons bien mais il a toujours d’énormes difficultés en collectivité, et au collège notamment (nous sommes en recherche active de solutions concrètes ;)
    D’ailleurs, j’ai vu ça tout à l’heure et ça m’a fait un peu peur :
    http://congresvirtuels.blogspot.fr/2011/05/pour-le-meilleur-et-pour-le-pire.html
    Qu’en pensez-vous ?
    Stéphane

  17. may dit :

    Bonjour,

    J’ai fait la meme lecture que ISA de l’article de caroline GOLDMAN.Il me semble, en effet que le surinvestissement de la pensée ne concerne que l’enfant HPI avec des comorbidités ( anxiété, difficultés d’intégration etc..

    May



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