Pourquoi je n’en parle pas dans la vraie vie ? (partie 1/2)

Depuis que j'ai pris conscience de mes rayures, je suis passée par plusieurs phases ; j'ai éprouvé des sentiments différents & d'ailleurs parfois contradictoires.

 

Certaines phases ont duré quelques jours, d'autres quelques heures à peine, mais toutes ont été très intenses, & donc, potentiellement très perturbantes :dots:

 

Je crois que la plupart des gens ayant appris leur douance à l'âge adulte ont ressenti ces émotions successives (le fait de l'apprendre étant enfant n'amène pas, à mon sens, à suivre le même parcours car cela ne renvoie pas à la même chose).
Doutes, soulagement, incrédulité, colère, tristesse, perte de repères se sont bousculés à vitesse grand V - ou chevauchés - dans mon esprit.

 

Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !

 

 

Petit flash back nécessaire ( :!: )... suite à l'annonce du surdouement de mon zébrillon, j'ai très rapidement ressenti le besoin de moi-même passer un bilan. Je le ressentais comme vital (sans exagération aucune).
Je ne pouvais pas rester dans le doute, cela m'aurait rongé :-|

 

Je m'étais reconnue à 300% dans les livres que j'ai lu de façon boulimique sur le sujet.

 

C'était moi, sans aucune hésitation. Il s'agissait bien de mes émotions, plus troublant encore, je reconnaissais mes propres mots ! Ceux-là même que je n'avais jamais partagé avec personne.

 

J'avais déjà eu, avant ces lectures, la très étrange sensation que la psychologue parlait de moi dans son descriptif lors de l'entretien de restitution de mon fils (alors âgé de 4 ans). Sentiment extrêmement désagréable car, en plus, ressenti de manière coupable (c'était SA séance de restitution, SON moment à lui - de quel droit pouvais-je ramener à moi ce qui LE concernait ?! Alors même que j'étais quelqu'un de très peu accroché au passé & à on enfance, en temps ordinaire :-x ).

 

Mais aussi sentiment terrifiant car il me renvoyait à des épisodes douloureux de ma propre histoire, avec la crainte que mon loustic ne vive, en définitive les mêmes choses.

 

Paradoxalement, je me disais qu'il était absolument impossible (& vraiment très présomptueux) de penser que je puisse être "surdouée" !!!
Certes, je me suis toujours sentie en énorme décalage, depuis toute petite. Mais depuis le temps, j'avais composé avec (tant bien que mal...) & me m'étais construit ma "légende personnelle" (sans aucune prétention, à comprendre comme "une obligation de trouver un sens à ce décalage, une explication") :smile:

 

Elle consistait à penser que tout ça - ce que j'ai toujours appelé mes "bizarreries" (bieeeeen avant de savoir qu'elles étaient dues au THQI & au syndrome d'Asperger :!: Bien avant aussi de savoir que, ds la littérature sur le SA, les spécialistes parlaient eux aussi de "bizarreries". Mots que j'utilisais d'instinct :-D ), l'incompréhension mutuelle entre le monde extérieur & moi-même - était le fait d'une enfance hors du commun, passée à l'étranger dans de nombreux pays.

 

Pour moi il ne faisait nul doute que ce mélange incessant de cultures, de mode de vie, de langues m'avait écartée de la réalité des petits français de mon âge.
Je savais bien que nous n'avions pas les mêmes références ni les même repères, je le ressentais chaque jour, à chaque immersion dans le monde extérieur (école, activités, jeux entre enfants, etc.). Mais c'était forcément dû au fait de mon enfance passée à la fois partout & nulle part.
Quelle autre raison aurait pu si bien expliquer ces disparités ?!

 

Le retour définitif en France avait été un véritable choc pour l'enfant que j'étais. Je m'en souviens encore avec précision, & la gorge serrée.
Moi qui suis très sensible aux sons, aux odeurs, je n'aimais rien d'ici :(

 

Tout me semblait fade, terne, gris, agressif, austère. Mes années passées n'étaient que chaleur, couleurs, odeurs délicieuses, liberté, exotisme, ciel rose au coucher du soleil & pierres scintillantes que je collectionnais. Je crois que mon enfance heureuse s'est arrêtée le jour où je suis revenue dans l'hexagone :cry:

 

C'est en tous cas ainsi que je le percevais & le perçois encore, intérieurement.

 

Suite au bilan de mon zebrounet, lorsque j'ai compris ce que j'étais, j'ai eu le sentiment de perdre une partie de moi. Ce qui avait été pendant presque 30 ans, une réalité (la mienne - car qu'est-ce que la réalité d'un souvenir ?!...), expliquant à elle seule l'ensemble de mes différences & de mon décalage, avait soudain perdu tout son sens.

 

Comme si je m'étais trompée, comme si mon imagination était la seule responsable de toute cette supercherie avec laquelle je cohabitais depuis plusieurs décennies & qui m'avait laissé croire en quelque chose que je voyais s'effondrer. Je me sentais trompée... par moi-même ! :-o

 

Je comprenais enfin pourquoi j'étais comme ça, je gagnais assurément quelque chose. Mais en contrepartie, dans un premier temps en tous cas, cela m'a aussi fait l'effet de perdre une part entière de ma personnalité.
Un peu comme si être surdouée gommait toute originalité, toute singularité chez moi. Puisque tout ce que je ressentais, pensant que c'était une conséquence de mon enfance, se retrouvait là, écrit noir sur blanc dans des livres que j'avais acheté 8-O

 

Aujourd'hui j'ai parfaitement accepté l'idée que cette crainte était infondée, mais à l'époque pendant l'espace d'un moment, le sol me faisait l'impression de se dérober sous mes pieds par le biais d'une perte totale d'identité :hypno:

 

Sentiment de perte d'identité suite au bilan psychométrique

 

 

Puis j'ai tout analysé, décortiqué avec méthode & minutie (comme à chaque fois que, dans ma vie, je suis confrontée à un problème), dans le but de savoir où j'en étais. J'avais besoin de faire le point & de me retrouver.
D'où l'importance de garder en tête que "surdoué" ou pas, nous sommes avant tout des être UNIQUES. Chacun est différent, même quand les parcours ou les sentiments peuvent éventuellement se croiser, voire se confondre sur une période donnée. Il n'existe pas 2 personnes identiques, & il n'existe pas 2 zèbres identiques, pas 2 aspies identiques !!!

 

Aujourd'hui je sais que je suis le fruit de la combinaison de mon haut potentiel + de mon SA + de mon passé (l'ensemble de mon vécu, mes rencontres, mes expériences). L'un ne pouvant être dissocié des autres :up:

 

Le surdouement n'explique pas tout & ne façonne pas à lui tout seul un individu. Se découvrir à haut potentiel intellectuel ne résout rien si l'on est pas en paix avec soi-même & capable de prendre suffisamment de distance pour faire de cette nouvelle une véritable chance !
Comment mettre à profit ces facultés hors du commun, si on est pas en mesure d'en comprendre la réelle dimension :-?

 

Plus important encore, le surdouement n'excuse pas tout ;)

 

Tel que je le conçois, il n'est surtout pas une dispense pour végéter & se complaire dans une attitude molle & défaitiste. Il appartient à chacun de se prendre en main & de regarder ce don comme quelque chose de bénéfique, de "plus" dans le sens d'une qualité positive.

 

Etre surdoué ne revient pas à être exempté de vivre, de se remettre en question ou de se remuer. Pourquoi se soustraire si facilement à ses responsabilités, en mettant en avant :

 

"Ce n'est pas ma faute, je suis surdoué ! Je suis un pauvre petit être incompris & mal aimé"

 

 

Je lis souvent ça & là sur le Net des messages tournant autour du thème inlassable "la vie est tellement dure pour nous, pauvres surdoués". Je ne vois pas les choses ainsi, personnellement !

 

Oui, la vie est dure quand on ne partage pas les mêmes codes, quand on est en marge du plis grand nombre, mais il y a tellement d'êtres humains terriblement plus malchanceux & à plaindre, ayant des problèmes autrement plus graves (& sans réelle solution envisageable) que je fais parfois une overdose de ce type de logiques pleurnichardes :beurk:

 

Il ne faut pas nier la différence, surtout pas !!!
Il me semble primordial de la reconnaître (pour l'accepter pleinement) à sa juste valeur, surtout pour les plus jeunes, afin qu'ils puissent se construire en intégrant cette spécificité & grandir sereinement, en accord avec eux-mêmes. Mais, (il y a un grand "mais" !) je suis d'avis qu'il faut bien prendre garde à ne pas faire la confusion entre "considérer comme il se doit le surdouement" & "l'instrumentaliser, comme une justification de toutes sortes d'erreurs commises & de passivité".

 

Attention à ne pas verser dans une forme exagérée de misérabilisme qui devient, en somme, pathétique :-x

 

Il y a également de nombreux exemples de surdoués devenus célèbres pour leurs études brillantes, leurs œuvres, découvertes ou créations remarquables ou encore leur vie bien remplie !!!
Le bonheur n'est donc pas interdit aux HPI, si tant est que l'on se donne les moyens d'y accéder (& j'ajouterais, comme tout un chacun, finalement !!!).

 

(T)HQI ou dans la norme, chacun doit mener sa barque n'est-ce pas. Les surdoués n'ont pas le monopole de la difficulté à faire leur chemin ! Bien loin de là...
C'est pourquoi l'argument consistant à laisser entendre que le surdoué serait inapte de manière générale (excusant par la même occasion tout un tas de choses sans aucun lien avéré avec les zébrures...) me gène beaucoup.

 

La douance n'est ni une maladie, ni une tare ou un handicap ! Que ce soit dit une bonne fois pour toutes ;)

 

En effet, à quoi sert l'intelligence dite "supérieure" si elle n'est utilisée qu'à tourner en rond sur ses petits ennuis personnels, finalement, très relatifs ?
A force de passer son temps à se regarder le nombril certains surdoués mal dans leur peau finissent par ne plus rien faire de concret, ne rien bâtir. Or si se connaître est, à mon avis, indispensable pour avancer, il ne faut pas non plus que le seul sujet qui intéresse soit sa petite personne :-|

 

Le mythe du surdoué oscille actuellement entre 2 tendances extrêmes :

- l'image du génie, gringalet à grosses lunettes pour qui tout est simple & inné, ayant passé le Bac à 12 ans !

- celle du cancre rebelle, qui est tellement incompris qu'il a tout raté dans sa vie, parce que trop rusé...

 

Or, ni l'un ni l'autre de ces stéréotypes n'est juste je crois. La caricature est nocive dans les 2 sens. Ni la grosse tête ni le poète maudit ne sont une juste lecture du haut potentiel intellectuel.
Ces 2 images discréditent la réalité modérée liée à cette particularité & incitent ainsi à tourner en dérision les adultes doués. Ce que les sceptiques ne manquent pas de percevoir & d'utiliser contre le surdouement.

 

Voilà pourquoi je n'en parle jamais dans la vraie vie. Je refuse d'être définie par un "état" (que la majorité ne connait pas, & donc qui appelle à bon nombre d'éclaircissements, de mises au point afin d'éviter le plus possible les malentendus) ou réduite à un chiffre.
Il n'est pas question pour moi de passer mon temps à gémir sur la difficulté d'être ou la légendaire (& pas forcément vraie !) procrastination du surdoué, cela ne me correspond pas.

 

Je n'accepte pas d'incarner une victime, encore moins un être supérieur qui se poserait en donneur de leçons sur les pauvres "normaux-pensants" (terme dont j'ai, pour ma part, horreur & que l'on retrouve souvent sur le Net & les forums liés à la surdouance).
Je suis, point ! :-P

 

Exception faite de ce blog, dont le surdouement est le thème bien sûr, je garde pour moi mes zébrures. Elles ne sont pas du toit cachées, mais pas non plus exhibées ou mises en avant d'une quelconque manière que ce soit.

 

Je n'y fais jamais allusion au quotidien, & ne rêve absolument pas de vivre dans un monde rayé (comprendre par là une communauté de surdoués LOL ).

 

Pour les raisons évoquées plus haut, & car tout dans ma vie ne s'articule pas autour du surdouement ou du syndrome d'Asperger !

 

La société est constituée de personnes très différentes & il faut savoir l'accepter. Des affinités naissent, ou non, naturellement, je dirais presque instinctivement ; mais vouloir forcer les choses & recréer un univers factice peuplé de HPI (vrais ou faux d'ailleurs... car sur les groupes & forums du Net, on trouve un peu de tout à vrai dire) est la chose la plus absurde & inutile qui soit, dans ma vision du monde.

 

La rédaction des billets de ce blog est une réflexion sur une matière qui fait partie de moi & qui me passionne, comme une petite bulle dans ma vie. Mais elle n’empêche pas pour autant d'avoir 1000 autres petites bulles - comme autant de centres d'intérêt - totalement différentes & tout aussi passionnantes !

 

S'enfermer dans une tour d'ivoire & ruminer son mal-être en pointant du doigts les autres, c'est céder à la facilité de toujours se retrancher derrière une prétendue incapacité à vivre, à se réaliser, à exister.

 

 

( :arrow: la suite au billet suivant... c'est à dire par ici)

 

 

 

:idea: notre témoignage est paru, en 2016, aux éditions Eyrolles : "Les Tribulations d'un Petit Zèbre, le livre du blog !" :-D

 

 

Quand parait le livre

 

 

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10 commentaires à “Pourquoi je n’en parle pas dans la vraie vie ? (partie 1/2)”

  1. ViVie dit :

    Merci, je reviens regulièrement lire cet article… Dès que je (re)commence à me perdre.
    BiZouXx ;-)

  2. ecobichon dit :

    Bonjour, j’apprécie ton point de vue, je partage le fait que d’annoncer sa zébrure comme un état, n’avance à rien dans sa vie de tous les jours et ne ferait qu’accentuer les soucis de communication avec les personnes qui la fondent. D’autant que la surdouance n’est pas selon moi, une intelligence + mais une autre intelligence.
    Mais dire que sous prétexte que des gens ont une vie bcp plus dure que la notre, nous devons arrêter de nous apitoyer, c’est un raisonnement qui t’est propre. certains zèbres vont avoir besoin de pleurer sur leur sort pendant longtemps, et ce n’est pas critiquable. à chacun sa façon de faire face aux difficultés, zèbres ou pas. Ta façon de gérer ta zébrure ne peut pas être applicable à tous. Certains vont s’apitoyer toute leur vie et n’arriverons jamais à gérer leur zébrure. Tout comme un individu subira une souffrance toute sa vie s’en pouvoir la surmonter ou même avoir conscience qu’il en subit une ! Plein de zèbres dans la nature ne savent pas qu’ils le sont !

    • Zebrounet dit :

      Bsoir,

      Bien sûr que c’est un raisonnement qui m’est propre, puisque c’est mon opinion que j’exprime là !!! :hypno:
      Par définition, ce n’est que mon avis sur la question & non « LA vérité » (d’ailleurs, quelle vérité ? :roll: La mienne ne sera pas la même que celle de mon voisin. De la même manière 2 surdoués n’auront pas forcément le même regard sur le monde… & heureusement !)

      « certains zèbres vont avoir besoin de pleurer sur leur sort pendant longtemps, et ce n’est pas critiquable »
      Je suis OK avec la 1ère partie :arrow: certaines personnes ont besoin de pleurer (& le font, d’ailleurs ! C’est leur droit le + strict). Mais, là où je ne te suis pas : C’EST critiquable. Tout est critiquable & ceci n’échappe pas à la règle.
      De mon point de vue, c’est qq chose qui n’apporte rien, qui est facile & qui m’exaspère. Je conçois que d’autres ne voient pas les choses de cette manière (car encore une fois, c’est mon opinion, seulement la mienne), mais c’est ainsi que je le ressens personnellement.

      « à chacun sa façon de faire face aux difficultés »
      Effectivement ! Et je ne crois pas que donner mon opinion empêche quiconque de « faire à sa façon » ;)

  3. ecobichon dit :

    On est d’accord sur le fond après c’est sur la forme.
    Parce que bien sûr tes textes expriment ton opinion mais je pense qu’ils sont là pour être lus et provoquer du partage. Je trouve que la manière de le dire peut donner l’impression à certains lecteurs qu’ils sont jugés et pas à la hauteur ‘tu ne dois pas pleurer, aller de l’avant » .
    Et ce n’est pas si facile de pleurer sur son sort, de s’avouer qu’on est faible…
    mais sur le fond merci d’avoir créé cet endroit et d’y exprimer TON opinion ! :)

  4. Rainbow dit :

    Je pense pour ma part un peu comme Zebrounet et voici MON opinion: Il est en effet bien compréhensible et même souhaitable de pleurer un bon coup à l’annonce d’une mauvaise nouvelle ou bien lorsqu’on traverse un coup dur dans la vie :( , mais il convient toutefois de relativiser par rapport à d’autres situations potentiellement plus graves . Si la découverte de sa propre zébrure ou de celle de son enfant peut être un choc, il est certainement bien moindre que d’apprendre un décès ou que de se voir annoncer une maladie incurable ! :-? Si d’apprendre que l’on a la chance incroyable d’avoir une intelligence différente à défaut de supérieure à la moyenne est perçu à long terme comme un malheur, c’est que l’on a une tendance dépressive, c’est pas possible autrement. :hypno: C’est la qu’intervient la notion de résilience chère à Cyrulnik: « La résilience est un phénomène psychologique qui consiste, pour un individu affecté par un traumatisme, à prendre acte de l’événement traumatique pour ne plus vivre dans la dépression. La résilience serait rendue possible grâce à la réflexion, à la parole, et à l’encadrement médical d’une thérapie, d’une analyse » (pris sur Wikipédia) ou plus simplement la capacité de chaque individu à « rebondir » face aux épreuves de la vie.
    Si la zébritude est vécue à long terme comme une souffrance, il faut se faire aider par quelqu’un de compétent, pas forcément un psy, mais là c’est pas gagné vu que les zèbres sont relativement peu nombreux dans la société, que ce n’est pas écris en lettre de néon sur leur front « allez-y parlez moi je suis un zèbre je peux vous comprendre » et que de parler de sa zébritude avec un non zébré relève la plupart du temps du chemin de croix vu le nombre hallucinant de stéréotypes erronés qui encombrent les esprits :-x . Pour moi, s’apitoyer c’est un aveu d’échec. :cry: Ce n’est pas possible. Des handicapés s’en sortent, des parents qui perdent des enfants s’en sortent, des victimes de catastrophes naturelles s’en sortent. :dots: Une fois la nouvelle digérée, assimilée, décortiquée, analysée il convient d’y faire face. La zébritude est une chance, en tout cas moi je n’échangerais ma place pour rien au monde ! Quand on pense que l’on pourrait-être carrément débile et ne même pas en avoir conscience… 8-O

  5. padawan 0713 dit :

    Zébrounet, quel beau texte , tellement vrai, j’adhère à 100 %
    merci :)

  6. Elsa dit :

    Bonjour à toi, je viens de lire ton texte et dans chacun de tes mots, je me retrouve et c’est un travail épatant que tu as conçu ici, qui m’aide énormément. Je te jure. J’aimerai beaucoup prendre contact avec toi.

  7. Camille Zucco dit :

    Je suis maman de 3 filles (5, 3 et 1 ans) et je viens de connaître la douance de ma fille ainee. Oui j’ai l’impression de découvrir une autre planète dans la galaxie. Jamais je ne m’etais poser la question de la précocité jusqu’alors, ce que cela implique, comment vivre avec les autres… L’annonce est un choc, pas une fierte : comment vais-je bien pouvoir l’aider, comment lui apprendre à avoir une vie epanouie elle qui commence avec tant de difficulté? La neuro-psychologue qui lui a fait faire les tests est passionnee, elle aussi hp, elle me rassure, m’explique les mécanismes intellectuels et affectifs de ma fille, en me disant que je dois forcément comprendre puisque je dois être moi ou son père, comme elle. Pourtant non, rien ne me parle, je ne comprends pas. Elle tient de son pere, oui, il raisonne bien, tres bien, l’arboresence c’est son truc, il est logique, cultivé, passionnant, passionné… pas moi…Alors je lis, m’informe, glane des infos un peu partout, sur le net, la presse. Je viens une première fois sur votre blog et je n’accroche pas, c’est quoi cette planete avec tout ces zebres, ces histoires de QI etc….
    Olivia est soulagee, oui elle est un peu différente, mais elle n’est pas folle. Son père d’enferme un peu dans ses réflexions, et moi j’essaie toujours de comprendre.
    Puis je tombe sur le livre de Jeanne siaud-facchin  » l’adulte surdoué » pour essayer de le cerner lui…. Et je me reconnais , à chaque page, ligne après ligne, Jeanne parle de moi, ses mots font écho en moi, ma réflexion prend sens. Je pleure beaucoup moi aussi.
    Je retourne pour la 2ème fois sur votre blog et la je fais connaissance avec chacun de vous, vos histoires sont mon histoire, mes préoccupations ont des réponses, le problème de la précocité devient clair. MERCI.
    Je suis contente de vous avoir trouver.
    Je comprends qu’il va falloir que j’aille faire un test, quand j’aurai moins peur, quand je serai prête, pour enlever le doute.
    Je sais qu’il va falloir que je me batte pour ma fille, pour ne pas qu’elle se gâche, pour qu’elle apprenne à être elle- même. Le saut de classe pour le CP a été refuse, je dois saisir le mediateur de l’académie. Bref, le chemin va être passionnant ….
    Encore merci pour vos billets, votre expérience, j’ai une trame pour avancer.
    Camille

  8. Zebra dya dit :

    Bonjour à toi ! Je t’ai lue en commençant par cet article car il m’a interpellée de prime abord, ayant moi même appris il y a peu que j’étais un animal à rayures et n’ayant pas non plus l’envie de le crier haut et fort à tout mon entourage, par peur comme tu le dis si bien que tout ce qu’il connaissent de moi s’efface pour ne laisser place dans leur esprit qu’à ce mot.

    J’ai bataillé pour me faire ma place (comme je ne la trouvais nule part j’ai tout bonnement décidé que j’en créerai une sur mesure plutôt que de continuer à vouloir rentrer dans un truc pas à ma taille) et aujourd’hui bien que je soit loin d’avoir réglé tout mes problèmes d’ordre affectifs (liés ou non à mes rayures d’ailleurs) je vis une vie plutôt agréable et qui me convient tout à fait. Je me sens ni l’âme d’un génie ni celle d’un rebelle, tout comme toi tu es toi, je suis moi.

    Au final l’apprendre à bien sur changé des choses comme par exemple la compréhension de certains événements de ma vie ou de sentiments éternellement présent en moi mais en réalité, si on y regarde bien, ça n’a rien changé d’autre. Pour le moment en tout cas. Parce que je pense que quand on l’est réellement on le sais tout au fond de nous même si nous refusons de l’admettre avant d’en avoir la « presque certitude ».

    Et alors qu’est-ce que ça peut bien faire ? Est-ce que l’on doit tout d’un coup jouer un rôle qu’on pense être le notre ? Ne devrais ont pas rester fidèle à nous même ? Est-ce qu’on doit pour autant devenir sectaire et décider de ne fréquenter que d’autre Zèbres ?? Parce que ça aussi je le lis pas mal sur le net, des « Un zèbre ne peut être qu’avec un autre zèbre » et autres conneries de ce genre pardonnez mon langage quelque peu grossier mais qui traduit bien ce que je ressens vis à vis de ces gens là.

    Je vais de ce pas lire d’autres de tes articles car je trouve tes réflexions très intéressantes. Merci à toi de nous les partager.

  9. Tesrathilde dit :

    Je t’adore ! ^^ Je reviendrai certainement lire cet article à l’occasion.



:) :-D 8) :oops: :( :-o LOL :-| :-x :-P :-? :roll: :smile: more »

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