QI compensé & QI abrégé

Jean-Charles TERRASSIER - psychologue niçois, précurseur en matière d'intérêt porté au surdouement - a inventé le concept de ce qu'il a nommé "QI compensé".

 

C'est un principe visant à évaluer, pour les enfants surdoués, la capacité à suivre sur le plan scolaire en ayant X années d'avance.
En clair, cette méthode de calcul permet de visualiser de manière tout à fait concrète l'intérêt d'une accélération de cycle, que ce soit par saut de classe ou par glissement en cours d'année.

 

Simple à appliquer, elle peut également être intéressante pour les enfants présentant un retard de développement pour qui se posent la question du redoublement.

 

Petite parenthèse fermée, revenons aux enfants HQI :arrow:  afin de déterminer si un saut de classe ou un glissement serait envisageable, la méthode de J-C Terrassier consiste à recalculer une cotation des réponses de l'enfant, en fonction de l'âge moyen des élèves de la nouvelle classe où il pourrait être placé, & non plus en référence à son âgé réel. La valeur obtenue par le QI compensé vise à déterminer si l'enfant gardera un QI notablement plus élevé que celui de la valeur moyenne de la classe qu'il intégrera éventuellement, une sorte de sécurité pour prendre la décision du saut ou du glissement.
Ainsi, s'il est en CP & que l'on envisage un glissement en cours d'année en CE1, on va recalculer son score en se basant sur l'âge moyen d'un élève de CE1.

 

La méthode est extrêmement facile & rapide :up:  Il suffit de reprendre les résultats de chaque subtest & de leur appliquer la correspondance en âge moyen d'un élève de la classe envisagée (au lieu d'appliquer la classe d'âge réel de l'enfant au jour de la passation du test).
Cela permet d'avoir une estimation des facilités intellectuelles (ou des difficultés...) qui seraient celles de l'enfant dans cette classe. La moyenne étant toujours de 100, J-C Terrassier estime qu'un QI compensé d'au moins 115 (sur l'échelle de Weschler) laisse une belle marge d'aisance et de sécurité dans un contexte plus exigeant, certes, mais nettement mieux adapté à son potentiel intellectuel. Facteur ô combien important quant il est question de la réussite d'un saut de classe ou d'un glissement & d'une bonne intégration dans un nouveau groupe plus âgé.
En deçà de ce seuil, la prise de risque concernant le saut ou le glissement s'avère toujours possible bien sûr, mais elle ne sera pas conseillée si on veut mettre toutes les chances du côté du petit zèbre.

 

Exemple : un enfant de 8 ans & ½, élève de CE2, passe au mois d'avril un WISC IV auquel il obtient un score de 148 (soit statistiquement 1 enfant sur 1000). On envisage une accélération de cycle la même année ; le QI compensé sera alors calculé en fonction de l'âge moyen actuel des élèves de CM1, c'est à dire comme si l'enfant avait eu 9 ans & 9 mois au jour de la passation du test.
Dans ce cas, l'enfant obtiendrait alors un score de 128 en QI compensé, ce qui lui permet de conserver l'efficience intellectuelle que seuls 3 à 4% des élèves de CM1 ont & par conséquent de conserver une très belle marge de sécurité pour ce glissement (la moyenne étant fixée à 100).

 

Bien entendu, le QI compensé n'est pas le seul élément à prendre en considération avant d'envisager un premier ou un second saut ou glissement de classe. Bien d'autres éléments entrent en jeu & à seront à discuter avec l'enfant, les parents, le psychologue & l'équipe enseignante. Mais le QI compensé est un excellent outil qu'il serait vraiment dommage de négliger :-D

 

Pour plus de détails sur la méthode, je vous conseille les 2 excellentissimes ouvrages de Jean-Charles Terrassier : "Les enfants surdoués ou la précocité embarrassante" & "Guide pratique de l'enfant surdoué : reprérer et aider les enfants précoces" ::up:

 

   

 

 

 

Autre méthode originale & peut-être un peu moins connue que le QI compensé, mise au point par Jacques GRÉGOIRE (docteur en psychologie & professeur à la Faculté de psychologie & des sciences de l'éducation en Belgique & co-responsable des versions francophones des tests de Wechsler) : le calcul du "QI abrégé" :idea:

 

Cette forme abrégée du WISC, donnée selon J. Grégoire pour être "les plus fidèles & les mieux corrélées avec le QI total", s'obtient en sélectionnant (ou ne faisant passer) que les 4 subtests suivants :

 

• similitudes

• matrices

• séquence lettres/chiffres

• symboles

 

Avantage de cette méthode :arrow: l'examen est rapide (seulement 30 minutes) tout en garantissant, toujours selon son inventeur, une estimation suffisamment précise & fiable.

 

Ce QI abrégé s'obtient tout simplement par addition des 4 notes standard (bien évidemment après transformation des notes brutes en notes standard, à l'aide des tables de conversion, comme dans la version complète du test). La passation des 4 subtests doit d'ailleurs se faire dans les mêmes conditions que le test complet, avec les mêmes instructions lors de la passation.

 

La somme de ces 4 notes standard est à rapporter dans le tableau 35, disponible dans l'ouvrage "L'examen clinique de l'intelligence de l'enfant : fondements et pratique du WISC-IV" (dont des extraits peuvent être consultés sur Google Books :) ).
Exemple : une somme obtenue de 62 correspondra à un QI abrégé de 140 (avec un intervalle de confiance de 5% compris entre 131 & 149). Etc...

 

Pour aller plus loin je conseille vivement le livre du Pr Grégoire :

 

 

 

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68 commentaires à “QI compensé & QI abrégé”

  1. mlaure dit :

    encore des informations intéressantes
    par contre je ne comprends pas le QI abrégé de J Grégoire : dans le tableau on passe de la note 40 à 62 ? et si dans le subtest vitesse de traitement il ya une chute sur les symboles est ce qu’on peut « retraiter » en prenant un autre item du subtest (codes ou barrages) ?
    merci d’avance

    • Zebrounet dit :

      Bjour :)

      Sur la version numérisée par Google il y a effectivement un vide (un souci) ds le tableau. Je suppose que cela s’explique par le fait que seuls des extraits soient consultables (il manque d’ailleurs les 2 pages précédentes…).

      « si dans le subtest vitesse de traitement il ya une chute sur les symboles est ce qu’on peut « retraiter » en prenant un autre item du subtest (codes ou barrages) ? »
      Je ne pense pas :oops: Tt l’intérêt de la méthode du QI abrégé consistant à ne sélectionner que ces 4 subtests bien précis, car estimés & validés par J. Grégoire comme étant, dit-il, « les plus fidèles & les mieux corrélées avec le QI total ».

      Ainsi si l’on modifie le calcul en interchangeant un subtest & en se basant sur un calcul qui sort de cette sélection bien déterminée, je ne pense pas que cela puisse être représentatif du QI total obtenu !? :-|

      Enfin, c’est une supposition, car je n’ai pas lu ds son bouquin de possibilité d’interchanger les subtest. La question mériterait peut-être de lui être posée ! J’avais fait un billet en janvier dernier sur son travail : http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2011/01/26/publications-du-dr-jacques-gregoire-belgique/
      Ainsi, sur un des liens que j’ai posté dans ce billet, on trouve une adresse email sur laquelle il est possible d’entrer en contact avec lui : Jacques.Gregoire@psp.ucl.ac.be

      • Rainbow dit :

        Cela peut-il être utile en cas de QI non homogène? Je m’explique: Mon fils a passé un K-ABC à 5 ans et 1/2 et la psy de Cogito’z n’avait pas voulu donner un QI global car les scores aux subtests étaient trop hétérogènes (les écarts entre les subtests étaient supérieurs à l’écart type). Même chose il y a quelques mois avec un WIISC IV, passé à l’âge de 7 ans et 1/2, le neuropsy a dit n’avoir pas pu calculer un QI global, le « moins bon » des scores de ses subtests représentant un 100 ou moyenne absolue et le meilleur score de ses subtests atteignant 155. Donc on n’a pas de chiffre « global » de QI, on ne peut donc pas se hasarder à dire s’il est HQI ou « simplement » précoce. Son QI est trop « hétérogène ». Cela m’a laissée perplexe au début, et je me demande si les personnes de QI moyen (aux environs de 100) ont eux aussi des résultats hétérogènes à leurs subtests ou non? Je n’ai pas encore trouvé la réponse à cette question. On se focalise beaucoup sur les QI des précoces parce que nous sommes les premiers concernés en tant que parents, mais on en oublie le QI de « la majorité ». Autre question que je me pose: si le QI moyen est homogène chez la plupart des gens, cela signifierait-il que les « problèmes » et les handicaps proviendrait de la non homogénéïté des capacités intellectuelles?

        • Zebrounet dit :

          Là je ne sais pas, il faudrait demander à un professionnel averti ! Mais ce st effectivement des questions ts intéressantes & auxquelles j’aimerai moi aussi bcp avoir réponse :idea:

  2. mlaure dit :

    merci pour votre réponse
    je suis dans le même cas : résultats trop hétérogènes (en partie à cause de la chute dans les codes) pour donner un QI total
    du coup des questions sans réponse :-?

    • Zebrounet dit :

      J-C Terrassier comme A Adda calculent généralement un QI total… & un QI sans subtest « code », qui est le moins révélateur du surdouement. Terrassier en parle bcp ds ses bouquins ;)

      • mlaure dit :

        bonjour
        est ce que ça veut dire que c’est le Code qui « révèle » le plus le surdouement ? et que quand il est chuté on s’éloigne ?
        savez vous s’il existe une grille qui permette de calculer le QIT en y pointant les résultats des autres subtests ? car je reste perplexe devant les résultats de mon fils :
        QIV 150
        QRP 116
        QMT 127
        QVT 76
        la psy et la neuropédiatre consultée après (pour une piste de TDA) ne semblent pas s’alarmer… mais moi je ne sais quoi en penser :(

        • mlaure dit :

          et QIT non significatif à 126

        • Zebrounet dit :

          Le subtest Code est donné pour être le moins corrélé au facteur g & l’une des épreuves qui est la plus sensible à l’émotivité.

          Adda écrit à propos du subtest Code : « cet item est à cet égard significatif (en lien avec le paragraphe précédent où il est question des subtests chronométrés & stressants pour les enfants surdoués). […] Le décalage avec les autres items est parfois si grand qu’il est instructif de calculer le QI sans tenir compte de la notre trop faible obtenue à ce Code calamiteux »

          Terrassier évoque lui aussi longuement la chute au subtest Code : « Mon expérience m’a montré que bcp d’enfants surdoués obtiennent dans cette épreuve d’attention un résultat médiocre, en net retrait relatif. D’autres subtests qui demandent également de l’attention & de la rapidité sont brillamment réussis par les mêmes enfants. Pq ? A mon avis parce que ces épreuves font véritablement appel à l’intelligence, alors que le subest Code demande d’associer arbitrairement des signes & des chiffres sans solliciter la logique ».
          Tjrs selon Terrassier, les enfants doués qui sont le plus en difficulté sur le Code sont les plus fragiles en classe, lorsque :’enseignement est lent & répétitif (-> effet Everest : enfants pas doués pour les activités trop simples).

          Grégoire témoigne lui aussi du peu d’intérêt de ce subtest en écrivant « cette épreuve est une mesure médiocre du facteur g, elle est par contre une excellente mesure du facteur vitesse de traitement ». Il souligne qu’il s’agit de la seule tâche d’apprentissage du test.

          Je pense que si vous suspectez qq chose (sur un TDAH par ex.), un autre avis vaut sans doute la peine d’être demandé ! :-|

        • isa dit :

          bonjour je suis psychologue moi-même (et maman d’une petite zébrelle), et je vous confirme qu’il est très fréquent que Code soit chuté pour les surdoués
          je pense que c’est surtout parce qu »il s’agit d’une tâche d’apprentissage qui n’a pas de sens, on apprend un code, mais qui n’a pas de sens
          or vous savez comme le sens est important pour les sur-doués et comme ils ont tendance à se bloquer devant ce qui n’a pas de sens
          disons que chez les sur-doués « testés » elle sera plus facilement chutée, car souvent ils sont testés sur la base déjà de difficultés à se soumettre à l’école
          l’échec à code révèle bien dans ce cas que ce qui leur cause problème, au niveau de l’école, c’est de leur faire faire ou apprendre des trucs « qui n’ont pas de sens »

          mais par ailleurs, il y a certainement beaucoup de surdoués qui réussissiraient très bien « code », mais ceux là n’ont généralement pas de problèmes avec l’école, ils acceptent de faire des tâches d’apprentissage qui n’ont parfois aucun sens, et trouvent même du plaisir à les effectuer le plus vite possible

          sinon concernant les scores, il n’y a bien sûr aucun sens de calculer un QIT pour votre enfant avec de telles différences d’indices, il faut considérer chaque indice séparement
          de tels profils avec ICV et IMT forts, et IRP plus bas et IVT chuté sont parfois retrouvés chez les enfants surdoués ET dyspraxiques, mais dans ce cas on s’est déjà généralement aperçu par ailleurs de la dyspraxie, le wisc ne fait que confirmer
          bonne continuation

  3. Rainbow dit :

    Comme mlaure, je viens de me replonger plus en détail dans le WIISC IV passé par mon ouistiti, et c’est au niveau du subtest code aussi que les résultats sont les plus faibles. :-P Mais le neuropsy indique que les problèmes graphomoteurs ont influencé le résultat. Toutefois et même si ont ne tient pas compte de ce subtest, les 3 autres subtests s’échelonnent de 118 à 155 et la moyenne est donc impossible à faire car statistiquement elle ne correspondrait à rien puisque les résultats de chaque subtest sont distants de plus d’un écart-type voire 2 ! :-x Visiblement, tous les cas de figure sont dans la Nature…. 8-O

  4. mlaure dit :

    heu je m’aperçois que je me suis trompée, la chute c’est dans Symboles (2), codes = 9 et barrage = 13 :-P
    du coup avez vous des informations lorsque c’est Symboles qui est chuté (d’où mes questionnement sur le QI abrégé de J Grégoire) :oops:

    parce que je crois avoir lu un jour que dans le calcul du QIT, on ne retiens pas tous les items des subtests, et que pour le QVT, on peut remplacer Symboles par Codes par exemple si Symboles n’est pas significatif…
    que c’est compliqué :-?

    • fannetteworld dit :

      Bonjour!
      Pour répondre à diverses questions portant sur les subtests, il est important de savoir que les enfants précoces « n’aiment » souvent pas les subtest codes et symboles, car cela ne demande pas franchement de réflexion : l’un est un exercice de reconnaissance visuelle pure, où on ne peut pas vraiment mettre de sens (beurk diraient les HPI…) et peut être entravé par des troubles type neuro-visuel ou visuo-attentionnel, l’autre est un exercice où il s’agit de remettre des codes à la place de chiffres (dans le genre exo répétitif…) et idem, sans « sens », sans intérêt souvent pour un HPI (avec une composant psychomotrice importante)
      Pour donner une idée « code » est souvent l’exercice le mieux réussi chez les enfants avec un QI faible…
      Les QI hétérogènes existent dans tous les cas de figure : QI « normal », « faible » ou « haut », mais à chaque fois que des hétérogénéités importantes apparaissent, c’est à prendre en compte car cela démontre un point faible ou fort de l’enfant.
      Dans le cadre des enfants HPI, l’indice IVT est rarement très élevé car il fait entrer le geste grapho-moteur et le traitement visuel est soumis à des « obligations » physiologiques qui ne lui permettent pas d’être en décalage trop important avec l’âge réel de l’enfant.

      C’est compliqué ces chiffres et surtout sans grand sens quand ils ne sont pas analysés, corrélés avec l’examen clinique de la personne qui a fait passer le test et avec les apports familiaux de ce qui se passe au quotidien…

      Bonne suite et encore merci pour toutes ces infos!

      Fannette

    • isa dit :

      symboles est un subtest sollicitant énormément les capacités de traitement visuel
      il déplait fortement aux enfants plutôt construits sur un fort investissement du langage, les enfants qui aiment tout verbaliser, qui ont une pensée essentiellement verbal
      ensuite, en effet, il s’agit d’une tâche qui ne sollicite à nouveau pas beaucoup le sens, qui est très exigeant au niveau visuel

  5. gene dit :

    je n’ai pas encore fait passer ces tests de QI à Wilfried , mais comme lui même me les réclame , je vais le faire . Mais j’avoue que ça me gène . Est ce que l’on peut classifier et mesurer l’intelligence et est ce que ça aide vraiment l’enfant ? bonne journée

    • Zebrounet dit :

      Un test de QI (test d’efficience intellectuelle passé chez un psychologue connaisseur & formé) n’est pas une mesure de l’intelligence, qui est par essence un objet aux contours indéfinis, donc impossible à « mesurer ». Non un test (type Weschler ou K-ABC) va évaluer l’efficacité du fonctionnement intellectuel d’un individu par rapport à la moyenne de son âge & de sa catégorie, ce qui n’est pas du tt la même chose.
      Ainsi on ne mesure pas l’intelligence (d’ailleurs Howard Gardner a défini 8 formes d’intelligence qui coexistent entre elles – il n’y a donc pas « une » intelligence, mais des intelligences multiples :roll: ), mais la capacité à utiliser ces facultés intellectuelles.
      Un score de QI est donc un chiffre relatif qui indique une position dans un groupe d’âge identique. Il n’a aucune valeur en soi.

      Je comprends vos doutes & vos craintes, mais il faut aussi penser au fait que, si à vos yeux faire passer à votre fils un bilan psychométrique (test de QI + test de personnalité) n’a aucun intérêt, peut-être cela en a-t-il pour lui ?! ;) Difficile de dire en quoi cela aidera ou non votre enfant, chacun est différent & ressent les choses selon sa personnalité, son chemin de vie, ses blessures, etc.
      Il y a des gens pour qui savoir (enfin !!!) pourquoi & en quoi on diffère dans notre raisonnement & notre comportement de la gde majorité des gens est salutaire. Pour ceux-là, un bilan est tjrs une chose positive & qui va permettre de mieux se connaître, donc de mieux comprendre nbre de choses ds sa vie (& ds son passé).
      Il y a aussi des gens pour qui n’existe pas ce sentiment de besoin de confirmation, qd par ex. le fait de se reconnaître ds le tableau brossé de la personne à haut potentiel leur convient (généralement il s’agit alors de personnes adultes…).
      Je pense qu’il serait intéressant pour vous d’en discuter avec votre fils, afin de savoir pq il tient à faire ce test.

      Personnellement, je pense que le doute est la pire des choses (surtout pour qq’un HQI), car tant que le doute n’est pas levé, on se pense bizarre, différent, bête, anormal. Mettre un mot & une réalité effective sur cette singularité que l’on sent depuis tjrs est généralement un GD soulagement :up:

      Vous trouverez sur ce blog nbre d’articles sur les tests, etc. :

      Par ex. http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2009/04/25/les-tests-defficience-intellectuelle/

      Ou encore http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/zebre-definition/

      Et + largement ds la catégorie Tests, bilans & surdouement (qui est sur 2 pages) http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/category/tests-bilans-surdouement/

      En espérant avoir pu vous aider :)

    • isa dit :

      s’il les réclame, c’est sans doute qu’il a besoin de mettre des mots bien précis sur le décalage qu’il ressent par rapport aux autres
      ça soulage, et ça permet d’avancer
      cela permet aussi, à certains psychologues dont je suis, de comprendre précisement la façon de penser de l’enfant, de trouver avec lui des stratégies de réussite et d’adaptation en cas de difficultés à l’école
      il faut vraiment sortir de l’impression de « quantifier » une intelligence, cequi ne sera jamais possible, mais plutôt de comprendre le fonctionnement d’un enfant pour l’aider à se sentir à l’aise avec sa façon de penser et donc bien dans sa vie

  6. Bonjour,

    Je me permets d’intervenir ici. Je cherchais sur internet des éléments précis sur l’interprétation du WPPSI par Grégoire, et je suis tombée, un peu par hasard sur ce fil de discussion.

    Je suis psychologue, je travaille beaucoup avec les échelles de Wechsler, spécialement les WISC (III et IV). Je ne suis pas du tout spécialisée dans le domaine des HPI, de la surdouance, etc. Au contraire, je travaille surtout avec des déficients légers et moyens, même s’il m’a été donné de bilanter des ados délinquants qui avaient des QI parfois élevés.

    Il y a 3 questionnements auxquels je me permets d’avance des hypothèses de réponse:
    * la question de l’hétérogénéité intra- et inter-échelles (c’est-à-dire les différences entre les scores (notes standards) aux épreuves: la littérature montre que, généralement, c’est quand les enfants et ados ont des résultats dans la normes qu’il y a une homogénéité. En revanche, dans les cas où on s’éloigne de la moyenne (90-110), on constate plus de profils hétérogènes. C’est quelque chose de relativement classique. (Donc, pas d’inquiètudes!)

    * une note basse à Cubes: ce semi-échec très relatif (car, généralement, les résultats restent dans la norme (7-13), même s’ils sont plus bas que l’ensemble des notes obtenues) peut être dû à plusieurs causes: manque d’attention (un bruit, une stimulation qui déconcentre), de concentration soutenue (idem), difficultés grapho-motrices, épreuve moins stimulante intellectuellement parlant (comme cela a pu être évoqué plus haut par d’autres personnes), etc…
    Il y a aussi d’autres hypothèses intéressantes:
    – une bonne réussite à Cubes révèle des capacités d’apprentissage; or, les enfants à haut potentiel, n’ont généralement pas forcément besoin d’apprendre, de faire un effort cognitif soutenu pour apprendre, du coup, ces capacités peuvent s’avérer plus faibles (à nouveau, tout est relatif).
    – il est généralement admis que la réussite à Cubes témoigne d’une forte envie de réussir. Là aussi, on peut s’interroger sur cette envie chez des enfants surdoués: cette envie peut être ambivalente… Que signifie « réussir » pour ces enfants qui ont d’importantes facilités et capacités intellectuelles? Une forte réussite pour eux pourrait-elle aussi signifier ne pas être dans la norme, s’éloigner de ses proches, être différent? Un semi-échec pourrait aussi révéler une non-envie de « dépasser » intellectuellement parlant ses proches, etc.
    Bien entendu, il ne s’agit que d’hypothèses interprétatives, et le tout est à réfléchir par rapport à la personnalité, à l’histoire, à la spécificité de votre enfant! (c’est pour ça que nous, psychologues, faisons rarement passer uniquement un WISC, mais que nous l’associons à des entretiens, des dessins, des tests projectifs (type Rorschach, CAT, etc.). En effet, il existe toute une littérature scientifique sur l’analyse clinique et psycho-affective des résultats à WISC…)
    En tout cas, n’hésitez surtout pas à demander au psychologue une explication, une interprétation, même s’il ne s’agit que d’hypothèses (à prendre comme telles).

    * note basse à Symboles: généralement, l’épreuve symboles est considérée comme plus ludique de Cubes (qui renvoie plus à une capacité de raisonner à partir d’automatismes). Un semi-échec ou un échec à Symboles, tout comme Code, peut aussi être dû à des causes contextuelles (stimuli, attention, concentration, etc.). Toutefois, cet échec peut aussi être dû à un problème de convergence optique, que seule une épreuve comme Symboles pourrait permettre de révéler… A nouveau, c’est à discuter avec le psychologue, mais aussi, éventuellement avec un ophtalmo.

    Voilà.
    J’espère que cette petite contribution aura pu vous être utile…

    Je vous souhaite une bonne continuation!

    Bien cordialement à tous et toutes,

    Elise Marchetti.

    • fannetteworld dit :

      Merci de ces infos supplémentaires!
      L(approche est différente quand on est psy clinicien ou neuropsy… Pour ma part, je ne suis ni l’un ni l’autre mais je travaille avec des neuropsy et je suis donc « formatée » par la vision cognitive du test…
      Très très intéressant ce questionnement sur l’envie de réussir…
      Bonne journée!

      • isa dit :

        pour ma part, je trouve que les éléments neuropsy sont fondamentaux, mais on ne peut se passer de l’approche clinique, il faut conjuguer les deux absolument
        d’autant que pour les surdoués, les émotions sont extrêmement influentes, ils sont hypersensibles et il est important de comprendre pourquoi un subtest ou l’autre a été chuté, car cela peut révéler un trouble plus « neuro », tout comme un simple désinvestissement devant des tâches intéressantes

  7. Rainbow dit :

    C’est on ne peut plus clair et éclairant, Elise Marchetti. Vous avez répondu à une question qui me turlupine depuis quelques temps. Merci beaucoup !

    Du coup d’autres questions me viennent:
    -Est-ce qu’il existe des HQI très homogènes ou sont-ce une minorité d’individus?
    -La même hétérogénéïté de scores existe-t-elle chez les déficients mentaux?
    -Qu’en est-il pour les Asperger?

  8. gene dit :

    merci pour toutes ces explications très intéressantes qui m’aide beaucoup car c’est tout un univers que je découvre , très spécifique mais que l’éducation nationale ignore ou fait semblant d’ignorer . Wilfried s’ennuie en cours alors pour qu’il accepte de terminer son année de 6 ème , il a droit à 1 journée par mois pour décompresser . En général un jr où il a peu de cours , astuce de ma cousine prof . J’achète aussi de magazines , style science junior … qu’il lit à la récrée , plutôt que de rester tout seul dans un coin . Autre question , wilfried s’entend soit avec les enfants plus jeunes que lui , soit avec les ados et les adultes mais pas avec ceux de sa génération . Avez vous parmi vous constaté la même chose ? j’arrête là mes questions et vous souhaite un bon mercredi

    • Chrodegang dit :

      Bonjour,

      pour donner un élément de réponse à la question sur les copains, j’ai été exactement pareille (d’ailleurs le suis toujours: deux meilleures amies plus jeunes que moi – mais surdouées- et compagnon bien plus vieux que moi!!!). je pense que les plus jeunes ont cet avantage qu’ils acceptent bien le fait que le plus vieux soit comme un chef naturel (même si ça reste inconscient hein), ce qui soulage le sentiment de décalage par rapport à ceux du même âge qui nous écrasent ou nous écartent dans la cour de récré (écraser pas forcément au sens propre!!). Les plus jeunes auront tendance à nous suivre dans l’adoration et l’admiration sans voir une seule seconde que nous sommes bizarres, différents etc. Quant aux plus vieux, ils adoptent une posture plus mâture, voire nous apprennent des choses. Et puis il ne faut pas oublier que, si on part du principe qu’un Z aura des affinités avec d’autres Z, il n’en trouvera pas forcément du même âge!! En tout cas, tant qu’un enfant ne reste pas qu’avec des plus jeunes (de beaucoup s’entend), ça ne pose aucun problème. Par contre, je peux citer en exemple un jeune garçon de Ce2 d’une de mes classes qui reste systématiquement avec les copains de son petit frère en CP, c’est pas très sain: il n’a pas d’amis dans sa classe, il se fait chambrer, il joue à des jeux de petits et est infantilisé par les autres. Là c’est pas trop top. Mais c’est assez extrême (d’ailleurs ce gosse-là est tout petit et a d’autres problèmes familiaux qui expliquent son comportement).

  9. fannetteworld dit :

    Bonjour,
    Chez moi avec deux Z très différents l’un de l’autre, j’ai constaté que l’aîné avait cette tendance à jouer autant avec des plus jeunes que des plus âgés, peu finalement avec des enfants de son âge. Il a par contre une tendance assez « mystèrieuse » à mes yeux : repérer dans un groupe un autre « z », c’est quasi systématique, il va vers cet enfant et pas un autre!
    Le plus jeune (7 ans), a généralement des copains de son âge ou plus grandS mais pas plus jeunes.
    Est-ce que cela s’explique par leur place dans la fratrie? L’aîné a finalement depuis la naissance de son frère, toujours joué avec lui, donc avec un plus jeune et avant ça, il était uniquement avec des adultes, quant au plus petit, il a toujours joué avec son frère donc avec un plus grand….

  10. Rainbow dit :

    Mes deux Z aussi sont très différents. L’aîné, un garçon, ne s’intéresse qu’aux plus âgés ou aux plus jeunes lui aussi et comme il est le plus âgés de ses cousins, il joue souvent tout seul ou emporte un bouquin pour ne pas s’ennuyer.
    Idem pour la petite soeur qui elle, en plus, a la particularité de ne pas s’entendre avec les filles (comme moi gamine). Les jeux de poupées ok, mais si elle est toute seule, Les « jeux de filles » comme elles les appelle, elle trouve ça idiot. Quand elle joue « aux bébés » elle dit que c’est un entraînement pour plus tard, quand elle sera Maman. Elle trouve que les garçons aussi devraient y jouer, ça les aiderait certainement à être de bons Papa comme le sien quand ils seront plus grands. Mais avec les autres filles de son âge, et notamment de sa classe, elle dit que ça dégénère vite, que les autres ne savent pas jouer correctement et que les bébés (les poupons) ne sont pas bien traités. Pour l’instant, son meilleur ami, c’est son grand frère et elle le couve comme une mère poule. Elle a 4 ans et demi et lui 8.

  11. mon-zebre-cheri dit :

    Bonjour,

    Mon fils de 4 ans et 8 mois vient de passer un test de QI WPPSI III

    Il est actuellement en moyenne section de maternelle et commence à apprendre à lire…
    Il présente une dyssynchronie, le graphisme ne l’intéresse pas

    Je souhaiterais savoir si quelqu’un saurait calculer son QI compensé ?

    Si vous êtes dans un cas similaire au mien, je serais heureuse de partager votre expérience

    Merci pour votre aide

    Voici ses résultats :

    Echelle verbale
    Information 14
    Vocablaire 19
    Raisonnement verbal 18

    Echelle performance
    Cubes 08
    Matrices 14
    Identification de concepts 14

    Echelle vitesse de traitement :
    Code : 11

    QI verbal : 146
    QI performance : 113
    Vitesse traitement : 106

    QI TOTAL : 132

  12. mon-zebre-cheri dit :

    J’ai oublié de vous préciser que mon fils n’aime pas l’école et ne cesse de me le répèter chaque jour

  13. mbgould dit :

    Bonjour,
    A 2 année d’intervalle ma fille ( aujourd’hui 11ans et demi) et mon fils qui a 8 ans ont été testés par la psychologue scolaire sur les conseils de leurs enseignants. La psychologue scolaire nous a communiqué des résultats en parlant d’âge de développement. elle refuse en revanche de nous communiquer des résultats par écrit. J e n’ai donc retenu qu’une partie des résultats. Mon fils « saute » le CE2 à la rentrée avec l’approbation de la psy. Ma fille reste dans son niveau car détectée trop tard et avec un écart trop important entre les capacités cognitives et l’intelligence relationnelle (elle est très isolée au collège).
    Ma question : quel test a été utilisé pour mes enfants ?
    Par ailleurs, on m’a dit de rester vigilante pour le dernier qui a aujourd’hui 4 ans et demi car cela se reproduit souvent dans la fratrie. Qu’en est-il ?

    • Zebrounet dit :

      Quel test ?
      Seul le psychologue (scolaire en l’occurrence, ds votre cas) ayant vu vos enfants pourra vous le dire !
      Il aurait d’ailleurs dû vous donner un compte-rendu écrit détaillé pour chacun d’entre eux, sur lequel figurerait notamment le nom du/des test(s) utilisé(s). Chose que les psy scolaires ne ft que très rarement en réalité… Vous pouvez néanmoins insister & faire une demande écrite auprès de ce psy, voire de l’inspection d’académie, car en qualité de parents, il n’est pas acceptable que vous ne puissiez pas obtenir une trace écrite de ces tests & leurs résultats. Je pense qu’il ne faut pas se laisser faire, le dossier de vos enfants doit vous être communiqué, c’est une obligation légale si vous en faites la demande.
      Il faut savoir qu’ils ne st pas du tt formés, ni compétents (!), pour la passation & l’analyse des tests d’efficience intellectuelle. Ils n’utilisent bien svt même pas les dernières versions en vigueur :-? Bref, attention ! La valeur d’un entretien avec un psy scolaire en matière de surdouement est TRÈS TRÈS relative & à ne pas considérer comme vérité absolue (mieux vaut consulter un psychologue clinitien privé & spécialisé ds le domaine de la douance qui lui connaîtra réellement le sujet).

      Ceci étant dit, les 2 seuls tests officiellement reconnus en France sont :
      – le K-ABC (peu pratiqué)
      – le Wechsler (majoritaire). Le test pour enfants de 6 à 17 ans étant appelé le Wisc & la version actuelle est la version IV (Wisc 4 donc…). Tte version antérieure à celle en vigueur au jour de la passation du test étant obsolète & n’ayant plus aucune valeur si la passation a eu lieu avec une des versions précédentes (or, comme les tests de QI coûtent très cher à acheter, de nombreux psy scolaires n’ont pas les versions les plus récentes !)

      Pour la seconde partie de la question : rien d’automatique bien sûr (un enfant HQI ne signifie pas que tte la fratrie ou tte la famille le sera également), MAIS (un grand mais :) une indiscutable part d’ordre génétique. Il n’est donc pas rare effectivement d’avoir d’autres HQI autour d’un enfant à haut potentiel intellectuel (fratrie, parents, gds-parents, cousins, etc.).
      A surveiller donc ;)

  14. unemaman dit :

    bonjour nous venons de faire un test wisc4 à notre fils dysgraphique qui a aussi beaucoup de problèmes en orthographe mais dont on nous dit qu’il n’est pas dyslexique.
    Voici les resultats
    cube 10
    simi 19
    memoire chiffre 19
    iden concepts 15
    code 6
    vocabulaire 16
    lettre chiffre 15
    comprehension 12
    matrice 14
    symbole 11

    QIT 131 : icv 135 – irp 121 – imt 140 – ivt 90

    La psychologue nous dit que l’on ne peut pas le considerer comme precoce car juste à la limite des 130.
    Ce qui m’intrigue le plus c’est le resultat de l’ivt ? Pourrait il nous indiquer une piste pour aider Mathieu dans ses difficultes ?
    Merci d’avance pour vos remarques ou commentaires.

    • Zebrounet dit :

      « La psychologue nous dit que l’on ne peut pas le considerer comme precoce car juste à la limite des 130. »
      Pour certains psy le seuil est à 130, pour d’autres à 125. Quoi qu’il en soit, il est au delà de 130, donc il se situe ds la zone de surdouement (d’autant plus que son score total est largement minoré par l’indice vitesse de traitement TRÈS bas) :-|

      Je ne suis pas psychologue & n’ai donc absolument aucune qualification pour analyser quoi que ce soit (l’idéal étant d’avoir une analyse détaillée par celui qui a procédé à la passation ! Car c’est lui qui a pu observer l’enfant pdt tt le test, c’est ts important !!!). Mais ce que je peux dire : les indices verbaux, de performance & de mémoire de travail st tous 3 hauts (même s’il y a une différence de 19 points entre perf. & mémoire). Le seul à être ts bas (en dessous de la moyenne…) est celui de la vitesse de traitement. La dysgraphie peut-elle expliquer cela ? le stress (l’anxiété) de la passation peut-être !? :oops:
      A voir avec le psy (quitte à insister pour obtenir une véritable analyse de ces résultats)…

      Le psy a-t-il procédé à un bilan complet (test de QI + test de personnalité) ou seulement à un test de QI ? Quelle a été son analyse de la personnalité de votre fils ? Le QI est un des aspects du surdouement, mais un psy connaisseur ne se base pas sur les seuls chiffres pour dresser un portrait de qq’un. La part de la personnalité (avec ou sans les gdes caractéristiques de la douance) est très importante dans la mise en évidence d’une personnalité à haut potentiel intellectuel.
      Aussi il serait bon que tt ça vous soit expliqué, rédigé par écrit (de manière complète – pas une simplme feuille avec des scores…) :up:

    • Fannette dit :

      Bonjour, je ne suis également pas psychologue, mais dans mon travail, je suis amenée à lire des WISC, à en discuter avec mes collègues neuropsy et là… ben étonnant l’analyse de ces résultats…

      Le résultat de 90 est en effet à prendre en compte car même s’il ne se situe pas en zone pathologique par rapport à la norme, il l’est par rapport aux autres résultats…
      Les chiffres en cubes , symboles et en code me ferait proposer un bilan orthoptique et éventuellement en ergothérapie pour vérifier les praxies visuo-constructives et les capacités neuro-visuelles.

      Les très bons résultats en similitudes et IMT semblent aller dans le sens d’un haut potentiel mais en effet, il est important de préciser tout cela avec un bilan plus « clinique », un test de personnalité…

      Bonne route à vous!!

  15. unemaman dit :

    afin qu’il n’ y ait pas de confusion !
    grande lectrice de ce blog que j’ apprécie beaucoup , et auquel je participe quelquefois , je vais changer mon pseudo qui était aussi unemaman , en Pascale :-D
    Ce qui est troublant c’ est que mon zèbre a à peu près le même profil : dans son cas sa mémoire de travail présente un écart significatif qui s’ explique par un problème ophtalmique que la psychologue a détecté lors du subtest chiffre ; de fait l’ orthoptiste a fait un bilan qui a conduit à 20 séances et à un suivi ultérieur . La psy ne s’ est pas contentée d’ un bilan psychométrique car même si le résultat de 142 est éloquent , la douance se doit d’ être un continuum test pychométrique -analyse personnalité et là pas de doute sur le zèbre …. L’ anxiété et la peur de l’ echec dans les tests chronométrés sont parfois significatifs aussi et peuvent quelque peu fausser la donne selon le profil de l’ enfant . :-P En outre je crois avoir compris qu’ aujourd’ hui , plus que le test psychométrique , l’ analyse de la personnalité réalisée par quelqu’un de compétant et spécialisé ,prend le pas sur la psychométrie , à plus forte raison sur des chiffres « limites » . En clair , malgré les redondances de mon propos avec ceux de l’hôte de ce blog , fuyez les psys qui ne savent produire qu’ une série de chiffres pour seuls arguments ….

  16. touchatout dit :

    Bonjour,
    mon fils de 6 ans vient de passer le wisc-IV.

    ICV:138
    IRP:107
    IMT:124
    IVT:73

    Son IVT très bas m’inquiète. La psy m’a dit qu’il avait peut-ête un petit déficit d’attention mais qu’il ne fallait pas le stigmatiser et que cela allait peut-être passer…

    je trouve étrange ce discourt!

    le calcule du QI est impossible car trop d’écart, elle m’a dit qu’il faut voir ce teste comme la mise en évidence de ses points fort et de ses point faible.

    Quoi penser?

    • Sany dit :

      il faut penser…que vous auriez du choisir le psy avec soin et association (si voys l’avez fait, signalez le) car vous avez des recherches a faire et des bilans a effectuer, avec ce type de profil!! :oops: et c’est le role du sy de vous guider!!
      il n’a rien fait e plus? non mais la il y a des questionements en suspend.
      contactez votre anpeip ou autre la plus proche et vite, on vous guidera!…et ne baissez pas les bras.
      (pensez aussi orthoptie et vuie, et dys..)
      bonne chance!

      • Touchatout dit :

        je l’ai choisie dans une liste donné par l’Asep (Association Suisse des enfants précoces,je vis en suisse).

        Je viens de les recontacter pour leurs signaler le manque de renseignement et le vide dans lequel la psy nous laisse.

        Je me demande si les dys peuvent être héréditaire :-? car je suis moi-même Hp avec une dysorthographie.

        La route s’annonce pas évidente….

        Merci pour votre réponse :)

  17. louise dit :

    Je me permets d’intervenir sur deux points en tant que neuropsy: je réagis à une opposition classique entre neuropsy/cllinicien…on oublie trop souvent que nous sommes psy avant tout (le titre est unique et le même pour tous bien que nous ayons des spécialités différentes). D’ailleurs le titre neuropsychologue n’existe pas officiellement c’est un raccourci: psychologue spécialisée en neuropsychologie.
    Quant au QIT je ne vois pas en quoi cela est utile pour un parent qu’on lui donne ce chiffre: pour deux QIT identiques, on peut avoir différents profils d’où l’intérêt d’utiliser les différents indices. L’important c’est de noter les points faibles et les points forts aux subtests en sachant que lorsqu’on est formé correctement qu’on soit neuropsy ou psy clinicien on interprète les résultats par rapport à la situation de l’enfant ,au contexte et aux observations cliniques. Je dis toujours aux parents que le QI est une estimation à un moment donné de fonctionnements cognitifs de leur enfant et non pas une mesure de l’intelligence. Je me permets aussi d’ajouter que la psychométrie ça s’apprend et les psychologues devraient prendre la peine d’expliquer avec une courbe de Gauss le calcul du QI par rapport à la norme d’une classe d’âge, l’hétérogéneité des profils, etc… ça mange pas de pain et ça évite aux parents d’essayer de se casser la tête pour comprendre nos outils.

    • Rainbow dit :

      « Quant au QIT je ne vois pas en quoi cela est utile pour un parent qu’on lui donne ce chiffre: pour deux QIT identiques, on peut avoir différents profils d’où l’intérêt d’utiliser les différents indices. »

      -Oui bien sûr 2 QI identiques peuvent correspondre à 2 profils différents, mais cela n’est pas un argument suffisant à mon sens pour ne pas communiquer le QIT aux parents, à l’enfant lui-même ou à l’adulte qui consulte ! Cela fait partie intégrante du droit du patient à avoir les informations qui le concerne il me semble. :round:

      « Je dis toujours aux parents que le QI est une estimation à un moment donné de fonctionnements cognitifs de leur enfant et non pas une mesure de l’intelligence. »
      -Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous, car à moins d’une maladie dégénérative, d’un accident qui toucherait les fonctions cognitives, d’une dépression ou d’une forte fièvre lors de la passation, les résultats d’un test de QI restent stables tout au long de la vie d’un individu et oui, cela mesure bien en partie l’intelligence car justement en vertu de la fameuse gaussienne, il est clair que seuls un à deux pourcents des individus dans la population totale atteignent les scores de 130 et plus. 8-O

      Le QI reste pour l’instant l’un des meilleurs outils pour « mesurer » l’intelligence même si ce n’est pas un outil totalement exhaustif puisqu’il ne mesure pas la capacité aux aptitudes sociales ou les aptitudes artistiques par exemple…. :!:

      Votre intervention me semble receler bien des contradictions, car à quoi bon faire passer un test psychométrique si cela ne mesure pas l’intelligence? 8-O A quoi bon conserver un chiffre de QI pour vous même si vous prenez la peine d’expliquer aux patients et à leurs parents comment fonctionnent vos outils de mesures psychométriques? 8-O Les patients et les parents, même non formés à la psychométrie sont souvent capables de la comprendre, surtout si leur QI est élevé….. :)

    • Zebrounet dit :

      Je ne suis pas d’accord sur le principe de cacher quoi que ce soit ! :down:
      Pourquoi un psychologue conserverait certaines informations ? L’intéressé (& ses parents lorsqu’il s’agit d’un enfant) DOIT savoir, ça le concerne & il n’y a donc aucune raison valable pour refuser de communiquer le QI total & décider ce qu’il pourra ou non recevoir comme éléments de compréhension de son bilan.
      Le but d’un test est avant tt de se connaître soi-même, d’avoir une analyse des résultats psychométriques & de personnalité, mais aussi, d’obtenir des données chiffrées. C’est un fait !

      Le chiffre total n’est qu’un élément ds le bilan, parmi tant d’autres certes, mais il n’a pas pour autant à être tabou & il est un élément très important dans la démarche d’une détection de HQI ou THQI ??? :-|

      « Je dis toujours aux parents que le QI est une estimation à un moment donné de fonctionnements cognitifs de leur enfant et non pas une mesure de l’intelligence. »
      Certes, mais on sait parfaitement que sauf accident avec traumatisme cérébral, maladie neurodégénérative ou dépression, le QI est stable tt au long de la vie.

      Je trouve votre discours, ds l’ensemble de ce que vous avez écrit, risqué & ambigu… je suis dslée, mais je n’adhère pas à votre conception du surdouement & de l’accueil du patient tels qu’ils semblent être à la lecture de ces qqs lignes.

      « Je me permets aussi d’ajouter que la psychométrie ça s’apprend et les psychologues devraient prendre la peine d’expliquer avec une courbe de Gauss le calcul du QI par rapport à la norme d’une classe d’âge, l’hétérogéneité des profils, etc… ça mange pas de pain et ça évite aux parents d’essayer de se casser la tête pour comprendre nos outils. »
      Je pense que la ts gde majorité des psy spécialisés ds la douance ft ce travail d’information, d’explication ;) Ceux qui ne le ft pas st précisément ceux qui n’y connaissent eux-mêmes pas gd chose :-o

  18. lune dit :

    Bonjour,
    Ma fille a passé un test de qi à 10 ans, voilà ces résultats, j’aimerai que l’on m’explique ceux-ci

    icv: 94
    irp:107
    imt:79
    ivt:86
    similitudes10
    vocabulaire 10
    compréhension 7
    cubes:13
    identification de concepts 12
    matrices 8
    mémoire des chiffres:7
    sequence lettres chiffres 6
    code 8
    symboles 7

    • A. Zebrounet dit :

      Bjour,

      Vous avez le détail des indices (ICV, IRP, IVT & IMT) + chaque note aux différents subtests… vous possédez par conséquent eu un compte-rendu écrit de la part du(de la ?) psychologue qui a procédé à la passation !

      Je suppose que ce(cette) psy a également procédé à l’analyse de ce test psychométrique. Analyse & conclusions qui vous ont probablement été exposées d’une part par oral, à l’entretien de restitution, d’autre part par écrit (en accompagnement de ces données chiffrées très précises & complètes) ?!

      Si vous avez des questions, il est préférable de vous tourner vers ce psy qui pourra alors vous ré-expliquer où se situe votre fille sur la courbe de Gauss.

      • lune dit :

        Bonjour, no justement car c’est un psy scolaire et qu’il n’a donné aucune explication, j’ai déjà fait réaliser un test par une neuropsychologue auparavant qui elle a noté deux prb cognitifs : troubles mnésiques et troubles neurovisuels, ces tests ont été réalisés après et je n ai pas d’explication

        • A. Zebrounet dit :

          Je vois…
          Je vous conseillerais néanmoins de reprendre contact avec ce psychologue scolaire afin d’avoir des explications sur le fonctionnement cognitif de votre fille & les aides à mettre en place pour elle. A noter toutefois qu’au vu de ces scores, elle n’est clairement pas à haut potentiel intellectuel, mais se situe dans la norme (qui est entre 85 & 115 de QI total -> http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/zebre-definition/).

          J’imagine que si un second bilan (celui dont vous donnez les scores) a été réalisé, après un 1er bilan (dt vous ne parlez pas vraiment), c’est parce qu’il y avait des besoins spécifiques. Il me semble donc capital de revenir vers ce psy scolaire & de demander un véritable compte-rendu (même s’il n’est qu’oral ! Car les psy sco prennent rarement le temps de faire de longs bilans écrits…).

          • lune dit :

            Non, je ne pense pas me retourner vers ce psy mais vers un pro qui connaît parfaitement les troubles cognitifs, elle aura un bilan neurovisuel prochainement, ce que je sais c’est que son qi est effectivement normal faible.

            Je vous remercie de votre participation

            • A. Zebrounet dit :

              Il faut en tous cas, effectivement, vous adresser à un psychologue (connaisseur) ! C’est ce que je voulais vous faire comprendre -> un blog (ou un forum, un site, un coach…) n’a pas pour fonction d’analyser des scores & des bilans.

              Seul un professionnel sera habilité à analyser & rendre des conclusions (mais généralement, ils n’analysent pas les bilans réalisés par d’autres, & pour cause. L’attitude de l’enfant est tout aussi importante que les résultats en terme de score. C’est pq j’insistais sur le fait de reprendre contact avec le psy qui a réalisé son dernier bilan ;) ).

              En vous souhaitant bon courage !

  19. lune dit :

    Merci à vous :)

  20. alba dit :

    Bonjour,
    Je réponds à Rainbow: un QI est normalement homogène. S’il ne l’est pas, on peut penser à une DYS. Ainsi Terrassier indique dans la précocité embarassante: « un QI verbal supérieur de 20 points au QI performance chez un enfant de niveau normal incite à compléter par un bilan psychomoteur, graphique et de la coordination oculo-motrice », pour une éventuelle dyspraxie. L’écart est différent pour le HP, mais l’idée reste la même.
    Alba

  21. Syl dit :

    Bonjour
    J ai besoin d un petit eclairage
    Lors du passage du wisc4, le psy a calculé un QI compensé sur 2 ans. Que veut dire sur 2 ans? Après 2 sauts de classes?
    Pour être concrète: qit homogène de 152, QI compensé sur 2 ans > 130
    Merci de vos lumières!

  22. robert dit :

    Bonjour,
    Je me permets de poster ici mon cas personnel.
    22 ans, considéré comme hypersensible par la psy, j’ai passé un test de Qi et il en ressort que j’ai un QIT « faiblement interprétable » de 101 avec :
    – ICV de 126 – 18/19 définitions, 16 aux similitudes, 09 à la culture générale.
    – IRP de 80 – 06/19 aux cubes, 8 aux matrices et 6 aux puzzles
    – IMT 97 – 10/19 mémoire, et 9 arithmétique
    – IVT 97 – 12/19 à code et 7 aux symboles
    Dans le rapport écrit, pour chaque subtest médiocrement réussi, la psychologue parle d’angoisses et d’un manque de confiance. Elle pense que le tout a été significativement chuté du fait de mon état psychologique. Elle ne pense pas qu’il y ait de trouble cognitif majeur.
    Je m’interroge car rien d’autre n’est mentionné. Pensez vous qu’il puisse y avoir une explication à ces résultats étranges ? en vous remerciant par avance

    • Raphaël P. dit :

      Le ‘testage de QI’ n’est pas une science exacte, et lorsque la passation se déroule dans des conditions où le testé ne peut pas pleinement exprimer son potentiel, par exemple à cause d’une anxiété importante, les résultats sont d’autant plus à prendre avec circonspection. Je ne sais pas s’il y a une explication supplémentaire à celle donnée par la psy, mais il faut la croire

      Je viens de demander à ma mère le rapport de 2010 du test que j’avais demandé à faire lorsqu’elle m’avait ‘libéré’ de chez mon père… J’aimerais retrouver les mots exacts, ton expérience me fait un peu penser à la mienne, notamment quant à une sous-performance expliquée par une « anxiété massive et invalidante ».
      Personnellement, au début je ne croyais pas à cette histoire de sous-performance, pensant que la psy avait écrit ça pour me rassurer. L’expérience, le recul et la restauration de mon image de moi m’ont appris qu’elle avait pourtant très probablement raison. Il faut relativiser les chiffres, comprendre qu’ils signifient avant tout qu’actuellement, certaines situations te mettent en état de handicap intellectuel (si je puis dire).
      Nous ne sommes pas seuls à vivre ou à avoir vécu cette triste réalité ! (exemple : http://www.douance.be/douance-tests-exemple-de-rapport.htm )

      Ensuite, outre le fait que par exemple les subtests vocabulaire (« définitions ») et similitudes soient parmi les plus significatifs, corrélés au facteur g, tes bons résultats à ces subtests pourraient peut-être notamment s’expliquer par le fait qu’ils fassent moins subir que d’autres la pression du test, étant plus ‘naturels’. Mais ce n’est qu’une piste à laquelle je viens de penser, je n’en sais rien !

      Bref, avec plusieurs subtests séparés d’au moins trois écarts types, il est évident qu’il y a sous-performance ; après, quant à savoir si elle est uniquement due à des angoisses et un manque de confiance, impossible à dire pour quelqu’un d’extérieur. J’espère tout de même t’avoir apporté de quoi décoder un tout petit peu plus tes résultats :)

      Pour finir, et je dis ça parce que personnellement ça contribue à me faire reprendre un peu confiance en moi (nécessaire pour les tests supervisés et aussi pour la vie en général évidemment), sache qu’il existe des techniques permettant d’augmenter réellement son intelligence fluide, qu’on soit HQI ou non à la base (nulle question ici d’effet placebo, test-retest ou quoi que ce soit du genre). Si tu lis ce com’ et que ça t’intéresse, tu peux par exemple te tourner du côté des battements binauraux : efforts minimes, efficacité jusqu’à un niveau de performances plus que correct, etc. Il y a de très bons audios gratuits disponibles sur youtube notamment

      Bon, j’arrête de t’embêter. Le meilleur pour la suite, à plus ;)

  23. Lala dit :

    J’aurais grand besoin de vos lumières, je découvre la précocité au travers de ma fille de 16 ans qui tout juste vient d’être bilantée suite à des soucis en milieu scolaire (problème de comportement).
    Rapport de la psy :
    ICV = 148 (similitudes 19, vocabulaire 17, compréhension 16)
    IRP = 124 (cubes 14, concept 14, matrices 12)
    IMT = 97 (chiffres 12, sequence lettres chiffres 7)
    IVT = 115 (code 9, symboles 16)
    QIT = 130, est reflet de deux tendances contrastées et n’a qu’une valeur relative.

    La psy n’a pas semblée inquite de l’hétérogénéité entre les 4 indices, (ni du résultat séquences lettres chiffres). Je comprends en lisant ce blog que c’est ce qui fait la différence des précoces. Mais à la lecture des différents commentaires je vois qu’il peut y avoir des troubles neurovisuel ou ophalmologique lorsque certain indices sont infléchis. (ma fille est amblyope congénitale). Pensez-vous que je doive creuser et si oui comment ?

  24. Bambou dit :

    bonjour,
    notre fils, 17 ans ,craque cette année en 1ére,il ne travaille plus du tout même à sa façon,il est très triste,semble à bout,ne veut pas parler et s’isole.
    Il vient de passer une évaluation neuropsychologie (WAIS 4,Figure de Rey,D2,TMT,Wisconsin,TAP
    ICV 135
    IRP 112
    IMT 109
    IVT 78
    Depuis la 4éme il avance avec des résultats en dents de scie en manifestant une certaine opposition au travail scolaire mais sans donner l’impression de peiner plutôt celle de « bâcler »,style
    dilettantisme ….surtout depuis qu’un psychologue ,en 2014, s’appuyant sur d’anciens résultats (en CP verb.82 et perf.56) lui avait expliqué que son manque se confiance en lui venait de la précocité…
    Aujourd’hui il pense qu’on lui a menti et assimile les récents résultats à un handicap,il ne croit pas à une aide possible.
    Nous ses parents sommes désemparés car s’il a développé tant d’efforts ( pas vraiment en temps de travail perso) pour arriver en 1ére comment relayer son découragement et sa fatigue pour lui permettre de terminer le lycée.
    Il faut bien comprendre que jusqu’à 2 mois il se projetait comme ses amis .
    Pouvez-vous nous donner des conseils pour reprendre courage et surtout redonner de l’air et de la motivation à un jeune qui pensait pouvoir bientôt voler et qui se sent privé d’ailes..
    Peut-il compenser la faiblesse de l’ivt d’une manière plus efficace ?si oui avec quelles aides?
    y-a-t-il des témoignages de petits garçons joyeux qui ont « fait avec » pendant longtemps et qui ont compris et accepté d’être aidé quand ils ont grandi et que l’épuisement et surtout le découragement les ont ligoté!!!
    merci d’avance.

    • Agenor dit :

      Bambou je ne suis vraiment pas spécialiste mais votre récit m’évoque trois choses
      Les résultats sont hétérogènes avec une chute en IVT cela doit cacher quelque chose
      Le test a été entrepris alors que votre fils est au plus mal ???
      Je comprends ses doutes cela ne l’ai’de pas vraiment, il faudrait fouiller plus avant.
      D’autres avis?

      • Bambou dit :

        Merci pour votre réponse
        On a décidé de cette évaluation pour comprendre son désinvestissement justement
        mais ce qu’il peine à encaisser c’est de se retrouver brutalement « cataloguer » comme déficitaire alors que jusqu’à présent il avançait certes à cloche pied et en se fatigant mais il restait comme ses copains…
        cet ivt faible est-il si « destructeur »?

    • Joelle dit :

      Bonjour,
      Pourrais je parler de dépression ?
      Le fait de savoir qu’il est précoce peut permettre d’expliquer sa sensibilité .
      Est ce qu’il trouve lui même qu’il étudie en dilettante ? Est ce qu’il s’ennuie en classe ?
      Peut être qu’il sait qu’en ne faisant pas grand chose il récolte des points en suffisance .
      Est ce que consciemment il cherche à ne faire que le minimum vital pour passer de classe en classe ?
      Il serait intéressant de booster son estime de soi .
      Quelles sont ses qualités ? Ses points forts ? Dans la vie de tous les jours … Quelles qualités peuvent être transposées dans l’apprentissage ?
      Il existe un livre ´apprendre à apprendre ´(si je ne trompe pas) qui donne des pistes .
      Il ne faut pas garder l’étiquette précoce sur le front: c’est une de ses caractéristiques au même titre qu’il est grand et à les cheveux bruns.
      Si ca l’étouffe ou si ca lui met la pression … Il doit s’en détacher
      L’IVT (codes et symboles) ne devrait pas le faire douter de ses capacités de réflexion ou d’adaptation ou de logique … Peut être ses doutes actuels le pénalisé pour ces épreuves …
      Moi cette partie me saoulait (pas de sens , pas d’intérêt ) et mon fils se relisait constamment et à donc aussi perdu de la vitesse de traitement ….
      Il faut RELATIVISER et s’autoriser la BIENVEILLANCE envers soi même .
      On ne demande pas de ´rentabilté ´ .
      J’espère que cela vous donnera quelques pistes
      Courage

      • Bambou dit :

        Merci,merci pour votre attention et vos conseils
        en il n’a jamais considéré son travail à la maison comme une prioritélui appartenant en propre.
        Petit je lui disais de le faire et on s’y mettait ,pas de problème de compréhension mais des tergiversations pour rentrer dans le sujet.Au fil des années c’est devenu la guerre avec certains blocages résolus (comme les tables de x) ou non (comme la lecture autonome d’un livre en continu).Il n’a pas de difficultés de lecture mais soit il lit en travers,soit il ne se fixe pas ,soit il laisse tomber…tout ça je ne le sais pas car à partir de la 5éme il a refusé mon aide en disant qu’il voulait « faire tout seul » pour arriver au final à ne « pas faire ».
        Il est évident que depuis tout petit recopier un résumé,noter des devoirs sur l’agenda…présentent des difficultés pour lui,alors aujourd’hui prendre en note un cours qu’il faut à la fois écouter et synthétiser est impossible.Ajoutons à ça que le soir il ne va pas le reprendre et n’aura donc qu’une ébauche incompréhensible de cours à apprendre.Et là encore problème pour apprendre?c’est un mystère révoltant et angoissant :il peut mémoriser une récitation même compliquée (tirade de Cyrano) et rester bloqué avec un résumé;on dirait que dés qu’il y cherche à y mettre du sens ça coince….
        Voilà tout ça pour dire que effectivement il en est arrivé à ne plus travaillé,des efforts sporadiques lui ont permis avec une note meilleure sur deux ou trois de passer en fin de seconde mais de justesse mais cette année c’est l’effondrement et impossible pour lui de mettre enlace une autre stratégie.Il n’a pas acquis les paliers intermédiaires d’analyse ,de synthèse,il semble piéger c’est pour cela qu’il a passé cette évaluation neuropsychologique.
        Nous pensons qu’il va mal car il se sent à bout de souffle il suit depuis le collège à cloche pied sur ce qu’il comprenait et captait du cous ,aujourd’hui cela se révèle insuffisant sans travail perso et il ne sait pas comment faire cela le coupe des préoccupations de ses amis (même s’ ils restent sa priorité) et l’angoisse quant à son devenir.
        En apprenant le problème de la faiblesse de l’ivt (78) il s’est senti « handicapé » (selon ses mots) et trahi par une psychologue qui lui avait expliqué que son manque de confiance venait de sa précocité (en dépit de résultats hétérogènes…135/112/109/78) alors qu’aujourd’hui on remet en cause cette analyse.
        En réalité c’est toujours le même et IL FAUT trouver une stratégie pour travailler avec ses moyens et les contraintes du lycée…
        Il commence un suivi avec une psy comportementaliste pour se libérer ….et moi je cherche des solutions pour retrouver dans les yeux de mon fils les petites étoiles qui pétillaient quand il était petit et plein d’espoir!!!!!
        MERCI de votre lecture!

        • Lili dit :

          Bonjour,
          Il peut s’agir peut-être simplement d’une peur de ne pas y arriver avec le chronomètre qui peut être très stressant surtout pour quelqu’un qui doute. Peut-être aussi un problème de balayage visuel à explorer? Je pense que ces explications devraient vous être décryptées par le psychologue qui a fait passer le test. Si le courant passe avec le psychologue, il devrait le rassurer et retrouver confiance en lui. Bon courage.

  25. Agenor dit :

    Hélas je ne suis pas assez calée mais le bon sens évoque un bilan hétérogène avec un score dans la précocité, le plus rependu, le reste dans la moyenne normale supérieure et une chute très marquée et discordante. Je pense que des tests complémentaires de personnalité sont nécessaires ainsi que l’analyse fine par un connaisseur du détail des subtests et un très bon examen clinique pour trouver les causes. Rien n’est si évident en psychologie et dans votre cas on ne peut pas résumer le tout à déficience, c’est le verre à moitié vide, mais à 17 ans si. Il faut peut être plus creuser et travailler la confiance en soi. Alors vous trouverez ce qui fait chuter ce score de cette façon. Le chemin est long j’en témoigne et incertain mais que faire d’autre en première intention quand on est maman.
    Trouvez un bon spécialiste. Courage
    Bien cordialement

    • Bambou dit :

      Merci de votre attention
      Pas facile d’aider un jeune à qui on a dit « tu n’as pas confiance à cause de la précocité » et à qui aujourd’hui une neuropssy annonce qu’il est « déficitaire » en ivt et qui pense que sa vie bascule,que tout est remis en cause par ce chiffre?
      Il ne sait plus qui il est,se sent exclu,diminué.
      Il n’a certes pas compris ou su qu’il fallait apprendre,travailler,il a « bricolé » pour rester à flot…mais s’il s’y met avec une aide (mais laquelle?)il doit pouvoir grâce à d’autres qualités compenser cet ivt de malheur et arriver au bac pour souffler et valider tous les efforts qu’il a fait entaillant petit soldat croyant que tout le monde est logé à la même enseigne…hélas non il faut être dans la norme sinon on ne voit que les moins (cet ivt) et non les plus.
      C’est douloureux de ne pas pouvoir prendre la place de son enfant pour combattre cet arbitraire et comment avoir confiance quand un psy parle de précocité (fixant un cap) et ensuite une neuropsy parle de « fragilités » avec un haut potentiel verbal….
      Je vais essayer de creuser la piste de la confiance,une rééducation neuropsy si c’est valable?
      Il faut qu’il se retrouve;
      merci de m’écouter.

      • echinopsis dit :

        Bonjour
        Mon fils en 4ème a un profil similaire avec IVT à 73. Difficultés graphiques et orthographe. Excellent élève avec difficultés à prendre ses cours et finir ses contrôles. La neuropsychologue nous a conseillé de voir un ergotherapeute pour compenser ses problèmes graphiques avec un ordinateur et de monter un dossier pour le brevet et ensuite le bac. Car écrire c’est douloureux. Dans son cas il a une saturation de la mémoire et travail car son écriture n’est pas automatisé et donc ne peux écouter le cours quand il écrit. Généralement IVT chuté fonctionne avec difficultés graphiques et problème neurovisuelle surtout pour code, car la stratégie du regard est beaucoup sollicité. Un bilan orthoptiste pourrait être pas mal. A t- il mal à la tête le soir. Quand il lit, bouge t-il la tête ou les yeux. …
        Dans son cas il est encore temps de demander un tiers temps et monter un PAP.
        Pour mon fils les différents bilans vont vers une dyspraxie visio spatiale, d’ailleurs l’écart entre ICV et IRP pourrait le laisser présager mais la encore c’est un diagnostic long et pluridisciplinaire. A t -il eu des
        difficultés blocage lors de l’apprentissage de l’écriture, se cogne t-il souvent ,tombe, est-il maladroit. ..
        Ce qui m’étonne c’est que votre psychologue ne vous ai pas davantage aiguillé à l’issue du bilan.
        La comorbidite ehp et dysgraphie voir dyspraxie c’est courant. Votre enfant est intelligent et a compensé pendant des années et maintenant il lâche. Ce type de diagnostic chez les ehp à lieu souvent à partir de la 4e.
        Pour ma part c’est un professeur qui m’a interpellé et l ‘AFEP m’a conseillé le neuropsychologue en fonction du profil de mon fils.
        Il y a un mémoire d’orthophoniste sur ce site sur ce sujet d’excellente qualité qui évoque ses problèmes. Si vous percevez des difficultés de ce type chez votre fils il doit être aider et je vous conseille de faire un bilan ergotherapeute pour vous éclairer.
        Voilà si j’ai pu vous aider
        Bon courage, pour mon fils c’est un soulagement que ces difficultés soient reconnues, il a déjà eu beaucoup de souffrance. Après il n’en parle pas au copain.
        Bon courage

        • echinopsis dit :

          C’est re-moi
          Juste pour compléter mon message précédent (dsl pour les fautes la tab pour la frappe c’est pas ça)
          Voici des sites pour plus d’infos :
          http://www.hermandstephane.be/files/Interpretation-WISC-IV.pdf
          http://les-tribulations-dun-petit-zebre.com/2015/12/18/memoire-hauts-potentiels-troubles-specifiques-des-apprentissages-etude-de-la-presence-de-tsa-aupres-dune-population-de-collegiens-hp/
          http://www.cognisciences.com/IMG/Bilan_neuropsychologique_EF_10_08.pdf
          http://www.le-cheval-a-rayures.fr/wp-content/uploads/pdf/200710-interpretation-wisc-iv.pdf.

          Ces sites concernent le wisc IV mais je pense qu’en terme d’interprétation des indices il doit y avoir une analogie.
          Il est vrai qu’une dépression et trouble de l’attention peuvent aussi expliquer la chute IVT.
          Mais pour comprendre mieux vaut explorer toutes les pistes. Le souci graphique (lenteur et difficulté, le fait de chercher en permanence comment s’écrivent les mots) conduisent aussi à la mauvaise estime de soi, et une frustration terrible.
          Courage, identifier les causes de son mal-être c’est le premier pas vers la guérison (la remédiation car en fait ça ne se guérit pas vraiment une Dys, si tel est le cas)
          Espérant avoir apporté une petite lumière, bon courage

          • Bambou dit :

            Merci pour toutes ces pistes et références
            Prochaine étape l’orthoptiste,et mise au point du dossier pour demander des supports écrits à la
            rentée….je n’ai aucune idée de ce type de procédure mais l’inconnu restent la réaction et l’implication de notre fils .Il a tellement pris l’habitude de nager à contre courant et peu à peu de couler que la motivation et l’investissement sont quasi inexistant.Il faudrait que ça marche avant d’expérimenter….
            Ne quittez pas le votre des yeux et non l’adolescence ne doit pas être un fourre-tout…
            Cordialement.

        • Bambou dit :

          Merci pour vos conseils
          Notre fils était un très bon élève jusqu’en fin de 6éme,il est plutôt adroit et méticuleux,dessine les détails très précis comme dans le choix de ses mots sauf depuis quelques temps où il semble bâcler…
          Il n’a pas eu la chance de rencontrer un professeur qui détecte ses difficultés,seules nos interrogations nous ont poussé à consulter des psychologues dans un 1er temps et là il a toujours
          « dit que tout allait bien »,sciemment ou non il veut être comme les autres,il a une peur panique de la différence(encore plus depuis 12/13 ans) et les professionnels consultés en restaient à cette conclusion : « il ne dit rien parce qu’il n’a rien à dire » ou « il s’en sortira toujours  » avec juste 2 chiffres à l’appui verb82 perf 56 en classe de cp
          le pire c’est l’an dernier comme il ne travaillait plus du tout à la maison retour chez une psycho pour des séances de méthodologie mais il en ressortait à cran …pas étonnant puisque la faiblesse de certaines capacités (ivt 78) n’avaient pas été détectées…..aujourd’hui il ne peut pas penser qu’on puisse l’aider.
          Le bilan récent de la neuropsychologue éclaire certaines situations et nous montre un garçon courageux qui » a fait avec » qui s’est épuisé et a perdu en même temps espoir et confiance ‘est ce que vous comprenez et c’est émouvant de voir reconnu de notre fils qui souvent aux yeux de certains profs passe pour un fumiste.
          Tout comme pour le bilan neuropsy je vais chercher moi même du côté ergothérapie et mettre en place comme suggéré par la neuropsy un dossier pour une aide concernant les supports écrits dans un 1er temps et aussi faire un bilan orthoptiste .
          Redonner courage et espoir à notre fils qui est arrivé en 1ère sans aide nous semble la moindre des choses mais pas la plus facile,c’est pourquoi je salue votre perspicacité et vous souhaite beaucoup de complicité avec votre fils.
          Merci.

          • echinopsis dit :

            Heureuse de pouvoir vous aidez

            Les EHP sont plein de paradoxes. Mon fils a gagné un concours de dessin à 8 ans et alors qu’il refusait d’écrire, il fait des origamis à partir de diagrammes japonais (jusque 277 étapes) et l’ergo m’annonce qu’il est surement dyspraxique. Pour réaliser leur passion ils sont capables de surmonter et de dépasser leur handicap . Parole de mon ergo, mon fils s’est rééduquer tout seul via les origami et le dessin.
            J’ai découvert à l’age de 9 ans lors d’un bilan orthoptiste qu’il lui était difficile de lire à voix haute et de recopier au tableau vu ses troubles, alors qu’ il ne se plaignait que de maux de tête. Comme il a toujours vécu avec il s’adapte.
            Ces enfants sont plein de ressources et la comorbidité ehp / dys ou tdah se camoufle mutuellement d’où la souffrance de nos enfants.
            Toute la difficultés est de rencontrer des praticiens compétents. (d’où le rôle des assoc type AFEP et ANPEIP)
            Dans le mémoire envoyé par le lien il est rappelé le cas particulier des ehp dys.
            Pour le mien la neuropsy m’a également dit de voir l’orthophoniste car il a surement une dyslexie compensée et dysorthographie d’où son écriture presque phonétique ( quand on a 16 de moyenne en français avec 19.5 en fiche de lecture on ne cherche pas forcément la dyslexie) et grosse galère en anglais.
            Les profs qui les considèrent comme des fumistes, car c’est ainsi qu’on commençait aussi à qualifier le mien, n’ont pas idée des efforts déployer par ces enfants et de la fatigue accumulée.
            Dans le corps enseignant il y a des gens bien et surtout un cruel manque de formation, en plus de classes surchargées.
            Je vous souhaite une bonne continuation, et de ne jamais baisser les bras, (surtout face au gens qui vous dirons que votre fils est trop intelligent pour être aidé).

            Bon courage, bien cordialement



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